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InterviewC à vous (sur YouTube)· 14 septembre 2021 5 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & élections

Emmanuel Macron veut « plus de bleu sur le terrain » avec Gabriel Attal - C à vous - 14/09/2021

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00RelanceRéponse partielle

    Parole courageuse en décembre sur les violences policières et les contrôles au faciès. Pourquoi ne pas aller au bout ?

  • 0:20OuverteRéponse directe

    Le président évoque une confiance fragilisée entre la population et la police. Qu'en pensez-vous ?

  • 0:42RelanceRéponse partielle

    Mais sans pouvoir disciplinaire sur les faits litigieux ?

  • 1:12RelanceRéponse partielle

    Le mot 'violence policière' est redevenu tabou. Pourquoi ?

  • 1:22OuverteRéponse directe

    Le mot est-il tabou ?

  • 1:31OuverteRéponse directe

    Ce n'est pas tabou, mais ça fâche les syndicats de police. On ne le redit plus.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:34Invité politiqueFait
    « C'est à ça qu'il fait référence. C'est aussi à la confiance entre une partie de la population et nos forces de police qui a été fragilisée par des affaires telles que celles que vous avez évoquées. »
  • 0:58Invité politiqueFait
    « Je pense notamment à la plateforme qui a été mise en place pour signaler les discriminations dont sont victimes des Français. »
  • 1:04Invité politiqueChiffre
    « Il y a eu plusieurs milliers de signalements qui ont été faits sur cette plateforme depuis qu'elle a été mise en vigueur. »
  • 2:16Invité politiqueChiffre
    « On a recréé 10 000 postes de policiers et de gendarmes dans notre pays. »
  • 2:19Invité politiqueChiffre
    « On a augmenté le budget de 2,5 milliards. »
  • 2:20Invité politiqueChiffre
    « Vous avez évoqué l'augmentation d'un milliard et demi l'an prochain, mais il y a déjà eu 2,5 milliards d'augmentation du budget de la police depuis le début du quinquennat. »
  • 3:26PrésentateurChiffre
    « Sur ce total, 4% des appels concerneraient les forces de l'ordre. »
  • 3:35Invité politiqueFait
    « De toute façon, les 7564 appels, ce sont de trop. »
  • 4:52Invité politiqueFait
    « Formation et sanctions aussi, quand un policier est accusé de racisme. »
  • 4:57Invité politiqueFait
    « Aimer la police, c'est évidemment être intraitable quand vous avez des personnes qui dérivent. »

Temps de parole

  • Gabriel Attal73 %
  • Présentateur16 %
  • Invité11 %

3,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Parole courageuse en décembre, en reconnaissant à la fois les violences policières, terme qu'il avait prononcé, ce qu'il n'a pas fait aujourd'hui, et les contrôles au faciès. Et puis, on a l'impression qu'il ne va pas au bout de ce qu'il avait annoncé à Brut, qu'il ne tire pas complètement les leçons de l'épisode d'il y a huit mois.

0:20
Gabriel Attal

Il a parlé, le président, dans l'extrait que vous avez diffusé, de confiance fragilisée. C'est à ça qu'il fait référence. C'est aussi à la confiance entre une partie de la population et nos forces de police qui a été fragilisée par des affaires telles que celles que vous avez évoquées. Et ce qu'il a annoncé sur le contrôle, la publication des rapports, mais aussi cette délégation parlementaire, ça va permettre d'avoir un meilleur contrôle, un meilleur regard sur ce qui se passe.

0:42
Invité

Mais sans pouvoir disciplinaire, sans regard précisément sur les faits qui pourraient être litigeux.

0:49
Gabriel Attal

Mais ce que je voulais dire aussi, c'est qu'il y a d'autres mesures qu'avait annoncées le président de la République au moment de la fameuse affaire Zéclair, qui sont entrées en vigueur avant même que le Beauvau soit conclu. Je pense notamment à la plateforme qui a été mise en place pour signaler les discriminations dont sont victimes des Français. Il y a eu plusieurs milliers de signalements qui ont été faits sur cette plateforme depuis qu'elle a été mise en vigueur. C'est aussi ces mesures-là qu'il faut regarder pour répondre à cette question, à cet enjeu de la confiance.

1:12
Présentateur

Mais ce qui est clair, c'est que le mot est redevenu tabou. Il n'y a pas de violence policière. Le président a parlé de faute, de problème, sans jamais aller plus loin. Le mot est devenu à nouveau tabou.

1:22
Gabriel Attal

Non, il n'y a pas de mot tabou. D'ailleurs, c'était le sens de ce qu'avait dit le président quand il avait été interrogé sur vous.

1:27
Invité

Ce n'est pas tabou, mais comme ça fâche les syndicats de police, on ne le redit plus.

1:31
Gabriel Attal

L'essentiel, c'est de s'attaquer à la racine des problèmes. Et oui, il y a un problème de confiance entre la police et une partie de la population. Et parmi toutes les mesures qui ont été annoncées par le président de la République, il y a des mesures qui sont aussi très importantes que vous n'avez pas évoquées, qui sont celles de la réforme de la formation. Parce qu'on sait que le fait d'avoir des jeunes policiers qui arrivent sur le terrain, qu'on envoie tout de suite dans des quartiers très difficiles, qui n'ont pas été suffisamment formés pour faire face à certaines situations, c'est un problème. Et que la formation des policiers a été réduite année après année de plusieurs mois.

Et qu'on va allonger la formation des policiers, formation initiale, formation continue.

2:03
Invité

Ça vient tard dans le quinquennat.

2:05
Gabriel Attal

Ça vient. Je pense que c'est l'essentiel. Vous savez, la première partie du quinquennat, on l'a consacrée à une priorité, c'était de stopper l'hémorragie budgétaire et l'hémorragie en effectif qu'a connue notre police depuis des années. On a recréé 10 000 postes de policiers et de gendarmes dans notre pays. On a augmenté le budget de 2,5 milliards. Vous avez évoqué l'augmentation d'un milliard et demi l'an prochain, mais il y a déjà eu 2,5 milliards d'augmentation du budget de la police depuis le début du quinquennat. On renouvelle le parc automobile. Quand vous avez des policiers qui doivent courser un voyou qui rentre dans la voiture et que la voiture ne démarre pas, c'est un problème.

Je peux vous dire qu'ils sont contents de voir arriver leur nouvelle 5008 sur le terrain pour pouvoir faire leur travail. Il y a eu cette action de stopper l'hémorragie, de réinvestir dans la police. Et puis, le Beauvau, ça a été une formidable opportunité de mettre à plat tous les problèmes, les mots profonds que connaissent nos policiers pour y répondre sur le long terme. Parce qu'il faut prendre date et parce que la sécurité, ça se gère aussi sur le temps long.

2:53
Présentateur

Et notamment mettre fin à la défiance, vous l'évoquiez, avec la publication des rapports de l'IGPN et de l'IGGN pour la police et la gendarmerie. Ils seront rendus publics, mais au bout de combien de temps ? Sans attendre des années et des années ?

3:06
Gabriel Attal

Non, ce n'est pas le sens, évidemment, de ce qui a été annoncé. L'objectif, encore une fois, c'est d'accroître la transparence. C'est essentiel, la transparence, pour rétablir la confiance. Donc, évidemment, ils seront publiés rapidement.

3:18
Présentateur

La défenseur des droits a reçu plus de 7000 appels sur sa plateforme de signalement des discriminations. Emmanuel Macron l'a d'ailleurs rappelé. Sur ce total, 4% des appels concerneraient les forces de l'ordre. L'objectif, c'est de les réduire à zéro, c'est toujours 4% de trop. Oui, bien sûr.

3:35
Gabriel Attal

De toute façon, les 7564 appels, ce sont de trop. Parce qu'il y a aussi des discriminations, j'imagine, en termes d'emploi, en termes de logement, qui ont été signalées sur cette plateforme. C'est celle que j'évoquais tout à l'heure, qui avait été annoncée par le Président et donc qui est rentrée en vigueur. Et là-dessus, on a un travail absolument fondamental, mais qui concerne tout le monde, finalement. Quand on parle des discriminations, l'essentiel des discriminations sur les 7000 qui ont été évoquées, c'est à l'embauche, c'est en matière de logement. Et là-dessus, je peux vous dire qu'on a un travail avec Elisabeth Moreno qui absolument...

4:04
Présentateur

Pour la police et le contrôle au faciès, comment concrètement, on fait en sorte qu'il n'y ait plus 4% des appels à la défenseur des droits qui concernent ce genre de discrimination ?

4:13
Gabriel Attal

D'abord, moi, je crois profondément à la formation. Je le disais tout à l'heure. Je pense que le fait d'avoir une formation continue des policiers pour garantir qu'ils sont en permanence formés, qu'ils ont en permanence les consignes, qu'on puisse signaler un certain nombre de choses aussi, c'est très important. Je pense aux caméras qui sont généralisées, les caméras piétons qui seront d'ici à la fin de l'année, les caméras embarquées bientôt dans les véhicules. Je pense que tout ça, c'est un tout. Mais encore une fois, moi, je le dis, c'est peut-être un tropisme personnel, mais je crois énormément à la formation. Je pense que c'est clé.

Vous pouvez mettre toutes les caméras que vous voulez, tous les systèmes pour surveiller que vous voulez. À un moment, si vous n'avez pas une formation suffisante, initiale et ensuite tout au long de la carrière, le risque, c'est que vous ayez des dérives. Formation et sanctions aussi,

4:53
Invité

quand un policier est accusé de racisme.

4:55
Gabriel Attal

Bien sûr, il faut aussi des sanctions exemplaires, et ça, le président l'a dit. Aimer la police, c'est évidemment être intraitable quand vous avez des personnes qui dérivent, des personnes qui commettent des fautes, parfois des fautes graves. Il faut évidemment être intraitable. Merci.

5:08
Locuteur

Merci. Merci.