Macron : polémiques et interpellations - C à Vous - 08/11/2018
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteÉludée
Qu'avez-vous dit pour l'essence hier ?
- 0:16RelanceÉludée
Alors nous on fait quoi ? 5 km ?
- 0:18OuverteÉludée
L'essence d'abord, qu'est-ce que c'est ?
- 0:20OuverteÉludée
Arrêter avec les primes, ça sert à rien. Qu'on donne des salaires.
- 3:16OuverteRéponse partielle
Monsieur le Président, les gens qui ne travaillent pas gagnent plus que ceux qui travaillent ?
- 4:04RelanceRéponse directe
Alors, Pétain, faut-il honorer le maréchal Pétain ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:31InvitéChiffre
« Non, mais c'est vrai, et je les assume. À 60%. »
- 3:29InvitéFait
« Je vous le jure que c'est vrai. Aujourd'hui, c'est encore trop vrai. »
- 4:04InvitéFait
« Maréchal Pétain a été pendant la Première Guerre mondiale aussi un grand soldat. »
- 4:12InvitéFait
« Maréchal Pétain, quand il a dirigé la France pendant la Deuxième Guerre mondiale, a été complice de crimes profonds qui ont été maintenant reconnus. »
- 4:23InvitéFait
« Et la responsabilité de l'État français a été reconnue. »
- 10:09PrésentateurFait
« Le pognon de dingue, disait-il. »
- 10:50InvitéFait
« Macron veut rendre hommage aux maréchaux de 14-18. Parmi ces 8 maréchaux, il y a le maréchal Pétain. »
- 11:14InvitéFait
« Si on honore Pétain, on aura des polémiques avec la France insoumise ou la communauté juive. »
Temps de parole
- Invité25 %
- Invité 224 %
- Présentateur22 %
- Invité 310 %
- Présentateur 27 %
- Invité 45 %
- Invité 54 %
- Invité 62 %
≈ 6,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Si Emmanuel Macron avait le moindre doute sur la réalité du mécontentement des Français, les quatre premiers jours de son péril dans le nord-est du pays l'ont convaincu que cette colère existe bel et bien.
Qu'est-ce que vous avez dit pour l'essence hier ? Vous allez donner 20 euros à ceux qui font 30 km, je suis désolée. Alors nous on fait quoi ? 5 km ? L'essence d'abord, qu'est-ce que c'est ? L'essence. Arrêter avec les primes, ça sert à rien. Qu'on donne des salaires pour que les gens arrivent à vivre. Ah mais je suis d'accord. C'est le malaise qui monte de Paris. Je le sens. Sentez-le. Parce que vous allez le sentir le 17 novembre. Vous allez le sentir en France. Je le sens chaque jour et je n'ai pas attendu.
Carburant, retraite, pouvoir d'achat, tout y passe. On décrit de cette semaine si particulière pour le président avec le chef du service politique de France Inter, Yael Gauze et Jean-Michel Apathy d'Europe 1. Bonsoir Yael Gauze. Bienvenue à tous les jours sur le plateau de CETAVOU.
Alors avec ce périple de 7 jours dans le nord et l'est sur des lieux de mémoire et au contact des Français, l'Elysée avait rêvé d'une séquence présidentielle. sans précédent. Eh bien ce fut une séquence présidentielle sans précédent. Mais pas tout à fait comme, sans doute, comme elle avait été rêvée. On parle beaucoup de chemin de croix, mais vu le contexte, c'était plutôt un champ de mines. Résumé en quelques séquences. Mardi, Verdun, l'essence, c'est pas Bibi. C'est ce que vous faites à nous d'un côté, on nous le reprend doublement de l'autre. Mais c'est ça le problème. Mais je ne suis pas d'accord avec vous. Franchement, regardez le carburant, c'est une...
Alors, je vais venir au carburant, mais le carburant, c'est pas Bibi. Oui, mais bon, il y a quand même des taxes de l'État. Non, mais c'est vrai, et je les assume. À 60%. J'essaie de vous expliquer les choses point par point. Un peu plus tard, même hostilité, mais le mécontent a l'honnêteté de dire qu'il est un militant LR. Je suis un militant LR, et j'y reste. Et j'espère qu'en 2022, on aura un LR qui sera au pouvoir. Eh bien, écoutez... J'espère. Donc, si c'est le cas, ça ne sera pas moi. Moi, je n'ai jamais vu. Je ne pense pas que vous serez réélu. Mais moi, je ne suis pas dans la... Je ne suis pas dans la... Vous avez vu, vous avez 80% de Français qui sont... Vous avez vu.
On a la chance d'avoir le président. Oui, oui, oui. Vous avez vu, même le sénateur LR et ancien ministre Gérard Longuet est un peu gêné. Il faudrait quand même écouter le président, il dit. Bon, alors, attention, avec les Français, ce n'est pas tout le temps rugueux. Parfois, ça se passe bien. Mais ça peut être embarrassant quand le président ne se rend pas compte qu'il y a un micro qui traîne. Voilà qu'il donne raison à un ancien combattant qui voudrait voir tous les réfugiés dehors. Comment est-ce que vous laissez le faire chez vous ? Ah, ceux qui n'ont pas pratique, qui n'ont pas le droit à les autres. Oui, croyez-moi qu'on va continuer. Vous le ferez. Je pourrais le dire aux autres.
Vous pouvez le dire aux autres. Et ceux qu'on doit protéger... C'est votre parole ? Non, mais c'est la mienne. Mais ceux qui arrivent... Je la retiens. Ceux qui arrivent... Oui. Pour qu'on soit un petit plus efficace dans la manière de... D'abord, d'héberger les gens quand ils sont en nécessité. Quand ils sont ennêtes, d'accord. Ceux qui fuient leur pays, parce que c'est leur liberté. Il faut les protéger. Peut-être. Et ceux qui... Ce n'est pas le cheval de l'E3 qu'on met en place. Mais ceux qui viennent, alors qu'ils peuvent vivre librement dans leur pays, il faut les raconter. Oui. Voilà. J'aime bien votre réponse. J'aime bien votre réponse.
Alors le résumé que j'en ai fait tout à l'heure est un petit peu plus nuancé parce que j'ai parlé de réfugiés. Le monsieur parle de sans-papiers. Et Emmanuel Macron a une réponse plutôt équilibrée sur la fin de la séquence. Mercredi, Charleville-Mézières, Emmanuel Macron face à une retraitée. Monsieur le Président, moi je vais vous le dire, on est dans la vie active. Les gens qui ne travaillent pas, et je leur donne raison, ils n'ont plus facile à rester à la maison parce qu'ils gagnent plus que les gens qui travaillent de base. Je vous le jure que c'est vrai. Aujourd'hui, c'est encore trop vrai. Avec les ailes et tous, ils n'ont plus à rester à la maison. Pourquoi ils iraient travailler ?
Alors je vous explique pourquoi on est en train de le changer. Mais il serait temps qu'on change pour les gens qui travaillent. Oui, je sais, mais je ne suis pas là depuis un an et demi. Je ne suis pas là depuis 30 ans. Non, mais justement, alors pourquoi vous nous massacrez ? Pourquoi nous ? Non, je ne massacre personne. À peine 2000 avec mon mari, on nous baisse encore les retraites. Non, je ne massacre personne. Alors pourquoi on nous baisse nos retraites ? On n'a pas 1200 chacun. Je ne sais pas si vous avez vu le garde du corps d'Emmanuel Macron avec le parapluie soupiré devant la séquence.
Et un peu plus tard, on demande au Président de la République si pour le centenaire de 1918, il faut honorer Pétain. Voici sa réponse. Maréchal Pétain a été pendant la Première Guerre mondiale aussi un grand soldat. On peut avoir été un grand soldat à la Première Guerre mondiale et avoir conduit à des choix funestes durant la Deuxième Guerre mondiale. Maréchal Pétain, quand il a dirigé la France pendant la Deuxième Guerre mondiale, a été complice de crimes profonds qui ont été maintenant reconnus. Et la responsabilité de l'État français a été reconnue. Pétain, avant, a été un maréchal de la Grande Guerre. Et donc, ça n'est pas... Il faut regarder l'histoire en face.
Réponse qui laisse penser que le Président participera personnellement à un hommage particulier à Pétain, alors qu'il n'en est rien. Et on y reviendra un peu plus tard. Un peu plus tard dans cette même journée, dans l'Aisne. Nouvelle interprétation, mais sur un mode, disons, plus vulgaire.
Avec ma retraite, je ne peux pas payer des pneus rutilantes comme Brévi. Je comprenais que ma femme, elle met des petits jeans troués, mais...
Voilà, les jeans de Brigitte Macron. Aujourd'hui, à Maubeuge, c'est un syndicaliste qui tente d'interrompre le discours du Président à l'usine Renault de Maubeuge, un syndicaliste de Sud. Mais cette fois, la méthode est manifestement désapprouvée par une bonne partie du personnel de l'usine présent. Thierry, cher Mouna, bonjour monsieur. Vous n'êtes pas apparemment majoritaire. On est là ensemble pour essayer de réussir. On est d'accord ?
Vous êtes en train de prendre le retraité aujourd'hui, monsieur Macron.
Alors, si vous êtes venu faire un meeting politique, c'est autre chose. Je peux y aller ?
Allez-y, allez-y.
Je peux y aller ? Voilà, vous avez vu la belle brochette à côté de Carlos Ghosn. On a Gérald Darmanin, Bruno Le Maire et Xavier Bertrand qui regardent fixement le bout de ses chaussures. Enfin, provisoirement, et c'est une phrase intéressante, toujours à Maubeuge, une réponse aux médias. Vous allez bien ? Non, j'ai répondu à une question. Ce qui était une erreur, c'est d'en faire une polémique, à mon avis, comme vous l'avez fait. J'ai dit exactement les choses que j'ai toujours dites. Et donc, je pense que sur ces sujets, le pays a besoin d'autre chose que de la boîte à folie dans laquelle vous vous êtes collectivement installé.
Où il y a des gens qui font des polémiques avec des gens qui y répondent. La boîte à folie dans laquelle vous êtes, nous sommes, les médias collectivement installés. En clair, les polémiques, ce n'est pas moi qui les créé, c'est les télés. Qu'en pensez-vous, Yael Ghosn ? Moi, je suis surpris du cadre dans lequel Emmanuel Macron fait cette déclaration sur un sujet aussi grave, aussi lourd. On sait que l'actualité, la mémoire et l'histoire, parfois, c'est compliqué. Dans la rue, comme ça, au déboté, 40 secondes, sur une chaîne d'info continue, est-ce que c'est le cadre, l'endroit pour parler du maréchal Pétain ?
Il doit savoir, il est assez normalement expérimenté et professionnel de la politique pour se dire qu'un sujet comme ça, il faut le traiter dans un autre cadre, peser les mots, peut-être le dire dans un autre endroit, briefer, peut-être. Là, ça sent quelque part, il est rattrapé par son itinérance qui devient déambulation. Un président ne devrait pas dire ça comme ça, dans ce cadre-là. Et là, il est rattrapé peut-être par la fatigue, 4 heures de nuit, 4 heures de sommeil par nuit depuis dimanche. C'est la première fois qu'il se débunkérise de l'Elysée comme ça depuis qu'il est président. Ça fait 6 jours et demi qu'il est sur la route.
Et puis, les sujets finissent par se relativiser, tout devient au même niveau. On l'interpelle sur le carburant, puis on l'interpelle sur Asia Bibi, on l'interpelle sur tout, sur les retraites. Et d'un seul coup, il y a un journaliste qui dit « alors, pétain ». Mais ça dénote quand même une impréparation de ce point de vue-là, parce que l'Elysée avait tranché le débat depuis plusieurs semaines. On va y revenir sur ce sujet. Il ne peut pas y avoir de... On va y revenir sur ce sujet.
Mais sur ce que vous dites et sur la spontanéité du président, moi, j'ai une pensée aussi pour ceux qui ont préparé les discours, parce qu'il y a tous les jours, il y a des discours solennels dont il ne reste rien. On ne parle pas et on ne les entend pas. Jean-Michel, sur cette semaine folle.
Moi, je suis assez partagée. J'ai un petit peu peur qu'on ait un regard de journaliste là-dessus. Évidemment, quand l'itinérance est conçue, elle est conçue au bénéfice du président, par ceux qui la font, c'est-à-dire l'Elysée. Et puis, l'actualité vient de télescoper tout ça. Il y a beaucoup de sujets, notamment le sujet inattendu, au moment où ce voyage est construit, c'est-à-dire l'essence. Donc, le président, moi, je mets pétain là, totalement de côté pour l'instant, le président est interpellé sur plein de sujets. Et je suis partagé parce que, quand même, il a une tête sympathique, le président. Il a de la séduction, il a du sourire, il laisse parler les gens, il leur répond.
Et je ne suis pas sûr que tout soit négatif. Quand il dit, le pétrole, ce n'est pas Bibi, c'est assez spontané, ce sont des éléments de communication. Alors, ils sont un peu heurtés parce qu'il y a un peu de conflits, mais en même temps, c'est un peu réussi. Et je ne sais pas ce qui reste de tout ça dans la tête des gens. Pas forcément des choses négatives. Nous, on a tendance à analyser ça parce que c'est notre métier, on a raison de le faire comme une semaine perturbée et perturbante, chaotique. Mais je ne suis pas sûr que l'image qui reste en opinion publique soit seulement ça. Je trouve qu'on peut aussi dire qu'il y a un certain courage à faire ça, à aller au contact des gens.
Il est quand même beaucoup plus détendu que Sarkozy, beaucoup moins coincé que d'autres. Il fait beaucoup plus naturel parce que François Hollande, qui avait quand même l'air d'être toujours dans une forme d'hypocrisie assez insupportable. Bon, alors du coup, je suis assez partagé. À mon avis, ils ne reforment pas demain l'itinérance.
Le problème, c'est le fil conducteur qu'on a un peu perdu.
On ne retient rien des discours sur la mêle. Il y a deux messages.
On a perdu le sens de la grande guerre. La mémoire. Et en même temps, 100 ans après, la mondialisation économique qui a fait des ravages. Et donc, on va aider ces territoires. Qui a parlé du milliard d'euros investis dans les deux régions ? Ça s'est décidé lundi avec les chefs d'entreprise. Tout ça a été gommé. Et c'est ça, c'est typiquement Macron. Sur la guerre, dimanche, le pognon de dingue. Oui, le 8 novembre, le 8 novembre va balayer. Dimanche, oui, dimanche, la grande guerre.
Le pognon de dingue, disait-il.
C'est lui-même qui brouille son message ce jour-là avec cette vidéo validée par l'Elysée, où il est censé parler après le lendemain un grand discours sur le reste à charge zéro, très important, le virage social du quinquennat. Il le brouille lui-même avec sa vidéo. Là, mondialisation, grande guerre. On avait retenu une audace sur la génération de ceux de 14, femmes infirmières et hommes, la France combattante. Maurice Genevoix, on avait retenu ça. Maintenant, on est sur, qu'a-t-il voulu dire sur Pétain ? Il a cette faculté lui-même à se tirer des balles en pied.
Un mot sur Pétain, parce que c'est quand même la polémique qui est venue de très, très loin et dont on se demande, c'était le sens aussi de votre édito ce matin, Jean-Michel Apathy, comment Emmanuel Macron a pu tomber dans un piège pareil. 3 juillet dernier, 3 juillet, Jean-Dominique Merchès, sur son blog du journal L'Opinion, Macron veut rendre hommage aux maréchaux de 14-18. Parmi ces 8 maréchaux, il y a le maréchal Pétain. On sait que ça peut poser problème, mais c'est la volonté du président. Il y a 15 jours, l'État-major voudrait honorer les maréchaux, mais ça coince. Et Jean-Dominique Merchès, toujours sur son blog, cite cette phrase qui vient de l'Élysée.
« Si on honore Pétain, on aura des polémiques avec la France insoumise ou la communauté juive. Donc pas question de finir ce cycle mémoriel très réussi sur un tel couac politique. » C'est sourcé de l'Élysée. Ils ont tout repéré. Sylvain Faure ou Bruno Roger Petit. Ils y sont allés quand même. Ils ont repéré le truc. Ils n'y sont pas allés.
Et Emmanuel Macron qui tombe dedans. C'est hier, en fait, ça c'est un problème, alors là pour le coup, c'est un problème de boulot. C'est une faute professionnelle. Hier, il est imprécié dans l'expression. Puisque dans une phrase qui est juste, il y a le Pétain de 14, il y a le Pétain de 40, ça c'est juste. Il dit « Pourquoi ne pas rendre hommage ? » Il a le mot « hommage » dans la bouche. Et là, il a l'air d'accréditer l'idée que la République va rendre hommage à Pétain, alors que précisément la République, c'est-à-dire lui, il y a 15 jours, a décidé de ne pas rendre hommage. Là, il y a un couac, là. Là, ça c'est une faute professionnelle.
Mais aucun président de la 5e n'a parlé de Pétain à brûle-pour-point comme ça dans la rue. Non, mais en revanche, ils ont tous à peu près dit la même chose. Non, peu importe. Mais pas dans le même contexte. Ils ont tous dit à peu près la même chose, mais pas dans le même contexte. C'est la part d'improvisation.
Quand on est un bon professionnel, on improvise sans faire de faute. Là, c'est un mauvais professionnel qui improvise en faisant une faute sur un sujet mille fois balisé et repéré. Bien sûr qu'il ne faut pas rendre hommage à Pétain. Il le sait puisqu'il a participé aux discussions dans les semaines qui ont précédé. Alors, comment on explique ça ? Je ne sais pas, la fatigue, l'inattention. C'est une faute professionnelle, carton rouge, trois matchs de suspension. Comment on fait pour suspendre un président pendant trois matchs ? Il faut réfléchir à ça. C'est compliqué quand même.
Ça repose la question de départ sur est-ce qu'il a raison d'aller au contact avec les Français ? Oui, il a raison. Mais bien sûr qu'il a raison. Vous ne pouvez pas théoriser l'inverse. Il a raison, mais sa communication est erratique. De cette façon ? Vous avez un bilan de 16 mois, 17 mois. On a vu tout et son contraire. Une communication made in Elysée, complètement verrouillée, validée, avec peu de contact avec les journalistes. Des Facebook Live. Ça, c'était jusqu'à Benalla cet été. Et puis, il y a eu le remaniement de septembre. On a changé la tête. Bruno-Roger Petit a laissé la place à Sylvain Faure, à son communicant de la campagne. Quel dommage.
Et là, on a dit, on ouvre tout, on ouvre tout. On veut reprendre tout. L'expression de Sylvain Faure, c'est, il s'agit de démilitariser la relation entre l'Elysée et l'Élysée.
Qu'est-ce que vous faites, cette expression ?
Non, non, mais oui, démilitariser.
C'est ça, il l'a dit, il l'a dit, il l'a dit. Déboucériser, déboucériser, c'est ça aussi.
Déboucériser. Non, mais... Mais avec l'inconvénient aujourd'hui qu'on déboucérise tellement que, voilà, il n'y a pas forcément encore... Le dosage n'est pas encore...
Ça, c'est un peu autre chose. Je pense que l'un des problèmes d'Emmanuel Macron, c'est qu'Emmanuel Macron a été surpris par sa victoire, on peut dire ce qu'on veut, mais quand il s'engage, c'est pas pour être président, c'est pour reconstruire la gauche, il gagne, il voit très bien. Il y a un truc qu'il n'a pas pensé depuis... Quand il arrive, Emmanuel Macron, il pense à la stature présidentielle. Il y a quelque chose... Il le réussit au début. Absolument. Qu'il n'a pas du tout pensé, c'est la communication. Vous savez, Edouard Heriot, c'est un vieux truc, disait, la politique, c'est parler aux gens. Il vous l'a dit ? Oui.
Cet aspect-là, Emmanuel Macron ne l'a jamais abordé de manière sereine. Il l'a abordé dans une forme d'hostilité aux journalistes et il s'en est tenu là. Et ça, c'est la boulimie inverse.
Et une hostilité qu'il exprime, le paradoxe, là, on l'a entendu la phrase tout à l'heure, alors que c'est une semaine où il a accordé 5 interviews. Bien sûr. 5 interviews. Les journaux régionaux, Europe 1 et 2, France 3. Boulimie inédite. Jusqu'à faire la boîte à outils, on parle du carburant aussi, sur Europe 1 il y a 2 jours, où il dit, je pense que le chèque énergie, ceci, cela, c'était pas du tout d'un niveau jupitérien qu'on aurait pu voir il y a 16 mois. Il fait du Hollande, là, il est obligé d'aller dans la boîte à outils.
Les mains dans le cambouis, quoi.
Oui, mais c'est le... On a... Il y a des faiblesses dans le jeu. Plus extrêmes. 18 mois après, il y a des faiblesses. Il y a l'éclat qu'aura la cérémonie du 11 novembre avec l'ensemble des chefs d'État qui devraient quand même balayer un peu plus tard. C'est spectaculaire. Ça peut laisser cette impression-là, finalement, toute semaine. En tout cas, ça va être fort, bien sûr.
Ça va être fort et ça va balayer beaucoup de choses. Là, on est dans l'actualité immédiate. Ça va balayer. C'est une image qui va rester, qui est belle, qui est justifiée en plus. Parce qu'on a oublié le conflit de 18 et moins présent dans nos mémoires que la deuxième guerre mondiale. Il y aura l'image très forte de samedi avec Angela Merkel.
Il y avait un message au discours dimanche qui est de dire une paix mal préparée, celle de 14-18, à amener à la deuxième guerre mondiale. Ça, ça sera dans le discours de dimanche. Ça, c'est un moment important. Et c'est devant Trump, devant Poutine pour dire, regardez, si on ne se parle pas, si on n'est pas dans le multilatéralisme, si on ne fait pas attention, comme en 18, le nationalisme, c'est la guerre. Et là, ça sera l'affiliation avec Mitterrand. Mais dimanche, oui, ça peut remettre le pendule à l'heure.
Clémenceau, nous avons gagné la guerre, nous avons perdu la paix. Il faut toujours un peu de tartines culturelles. Oui, bien sûr. Ce que je retiens, c'est la suspension pour trois matchs d'Emmanuel Macron. Quoi ? Ce que je retiens, c'est la suspension pour trois matchs d'Emmanuel Macron. Qui n'interviendra donc après le match de dimanche. Ah oui, il peut jouer dimanche. Non, il peut jouer dimanche. Mais après, on verra. Coach Apathy décidera. Merci beaucoup à tous les deux. Vous restez avec nous.