Immigration : "Revenir au droit national, c’est non !"
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très notre invité politique ce matin c'est Hervé Marseille bonjour merci beaucoup d'être avec nous vous êtes sénateurs des Hauts de scène président du groupe Union centriste au Sénat et président de l'UDI vous êtes avec nous pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Julien Lecuyer de la Voix du Nord bonjour Julien bonjour monsieur le coran livre un nouveau rapport sur l'équilibre financier du système et il dit que contrairement à ce qui a été premier par le gouvernement la réforme des retraites ne ramènera pas l'équilibre financier du système en 2030 le système sera à nouveau en déficit tout ça pour ça cette réforme elle a servi à pas grand chose ça aurait pu être pire si on n'avez pas fait la réforme donc à l'évidence il est clair qu'il y avait besoin d'une réforme je veux dire c'est la justification et quand les parties et de gauche et les syndicats dénoncés l'idée même de réformes on voit bien qu'il y avait besoin d'une réforme donc déjà avec les effets de la réforme on n'atteint pas l'objectif donc ça veut dire est-ce que ce que ce rapport dit finalement c'est que on en a pas fini avec la réforme des retraites et qu'il faut s'attendre à une nouvelle réforme dans quelque chose bien sûr dans le texte qui a été voté on nous avons prévu ce qu'on a appelé une clause de revoyure de façon à évaluer la situation [Musique] du quinquennat effectivement ça va vouloir dire nouvelle réforme avec nouveau report de l'âge légal de départ si vous voyez la clause de revoyeur c'est intervient en 2027 étonnamment il se passe quelque chose en 2027 donc à l'évidence tous les candidats aux élections présidentielles devront dire ce qu'ils pensent de ce dossier et qu'est-ce qu'il propose pour apporter une réponse et je pense que on échappera pas une nouvelle réforme avec un report de l'âge encore décalé si on en croit le corps enfin on commence à s'endormir il faut il faut regarder de près quand même ce qui raconte ces gens-là on a l'impression qu'ils disent un peu dans le marc de café donc il y a encore beaucoup d'incertitudes et de paramètres qui échappent mais on voit bien que les les effets de la réforme n'importe quelque chose heureusement mais qu'il faut aller encore plus loin il faut aller encore plus loin et reporter encore là au-delà de 64 ans je pense qu'il faudra revenir certainement à des fondamentaux pour ce qui nous concerne nous avons toujours été favorable à une réforme avec une retraite à points comme celle qui avait été prévue à l'époque d'Édouard Philippe qui était assez consensuel on s'en souvient à l'époque ce qui a mis les difficultés c'est je crée pivot mais sinon sur le principe même de la retraite à points c'était quelque chose qui était porté d'ailleurs par la CFD et qui était assez consensuel faudra peut-être réfléchir à revenir à des choses beaucoup plus structurelles on parle des soulèvements de la terre Julien oui puisqu'il y a le gouvernement a annoncé la dissolution par décret du collectif écologiste les soulèvements de la Terre vous supportez le gouvernement sur cette décision bien sûr on peut pas accepter les violences de quelques pas que ce soit je veux dire dans le débat public il y a beaucoup trop de violence il y a beaucoup trop de de gens qui qui s'attaquent au bien et aux personnes on peut plus avoir une manifestation sans qu'il y ait des Black Blocs sans qu'on casse sans qu'on blesse quelquefois qu'on cherche à tuer même quand on voit les armes qui sont trouvés sur les personnes donc je crois que on attend de l'État qu'il fasse preuve de fermeté et je crois que cette réponse est une est une réponse à la violence qui existe et je regrette que des forces politiques notamment les Verts alors justement les vers Marine Tondelier a réagi hier la patronne des Verts en jugeant qu'on voulait assimiler l'écologie à la à la violence pour occulter le fond des problèmes mais dit les sous les noms de la terre devient le bouc émissaire de l'inaction climatique du gouvernement enfin je veux dire à Sainte Soline c'est tout sauf de l'écologie souvenez-vous de Notre Dame des Landes il comme ça des rassemblements qui sous couverts j'allais dire d'écologie ou d'environnement finalement aboutissent à des situations violentes le maire de Toulouse hier soir a été prise à partie violemment dans sa vie par des gens qui se réclamaient des croyez que la dissolution va réellement régler le problème de cette violence dans le débat non mais c'est un élément déjà de fermeté si on laisse faire ça va pas cristalliser encore plus je crois qu'il y a la réponse déjà à la violence c'est la fermeté de la part de l'état de la justice et de tous ceux qui doivent assurer l'ordre public qu'on proteste qu'on manifeste des opinions c'est un droit constitutionnel et c'est totalement légitime et il faut le défendre mais qu'on le fasse en voulant imposer les idées par la violence c'est un sujet c'est pas une criminalisation de l'écologie comme le disent les écologistes c'est pas le problème de l'écologie ça serait la défense des animaux ce serait la défense de je ne sais quelle opinion ça serait pareil on peut pas laisser s'installer dans le débat public des gens qui veulent imposer des idées par la violence dernière petite question sur ce sur ce sujet là dans la majorité se pose la question de sanctionner les élus qui participent à des manifestations illégales avec leur écharpe tricolore qu'est-ce que vous en pensez c'est la justice d'apprécier et il faut peut-être voir les textes mais c'est vrai que c'est insupportable quand vous avez des manifestations qui sont interdites bon et vous êtes élu vous êtes président de groupe est-ce que vous cautionnez que des élus des parlementaires se rendent dans des manifestations interdites évidemment que non je veux dire le propre des élus c'est déjà de respecter la loi et les règlements qui se manifestent par des écrits qui se manifestent en venant devant votre micro expliquer leur opinion oui ça c'est leur devoirs mais s'associer sur le terrain à des violences ça c'est pas supportable on va parler de la question de la dépense publique qui inquiète les sénateurs il y a eu quatre questions d'actualité hier au Sénat au gouvernement là-dessus le gouvernement qui a annoncé en début de semaine 10 milliards d'économies pour réduire la dépense publique au minimum puisqu'on parle de 12 milliards pour le budget 2024 des réductions dans le domaine de la santé du logement des aides au carburant vous soutenez cette politique du gouvernement évidemment que ça je veux dire enfin c'était une politique continue depuis des années qui va à l'encontre de l'autonomie des collectivités on peut pas dire bah c'est à vous de vous gérez vous êtes obligé d'avoir des budgets d'ailleurs qui soit en équilibre et puis en même temps année après année retirer des subventions retirer des tags etc 35 milliards d'impôts qui ont été retirés entre la taxe d'habitation la CVAE était à chaque fois on dit on va compenser c'est une blague c'est compenser à peu près la première année puis après c'est moins 10% chaque année on voit bien ce qu'il en est et c'est l'État qui paye c'est à dire qu'il suffit qu'après il tourne les robinets c'est ce qui est en train de se faire alors on fait un peu de cinéma on vous invite à Bercy on vous sert un verre de banga puis on vous dit ah ben on va faire les un conseil des finances enfin tout ça pour pourquoi pour prendre aux collectivités chaque année un peu plus donc vous travaillerez pas avec Gabriel Attal sur l'élaboration du budget 2024 parce que lui il veut travailler avec les parlementaires déjà ils ont augmenté les fonctionnaires territoriaux pourquoi pas récemment un détail ils ont oublié d'en parler à leurs employeurs c'est à dire aux collectivités si vous apprenez du jour au lendemain que vous allez devoir augmenter vos personnels ça peut se discuter quand même donc ça commence mal donc ils ont eu raison de boycotter la réunion de Bercy il faut repartir sur sur d'autres bases c'est pas on inventant des machins supplémentaires il y en a déjà 40 le Conseil l'Observatoire etc est-ce que les collectivités n'ont pas quand même aussi le devoir dans un contexte général d'économie à s'atteler aussi à la tâche oui mais les collectivités petit ou grandes elles ont elles sont le dernier maillon face à la population une commune ces derniers espoirs pour ceux qui ne vont pas bien parce que il y a des politiques des lois qui sont générales et le maire et les élus locaux eux ils appliquent ça finement ils savent dans la commune qui va pas bien qui est en difficulté les enfants qu'il faut surveiller à qui il faut donner à manger dans les cantines etc etc c'est le dernier rempart social donc si vous retirez de l'argent aux collectivités c'est encore un maillon social que vous dégradez en période de sénatoriale c'est sûr qu'on va peut-être pas se risquer à se fâcher avec les collectivités [Musique] pas très consensuel en ce moment malgré tout est-ce que vous pensez qu'avec des avancées du gouvernement et puissent y avoir un consensus avec les centristes je pense qu'il faut un texte sur l'immigration nous avons travaillé sur les retraites on peut pas dire que c'était très populaire mais on l'a voté parce que on pensait qu'il fallait le faire c'était nécessaire on l'a dit tout à l'heure et au combien l'immigration je pense que c'est un sujet que les Français attendent et pas seulement on voit en Europe les ravages et le sujet il est avant tout européen regardez ce qui s'est passé Annecy l'auteur de l'attentat à Annecy il venait de Suède bon moi j'étais j'ai posé une question hier sur le Maroc bon j'étais au Maroc avec le groupe d'amitié Christian Cambon récemment les Marocains ils vous disent les problèmes des visas c'est humiliant sont pas contents mais s'ils veulent venir en France il passe par l'Espagne tous les pays en disant ils vont déposer 27 demandes on a la question européenne je l'entends bien sûr pour pour ce qui concerne le projet de loi immigration là à l'heure actuelle Gérald Darmanin semble faire de une priorité de reprendre le texte qui a été déjà passé en commission sénatoriale en mars est-ce que pour vous il faut remettre à plat tout ça partir de du texte que que vous comptez déposer comment comment on avance je pense qu'il y a un texte gouvernement fera ce qu'il veut par définition mais je pense qu'il y a un texte qui a été voté par la commission des lois au Sénat et pas parfait et sur mon perfectible il y a encore beaucoup de choses à discuter mais je pense que ça peut être une bonne base de départ après il y a ce qu'on peut dans dans l'idéal espérer notamment concernant certains sujets constitutionnels nous nous proposons mais on n'est pas les seuls que effectivement les visas et les autorisations puissent être faites à l'extérieur du territoire national c'est dans les ambassades et consulat ça évite que les gens viennent et demandent des papiers une fois qu'ils sont arrivés sur le territoire donc ça ça suppose à la constitution les trois cinquièmes du Parlement on n'est pas mais enfin ça c'est dans l'idéal après sur le reste il y a beaucoup de choses qui sont partagées parce que c'est des améliorations sur administratif sur toutes sortes de procédures le point d'accroche c'est la régularisation nos amis républicains eux sont hostiles à l'idée de régulariser et nous nous pensons un métier en tension bien sûr pensons que des gens qui travaillent depuis au moins cinq ou sept ans dans des restaurants sur des chantiers ce qui conclus une réalité économique qui mettrait en difficulté notre propre économie ça demande a été examinée d'abord c'est pas énormément de gens sont des gens qui travaillent déjà on regularis amène des taxes il paye des impôts et puis on peut travailler à la remise en état de ses conventions collectives qu'on n'a pas touché depuis des années afin d'essayer avec la formation d'amener d'autres gens des Français d'origine qui puissent travailler dans ces métiers là sinon ça restera définitivement des trappes à bas salaire et des métiers en tension et donc vous êtes prêt à voter le texte de Gérald Darmanin pour vous il y a pas de ligne rouge toute façon par définition il y a pas de ligne rouge on discute dialogue on essaie de faire avancer le texte je veux dire j'ai pas à me substituer à eux dans vos propositions là je suis pas rentré dans le détail technique il y a toute une litanie de choses mais le point principal c'est sur c'est sur la régularisation après nous nous souhaitons pas porter atteinte aux règles européennes en revanche on peut discuter comme la proposer et Édouard Philippe de l'accord franco-algérien et donc nous nous souhaitons d'ailleurs oui il faut remettre à plat et nous ferons une proposition qui consiste à évaluer l'ensemble par un groupe de travail ou une commission des accords bilatéraux parce qu'on parle de l'accord avec l'Algérie mais il y en a tout un tas d'autres il y en a tout un tas d'autres avec des pays africains ou avec un groupe d'études une commission spéciale chargée de ça pour faire le bilan de tous ces accords bilatéraux pour les évaluer et savoir parce qu'il y a pas qu'avec l'Algérie où il faut remettre à plat les accords on a signé depuis plusieurs décennies tout un tas d’accords avec des pays notamment africains et donc il faut regarder où on en est et pourquoi on maintient ces accords monsieur Marseille c'est cette question mais émigratoires je sens qu'elle provoque une certaine une certaine fracture avec les lèvres qui se crisaient qui se cristallise on sent qu'il y a des divergences de plus en plus grandes par rapport aussi à l'axe de vers lequel les républicains vont à travers des États généraux et ce qui a pas un moment donné où vous dites finalement est-ce que notre chemin idéologique il n'a pas se séparer à un moment donné des républicains écoutez les républicains ont lancé les états généraux de la droite bon il y a pas de problème c'est c'est un choix qui le font est-ce que vous aussi vous dites avec eux est-ce que vous à l'orientation que prennent que prennent les les républicains certains signaux de certains membres d'entre eux est-ce qu'à un moment donné vous dites est-ce que j'ai encore à travailler avec ces gens-là au sein de du Palais du Luxembourg la question de se pose pas on verra à l'issue des travaux des républicains quel est leur choix parce que ils ont choisi de faire ces états généraux j'ai dit c'est étagère de la droite pourquoi faire et avec qui pourquoi faire et avec qui quelles alliances qu'est-ce qu'ils veulent faire qu'est-ce qu'ils veulent faire et avec qui veulent rester indépendant oui d'accord avec le gouvernement est-ce que c'est une ligne que vous partagez est-ce que pour vous l'avenir de la droite et du centre c'est un alliance avec le gouvernement le problème c'est pas un problème d'alliance c'est aujourd'hui on va des textes vote des textes c'est pas parce qu'il y a une alliance c'est simplement savoir quel procédure on mène pour voter ses textes est-ce qu'on le fait cas par cas en sachant pas très bien ce qui va se passer ou est-ce que on discute pour savoir un petit peu quel est le l'ordre du jour et les conditions dans lesquelles on discute puisqu'il y a pas de majorité à l'Assemblée et que les textes viennent comme ça un peu sans sans le sens on sait pas trop quelle est la ligne mais justement sur la ligne est-ce que vous vous sentez pas plus proche ou de la ligne Macron borne que de la ligne retailleau-ci non c'est pas comme ça que ça se passe à travers les textes que on discute simplement à un moment donné à la rentrée après les élections sénatoriales il va falloir savoir comment on travaille on peut pas continuer à travailler dans ces conditions-là on est un pays qui est la cinquième ou 6e puissance mondiale aujourd'hui il y a la guerre aux portes de l'Europe en Ukraine il y a des besoins de réforme on a 3000 milliards de dettes à un moment donné le problème c'est pas les petits jeux politiciens pour savoir qui fait quoi le problème du groupe les républicains le groupe centrisme sera plus un aller à conditionnel le groupe conditionnalités on travaille il y a une majorité sénatoriale ici au Sénat en travaillant ensemble on parle des textes ensemble on se met d'accord parfois on a des désaccords mais on les gère ensemble donc se posera à la question après les prochaines élections sénatoriales de savoir les conditions dans lesquelles on travaille mais il y aura et je suis tout à fait confiant sur le fait qu'il y aura toujours une majorité sénatoriale et je suis convaincu qu'elle sortira renforcer à l'issue de ces prochains jours vous entendez les bruits sur la manière dont ça peut se passer en automne je rappelle les propos de Gérard Larcher qui parlaient de risque d'accidentologie et donc qui avait une sorte de menace de censure Olivier Marleix aussi à menacé de censure est-ce que vous êtes en accord avec cette stratégie de la ligne rouge et de la masse permanente moi je suis sénateur je suis pas député donc je vais pas me mêler de ce qui se passe à l'Assemblée nationale mais j'aimerais être sûr de savoir qui peut organiser quelque chose à l'Assemblée nationale vous citez des noms j'aimerais être sûr que s'ils s'emporte l'adhésion de l'ensemble de leur au moment des repères en mesure de de porter une notion de censure et de la faire passer de leur plein gré c'est ça il y a pas de direction particulière en fait oui il y a une réunion hier soir à Renaissance si on veut éviter l'immobilisme est-ce que vous avez vous pensez qu'il faut un accord de coalition avec Renaissance ça peut en effet une question sur la liste de excusez-moi pardon j'étais parti sur autre chose il y avait une question qui se posait sur votre liste la seconde place est-ce que elle sera dévolue à la présidente du MoDem 92 Isabelle Floren qui n'est autre que la fille du sénateur Jean-Marie vend Laurent Berger elle a été députée et c'est quelqu'un qui qui mène une carrière dans les Hauts-de-Seine on se connaît depuis longtemps et effectivement quelque chose me dit qu'il est pas impossible qu'elle finisse par travailler avec moi sur cette donc c'est validé déjà ça j'espère que le tête de liste pourra être élu si on peut en faire deux ou davantage et pour votre quand on est candidat on espère au mieux et pour votre groupe le plus [Applaudissements] de chance au club des territoires
Hervé Marseille