Intempéries : une vigilance rouge activée trop tard ? - C à vous : l’intégral - 18/10/2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Comment analysez-vous les inégalités de patrimoine en France ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Quels sont les principaux enseignements de l'étude de l'Insee sur les inégalités ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Comment lutter contre les nouvelles formes de pauvreté ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Les médias et les politiques noircissent-ils le tableau des inégalités ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Faut-il privatiser certaines entreprises détenues par l'État ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre position sur le terme 'décivilisation' utilisé par certains politiques ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:00P.CohenChiffre
« Les 10 % des ménages les plus aisés possèdent 48 % du patrimoine. »
- 8:00P.CohenChiffre
« 14,5 % de la population est sous le seuil de pauvreté, 11 millions de personnes. »
- 11:00J.ViardFait
« La pauvreté était un phénomène de personnes âgées, il y a 30 ou 40 ans. »
- 12:00J.ViardChiffre
« Il y a 2 millions de femmes seules avec enfants. »
- 22:00J.ViardChiffre
« Les 10 % des ménages les plus aisés possèdent 48 % du patrimoine. »
- 26:00J.ViardChiffre
« 9 % des personnes âgées sont sous le seuil de pauvreté alors que c'est 14 % pour tout le monde. »
- 31:00J.ViardChiffre
« 63 % des enfants naissent hors mariage. »
- 37:00J.ViardChiffre
« L'État possède pour 178 milliards dans les grandes entreprises. »
- 46:00J.ViardChiffre
« Avant, il y avait 4 % de télétravailleurs en France. »
- 51:00J.ViardChiffre
« 30 % des gens télétravaillent. »
- 55:00M.BregeonFait
« Cette solution doit être étudiée. »
- 57:00B.RetailleauFait
« Il faut qu'ils restent entre ministres, entre élus. »
- 1:00:00J.ViardChiffre
« Il y a eu 30 000 morts en Méditerranée. »
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... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h avec Mohamed, Pierre, Patrick et Lorrain. Mohamed? - L.Sénéchal: Nouveau drame dans la Manche.
Des sauveteurs français ont récupéré le corps d'un nourrisson. M.Barnier et B.Retailleau se rendaient à la frontière franco-italienne. - A.-E.Lemoine: Patrick? - P.Cohen: Je vous parle de l'étude annuelle de l'Insee sur les inégalités de patrimoine davantage que les inégalités de revenus en France. - A.-E.Lemoine: On en parle avec le sociologue J.Viard.
Bonsoir et merci d'avoir accepté notre invitation. Vous venez à l'occasion de votre dernier ouvrage, très complet, "L'Individu écologique". L'individu écologique, c'est un citoyen dont l'objectif face au dérèglement climatique ne sera plus le progrès mais l'adaptation à la nature.
Cela résonne, alors que la France vient de connaître un épisode douloureux. Des pluies record ont provoqué de lourds dégâts dans le Sud. On en parle avec L.Romejko et J.Marion.
Lorrain? - L.Sénéchal: Je vous ai promis des voitures de cinéma, hier.
On va voir les voitures de "Jurassic Park", la Batmobile... - A.-E.Lemoine: Un homme qui tient ses promesses. - P.Lescure: Shakespeare, avec Molière et quelques autres restent une mine pour les créateurs et les metteurs en scène de théâtre. et ses 4 Molières. - A.-E.Lemoine: Alain Delon ne voulait pas d'hommage national.
Pourtant, le public célébrera sa mémoire à l'occasion du ciné-concert symphonique, "Delon Le Dernier Samouraï", avec des extraits de ses films les plus importants, accompagnés d'un orchestre symphonique. On en parle avec son plus jeune fils, Alain-Fabien Delon. Marc Lavoine fête les 40 ans de sa chanson "Elle a les yeux revolver".
Il sera en live accompagné d'une harpiste. On reçoit les acteurs de "Tom et Lola", une série sur France 3 qui cartonne. Notre dîner est préparé par un chef pâtissier à Asnières-sur-Seine. - B.Chameroy: Bonsoir. - On va faire une tarte au saumon, mangue et wasabi. - B.Chameroy: Merci et bonne émission. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, L'Edito de Patrick.
En France, si les écarts de niveau de vie sont moins grands qu'ailleurs, les inégalités de patrimoine ne cessent de se creuser. - P.Cohen: Ce sont les 2 grands enseignements de la dernière édition des revenus et patrimoine des ménages de l'Insee.
C'est sur qui gagne et qui possède en France. Premier constat: les inégalités de patrimoine fondent avant tout les inégalités sociales. Le patrimoine, à plus de 60 %, ce sont des maisons et des appartements.
Cela se divise en 2 catégories: les propriétaires de leur logement et ceux qui ne le sont pas, pour paraphraser C.Eastwood. Comme les prix de l'immobilier se sont envolés, les propriétaires se sont enrichis et les riches propriétaires sont devenus beaucoup plus riches.
Voici la concentration actuelle. Les 10 % des ménages les plus aisés possèdent 48 % du patrimoine. Les moins dotés n'ont que 6 %.
On peut lire ce graphique autrement. Si vous additionnez le rouge et le bleu, ça fait 92 % du patrimoine brut dans l'Hexagone qui est détenu par la moitié des habitants. 3 Français sur 10 seulement héritent.
Le patrimoine brut moyen des ménages qui ont hérité est 2 fois supérieur au patrimoine de ceux qui n'ont pas hérité. - A.-E.Lemoine: Les inégalités de revenus sont moins fortes que dans beaucoup d'autres pays.
Elles sont amorties par notre système social. - P.Cohen: C'est l'effet de la redistribution, la progressivité de l'impôt, des aides pour les moins riches...
Voici l'écart de niveau de vie entre les 10 % plus riches et les 10 % moins riches. A gauche, on voit que l'écart s'est accru en 20 ans. L'écart est passé de 1 à 5 à 1 à 6.
Après redistribution, cet écart se réduit à 3,40. L'effet redistributif de notre système s'est amplifié. - A.-E.Lemoine: Ces inégalités moindres n'empêchent pas la pauvreté. - P.Cohen: 14,5 % de la population est sous le seuil de pauvreté, 11 millions de personnes.
Etre pauvre, dans cette définition, c'est vivre chaque mois avec moins de 1200 euros pour une personne seule et moins de 2500 pour un couple avec 2 jeunes enfants. Si on abaisse ce seuil à 960 euros par mois, on bascule dans la grande pauvreté. 2 millions de personnes environ sont en situation de grande pauvreté en France. - A.-E.Lemoine: La pauvreté a changé.
Elle ne touche pas les mêmes catégories de population. - J.Viard: La pauvreté était un phénomène de personnes âgées, il y a 30 ou 40 ans.
Aujourd'hui, c'est essentiellement lié à la femme. Il y a 2 millions de femmes seules avec enfants. Dans les quartiers populaires, c'est 40 % des femmes qui n'ont pas fait d'études.
C'est une réflexion qu'on n'a pas...
Quand on travaille à mi-temps, avec 2 gosses, comment on fait? On mange 1 jour sur 2? - A.-E.Lemoine: Comment on lutte contre ces nouvelles formes de pauvreté? - J.Viard: Il y a une vraie réflexion sur ces femmes seules qui ont des problèmes de formation. 1 enfant sur 4 est gardé dans une crèche, une garderie, mais pas dans ces quartiers.
Si vous voulez que les gens travaillent, il faut s'occuper des enfants. Dans ces quartiers, on a un sous-équipement...
Pour qu'une femme travaille, il faut qu'elle ait cette liberté. Dans ces quartiers, il y a aussi des problèmes de drogue. Les parents n'ont pas forcément envie de laisser traîner leurs enfants.
Ils se font 100 euros par jour quand ils font du gardiennage. Il n'y a pas de politique vis-à-vis des quartiers. Depuis 7 ans, la politique des quartiers, il n'y en a pas eu. - A.-E.Lemoine: Les inégalités de revenus ont été gommées, amorties par le système social.
Mais les Français ont le sentiment de vivre dans un pays très inégalitaire. Les inégalités de patrimoine expliquent en partie ce sentiment? - J.Viard: Oui et les médias n'arrêtent pas de le raconter toute la journée.
C'est rare d'entendre ce que Patrick a dit. Ce discours d'effondrement porté par les médias...
On peut toujours trouver le cas de la personne dramatique. Il y en a, bien sûr. On a un modèle social qui marche bien.
Depuis 40 ans, la répartition de la valeur entre le travail et le capital est la même. Deux tiers de la valeur vont au travail et un tiers va au capital. Aux Etats-Unis, les salariés se sont fait écraser.
Pas chez nous. On a un modèle protecteur. Prenez les personnes âgées. 9 % des personnes âgées sont sous le seuil de pauvreté alors que c'est 14 % pour tout le monde. - P.Cohen: La pauvreté, il y a 40 ou 50 ans, c'était les personnes âgées. - J.Viard: Dans vos chiffres, il n'y a pas le fait que l'école est gratuite.
On parle des revenus, mais il y a le fait que l'éducation est gratuite. Prenez aux Etats-Unis. Il y a l'éducation, la santé... - P.Cohen: Vous dites que ce sont les médias qui noircissent le tableau en permanence? - J.Viard: Pas que les médias.
Les politiques aussi. Il y a un discours...
J'ai le sentiment que le lien entre les chercheurs, les politiques et les médiatiques s'est défait. Prenez un exemple simple. Quand j'ai commencé, un essai se vendait à 1600 exemplaires en moyenne.
Aujourd'hui, on en est à 700. On est plus nombreux et les essais de chercheurs se lisent moins. On est dans un vrai problème de dialogue entre ceux qui analysent, qui pensent, et ceux qui informent et qui gouvernent.
C'est un vrai sujet. - A.-E.Lemoine: On parlait des politiques.
Les élus de l'Assemblée nationale sont en train d'éplucher le projet de loi de finances pour 2025 en commission. Hier, ils ont décidé de rétablir l'exit tax, qui vise à lutter contre l'évasion fiscale, largement abolie en 2018 par la majorité macroniste. - L'idée est de lutter contre les personnes qui transfèrent leur domicile hors de France uniquement pour éviter l'imposition sur la plus-value résultant de la cession de leurs actions. - L'objet est d'allonger le délai de détention requis pour exonérer de cette exit tax. - Nous espérons, si l'amendement est adopté, qu'il sera maintenu définitivement dans le PLF. - A.-E.Lemoine: Tout ce qui est débattu et décidé en commission n'aura pas d'effet.
C'est le texte dans sa version originale. On peut voir les tendances se dessiner dans les débats. Lutter contre l'évasion fiscale, c'est un moyen de faire accepter à tous qu'il faut que chacun d'entre nous doive faire un effort. - J.Viard: Bien entendu.
C'est plus important que l'évasion sociale. Ce qui est problématique, c'est que les comptes ne soient pas fiables. C'est ce qui fait monter les taux d'intérêt et angoisse tout le monde.
On n'est pas à 60 milliards près...
C'est préoccupant. Le niveau des emprunts, on en parle beaucoup, mais ça roule. Nos enfants ne rembourseront pas non plus puisqu'ils paieront des intérêts.
Le fait qu'on n'ait pas une machine fiable, que la politique ait caché des choses parce qu'il y avait des élections, c'est un problème énorme. C'est ce que sanctionnent le plus les agences de notation. Le problème, c'est qu'on raconte n'importe quoi.
C'est inquiétant. Je ne sais pas comment il faut faire là-dessus, mais ce n'est pas admissible qu'on ait des trous pareils dans la raquette. Ce n'est pas un trou dans la raquette.
Il n'y a quasiment plus de raquette. - P.Cohen: Tout le monde cherche à savoir qui a creusé le trou, mais dans les discussions, notamment à la commission des finances...
Tout le monde propose de continuer de creuser le trou, en supprimant des impôts que prévoit le gouvernement Barnier ou en réduisant les économies envisagées. - J.Viard: Il y a une culture de la dépense publique pour se faire élire.
Il y en a qui préfèrent les retraites, d'autres les voitures...
Il va falloir qu'on se repose la question de ce qui est privé ou public. - A.-E.Lemoine: Il faudrait privatiser? - J.Viard: L'Etat possède pour 178 milliards dans les grandes entreprises.
Sont-elles toutes indispensables? C'est bien que l'Etat intervienne quand une entreprise est en crise. Il n'y a plus vraiment de conflit dans les grandes entreprises.
Le conflit capital-travail n'est plus au coeur du conflit social. La plupart des accords sont signés par tous les syndicats, y compris la CGT. Le conflit est autour de l'école, de la police, de la justice...
Dans une entreprise, si vous faites mal votre boulot, soit l'entreprise se casse la gueule, soit elle est rachetée. Quand vous êtes élu, s'il y a un trou, vous augmentez les impôts. La dette grossit petit à petit.
Tout le monde a le même discours...
Prenez les débats sur la garde des enfants, sur les personnes âgées...
Il y a débat sur tous ces sujets. Ca doit être contrôlé par l'Etat, sans aucun doute. Ce n'est pas assez.
Mais est-ce que ça doit être géré par l'Etat? Ce n'est pas certain. - A.-E.Lemoine: Il y en a qui réclament plus d'ordre.
C'est le créneau de B.Retailleau. Il a repris à son compte les termes de "ensauvagement" et de "décivilisation", dans "Valeurs actuelles". - J.Viard: "Décivilisation", j'ai toujours été très contre.
Le président de la République a repris ce mot. Il n'y a pas décivilisation, mais changement de société. Prenons l'exemple de la famille.
Les familles ne sont plus mariées. 63 % des enfants naissent hors mariage, mais la solidarité du clan familial n'a jamais été aussi forte. Comme il y a des ex, ça multiplie les réseaux. - A.-E.Lemoine: On trouve plus d'emploi grâce à ses ex... - J.Viard: La famille dit qu'il y a un cousin... - A.-E.Lemoine: D'un coup, je vois le divorce différemment! - J.Viard: On ne se marie plus.
On ne vote que si c'est intéressant. On n'est pas sûr de vouloir un CDI. Beaucoup de gens veulent être indépendants.
On est sortis des cadres de la société industrielle, du fordisme. Ce n'est pas un drame. C'est mon sujet dans mon bouquin.
Le problème, c'est comment rattraper ceux qui ratent une marche. Plus la vie est longue, plus on la vit par séquences courtes. Il n'y a pas d'âge pour avoir une nouvelle aventure d'amour, pour changer de métier...
Il y a des gens qui croient qu'il faudrait refaire comme c'était avant. C'est réac à mort. On n'a jamais été aussi libres.
Le problème, c'est comment on protège ces gens libres et comment on ne mélange pas la liberté de ceux qui choisissent et ceux qui subissent. Une femme seule dans un quartier avec un mec en tôle et une femme dans nos milieux qui change de partenaire, ce n'est pas la même chose. - A.-E.Lemoine: Certaines entreprises veulent supprimer le télétravail ou revenir en arrière.
Vous dites que c'est la plus grande révolution contemporaine dans le monde du travail depuis l'invention du travail à la chaîne. - J.Viard: Avant, il y avait 4 % de télétravailleurs en France.
Aux Etats-Unis, ça se développait énormément. Qu'il y ait une bagarre sur comment on le fait, à quel rythme, ce qu'on donne aux autres... 30 % des gens télétravaillent.
Que gagnent les autres? Est-ce qu'on passe à la semaine de 4 jours? Il y en a qui ne peuvent pas le faire du tout.
Il y en a qui ne peuvent le faire qu'un jour par semaine. Ca détend le rapport à la ville. Ca permet un rapport différent aux enfants.
Ca permet d'aller chercher ses enfants à l'école, notamment pour les papas. Mon ennemi, c'est l'école maternelle. Je veux qu'on dise "école de la petite enfance". - A.-E.Lemoine: Elle n'est ni maternelle ni paternelle. - J.Viard: Commençons par l'école maternelle pour faire évoluer le rapport hommes-femmes. - A.-E.Lemoine: Restez avec nous.
On a plein de sujets à vous soumettre, notamment dans la Story de M.Bouhafsi. - On est sur les dernières fenêtres météo de l'année.
Ca va devenir plus rare en plein hiver. Les gens tentent de passer pour ne pas rester à Calais. - M.Bouhafsi: Un nouveau drame s'est joué dans la Manche.
Un nouveau-né est décédé dans le naufrage d'un bateau de migrants. Les sauveteurs français ont récupéré 65 personnes avant de réaliser l'horreur et de récupérer le corps du nourrisson à l'eau. La Manche est l'une des zones maritimes les plus fréquentées au monde.
En 2020, les embarcations qui arrivaient en Angleterre comptaient environ 13 passagers. Aujourd'hui, c'est en moyenne 53. Des migrants prêts à tout pour rejoindre l'Angleterre. - On ne peut pas partir aujourd'hui car la mer n'est pas bonne.
A 8h, les policiers nous ont empêchés de partir à cause du naufrage d'hier et la mort du bébé. - Ca ne s'est pas passé sous mes yeux, mais on m'a parlé de ce bébé. Forcément, c'est difficile pour chacun. - M.Bouhafsi: Depuis le début de l'année, au moins 50 personnes sont mortes en tentant de rejoindre l'Angleterre.
C'est un record depuis 2018. Pour U.von der Leyen, il faut que l'UE offre une nouvelle politique de lutte contre l'immigration illégale. ... - M.Bouhafsi: Ces mots arrivent en plein débat politique en Europe après la décision de l'Italie d'envoyer des migrants dans des camps en Albanie.
Un modèle envisagé par B.Retailleau. Il a expliqué qu'il souhaitait avoir recours à des pays de transit pour envoyer des personnes impossibles à renvoyer dans leur pays d'origine.
Un discours confirmé par la porte-parole du gouvernement. - M.Bregeon: C'est une volonté portée par B.Retailleau.
C'est à l'étude au ministère de l'Intérieur. On ne se l'interdit pas. Cette solution doit être étudiée.
B.Retailleau a dit qu'il allait lancer des discussions avec différents pays pour voir ce qu'il était possible de faire. - C'est un modèle à suivre? - M.Bregeon: Regardons si ça fonctionne. - M.Bouhafsi: M.Barnier a retoqué ce projet directement. - M.Barnier: Pour des raisons juridiques, institutionnelles et aussi liées aux personnes susceptibles d'aller en Albanie, je ne crois pas que cette idée soit transposable en France.
Nous allons coopérer encore plus avec les pays de transit ou les pays de départ. C'est ce que fait l'Italie, avec le soutien de l'UE, avec la Libye ou la Tunisie. - M.Bouhafsi: M.Barnier a prononcé ces mots à côté de B.Retailleau, depuis Menton, à la frontière italienne.
Ils avaient rendez-vous avec leurs homologues italiens pour parler de la lutte contre l'immigration irrégulière. - B.Retailleau arrive plein d'énergie, comme un jeune ministre, avec de nouvelles idées, mais ces idées, on les supporte depuis 10 ans.
Il n'arrivera pas à fermer les frontières. La question à se poser, c'est ce qu'on va faire de ces personnes. En Albanie, en Egypte, en Pologne...
Après, on en fait quoi? On refait les conneries qu'on a faites dans les années 40. - B.Retailleau a peur des gens.
Il faut qu'ils restent entre ministres, entre élus. - M.Bouhafsi: En 2023, à Menton, entre 200 et 300 migrants étaient arrêtés quotidiennement.
Nous avons constaté que l'arrivée des réfugiés en masse divise la ville. - Chaque pays commence à se réveiller. Ce n'est pas du racisme.
On ne peut pas accueillir tout le monde. - Ce n'est pas l'afflux. - Il n'y a pas plus d'insécurité qu'avant.
Ca crée peut-être des problèmes pour l'image de marque de certaines villes. - Il faudrait passer des accords avec des pays comme l'Egypte pour y envoyer des migrants? Qu'en pensez-vous? - Au lieu de soigner ses propres maux, on les envoie ailleurs. - M.Bouhafsi: On a vu que l'Italie a décidé d'envoyer des réfugiés en Albanie.
Ca a un sens de renvoyer des individus dans un pays qu'ils ne connaissent pas et auprès duquel ils n'ont aucune attache? - J.Viard: Non.
Nous avons des valeurs de protection des individus. Il y a eu 30 000 morts en Méditerranée. On est face à un problème qu'il faut poser comme ça.
Avant, on avait inventé le bagne. On envoyait les gens en Nouvelle-Calédonie. C'est un peu ce qu'on est en train de réinventer dans différents pays.
Ce n'est pas acceptable. A-t-on une politique d'intégration? En Allemagne, il y a un an pour apprendre la langue, pour rester dans le pays.
En termes de main-d'oeuvre...
J'ai entendu plusieurs entrepreneurs dire qu'ils en avaient besoin. On a besoin de main-d'oeuvre. On ne fait plus assez d'enfants.
Par où arrive l'immigration? Par la couette. ...
C'est cela dont il faut s'occuper. Cette jeunesse, on la met dans des quartiers périphériques et on n'investit pas sur son éducation. Ces jeunes sont là, sont français depuis 2 ou 3 générations.
Les filles se débrouillent parce qu'elles ont une volonté d'échapper à des codes culturels parfois archaïques. En 2 générations, elles sont au même niveau que les générations françaises. Il faut mettre le paquet pour que ces enfants qui naissent en France soient formés français.
Il y en a qui n'ont pas le droit de rester, pour appliquer la loi. On a un gros problème avec les délinquants. Qu'est-ce qu'on fait avec les délinquants?
C'est ce qui s'est posé avec ce jeune Marocain qui a violé et tué cette jeune femme. Ca se deale pays par pays. Il faut qu'on ait des rapports contractuels avec l'Afrique et pas des rapports de domination.
Si un Français fait un délit, au bout de sa peine, on le reprend. Il faut intégrer les enfants, former ceux qu'on décide de garder. Déjà, les Français auront moins peur parce qu'ils verront que ce sont des gens normaux, qui ont des papas, des mamans... - P.Lescure: J'ai un sujet plus positif pour vous.
Même quand ils font attention à leurs dépenses, les Français restent généreux. L'observatoire fait état d'une hausse notable de la générosité des Français. En 2024, ils ont donné en moyenne 206 euros, soit 15 euros de plus qu'en 2023.
C'est ce qu'ils ont confirmé dans la rue. - J'ai été plus généreux cette année. J'ai fait des dons pour des gens qui en avaient besoin. - Je donne à SOS Villages d'Enfants. - Restos du Coeur, SPA... - On donne plus pour des causes humanitaires. - Je donne toujours 15 euros aux Petits Frères des pauvres. - Je donne 100 euros pour l'année. - Dans les 200 euros. - Entre 30 et 50 euros. - Quelques milliers d'euros. - Une cinquantaine d'euros par association. - Demain, ça peut être moi.
Personne n'est à l'abri. - Dans les temps difficiles, on se serre un peu plus les coudes. - P.Lescure: 64 % des Français préfèrent aider directement des personnes de leur entourage plutôt que de contribuer à de grandes organisations.
Comment analyser ce regain de solidarité chez les Français? - J.Viard: La France reste un pays accueillant.
Les gens sont de plus en plus accueillants à l'altérité. Ils sont de moins en moins opposés à l'islam. Ca ne veut pas dire que 98 % des gens sont contents que des gens arrivent.
Les jeunes, qui sont beaucoup plus ouverts, ne votent pas. Ceux qui votent sont plus âgés et plus inquiets. La France politique ne correspond pas à la France idéologique.
Les valeurs de la jeunesse ne sont pas représentées en politique. C'est un peu la faute des jeunes. Ils peuvent râler toute la journée, mais ils ne vont pas voter!
On est un pays de plus en plus ouvert. Le couscous est le plat préféré des Français. Le livre de Vincent Tiberj sur le populisme est excellent.
Lisons les intellectuels. Il faut tenir compte du fait qu'il y a des gens qui ont peur. C'est respectable.
Ils n'ont pas forcément tort. Si on construisait 200 mosquées, le pays s'apaiserait. Est-ce que les gens qui arrivent ont droit au respect de leur culture?
Il y a 200 000 musulmans à Marseille. Quand une culture arrive, soit on l'accepte et on lui donne une place, avec nos valeurs...
Il est hors de question d'abandonner la laïcité. Sinon, il y a des tensions. On manque d'éducateurs dans les quartiers.
Il y a des islamistes. - A.-E.Lemoine: On passe au reste de l'actualité.
Le centre-ville de cette commune de 16 000 habitants a été submergé par les eaux. Une portion d'autoroute a été inondée. Des automobilistes ont été pris au piège.
Du jamais-vu de mémoire d'homme, selon A.Pannier-Runacher. Ce matin, les habitants étaient encore sous le choc. - La vague est arrivée d'un coup.
On a juste eu le temps de sortir. - Ca fait 20 ans que je suis à Annonay. Je n'avais jamais vu autant de pluie. - Mon employée a ouvert la porte et est partie en courant.
Il y a une force impressionnante. Ils étaient 4 à soulever les bacs pour les emmener à la poubelle. Tout était renversé. - A.-E.Lemoine: La ville d'Annonay, en Ardèche, touchée de plein fouet par cette épisode cévenol d'une ampleur inédite. - J'ai vu que l'eau montait.
Elle passait devant la fenêtre. J'avais 20 cm d'eau. La vague est arrivée très vite.
Ici, vous avez le bar. La cuisine est derrière. La pièce où on attend les gens.
L'eau est montée jusque-là. Je fais 1,80 m. C'est de la tristesse.
Ca fait 11 ans que je suis là. On n'a eu que de la joie et de la bonne humeur. On va être fermés pendant 4 ou 5 mois, voire plus.
Si on peut rouvrir... - A.-E.Lemoine: Bonsoir, L.Romejko.
Vous êtes journaliste et présentateur de "Météo à la carte". A vos côtés, J.Marion.
Merci à tous les deux de votre présence pour parler de cet épisode inédit, cette mobilisation inédite de la Sécurité civile. Cela a permis d'éviter le pire. 52 sauvetages par hélicoptère ou bateau ont été réalisés.
Quand on dit "sauvetages", on parle de Français en danger de mort? - J.Marion: On parle de vies sauvées. 25 sauvetages par voie aérienne et 27 par voie terrestre.
Ce sont autant de vies sauvées. Les hélicoptères ont fait un boulot extraordinaire. Un pilote a fait 16 treuillages d'affilée pour sauver 16 personnes. - A.-E.Lemoine: Qui étaient sur le point d'être emportées? - J.Marion: Qui étaient en grand danger sur le toit de leur maison ou coincées dans leur voiture.
Ces personnes ont été sauvées. La 1re chose à retenir de cet épisode absolument exceptionnel que l'on vient de vivre...
Je peux en parler au passé, parce que les précipitations sont terminées. On a un bilan humain très mesuré au regard du caractère exceptionnel de l'événement. Dans certains secteurs de l'Ariège, de l'Ardèche pardon, il est tombé plus de 780 mm d'eau en 48 heures.
C'est plus que ce qui tombe toute une année à Paris. C'est considérable. Il faut remonter à 1895 pour retrouver de tels chiffres.
La 1re urgence, c'est de sauver les gens. - A.-E.Lemoine: Et le réflexe, c'est de monter les étages.
Beaucoup l'ont fait. Après, ils sont restés bloqués chez eux. Ca a obligé à des évacuations d'urgence? - J.Marion: Absolument.
Cela explique le bilan humain mesuré. Il y a, dans la population, une plus grande maîtrise des comportements à adopter quand on est confronté à ce genre de phénomène. Ce sont les messages de prévention qu'on passe toute l'année et depuis longtemps.
Ils portent leurs fruits. Les gens ont le réflexe, quand ils sont confrontés à ça, de ne pas chercher à prendre la voiture, de monter en hauteur chez eux. - A.-E.Lemoine: Ca n'empêche pas la sidération.
Les témoins disaient...
Une femme a dû porter sa fille qui était sidérée, assise sur le canapé alors que l'eau montait dans l'appartement. Une cellule de soutien psychologique a été créée. On imagine que le choc a été violent et qu'il y aura des traces. - J.Marion: La sidération quand l'événement arrive...
C'est brutal. Le préavis est faible. Le temps de la désolation commence maintenant.
Les opérations ne sont pas finies. Les forces de la Sécurité civile sont mobilisées pour déblayer et évacuer. On est en train de pomper sur le tronçon d'autoroute qui a été bloqué.
C'est sur l'A47. Je pourrais multiplier les exemples. On va commencer une phase qui va être difficile.
Les sinistrés seront accompagnés, et c'est bien normal. - A.-E.Lemoine: Vous avez souligné l'ampleur du phénomène, sa brutalité et sa rapidité.
Météo-France prévoyait entre 200 et 300 mm d'eau au mètre carré. Plus du double s'est abattu. Qu'est-ce qui s'est passé?
Il y a eu une sous-estimation? - L.Romejko: Oui.
Elle a été rattrapée au fil des heures. Plus le phénomène s'approchait, plus ils obtenaient de données. Les quantités...
Le phénomène est historique. De telles quantités de pluie...
Ca fait bien longtemps, plus d'un siècle, que ce n'était pas tombé. 1950 l d'eau avaient été atteints en 1900 sur le massif des Cévennes. De telles quantités sont très rares.
C'est aussi les limites de la prévision et de la modélisation. On travaille avec des modèles informatiques pour estimer les quantités de pluie et les rafales de vent. Peut-être que certains paramètres nous ont échappé.
La mer est encore très chaude, la Méditerranée. C'est le principal carburant de ce type d'épisode cévenol. On est encore sur une bonne vingtaine de degrés sur les rivages de la Méditerranée.
C'est un carburant formidable. On est tombés sur un phénomène tout à fait inédit par son intensité et son ampleur. Jusque sur le Bassin parisien, on était en vigilance orange hier soir.
Une bonne partie de la moitié ouest, le Sud-Ouest...
C'est rare. C'est la particularité de ce phénomène: l'ampleur géographique. - P.Cohen: Et hyper localisé.
A quelques centaines de mètres d'Annonay, où il a eu 80 cm d'eau, il n'y a eu que quelques centimètres. - L.Romejko: Ce sont des orages qui se bloquent sur le relief des Cévennes.
Ils stagnent. Ils se sont retrouvés bloqués par l'air frais en altitude. C'est toujours très localisé.
D'où la difficulté de la prévision. L'orage puissant que vous voyez arriver, si vous estimez qu'il tombe sur une agglomération, des précautions sont prises. Parfois, ça peut tomber 5 km plus loin et on n'en entend pas parler. - A.-E.Lemoine: La modélisation, la précision dans les prévisions, ça se répercute directement sur les moyens d'action de la Sécurité civile? - J.Marion: Oui.
Je voudrais souligner que les modélisations de Météo-France font des progrès de manière continue. - A.-E.Lemoine: L'IA va encore changer la donne? - J.Marion: On gagne collectivement en capacités de prévision de ces phénomènes.
On ne sera jamais dans l'analyse à la centaine de mètres près. Ce qui est important, c'est la préparation. Il faut être capable de se préparer et de réagir quand ça arrive.
C'est ce que l'on fait toute l'année avec les campagnes de prévention que l'on mène. - L.Romejko: Ce qui est remarquable, c'est l'absence de victimes.
L'efficacité des systèmes de vigilance...
Après chaque catastrophe, chaque drame, on a tiré les leçons. Après Vaison-la-Romaine, en 1992, on a mis en place les vigilances. On peut reparler de Xynthia, où il y a eu la vigilance vagues-submersion qui a été mise en place.
C'est efficace. A Vaison-la-Romaine, il y avait eu 37 victimes. Les orages, en quantité de pluie, étaient moindres que l'épisode que l'on vient de vivre.
J'ai la faiblesse de penser que c'est efficace. - A.-E.Lemoine: Un mot avant de passer la parole à Mohamed? - J.Marion: Ce qui a très bien marché aussi, c'est l'alerte à la population.
Quand il y a un événement grave qui arrive, on a un outil qui permet d'envoyer des messages d'alerte sur votre téléphone. Votre téléphone se met à hurler, littéralement. Il diffuse un message de prévention.
Les départements concernés ont utilisé FR-Alert. Ca a sauvé des vies. - M.Bouhafsi: Des épisodes de plus en plus intenses et fréquents à cause du dérèglement climatique.
C'est ce que souligne ce matin A.Pannier-Runacher, qui a menacé de démissionner si elle n'obtenait pas le budget nécessaire pour faire face à la situation. - A.Pannier-Runacher: Il faut un budget à la hauteur de la situation.
Ce n'est pas le cas aujourd'hui. Je ne sais pas s'il faut encore attendre un drame pour comprendre que c'est une absolue nécessité d'investir dans l'adaptation au changement climatique. - Vous ne menacez pas de démissionner si vous n'auriez pas les moyens de votre action? - A.Pannier-Runacher: Je veux avoir les moyens de mon action.
Je vais me battre pour ça. Si je ne les ai pas, j'en tirerai les conclusions. - M.Bouhafsi: S'adapter au changement climatique est indispensable, mais ça a un coût.
C'est un combat perdu d'avance? - J.Viard: Pas du tout!
On va le gagner! On a gagné la grande pandémie. Il n'y a eu que 30 millions de morts.
On en a sauvé 350 millions. On sait gagner les combats planétaires. Ca s'était déjà produit en 1900.
Tout n'est pas lié à l'évolution du climat. Ce qui est lié, c'est la façon dont on utilise le sol. A Marseille, ils ont transformé les berges.
Le but, c'est que l'eau soit bue. Il y a une gestion de l'eau que l'on a perdue. Avant, on disait que c'était tous les 50 ans.
Tous les 50 ans, ce ne sont pas les mêmes acteurs. Quand vous regardez les villages de 1895, ils n'ont pas été inondés car ils étaient en hauteur. Ils sont descendus petit à petit.
Et on a donné des autorisations, des permis de construire dans des zones inondables. Qui est responsable? L'Etat?
Les maires? Les élus? C'est un vrai débat.
Ca s'accélère, ces processus. Hier, c'était phénoménal...
J'étais dans la zone. On avait l'impression que l'eau sortait de la mer. J'ai enlevé mes lunettes de soleil pour conduire.
Ca va arriver plus souvent. L'homme a méprisé la nature. L'homme paie.
La nature va faire notre histoire. Ca va se produire plus souvent. Il faut se préparer.
Chacun Dans son jardin, chaque école qui enlève le goudron, chaque ville qui plante des arbres...
Il y a un boulot de chaque individu, de la société. Ce n'est pas qu'une question d'argent. C'est aussi l'idée que la nature a pris la main.
L'homme doit la respecter. - A.-E.Lemoine: L.Romejko...
Est-ce que J.Viard va devoir enlever ou remettre ses lunettes de soleil dans les jours qui viennent? Il va y avoir une accalmie? - L.Romejko: On va retrouver un régime océanique, automnal, beaucoup plus classique.
Il n'y a pas de nouvel épisode cévenol en perspective. Retour au calme. Le phénomène s'éloigne.
La décrue va être lente sur de nombreux secteurs. - A.-E.Lemoine: Et donc cette phase de reconstruction importante pour ceux qui ont été durement touchés par l'épisode cévenol.
Merci d'être venus. "Météo à la carte", c'est du lundi au vendredi sur France 3. C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal.
E.Macron dénonce...
Une déformation de ses propos sur Israël. - L.Sénéchal: Il a voulu faire une mise au point hier soir à Bruxelles en marge du sommet européen.
Il conseillait à B.Nétanyahou de ne pas oublier qu'Israël était né d'une résolution de l'ONU. Ces propos n'avaient pas vocation à sortir. - E.Macron: Tout cela est une preuve, au fond, d'un délitement du débat public et d'un manque de professionnalisme des ministres qui ont répété des propos déformés, des journalistes qui les ont repris et des commentateurs qui ne se sont pas attardés sur la véracité de tels propos. - L.Sénéchal: E.Macron fait mentir l'Association de la presse présidentielle.
Voici ce que les journalistes écrivent. E.Macron a eu un échange musclé avec B.Nétanyahou après ces fameux propos rapportés.
Pour lui, la mort de Y.Sinouar, le patron du Hamas, est une occasion pour que la guerre soit enfin arrêtée. Il y a un début d'inflexion dans la bouche de B.Nétanyahou. - L.Sénéchal: L'armée israélienne a diffusé par ailleurs l'image des derniers instants de Y.Sinouar.
On voit un immeuble éventré de Gaza. On distingue le chef du mouvement terroriste acculé dans un fauteuil. Il jette ce qui ressemble à un bâton en direction du drone.
Il sera éliminé quelques minutes plus tard. Le monde occidental espère que la mort du cerveau du 7-Octobre règle le conflit. "C'est un moment de justice qui ouvre une opportunité vers la paix", déclare J.Biden.
Même à Gaza, une partie des Palestiniens espèrent la fin de la guerre. - L.Sénéchal: Le Hamas a demandé la fin de l'offensive israélienne d'abord.
Elle a fait 42 500 morts, selon eux. Et ce, avant de libérer les otages. Les familles s'inquiètent des réactions potentielles des terroristes. - L.Sénéchal: Ils craignent une vengeance du Hamas, qui détient encore une centaine d'otages, dont deux ont la nationalité française.
On ne connaît pas leur état de santé. - A.-E.Lemoine: V.Zelensky défend son plan de paix à Bruxelles. - L.Sénéchal: Il espère toujours rejoindre l'UE et surtout l'Otan. - L.Sénéchal: L'Otan ou l'arme nucléaire.
V.Zelensky dit avoir choisi l'Otan entre les deux, mais ça n'est pas la manière dont V.Poutine présente les choses. - L.Sénéchal: C'est un peu l'hôpital qui se moque de la charité.
Il a brandi la menace de l'arme nucléaire plusieurs fois. La Russie noue une alliance de plus en plus étroite avec la Corée du Nord. Des soldats nord-coréens arrivent et sont formés en Russie.
Ils ont vocation à aller sur le front ukrainien. Ils sont 12 000. La France se dit très inquiète de cette nouvelle.
Le chef de la diplomatie française va se rendre en Ukraine ce week-end. Des soldats ukrainiens sont en ce moment formés sur notre sol. Le soutien et l'amitié franco-ukrainienne étaient célébrés il y a quelques jours dans une vidéo diffusée par la présidence ukrainienne. - L.Sénéchal: Vidéo de la présidence ukrainienne.
Le soutien français ne se limite pas aux livraisons d'armes. A Toulouse, des survivants de l'enfer de Marioupol sont formés dans les cuisines du chef étoilé T.Marx. - L.Sénéchal: Cette opération s'appelle La Cantine de Marioupol.
Nous sommes allés les voir. Il y a 12 apprentis ukrainiens formés par l'association de T.Marx, dont les écoles accueillent d'habitude des profils éloignés de l'emploi.
Il a tenu à aider ces Ukrainiens à retrouver une certaine stabilité. - Il faut pouvoir travailler avec sa main gauche et sa main droite. Il ne faut pas oublier que la solidarité doit être forte pour aider les personnes qui connaissent la guerre.
La cuisine permet de se reconstruire. Quand on est en souffrance, faire plaisir aux autres est très réparateur. Il ne faut pas se replier sur soi-même mais, au contraire, s'ouvrir aux autres. - L.Sénéchal: Après leur formation, ces apprentis ukrainiens vont ouvrir un resto dans leur pays. - A.-E.Lemoine: Aux Etats-Unis, D.Trump et K.Harris continuent leur mano a mano. - L.Sénéchal: On est à 10 jours de la présidentielle.
D.Trump était hier à un événement caritatif traditionnel chez les candidats à la Maison-Blanche. K.Harris boude cette année l'évènement.
Le concept est de faire quelques blagues polies. Voici la version de D.Trump. - L.Sénéchal: Il a précisé ce matin avoir des auteurs, dont certains travaillent chez Fox News.
La meilleure blague, elle était chez K.Harris, interpellée en plein meeting par des partisans de D.Trump. - P.Cohen: Elle est bonne! - L.Sénéchal: On ne l'a pas.
Elle disait: "Celui où vous voulez aller, c'est celui qui est juste derrière." On la regarde. Acclamations. - L.Sénéchal: K.Harris a de la répartie.
Elle est toujours un peu devant dans les sondages, mais c'est très serré, dans les Etats-clés notamment. - A.-E.Lemoine: Des voitures emblématiques du cinéma exposées au Mondial de Paris. - L.Sénéchal: Une réplique de la DeLorean de "Retour vers le futur", une voiture de "Jurassic Park"...
Le public apprécie. - C'est trop cool! - Ca fait rêver.
Ce sont des bons souvenirs. Ce sont des films marquants. - C'est la voiture de qui, derrière toi? - Batman! - Ce sont des voitures mythiques.
C'est une voiture légendaire. - C'est incroyable. On se dit que ça ne va jamais nous arriver, eh bah, si! - L.Sénéchal: Autre exposant original: la SNCF Réseau.
Une seule voiture à montrer. C'est pour alerter sur les dangers des passages à niveau. 98 % des accidents sont dus à un non-respect du code de la route. - A.-E.Lemoine: Merci, J.Viard.
Je recommande votre ouvrage, "L'Individu écologique". - J.Viard: Merci, Babeth. - A.-E.Lemoine: Merci, J.Marion, directeur général de la Sécurité civile.
Michel Barnier