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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 19 juin 2025 9 min

Sylvain Maillard, député Renaissance, est l'invité de la matinale de franceinfo

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Sylvain Mayard. Bonjour Alex Bouag. Lors du conclave sur les retraites, les partenaires sociaux alors qui étaient censés rendre leur conclusion mardi soir ont fait un un refus d'obstacle.

On devrait connaître leur conclusion mais lundi prochain ce retard c'est un mauvais signe. Ça veut dire qu'on s'éloigne de plus en plus d'un accord possible. Bah c'est toujours difficile quand il y a une négociation euh de terminer le dernier obstacle comme vous dites est toujours compliqué.

CZ encore y a matière à à tomber d'accord. Je reste confiant sur le fait que les uns et les autres cherchent une issue tout en rappelant la difficulté dans laquelle ils sont. C'est-à-dire qu'il faut maintenir des pensions de retraite à un niveau qui est attendu et qui est bien normal.

Mais si il faut les financer. Donc il y a pas forcément de recettes miracle. Nous nous le disons, il va falloir faire des efforts les uns et les autres.

Il faut que nous travaillons tous plus collectivement. Pas de facilité. On entend bien ça, mais c'est vrai que Patrick Martin euh le le patron du MEDDEF, c'est pas encore s'il participera à la prochaine réunion.

C'est quand même mauvais signe. Oui, le MEDDEF décidera de de ce qu'il veut faire. En tout cas, ce qui est certain, c'est que il faut que cette discussion aille jusqu'au bout, y compris si c'est un un échec pour bien montrer que tout a été exploré, que une solution a été enf ils ont cherché jusqu'au bout une solution.

Mais c'est difficile évidemment. Mais vous dites, vous parlez d'un éventuel échec. Ce serait l'échec de qui ?

Est-ce que ce serait l'échec des partenaires sociaux ou est-ce que ce serait l'échec de François Baïou ? Bah c'est sont les partenaires sociaux qui travaillent et ils essayent de trouver des solutions. Je note que enfin c'est la méthode Baou he de faire des grands rounds comme ça, de mettre tout sur la table des conclaves des congrès, des réunions.

Si à arrivé ça couche une souris, vous voyez bien que ce sera la méthode Bayron qui sera pointée du doigt. Je note que l'ensemble des syndicats euh salariés était euh dans la rue pour se dénoncer la retraite à 64 ans. Il y a une discussion ouverte à nouveau, comment faire pour financer ?

Ils amènent des solutions. Euh euh regardons si ces solutions permettent de financer. Nous disons que nous n'avons pas trouvé d'autres solutions.

On a travaillé pendant 2 ans, j'ai travaillé pendant 2 ans comme responsable de texte dessus. n'ont pas trouvé d'autres solutions que de travailler plus longtemps comme tous les autres européens parce que il y a une démographie qui n'est pas favorable parce que nous nous nous vivons plus longtemps, tant mieux mais ça veut dire que les partenaires sociaux qui étaient contre la réforme doivent amener des solutions et s'ils n'y arrivent pas bah c'est qu'un moment il faut aussi se résoudre à travailler un peu plus. Alors, ça coince aussi à l'Assemblée nationale.

On a le sentiment quand même que Gabriel Atal a subi mardi un camouflé avec l'adoption de la loi simplification de la vie économique alors qu'il avait été totalement détricoté. Votre patron he le patron de votre groupe appelé bah notamment ces troupes hein à rejeter le texte. H députés ont voté pour 14 se sont abstenus et le texte est passé.

Ça veut dire qu'il tient pas ses troupes en ce moment. Gabriel Atal, la difficulté, la grande difficulté dans laquelle on est, c'est qu'on avait un texte qui s'appelait projet de loi de simplification et à l'intérieur le Rassemblement national euh euh le Rassemblement national avec lié avec les LFI, on fait voter des choses incroyables comme la fin en tout cas pour nous qui sont inacceptables des zones à faible émission en tout cas dans les grandes villes. Je suis député parisien, je suis favorable à Paris qu'on maintienne une zone de à faible émission.

Et donc nous avons décidé, j'ai décidé moi aussi de voter contre ce texte vraiment à regret parce qu'il y a plein de choses qui qui étaient bien dans ce texte. Donc on va voir, il y aura une commission mixe par le texte reviendra à l'Assemblée nationale, mais je crois qu'un moment il faut savoir dire non et c'est ce que nous avons fait avec le le groupe Ensemble pour la République. Vous vous parliez des des euh zones à faible émission, hein.

Ce sont des zones qui permettent effectivement d'empêcher finalement les véhicules les plus polluants d'aller dans certains secteurs urbains. On a quand même le sentiment et c'est ce que dit aussi Emmanuel Macron, ben que l'Assemblée nationale est en train de détricoter un peu le bilan écologique de de du président de la République. Mais c'est pas une impression.

LFI allié avec le Rassemblement national cherchent à détricoter et faire en sorte que au fond l'écologie tout en disant qu'ils adorent l'écologie ne soit plus au cœur des politiques publiques que nous portons. Oui, il y a des politiques publiques difficiles sur lesquelles il faut plus d'accompagnements. Je crois qu' en tout cas sur les zones à faible émission, il y avait une unanimité des élus à faire entre autres que à Paris, à Lyon, on maintienne ces autres à faible émission et puis que dans les autres villes au fond les maires décident démocratiquement s'il vous voulez les maintenir oui ou non.

Là, ce que ce qui a fait voter RF euh le RN et LFI, c'est dire on interdit euh la même la possibilité d'avoir ces zones à faible émission. Donc, nous avons dit non. Euh sur la table, il y a également la loi euh PLM euh Paris-Lseille.

Euh vous êtes élu de Paris. Est-ce que d'abord changer les règles du scrutin parce que c'est c'est ce qui va se passer avec cette loi à quelques mois des municipales, ça ça a un côté quand même tripatouillage électoral. Est-ce que il y avait vraiment une urgence à à poser cette loi sur la table en ce moment ?

Ali Bouyagué, je l'ai écrit cette loi et donc je pense qu'il est essentiel qu'on puisse faire en sorte que comme dans n'importe quelle autre ville de France, il y ait un vote pour élire directement nos notre nos maires dans les trois villes Paris, Lyon et Marseille. 90 % des Parisiens, des Lyonnais, des Marseillais souhaitent queon puisse élire comme dans n'importe quelle autre ville. Alors, c'est pas tout à fait le même mode de scrutin parce qu'on a des arrondissements.

Donc, il y aura deux urnes, mais qui feront en sorte que quand vous choisissez euh une liste, c'est bien celui qui est qui est arrivé en tête qui devienne euh le le maire euh de la ville. Et puis c'est plus simple, tout simplement, vous votez pour ceux euh qui vont euh être vos maères. Et enfin, on fait une circonscription unique, c'est-à-dire que la voie, un Parisien égale une voix, un Lyonnais égale une voix, un Marseille égale une voix, c'est ça qui change.

Je crois que c'est c'est très attendu. Vous dites que c'est simple, mais il y a il y a une commission mixe paritaire mardi prochain, hein, c'est sep sénateurs, sep députés pour étudier le texte. Certains élus Horizon pourraient s'y époser.

Ça veut dire que le texte pourrait être rejeté. C'est c'est mal parti à ce cette commission mix paritaire, c'est sep députés, sep sénateurs. On y travaille, j'y travaille au quotidien pour pouvoir convaincre les uns les autres.

Moi je suis assez optimiste en fait sur ce texte. Je crois que il va pouvoir être mis en place dès les prochaines élections. Après, ça fait partie du chemin démocratique.

Il va en commission mix par terre et il reviendra à l'Assemblée nationale et nous déciderons avant l'été, j'espère avant la fin de la la session parlementaire d'un nouveau mode de scrutin et tant mieux. Euh un dernier mot sur ce qui se passe en ce moment en Iran. Israël est en train de décapiter euh le régime et Emmanuel Macron, il appelle pourtant en ce moment à la à la désescalade.

Le chancelier allemand Frederich Mers dit qu'Israël fait le sale boulot pour nous. Est-ce que euh la France est hypocrite ? Lui semble assumer.

Est-ce que la France finalement met la poussière sous le tapis ? Les deux ont raison. Oui.

Israël fait le sale boulot pour nous et Frédéric Mert a raison. Mais le président de la République a raison en disant qu'il faut qu'on trouve une solution politique dès maintenant. Vous savez, notre frayeur, c'est queon se retrouve dans la situation qu'on a qu'on connaît à l'heure actuelle en Libye, que l'on connaît qu'on a connu longtemps en Syrie, que l'on a connu dans d'autres pays en Irak, c'est-à-dire le vide politique et derrière n'importe quel groupe y compris terroriste qui s'installe.

Et donc les deux ont raison. Israël fait le sal boulot mais il faut trouver une solution politique. Vous dites qu'Emmanuel Macron a raison de mettre en garde contre un renversement par la force du régime iranien, même si finalement les Iraniens n'attendent que ça.

C'est ça la complexité. On ils attendent que ça. Mais y a-t-il une solution politique évidente pour remplacer le pouvoir des Mola ?

Vous savez bien que non. Et donc il faut travailler dès maintenant de dire voilà qu quelle sera la solution politique qui sera privilégiée poussée par l'ensemble des pays j'espère du monde en tout cas des pays occidentaux et de faire en sorte qu' s'il y a un changement de régime ce que nous souhaitons vraiment qu'il y ait une stabilité en Iran, rien ne serait pire que on crée une nouvelle Libye, une nouvelle Syrie ou un nouvel Irak dans le dans ce beau pays perse. Comment vous interprétez les propos de Donald Trump, le président américain ?

Est-ce que vous pensez que les États-Unis peuvent entrer en guerre ? Oui, je pense que les États-Unis hésitent à rentrer en guerre. On a besoin, les Israéliens le disent, ont besoin des bombes américaines qui sont capables de percer très profondément pour atteindre les objectifs atomiques qui sont enfuis.

Voilà. Après, ce sera une décision. Vous sait bien que c'est difficile de commenter ce que va faire Donald Trump parce que je crois que même autour de lui, ils savent pas vraiment ce qu'il va faire. 30 secondes.

Vous partez en Chine demain, je crois avec Yel Bron Pivet, la patron de l'Assemblée nationale. La France existe hein pour les Chinois ou c'est très loin ? Non, on est très ça se passe plutôt bien.

On a des évidemment des points de divergence entre autres sur vous savez sur le cognac et l'arrmagnac, on a des taxes, on va se battre pour que ell puisse être enlevée et puis on a une discussion sur les terres rares. Les terres rares, c'est essentiel pour fabriquer plein de choses et et entre autres, nous n'avons pas assez de flux qui rentrent en France. Ça met en difficulté nos constructeurs automobiles et donc nous allons aussi négocier là-dessus.

Sylvain Maillard, député Renaissance, est l'invité de la matinale de franceinfo — Sylvain Maillard · Pourquijevote