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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 11 septembre 2025 21 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéEurope & internationalSolidarités & famille

"La politique d’aujourd’hui est moche" regrette Jean-Pierre Raffarin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous vous dites de ces manifestations et de la stratégie de la France insoumise ?

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous voyez un chemin pour Sébastien Lecornu ?

  • 6:30OuverteRéponse directe

    Comment voyez-vous la situation politique actuelle sans majorité ?

  • 8:30OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que 2027 permettra une clarification avec un fait majoritaire ?

  • 10:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que la dissolution aujourd'hui servirait à quelque chose ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:30Jean-Pierre RaffarinFait
    « La 5e République, c'est le fait majoritaire. »
  • 9:00Jean-Pierre RaffarinFait
    « 2022 n'a pas été une vraie campagne présidentielle avec une vraie clarification. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

manifestant là, elle n'aime pas se faire mouiller. Jean-Pierre Rafarin nous a rejoint. Bonsoir à vous, ancien premier ministre.

Bonsoir. Bonsoir à tous. Quand vous voyez ce qui s'est passé aujourd'hui, donc 175000 personnes, ce n'est pas énorme des incidents ici ou là, notamment en région, beaucoup de choses qui se sont déroulées en région.

Qu'est-ce que vous vous dites que ces missions accomplies pour la France insoumise ? Je pense que la stratégie de la France a soumise qui est de construire finalement une République du désordre qui n'est plus République et qui parce qu'au fond aujourd'hui sont des adversaires de la République qu'on voit développer une extrême violence. Les effectifs, c'est une chose, je crois rejoint André Valini qui disait que c'était pas une des manifestations énormes et mais en revanche c'est la violence qui augmente à chaque à chaque étape.

Et c'est et cette violence, elle est quand même extrêmement préoccupante parce que elle elle est contre la République. Au fond, on peut avoir des dans une République, on peut avoir des idées différentes, on peut avoir des projets différents, enfin mais être obligé de faire des incendies, obligé de de mettre sur tous les murs à morce, amort cela, c'est quelque chose d'assez terrible. Et on voit bien que il y a aujourd'hui un adversaire de la République, c'est la radicalisation.

Parce qu'au fond la République malgré tout c'est rechercher un peu le rassemblement et je vois partout des tensions qui sont créées. Regardez combien de fois maintenant dans les médias on entend ça fait 40 ans qu'on a rien fait dans ce pays. Mais est-ce qu'on connaissait Marseille il y a 40 ans ?

Est-ce que vous avez vu Toulouse ? Est-ce que vous avez vu Bordeaux en 40 ans ? Ils ont changé.

On a fait beaucoup de choses. Ça a été fait beaucoup de choses. Et ce qui a été fait, ça a pas été fait par une classe politique.

Ça a été fait par les Français. Monsieur Mitteran, il bat monsieur Jiscard destin quand il fait la retraite à 60 ans. Il a des députés qui votent sa retraite.

C'est l'ensemble du pays qui vote ça. Les Français, s'ils avaient pas voulu ça, ils auraient voté Giscar. Et je me souviens d'un certain nombre de moi j'avais une majorité énorme.

Tout ce que j'ai pu faire c'est avec un président qui a été élu avec des députés qui ont été élus dans chacune des circonscriptions et avec un premier ministre qui avait une responsabilité. Donc au fond c'est le pays a fait un certain nombre de choix. Respectons le choix des uns et des autres.

Et donc vouloir faire ce procès, y compris le procès sur le passé en permanence en accusant tout le monde cherchant des bouc émissaires en partie. J'ai bien aimé ce qu'a dit Édouard Philippe hier. On cherche des bou des messirè aujourd'hui comme finalement dans tout système qui un moment ou un autre tourne au fascisme.

Donc la situation est très grave non pas par cette manifestation mais par la violence qu'il y a aujourd'hui au cœur de la République et au cœur de l'Assemblée nationale au cœur de l'Assemblée et attisé et applaudit par les des élus de la République. C'est ça aussi qui a changé avec le temps effectivement responsabilité d'élus qui naturellement aujourd'hui n'assument pas leur devoir de représentation des Français et de la France. Jean le jeune une question.

Vous avez dit j'avais une majorité énorme. C'est vrai que quand on se souvient de la situation dans laquelle vous devenez premier ministre en 2002, ça paraît une époque complètement révolue. J'ai une question puisqu'on a un nouveau premier ministre depuis hier.

Est-ce que vous voyez une un chemin pour Sébastien Lecornu ? Est-ce que vous imaginez qu'il y a une solution pour lui ? La dernière fois qu'on s'est vu, c'était d'ailleurs ici, on avait, je pense que c'était juste après la nomination de Michel Barnier euh et vous saviez comment il allait manœuvrer.

Est-ce que là vous voyez un chemin pour lui ? Est-ce qu'il peut s'en sortir ? C'est c'est très difficile.

Bien d'abord, je dirais en tant que républicain, je respecte les institutions. Le président a la responsabilité de nommer un premier ministre. Il nomme quelqu'un qui a sa confiance.

On peut on peut juger, on est pour, on est contre, mais on respecte une fa et donc moi, je veux respecter la capacité qu'il peut avoir à trouver une solution. Je suis en effet comme tous les Français très sceptiques. On n pas de majorité.

La 5e République, c'est le fait majoritaire. Le fait majoritaire, il est issu de l'élection présidentielle où au second tour, il y en a forcément un sur les deux qui a la majorité. Et donc aujourd'hui, il y a pas de majorité à l'Élysée, il y a pas de majorité à Matignon, il y a pas de majorité à l'assemblée.

Donc on est dans certaines formes de désordre. Alors peut-être qu'un jour on pourrait changer passer à la proportionnelle, je suis pas favorable mais il faudrait changer le système. Aujourd'hui, c'est le fait majoritaire et le fait majoritaire, il n'existe pas.

Donc jusqu'à la prochaine élection présidentielle dans 18 mois, il faut trouver le moyen de passer cette période en perdant le moins de temps possible. Donc sans ce qu'il va falloir faire, c'est d'essayer de trouver des mesures socialistes, des mesures euh LR, un certain nombre de choses pour essayer de faire un budget acceptable en essayant de faire en sorte que chaque chacun renonce à quelque chose et en même temps défend quelque chose. Donc c'est très difficile mais c'est la voix qui est choisie.

Je je suis naturellement comme tous inquiet mais je ne veux pas condamner le premier ministre avant qu'il pè Écoutons d'ailleurs Sébastien le cornu parce que c'est deux scènes très fortes qu'il y a eu aujourd'hui ces manifestations et cette passation de pouvoir entre François Baou et Sébastien Neur Cornu dans la cour de Matignon que vous connaissez bien Jean-Pierre Rafarin. Écoutez ce qu'il a dit lorsqu'il a pris la parole le nouveau premier ministre. C'est dire aux françaises et aux français qu'on va y arriver parce qu'au fond, vous venez de le dire, il n'y a pas de chemin impossible.

Il faut qu'on arrive à mettre fin au fond à ce double décalage. Le décalage entre la situation politique et le décalage avec ce qu'attendent légitimement nos concitoyens et nos concitoyens pour leur vie quotidienne, pour la situation économique et sociale, leur sécurité. Et bref, ce pourquoi évidemment nous sommes missionnés et ce décalage entre la vie politique du pays et la vie réelle devient préoccupante et pas que celle que pas que pour celles et ceux qui gouvernent, pardonnez-moi, mais pour l'ensemble de la classe politique dans son intégralité.

Et puis comme ministre des armées sortant, ce décalage entre la vie politique intérieure et la géopolitique globale, on l'a encore vu ces dernières heures. On ne pourra pas continuer ce décalage éternellement parce qu'évidemment il nous rattrapera. Très intéressant Jean-Pierre Rafarin ce que dit Sébastien Lecornu.

Il constate ce décalage entre la vie politique et la vie quotidienne des Français et le décalage c'est un trou, c'est un gouffre béant. Est-ce que il y a un moyen de le raptisser ? Ben, ce sera très difficile.

Nous sommes dans une sorte de cours de récréation hélas avec de la violence en plus. Et au fond, il y a pas de leader capable d'agir. Parce qu'au fond, le président de la République dans nos institutions, il a la légitimité mais il a aussi au Parlement une majorité qui lui donne la puissance de l'action.

Aujourd'hui, nous n'avons pas de puissance. C'est-à-dire qu'on est dans un pays qui n'a pas aujourd'hui de quille pour trouver sa propre stabilité. Chacun défend ses idées, chacun se dit majoritaire, chacun se dit solideur.

En fait, il y a pas d'arbitre. Le président de la République, il est aujourd'hui en situation fragile parce qu'il a pas de majorité. En plus, comme il n'est pas candidat, il ne peut pas être candidat, il n'a pas le pronostic d'avenir qui donne un peu d'autorité dans notre vie politique.

Et donc aujourd'hui, ce qui devrait être laquille du pays n'est pas vraiment laquille du pays. Et donc le bateau aujourd'hui va à gauche et à droite, à Bab Tribor. André Valéini, peut-être une question à Jean-Pierre Far avant qu'on écoute à nouveau monsieur le cornu.

Une question non mais comment dire une émotion euh sans employé de grand mot en écoutant Jean-Pierre Afarin. C'est la nostalgie qui m'envahit la nostalgie justement de ce cette législature 2002-2007. Vous étiez premier ministre, j'étais député de l'opposition.

Les choses étaient plus simples, plus claires. Il y avait une majorité, une opposition, il y avait l'UMP et puis il y avait le PS et le Parti communiste. Aujourd'hui, avec la la l'assemblée éclatée que l'on connaît, il n'y a plus de majorité.

On l'a dit. Et je ne sais pas comment Sébastien Lecnu va pouvoir faire passer son budget parce que les positions se sont tellement radicalisées à gauche et au Rassemblement national que même si le Cornu essaie de négocier, je ne vois pas comment il va pouvoir obtenir la neutralité du RN d'un côté et la neutralité des socialistes de l'autre. Ça va être très compliqué hein.

Jean-Pierre Farin déficit de majorité c'est là le problème que nous avons et donc ça c'est sûr qu'il y a le problème de cette à cause d'une dissolution. Cette dissolution, elle est faite pourquoi ? Elle est faite principalement pour que le président élu, quand il a pas de majorité demande aux Français de confirmer leur vote et de faire en sorte que une jour de victoire, les gens donnent une majorité au président.

Et là, on a fait une solution un jour de défaite. Ils ont confirmé la défaite. Et donc euh là, ça c'est une c'est une erreur.

Le président, je veux pas lui mettre toutes les erreurs parce que le président fait des choses positives. Donc il y a des choses bien, il y a des choses là, c'est c'est c'est sur ce sujet-là, c'est clair que que c'est une erreur et c'est une erreur qui affecte la situation d'aujourd'hui et que nous retrouverons si nous la retrouvons ce que je souhaite à un moment ou un autre avec une majorité. Et ce qui n'est pas souhaité, c'est que ça soit la rue qui qui conduise à tout ça.

Parce que il y a un moment ou un autre, la les Français de la France silencieuse, ils en auront marre du désordre. Ils en ont Non, mais ils auront marre du désordre et un jour vous verrez une manifestation pour l'ordre. Vous verrez une mobilisation pour les pour que pour la fin de la Chiannie.

Nous avons déjà connu ça après 68. Donc il y a un moment où le où le pays et donc c'est très c'est très dangereux. C'est oui, mais c'est très dangereux parce qu'il y a un moment où le le peuple va demander autre chose que la pagaille et le désordre.

Et donc ça, je pense que c'est très important qu'on mesure bien aujourd'hui qu'il y a une France silencieuse qui souffre de tout ça parce que cette manifestation d'aujourd'hui bloquons tout. Ça conduit à quoi ? Ça conduit à des dépenses supplémentaires, ça conduit à des à des difficultés sociales, ça conduit à des tensions.

Aujourd'hui vraiment le grand sujet qui est c'est la bataille entre radicalisation, je fais de l'adversaire un ennemi et puis rassemblement. J'essaie de négocier avec les uns les autres. La République, c'est le vivre ensemble.

Le vivre ensemble, ça a été inventé. Pourquoi ? Ça a été inventé pour que les gens se battent pas.

Et la politique quand elle est critiquée, elle doit d'abord se sentir concernée. C'est si la quand le cheval trébuche, c'est le cavalier qui est responsable. Donc la politique, les hommes politiques doivent d'abord se dire si la politique est mal aimée, c'est notre faute.

Mais se dire aussi qu'il y a pas de démocratie sans une politique respectée. Écoutons juste Jordan Bardella parce que le Rassemblement national pour l'instant a dit qu'il y aurait pas de censure systématique du gouvernement de messieur le cornu mais bien sûr le RN attend de voir ce qui va se passer concrètement. On écoute monsieur Bardella.

Je crois qu'il est à la tête d'un d'un bail très précaire. Le président de la République par cette nomination a fait, je crois le choix en nommant l'un de ses plus proches amis, l'un de ses plus fidèles ministres, l'un de ses plus fidèles militants, fait le choix une fois de plus de marcher sur la volonté des Français et l'expression populaire à l'occasion des dernières élections européennes et législatives. Moi, je viens de dire une chose extrêmement simple.

Nous sommes à la tête du premier groupe à l'Assemblée nationale. Soit il y a rupture, soit il y aura censure. Nous avons toujours été fidèle à nos principes, celui de ne pas censurer a priori et d'écouter le discours de politique générale et d'écouter les orientations sans illusion qui sont celles du premier ministre nommé par le président de la République.

Je n'ai aucune illusion. Est-ce que Jean-Pierre Varin vient d'entendre Jordan Bardella, Sébastien Lecornu a dit qu'il allait porter une rupture ? Est-ce qu'il est capable concrètement de la mettre en œuvre alors que depuis 8 ans il est un proche d'Emmanuel Macron ?

Je le crois parce que être proche c'est pas forcément une faute. La loyauté n'est pas un défaut. Si le président de la République veut des ruptures, le Premier ministre les engagera.

Mais premier ministre loyal, c'est ce qu'il y a de mieux dans la 5e République. Il travaille pour son président. Tout le problème est que le président donne les bonnes orientations.

Donc je crois que la loyauté, ça a jamais été un défaut. Et d'être proche du président, ça plutôt une qualité. Et je vais vous dire au quotidien, c'est plutôt un avantage parce que la bataille entre les deux maisons est quelque chose qu'il faut éviter tous les jours.

Donc c'est pas un handicap. Tout le problème c'est la ligne politique qu'on suit. Et donc est-ce qu'on veut qu'il y ait un jour un vote avec des socialistes, un autre jour un vote avec le RN ? parce qu'il va falloir faire un peu de de bricolage qui quand même qui est pas qui est pas la ce qu'il y a de plus génial dans la politique mais il y a aujourd'hui la gravité de la dette, la gravité de la tension extérieure et vous savez on l'a déjà dit ici mais pour moi la guerre et la violence comme ça sont des sœurs jumelles.

Et donc il faut faire attention parce qu'on est en train de rendre la guerre acceptable, on est en train de rendre la violence acceptable et c'est acceptabilité de la guerre qui dans ma génération on avait jamais pensé que ça arriverait. Et aujourd'hui, on voit que la guerre est de retour en Europe et que la violence à nouveau apparaît comme une solution des conflits. Non, la solution des conflits la violence.

La consci, c'est l'échange et donc c'est la politique mais la belle politique et aujourd'hui elle est plutôt moche. H Jeffre le jeûne avec ce que vient de dire monsieur Rafarin sur la politique d'aujourd'hui qui est moche. Tout à l'heure, vous avez donné comme cap, comme horizon pour que notre regard retrouve un peu d'espoir. 2027 comme la grande clarification qui permettra de retrouver un fait majoritaire.

Est-ce qu'on en est sûr de ça ? Est-ce que vous pensez pas que cette prise parce que mine de rien, on en est on est dans cette situation parce que 2022 n'a pas été une vraie campagne présidentielle avec une vraie clarification. On a peut-être même été un peu comment dire dépossédé de ce débat, de ce grand débat.

Est-ce que vous pensez que 2027 c'est forcément une élection qui tranchera les grands sujets ? Je pense je pense que au fond les Français ils voient tout ça et la France d'un peuple intelligent. Ils sont en train de comprendre tout ce qui est en train de se passer.

Donc il y a de la colère, il y a de la protestation, mais ils vont comprendre aussi qu'il va falloir trouver un moment ou un autre des portes de sortie. Et des portes de sortie, c'est un fait majoritaire, c'est-à-dire qui doit gouverner une majorité de Français, pas une minorité. Vous le disiez tout à l'heure, le le la cavalcade des minorités aujourd'hui, c'est ce qui est notre paralysie.

Il faut une majorité et la majorité, ça se fait avec un président. Et je crois que les Français au lendemain d'une présidentielle donneront au président qu'ils auront élu justement une majorité parce que je crois qu'il y a là une cohérence, une intelligence de la politique. Les Français sont passionnés de politiques, ils sont très contre la politique, ils sont ils détestent la politique mais ils veulent voir la politique en permanence. regardez les audiences de vos chaînes combien tout tout ça monte parce qu'en fait les Français aiment ça malgré leur révolte et malgré leur protestation et je crois qu'ils suivront un peu les leçons qu'ils auront tirées de cette élection c'est-à-dire qu'il faut un patron une kille et qu'il faut derrière un rassemblement pour soutenir parceon ne gouverne pas seul Mitteran disait à propos de go l'exercice solitaire du pouvoir on voit que l'exercice solitaire du pouvoir ça ne marche pas aujourd'hui.

Il faut il faut une majorité à l'assemblée. Il il faut dans le pays des soutiens. Dès qu'avec Jacques Chirac, il y avait des petits problèmes d'opinion publique et tout ça.

Chirak, il allait au cent de l'agriculture, il se montrait dans les français, il se montrait tout ça, il allait montrer qu'il avait un soutien populaire pour lui. On a besoin du soutien populaire et donc on a besoin qu'un qu'un patron le soit soutenu et soit soutenu par une majorité parce qu'au fond aujourd'hui ce désordre c'est souvent parce que tout le monde se croit maître de la situation et que en fait personne n'a de véritablement de puissance pour maîtriser la situation. André Vanini ?

Oui, je suis d'accord avec Geoffroid le jeûne et Jean-Pierre Affarin. Jeffroidis quand il a dit qu'en 2022, l'élection a été plus ou moins détourné, enfin, il y a eu le le la guerre en Ukraine qui a été déclarée quelques quelques mois avant et c'est vrai qu'il n'a pas eu vraiment de campagne, que le président Macron n'a pas vraiment fait campagne, contrairement à 2017. Et là où je suis d'accord aussi avec Jean-Pierre Affarin, c'est que je pense qu'en 2027, ce sera comme en 2017, il y aura un président élu, un nouveau président ou une présidente et qu'il aura une majorité derrière lui parce que ce serait une espèce de reset pour employer un mot anglais qui permettra aux Français de dire vraiment ce qu'ils veulent.

Et c'est pour ça que je suis contre la démission du président, non seulement parce qu'il faut respecter les institutions et le rythme le rythme des institutions, mais parce que une démission d'Emmanuel Macron provoquerait une présidentielle baclée trop rapide pour avoir le temps d'avoir un vrai débat euh nécessaire au choix des Français. Mais ça veut dire Jean-Pierre Affarin que c'est 2 ans de perdu dès qu'il y a les 2 ans qui arrivent et ces 2 ans où le pays restera à l'arrêt, je crois que votera des budgets minimum. Mais comme comment voulez-vous euh ne pas être à l'arrêt quand vous n avez pas de majorité pour agir ?

Donc au fond euh c'est Jean-Paul Sart, c'est l'homme n'a pas de main. Donc à partir du moment vous avez pas de main, faut pas agir. D'accord.

Mais la dissolution ne servirait à rien si elle survenait aujourd'hui. Moi je je ne sais pas quel serait le résultat si les Français qui décideraient mais je pense qu'à priori à à quelques années quelques mois maintenant de la présidentielle, je pense qu'on aura plus de dispersion encore qu'aujourd'hui. Le fond de l'affaire, vous savez en politique c'est toujours l'avenir qui compte.

Les gens se passionnent pour l'avenir. Moi je me souviens quand j'étais nommé premier ministre, beaucoup de gens s'intéressaient plus à moi parce que je voulais pas être président. J'avais pas envie d'être président.

Mais on s'intéresse toujours à un de plus un qu'est-ce que vous allez devenir ? Donc vous allez donc vous on cherche le poste à venir. Donc un président qui n'est plus candidat, il est plus beaucoup acteur.

Il a certes des pouvoirs institutionnels, mais il est pas dans le paysage aujourd'hui. Maintenant c'est en train de se poser la question est-ce que Rotayou va décoller ? comment il va s'entendre avec Édouard Philippe et qu'est-ce que va faire Olivier Fort et Gluxman et c'est Crodida et et le Front National est-ce que c'est Marine ?

Est-ce que c'est Bardella ? Donc tout le monde est dans les questions de la présidentielle. La présidentielle elle est dans le paysage aujourd'hui.

Donc hélas c'est d'une certaine manière ça qui va nous dévorer un peu et si on fait des législatives avec tout ça, à mon avis ça va conduire plus à la dispersion qu'au rassemblement. C'est parce que naturellement la présidentielle elle a elle a cette règle que deux candidats au second tour et que la présidentielle nourrit nécessairement une euh une majorité. Mais moi, je suis comme monsieur Vini, je trouve que euh tout cette cette mesure qui a été lancée par LFI pour destituer le président, ce n'est pas républicain.

Aujourd'hui, pas plus que la violence aujourd'hui dans la rue est républicaine. Je pense qu'un jour la force et l'ordre républicain devra se faire entendre globalement et en rassemblement. Jean-Pierre Afarin, vous restez avec nous sur ces news.

On salue nos auditeurs d'Européens qui rejoignent tout de suite Pierre de Villau. Et nous, on va terminer par euh un petit tour sur le terrain, place de la République, visiblement, c'est beaucoup plus calme. Euh les derniers manifestants sont-ils partis ?

Euh on a notre envoyé spécial. Expliquez-nous. Oui, Laurence, la situation est beaucoup plus calme.

En partie d à une pluie qu'il y a eu tout à l'heure, il y a à peu près une demi-heure. Il y a beaucoup de manifestants qui sont partis. Là, il y a quelques minutes, les slogans reprenaient à peine, mais on sent que voilà, la foule se disperse un tout petit peu.

Il y a encore beaucoup de drapeaux palestiniens et puis surtout, il y a encore ces tags qui eux resteront. Je peux vous les lire, vous les voyez sûrement sur l'image. Par exemple, il y a écrit le cornu à ton tour, Macron décapitation, mort de Tsal écrit en anglais, Akab.

Euh voilà des slogans free Palestine, des slogans aussi free Congo. Euh il y a plein voilà, on entend aussi les slogans qui reprennent au fur et à mesure. La situation semble pour l'instant euh un petit peu figée et avec un retour au calme pour euh pour l'instant.

Merci beaucoup pour ces précisions Jean-Pierre Rafin. On a eu plusieurs témoignages aussi de gens qui avaient tout simplement le drapeau français et qui se sont fait sortir avec violence de ces cortèges. Ça c'est quand même un style terrible.

C'est un style terrible et je ne vois pas vraiment pourquoi il y a cette présentation systématique du drapeau palestinien. C'est une cause, une cause que je respecte, une cause sur laquelle on peut discuter, mais je vois dans ces manifestations là, c'est un c'est une thématique politique, c'est-à-dire c'est une utilisation d'un drame terrible dans une attitude politicienne. Donc je suis quand même très déçu par des personnalités comme Jean-Luc Mélenchon.

J'ai toujours été en désaccord avec lui mais il fut un temps quand je me souviens qu'il était ministre Josepin où il avait des attitudes républicaines. On pouvait je me souviens dans Montpitou il était venu inaugurer un lycée. On avait fait les choses de manière très républicaine ensemble pour pour l'éducation.

Et donc quand je vois ces attitudes aujourd'hui un d'une part le drapeau français qui est qui qui est bafoué et deux d'autre part de de voir que la violence n'est pas maîtrisée et qu'on a été encouragé. Vous avez vu ces slogans qu'on voit apparaître maintenant sur les bâtiments publics. Tout ça, c'est du déshonneur qu'il y a derrière tout ça.

Et il y a un moment ou un autre où la colère sera du côté de l'honneur. Hm hm. Espérons qu'elle ne s'exprime pas de façon violente.

Évidemment la couleur du peuple de France. Un tout petit mot de l'international, vous l'avez dit, la guerre est à nos portes. Est-ce que la France est dans une situation compliquée vis-à-vis aujourd'hui de la Russie de Poutine ?

Bah bien sûr, puisque c'est un adversaire important. Vous savez, dans dans cette affaire, on est très préoccupé par cette agression de l'Ukraine. Certes, c'est le peuple ukrainien qui est la première victime.

Faut pas se tromper non plus hein, il faut penser au peuple ukrainien. Mais ensuite, c'est la construction européenne qui est dans cette affaire. Et ce qui est en en danger, c'est est-ce que les États-Unis n'ont pas intérêt que cette guerre dure ?

Est-ce que la Russie n'a pas intérêt à c Et-ce que la Chine n'a pas intérêt que cette guerre dure ? Et donc cette guerre là, elle fait l'affaire de beaucoup de gens, sauf de l'Europe et sauf de la France. Donc espérons que cette nouvelle donne qui a été créée il y a quelques semaines entre l'Allemagne et la France puisse permettre de dégager une stratégie de puissance.

L'Europe a été construite sur une idée, le marché intérieur, non pas d'être une puissance politique, mais d'être un marché économique. Aujourd'hui, nous sommes dans un monde où c'est la politique qui l'emporte, où c'est le rapport de force. La force avance, le droit recule et donc il faut que nous soyons forts.

S'il y a cette entente stratégique entre la France et l'Allemagne, je pense qu'on peut avoir là quelque chose qui rassemble sur la force et la puissance. Merci beaucoup Jean-Pierre Rafarin d'être venu ce soir sur C News dans Punchline.

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