Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 4 mars 2025 6 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileDéfenseJusticeInstitutions & élections

Laurent Jacobelli : "Emmanuel Macron se comporte comme l'avocat du Gouvernement algérien !" (LCI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteRéponse directe

    Il y a des dissensions entre Premier ministre et Président sur le dossier algérien. La menace initiale de Bayrou était-elle suffisante ?

  • 1:09OuverteRéponse directe

    Vous parliez de sphères d'influence, notamment de journalistes. Vous pensez à qui ?

  • 1:37OuverteRéponse directe

    Trump met fin à l'aide à l'Ukraine. Est-ce que vous le déplorez ?

  • 2:40OuverteRéponse directe

    Marine Le Pen a semblé botter en touche sur l'entrevue Zelensky-Trump. Devait-elle prendre parti ?

  • 3:25OuverteRéponse directe

    Dans cet échange, est-ce qu'un des deux n'a pas manqué de tact ?

  • 4:32OuverteRéponse directe

    La congrégation indemnisera les victimes de Betaram. Était-ce trop tard ? Fallait-il faire plus ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:16Invité politiqueFait
    « L'Algérie nous défie. L'Algérie veut humilier la France. Elle le fait directement par la voix de son Président de la République. »
  • 2:08Invité politiqueFait
    « L'Europe et beaucoup de pays européens dépendent aujourd'hui des États-Unis pour leur renseignement. »
  • 5:21Invité politiqueChiffre
    « 14% des femmes françaises ont été victimes d'agressions sexuelles lorsqu'elles étaient mineures et 6% des hommes. »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli77 %
  • Présentateur23 %

5,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Laurent Jacobelli, député de la Moselle et porte-parole du Rassemblement National. Il y a donc des dissensions visiblement entre Premier ministre et Président de la République sur le dossier algérien. Pourtant, est-ce que la menace de François Bayrou initiale, vous la saluyez ? Est-ce que c'était assez ? Est-ce qu'on était assez ferme vis-à-vis de l'Algérie ?

0:16
Laurent Jacobelli

Clairement, l'Algérie nous défie. L'Algérie veut humilier la France. Elle le fait directement par la voix de son Président de la République. Elle le fait à travers des agents d'influence, sur les réseaux sociaux, certains journalistes même qui peuvent s'exprimer. Donc il faut maintenant réagir et montrer que la France ne doit pas se laisser faire. Oui, la France doit renvoyer en Algérie les citoyens algériens qui commettent des crimes et des délits, ceux qui nous menacent de terrorisme. Il faut maintenant être ferme. Et pour ça, il y a des moyens de pression. D'abord, les transferts d'argent, la délivrance de visas, l'aide au développement.

Et on a l'impression que le Président de la République est dans une bulle. Il est finalement l'avocat du gouvernement algérien en France et défend les intérêts de l'Algérie avant de défendre les intérêts de la France. Alors que la classe politique dans son ensemble a compris que ce que nous disions depuis des années est vrai. Oui, il faut entamer un rapport de force avec l'Algérie pour nous faire respecter. À quoi joue le Président de la République ? Honnêtement, c'est étrange.

1:09
Présentateur

Vous parliez de sphères d'influence, notamment de journalistes. Vous pensez à qui, Président ?

1:12
Laurent Jacobelli

À Jean-Michel Apathy, clairement. Et à d'autres journalistes de gauche et d'extrême-gauche qui se font, comme ils se sont fait hier. Je ne parle pas d'Adapathy, mais l'avocat du Hamas défend aujourd'hui l'Algérie. Mais il y a eu toujours des personnes qui défendaient des régimes étrangers pour défendre leurs propres causes et leurs avancées politiques. Mais c'est plus étonnant que le Président de la République ne prenne pas le sujet en main et ne veuille pas taper du poing sur la table.

1:35
Présentateur

Alors Jean-Michel Apathy, en l'occurrence, aura peut-être l'occasion de vous répondre sur ce sujet. À l'international, Trump décide de mettre fin, en tout cas, sur pause, l'aide à l'Ukraine. Est-ce que vous le déplorez ce matin ?

1:44
Laurent Jacobelli

Surtout, l'Ukraine n'a pas le temps de se retourner. C'est une décision qu'on pouvait subodorer, mais qui tombe comme ça d'un coup. Or, l'aide militaire, on le sait, est utile à l'Ukraine. Et d'ailleurs, sous plusieurs formes, notamment l'aide au renseignement, qui peut aider. Et ça montre bien qu'être dépendant d'un pays étranger pour sa propre défense est une situation périlleuse, dangereuse, à laquelle nous devons penser pour mettre la France à l'abri de cela. Vous savez, l'Europe et beaucoup de pays européens dépendent aujourd'hui des États-Unis pour leur renseignement. Or, leur renseignement, c'est la matière vivante qui permet de préparer sa défense.

Et on voit bien les limites et les dangers. Vous savez, on nous a beaucoup critiqués quand nous avons dit que nous regrettions d'être à nouveau dans le commandement intégré de l'OTAN. C'est pour ça. C'est-à-dire ne pas mettre notre avenir dans les mains d'une puissance étrangère. On voit aujourd'hui les limites de cet exercice.

2:34
Présentateur

Il y a eu bien sûr cette entrevue extrêmement tendue entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump. On en a beaucoup discuté parce qu'en effet, c'était assez historique. Marine Le Pen, elle a semblé botter un petit peu en touche sur cette question. Est-ce qu'elle aurait dû, selon vous, davantage, peut-être prendre parti pour l'un ou l'autre des deux camps ?

2:47
Laurent Jacobelli

Non, mais je pense que d'abord, on n'est pas dans une relation binaire, prendre parti, etc. Je pense que...

2:51
Présentateur

Il y a quand même une guerre avec un agresseur et un agressé.

2:53
Laurent Jacobelli

On l'a toujours dit et je pense que là-dessus, il y a un consensus. En tout cas, nous nous participons de ce consensus.

2:57
Présentateur

Pourquoi ne pas avoir soutenu Volodymyr Zelensky sur ce coup-là, sur cette séquence particulière ?

3:00
Laurent Jacobelli

Je pense que vous avez mal interprété. Et je vais vous permettre d'éclaircer un peu. Cette séquence, elle est choquante. C'est la première fois qu'on voit ça. C'est historique. C'est très clair. En général, ça se passe, je vais vous dire, lorsqu'il y a des relations diplomatiques. Il y a des négociations probablement un peu musclées entre chefs d'État. La seule différence, c'est la présence des caméras. Cette espèce de télé-réalité permanente. Et c'est ça qui a ému. C'est-à-dire qu'on a eu le sentiment, effectivement, d'une séquence un peu où on prenait...

3:25
Présentateur

Mais malgré tout, dans cet échange, selon vous, est-ce qu'il n'y en a pas un des deux qui a manqué de tact, qui est sorti de second, qui est allé trop loin ?

3:31
Laurent Jacobelli

Il suffit de regarder les images. Et évidemment, cette séquence ne devait pas être publique. Une fois encore, entre quatre murs, entre deux chefs d'État, on peut se dire des choses. Et quand on parle de négociations pour arriver vers la paix, c'est parfois un peu rugueux. C'est normal. Mais ça ne doit pas se faire publiquement, parce que publiquement, ça prend un autre sens. Ça montre aussi autre chose. C'est-à-dire que d'avoir abandonné l'idée que la France joue un rôle clé dans la négociation de la paix, d'avoir laissé Donald Trump faire, eh bien, ce sont ces méthodes qui s'appliquent, et non pas les nôtres.

Et ça montre bien l'utilité, l'urgence de la proposition de Marine Le Pen de faire une conférence internationale pour la paix, avec bien sûr les États-Unis, bien sûr la Russie et l'Ukraine, mais aussi un certain nombre de pays européens, la Turquie, les pays qui sont proches de la zone de l'Est, proches de la Russie, pour essayer d'arriver à un accord de paix stabilisant pour les années à venir, avec notamment une redéfinition du rôle de l'OTAN. C'est un peu plus exigeant comme position que les redemontades du président Macron, mais c'est, je crois, une voie que nous aurions dû emprunter ou que nous devons emprunter.

4:32
Présentateur

Laurent Jacobili, il y a également l'affaire Betaram qui nous occupe ces derniers jours. On apprend ce matin que la congrégation indemnisera les victimes de violences sexuelles commises par les laïcs. Est-ce que, selon vous, ainsi que cette commission d'enquête qui a été lancée, il était temps, on a tardé, est-ce qu'il fallait faire plus vite, est-ce qu'il fallait faire plus ?

4:50
Laurent Jacobelli

Toujours, oui, bien sûr, on a en France un problème dans la gestion des violences et des agressions sexuelles faites...

4:56
Présentateur

Il y a une commission d'enquête indépendante, on pourrait dire que c'est du bon sens.

4:58
Laurent Jacobelli

Mais bien sûr, il faut le faire, mais on le fait bien tard. Il faut maintenant, je crois, mettre en place les outils qui font que quand un mineur est victime d'agression, pire encore d'agression sexuelle, il puisse en parler, être écouté et que la justice puisse intervenir rapidement. Je pense que cette histoire, elle montre quelles sont les lacunes, aujourd'hui, que nous avons en France. Les chiffres sont incroyables. Je crois que c'est 14% des femmes françaises ont été victimes d'agressions sexuelles lorsqu'elles étaient mineures et 6% des hommes. Ces chiffres sont effrayants et ils montrent bien qu'il faut maintenant une puissance de réaction qui passe par une justice ferme.

5:33
Présentateur

Merci beaucoup, Laurent Jacobédi, d'avoir été invité ce matin sur LCI.