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interview28 minutes - ARTE· 25 juillet 2025 45 min

Réparations climatiques, Dati au tribunal, mort d'Ozzy Osbourne... : Le Club | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonsoir et bienvenue. Et oui, c'est encore nous et on ne va pas vous lâcher de l'été avec ce soir encore une sacrée brochette de plagistes, enfin de clubistes. Ils sont journalistes, essayistes, dessinatrices et vont s'attaquer à l'actualité de la semaine.

Au menu de ce soir, la ministre de la culture Rachid Adati, accusée d'avoir perçu légalement 900000 € du groupe Renault est renvoyé en procès pour corruption. Elle contreattaque en accusant les magistrats et elle se fait recadrer par le Premier ministre. Le respect de l'institution judiciaire est évidemment très important et je maintiens que ce respect est pour nous tous un devoir d'état.

Après Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon ou encore Bruno Rotaillot, une nouvelle responsable politique ancienne garde des saut choisit donc de s'en prendre au juges. Pourquoi un tel bras de faire un vent trumpiste menace-t-il l'indépendance de la justice ? On en débattra puis avec son histoire de la semaine, Reza Punewachi rendra hommage à une grande voix du heavy métal qui s'est éteint cette semaine.

Enfin, notre invité de la semaine nous emmènera à la plage. L'endroit idéal pour mieux cerner ce à quoi nous ressemblons nous autres français puisque nous y sommes tous égau ou presque on allait au bord de la mer. C'est la savoureuse galerie de portrait publiée par le photographe Stéphane Gladieu.

Voilà donc le programme de ce club estival de 28 minutes. Ça commence tout de suite. [Musique] Marjorie Adelson Renault Dell bienvenue Marjor.

Ravi de vous retrouver Fred S bienvenue à vous Frédéric bienvenue à tous les deux et voici nos clubistes de ce soir. Bonsoir Julie Gradiani ravi de vous accueillir. Je rappelle que vous êtes essayistes.

Bienvenue à vous. À vos côtés Pierre Jacquemin. Bonsoir.

Bienvenue Pierre, rédacteur en chef de l'hebdomadaire politisont voici le dernier numéro. Et puis à propos de numéro un sacré numéro Jean Quemer, c'est ainsi qu'on vous appelle me semble-t-il Jean Creemer, correspondant européen de Libération à Bruxelles. Bienvenue à vous g Jean.

Content. Vous êtes content d'être là hein. Tu as vu le silence là ?

Restez sage. Restez sage comme ça. C'est bien, c'est parfait. et au pupites notre ami Coco.

Salut Coco. Ça va ? Bonsoir, ça va très bien.

Bienvenue Coco. Dessinatrice à Charlie Heb sûr et Libération. Et tout de suite la première actualité de la semaine Frédéric et bien c'est une décision de justice que les défenseurs de l'environnement qualifient déjà d'historique.

Oui en tout cas elle est inédite. La Cour internationale de justice estime dans un avis rendu cette semaine que les États qui violent leurs obligations climatiques peuvent être poursuivis, traînés en justice notamment par les États qui subissent les effets de ce dérèglement climatique avec à la clé de possible réparation financière. Une décision qualifiée d'historique par le secrétaire général des Nations-Unies.

I welcome that international court of justice issu historic advisory opinionar. Alors c'est la première fois que la Cour internationale de justice qui est l'organe judiciaire suprême des Nations Unies se prononce sur l'environnement un avis consultatif. il faut le souligner, dont les avocats, les juges ou les législateurs pourront désormais s'emparer finalement face à des gouvernements qui qui peinent à prendre des décisions, qui peinent à lutter contre l'impopularité.

Jean Quatreemer, est-ce que la justice comme ça des procès éventuels, c'est une voie intéressante pour faire agir pour les mettre face à leur responsabilité ? On a vraiment l'impression d'assister, je dirais, au dernier sous-bressau de de l'ordre international. Euh les États-Unis ont décidé d'y mettre fin une bonne fois pour toutes.

Je dire ils sont sortis quasiment de toutes les institutions. La dernière c'est l'Organisation mondiale du commerce mais qu'ils ont déjà largement euh paralysé et l'UNESCO il vient d'en sortir mais l'OMC il faut pas oublier que c'est pas Trump qui a commencé à paralyser l'OMC, c'est Barack Obama qui a refusé de nommer des juges. Donc il y a un refus de l'ordre international par les grands états, par les grands ensembles régionaux.

Les grands ensembles régionaux entendent se gouverner eux-mêmes et ne rendent de compte à personne. Donc la CJ là c'est très bien que la C nationale de justice rende cet avis. La question qui se pose juridiquement c'est qui euh quelles seront les juridictions compétentes pour condamner les États ?

En tous les cas, il est certain que les grands peneurs la planè la planète qui sont, je le rappelle par or d'importance des États-Unis, la Chine, l'Inde et puis l'Union européenne, mais alors très très loin dernière l'Union européenne, ben évidemment ne seront jamais condamnés par ces institutions. Pierre à Jacquelin, cet avis ne sert à rien. Dije 4, vous êtes d'accord ?

Il y a quelque chose de l'ordre du symbolique. C'est vrai, on voit bien que il y a beaucoup d'états qui ont été condamnés. La France a été condamnée pour inaction climatique.

D'autres États continuent de mener des politiques qui vont à rebour de plein de conventions qui sont signées par ces mêmes États. Donc ça pose quand même la question de du poids ou en tout cas du du de la crédibilité presque du droit. C'est-à-dire que c'est le droit international qui est aujourd'hui totalement remis en cause.

On le voit avec Donald Trump, on voit y compris en France, on le voit aujourd'hui avec d'autres sujets qu'on va sans doute évoquer dans cette émission. C'est c'est le droit qui pose question que pèse le droit aujourd'hui ? Ça pose véritablement question et je dis que de droit mais ça vaut aussi à l'échelle très locale c'est que regardez par exemple sur la question des logements sociaux on préfère payer des amendes plutôt que de créer des logements sociaux à l'échelle municipale.

Donc ça ça dit quelque chose de quand même de la manière dont les politiques se déresponsabilisent de de leurs actions parce que elles ont des conséquences absolument fondamentales sur la question écologique notamment. On a une responsabilité, on a une dette vis-à-vis des pays du sud qui subissent les premiers les conséquences de nos politiques des pays du nord. Je par une question, une question la question migratoire par exemple, on se dédouine de plus en plus de la question migratoire comme si on pouvait plus accueillir personne alors qu'on est responsable des mouvements et des et des des migration à travers le mouvement.

Que que pèse le droit, dites-vous euh Pierre Jack Main ? Mais est-ce que ce type de décision d'une cour internationale pose pas une autre question d'un d'un point de vue démocratique ? C'est est-ce que un gouvernement légitimement élu he dans un cas démocratique par un peuple, par un pays, par une nation peut-être sanctionnée par une décision justement d'une juridiction internationale qui s'imposerait à cette démocratie nationale ?

Ben c'est le vrai sujet mais je prends votre thème un peu à rebour Renault parce que en fait on sent qu'il y a une tentation chez les militants de l'environnement de l'écologie du climat d'une manière générale d'être tout de suite dans une logique de condamnation et de sanction. Et donc quand il vous présente cet avis consultatif, il le présente comme une victoire comme si par principe la cour avait indiqué qu'il fallait condamner les États et ça devient dangereux. La cour les États ont des comptes à rendre en tout cas.

Non mais absolument mais mais voyez comment c'est c'est présenté d'une manière qui tend vers la sanction par les militants du climat. Là où cet avis est très important et très utile, et je mets une pointe d'optimisme par rapport à ce que vous disiez, euh c'est que justement en judiciarisant le sujet, on le dépolitise avec un avis consultatif, avec un vrai travail de juriste. On va pouvoir sortir des deux écueils qui sont un le règlement de compte entre état à des stades différents de développement, les uns reprochant aux autres d'avoir contribué à leur malheur.

Le deuxième écueil, c'est d'éviter les injonctions moralisatrices sans plus de recul et qu'on arrive en fait à forger plutôt une véritable jurisprudence, une véritable doctrine où on clarifie les notions de préjudice. Qu'est-ce que c'est qu'un préjudice climatique ? les notions de responsabilité, les notions de coresponsabilité, le lien de causalité entre la faute, en quoi c'est une faute et qu' a un vrai travail sérieux et dépolitisé sur ces questions.

Sans forcément parler de condamnation Jean Catre, est-ce qu'on peut pas imaginer que cet avis justement il va créer une forme de prudence de manière générale notamment dans l' dans l'OCR par exemple des permis de forage ? Est-ce que ça ça peut insuffler quelque chose comme ça ? On voit bien que non. regarder aux États-Unis ce qui se passe.

Je dire la question on va on rejoint la question qu'a posé Renault à laquelle vous avez répondu à Rebour comme vous dites. C'est que en l'occurrence les États non ont strictement rien à faire. Ils s'estiment au-dessus des lois.

Regardez, on va prendre un autre exemple. Vous parlez des États-Unis, Donald Trump considère qu'il a été élu par les électeurs américains. Voilà.

Et il n'a pas de compte à rendre et il donne des des autorisations de forage même dans des zones protégées et cetera et cetera. Regardez ce qui se passe chez nous. des partis politiques et les filles, le rassemblement national clairement disent bah nous si on est élu on met en l'air les traités européens dire donc c'est du droit international trait européen non on les respecte pas on les viole pour créer un rapport de force à partir du moment où vous vous en êtes là parce qu'on renégocie pas tout seul on est 27 dire à partir de là à partir de là si vous remettez déjà chez nous en cause le droit européen vous imaginez ce qu'est l'ordre international donc oui Renault normalement on devrait rendre des comptes à cet ordre international, on devrait être soumis mais les États ne veulent pas rendre de compte.

Un dessin de notre ami Coco. Et bien oui, effectivement les gros pollueurs n'en ont rien à faire du climat. La planète a déjà épuisé ses ressources.

Quelle chootte, dit Donald Trump. Et un deuxième dessin, Coco. Et un deuxième, un vrai geste pour la planète.

Je l'aime, je ramasse. Merci. Merci Coco pour ce bon conseil.

Frédéric, c'est l'heure de votre duel de la semaine. Cette semaine, ce duel oppose le président de la République carrément. Hm hm.

à l'un de ces ministres qui l'enterre déjà. Absolument. Renault à ma gauche, Emmanuel Macron, 47 ans, le chef de l'État à ma droite, Bruno Rotaillot, 64 ans, président du parti les Républicains et ministre de l'intérieur.

Alors, chaque semaine, les deux hommes se retrouvent quasiment en face-àface au conseil des ministres et le dernier en date il y a de jours n'a pas été des plus chaleureux. Pourquoi ? Et bien à cause de cette du magazine d'extrême droite valeurs actuelles en tête d'affiche on le voit Bruno Retaillot et cette déclaration je ne crois pas au en même temps en même temps la devise phare bien sûr d'Emmanuel Macron.

Voilà donc une prise de distance publique placardée sur tous les marchands de journaux du pays. Alors prononcer cette phrase quand on appartient à un gouvernement à majorité macroniste, c'est un peu comme se dirater au milieu d'une congrégation religieuse. Ça fait mauvais genre.

Et d'ailleurs les apôtres du chef de l'État, ceux qui le suivent depuis le début ont très peu goûté ces mots. Écoutez, par exemple l'un des marcheurs originels, Clément Bone l'ancien ministre. Il y a quand même des principes qui devraient être assez simples.

Quand on est nommé par le pr de la République, on n'attaque pas le prépublique. Le pr de la République c'est une personne, c'est une institution. Il a été élu deux fois.

Donc expliquer que c'est un courant politique qui est éphémère, qui ne vaut rien, c'est quand même un manque de discernement et de respect qui est grave. Alors Emmanuel Macron, lui n'a pas réagi publiquement mais au cours du conseil des ministres, est-ce que c'est un simple hasard ou une vengeance froide, il a demandé des comptes. Il a tensé Bruno Rotaillot sur les émeutes, vous savez, qui ont eu lieu à Béier et à Limoge il y a quelques jours.

Autrement dit, "Occupe-toi d'abord de tes de tes dossiers." Et puis le chef de l'État a aussi annulé un rendez-vous en tête à tête qui était prévu avec son ministre de l'intérieur hier soir. C'est François Bairou le premier ministre qui a été chargé du recadrage.

Les différences de sensibilité sont bienvenues. Le pluralisme est bienvenu mais il faut pas que ces sensibilités prennent la forme de divergence. Et le principal intéressé dans tout ça, me direz-vous, Bruno Rotaillot, et bien lui, il fit mine de ne pas comprendre du tout la polémique.

Je respecte évidemment à la fois la personne et la fonction présidentielle parce que je suis gauliste. Ça fait pas de moi un macroniste, chacun le sait depuis longtemps. Et c'est toute la difficulté de ce gouvernement de de circonstan.

Ce n'est pas vraiment une coalition, ce n'est pas vraiment une cohabitation. D'ailleurs, le Figaro tente un néologisme. Il parle de cohabitation et c'est vrai que ça n'est pas terminé sans doute.

On pense au budget à l'automne. Et puis cet accrochage illustre aussi l'inconfort de la double casquette évidemment de Bruno Retaillot, à la fois ministre donc tenu par la solidarité gouvernementale mais aussi président du parti LR et possible probable futur candidat en 2027 au moment où il devra donc se désolidariser du bilan macroniste pour apparaître comme l'alternance, pour apparaître comme le renouveau. si évident.

Alors, est-il allé trop vite ? Bruno Rotaillot tout à sa hâte d'enterrer le le macronisme un peu comme le croqu dans l'Uquilu qui commence à prendre les mesures du vivant de son propre client. Bruno Rotaillot interroge en fait la pérennité à la fois de ce parti et de ce courant idéologique.

Mère de suggérer que le macronisme n'est qu'une parenthèse et puis que une fois refermée cette parenthèse, la vie politique française reviendra à une bonne vieille alternance droite gauche. Julie Graziani, vous êtes d'accord avec cette analyse sur le plan sémantique ? Il a raison.

Un mouvement politique dérivé du nom du principal intéressé, c'est évidemment personnalisé. Sur le plan politique, euh Bruno Rotaillot voit maintenant qu'il y a un espace pour la droite. D'abord parce qu'à titre personnel, c'est lui qui a été un élément de stabilisation des deux gouvernements successifs.

Donc c'est c'est lui qui a permis en fait de d'arrimer un peu euh le peuple de droite malgré tout à ses gouvernements fragilisés. et il a son mais bien sûr, mais bien sûr. Mais avec euh tout son discours, sa thématique sécuritaire autorité régalienne, euh il a certainement contribué à affaiblir aussi le Rassemblement national ces derniers temps.

Et ce qui se rejoue là, c'est le cumul ministre de l'intérieur, chef de parti. Ça vous rappelle quelqu'un ? Donc c'est évidemment la droite qui se sent à nouveau un boulevard après une très très longue traversée du désert pour reprendre des couleurs.

Et alors vous parliez de Nicolas Sarkozi sous Jacques Chirac finissant qui ne pouvait pas se représenter autre point commun, c'était aussi un peu le cas sous sous François Mitteran Pierre Jacquesin. Il y avait eu le fameux droit d'inventaire dégainé par Lionel Jospin. Autrement dit ces présidents qui sont en fin de carrière de leurs deux mandats.

En tout cas, on parle pas d'âge mais vraiment de capacité à se représenter. C'est leur destin implacable. Ils vont se faire marcher dessus jusqu'à la fin.

C'est le cas d'Emmanuel Macron. Bah, c'est vrai que Bruno Rota ne doit rien à Emmanuel Macron. Emmanuel Macron a perdu les élections législatives et que s'est mis en place un gouvernement qui n'est pas un gouvernement euh de de soutien Emmanuel Macron, ni même un gouvernement de cohabitation.

Ça a été dit par le le Figaro. La formule est plutôt est plutôt bienvenue. Il y a une tension et et la question c'est jusqu'à quand il va accepter cette humiliation permanente, c'est-à-dire que il va sur des terrains qui sont quand même pas les terrains qu'on connaît d'Emmanuel Macron et puis on lui demande de faire son boulot de premier de ministre de l'intérieur.

C'est ça qui va pas chez chez Il est encore ministre ou il est déjà candidat en fait ? le forcé de constater qu'il est quand même pleinement candidat à l'élection présidentielle. Donc il est en train de s'inscrire comme étant le candidat le plus légitime de sa famille politique et en même temps il est aussi un produit du en même temps.

Donc il a beau nous expliquer qu'il est contre le en même temps, qu'il ne croit pas dans le en même temps et il est dans le en même temps. Il est en même temps contre Emmanuel Macron mais en même temps Macroniste puisqu'il appartient à un gouvernement qui l'a fait nommé. En tout cas c'est encore une histoire de de couple un petit peu chaotique, n'est-ce pas Coco ?

Exactement. Pris sur le fait la kissam retaille au Macron. La rure semble consommée.

Merci Coco. C'est l'heure maintenant de la une internationale. En couverture de l'hebdomadaire allemand d' Spigle cette semaine, Gaza un crime.

La situation humanitaire s'aggrave. La famine fait rage à Gaza 25 pays dont la France appelle à la fin immédiate de la guerre en 20. Emmanuel Macron annonce de son côté que la France reconnaîtra l'État de Palestine en septembre.

Cette décision peut-elle changer la donne ? D'abord, pourquoi au vu du chaos humanitaire actuel, la communauté internationale se refuse-t-elle à sanctionner le gouvernement Netaniaou ? Jean-Chonner, écoutez, d'abord première chose, il faudrait peut-être faire un peu de journalisme, c'està-dire savoir exactement ce qui se passe sur place.

Il y a personne sur place. Les seules images qui nous parviennent, c'est des images qui sont faites par le Hamas, des gens proches du Hamas et qui nous parviennent. Donc voilà, ça c'est la première chose.

Il faut dire que c'est les autorités israennes qui empêchent le reporteur d'entrer sur la bande de Gaz. Ils interdisent les journalistes entré. Mais c'est assez étonnant parce que il y a des tas de zones du monde qui sont fermées et il est très rare que on fasse des reportages ou des grandes déclarations sur des zones qui sont fermées.

On attend d'envoyer des gens. Mais enfin toutes les instances nationales parlent de risque de famine ou de famine en cours. Vous cette réalité là vous la contesté.

Je je nai pas terminé le raisonnement. Je ne conteste pas qu'il y a quelqu il se passe des choses mais il se passe des choses comment qui avait avant qu'il se distribuait l'aide ? On le savait, c'était elle était contrôlée par le Hamas.

C'est une guerre qui permet de contrôler ce qui se passe là-bas. C'est une guerre sur le terrain pour contrôler l'aide alimentaire. Si vous contrôlez l'aide alimentaire, vous contrôlez le peuple Gazaoui.

Jusque- là, c'était le Hamas qui contrôlait qui les entrepôts du Hamas sont pleins. Israël avec l'accord des États-Unis a voulu reprendre en main ce cette distribution d'aide alimentaire. C'est ça qui se joue.

C'est chaotique, c'est brutal, c'est violent, mais il faut pas oublier une chose et c'est vraiment pour moi, c'est fondamental. Si le Hamas dépose les armes aujourd'hui, dépose les armes, arrête, rends les otages, tout s'arrête et tout le monde peut rentrer sur le et tout le monde peut rentrer sur le terrain voir ce qui se passe jus jusqu'à présent. On oublie toujours, on narrête pas de montrer du doigt à Israël et on oublie de dire qu'il y a il y a quand même un bell reposer la question donc Pierre Jack Main que je posais à Jean-Chrommer.

Pourquoi est-ce que de très nombreux pays de la communauté internationale occidentaux dont la France pointe du doigt la politique du gouvernement de Tanyaho appelle à la rédre en vain mais sans passer aux axes ? C'estàd qu'il y a une condamnation de plus en plus forte dans les mots de la politique du gouvernement Etiahou mais il n'y a toujours pas de sanctions qui sont décidées. Pourquoi est-ce que c'est à cause de la protection des États-Unis accordé à Israël ou parce que les les occidentaux n'arrivent pas à se mettre d'accord ?

Bah, il y a une il y a une vraie difficulté qui est une difficulté diplomatique, une difficulté politique qui est celle de faire accepter le droit international. Genre vous dites ce ne sont que les images de du has. Je je je ne peux pas vous citer la liste des organisations internationales qui expliquent que il y a plus un risque de famine.

Il y a fam, il y a organisation d'un d'une famine orchestrée à Gaza. Ça va, d'autres disent génocide. Je pense qu'il y a un génocide en cours à Gaza et que c'est ça le problème aujourd'hui et la puissance des États comme ceux de la France.

C'est bien qu'Emmanuel Macron a reconnu aujourd'hui euh annonce qu'il va reconnaître le la la solution l'état de Palestine. Mais l'état de Palestine, il est déjà reconnu par le droit international. Il y a un peuple, il y a un territoire, il y a la reconnaissance, le sentiment d'appartenir à une à une à une histoire.

Donc ça fait que la Palestine est déjà un état. La vraie question c'est que là on a focus sur Gaza. Si la solution à deux états, c'est la meilleure des solutions, il faut pas oublier quand même qu'il y a la 6 Jordanie.

L'assise Jordanie, c'est aujourd'hui une espèce de de de fromage, de gruyère où il n'y aurait que le trou. Et c'est ça qui est problématique, c'est-à-dire que la difficulté c'est peut-être la solution de deux États, ça va faire avancer le un certain nombre de choses, notamment au niveau de l'ONU. L'ONU aujourd'hui la Palestine n'est que membre observateur.

Peut-être petit à petit va devenir un membre à part entière et que donc les choses pourraient avancer mais c'est la question du droit international et donc la responsabilité d'Israël effectivement l'Union européenne a une responsabilité qu'elle ne veut pas assumer et c'est ça véritablement le problème aujourd'hui et le Hamas prononçait pas le mot. Mais qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Le Hamas c'est pas lui qui est responsable de ce qui se passe aujourd'hui à Gaza.

C'est quand même bah il y a quand même une guerre qui dure depuis 21 mois. Oui, il y a une guerre qui qui fait qui mène la guerre à Gaza aujourd'hui qui a anéanti le territoire de Gaza aujourd'hui si ce n'est 21 mois de guerre. Ça n'était jamais vu dans l'histoire parce que la Seconde Guerre mondiale, ça vous dit rien ?

Les nazis qui sont battu jusqu'au bout. Oui, faut arrêter avec ça. On vous mettra pas d'accord très clairement.

C'est vrai aussi que la dernière tentative de cesser le feu qui était en discussion à Doua a été a été refusée notamment et en par le un dessin un dessin de coco. Encore une facette de la réalité à Gaza. On tire encore la sanette d'alarme et la famine toujours.

Merci Coco euh Frédéric, on va enchaîner avec une autre actualité de la semaine qui nous ramène en France comme on dit. Voilà, qu'une ministre va donc être bientôt jugée pour corruption et que la dite ministre déclenche une nouvelle salve d'attaque contre la justice. Il y a un problème contre la justice.

Ce sont les mots de cette ancienne garde des SAAU actuel ministre Rachid Adati. Réaction après avoir appris cette semaine son renvoi en procès pour corruption. D'après l'enquête, Rachid Adati a touché 900000 € d'une filiale du groupe Renault entre 2010 et 2012 alors qu'elle était députée européenne et avocate.

Les juges soupçonnent un emploi fictif. emploi fictif destiné à camoufler des activités de lobbing de Rashid Adadati au sein du Parlement européen en faveur du constructeur automobile, ce qui est évidemment interdit. Alors, l'attaque publique de Rachid Adati contre la justice n'est pas restée sans réponse.

Dans un communiqué rarissime, le président du Tribunal Judiciaire de Paris dénonce l'eau probre jeté sur les magistrats. François Bairou lui-même, on l'a entendu, à rappeler à l'ordre sa ministre. Il estime que le respect de l'institution judiciaire, c'est un devoir d'État.

Le message est passé. ces dernières années, on l'a dit, Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon ont aussi utilisé cette carte, mettre en cause la justice face à leur propre turpitude judiciaire. Julie Graziani, comment vous interprétez-vous cette tendance de plus en plus à l'œuvre dénoncer, attaquer les magistrats ?

En fait, malheureusement, ça peut pas bien se passer parce que le proe de ces de ces procès du judiciaire, c'est d'être long. Il y a le secret de l'instruction, il y a les droits de la défense, ça se passe dans les prêtoirs, on échange des pièces. Donc c'est pas du tout les mêmes règles du jeu euh que celles de l'institution médiatique avec ses punchlines, ses déclarations choc, ses raccourcis, parfois ses raisonnement un peu à l'emporte-pièce.

Alors que faire ? Parce que du côté des médias, quand une information de cette nature tombe, bah on va pas évidemment la masquer puisqu'elle intéresse l'opinion publique. C'est pas les en cause, c'est les propos mais c'est que de manière systémique c'est une cause qui en entraîne.

Et ça peut pas bien se passer parce que regardez donc le média faudrait mieux parler de rien parce que parler d'aucune affaire en comment ça se passe ? Le média donne l'information bien sûr il doit la donner. Comment pourrait-il faire autrement ? le prévenu ou le mise en cause, lui voit sa réputation attaquée sur le plan médiatique.

Il sait très bien que même s'il est relaxé à la fin, le mal est causé par le préjudice d'image du fait du traitement. J'y viens, j'y viens, j'y viens. Donc du coup, venant se défendre, il vient se défendre devant le tribunal médiatique et pas devant le tribunal judiciaire.

Donc il attaque les juges et là où c'est extrêmement et là où c'est terrible pour les juges, c'est que les jugeux qui sont des gens sérieux qui respectent les règles et en particulier leur devoir de réserve ne peuvent pas se défendre des accusations dont ils sont l'objet eux-mêmes. Donc en fait ça ne peut pas fonctionner. Donc à part vous dire qu'il faudrait que les prévenus ou les mises en cause est une forme en fait de soumis sans attaquer les juges Oui.

Non mais ou de ou de se dire bon je ne je ne rebondis pas, je ne remets pas une pièce dans la machine et je n'en dis pas plus mais ils sont incapables de le faire parce qu'ils savent que leur image est en jeu et qu'ils veulent se défendre à toute force compris par ces méthodesl ça rappelle une forme de de trumpisme sans prendre comme ça au juges à la justice. Oui. Il y a un côté effectivement chez chez Rachidati très trumpiste, ça c'est clair. attaquer les juges.

Bon, première chose, d'abord les juges peuvent être attaqués, peuvent être critiqués. C'est on a le droit de critiquer les juges. Quand on est ministre de la République, ça pose un problème parce que vous mettez en cause l'état de droit, vous mettez en cause du système judiciaire, la séparation des pouvoirs, vous ne pouvez pas le faire.

C'est aussi simple que ça. Donc les je pense que là, elle a fait une erreur. Si elle voulait pouvoir contreattaquer, elle démissionnait et en tant que citoyen, elle pouvait se défendre.

Quant au juge, alors ça vous soulevez un point, c'est que moi j'ai suivi quand même quelques affaires à Bruxelles et j'ai vu l'utilisation par les juges et la police dans les affaires d'instruction des médias, c'est-à-dire les fuites qui sont à destination des médias qui comme ça ont une version de l'affaire et pas l'autre version. Certains qui sont tenus au respect. Ce n'est pas ce que dit Rachid complètement la même chose et c'est exaspérant parfois.

Moi, je l'ai eu dans des affaires de lire dans la presse et de ne pas pouvoir se défendre et et on roule d'envie de le faire. Mais on se fait en fait le juge vous transmet une pièce ou le juge ou la ou le le la police vous transmet une pièce mais la personne qui est impliquée si elle parle elle est condamnée. Je veux dire c'est un truc de dingue.

Donc il y a un problème d'inalité justement face à la justice vul là mais pas de la part d'un ministre de la République. Et effectivement il y avait une sorte de coutume depuis les années Bergavois Pierre Jacques c'était qu'un ministre mise en examen. Il faut rappeler que mise en examen ça veut dire présence d'indice grave et concordance.

Ce n'est pas une condamnation, on reste présumé innocent. Malgré tout, il y a ces indices graves et concordants au terme de l'enquête. Pierre Jacques Main, il y avait cette coutume mise en examen, on démissionne.

Ça n'est plus le cas. Est-ce qu'Emmanuel Macron a raison de garder Rachidati dans son gouvernement ? Non, pour plusieurs raisons d'abord parce que elle est ancienne garde des saut, elle s'en prend au magistrat, elle est ministre de la culture, elle s'en prend au journalistes.

He il y a une séquence récente où on la voit partir en régie en disant "Je vais contrôler tout ça derrière depuis la régie pour voir si ce qui se dit est tout à fait juste." Et puis plus généralement, c'est ça pose la question de est-ce qu'elle est en capacité ministre de la culture, on voit aujourd'hui qu'elle est empêchée notamment au festival d'Avignon de se rendre sur le un des principaux festivals d'été. Qu'est-ce qu'elle fait en tant que ministre ?

Qui qu'est-ce qu'elle fait comme ministre de la culture ? J'ai consulté, je suis allé voir son cabinet, les membres de son cabinet. Une de ses principales conseillères est élue du 7e arrondissement en charge d'une délégation.

Elle est élu conseillère de Paris. Elle est conseillère régionale et au cabinet de madame Dati. Que font-ils ?

Est-ce qu'il prépare Paris ? Est-ou est-ce qu'il s'occupe de la culture ? Donc moi, je pose vraiment la question.

Est-ce qu'elle est véritablement ministre de la culture ou est-ce qu'elle est candidate à la mairie de Paris ? Et ça c'est aussi un autre vrai problème politique et même démocratique. En tout cas, Pierre, la mise de la culture contre-attaque, n'est-ce pas Coco ?

Oui, je rebondis sur Paris. procè Gati Idalgo assistera sans doute aux audiences et un deuxième dessin et puis le deuxième de contreattaque comme vous le disiez Mit Trump missarkozy juge vous êtes viré avec une petite Le Pen qui apporte son soutien merci coco Marjorie c'est à vous maintenant et à votre pointcom de la semaine ce soir c'est l'image d'un couple devenu historique bien malgré lui hein oui c'est l'un des adultères les plus commentés au monde. Vous n'avez pas pu passer à côté de cette vidéo.

Lors d'un concert de colplay, une caméra dans la foule surprend. Un couple tendrement enlacé. Quand il réalise qu'ils sont filmés et diffusés sur grand écran, il se sépare immédiatement, suscitant les moqueries du chanteur.

Écoutez. [Musique] [Applaudissements] Alors, c'est effectivement un couple illégitime, hein, comme on dit, chacun est marié de son côté, mais ça n'est pas tout. lui est patron d'une start-up dans l'IA et elle est responsable RH dans la même entreprise impensable he dans la société américaine où l'irréprochabilité et la transparence s'applique aussi à la vie privée.

Alors par exemple, sachez que si vous vous mettez en couple avec un autre salarié de votre entreprise aux États-Unis hein, vous êtes tenu de le signaler au RH justement. Alors le PDG dans cette histoire, il a dû démissionner elle aussi selon la BBC et l'entreprise s'est même fendue d'un communiqué où elle explique en gros qu'une enquête voilà est en cours. Une enquête a été ouverte.

Alors la vidéo de son côté, elle est devenue virale. En quelques jours, elle a dépassé 150 millions de vues. D'ailleurs, la spectatrice, je sais pas si vous avez vu, mais qui a partagé cette vidéo, ne regrette rien.

Voici ce qu'elle déclare au médias. Une partie de moi se sent mal de bouleverser la vie de ces gens, mais on récolte ce que l'on s'aime. Bam !

Tolance zéro. Donc même chose du côté de cet internaute qui affirme : "Ils auraient dû rester calmes, personne n'aurait remarqué. C'est leur faute maintenant s'ils ont des problèmes." Alors, du côté du chanteur de Colplay, c'est un petit peu différent.

Il semble avoir un peu plus de remord quand même de les avoir affichés ainsi et ruiné leur vie. Il indique qu'il préviendra désormais le public. [Musique] [Applaudissements] Voilà, on sent quand même la moquerie he même pendant le concert.

Alors sur les réseaux, les internautes eux ils s'en donnent vraiment à cœur joie. On ne on ne compte plus les photos décournement du couple. Après Titanic par exemple, voici la panique côté politique, il y a aussi un montage de Donald Trump et Jeffrey Hstein.

Vous savez, le président américain est actuellement empétré dans des histoires de ce financier accusé de trafic sexuel et qui s'est suicidé. Côté français, on n'est pas en reste non plus. Certains internautes ont créé un montage.

Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen. D'ailleurs, ces railleries, elles ne sont pas que sur les réseaux sociaux, hein. L'équipe de baseball de Philadelphie par exemple, c'est aussi moqué du couple illégitime en vrai avec leur mascotte.

Ils ont carrément rejoué la scène. Voilà, vous la voyez. Hop, surprise, on se cache.

Un autre couple visé par la kiscam a quant à lui prévu une pancarte. C'est ma femme. Peut-on lire ?

Voilà. Hop. Voilà.

Comme ça tout le monde est prévenu et ce n'est pas tout. Même les marques ont aussi décidé de surfer justement sur cette moquerie. En Colombie par exemple, c'est KFC qui s'en est amusé.

Un homme apparaît avec des croquettes de poulet. Ne laisse pas la fin te prendre au dépourvu. Reste plutôt avec l'original, nous dit la pub.

Alors, évidemment, ça fait rire, mais derrière euh cette rigolade, cette situation, elle crée quand même une réelle forme de malaise. Une internaute le rappelle, euh ses vidéos, c'est Kisscam, elles force quand même l'intime en public. Et le consentement, nous dit-elle, n'est pas un spectacle.

Peut-elle est-il et peut-être est-il temps d'éteindre la caméra ? Julie Gradiani, euh, qu'est-ce qu'elle nous montre cette histoire ? Est-ce qu'il n'y a plus de distinction en fait entre la vie privée et la vie publique ?

En fait entre le pro même et la vie privée comè un mot. Ah non mais non mais moi je enfin il y a il y a tellement d'histoires de relations sexuelles non consenties et d'abus sur l'île de travail euh là pour une fois qu'ils étaient vraiment amoureux avec des sentiments sincères envie de dire tant mieux pour eux en fait hein et surtout je je pense qu'effectivement il n'y a plus de distinction entre la vie privée et la vie publique. Quand on est un personnage publicit d'être reconnu donc vous devez faire attention en permanence on peut le regretter.

Moi je regrette le bon temps de l'anonymat. vous tranquille, personne ne vous prenait en photo vous étiez et là simplement aujourd'hui c'est vrai que c'est dangereux et donc je dois dire que quelqu'un qui travaille en plus dans l'IA se faire prendre comme ça en photo. On veut pas en savoir plus que vous voulez que je fasse un On veut pas en savoir plus Jeanomer juste je vous préviens par précaution vous êtes filmé là un dessin de coco.

Chaque main déjà voyons que sur les réseaux sociaux l'adultère quand même est puni par l'apidation virtuelle quand même. Et un dessin c'est un peu triste et Andy Byron. Andy Byron qui retrouve du boule cette fois.

Merci pour ce sage conseil Coco. Il est temps maintenant d'accueillir notre invité de la semaine. Allez hop, sortez le monoil, le parasol, la glacière.

Direction la plage 55 station Balné, près d'une centaine de portraits de Breddune à Saint-Tropé. Le photographe Stéphane Gladieu, bienvenue à vous, a fait un vrai un vrai Tour de France he pour essayer en fait de mieux cerner à quoi nous ressemblons nous autres Français. On allait au bord de la mer.

C'est cet ouvrage savoureux à déguster, publié chez chez Acte Sud, à déguster sans modération. Mais d'abord, Stéphane Gadieu, pourquoi est-ce que vous avez choisi justement cet endroit bien précis, la plage ? Comment les l'idée vous est venue à l'esprit ?

Est-ce que c'est parce que c'est un endroit où on se ressemble tous en quelque sorte ? En quoi ça qualifie justement, ça identifie le français, la plage ? Bonjour déjà, je sais pas si on on se on s'y ressemble tous.

Non, je pense que c'est plus un espace comment sociologique et unique dans le sens où on trouve tout le monde, toutes les classes sociales, toutes les tranches d'âge, toutes les couleurs de peau, tous les types de sexualité, on trouve tout le monde dans un dans un espace qui est qui est particulier parce que on y est seul avec tout le monde. Donc, il y a une ambigué dans le fait d'effectivement de d'avoir cet espace limité justement avec les autres. Ce qu'on voit donc c'est un certain nombre de de clichés de photos qui défilent dans dans mon dos.

Et est-ce qu'on pose exactement de la même façon selon les les endroits ? Par exemple, on va voir deux photos successives, l'une a prise à Marseille et puis l'autre à la Baule. Est-ce que les gens que vous avez rencontrés posent de la même façon à Marseille là ?

Je crois que c'est Oui, c'est un Et là on est à cette dame habillé en rose à la Baule. Euh est-ce qu'il y a pas déjà une différence simplement ? En fait, je pense que les gens euh moi je les laisse libres euh comment dans leur portrait, je suis là pour les laisser libres.

Effectivement de je je ne les dirige pas, je j'indique simplement un endroit une marque au sol. Je suis j'utilise toujours le même procédé, même distance, même type de lumière avec les flash. Là, vous leur demandez leur consentement, hein.

C'est pas comme au concert de Colplay. Là, ils sont d'accord. Ils sont ils sont tous d'accord.

Ils signent tous ils signent tous comment un accord. Et euh et je répète finalement le même le même procédé pour mettre tout le monde euh sur le même pied d'égalité. Euh donc même distance, même éclairage.

Simplement je choisis en règle générale, je choisis toujours le l'arrière-plan pour jouer entre cet arrière-plan et le premier plan. Et d'ailleurs alors en feuilletant les pages de votre livre, on se demande quand même toutes ces personnes, elles sont venues pour se relaxer, pour se reposer à la plage. Comment vous arrivez à les convaincre de poser pour votre appareil ?

C'est ce qui est le plus compliqué effectivement. Euh c'est pas de de les photographier, c'est de se mettre en situation, de pouvoir les photographier. Euh ça demande du temps.

Euh c'est à peu près 10 10 he par jour. Vous êtes vousmême en maillot ? Non non surtout pas.

Moi je suis habillé effectivement euh de façon relativement neutre, chemise blanche, pantalon léger bleu et pour me distinguer par exemple par exemple cette photo juste pour finir effectivement c'est 10h par jour sur la plage et en moyenne c'est cinq photos par jour. bien qu'on s'entende toutes ces personnes. Par exemple, là il y a une photo prise au cap d'ACD.

On a un couple qui pose en je crois qu'on va la voir cette photo qui pose avec Masque et Tuba. Ils sont consentants pour poser dans cette Ils sont consentants. Ils partent nager, ils partent nager et je suis là déjà depuis un moment.

Donc en fait j'ai déjà un contact avec eux. J'ai déjà une discussion à dialogue. C'est c'est ça qui est important.

Mais vous dites que vous ne les dirigez pas vraiment, mais ça veut dire que eux ils sont forces de proposition à ce moment-là. Quand ils acceptent de d'être pris en photo par vous, ils vous disent qu'ils ont envie de dégager de même. Comment ça se passe ?

En fait, en fait, je l'ai pas parce qu'elles sont très différentes ces photos, on le voit bien. Elles sont très différentes. Ce sont des gens qui sont tous effectivement comment très différents et que je croise comme ils sont.

Donc en fait, ils sont pas accessoirisés, ils sont pas stylisés. Euh, je les croise comme ils sont et je leur demande s'ils acceptent d'être photographiés. Ensuite, je leur montre une marque, on va dire, au sol. et le temps de m'installer, je prends volontairement un peu plus de temps pour les laisser effectivement se poser euh et s'installer dans leur portrait.

Sur la sur la plage, on est on est nu ou presque, enfin, certains sont complètement nus, mais on va pas s'étendre sur la les vacances de Jean-Chromè. On est mais on est sur un faux pied d'égalité. C'est aussi ce que vous dites et c'est aussi d'ailleurs ce qu'on voit à travers les photos.

C'estàd qu'évidemment on n jamais totalement détaché son milieu social ou culturel selon les photos qu'on prend selon les régions. Si on va à près d'une dans le nord par exemple ou si ou si on va au Cap Ferr on a pas exactement c'est naturel, c'est normal la même sociologie. On voit ça aussi à travers Bien sûr.

Bien sûr et c'est ça qui est intéressant. Moi, j'ai pas la prétention d'être un anthropologue ou d'être un sociologue. Il y a forcément de la sociologie à partir du moment où effectivement compte tenu de la distance du nombre de portraits et de de la diversité des endroits, il y a une représentation sociologique.

Maintenant, ce qui est intéressant, c'est ce qu'écrit d'ailleurs Christophe Granger, le le le le sociologue historien qui qui écrit "C'est une saison des apparences." Ouais. Effectivement, on va on va en vacances, on va choisir en fait une tenue, euh on va tenir une teinte, un style précis.

Et c'est vrai que moi, je suis attiré par des couleurs ou des styles qui sont des archétypes quelque part. Je pense que si je m'étais photographié, je pense que je serai l'archétype du quinka blanc, du bobo parisien. On a peut-être tous quelque part quelque chose d'archétypal et ça très form.

Oui, c'est formidable. C'est extrêmement touchant, vous l'avez dit, poétique, enrichissant aussi. On apprend énormément sur ce que nous sommes et sur notre pays.

Donc près d'une centaine de portraits, c'est chez Actud, on allé au bord de la mer, il y a un portrait, un cliché que vous n'avez pas su saisir. Stéphane Gadieu, heureusement Coco l'a pris. Ah !

Ah ! Les bords de mer. Bah, on a tous reconnu Jean.

Merci. Ah, ça je vous Merci Coco. Heureusement, il est pas dans le livre.

Merci, merci Stéphane Gladieu. On va maintenant accueillir dans un instant à votre place tout de suite notre ami Reza Uwachi. Bonsoir Reza.

Bienvenue à vous et à votre histoire de la semaine. Reza. Ce soir, votre histoire c'est celle du prince des ténèbres.

On le surnommait comme ça, le prince des ténèbres qui les a rejoint les ténèbres. Exactement. Je vous propose de revenir d'abord au 5 juillet dernier en Angleterre à Burningham. devant Osiosborne, 45000 fans et des millions de streamers.

Le corps lui ne suit plus, il est assis, brisé par les années, par la maladie de Parkinson et pourtant il chante encore. Il rugit même une dernière fois dans un concert caritatif géant. Plus de 160 millions d'euros sont récoltés pour la recherche et les enfants.

C'est un champ d'adieux, un champ d'espoir aussi Libération. On a fait cette semaine une double page hommage l'histoire d'Osborn, c'est celle d'un survivant invincible, celle d'un homme qui a tenu debout plus longtemps que la légende elle-même Osborne. C'est d'abord John Michael Osborne, un mom paumé dans le brouillard industriel de Burningham.

Nous sommes dans les années 50. Il est le cadet d'une famille de 6 enfants. Il connaît une courte carrière de délinquants adolescent avec un père ouvrier qui lui prédit à l'époque deux options.

J'ai le sentiment que ta vie va prendre un chemin pas banal. Soit tu feras de grandes choses, soit tu finiras en prison. Le paternel a vu juste pour son fils qui on le sait pas trop, mais il était beg quand il était jeune.

À l'école, il arrivait à peine à prononcer son nom de famille. Il disait juste Oossi. Oie.

Oie. Un surnom répété par ses camarades de classe mocker. Oie.

Quatre lettres plus tard fièrement tatoué sur ses falanges. Comme on le voit. En 1968.

C amoureux inconditionnel des Beatles trouve enfin sa voix qu'il pose sur des rives sombres de guitare et crée un nouveau son, c'est le heavy météal. Avec Black Sabat, il incarne une Angleterre en crise et en cri. Black Sabat, un groupe culte grâce à son chanteur et qui décide pourtant de séparer de lui en en raison de ses excès en toujours, mais qu'il le récupéra quelques années plus tard.

En 1983, les journaux télévisés français parlent d'un être démoniaque. Lui, il s'en amuse. Il est là pour faire peur et pour tout casser.

Un an avant, en 1982, dans la ville des Moines, dans les aux États-Unis, un fan lui lance une chauve-souris sur scène. Osi pense que c'est du caoutchou, il la prend, il la mort. Mais la bête était bel et bien réelle et vivante.

C'est la panique sur scène, on le vaccine en urgence. À partir de ce moment, Osiosborn devient plus qu'un chanteur. Il devient une créature.

Une créature que même la rage ne peut abattre. En 1989, Osi est invité à Moscou. Devant lui, une jeunesse soviétique en soif de liberté.

C'est le premier grand concert de heavy metal à l'est. Et cette nuit-là est encore une fois plus qu'un chanteur. Il devient un cri, un souffle de révolte et de liberté.

S'en suive, des bitures, des overdoses, des blackouts. O Osborne ne s'est pas contenté de vivre. Il a survécu à tout. même à sa propre légende.

Au début des années 2000, il entre chez des millions de foyers via les télévisions. L'émission d'osborne sur MTV cartonne. Os devient une star mais cette fois du salon.

On y découvre un mari âgé, un père un peu perdu, une star dépassée par ses ados est drôle malgré lui. Il redevient humain et il redevient aimé. Osiosborne ne se fait plus peur et il ne fait plus peur, il fait rire, il touche et ça aussi c'est un miracle.

Surgit alors la maladie de Parkinson en 2020 avec un dos brisé et pourtant il continuera de chanter jusqu'au bout et juste avant de partir il dit cette phrase survival is my legacy, la survie et mon héritage. Merci Reza pour ce bel hommage et voici maintenant celui de Coco. Vivement qu'on a tous enfer Pogoté avec Osie Osborne.

Merci Coco. On va enchaîner mes amis avec une photo que vous avez choisi chacun pour illustrer un autre sujet d'actualité de cette semaine. Julie Grandianier, on va commencer avec votre photo.

Ce sont donc les les premiers narcotraafiquants qui ont été transférés à la prison de Vendin Levil. Oui, la prison de Vendin Levil, donc un projet phare mise en avant par Géral Dearmanin, une prison ultra sécurisée caractérisée par un régime carcéral très strict et la privation des liens sociaux des détenus. J'ai trouvé ça intéressant parce que ça illustre le basculement de la politique carcérale dans l'opinion publique.

Des années 50 jusqu'en 2014 et ça culmine avec la loi Tobira de 2014, on est orienté vers la réinsertion du détenu. C'est l'objectif premier. À partir de 2015, on découvre le terrorisme qui se manifeste à nouveau, la récidive, les liens entre les narcotrafiquants et les terroristes.

L'opinion publique bascule et réclame désormais de la sécurité, de la mise à l'écart et commence à considérer qu'une partie des détenus est définitivement irrécupérable. D'où un retour vers ce type d'endroits d'incarcération qui sont d'une dureté extrême. Merci Julie.

On va enchaîner avec votre photo Pierre Jacquesin. Une photo qui donc une manifestation d'agriculteur qui vise des permanences d'élus écologistes. Un tout petit peu plus qu'une manifestation et c'est d'ailleurs je trouve un peu la ce qui m'a frappé c'est la bienveillance avec laquelle on traite les mouvements de colère des agriculteurs.

On l'a vu précédemment il y a 1 an ou 2 ans, même encadré par la police parfois et des mouvements assez violents. Et cette bienveillance, je la mets un peu en rapport et je l'interroge justement face à au mouvement écolo où vous savez dès que vous envoyez une tomate sur un tableau certes très connu, tout de suite ces gens-là sont accédés des cotterroristes ou de où on criminalise parfois les mouvements écolaux. Donc je m'interroge en tout cas sur la manière don dont ces mouvements parce qu'on est quand même face à une une loi du plomb qui a recueilli près de 2 millions de pétitionnaires qui a parfois plus de légimité démocratique que les élus syndicaux des des de la FNSA qui sont très mal évus.

Merci Pierre. Justement, vous en parliez un dessin de coco contre la loi du plomb. Des millions d'abeilles ont signé la pétition.

Merci Coco Jean, je sais que vous savez être bref, c'est toujours passionnant mais vous vous savez aussi être bref et vous allez l'être pour commenter votre photo. C'est la rencontre à Kief entre le ministre français Jean-Noel Barom des affaires étrangères et le président Zellinski. C'est une guerre qui nous concerne tous, hein.

Elle se déroule à 1000 km de chez nous, 1500 km de chez nous et euh qui dure depuis 3 ans. Euh si l'Ukraine tombe, c'est l'Europe ensuite qui risque d'être attaquée et de tomber. Or, les Européens en dehors de parole, d'aide financière ne sont toujours pas n toujours pas les les Ukrainiens.

Dire, imaginez, nous sommes en 1917, les Américains ne sont pas là, on est seul face aux Allemands, qu'est-ce qui se serait passé ? Et ben c'est ce qui c'est ce qui est en train de se passer aujourd'hui en Ukraine. Donc moi je pour moi c'est l'occasion de dire il faut aller aider les Ukrainiens en allant sur le terrain et arrêter d'être là avec nos paroles paroles paroles.

Merci Jean Cromè. Voici maintenant venu l'heure de retrouver notre poète préféré Benoît Forjar et sa dérive des continents toujours fleurs bleu. Ce grand romantique s'inquiète pour les générations futures.

La bague connectée sauvera-t-elle l'amour ? Bonsoir Renault. Pas facile pour ce petit animal douce et craintif qu'on appelle l'amour. de survivre au 21e siècle.

Et pourtant, pareil à l'abeille, Cupidon est en train de crever sous nos yeux. Les bois où il s'épanouissait autrefois ont été rasés. On a plus la place, plus le temps.

Et sur internet, on trouvera plus rapidement un bon livreur de ménir qu'une idle authentique amour. Il te faut muter ou rejoindre dodos et cabines téléphoniques dans le sombre tiroir de ce qui fut n'est plus et dont on a rien à Qu'est-ce qui pourrait sauver l'amour ? interroger Daniel Balavoine quand il était encore temps.

Et bien arrêter les recherches, j'ai la réponse. Ce qui sauvera l'amour, c'est ça. L'alliance des cœurs connectés, l'électrochevalière d'interveillance, l'indispensable des amants ambitieux, soit un anneau vendu par père qui permettra à chaque membre d'un même couple de connaître en temps réel non seulement l'endroit où se trouve l'être adoré, mais le rythme de son pou, le nombre de ses globules, la fréquence de ses flatulences et autres données essentielles.

Désormais, quand quelque chose ne va pas, vous le saurez, dit la pub, vous le saurez. Oui, comme un ORL vous devine asthmatique en écoutant vos bronches. Qui peut sérieusement rêver de se voir offrir une bagouse pareille ?

D'après les enquêtes, les gens nés au début de ce siècle ne sont pas contre. Habitués à vivre tracé depuis leur plus jeune âge, il ne voi pas le problème. Et quelque part, je les rejoins.

Amtresses sont devenus des concepts aussi vieux jeux que le tabac à chiqué. Qui pratique encore l'adultère en 2025 ? La moindre escapade est immédiatement grillée.

Cette bague, vous voulez que je vous dise ? Et bien, c'est la fin de la jalousie. Encore que jamais aucune donnée n'anéantira complètement le doute et rien n'empêche d'enfiler la bague à la queue d'un chien placide tandis que vous partez à l'aventure. "Go and see, my love", disait Rosan Arquet à son amoureux à la fin du grand bleu. "Go and see ! avant.

N'oublie pas d'enfiler ta bague. Son modèle étanche permet la localisation de l'élu de son cœur jusqu'à 3000 m de fond, ce qui suffira à couvrir la plupart des situations courantes. Chapeau forjar et merci.

Un dernier dessin de Coco, un conseil pour ces vacances d'été. Et oui, plage la suite. Attends, les coups de soleil, Renault.

Merci. Merci Coco. Je ferai gaffe.

Merci à tous les amis. On se retrouve quand ? Demain à la même heure 20h05 ou suré bien sûr pour 28 minutes samedi sans club international.

Ce dessin là il vous fait plus rire que l'autre sur vos vacances à vous hein Jean Quatre. Comme toujours, on va se quitter en musique bah justement avec un clin d'œil à notre invité de la semaine, le photographe Stéphane Gladieux et sa galerie de de portrait saisi à la plage. Ben on va se rappeler comme c'était bien les vacances au bord de la mer avec Michel Jonas.

Tus. Alors, on regardait les bateaux, on suit des glaces à l'eau, les palces, les restaurants, on ne faisait que passer devant et on regardait les bateaux. Le matin, on se réveillait tôt sur la plage pendant des heures.

On prenait de belles couleurs. On allait au bord. Yeah.