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Discours / meetingyoutube.com· 11 mai 2026 47 minMixteSolidarités & familleEurope & internationalSantéÉconomie & entreprises

Allocution et présentation de l'affiche officielle de Fabien Roussel

Source d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 51 %Attaque 35 %Défensif 14 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:06Fabien RousselChiffre
    « Il a fait d'ailleurs des annonces qui vont dans le bon sens avec l'embauche de plus de 3 000 jeunes »
  • 11:21Fabien RousselChiffre
    « Le prix de l'électricité est multiplié par 3 »
  • 11:24Fabien RousselChiffre
    « celui du gaz a été multiplié par 5. »
  • 12:46Fabien RousselFait
    « Il l'a fait avec le chèque inflation face aux hausses du coût de l'énergie. »
  • 28:51Fabien RousselChiffre
    « ils sont 3 millions en France »

Temps de parole

  • Invité88 %
  • Invité 210 %
  • Présentateur2 %

0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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1:17
Présentateur

de campagne de Fabien Roussel. Très, très heureux de vous accueillir tous. De Fabien Roussel, notre candidat à l'élection présidentielle, c'est évidemment un moment traditionnel. C'est une cérémonie de vœux auquel beaucoup d'entre vous ont l'habitude de participer. Mais c'est évidemment un moment particulier avec la perspective des élections présidentielles d'avril 2022. Et donc nous sommes très, très heureux de vous accueillir sous la coupole, masquée, mais néanmoins en présentiel. Et pour une part, pour ceux qui nous regardent par le biais de la retransmission, nous sommes donc très, très nombreux à suivre cette allocution. J'invite donc Fabien Roussel à nous rejoindre.

Fabien, bienvenue à toi.

2:29
Invité

Bien. Ceci n'est pas une cérémonie des vœux. Son Excellence, Monsieur l'Ambassadeur de Cuba, Son Excellence, Monsieur... Je vais saluer les ambassadeurs présents ici à cette rencontre traditionnelle.

Son Excellence, Monsieur l'Ambassadeur de Cuba, Son Excellence, Monsieur le Secrétaire de l'Ambassade du Vietnam, Monsieur le Ministre, le représentant de l'Ambassadeur de Chine, Madame l'Ambassadeur de Palestine en France, Madame la Chargée d'Affaires de l'Ambassade du Venezuela, Mesdames et Messieurs les représentants des partis communistes et mouvements progressistes du Chili, de Bolivie, du Kurdistan, des Comores, de Côte d'Ivoire, Mesdames et Messieurs les représentants du monde syndical et associatif, Mesdames et Messieurs les parlementaires, Mesdames et Messieurs les élus, mes chers amis, mes chers camarades. Merci, merci à tous pour votre présence ce soir. Elle fait chaud au cœur.

Je veux bien sûr vous adresser à toutes et à tous mes meilleurs voeux de santé, de bonheur, de paix pour l'année 2022. Et comme cette soirée est retransmise, je voudrais dire aux Françaises et aux Français qui nous écoutent et nous regardent, bonne année, bonne santé et beaucoup d'argent dans le porte-monnaie. Car la santé et le porte-monnaie, ce sont bien deux sujets de préoccupation majeure encore en cette année 2022.

Je voudrais bien sûr commencer par adresser un message de soutien, de solidarité à toutes les personnes touchées par la pandémie, aux familles des 126 996 de nos concitoyens qui ont perdu la vie, à ceux qui ont subi une forme longue et grave de la maladie et qui se rétablissent tout doucement. Je voudrais encore une fois devant vous saluer l'engagement, le courage, la force des personnels soignants, des femmes souvent, si courageuses, toujours mobilisées, sans renforts, sans moyens humains supplémentaires, sans reconnaissance.

Et saluer aussi tous les salariés en première ligne encore aujourd'hui, ceux qui s'entassent dans le métro, dans les TER, qui partent tôt le matin pour assurer leurs missions essentielles au bon fonctionnement du pays, qu'ils travaillent dans le public comme dans le privé. Ce sont eux les héros de cette crise. Et je redemande solennellement que leurs conditions de travail, leurs salaires soient à la hauteur de leurs engagements au service de la France. Ce monde du travail et de la création, c'est notre plus belle richesse. C'est l'humain d'abord. Et c'est lui que nous voulons mettre au cœur de toutes les politiques, au cœur de cette

5:16
Locuteur

campagne qui s'appelle.

5:17
Invité

Nous sommes, que nous voulons reconstruire le pays. Les Français font toujours face, avec courage, avec abnégation à la crise sanitaire et en étant bien démunis face à des variants comme Omicron, hyper contagieux. Si le vaccin reste le meilleur moyen de se protéger contre les formes graves, nous avons aussi besoin d'investir massivement dans nos services publics, dans la protection des salariés, des enfants, de nos aînés. Et nous cessons de le répéter à l'Assemblée nationale comme au Sénat. Car aucun pass vaccinal n'a réussi à empêcher cette cinquième vague de frapper la planète avec un variant aussi contagieux que celui-là.

protéger les Français, oui, mais aussi empêcher l'apparition de nouveaux variants. Et cela reste d'une criante actualité. Tous les peuples du monde doivent avoir accès aux vaccins. Je prends l'engagement ici que la France mènera ce combat contrairement au choix du président actuel. L'année dernière, déjà, à la même période, ici même, je formulais cette requête en relayant l'appel de plus de 100 pays qui mènent cette bataille à l'échelle du monde. J'ai interpellé à plusieurs reprises le président de la République.

Et si nous avions fait valoir ce droit au sein de l'OMC à cette époque, il y a un an, eh bien, aujourd'hui même, une quinzaine de sites de production supplémentaires de vaccins dans le monde seraient nés, auraient été créés en Asie, en Afrique, en Amérique latine. Et il produirait ces vaccins si importants pour tous les peuples qui n'y ont pas accès. Et peut-être qu'il n'y aurait pas eu l'apparition du variant Omicron. Cette année nouvelle a aussi débuté avec une mobilisation exceptionnelle des enseignants et des parents d'élèves face au chaos organisé à la rentrée dans les écoles. Un pays qui maltraite sa jeunesse n'a pas d'avenir. Alors je voudrais les saluer.

Saluer ces enseignants qui sont, eux aussi, en première ligne, épuisés à devoir gérer les absences des enfants, ce virus, gérer les parents, les cas contacts, gérer leur propre contamination. Avec les syndicats, nous avons fait de nombreuses propositions pour sortir de cette situation, dont celle d'embaucher rapidement les jeunes enseignants en formation, par exemple. Le ministre a dû entendre ces demandes. Il a fait d'ailleurs des annonces qui vont dans le bon sens avec l'embauche de plus de 3 000 jeunes issus des listes complémentaires comme nous le réclamions. Ne mégotons pas cette légère avancée.

Mais c'est bien insuffisant encore par rapport à la situation dans nos écoles et nous continuons de formuler cette exigence, maintenir les classes ouvertes et sécurisées. C'est possible. Chaque enseignant malade, absent, doit pouvoir être remplacé tout de suite. Pas un enfant sans un enseignant, plus de 24 heures. Voilà ce que nous demandons pour l'école de la République. Nous continuons de demander un véritable revenu étudiant permettant à tous nos jeunes de poursuivre leurs études sans être obligés de travailler en plus. L'année 2022 doit être l'année du changement pour nos enfants, pour la jeunesse du pays.

Nous voulons bâtir la meilleure école de la République pour nos enfants, de la maternelle à l'université. Nous voulons mettre un vrai coup d'arrêt à l'américanisation de nos universités comme le prévoit le président actuel. D'ailleurs, l'annonce qu'il a faite de rendre les universités, on n'a pas bien compris, payantes pour tous ou plus chères pour tous, en tout cas rentables pour de nombreux jeunes, c'est une grave annonce qu'il a faite devant les présidents d'universités. Combien demain de nos enfants, si un tel projet était mis en œuvre, seront dans l'incapacité de payer leurs frais d'inscription ? Que vont devenir nos universités demain ?

Les campus à l'américaine, réservés aux riches ou à des étudiants qui s'endettent pendant 20 ans, nous n'en voulons pas en France. Nous défendrons les moyens pour nos universités et rendrons l'enseignement gratuit, réellement gratuit. Alors, pour défendre l'enseignement, pour défendre l'école de la République, nous nous joignons à l'appel des enseignants et nous appelons les étudiants à se mobiliser massivement, ce mercredi 20 janvier prochain, pour la nouvelle mobilisation pour défendre l'école de la République. Cette nouvelle année 2022 doit être aussi, je l'ai dit en préambule, celle de la défense de notre pouvoir d'achat. Elle doit être celle de la hausse des salaires et des retraites.

On est le 17 du mois de janvier et déjà pour beaucoup, les frigos ont du mal à se remplir. Voilà pourquoi nous avons décidé de mettre la question du travail et des revenus au cœur des priorités pour 2022. Des salariés, des familles populaires, des jeunes, 7 millions de personnes sont aujourd'hui contraints de recourir à l'aide alimentaire. Et le fossé entre les nantis des beaux quartiers et les travailleurs ne cessent de s'approfondir depuis la rentrée avec l'explosion des prix, celui du gaz, de l'électricité, de l'essence qui font des ravages particulièrement chez les plus fragiles. 6 Français sur 10 ont baissé le chauffage pour éviter une facture trop salée.

C'est ça la France du 21e siècle. Le prix de l'électricité est multiplié par 3, celui du gaz a été multiplié par 5. Et si on ajoute à ça la hausse des carburants, des produits frais, des pâtes, de bien d'autres produits de consommation courante, on comprend pourquoi tant de ménages ont fait le choix, ont dû faire le choix de réduire leurs dépenses alimentaires. Même les entreprises aujourd'hui, même notre industrie est fragilisée par ces explosions de factures, à l'image de ces assieries, pour qui le coût de l'électricité a été multiplié parfois par plus de 10. Et il n'y a pas que l'industrie qui en souffre.

Je pense aussi à ces commerçants, à ces boulangers qui, pour chauffer leurs baguettes de pain, ont bien besoin d'une forte consommation de gaz ou d'électricité. Pour répondre à toutes ces difficultés, le gouvernement fait le choix de l'insulte et du mépris. Le président a effectivement commis une faute grave en insultant les Français et en privant symboliquement les non-vaccinés de leur qualité de citoyen. Un président de la République ne devrait, ne doit jamais approfondir la division du pays au service de son propre intérêt, pour masquer ses propres erreurs et alimenter son scénario présidentiel.

Il méprise en plus les travailleurs en leur distribuant des billets de 100 euros, comme s'il en avait plein les poches. Il l'a fait avec le chèque inflation face aux hausses du coût de l'énergie. Il l'a refait encore récemment en décidant de distribuer 100 euros pour les seules infirmières de réanimation et en méprisant toutes les autres. Il oublie que c'est notre argent qu'il distribue comme ça. Nous, nous ne l'oublions pas. Nous n'oublions pas non plus qu'une prime, ce n'est pas un salaire, car elle ne cotise pas et ça ne dure qu'un mois. Les salaires, eux, sont toujours gelés.

Les retraites sont désespérément basses alors que la France est championne d'Europe de distribution des dividendes. C'est pourquoi nous partageons l'appel des organisations syndicales à se mobiliser massivement le 27 janvier prochain pour obtenir une hausse des salaires. Et cette hausse des salaires, c'est aujourd'hui que nous la voulons. Nous ne voulons pas attendre les élections. Nous soutenons d'autant plus cet appel que l'argent, c'est justement le cœur de notre campagne. Et on a bien l'intention de reprendre le pouvoir sur son utilisation.

Oui, nous sommes déterminés à prendre le pouvoir à la finance, aux riches, aux privilégiés, à mettre un terme à la corruption, à la fraude fiscale commise par les riches. Et c'est le sens du message que j'adresse ce soir à nos compatriotes. Oui, nous sommes déterminés. Déterminés à augmenter les salaires et à prendre le pouvoir sur l'utilisation de ces milliards d'euros, ces milliards d'euros qui coulent à flot pour quelques milliers de privilégiés et qui, en plus, font tout pour éviter l'impôt.

Nous sommes déterminés à investir dans nos services publics, en recrutant 500 000 agents publics, en favorisant les pré-recrutements de jeunes pour l'école, pour la santé, la transition écologique, pour la sécurité, la justice, pour la lutte contre l'évasion fiscale. Nous sommes déterminés à sortir des énergies fossiles et à faire baisser les factures du gaz et de l'électricité des ménages comme des entreprises, en investissant dans un mix énergétique, nucléaire et renouvelable, avec une entreprise publique pour retrouver notre souveraineté en la matière.

Nous sommes déterminés à promouvoir la paix et la sécurité collective en Europe et dans le monde, plutôt que de rester alignés derrière les États-Unis en alimentant une guerre froide d'un autre temps. Nous sommes déterminés à servir le peuple, à servir le monde du travail et de la création, l'égalité des femmes, l'égalité des droits des femmes et des hommes, de tous les citoyens sans distinction, déterminés à réindustrialiser la France, produire français, ce n'est pas un gros mot, ça, et à nous réapproprier pour cela nos moyens de production pour décider de ce que nous produisons et comment nous produisons.

Nous sommes à 84 jours de ce premier tour de l'élection présidentielle et, je le redis, nous sommes déterminés. Aux Français, je dis envahissez cette élection. Envahissez cette élection. Mettons dehors les libéraux, les corrompus, la République des privilèges, pour construire la République sociale, démocratique, laïque, au service du peuple et de la nation. Oui, le cœur de notre campagne, c'est de reprendre le pouvoir à la finance et de proposer aux Français de construire ensemble la France des jours heureux. Nous voulons... Mais vous savez que c'est énorme de dire qu'on veut la France des jours heureux, de parler de jours heureux. Mais nous l'assumons.

Nous voulons des réformes heureuses, populaires, bienveillantes, garantissant à nos enfants un avenir. Dans une France du travail, créatrice, artistique, pacifiste, fraternelle, respectueuse du vivant et mettant toutes ses richesses au service du climat et de chaque être humain. Notre idéal de justice et de solidarité, il est là, dans nos cœurs, intactes et aussi éblouissants que ces œuvres de Picasso, de Fougeron, de Giacometti, de Charbes, de Ranciac, que vous trouverez exposés ici. Artistes engagés depuis des dizaines d'années, au fil de ce siècle écoulé que nous avons partagé ensemble.

artistes engagés pour la défense des droits des peuples, la défense de l'égalité des droits des citoyens, la défense des droits des femmes et pour la lutte contre toutes les formes d'intégrisme. Oui, nous voulons rassembler le monde du travail, le monde des arts, pour porter un nouvel espoir en France et à gauche. Nous voulons nous attaquer avec lui, avec les travailleurs, avec les artistes, à la marchandisation de nos vies et faire tomber le mur de l'argent à cause de toutes ces inégalités qui fracturent notre pays. Il n'y a jamais eu autant d'argent distribué pendant cette crise. Il n'y a d'abord jamais eu autant d'argent public distribué par la France aux entreprises.

Ce gouvernement a distribué 250 milliards d'euros d'argent public aux entreprises sans aucune contrepartie, sans rien demander. et en même temps, 57 milliards d'euros de dividendes aux seuls actionnaires des entreprises du CAC 40. Il n'y a jamais eu autant d'argent créé et distribué par la Banque centrale européenne dans cette Union européenne que la France va présider. Les chiffres sont effarants quand on nous dit qu'il n'y a pas d'argent. L'Europe, la Banque centrale européenne a créé 1 800 milliards d'euros versés par la BCE aux marchés financiers. La planche à billets a tourné à fond. Où est allé cet argent ?

Pas dans nos poches, pas dans les salaires, pas dans la formation, pas dans les services publics. En revanche, en même temps, 2 000 milliards d'euros versés aux actionnaires des multinationales dans le monde en 2021, dont 476 milliards pour les grands actionnaires des groupes européens. C'est pourquoi la présidente française de l'Union européenne est très importante pour notre pays, pour nous, comme pour les peuples d'Europe.

Alors, ce soir, à deux jours de l'intervention du président de la République à Strasbourg au Parlement européen, je lui demande, je m'adresse à lui, au nom des travailleurs, au nom des retraités, au nom des artistes, des jeunes de notre pays, de faire de la lutte pour l'emploi et pour la formation, de faire de la lutte contre le chômage et la pauvreté, la priorité de la présidence de l'Union européenne. 92 millions d'habitants de l'Union européenne sur 450 millions vivent sous le seuil de pauvreté. 92, c'est 20% de la population de l'Union européenne. Où est la prospérité promise par tous les chantres libéraux de ces traités ultra-libéraux ? Où est cette prospérité qui nous était promise ?

Oui, cette présidence est importante, car nous ne pouvons plus laisser la finance, les marchés financiers, les multinationales, s'accaparer ces milliers de milliards d'euros et en même temps laisser croître la pauvreté, le chômage, en même temps laisser partir nos usines à l'étranger, avoir le climat se réchauffer du fait de la croissance de nos importations. Alors, nous proposons, nous, de fixer comme critère de convergence économique et sociale la réindustrialisation de l'Europe en mettant fin une bonne fois pour toutes aux délocalisations en Asie, en Afrique, dans les pays où des enfants, des femmes sont exploités, où les droits humains sont bafoués, où la forêt primaire est dévastée.

Mettons fin à la concurrence entre les travailleurs de l'Union européenne dans une course folle au moins-disant social. Les délocalisations entre pays de l'Union européenne, au nom de la compétitivité, il faut y mettre un terme. Il faut les interdire car c'est au nom de ceux-là que, par exemple, l'entreprise Bridgestone a fermé ses portes à Béthune pour partir en Hongrie. Je pense aussi aux salariés des fonderies de notre pays, à ceux de la SAM dans l'Aveyron qui manifestait mardi dernier à Paris. Ils ne doivent pas voir leur travail, leurs compétences, partir au Portugal, en Espagne, en Turquie.

Renault et Peugeot doivent mettre un terme à leur délocalisation permanente et le travail des fonderies doit rester en France. Concernant le travail, l'Union européenne doit aussi se fixer des objectifs de création de services publics européens en matière de transport, d'énergie, de santé, avec des salaires à la hausse et en retenant les clauses sociales les plus favorables pour les travailleurs européens. Et c'est la même chose pour les droits des femmes qu'il faut aligner sur les droits les plus élevés des pays de l'Union européenne en tout domaine. C'est possible.

Regardons ce qui se passe en Espagne à l'initiative de notre camarade Emanuela Diaz que je salue parce que les camarades en Espagne en participant à ce gouvernement font un travail admirable dans ce domaine. Enfin, une présidence française à la hauteur des enjeux doit se fixer comme objectif celui de la paix qui est fondamental y compris fondamental pour nous dans notre combat depuis notre naissance. Celui de la paix et celui de la dénucléarisation de l'armement et de la sortie du conflit permanent. Du conflit permanent que l'Union européenne entretient avec la Russie ou avec la Chine comme si la guerre froide devait être encore entretenue durant tout le XXIe siècle.

Nous proposons, nous, d'autres relations. Nous proposons, nous, de mettre à l'ordre du jour la discussion d'un traité de sécurité collective entre tous les pays de l'Europe jusqu'à la Russie pour ouvrir un espace de dialogue entre tous plutôt que d'entretenir un espace de conflit entre nous. Je veux, j'aspire à une Europe de la paix, à une Europe solidaire des peuples, ceux qui luttent pour leurs droits, leur souveraineté et je pense et je m'adresse au peuple palestinien, au peuple kurde, au peuple d'Amérique latine qui se battent pour se faire respecter et notamment le peuple cuba à qui j'adresse toute ma solidarité.

L'Europe que nous voulons et que nous chérissons c'est celle qui saura faire vivre le droit d'asile, celle qui garantira le droit des familles à vivre ensemble, droit inscrit dans la Convention européenne des droits de l'homme et que tous les pays de l'Union européenne ont inscrit dans leur constitution. Nous ne voulons pas remettre en cause ces principes écrits au lendemain de la Seconde Guerre mondiale car nous voulons rester des êtres humains. Nous voulons rester des êtres humains comme nous l'ont demandé ceux qui ont survécu au camp de concentration, à la haine, au racisme et à l'antisémitisme.

Nous qui avons combattu nous qui avons combattu avec force le traité constitutionnel en 2005 et qui avons participé à la victoire du non, nous voulons aussi que le peuple français soit enfin respecté dans le choix formulé à l'époque et bafoué par tous les gouvernements depuis, de droite comme de gauche. Nous voulons restaurer la souveraineté des peuples dans leurs choix politiques, économiques, fiscaux. Nous voulons bâtir une Europe des nations et des peuples qui coopèrent ensemble au service de la paix et de l'émancipation humaine. Vous le voyez, notre idéal de justice, notre idéal de paix n'a pas changé et nous voulons plus que jamais le partager.

Alors, concernant cette présidence de l'Union européenne, j'ai bien compris que pour les présidents Macron, cette présidence devait surtout servir de marche-pied pour sa campagne des présidentielles. Et, eu égard aux enjeux, aux défis que nous devons relever, que je viens de citer, je trouve que ce n'est pas digne. Les chefs d'État de l'Union européenne devraient être vigilants, plus vigilants sur cette présidence, pour éviter qu'il utilise cette présidence à des fins électorales quand les problèmes et les enjeux sont si importants. Mes chers amis, nous sommes aujourd'hui à 12 semaines d'un rendez-vous très important pour notre pays avec le premier tour de l'élection présidentielle.

Depuis six mois, bien des choses ont changé. Je dirais même que bien des regards se sont modifiés à notre égard. tout le monde reconnaît aujourd'hui, en tout cas n'en doute plus, notre originalité, notre sincérité, notre singularité et même la cohérence de notre projet, tout entier tourné vers la défense des intérêts du peuple, des salariés, sans état d'âme et sans nous soucier d'aucune polémique. Avec la candidature que je porte, avec nos propositions, nous voulons incarner une gauche sincèrement républicaine, véritablement populaire, honnête, sincère et nous ne lâcherons rien. Cet intérêt nouveau conforte ma détermination, notre détermination.

La paix, la justice sociale, le partage des richesses, l'exigence d'égalité, de démocratie, d'universalité des droits humains, la liberté d'expression. Toutes ces questions n'ont jamais été d'une si brûlante actualité. Alors, la polémique sur l'alimentation de ces derniers jours et les insultes dont j'ai fait l'objet en deviennent ridicules. Mais, elles sont révélatrices. Elles montrent en même temps à quel point une partie de la gauche, une partie, la gauche et des écologistes. Une partie est véritablement coupée du peuple et d'une majorité des Français. La réalité, c'est que la pauvreté grandit dans le pays. 5 millions de Français se rendent dans les associations pour chercher à manger.

Des étudiants font la queue des banques alimentaires. Des salariés, des retraités sont privés d'électricité, sont dans la précarité énergétique. ils sont 3 millions en France en précarité énergétique. Mais pour certains, ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est d'interdire. Interdire la viande, interdire le foie gras, interdire les voitures, les sapins de Noël et même les centrales nucléaires. Sans proposer aucune alternative crédible. Sans rien proposer d'autre que d'interdire. Ceux-là sont coupés du peuple. Et moi, j'assume être résolument du côté du peuple. Et je continuerai de mettre les pieds dans le plat, de défendre le beefsteak des Français, de demander un meilleur partage du gâteau.

J'assume. Et pour se payer un bon beefsteak, il faut des bons salaires et des bonnes retraites. Et c'est tout ce que j'ai voulu dire. Mais je continuerai aussi de défendre nos agriculteurs et nos agricultrices, de défendre nos éleveurs, nos bouchers, nos pâtissiers, nos viticulteurs et toutes les écoles qui permettent de les former car nous en avons besoin pour garantir à chacun de pouvoir manger sain et à sa faim, pour garantir notre autonomie alimentaire. Et je me rendrai d'ailleurs demain à l'École nationale de la boucherie pour saluer ces jeunes qui s'engagent dans cette profession. Oui, manger sain et à sa faim est un projet révolutionnaire.

C'est un projet de société et nous ne lâcherons rien là-dessus. Enfin, quand même, nous, on est le parti de la fête de l'humain, des balles et des banquets populaires, alors je peux vous dire qu'on va la défendre l'alimentation française. Alors ce soir, je lance un appel. Un appel à construire la France des jours heureux. un appel à refonder la gauche. Et je le dis à nos compatriotes qui nous écoutent, quel qu'ait été votre vote par le passé, quelles qu'aient été vos préférences à gauche et même si vous n'avez jamais voté à gauche et encore plus communiste, vous avez la possibilité d'ouvrir un nouveau chemin. Vous avez la possibilité de vous faire entendre et de vous faire respecter.

Si vous êtes ouvriers, agricultrices, enseignants, artistes, ingénieurs, étudiantes, retraités, vous avez la possibilité de vous faire entendre. Nous sommes là dans cette campagne pour vous tendre la main à toutes et à tous. Construisons ensemble cette France des jours heureux. Rejoignez cette campagne que nous construisons, que nous voulons construire avec vous. Rejoignez les centaines de comités des jours heureux qui naissent toutes les semaines dans notre pays, en France comme dans les Outre-mer.

À chacune et chacun, je dis, construisons ensemble une gauche nouvelle, populaire, sociale, républicaine, déterminée à faire reculer la pauvreté et le chômage en osant affronter les puissances de l'argent. Nous voulons une gauche pour laquelle le travail doit devenir vecteur d'émancipation et non plus synonyme d'exploitation, d'aliénation, de saccage des vies humaines. Une gauche pour laquelle une nouvelle industrialisation du pays est la condition même de pouvoir construire d'autres modes de production et de consommation écologiquement soutenables.

Nous voulons redonner du sens au travail et vivre heureux au travail en réduisant les temps de travail, en créant les conditions de meilleures conditions de travail. Une gauche pour laquelle la souveraineté du peuple et de la nation est le moyen indispensable, le seul moyen pour que chacun et chacune, toutes et tous ensemble, nous redevenions maîtres de nos destins dans une république devenue enfin sociale, pleinement démocratique et laïque. Une gauche qui n'abdique pas devant les prétendues contraintes extérieures comme on l'entend dire souvent, mais qui veut transformer l'Europe de fond en comble, changer l'ordre du monde en travaillant à des coopérations ambitieuses entre les peuples.

Ces idées, je suis certain que nous sommes des millions à les partager. Et elles sont le plus sûr moyen de battre la droite et l'extrême droite, de faire reculer la haine, la xénophobie et le racisme. Et plus elles prendront de la force dans le pays, plus l'espoir renaîtra, plus la gauche sortira d'une impasse mortifère. Voilà ce que nous proposons. Et c'est tout de même plus enthousiasmant entre nous que la primaire à laquelle nous assistons en ce moment. Alors, aujourd'hui, oui, s'ouvre une nouvelle phase de notre campagne. Nous irons partout dans le pays. J'invite chacun à parcourir la France, les villes et les villages pour porter notre ambition d'une France des jours heureux.

Du droit au bonheur, au sourire. Et les sourires, nous les donnons à tous. Ce soir, nous allons vous présenter l'affiche officielle de notre campagne. Je voudrais saluer la directrice artistique et l'ensemble des équipes de la communication qui ont travaillé parce que déjà la première affiche détonnée et celle-là détonnera aussi. Et nous avons fait un choix. Mais vous applaudirez quand vous la verrez. Et nous avons fait un choix. C'est de conserver le slogan « La France des jours heureux ».

C'était un défi de le faire au début de la campagne et nous faisons le choix de maintenir ce slogan et de continuer de nous battre pour des réformes heureuses pour notre pays et de revendiquer le droit au bonheur pour tous car c'est possible. Nous allons investir cette campagne avec une lettre aux Français présentant notre candidature, ma candidature et qui sera distribuée à 5 millions d'exemplaires par les militants et tous les soutiens qui participent à la campagne et qui nous ont rejoints. Nous avons encore du travail à faire pour pallier à notre absence depuis de longues années dans le débat national.

Mais nous pouvons percer l'écran et avec cette lettre aux Français, j'invite chacun à aller la donner en toquant aux portes, à la donner en main propre. Fixons-nous l'objectif ambitieux de taper à 5 millions de portes dans notre pays pour convaincre et faire vivre le droit au bonheur pour tous. Nous présenterons la prochaine étape sera celle de la présentation de notre programme. Notre programme sera présenté le 24 janvier prochain.

180 propositions issues de nos travaux, de notre travail en commun ici, de nos travaux parlementaires et je salue les députés et les sénateurs qui depuis 4 ans, 4 ans et demi l'ont dur quand même, se battent avec acharnement contre ce gouvernement mais aussi pour promouvoir les idées progressistes qui sont les nôtres. Elles seront là et elles seront présentes dans notre programme. Ces 180 propositions sont issues de nos rencontres avec le monde du travail, issues de tous les déplacements que nous réalisons collectivement et que j'ai réalisés moi-même.

et je lance le défi d'ores et déjà maintenant parce que ça se prépare d'organiser 500 réunions publiques dans le pays pour faire connaître ce programme sur des thématiques sur un sujet de votre choix et l'ensemble des soutiens et de la direction des parlementaires seront disponibles pour partager avec vous ce programme et en débattre avec le plus grand nombre. Et puis, je vous donne rendez-vous à Marseille. Marseille, c'est le grand meeting le 6 février prochain pour le premier grand meeting national de cette année qui sera l'occasion de présenter ce programme, d'affirmer aussi notre volonté de changement en France.

Et ce sera un grand meeting innovant aussi où ça sentira bon la fraternité, la joie, la bonne humeur et la sueur. Ce sera olfactif mais naturel. Olfactif et naturel, c'est un clin d'œil sympathique. Et je sais que les camarades de Marseille, Jérémy Bacchi, le secrétaire fédéral et sénateur qui est là, créera toutes les conditions pour la tenue de ce grand meeting innovant. Faisons de Marseille un grand rendez-vous pour la campagne. A partir de la fin du mois, les parrainages commenceront à arriver au Conseil constitutionnel. Ce sera aussi un moment fort de la campagne qui montrera qui est capable de se présenter à cette élection.

Et je souhaite bien sûr que tous ceux qui nous ont envoyé leur promesse de parrainage à notre candidature la confirment. Parce que les promesses, nous, on les a, mais c'est chaque élu, chaque maire, chaque parlementaire qui devra envoyer lui-même cette promesse de parrainage au Conseil constitutionnel. Et nous, nous compterons à chaque fois, à chaque fois que le Conseil constitutionnel fera son décompte, eh bien, on verra si ceux qui se sont engagés tiennent leur engagement. Et donc, bien sûr, l'incertitude demeurera jusqu'au bout.

Et donc, j'invite celles et ceux qui n'ont pas encore décidé à le faire, à nous soutenir, à ceux qui hésitent à nous interroger et à soutenir la candidature que je porte. J'invite, bien sûr, les élus communistes et républicains à me soutenir fortement, à ne pas céder à ces petites tentatives de division, à ne pas jouer personnel, mais plutôt collectif. C'est le sens de la famille. Soyons cohérents, le plus unis possible, fidèles à nos convictions. C'est plutôt notre force et c'est ce qu'on nous reconnaît. Construisons ensemble cette campagne dans les comités des jours heureux, dans des appels lancés partout dans le pays que les communistes mettent tout simplement à votre disposition.

Et faisons en sorte que l'année 2022 soit l'année de naissance d'une gauche nouvelle, heureuse, bienveillante, fraîche, toujours fraîche, sûre de ses principes et forte de son projet révolutionnaire. Mes chers amis, en vous renouvelant tous mes voeux de santé et de bonheur, je veux vous dire ces quelques mots. J'ai pleinement confiance. ensemble, nous aurons la force de faire venir ces jours heureux, tant attendus par nos concitoyens et par l'humanité tout entière. Et je voudrais conclure par ces mots du poète Nazim Hikmet, je cite, « Les plus beaux de nos jours sont ceux que nous n'avons n'ont pas encore vécu. Alors écrivons-les. » Merci à vous. C'est vous qu'il faut applaudir.

Et je vous invite à découvrir en grand la fiche officielle sur le siège du Parti communiste français qui va être dévoilé dans quelques minutes. Je vous invite à sortir et à nous retrouver sur l'esplanade. Sur le parvis du siège du Parti communiste place du colonel Fabien pour inaugurer la fiche de campagne, la fiche officielle de Fabien Roussel que nous allons découvrir très prochainement sur la façade de ce très bel espace. Cet espace est aussi du Parti communiste. Il a été construit par le très grand architecte Oscar Neymeyer. Oscar Neymeyer, c'est le père de Brasilia. C'est un des plus grands architectes du XXe siècle.

C'était aussi un homme très engagé, un communiste qui avait été recueilli par les communistes français et qui avait accepté de dessiner le siège du Parti communiste qui a été construit dans les années 60 et les années 70. Nous sommes très fiers de notre siège. Et ce soir, c'est une première. nous allons vous dévoiler l'affiche officielle de Fabien Roussel sur la façade de la place du colonel Fabien. C'est assez grandiose, c'est assez magnifique et là aussi, on a voulu donner beaucoup d'ampleur à cette affiche.

Cette affiche, elle sera collée sur les murs de France, dans la campagne, par tous les gens qui s'engagent auprès de Fabien Roussel pour la défense de la justice sociale, de l'environnement, du droit des femmes, pour la lutte contre le capital. Ce qu'a Fabien a décliné dans son intervention ce soir et elle sera aussi sur les panneaux électoraux de tous les bureaux de vote. C'est donc pour nous un grand moment, un grand moment de notre campagne et nous en sommes très fiers.

Il y a beaucoup de monde ce soir à colonel Fabien dans le respect des gestes barrières et je vais essayer d'aller interroger quelques personnes pour parler avec eux de la source de leur engagement et de la raison de leur présence ici ce soir et je sais qu'il y a quelques personnes à des qui nous attendent. Suivez-moi. En fait, il y a du monde et je crois que finalement on est sortis plus vite que prévu donc nous allons découvrir l'affiche officielle. Je viens avec vous. Donc cette affiche qui va être dévoilée sur la façade de colonel Fabien encore une fois je le répète elle sera sur tous les murs de France collés par les militants de la France des jours heureux.

La France des jours heureux c'est le slogan de l'affiche officielle. Cette affiche qui sera sur les mais aussi sur les bâtiments officielles nous en sommes très fiers. C'est un travail collectif mené par l'équipe de campagne autour de Fabien Roussel et je vous demande maintenant de lever les yeux vers le ciel et de découvrir cette très belle affiche de campagne. Merci à tous d'avoir été présents ce soir aux côtés de Fabien Roussel et de l'équipe de campagne de Yann Brossat et de tous les militants qui agissent pour la France des jours heureux.

Dès demain cette affiche sera disponible on espère qu'elle sera collée partout et d'ici là bonne soirée et relevons ensemble le défi des jours heureux. Merci beaucoup. Merci beaucoup.