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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 8 janvier 2026 7 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & élections

Groenland : "Donald Trump nous met le couteau sous la gorge", estime Cédric Perrin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Que dire de la réaction du président français après l'événement au Venezuela ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous dites de ce qui s'est passé le 3 janvier ? Est-ce qu'on peut parler d'une nouvelle étape importante dans la brutalisation des relations ?

  • 4:01OuverteRéponse directe

    Cette option d'un achat du Groenland est-elle envisageable ou est-ce qu'on est dans une forme de délire de l'administration américaine ?

  • 6:01OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous attendez du chef de l'État lors de cette réunion à l'Élysée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Cédric PerrinFait
    « Maduro est un horrible dictateur qui a fait souffrir son peuple et qui a mis après Chav son pays plus bas que terre. »
  • 1:15Cédric PerrinChiffre
    « Aujourd'hui, un salaire mensuel, c'est 20 € au Venezuela avec une conditions de vie qui sont dramatiques. »
  • 3:00Cédric PerrinFait
    « La force l'emporte sur le droit dans tous les domaines et que ce sont ceux qui sont les plus forts et les plus gros qui l'emportent sur ceux qui sont plus faibles et moins armés. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

en celle des conférences, Cédric Perin. Bonjour, vous êtes le président LR de la commission d'affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat. On a vu de très nombreuses questions sur le thème du Venezuela hier aux questions gouvernement he pas moins de cinq questions.

Que dire de la réaction du président français après l'événement au Venezuela ? La gauche sénatoriale qui a reproché au président de la République de ne pas avoir appelé dans un premier temps au respect du droit international préférant se réjouir pour le peuple vénézuélien. Qu'est-ce que vous en pensez ?

Écoutez, d'abord, je pense que personne ne peut nier le fait que Maduro est un horrible dictateur qui a fait souffrir son peuple et qui a mis après Chav son pays plus bas que terre. Aujourd'hui, un salaire mensuel, c'est 20 € au Venezuela avec une conditions de vie qui sont dramatiques et cetera. Donc tout ça, évidemment, c'est une évidence.

Après, il y a évidemment le respect du droit international qui est une ch une autre chose et qui évidemment est une a été a été bafoué dans cette affaire-là. Euh le président aurait dû pointer ce sujet-là. Je je je moi je je ne suis pas macroniste, ça vous aura pas échappé, mais en tout cas je pense qu'il y a une chose qui est importante, c'est que c'était le premier et le seul, malheureusement le seul à avoir dit que le gouvernement en exil, en tout cas le président en exil qui avait été élu démocratiquement euh est un recours euh légitime à à à la succession à Maduro.

Malheureusement, il n'a pas été suivi par beaucoup de gens et et je pense qu'aujourd'hui les États-Unis ne sont pas dans cette optique là puisqu'ils ont même dit que Machado, la prix Nobel de la Pen n'était pas non plus en tout cas en capacité de le faire. avec une concurrence sur le prix Nobel de la paix avec effectivement Donald Trump. Qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous dites de ce qui s'est passé le 3 janvier ?

Est-ce qu'on peut parler d'une nouvelle étape importante dans la brutalisation des relations ? J'ai dit hier dans la question que j'ai posé au gouvernement que le Venezuela a posé la question du Groenland et que le Groenland pose la question de notre architecture de défense, c'est-à-dire notre capacité à à nous défendre parce qu'en fait, vous l'avez dit dans votre question, tout ce qui doit être aujourd'hui mis en avance, c'est que la force l'emporte sur le droit dans tous les domaines et que ce sont ceux qui sont les plus forts et les plus gros qui l'emportent sur ceux qui sont plus faibles et moins armés. Et donc c'est évidemment un véritable problème puisque la l'architecture qui a été construite après la deuxème guerre mondiale qui consistait à à à créer une un système euh multilatéral dans lequel les organisations internationales étaient un peu les gendarmes du monde avec évidemment les États-Unis en soutien très fort mais quand même des organisations internationales qui étaient puissantes l'ONU en l'occurrence aujourd'hui sont des organisations qui sont complètement mises de côté par les États-Unis qui le qui le revendiquent d'ailleurs aujourd'hui puisqu'il considèrent qu'ils sont que ces organisations vont à l'encontre des intérêts des États-Unis unis et donc qu'elles doivent être, j'allais dire mises à genoux pour faire en sorte qu'elles ne servent que les intérêts des États-Unis.

Et donc c'est un véritable problème. Le souci, c'est quand le droit quand la force l'emporte sur le droit, il faut peser et estimer ses propres forces. Et donc c'est là où on en veut en venir au niveau européen, c'est qu'il faut être capable de se réarmer euh industriellement, de se réarmer économiquement, de se réarmer militairement pour pouvoir peser, pour pouvoir exister à nouveau dans ce concert des nations qui devient une espèce de de de j'allais dire d'une répartition à tro entre les États-Unis, la partie occidentale, j'allais dire de la Terre de Feu jusqu'à jusqu'à l'Arctique et la la Russie avec le le nord, j'allais dire quasiment du milieu de l'Atlantique jusqu'à Chine. et puis la Chine qui s'occupe du du Pacifique et de l'Indopacifique.

Donc c'est un véritable problème pour nous qui sommes là au milieu et qui ne pesons plus grand-chose aujourd'hui. Une question sur le Groenland hier. Le président Trump qui a dit étudier activement l'idée d'un achat du Groenland.

C'est ce qu'a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche tout en refusant une nouvelle fois d'exclure l'option militaire pour obtenir l'île qui je le rappelle est un territoire autonome danois. Cette option d'un achat est-elle envisageable ou est-ce qu'on est dans une forme de délire de l'administration américaine ? Le problème c'est qu'aujourd'hui avec Donald Trump et son administration, on n' plus aucune certitude sur rien et et les délires que certains considéraient comme étant euh complètement irréalisable deviennent possible.

Et donc il faut se méfier de tout évidemment. Là on a bien compris que le le scénario c'était de celui de dire "Bon en gros, vous me le vendez ou je vous attaque, je vous mets le couteau sous la gorge et et donc vous me le vous me le vendez." Je ne sais pas du tout ce qui se passera.

Le problème c'est que Donald Trump, vous savez, c'était avec Matis, certains disaient dans l'entourage de Donald Trump, il y a-t-il un adulte dans la salle ? Le problème semble-t-il, enfin en tout cas, moi c'est comme ça que je vois les choses, c'est que il y a autour de Donald Trump des gens qui sont euh qui ont tous des idées un peu différentes, même si la tendance est à peu près la même. Qu'enit, c'est un peu le dernier qui parle qui a raison.

Mais je crois qu'il faut pas non plus négliger l'idée que Donald Trump n'est pas que que irresponsable. Il suit aussi une logique euh qui vient d'être à nouveau définie par la revue stratégique de sécurité des États-Unis et qui définit très clairement les objectifs vis-à-vis de la Russie, vis-à-vis de l'Europe, euh vis-à-vis euh d'un certain nombre de partenaires. Et aujourd'hui, on voit bien que contrairement à ce qui s'est fait depuis 1945, la Russie devient un une sorte de partenaire des États-Unis et que les États-Unis aujourd'hui ne défendent leurs intérêts que là où ils ont intérêt à le faire.

Alors, ça nous mène à l'Ukraine. Qu'est-ce qui peut y avoir comme conséquence sur l'Ukraine ? Emmanuel Macron qui prononce aujourd'hui un discours devant les ambassadeurs.

Il réunit également les présidents du Sénat de l'Assemblée nationale, président des groupes politiques également président des commissions des affaires étrangères. Donc vous, qu'est-ce que vous attendez du chef de l'État lors de cette réunion à l'Élysée ? Bah d'abord qui nous explique quels sont les objectifs qu'il mettent en œuvre avec nos alliés. qui reçoiv autant de monde comme ça.

Pense tout ce qui tout ce qui consiste à expliquer et à dialoguer est une bonne chose. Donc je vais pas je vais pas critiquer. Ce que je veux c'est savoir un petit peu là là où on veut aller, là où il veut aller.

Ce qui est évident c'est qu'il y a un certain nombre de partenaires européens qui sont prêts à accompagner la France sur ces sujets. Ça c'est important. Avec plusieurs milliers d'hommes he pour la la force multinationale promise le jour d'après la paix.

Ce qu'il faut c'est être capable de comprendre la stratégie qui sera mis en place. essayer de comprendre si bien l'ensemble des scénarios possibles sont envisagés et au quel cas si ces scénarios devaient être mis en œuvre, quelle serait la réaction des différents alliés qui seraient présents. Donc parfois, il vaut mieux être peut-être moins nombreux en terme de de de coalition mais être tous sur la même longueur d'onde que d'être nombreux et d'avoir des gens qui ne seraient pas tout à fait d'accord avec les les réactions qu'on pourrait avoir le cas échéant si des problèmes devaient survenir.

En tout cas, ce qui est clair, c'est que de mon point de vue, il faut pas qu'il y ait une force qui soit là comme la finule qui s'interposerait entre les deux protagoniste, que serait la Russie et et l'Ukraine. Ça c'est évidemment pour moi en tout cas hors de question. Ce qu'il faut, c'est qu'on ait une force qui soit capable d'être présente sur place pour prévenir en tout cas le redémarrage d'un éventuel conflit.

Donc euh il va falloir évidemment que le président de la République explique un petit peu quels sont les quels sont les objectifs, quelles sont les idées qu'il met en avant pour que nous comprenions davantage euh les choses. Et on verra un un débat au titre de l'article 50-1 dans les prochaines semaines, peut-être dans 10 jours. Al le président le premier ministre a annoncé que le 50-1 porterait sur le Venezuela.

J'ai dit hier gouvernement que pour moi ça n'avait pas de sens que le vrai sujet c'était notre relation aux États-Unis et la volonté qu'on avait ou pas de défendre nos intérêts également au niveau européen. Je crois que c'est ça l'important. On suivra ce débat au Parlement et notamment au Sénat.

Merci micro.