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Podcast / conversationHugoDécrypte (sur YouTube)· 29 mars 2024 11 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsEurope & internationalNumérique

La nouvelle menace sur la France, la riposte du gouvernement

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    « la branche afghane de l'état islamique, donc le groupe Etat islamique au Khorasan, le IK, qui a revendiqué l'attaque »
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    « Emmanuel Macron a expliqué que cette branche de l'état islamique impliquée dans l'attentat en Russie avait déjà mené à plusieurs tentatives d'attentat en France ces derniers mois »
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    « depuis le début de l'année 2024, ces deux projets d'attentat qui ont déjà été déjoués en France et 45 projets qui ont été déjoués depuis 2017 selon le Premier ministre Gabriel Attal »
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    « la menace terroriste est très élevée et la France, je cite, déjoue des attentats quasiment tous les mois »
  • 3:27PrésentateurFait
    « l'État islamique est capable désormais de pouvoir enclencher des attentats à distance »
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    « Une vidéo de décapitation a, par exemple, été envoyée à des milliers de lycéens »

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Présentateur

L'alerte urgence attentat a été déclenchée il y a bientôt une semaine en France suite à l'attentat à Moscou et alors que des menaces à caractère terroriste ont ciblé des établissements scolaires ces derniers jours. Mais alors quel est l'état de la menace terroriste en France aujourd'hui ? Faut-il s'en inquiéter à l'approche notamment des Jeux Olympiques à Paris ? Salut c'est Hugo, j'espère que vous allez bien. Pas le sujet le plus joyeux aujourd'hui, j'en suis conscient, mais ça me semble important à traiter et à voir donc tout cela ensemble. Vendredi dernier, un attentat dans une salle de concert à Moscou en Russie a fait au moins 137 morts et plus de 150 blessés.

L'attaque a rapidement été revendiquée par le groupe djihadiste Etat islamique et la Russie persiste de son côté à y faire aussi un lien avec des potentiels nationalistes ukrainiens. Et plus précisément en fait c'est la branche afghane de l'état islamique, donc le groupe Etat islamique au Khorasan, le IK, qui a revendiqué l'attaque et qui est donc actuellement soupçonné. Alors suite à cela, je le disais, le Premier ministre Gabriel Attal a annoncé dimanche soir dernier, donc il y a quasiment une semaine, vouloir rehausser le plan Vigipirate en France à son niveau le plus élevé pour le passer donc en urgence attentat.

C'est un niveau qui permet tout simplement la mobilisation de mesures exceptionnelles contraignantes. Et par exemple, une mobilisation supplémentaire du côté de la police, ça avait déjà été mis en place notamment après le meurtre du professeur Dominique Bernard à Arras en octobre dernier, avant d'être rétrogradé au niveau 2 au mois de janvier 2024. En fait, Emmanuel Macron a expliqué que cette branche de l'état islamique impliquée dans l'attentat en Russie avait déjà mené à plusieurs tentatives d'attentat en France ces derniers mois.

Il y a donc la crainte en quelque sorte d'un effet d'imitation qui pourrait pousser d'autres terroristes à passer à leur tour à l'acte et à mener donc des attentats en France et en Europe. D'ailleurs, depuis le début de l'année 2024, ces deux projets d'attentat qui ont déjà été déjoués en France et 45 projets qui ont été déjoués depuis 2017 selon le Premier ministre Gabriel Attal. Par ailleurs, d'après le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, la menace terroriste est très élevée et la France, je cite, déjoue des attentats quasiment tous les mois.

Enfin, parmi les derniers éléments de contexte, début mars, Céline Berton, qui est la directrice générale de la DGSI, donc le service de renseignement intérieur français chargé de la sécurité nationale, Eh bien, Céline Berton indiquait devant la commission des lois du Sénat qu'une menace terroriste est à la hausse depuis maintenant plus d'un an. Et donc, pourquoi, eh bien, un tel regain de tensions et de menaces potentielles ? On a parlé de l'attaque à Moscou et de cet effet ou de cette crainte d'un effet d'imitation. On peut aussi parler de l'actualité internationale.

En effet, selon Nicolas Lerner, par exemple, qui est le patron de la DGSI, qui était interrogé en fin d'année par le journal Le Monde, la guerre et la situation actuelle à Gaza, par exemple, a indéniablement des conséquences directes sur la menace en France, la France étant perçue, selon lui, comme, je cite, « la complice inconditionnelle d'Israël ». Et ça illustre un sujet plus large, le fait que ces menaces d'attentat peuvent être liées à des sujets d'actualité. Par exemple, en septembre dernier, c'est le groupe Al-Qaïda qui avait menacé la France peu de temps après l'interdiction de l'Abbaya, donc de cette tenue dans les écoles.

Et donc, concrètement, aujourd'hui, de quel risque ou de quelle menace parle-t-on ? Eh bien, ce lundi, Gérald Darmanin expliquait aux 20h de France 2 que la menace terroriste était à nouveau exogène. Ça veut dire, donc, qu'elle provient de l'extérieur du pays. En effet, selon lui, je cite, « l'État islamique est capable désormais de pouvoir enclencher des attentats à distance. » Des gens à l'extérieur du pays, donc, sont donc capables de donner des ordres à des gens qui sont à l'intérieur du pays pour ensuite passer à l'acte.

Mais cela dit, il faut tout de même noter qu'il y a aussi toujours une menace endogène, donc une menace qui provient, entre guillemets, uniquement de l'intérieur du pays ciblé, et donc ici, de la France. Les personnes derrière ces attaques, ça peut être, par exemple, des terroristes qui seraient sortis de prison. Cette menace, par contre, elle est en l'occurrence alimentée aussi par des contenus sur les réseaux sociaux, et qui, dans certains cas, donc, ici, peuvent être publiés depuis l'étranger. Alors, dans la situation actuelle, il y a particulièrement deux défis majeurs auxquels le gouvernement fait face.

Le premier, on en a beaucoup parlé cette semaine, c'est ces menaces terroristes qui visent des établissements scolaires en France. Depuis le milieu de la semaine dernière, c'est plus de 150 établissements situés dans près de 20 académies au total, qui ont été visés par des menaces d'attentat, selon le ministère de l'Éducation nationale. Une vidéo de décapitation a, par exemple, été envoyée à des milliers de lycéens. Ces messages sont ensuite partagés aux jeunes et à leurs parents, donc, à travers les ENT, donc, ces espaces numériques de travail qui permettent notamment aux professeurs et aux élèves et aux parents de pouvoir communiquer entre eux.

C'est ces ENT, donc, qui ont été pas mal piratés. Et d'ailleurs, un jeune homme de 17 ans a été interpellé dans cette affaire ce jeudi et placé en garde à vue. On verra donc ce qu'il en est. Il est soupçonné d'être à l'origine de plusieurs messages de menaces d'attentat sur ces ENT. Sur ce sujet, en tout cas, la ministre de l'Éducation nationale, Nicole Belloubet, a annoncé ce jeudi la suspension à titre préventif de tous les ENT. Par ailleurs, elle a aussi annoncé ce vendredi le déploiement d'une force mobile scolaire. Une force, donc, qui serait capable d'assurer ou de participer, eh bien, à la sécurité physique dans les établissements qui seraient en difficulté.

Concrètement, ce serait une vingtaine d'agents de l'Éducation nationale. Et c'est un projet qui serait plutôt pour la rentrée 2024, toujours selon la ministre. Le deuxième défi qu'on peut noter, c'est évidemment les Jeux Olympiques de Paris qui auront lieu cet été. Là-dessus, pour la DGS6, ça ne fait aucun doute. C'est le genre d'événement, eh bien, qui est particulièrement sensible. D'ailleurs, on peut noter que le nombre de spectateurs pour la cérémonie d'ouverture qui est prévue le 26 juillet, le long de la Seine à Paris, a été récemment revu à la baisse, passant de plus d'un million de spectateurs à 300 000 personnes environ.

Mais selon Gérald Darmanin, les forces de l'ordre et les services de renseignement seront prêts pour assurer la sécurité. Gabriel Attal a par ailleurs annoncé que 4 000 militaires supplémentaires sont placés en alerte, en plus des 3 000 qui sont déjà déployés dans le cadre de l'opération Sentinelle. L'opération Sentinelle, c'est donc cette opération qui vise à renforcer la sécurité intérieure après les attentats de 2015. Enfin, dernier élément sur ce sujet, on peut noter que la France a sollicité 46 partenaires étrangers, donc 46 pays étrangers pour un peu plus de 2 000 soldats qui viendront en renfort pendant les Jeux Olympiques.

C'est une démarche classique, selon Gérald Darmanin, pour ce type d'événement. Et donc concrètement, il y aura une mobilisation aussi de forces de sécurité venant de pays étrangers pour donc assurer la sécurité lors de ces Jeux Olympiques. En tout cas, ça me paraissait assez important de faire un point sur la situation. Je vous mets des liens en description, si vous voulez en savoir plus. Je vous laisse avec Léa pour les actualités en bref, et je reviens juste après.

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Invité

Merci Hugo et bonjour à tous. On commence avec cette actu. La Cour internationale de justice, le principal organe judiciaire des Nations Unies, a ordonné ce jeudi à Israël d'assurer une aide humanitaire de toute urgence à la population civile à Gaza. Elle a notamment demandé à ce que le nombre des points de passage terrestre vers Gaza soit augmenté et qu'il soit maintenu ouvert, je cite, « aussi longtemps que nécessaire ». D'après l'ONU, la majorité des 2,4 millions de personnes qui vivent dans la bande de Gaza sont menacées de famine. A noter que les ordonnances de la Cour internationale de justice sont contraignantes, mais qu'elle n'a aucun moyen de les faire appliquer.

Deuxième actu, le ministère français des Armées a dénoncé ce jeudi un faux site internet qui reprend son logo officiel et qui prétend que la France a lancé une campagne de recrutement de soldats qui seront envoyés en Ukraine. Concrètement, ce site s'appelle « S'engager en Ukraine » et il est relayé sur les réseaux sociaux à travers une campagne de désinformation. La plateforme affirme que la France va former 200 000 soldats qui seront envoyés en Ukraine en échange de plusieurs avantages totalement faux, comme un salaire de 5 000 euros par mois et une prime d'un million d'euros à la famille en cas de décès.

Les visiteurs du site devaient également communiquer plusieurs informations personnelles, comme leur date de naissance, leur numéro de téléphone ou encore leur adresse mail. Le site est maintenant inaccessible. Troisième actu, l'association de protection des animaux One Voice va déposer plainte après la mort d'une orque au parc de Marineland d'Antibes, dans le sud de la France, pour mauvais traitement. C'est ce qu'a annoncé sa présidente ce jeudi sur France Info. Alors on ne connaît pas encore les raisons exactes du décès de l'animal, mais une expertise doit être effectuée dans les prochains jours. Il s'agit de la deuxième orque du zoo aquatique qui a décédé en 5 mois.

Il faut savoir qu'à partir de 2026, les spectacles d'orques et de dauphins seront interdits en France pour lutter contre la maltraitance animale. Les associations de défense des animaux militent donc depuis plusieurs mois pour que les orques restantes soient transférées vers un sanctuaire au Canada. De son côté, Marineland est accusée de vouloir envoyer ses animaux au Japon, qui est un pays moins protecteur et où les orques pourraient continuer à participer à des spectacles. Quatrième actu, toujours en France, le président du parti d'extrême droite reconquête, Éric Zemmour, a été condamné ce jeudi par la cour d'appel de Paris pour injure raciste.

Il avait qualifié d'insulte à la France le prénom de la journaliste Absatoussi lors de l'émission Les Terriens du dimanche diffusée sur C8 en 2018. La justice avait reconnu en janvier 2024 qu'Éric Zemmour était coupable d'insultes publiques en raison de l'origine, l'ethnie, la race, la nation ou la religion et lui avait infligé une amende de 4000 euros. La cour d'appel a confirmé cette décision, mais Éric Zemmour a annoncé qu'il allait porter l'affaire en cassation dans le but d'obtenir un nouvel examen du procès. Cinquième actu, Temu, un site chinois qui permet d'acheter en ligne des produits à très bas prix, propose d'offrir 100 euros à ses clients en échange de leurs données personnelles.

En fait, depuis quelques temps, l'application propose une offre appelée Cash Reward qui consiste à offrir à ses clients 100 euros, dont une partie par Paypal et une autre par coupon. Pour pouvoir en bénéficier, il faut notamment créer un compte avec son adresse mail et envoyer le lien de la page à une vingtaine de personnes.

Et il est écrit sur le site qu'en acceptant cette offre, l'utilisateur accepte, je cite, « l'utilisation et la publication de la photo, du nom, de l'image, de la voix, des opinions, des déclarations, des informations biographiques à des fins promotionnelles ou publicitaires dans tous les médias du monde entier, connus ou développés ultérieurement, à perpétuité, sans autre examen, notification, paiement ou contrepartie. » En d'autres termes, accepter cette offre revient à autoriser l'entreprise à exploiter vos données personnelles et à les partager à d'autres entreprises. De son côté, Temu assure aux médias anglais The Tab qu'il ne vendrait pas d'informations sur les utilisateurs.

Et on termine avec cette actu. L'Assemblée nationale a voté ce jeudi une loi visant à sanctionner la discrimination capillaire, notamment dans le milieu professionnel. On en a déjà parlé. Concrètement, l'objectif de cette loi, c'est de reconnaître et de sanctionner cette discrimination qui vise la coupe, la couleur, la longueur ou encore la texture des cheveux. Le texte vise notamment à empêcher des employeurs de contraindre leurs salariés à lisser leurs cheveux pour dissimuler leurs coupes afro ou cacher leurs dreadlocks. Le texte doit encore passer devant le Sénat avant d'être adopté. On suivra ça.

10:40
Présentateur

Merci beaucoup Léa pour ces actualités. En bref, ce week-end, on a une petite annonce à vous faire. Vous allez pouvoir la découvrir du coup directement sur notre compte Instagram. Le nom du compte, c'est Hugo Descripts, pour suivre tout ça ce week-end. Prenez soin de vous, prenez soin de nos proches. Et puis on se dit donc à lundi aussi pour le retour des actus. Merci.

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