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Discours / meetingALDE ADLE· 18 février 2009 2 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalInstitutions & élections

Bernard Lehideux on Turquie

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Bernard LehideuxFait
    « il faudra bien qu'un jour l'Union européenne ait des frontières »
  • 2:30Bernard LehideuxFait
    « Elle n'aura pas de véritable consistance. Elle n'aura pas de structure, elle n'aura pas d'objectif »
  • 3:30Bernard LehideuxFait
    « Nous aurons construit une ONU régionale et renoncé à l'Union politique »
  • 4:30Bernard LehideuxFait
    « Adhésion proposée du Maghreb, adhésion proposée du Liban, adhésion proposée de la Palestine ou d'Israël »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Monsieur le président, mes chers collègues, il faudra bien qu'un jour l'Union européenne ait des frontières. L'Union ne peut pas être une sorte de terrain vague où tous les riverins peuvent pénétrer pour faire un peu de commerce sous la seule condition de respecter quelques règles assez généralement admises. Si chaque fois qu'un pays riverin riverin de l'Union européenne est ou tente à devenir quelque peu démocrate, nous devons accepter son adhésion, alors l'Union va continuer à s'étendre comme une tache d'huile.

Elle n'aura pas de véritable consistance. Elle n'aura pas de structure, elle n'aura pas d'objectif. Nous aurons construit une ONU régionale et renoncé à l'Union politique, véritable projet que nous portons depuis 50 ans.

Nous aurons fait l'Europe des diplomates. Nous n'aurons pas fait l'Europe de nos peuples. Or, c'est cela que nos peuples attendent.

Au-delà de cette question évidemment essentielle qui comme Emma Bonino le disait justement tout à l'heure concerne ce que nous voulons pour l'Europe, ce qu'est dans nos esprits l'Europe et il est évident que je crois qu'elle est une Europe politique fédérale qui devra permettre au peuple de choisir ensemble leur destin le poids d'un pays aussi nombreux en population en dehors des limites de l'Union des limites de l'Europe pardon ne me paraît pas souhaitable pour aller dans ce sens. Deuxième temps, cette adhésion ouvrira et beaucoup ici l'ont dit dans les débats que nous avons eu, ouvrira une longue liste d'adhésions nouvelles demandées. Adhésion proposée du Maghreb, adhésion proposée du Liban, adhésion proposée de la Palestine ou d'Israël.

Nous sommes encore une fois en train de reconstruire l'ONU revu et corrigé et non pas de construire le projet politique des pères fondateurs de l'Europe. J'ajoute enfin pour terminer monsieur le président qu'il n'est pas pensable à mes yeux d'engager les négociations avec la Turquie tant qu'elle n'aura rien dit sur le généide arménien. Excusez-moi monsieur Rocard.

J'espère ne pas avoir choqué les dirigeants turcs en leur demandant cela. Il n'est pas possible d'engager cette négociation tant que les choses n'auront pas été clarifiées concernant Chypre. Il n'est pas possible enfin d'engager les négociations avec monsieur Erdogan qui écrivait récemment dans des grands journaux européens que jamais les troupes turques ne quitteraient Chypre.

Je vous remercie. [Applaudissements]