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interviewSud Radio (sur YouTube)· 9 janvier 2026 20 min

Les politiques aiment-ils encore nos agriculteurs ? Débat Romain Eskenazi (PS) x Amaury Brelet

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le grand matin Sud Radio, la vérité en face. Maxime Liedu et poursuite de la discussion ce matin sur l'actualité agricole naturellement et cette question que l'on vous pose et à laquelle naturellement on attend des réponses au 0826 300300. Ça se passe également sur le site sudradio.fr, l'application et les réseaux sociaux.

Est-ce que Emmanuel Macron en réalité ne joue-il pas au héros ? n'est-il pas le sauveur de nos agriculteurs en disant fermement non au mercour et plus largement est-ce que quand on a vu notamment ces agriculteurs, ces tracteurs assemblés devant l'Assemblée nationale hier, on a eu l'impression naturellement d'une rupture entre les deux interlocuteurs. Est-ce qu'on peut dire que les politiques aiment encore nos agriculteurs ?

Vous avez la parole 0826 300 et on est en débat avec en studio avec vous Romain Eskenazzi. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.

Vous êtes le porte-parole du Parti socialiste à l'Assemblée nationale et vous êtes également député du Valdoise mais avec vous également Amori Bret. Bonjour. Bonjour Maxime.

Ravi de vous retrouver en cette en cette rentrée et en ce début d'année rédacteur en chef du côté de valeurs actuelles avec à la une du journal cette semaine Agnès Verdier Moligier sur en effet les décisions à prendre pour éviter la banquroute si mes souvenirs sont bons. Messieurs, le débat est ouvert. Le ring est devant vous, ça s'appelle un studio de radio.

Est-ce que les politiques aiment encore nos agriculteurs ? Est-ce que Emmanuel Macron par la décision d'hier soir, assez inédite quand même d'un pays fondateur de l'Union qui refuse un traité d'une telle importance, est-il le sauveur de nos agriculteurs romains Eskenasi ? Je sais pas si Emmanuel Macron est le sauveur, en tout cas pour ce qui va se passer ce matin, non.

Parce que même en votant contre, la France se retrouve isolée avec euh la Autriche, la Hongrie, la Pologne a refusé ce traiter. Beaucoup d'États européens considérant qu'ils ont un intérêt à cet accord de libre échange qui crée un nouveau marché de 700 millions de consommateurs entre ces quatre pays d'Amérique latine, Uruguay, Paraguay, Argentine, Brésil et l'Union européenne et son marché de 450 millions de consommateurs. L'Allemagne espère vendre des voitures, l'Espagne espère exporter de l'huile d'olive.

Seulement nous, la France, nous sommes un grand pays agricole. 50 % de la surface du pays, ce sont des terres agricoles et nous craignons effectivement l'importation massive de produits, essentiellement du bœuf, du soja, qui ne respecte pas les normes qui sont celles qui sont imposées à nos agriculteurs. Par exemple, les hormones de croissance qui sont interdits depuis 20 ans en France sont pratiqués en Amérique latine et donc on craint de renforcer encore la concurrence des loyelles que subissent déjà nos agriculteurs. plus que un combat d'un parti contre un autre, d'un camp contre un autre.

Vous savez que je suis en tant que socialiste opposant d'Emmanuel Macron, mais il faut bien dire qu'il y a une unité à l'Assemblée nationale contre ce texte. On dit vu parce que plusieurs fois les assemblées ont été plusieurs fois nous. C'était une résolution que mon collègue Dominique Petier avait porté le 30 janvier de l'année dernière et il y avait une unanimité, il y a encore eu récemment, il y a quelques semaines, une unanimité contre ce texteel et pour autant il va se faire effectivement imposer par l'Union européenne parce que beaucoup de pays, une majorité de pays, il voient intérêt pour l'exportation notamment de leur industrie.

On était tout à l'heure avec le ministre aussi Nicolas Foressier qui est en charge du commerce extérieur et qui nous disait "Oui, c'est vrai aussi que il faut le dire pour ne pas être dans la démagogie, dans le populisme, je cite, c'est cet accord est bon aussi pour beaucoup de filières. Vous est qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que les politiques aiment encore nos agriculteurs ?

Est-ce que Emmanuel Macron est le sauveur des agriculteurs par cette décision du non ferme au Mercosour ? Vous avez la parole 0826 300 à Maibrelet. Emmanuel Macron n'est pas le sauveur des agriculteurs, il est le faux soyeur des agriculteurs.

D'abord, la France n'a pas de minorité de blocage. Donc ce texte sera ratifié, sauf solution miracle. Ensuite, il est dans une posture totalement politicienne.

On l'a dit, les Français sont majoritairement contre le Mercosour. Tous les partis politiques sont contre. Ils ont d'ailleurs voté en ce sens au Parlement.

Et puis lui, il faut les dire a longtemps menti, a trompé les agriculteurs. En 2019, il qualifia cet accord de bon accord. Entre-temps, il arrêter pas d'aller à peu près une dizaine de fois.

C'est le en même temps macronien que vous connaissez, c'est la pensée complexe en réalité. En novembre dernier, il se disait à nouveau plutôt positif dans la perspective de l'adoption de de ce texte et puis depuis, il a totalement rétropédalé face à l'opinion vent de Debout. Donc est-ce que ce n'est pas quand même une bonne chose ?

Je vous pose la la question à tous les deux. Emmanuel Macron nous a quand même habitué, même quand il y avait un vent de désaccord contre lui, à prendre la décision quand même. Là, j'ai l'impression que au vu certes de l'étendue de la contestation, mais peut-être avec un certain un certain un certain instinct pour le bon sens pour une fois de dire "Non, cette fois je dois prendre une position forte, c'est un nom et pour ça quand même on peut le féliciter ou on peut s'en réjouir." Non, pour vous c'est de la politique politicienne seulement. sûr, c'est c'est de la posture et personne n'est duper demander aux agriculteurs dans les dans les rues de Paris ou sur les points de blocage partout en France ce qu'il pensent d'Emmanuel Macron.

La réalité, c'est qu'il a collaboré, comme tous ses prédécesseurs depuis 30 ans à l'assassinat programmé de l'agriculture française en en refusant notamment d'alléger le poids normatif et fiscal qui pèse sur eux depuis depuis des années. Qu'a-t fait depuis 8 ans ? Il nous a promis de 3 10 fois un choc de simplification en en matière administrative.

Qu'a-t-on vu ? Rien du tout. Donc la vérité c'est que lui euh et ses prédécesseurs malheureusement ont bradé notre souveraineté politique agricole et agroalimentaire notamment euh à l'Union européenne qui est de plus en plus dogmatique et de plus en plus antidémocratique.

Hm. Est-ce que sur ce que critique à Maurice Brelet, c'est-à-dire la position uniquement politique politicienne, est-ce qu'on ne peut pas aussi y voir tout d'un coup un président de la République qui se dit alors certes, il lui aurait peut-être fallu un septena mais se dit c'est vrai que j'ai fait fausse route sur cet accord du Mercosour. Je n'ai pas eu suffisamment de victoire même les derniers jours, les dernières heures euh vis-à-vis du sur la VERON et même sur la Pâque, même sur certaines clauses et cetera.

Est-ce qu'on ne peut pas quand même se réjouir qu'il tendent la main d'une certaine manière et qui disent cette fois on dit non ou vous avez la même analyse et ça reste du Emmanuel Macron. la pensée complexe euh attablée, on va dire, à une posture. Moi, mon analyse, elle serait pas tellement sur le le champ de la politique nationale.

On a vu effectivement hier les exécuteurs qui manifestaient devant l'Assemblée nationale alors même qu'à plusieurs reprises en Commission des affaires européennes dans l'hémicycle avec des textes portés par plusieurs partis, l'Assemblée nationale, c'est unanimement et c'est assez rare pour le souligner, prononcer contre le texte. Donc le combat devra se porter et la FNESA l'a bien compris au niveau européen parce que il va y avoir le vote qui sera favorable ce matin même avec un vote contre de la France. Il y aura lundi la signature simplement ce texte doit être ratifié ensuite devant le Parlement européen et c'est là qu'il faudra mettre la pression.

Et donc effectivement, la FNSA va manifester à Strasbourg le 20 janvier et pour le coup, ils ont bien raison. Et je pense qu'il faut effectivement que les Européens, que les Français en particulier pèsent de tout leur poids. Je pense que l'ensemble des députés européens français va trop contre le texte, mais il faut réussir à raccrocher d'autres députés européens pour mettre ce texte en minorité.

Et nous, on envisage au Parti socialistes de saisir également la Cour européenne des droits de l'homme, en tout cas la Cour européenne de justice, pardon, considérant que ce traité est proprement inéquitable et va instaurer durablement une concurrence déloyal pour nos agriculteurs. Donc moi, encore une fois, je suis un opposant de la politique d'Emmanuel Macron, de sa politique de l'offre dû en même temps comme vous l'avez très bien dit. Donc, j'ai aucune difficulté là-dessus. simplement là, je pense qu'il faut que l'ensemble de la classe politique française, l'ensemble des acteurs, l'ensemble des forces vives de la nation fasse bloc et d'une seule voix porte avec force une opposition au Parlement européen pour que ce texte soit rejeté.

Est-ce que vous avez vu aussi la la musique qui monte d'abord euh d'une certaine manière lancée par Bruno Rotayot puis euh rejoint par Jordan Bardella qui l'a assuré hier soir en disant mais nous il y a pas de problème au niveau euh notamment national, au niveau du Parlement, on déposera une motion de centure contre ce texte parce que la France allait ça y est allée au bout de ces démarches. Il y aura une motion de censure. Est-ce que le Parti socialiste notamment pourrait la voter cette motion de censure ?

Alors déjà je monsieur Rota se donne beaucoup d'importance grâce ou à cause de lui la France n'a pas de budget. Je rappelle qu'il y avait une CMP pour valider le budget et que c'est la droite sénatoriale qui a fait blocage et qui fait que la France n'a toujours pas de budget aujourd'hui. Bruno Rotaillo n'a pas assez de députés pour déposer une motion de censure.

Donc je l'entends dire partout dans la presse qu'il va déposer une motion de censure. Il a que 47 députés. Il est extrêmement minoritaire dans l'Assemblée nationale et il n'a pas le pouvoir, il a pas assez de députés pour ça, de déposer une motion de censure.

Donc s'il y en a une, elle sera pas déposée par LR contrairement à ce qu'il raconte partout. Moi, je suis soucieux quand il y a une motion de censure de savoir à quoi elle sert. Une motion de censure, elle sert à faire tomber un gouvernement qui s'affiche à travers son ministre d'affaires étrangères, sa ministre de l'agriculture contre le Mercosur.

Donc le fait de faire tomber le gouvernement, ça ne change rien. C'est le fait de dire que malgré leur affichage précisément, il y a rien qui suit. Très bien.

Mais donc là, demain, on renforce l'instabilité euh sur les marchés, on renforce l'instabilité politique et de et il y a toujours le mercure. Donc à mon il faut savoir bien tirer. Nous, on a censuré le gouvernement lorsque le gouvernement prenait des orientations qui étaient selon les mauvaises pour le pays.

Là, demain, on en débêtera collectivement. Évidemment, comme on le fait toujours au groupe socialiste, quand il y a un sujet, on a un débat et on a une position collective. Donc, je peux pas m'avancer maintenant sur une motion de censure qui n'est pas encore déposée.

Simplement, une motion de censure, ça sert à faire tomber un gouvernement. Ça sert pas à renoncer à un traité qui est mauvais pour le pays. Je le confirme.

À Maurice Brelet, la motion de censure est un acte cert fort. Est-ce que pour vous la signature du mercour et l'échec d'une certaine manière officielle des différentes négociations des différentes moyens de la France pour accéder à une minorité de blocage au sein de l'Union européenne n'a pas tenu ? Est-ce que la censure pour vous se se justifie est-ce que c'est audible comme argument ?

Mais aucune motion de censure n'empêchera le rouleau compresseur de la Commission européenne d'écraser les agriculteurs français. C'est là d'ailleurs la première erreur, c'est le péché originel, avoir confié, avoir filé les clés des négociations à la Commission européenne d'Ursula Van Derleyen qui n'est pas là pour défendre les intérêts français mais les intérêts européens pour ne pas dire allemand. Donc première erreur.

Ensuite les mensonges d'Emmanuel Macron. Mais attention aussi à ne pas faire de de l'Union européenne et même du commerce international le bouqu émissaire de nos difficultés parce que le problème en France notamment de l'agriculteur française, il est d'abord franco-français. h l'agriculture française souffre d'une perte de compétitivité non pas seulement avec les pays du bout du monde évidemment mais y compris avec ses propres voisins en Europe.

Nous avons un déficit aujourd'hui commercial avec des voisins en Europe. L'Allemagne nous est passé devant il y a une il y a une dizaine d'années. Nous avons un une balance commerciale en matière agricole qui était longtemps positive, qui est sur le point de devenir négative.

Ça serait une première depuis près de de 50 ans. Donc regardons-nous d'abord, il faut diminuer massivement les normes, les réglementations, massivement les taxes et les impôts comme d'ailleurs le réclament tous les Français pour eux. 0826 300.

Est-ce que les politiques aiment encore nos agriculteurs ? Est-ce que le président de la République en disant non au mercour en réalité, est-ce qu'on va est-ce qu'il peut être considéré comme leur sauveur ? Il les a écouté, il a pris la bonne décision.

Vous avez la parole au 0826 300300. À tout de suite. Le grand matin Sud Radio, la vérité en face.

Maxime Liedo 0826 300, vous participez à la conversation. Est-ce que Emmanuel Macron peut-être considéré comme le d'une certaine manière le sauveur des agriculteurs ? Nous sommes toujours avec Romain Eskenaz, porte-parole du Parti socialiste à l'Assemblée nationale, député du Valdoise et Amor Bret, rédacteur en chef à valeurs actuelles.

Avant de poursuivre notre conversation messieurs, je vous propose de faire un petit tour du côté du standard 0826 300. Bonjour Christophe. Bonjour Maxime et bonjour à vos deux intervenants.

Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Comment vous regardez vous cette question ? Est-ce que les politiques aiment encore nos agriculteurs ?

Est-ce que Emmanuel Macron, par le fait de dire non a fait un geste d'amour d'une certaine manière, il peut être considéré comme le début d'un sauveur des agriculteurs ? Non. D'accord.

Merci beaucoup Christophe d'avoir été avec nous ce matin. Développé Christophe. Ouais, bien entendu.

Non mais mais le Mercure c'est c'est un faux problème. L'agriculture française se porte mal et c'est pas depuis hier, c'est depuis 10 ans, depuis 40 ans, depuis qu'il y a une concurrence depuis qu'il y a une concurrence déloyale au niveau ne serait-ce même qu'au niveau de de l'Europe. Donc et puis après je dire on fait rentrer des produits du Maghreb, on fait on fait rentrer des produits de de Nouvelle-Zélande, on fait pas rentrer des produits du Ken. intervenant juste avant la page de pub le disait toutes les normes voilà toutes les normes en France qui nous empêchent de produire mais après qu'est-ce qu'on veut on veut niveler par le bas hou c'est ça donc donc soit soit on ferme les frontières à tous les produits qui n'ont pas l'agriculture que l'on enfin qui importent l'agriculture que l'on ne veut pas et c'est la seule solution h regardez la regardez la caniepride on en a fait tout un scandale avec la loi du plomb 26 pays sur les 27 l'autorisent en Europe il y a que la France France qu'il est interdit.

H donc qu'est-ce qu'est-ce qu'on fait voir dans tous les magasins les noisettes ? Ben elles arrivent d'Italie. Ouais, c'est ça.

Et donc et elles sont traitées avec de la cétanie. Donc voilà, il y a pas 36000 solutions. Soit on nivelle par le bas, soit on interdit d'importer l'agriculture que l'on ne veut pas.

Et là-dessus, nos politiques ont une grosse part de responsabilité parce que quand euh la gauche propose une loi, éventuellement la droite pourrait la voter. Par contre, si la droite euh propose une loi, systématiquement la gauche la refuse. H ben je vous propose Christophe de rester avec nous et de poser directement la question à Romain Eskazi qui est non seulement député socialiste, mais également porte-parole.

Qu'est-ce que vous répondez à Christophe qui dit "Ben quand bien même de temps en temps il y a des bonnes idées, alors la droite peut voter avec la gauche mais l'inverse n'est pas toujours juste." Alors bonjour Christophe, je vous remercie pour votre témoignage et réflexion. Je suis pas tout à fait d'accord.

Moi, j'ai présidé pendant 6 mois la commission de contrôle des importations de l'Assemblée nationale. J'en étais le président, le rapporteur était LR Antoine Vermorel Marquez. On a travaillé en très bonne intelligence ensemble pendant 6 mois.

On a sorti un rapport qui abouti une proposition de loi qu'on va porter ensemble. Ça porte plutôt sur les importations des fameux petits colis. et qui respecte pas du toutes plus de sécurité.

Moi je suis d'accord avec monsieur quand il y a eu des normes, moi je suis pas contre le principe de simplification administrative. Je pense qu'il y a des choses à faire là-dessus mais on va pas dire on va s'aligner sur l'Amérique latine pour être concurrentiel et on va autoriser des produits qui sont démontrés depuis 20 ans, qui sont dangereux pour la santé, qui sont néfaces pour notre environnement. S'il y a des normes, c'est bien qu'il y a une raison et que on a identifié que ça posait des problèmes de santé ou des problèmes environnementaux.

Ce qu'on a remarqué dans cette commission d'enquête avec le rapporteur LR justement, c'est que beaucoup de pays que soit dans l'industrie ou l'agriculture envoient des équipes pour voir comment c'est produit. Les Américains envoient des équipes en France. Ça avoir de véritables contrôles, ce qu'on a pas suffisamment en France.

Exactement. En fait, quand vous contrôlez du bœuf qui arrive, vous pouvez contrôler des résidus de pesticides sur des sur des haricots verts, par exemple. Ça c'est possible.

Par contre, voir comment était élevé le bœuf et est-ce qu'il a eu des des hormones de croissance, ça ça ne se voit pas à l'importation. Pour le voir, il faut aller sur place. Donc moi, plutôt que la Commission européenne soit obsédée par le développement d'accords commerciaux pour élargir le grand marché mondial et le grand libre échange sans norme et sans contrôle, que la Commission européenne mette en place des équipes qui va sur les exploitations en Argentine, en Chine, aux États-Unis pour voir comment ils produisent et interdire à l'importation des produits qui sont interdits à la production en Europe.

C'est simple mais je pense que c'est une réorientation de la politique de la Commission européenne qu'il faut pousser et la France doit porter une voix très forte pour cela et ça va prendre certainement un petit peu de temps. Christophe, vous êtes toujours avec nous. Qu'est-ce que vous répondez à l'instant à Romain Eskenasi qui a essayé de vous convaincre d'une certaine manière ?

C'était une plédoirie de mettre Romain Eskenazzi. Oui. Oui.

Donc juste en fait, il insulte les agrançais en les traitant d'incapable. Ah non, monsieur, j'ai pas ça. Laissez-moi finir.

Laissez-moi finir, s'il vous plaît. Vous nous traitez d'incapable puisqu'en fait nous on n'arrive pas à être compétitif par contre les autres le sont. Donc s'ils le sont parce que forcément ils utilisent des produits que nous on n' pas le droit.

Ils ont un règlement social qui n'est pas le même que le nôtre. Heureusement à la limite. Donc arrêtez, vous nous insultez en disant ça.

Est-ce que Christophe c'était pas tout simplement et je je vais me faire moi aussi là l'avocat de Romain Eskenazzi, est-ce que c'était pas aussi de dire que il y a tellement aujourd'hui de contraintes sur vous de normes et cetera qu'au minimum la commission doit désormais faire en sorte que tous les pays qui viennent sur notre marché puissent le contrôler. Tout ça la conformité des autres produits. Vous êtes pas d'accord avec ça Christophe ?

Mais c'est tout simple. C'est très très simple. Si une molécule est autorisée dans un dans un pays tout simplement tous les produits agricoles qui arrivent de ce pays sont interdits sur notre territoire.

C'est très simple, ça coûte rien. Mais d' nécessité de renforcer les contrôles mon cher hier j'étais hier j'étais à Perpignan. Tout ce qui rentre du Maghreb d'Espagne c'est incontrôlable.

C'est 15000 camions qui passent à Perpignan c'est 60000 au marché Saint-Charles. Qui va aller le contrôler ? Ça c'est impossible.

Ben d'où la nécessité justement de renforcer les contrôles. Merci beaucoup mon cher Christian d'avoir été Christophe, pardonnez-moi d'avoir été avec nous et nous avoir appelé au 0826 300. On sent aussi l'égascement il y a deux sujets.

Peut-être le fait que malgré l'appareil normatif à Maurice Brelet, il n'y ait pas de contrôle aux points essentiels et ça aussi ça pose problème. Oui mais là on parle de de normes environnementales et sociales délirantes à l'autre bout du monde en Chine, en Amérique latine, mais le problème il est franco-français. Nous ne sommes même plus compétitifs avec nos voisins européens qui n'ont pas des normes euh délirantes comme ceux des des pays du bout du monde.

Donc c'est bien que nous avons un problème français de normes. Nous avons trop de réglementation, nous avons trop d'impôts, trop de taxes qui s'accumulent depuis des années. Mais interroger les agriculteurs, allez les voir, allez leur parler.

C'est ce qu'ils nous disent, c'est ce qu'ils nous répètent à longueur de journée. Donc c'est là qu'il faut mettre le paquet et pour cela, il faut réduire massivement ce fardeau fiscal et normatif. 0826 300, vous avez été nombreux à nous appeler.

Je vous remercie Amori Brelet, rédacteur en chef de valeurs actuelles d'avoir été avec nous et je vous remercie Romain Eskenaz, porte-parole du Parti socialiste à l'Assemblée nationale d'avoir été avec nous. Je rappelle aussi député du Valdoise, vous avez été également nombreux à envoyer un fameux SMS au 720 18 avec le Mot Sud. Bonjour Didier, bonjour.

Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Comment allez-vous ? Je vais bien merci.

Vous aussi ? Oui, pas mal. pas mal.

Vous vous animez une une émission très intéressante. Ah ben merci beaucoup. Merci beaucoup mon cher Didier.

Ça me touche beaucoup mais c'est euh vous qui m'intéressez mon cher Didier parce que vous avez gagné figurez-vous. C'est vous qui remportez les places pour le spectacle Holiday on ICE. Et ben, je suis ravi parce que je voulais y aller, je n'avais pas encore réservé.

Et ben regardez, il y a rien à faire là. Vous nous avez appelé, on prend votre adresse, vous avez envoyé une mot sud au 728 et vous gagnez les places. C'est Sud Radio qui régale.

C'est pour vous mon cher Didier. Félicitations. Merci beaucoup.

Merci beaucoup mon cher Didier et belle journée. D'une certaine manière, c'est votre fidélité à Sud Radio qui est récompensé et bonjour ma chère Valérie Expert. Bonjour cher Maxime.

Meilleur vœux de Vivois et ben de Vivois. Très bonne année à vous également qui commence sur les chapeaux de roues avec une nouvelle formule pour cette émission qu'on retrouve. Formule.

Oui, on va l'émission média désormais une fois par semaine à 10h et nous recevrons Bernard de la Villardière pour un document exceptionnel à retrouver dimanche soir dans Enquête exclusive sur le recyclage de l'argent du narcotrafic. C'est une enquête absolument sidérante qui qui nous est proposée par M6. On va en parler avec lui.

Ce narco, cet argent du narcotrafic est partout. Les kebabs, les coiffeurs, les épiceries, c'est une enquête exceptionnelle. Donc c'est à 10h et puis les débats à 11h avec évidemment on va continuer à parler du Mercosur, à quoi joue Emmanuel Macron ?

Il soutient les agriculteurs. En même temps, ça ne lui coûte pas très cher puisque le Mercosur sera euh à n'en pas douter euh adopté. Et puis l'Iran, l'Iran, moi je m'interroge sur le fait qu'il y a assez peu de place consacrée à ce qui se passe aux images qu'on reçoit, aux quelques images qu'on reçoit depuis l'Iran. pas pratiquement pas un mot dans le parisien, pas un mot dans libération ce matin.

Il y a que le Figaro hein, je sais pas si valeur actuelle va faire quelque chose la semaine prochaine. Ouais, mais c'est vrai que je trouve qu'on en parle assez peu. Donc voilà, c'est à suivre dans quelques instants.

C'est le programme et toujours le même numéro 0826 300. J'ai le plaisir de vous retrouver demain dès 6h et pour le moment, je vous souhaite une très belle matinée sur Sud Radio.