À Bercy, la recherche d'alliances pour faire passer le budget - reportage #cdanslair 10.01.2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
On entendait dans le sujet E.Philippe dire que plutôt que d'augmenter les impôts, il fallait s'attaquer à la dépense.
- 4:00OuverteRéponse directe
Le gouvernement travaille ardemment pour passer... Il doit obtenir l'aval des socialistes. Question. Est-ce que c'est sur cette question, revenir sur la réforme des retraites, que F.Bayrou est attendu?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00F.RousselFait
« Ce budget était mauvais. »
- 2:00P.KannerFait
« On est passé à un système de la retraite par la mesure d'âge, profondément injuste. »
- 3:00E.PhilippeFait
« La France est un pays où la pression fiscale, le taux de prélèvements obligatoires, est déjà très important. »
- 4:00G.MackeChiffre
« Le gouvernement a besoin aujourd'hui de 50 milliards. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Plusieurs rencontres ont déjà eu lieu à Bercy cette semaine, notamment sur la question de la réforme des retraites. - Une fois n'est pas coutume, les couloirs du ministère de l'Economie sont envahis de délégations politiques cette semaine. Tous les partis sauf LFI sont invités par le nouveau ministre.
E.Lombard négocie notamment avec le PS, les Ecologistes et le PC. Ambiance détendue pour une grande opération séduction, une opération discussion. - F.Roussel: Ce budget était mauvais. - M.Tondelier: Il ne sera pas jugé sur la qualité de son écoute.
Il sera jugé sur les marges de manoeuvre concrètes qu'il arrivera à dégager. - Les partis de gauche autour de la table menacent d'une censure le nouveau gouvernement, mais se disent ouverts au compromis. - O.Faure: La gauche du tout ou rien, c'est la gauche du rien.
Je veux arracher les victoires, faire en sorte que la politique conduite depuis 7 ans puisse connaître une inflexion. - Le Premier ministre espère obtenir une taxe sur le patrimoine des plus hauts revenus. Des pourparlers avec un gouvernement de centre droit vécus comme une trahison par LFI. ... - Monsieur Mélenchon s'agite.
Nous, on agit. - Echange d'amabilités et une surprise ce matin. P.Kanner rouvre la réflexion pour un modèle de retraite à points. - P.Kanner: On est passé à un système de la retraite par la mesure d'âge, profondément injuste.
On est prêts à regarder toutes les solutions alternatives. Je ne vais pas vous dire que nous sommes favorables, mais nous sommes prêts à aller regarder avec les partenaires. F.Bayrou a raison de compter sur les négociations avant tout. - Les socialistes avaient pourtant voté contre.
Encore une fois, les insoumis dénoncent un coup bas. ...
Malgré tout, il faut trouver des sous. Le gouvernement vise à ramener le déficit à 5,5 % du PIB en 2025 contre 6 % à l'heure actuelle. Le RN est reçu aujourd'hui à Bercy. - S.Chenu: On va lui demander de s'attaquer aux économies taboues, et aux sujets tabous, l'immigration, l'aide au développement, la contribution à l'UE.
Il y a de l'argent à aller chercher ailleurs que dans la poche des Français. - Le gouvernement Bayrou veut éviter toute censure mais à négocier avec tout le monde, y a-t-il un risque de ne compter personne? Les Républicains ou Horizons disent être vigilants. - E.Philippe: Pourquoi pas d'augmentations d'impôts?
C'est un fait, la France est un pays où la pression fiscale, le taux de prélèvements obligatoires, est déjà très important. - Même inquiétude pour les impôts du côté du patronat. Le président du Medef sort lui aussi ses idées du chapeau.
Il faut s'attaquer à la fiscalité des retraités. pour les frais professionnels, c'est contre-nature. Il y a des milliards de recettes de ce côté possibles.
Les retraités ont un taux de CSG abattu. Pourquoi? - Retraites, fiscalité, idées de gauche et de droite...
Mais pour quels arbitrages budgétaires? Générale de F.Bayrou mardi. - A.de Tarlé: Question.
On entendait dans le sujet E.Philippe dire que plutôt que d'augmenter les impôts, il fallait s'attaquer à la dépense. - E.Duteil: Les retraités doivent en avoir ras-le-bol.
A chaque fois qu'on cherche des économies, c'est sur eux que ça tombe. Ce sont eux qui ont eu la plus forte hausse de pouvoir d'achat en 2024. Ils ont eu une indexation...
Je parle de 2024. - A.de Tarlé: On va regarder les chiffres de 2025. 2,2 % d'augmentation des retraites.
Mais les salariés... - E.Duteil: 2,33 %, la moyenne d'augmentation aujourd'hui. - A.de Tarlé: Moi, j'avais 3,5 de prévision d'augmentation de salaire pour 2025. - E.Duteil: Ca a été revu à la baisse en fin d'année. - G.Macke: Les retraités, c'est sûr, alors que les salariés, c'est en négociation. - E.Duteil: Peut-être qu'ils ont été un peu plus préservés que d'autres catégories, ces dernières années.
Quand on parle de moyenne, objectivement, beaucoup de retraités sont en grande difficulté. Le gouvernement a besoin aujourd'hui de 50 milliards. C'est à peu près sûr que dans son discours de politique générale, le Premier ministre va aller sur un déficit à 5,4 %.
Le nouveau ministre de l'Economie a dit entre 5 et 5,5, mais c'est plutôt 5,4 qui est retenu. M.Barnier voulait faire 5,1 % de déficit.
On sera plutôt sur 45 à 50 milliards d'économies à trouver. On n'en voit pas le bout du début de la lumière pour le moment, mais il va y avoir un petit signal de dire: "On vous entend. On doit trouver des marges de manoeuvre nouvelles." E.Philippe a raison.
Il va falloir réussir à réduire les dépenses. B.Le Maire avait tout le temps cette phrase: "On a la meilleure ingéniosité quand il faut créer des dépenses.
On ne sait jamais revenir en arrière." Une grande partie de notre trou aujourd'hui vient de ces chèques qu'on ne sait jamais éteindre. - A.de Tarlé: Le gouvernement travaille ardemment pour passer...
Il doit obtenir l'aval des socialistes. Question. Est-ce que c'est sur cette question, revenir sur la réforme des retraites, que F.Bayrou est attendu? - A.de Villaines: Tout dépend de ce qu'on entend par "gel".
Dans le débat, il y a "abrogation", au départ, et "suspension". C'est ce que disent les socialistes. Même au sein du PS, certains sont divisés.
Est-ce qu'une suspension de la réforme suffit pour négocier pendant 6 mois avec le gouvernement et les partenaires sociaux ou au contraire, faudra-t-il d'autres choses? Mardi, les socialistes sont allés à Bercy avec une liste longue comme le bras de revendications. Un ISF climatique, revenir sur la suppression des 4000 profs dans l'Education nationale...
Une suspension, dans la politique, on ne sait jamais où ça va. Je n'ai pas de souvenirs de réformes suspendues...
Chacun y trouve son avantage. Les socialistes vont dire qu'une suspension, c'est une abrogation. - E.Duteil: On a suspendu et annulé la réforme des retraites pendant le covid. - G.Macke: Et la réforme de l'assurance-chômage. - A.de Villaines: Eux misent là-dessus.
Ils disent que ce sera un symbole et qu'ils auront gagné. C'est un pari. Mais une suspension, ça veut dire une renégociation.
Il faudra trouver des financements. Il y aura le Medef et la droite à la table des négociations. N'oublions pas le contexte d'immense fragilité dans lequel on est.
Je n'ose imaginer le défi technique que c'est de suspendre, pour ceux qui devaient partir avec 62 ans et quelques années.
François Bayrou