COP26 : Comment réussir sans la Chine et la Russie ? - Reportage #cdanslair 01.11.2021
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« la Russie et la Chine, quatrième et premier pollueur de la planète, Vladimir Poutine et Xi Jinping ne font pas le déplacement. »
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« Pas de baisse attendue des émissions de carbone avant au moins 2030. »
- 1:47InvitéChiffre
« Les engagements pris actuellement par les différents gouvernements condamnent toujours le monde à une augmentation calamiteuse des températures de 2,7 degrés. »
- 2:27PrésentateurFait
« Pas d'objectif de sortie du charbon pays par pays et plus de date claire pour atteindre la neutralité carbone. »
- 2:38InvitéPromesse
« Nous accélérerons nos actions pour atteindre la neutralité carbone d'ici ou aux alentours de la moitié du siècle. »
- 3:29InvitéFait
« Les sept dernières années s'annoncent les plus chaudes jamais enregistrées. »
- 3:33InvitéFait
« Les concentrations de gaz à effet de serre sans précédent et la chaleur cumulée qu'elles induisent ont propulsé la planète sur un terrain inconnu. »
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C'est avec une référence toute britannique que Boris Johnson a ouvert tout à l'heure ce rendez-vous, présenté une fois de plus comme crucial pour la planète.
Bonjour à tous. Nous sommes à peu près dans la même position, mes chers collègues dirigeants du monde, que James Bond. Sauf que la tragédie, c'est que ça n'est pas un film.
Et que, pour sauver le monde, le casting s'annonce moins bien fourni cette année. Certes, les dirigeants occidentaux ont fait le déplacement, Joe Biden, Angela Merkel ou encore Emmanuel Macron, qui préfèrent un ton solennel. Je veux ici appeler tous les pays qui ne sont pas au rendez-vous de leur juste part à prendre leurs responsabilités d'ici la fin de cette COP pour pouvoir tenir cet engagement pris à Paris. Mais plusieurs noms manquent à l'affiche. Le président turc Erdogan, qui vient pourtant de rejoindre les accords de Paris, a annulé sa venue à la dernière minute, officiellement pour raison de sécurité.
Et surtout, la Russie et la Chine, quatrième et premier pollueur de la planète, Vladimir Poutine et Xi Jinping ne font pas le déplacement. Le président chinois a présenté récemment ses nouveaux objectifs climatiques. Pas de baisse attendue des émissions de carbone avant au moins 2030.
La Chine va renforcer son soutien aux autres pays en développement pour favoriser des énergies vertes et peu carbonées et ne construira pas de nouvelles centrales à charbon à l'étranger.
Chinois et russes ne sont pas non plus venus à Rome le week-end dernier pour le G20, qui aurait dû servir de rampe de lancement pour la COP en matière d'engagement climatique, mais qui a déçu les espoirs du secrétaire général des Nations Unies.
Les engagements pris actuellement par les différents gouvernements condamnent toujours le monde à une augmentation calamiteuse des températures de 2,7 degrés. Même si les promesses faites récemment sont claires et crédibles, nous nous dirigeons toujours vers une catastrophe climatique.
Il va donc falloir que cette COP26 fasse mieux. Les pays du G20 ont redit vouloir tenir les accords de Paris.
Conserver l'objectif de 1,5 degré à notre portée nécessitera des actions et des engagements significatifs de tous les pays.
Sauf que les engagements concrets manquent toujours. Pas d'objectif de sortie du charbon pays par pays et plus de date claire pour atteindre la neutralité carbone. 2050 a été remplacé par une formule beaucoup plus floue.
Nous accélérerons nos actions pour atteindre la neutralité carbone d'ici ou aux alentours de la moitié du siècle.
Coïncidence ou pression de la Chine qui s'est engagée seulement sur 2060. On note en tout cas l'empressement de l'hôte du G20, Mario Draghi, à passer le relais à son collègue, Boris Johnson.
Je lui souhaite une bonne COP26. Et je crois que ce sommet vous a donné une bonne base de travail. Bref, du travail, il y en a.
Un certain contraste aussi entre les objectifs climatiques et le cortège du président américain, comptant ces derniers jours pas moins de 85 voitures. À Glasgow, l'inquiétude des militants pour le climat n'est pas près de retomber. À la lecture du dernier rapport de l'Organisation Météorologique Mondiale qui ouvre cette COP.
Les sept dernières années s'annoncent les plus chaudes jamais enregistrées. Les concentrations de gaz à effet de serre sans précédent et la chaleur cumulée qu'elles induisent ont propulsé la planète sur un terrain inconnu.
Chaque pays devra donc augmenter ses engagements et fortement, c'est l'appel lancé par le président britannique de la COP26.
Nous savons que cette COP26 est le dernier et le meilleur espoir de conserver à notre portée l'objectif de limiter le réchauffement à 1,5 degré. Les négociations qui s'ouvrent seront sans précédent, mais je crois que ce système international peut y arriver. On doit y arriver.
Symbole de l'urgence, ces images, il y a quelques jours, d'inondations meurtrières en Sicile, déjà dévastées par des incendies monstres, il y a trois mois à peine.