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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 18 mai 2022 26 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesRetraitesEurope & internationalInstitutions & élections

La nomination d'Elisabeth Borne, tensions autour des élections législatives... Le 8h30 franceinfo de Stanislas Guerini

Source d'origine 4 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 66 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Elisabeth Borne est-elle un choix par défaut ?

  • 1:06OuverteÉludée

    Catherine Vautrin, femme de droite, vous l'auriez acceptée ?

  • 1:12RelanceÉludée

    Vous avez dissuadé Macron de la nommer ?

  • 1:51OuverteRéponse partielle

    Catherine Vautrin avait-elle le bon profil ?

  • 2:12OuverteÉludée

    Une femme qui a manifesté aux côtés de la manif pour tous, vous l'auriez accepté ?

  • 2:47OuverteRéponse directe

    Ce qui se passera-t-il si elle perd les législatives ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:28Invité politiqueFait
    « Le président de la République, c'est bien normal, prend son temps, choisit une première ministre. »
  • 0:36Invité politiqueFait
    « L'urgence écologique, une priorité sur le social, il faut répondre à l'urgence pour le pouvoir d'achat. »
  • 0:43Invité politiquePromesse
    « Le quinquennat du plein emploi, c'est notre objectif. »
  • 0:51Invité politiqueFait
    « Une personnalité qui sait mener des réformes, qui sait naviguer par gros temps. »
  • 3:08Invité politiqueFait
    « Elle démissionnera. »
  • 9:40Invité politiquePromesse
    « Nous on veut rehausser des pensions minimums. »
  • 9:44Invité politiquePromesse
    « On veut sauvegarder notre modèle par répartition. »
  • 9:49Invité politiquePromesse
    « On veut allonger l'âge de départ jusqu'à 65 ans. »
  • 10:11Invité politiquePromesse
    « Sur l'équilibre général de dire qu'on va travailler plus longtemps pour sauvegarder le système et pour rehausser les pensions, ça c'est l'engagement politique qui a été pris et présenté dans l'élection présidentielle. »
  • 11:04Invité politiquePromesse
    « Dans ce quinquennat, jusqu'à 2027, on va aller jusqu'à 64 ans au rythme qui a été présenté. »
  • 12:04Invité politiquePromesse
    « Hausser, réaugmenter les pensions de retraite, sauvegarder notre modèle par répartition, financer notre modèle social, et donc, effectivement, allonger l'âge de départ à la retraite. »
  • 12:35Invité politiquePromesse
    « Faire en sorte qu'il soit plus incitatif, plus simple. »
  • 12:40Invité politiquePromesse
    « Faire en sorte, c'est un autre engagement de campagne aussi, qu'on puisse moduler son temps de travail tout au long de sa vie, pour pouvoir aménager sa fin de carrière. »
  • 13:53Invité politiquePromesse
    « Pour réindexer les retraites sur l'inflation, dès l'été, pour hausser le point d'indice des fonctionnaires, pour tripler la prime Macron, pour supprimer la redevance télévision, pour verser un chèque alimentation durable aux foyers les plus modestes. »

Temps de parole

  • Invité politique71 %
  • Présentateur14 %
  • Invité8 %
  • Invité 27 %

2,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

France Info. Bonjour Stanislas Guérini. Bonjour. Emmanuel Macron aura donc mis un peu plus de trois semaines pour finalement nommer l'une de ses ministres à Matignon. Elisabeth Borne est-elle un choix par défaut ?

0:13
Invité politique

Non, je crois sincèrement pas. Il y a toujours une forme de chronique avant, des commentaires, des supputations, des pronostics des uns et des autres. La réalité est plus simple que ça. Le président de la République, c'est bien normal, prend son temps, choisit une première ministre. Et en l'occurrence, choisit une première ministre qui, à mon sens, incarne parfaitement les priorités de ce quinquennat qui s'ouvre. L'urgence écologique, une priorité sur le social, il faut répondre à l'urgence pour le pouvoir d'achat. Le quinquennat du plein emploi, c'est notre objectif. Si c'était si simple et si elle cochait toutes les cases. Ça correspondait assez bien à ce qu'est Elisabeth Borne.

Et puis, je veux ajouter quelque chose. Une personnalité qui sait mener des réformes, qui sait naviguer par gros temps. Et très certainement, dans les mois, dans les années qui viennent, nous aurons à nouveau du gros temps.

1:01
Présentateur

La réalité, c'est qu'aussi une autre femme, tenait la corde, jusqu'à ses tout derniers jours, c'est Catherine Vautrin. Vautrin, pardon, vous acquiescez à ce que je dis, femme de droite. Non, je n'en sais rien. Je l'ai entendu comme vous. Vous le savez, vous aussi. Et vous faites partie de ceux qui ont dissuadé Emmanuel Macron de la nommer. Pourquoi ? Non, ce n'est pas vrai.

1:16
Invité politique

Je l'ai lu. Ça a été écrit ce matin à votre antenne. Je peux vous dire absolument que ça n'est pas vrai. Ça a été dit, lu partout et c'est confirmé de partout. Chacun écrit ce qu'il veut. Jusqu'à dimanche, c'est elle qui devait aller à Matignon. Et moi, je vous dis la vérité. C'est-à-dire que, d'abord, je n'en savais rien. Parfois, aux antennes de radio et de télévision, on a le droit de le dire. Ce n'est pas mon choix. C'est le président de la République qui choisit son ou sa première ministre. Et nous n'avons pas d'influence sur cette question-là. Moi, ce que je vois aujourd'hui, c'est qu'Elisabeth Borne, c'est une première ministre qui correspond aux priorités de ce quinquennat.

1:51
Invité

Non, mais justement, Catherine Vautrin, est-ce qu'elle aussi avait le bon profil ?

1:55
Invité politique

Mais elle avait un profil différent. Pour moi, je l'ai dit mille fois, ce n'est pas une question de venir de la droite, de venir à la gauche. Je suis chef de parti, je travaillais dans ce premier quinquennat avec deux premiers ministres qui venaient de la droite. Et j'ai extrêmement bien travaillé et avec Édouard Philippe et avec Jean Castex.

2:12
Invité

Une femme qui a manifesté aux côtés de la manif pour tous pendant le mariage pour tous. Vous l'auriez accepté, vous ?

2:17
Invité politique

Mais vous faites une interview, pardon, sur des supputations journalistiques qui datent de la semaine dernière. La première ministre, c'est Elisabeth Borne. Je suis extrêmement heureux qu'Elisabeth Borne soit première ministre. Parce que je crois qu'elle a la bonne personnalité. Je crois qu'elle incarne les priorités. Et en plus, Elisabeth Borne, c'est une militante engagée. Elle sera candidate aux législatives. Elle va s'engager dans cette élection et elle va s'engager pleinement dans ce quinquennat. C'est ça qui compte.

2:42
Présentateur

Engagée dans la campagne des législatives puisqu'elle a fait le choix de maintenir sa candidature du côté du calvado. Ce que se passera-t-il si elle perd ?

2:49
Invité politique

C'est encore une fois au chef de l'État de décider.

2:54
Présentateur

Il y a une forme de jurisprudence depuis de nombreuses années qui veut qu'un ministre ou un chef de gouvernement qui perd une législative rend son mandat.

3:02
Invité politique

On prend toujours un risque quand on va se soumettre aux électeurs. Et c'est ça qu'il y a de plus beau dans la vie politique. Donc ça veut dire qu'elle démissionnera. C'est d'aller se confronter au mandat. Parce que, encore une fois, moi je peux vous dire ce que je sais et ce que je ne sais pas. Ce n'est pas ma décision.

3:17
Invité

Mais moi je salue le fait de maintenir cette candidature.

3:21
Invité politique

Évidemment, c'était pour moi une évidence. Et d'ailleurs, je crois qu'elle n'a pas hésité trois secondes. Et je préfère avoir une première ministre qui va aux élections, qui se soumet au suffrage des Français, que d'avoir quelqu'un qui dit « Élisez-moi premier ministre » à une élection où il n'est même pas candidat.

3:34
Présentateur

Mais du coup la règle n'est pas encore fixée pour Elisabeth Borne comme pour les autres ministres. On ne sait pas encore ce qui se passera si elle perd.

3:39
Invité politique

Mais il n'y a jamais eu de règle. Il y a une règle implicite qui a été fixée ces dernières années. Écrite, de règle formelle là-dessus. Moi je crois à la légitimité. Il n'y a pas de plus belle façon, il n'y a pas de plus belle façon que d'aller au fond la conquérir qu'en se soumettant au suffrage des Français. Et c'est la noblesse de la vie politique.

3:54
Invité

Édor Philippe, premier ministre, parlait de tradition républicaine à respecter.

3:57
Invité politique

C'est effectivement plus une tradition qu'une règle formelle. Et je pense qu'Elisabeth Borne, vous savez, elle ne s'est pas posé la question trois secondes pour savoir si elle maintenait sa candidature. Parce que je crois qu'elle avait envie de cet enracinement politique. qu'elle avait envie d'aller chercher la légitimité des suffrages. Et c'est toute la noblesse et je salue vraiment ce choix.

4:16
Invité

Jean-Luc Mélenchon qui a envie de prendre la place d'Elisabeth Borne à Matignon lui propose un débat. Est-ce qu'elle doit l'accepter ?

4:22
Invité politique

Vous savez, Jean-Luc Mélenchon, il a commis toutes les outrances ces derniers jours. Vous avez encore vu ce qu'il a indiqué sur Elisabeth Borne. Il est obsédé par lui-même, Jean-Luc Mélenchon. Nous, nous sommes obsédés par la réussite de ce quinquennat d'apporter des réponses aux priorités des Français. Et donc, nous n'avons pas à nous soumettre aux invectives de Jean-Luc Mélenchon qui ne parle dans cette élection que de lui.

4:47
Invité

Débattre du projet, ça peut être intéressant.

4:49
Invité politique

Mais moi, je crois que les législatives, c'est une bonne occasion de débattre du projet. Vous savez, la Première Ministre, elle va enclencher la dynamique gouvernementale. Elle va dire quelles sont les priorités, quelles sont les urgences auxquelles il faut répondre, quels sont les chantiers qui seront ouverts. Je crois que c'est ça, la première priorité. C'est de donner du sens, parce qu'on parle trop des personnes, on parle trop des partis. On ne parle pas assez de fond. Est-ce que vous, Stéphane Gherini, vous seriez prêts, vous, à débattre avec les autres chefs de parti ? Mais je le fais à de nombreuses reprises. Pendant l'élection présidentielle, je l'ai fait.

5:19
Présentateur

Mais si un débat est organisé avec Jean-Luc Mélenchon et avec les autres, vous irez ? Mais bien sûr, je peux le faire à nouveau.

5:25
Invité politique

Parce que je crois qu'on parle trop des alliances de partis, des circonscriptions, etc. On ne parle pas assez de l'utilité de ces élections législatives. Moi, je veux que nous ayons une majorité à l'Assemblée pour agir. On va en parler dans deux minutes, c'est promis. Alors, je vous fais le sommaire sur l'urgence climatique. C'est nous qui allons le faire, si vous permettez le sommaire. C'est des grands chantiers.

5:43
Présentateur

On va le faire, les sommaires, dans deux minutes, les retraites, le pouvoir d'achat, c'est promis. En attendant, il y a un ministre qui va quitter le gouvernement. Ça, on en est sûr et certain. Pour cause, ça a été annoncé par son futur employeur. C'est le ministre des Transports, Jean-Baptiste Djébari. Une entreprise privée a annoncé qu'elle allait le recruter. Dans le déroulé, vous avez trouvé ça normal ou pas ?

6:01
Invité politique

D'abord, je ne suis pas du tout choqué que des personnalités qui viennent de la société civile, comme on dit, puissent retrouver des engagements dans des entreprises, des aventures entrepreneuriales. Parce qu'il y a plein de manières d'être utile au pays. Mais que ce soit l'entreprise qui l'annonce elle-même avant l'évaluée Macron... Ça ne choque absolument pas qu'on puisse faire un choix qui est de donner du temps à la vie politique et puis ensuite... Et puis dire tourner dans le privé. Après, il y a des règles déontologiques. Elles doivent être suivies. Et tant mieux, il y a une commission qui regarde s'il peut y avoir des conflits d'intérêts, etc.

Donc moi, je crois qu'il faut respecter ce temps-là. Si la commission de déontologie, en l'occurrence, dit qu'il n'y a pas de problème, il n'y aura pas de problème. Et puis si elle indique même un moindre début d'un problème, il faudra suivre évidemment son avis.

6:46
Présentateur

Il n'y a pas une question qui se pose aussi. Jean-Baptiste Gébari était ministre des Transports. Respectons ce temps-là. Il est embauché dans une entreprise de transport qui fait rouler des voitures à l'hydrogène. Il a distribué des milliards d'euros du plan hydrogène dans cette même entreprise qu'il a visité il y a quelques mois.

7:00
Invité politique

Encore une fois, si le déontologue dit qu'il y a une difficulté, il faudra absolument, absolument suivre son avis. Voilà ce que je vous dis aujourd'hui. Moi, c'est simple et bête et méchant. Je pense qu'il faut suivre les règles.

7:13
Invité

Stanislas Guérini, on a une première ministre, mais on n'a toujours pas de gouvernement. C'est pour quand ?

7:17
Invité politique

J'en sais rien. Dans les jours qui viennent. Avant la législative. C'est impatient. Évidemment, on a besoin de lancer l'action gouvernementale.

7:25
Invité

Il y aura un conseil des ministres cette semaine ? Normalement, c'est demain.

7:27
Invité politique

Il n'y a pas de règle là non plus que ce soit absolument le mercredi. C'est une tradition que ce soit le mercredi. Non, c'est même plus tôt l'heure dans le monde. Ça peut être aussi en fin de semaine. Mais là encore, moi, je crois qu'il faut prendre le temps de monter une équipe. Il s'agit d'une équipe gouvernementale pour le prochain quinquennat. C'est suffisamment important pour prendre quelques heures, je crois, pour y réfléchir. On n'est pas à trois semaines près. Je ne suis pas en train, je crois, de vous parler de trois semaines, mais plutôt de quelques heures.

7:51
Présentateur

8h40, le fil infos Solène Cresson. On vous retrouve dans un instant. Stanislas Guérini, délégué général du parti En Marche.

7:56
Invité

Jusqu'à 10 degrés au-dessus des normales de saison, des records de chaleur prévus aujourd'hui dans les régions de Toulouse ou Montélimar. Jusqu'à 34 degrés à l'ombre. Jamais un mois de mai n'avait été si chaud après un mois d'avril déjà très sec. C'était attendu. La Finlande et la Suède déposent officiellement ce matin leur candidature à l'OTAN, l'Alliance transatlantique. Une adhésion peut prendre un an. Les deux chefs d'État, suédois et finlandais, sont attendus demain à Washington pour rencontrer le président américain. Engie en France, Eni en Italie ou Uniper en Allemagne.

Les géants européens des énergies se plient aux exigences russes et paient le gaz en roubles, mesure conforme aux sanctions européennes. L'argent est converti via la banque de Gazprom, le groupe de gaz russe. La France, elle, va intensifier ses livraisons d'armes à Kiev, a promis Emmanuel Macron hier par téléphone avec Volodymyr Zelensky. Le gouvernement avait suspendu la mesure mais le Conseil d'État a tranché. Les deux roues, motos, scooters de plus de 125 cm3 vont bien devoir passer un contrôle technique à partir du 1er octobre prochain pour les plus anciens. France Info

9:04
Locuteur non identifié

Le 8.30 France Info, Salia Brakia, Marc Fauvel.

9:09
Invité

Toujours avec le délégué général d'En Marche, Stanislas Guérini, l'un des gros chantiers de ce quinquennat va être la réforme des retraites. Elle est loin de faire l'unanimité, vous le savez, une majorité de Français est contre. Y aura-t-il des discussions avec les syndicats avant les législatives ?

9:21
Invité politique

Moi je crois qu'il serait bon de pouvoir les mener et particulièrement sur des chantiers qui nécessitent de discuter, de prendre son temps. Je crois qu'il est bon d'ouvrir la discussion le plus rapidement possible pour mettre les sujets sur la table.

9:33
Invité

Sans attendre les législatives ?

9:34
Invité politique

Moi c'est mon opinion. Mais en tout cas c'est important de le faire parce qu'il y a beaucoup à discuter. On a une direction qui est claire. Nous on veut rehausser des pensions minimums. On veut sauvegarder notre modèle par répartition.

9:47
Invité

Dès quel est l'âge légal des départs ?

9:49
Invité politique

On veut allonger l'âge de départ jusqu'à 65 ans. C'est l'horizon que nous sommes fixés. Il y a beaucoup à discuter. Mais qu'est-ce qu'il reste à discuter du coup ? Sur la pénibilité, sur la façon dont on accompagne les carrières hachées, dont on essaie de corriger les inégalités entre les femmes et les hommes, sur la convergence des résidus spéciaux à la fois en rythme et en nature. Vous voyez qu'il y a beaucoup à discuter dans cette réforme.

10:09
Invité

Mais ce qui n'est pas négociable c'est quoi ? C'est l'âge de départ ?

10:11
Invité politique

En tout cas, sur l'équilibre général de dire qu'on va travailler plus longtemps pour sauvegarder le système et pour rehausser les pensions, ça c'est l'engagement politique qui a été pris et présenté dans l'élection présidentielle. Ça ne bougera pas, ça ne peut pas bouger. D'avoir ce cadre-là.

10:26
Présentateur

Les 65 ans ou 64 ans à la fin du quinquennat, ça c'est inamovible.

10:29
Invité politique

Si Emmanuel Macron avait souhaité revenir sur cet engagement, il l'a changé entre les deux tours. Il l'a écouté et il a montré qu'il y avait du grain à moudre à la discussion. Et il l'a fait, non mais soyons précis. Je vous pose la question différemment.

10:43
Présentateur

Si Emmanuel Macron a écouté une fois l'inquiétude de certains français en changeant la date, en disant j'étais à 65, je suis prêt à faire 64 finalement, pourrait-il entendre par exemple une opposition des syndicats ?

10:53
Invité politique

Mais je crois qu'il a dit les choses suffisamment précisément dans cette élection pour qu'on puisse s'y tenir. Il a dit nous voulons aller à 65 ans et nous allons discuter du rythme. Dans ce quinquennat, jusqu'à 2027, on va aller jusqu'à 64 ans au rythme qui a été présenté. Puis, il y aura une clause de revoyure. Puis, on verra quel est l'équilibre à ce moment-là. Ça n'empêche pas qu'il y ait un objectif politique qui est de fixer l'âge de départ au même niveau que nos voisins européens. La quasi-totalité des pays européens ont cet âge de départ-là. C'est l'objectif politique. Mais vous parliez du rythme, est-ce que le rythme peut être plus lent ?

Sur les carrières H et sur la pénibilité, on va en discuter.

11:29
Invité

Ça veut dire que le rythme peut être plus lent en 64 ans, à la fin du quinquennat, en fait, ça peut être beaucoup plus tard ?

11:34
Invité politique

Je pense que cet objectif-là de démarrer et de travailler 4 mois de plus par année, puisque c'est ça cet engagement qui a été pris, c'est un engagement de la campagne présidentielle. Et il a été présenté justement sans essayer de dissimuler les choses. Vous voyez bien qu'il y a dans cette élection législative beaucoup de projets dissimulés. Il y a ceux qui font croire qu'ils ont des projets généreux, mais qui en réalité, quand on les interroge une seconde, sont bien obligés de dire que, eux, ça sera la baisse des pensions. Nous, nous présentons aux Français notre projet.

Hausser, réaugmenter les pensions de retraite, sauvegarder notre modèle par répartition, financer notre modèle social, et donc, effectivement, allonger l'âge de départ à la retraite. Je vous fais remarquer, en passant, que l'âge de départ moyen, effectif, c'est déjà 63 ans et demi. Pour ceux qui, effectivement, liquident leur retraite, mais vous savez aussi qu'il y a la moitié des Français qui n'ont plus d'emploi quand ils liquident leur retraite. Oui, c'est pour ça, et je vous remercie de dire ça, parce que c'est un enjeu fondamental de pouvoir travailler en même temps sur, justement, le taux d'activité des seniors. Le cumul emploi-retraite, c'est un autre engagement qu'on a pris.

Faire en sorte qu'il soit plus incitatif, plus simple. De faire en sorte, c'est un autre engagement de campagne aussi, qu'on puisse moduler son temps de travail tout au long de sa vie, pour pouvoir aménager sa fin de carrière. Ça, ce seront des grandes avancées sociales du prochain quinquennat. Et donc, vous voyez qu'il faut prendre les choses dans leur ensemble, parce que ça, ça donne du sens aux politiques publiques.

12:54
Invité

Vous envisagez le référendum en cas de blocage ?

12:57
Invité politique

Moi, ce n'est pas, en tout cas, le souhait que j'émettrais aujourd'hui. Je crois qu'il faut privilégier le dialogue avec les partenaires sociaux. Il faut privilégier la co-construction de cette réforme, qui est un sujet extrêmement complexe. Vous le voyez bien, qu'il faut aborder dans l'ensemble. On ne peut pas parler de retraite si on ne parle pas de travail, par exemple. Et le présenter aux Français de cette nature-là, je crois que ce serait plus souhaitable.

13:20
Présentateur

L'autre urgence du moment, qui doit d'ailleurs faire l'objet de la première loi du quinquennat à l'Assemblée, si vous avez la majorité aux législatives, c'est le paquet anti-inflation. Il y a toute une série de mesures. Quand est-ce qu'on en connaîtra le détail ? Est-ce qu'on le saura avant les législatives, par exemple ? C'est mon souhait également.

13:35
Invité politique

Ce qui permettra aux Français de juger, encore une fois, programme contre programme. Exactement. Ce qui permettra aux Français de savoir à quoi ça sert de voter pour leurs députés. Et en l'occurrence, de voter pour des députés de la majorité présidentielle, ça servira à avoir une majorité à l'action dès cet été, pour réindexer les retraites sur l'inflation, dès l'été, pour hausser le point d'indice des fonctionnaires, pour tripler la prime Macron, pour supprimer la redevance télévision, pour verser un chèque alimentation durable aux foyers les plus modestes. De combien ce sera ce chèque alimentation ? Tout ça, nous allons le faire dès l'été. Voilà l'utilité de cette émission.

Voilà à quoi ça sert de voter pour les députés de la majorité présidentielle. Et donc, il faut construire les choses sur le chèque alimentaire. Qui pourra le toucher ? Ça sera une des premières missions du gouvernement et de l'équipe en place. Justement, de construire ça pour présenter le plus rapidement possible en Conseil des ministres cette réforme et donc tous les détails. Ça fait des mois, c'est-à-dire qu'on en entend parler. Et ensuite, qu'on puisse le voter à l'Assemblée dès l'élection.

14:29
Invité

Vous ne savez toujours pas en quoi il consiste ce chèque alimentaire ? Ça fait des mois qu'on en entend parler.

14:33
Invité politique

Il y a des contours qui ont été préparés, des montants ont été évoqués, une cinquantaine d'euros. Il y a des cibles qui ont été évoquées. Chaque mois ou une fois pour toutes. Environ 8 millions de foyers. Chaque mois ou une fois pour toutes. Cela reste encore à affiner et à construire. Et je crois, et j'en suis même convaincu, que dans les trois semaines qui viennent, il y a tout à fait, sur la base du travail qui a été fait, l'espace et le temps pour affiner et donner tous les détails de cette mesure qui sera présentée aux Français et qui fera partie, je le crois, du programme législatif de notre prochaine majorité.

15:03
Invité

Stanislas Guérini, la NUP, l'Alliance des partis de gauche, dénonce une décision du ministère de l'Intérieur qui vise à ne pas comptabiliser, sous l'étiquette de la coalition, les scores aux législatives, mais des vainqueurs, de ne pas les comptabiliser sous la bannière de la coalition, mais de les comptabiliser sous le nom des partis. Jean-Luc Mélenchon dénonce un tripatouillage électoral. Que lui répondez-vous ?

15:23
Invité politique

Quel cinéma ! C'est un cinéma absolu. Les candidats, eux-mêmes, se rattachent en préfecture, au moment où ils déposent leur candidature, chacun à leur parti politique respectif. Chacun à leur parti politique respectif. C'est ce que les candidats, eux-mêmes, font. Les candidats socialistes, d'eux-mêmes, ils se rattachent au parti socialiste. Les autres se rattachent à Europe Écologie Les Verts. Les insoumis se rattachent aux insoumis. Et donc, c'est ce résultat-là qu'on verra le soir du premier tour ? Ensuite, là où je dis que c'est aussi du cinéma, les télévisions, les radios, mais feront bien ce qu'elles veulent pour présenter les résultats.

Si vous pensez qu'il est pertinent de présenter les résultats sous l'étiquette NUP, rien ne l'empêchera.

16:04
Présentateur

Mais vous, par exemple, à Ensemble, ça donnera quoi ? On verra les résultats d'Ensemble qui additionnent tous les partis de la majorité ?

16:11
Invité politique

Bien sûr, mais pour une raison très simple, c'est que nous avons créé un parti politique ensemble. Et que l'intégralité, 100% des candidats, 100% des candidats de la majorité présidentielle, se rattacheront en préfecture à Ensemble, majorité présidentielle. Qui a tout à fait la forme d'un parti politique, c'est une confédération, mais c'est déposé en préfecture et 100% de nos candidats se rattachent à la même formation politique. Vous voyez bien la différence ?

16:37
Invité

Pardon, qu'on comprenne bien, ça veut dire que par exemple, il n'y aura pas de député Modem, ce sera un député Ensemble. Ensuite, il pourrait y avoir... On efface le nom Modem.

16:43
Invité politique

Il pourrait y avoir des groupes, mais au ministère de l'Intérieur, en préfecture, l'intégralité, 100% des candidats de la majorité présidentielle, se mettent et se rattachent au même parti politique qui s'appelle Ensemble, majorité présidentielle. Vous voyez bien la différence ? Et donc, vous voyez bien le cinéma, en fond, Jean-Luc Mélenchon. Mais d'ailleurs, ce n'est pas inintéressant. Vous voyez que ceux qui protestent, ce ne sont que les insoumis. Je n'ai pas beaucoup entendu le Parti socialiste, Europe Écologie des Verts, protester d'avoir les différentes étiquettes qui puissent être présentées. Ça montre la volonté totalement hégémonique de Jean-Luc Mélenchon sur l'extrême gauche.

Et ça montre qu'en réalité, il n'y a plus de Parti socialiste, il n'y a plus Europe Écologie des Verts. Il n'y a que des candidats à l'extrême gauche qui sont des candidats mélenchonistes. Donc avec le programme de Jean-Luc Mélenchon, donc avec l'insoumission aux règles européennes, donc avec la sortie de l'OTAN, parfois il faut se pincer pour y croire dans la période qu'on est en train de vivre, donc avec la baisse des pensions de retraite, donc avec la sortie totale du nucléaire, donc avec un soutien aux casseurs et jamais aux forces de l'ordre. C'est ça le programme NUPES, puisqu'on est intéressé par le fond.

On a effectivement ce bloc d'extrême gauche, tous râliés derrière Jean-Luc Mélenchon puisqu'ils font campagne pour qu'il soit Premier ministre. Ils sont bien sympas, il n'est même pas lui-même candidat dans cette élection. Les choses sont assez claires dans cette élection législative. C'est devenu votre principal adversaire aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon. C'est fini la lutte contre l'extrême droite, le rempart, etc. Non, ce n'est pas parce que Marine Le Pen est partie en vacances que l'extrême droite a cessé d'exister dans l'Église.

18:10
Présentateur

Il n'y a plus un responsable de la majorité aujourd'hui qui attaque Marine Le Pen. Tout le monde est sur Jean-Luc Mélenchon.

18:14
Invité politique

Il y a trois blocs, vous reconnaîtrez qu'il est assez vocal. Mais avouez que le nom vous prononcez... Vous-même, vous m'avez plutôt interrogé ce matin sur Jean-Luc Mélenchon que sur Marine Le Pen. Donc moi, vous savez, je suis très discipliné, je réponds à vos questions.

18:28
Invité

Quand on entend Manuel Valls dire que son adversaire, c'est le mélenchonisme, il n'a pas dit que c'est le lepénisme.

18:32
Invité politique

La réalité, c'est qu'il y a dans cette élection législative trois blocs extrêmement clairs. Un bloc d'extrême droite qui peut amener un bon nombre de députés, faire à minima un groupe, peut-être plusieurs dizaines de députés, et croyez-moi, ça m'effraie. Il y a un bloc d'extrême gauche, mélenchoniste, je crois qu'on en a fait la démonstration ce matin, et puis il y a la majorité... Moi, je n'ai jamais mis de signe totalement égal entre l'extrême gauche et l'extrême droite. Il y a, pour moi, moralement, dans mes valeurs, quelque chose qui est de l'ordre, je crois, d'une incompatibilité totale vis-à-vis de l'extrême droite.

Mais le projet de Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui, j'en ai donné quelques détours, détails, oui, il est très inquiétant pour le pays. Effectivement, l'extrême gauche mettait en œuvre ce projet-là. Je pense que ça serait une forme de faillite pour notre pays. 219 milliards d'euros de dépenses qui sont présentées. Ça serait une insoumission à l'Europe. Je crois que ça, c'est insupportable à beaucoup d'électeurs, y compris d'électeurs sociodémocrates, moi, que je vois, qui me disent qu'ils ne peuvent pas voter pour un tel programme. Donc, les choses sont assez claires. Il y a ces trois blocs.

Et au centre, une majorité présidentielle qui est moins intéressée par les accords de partis que de gouverner, d'agir pour les Français, de répondre à l'urgence climatique, de répondre aux questions sur le pouvoir d'achat. Il est 8h52, le filinfo Solène Cresson.

19:56
Invité

Volodymyr Zelensky à Cannes, en pleine guerre en Ukraine. Le président ukrainien a pris la parole en vidéo pendant la cérémonie d'ouverture avec des références au cinéma comme le dictateur de Charlie Chaplin. Et pour la première fois depuis le début du conflit, un soldat russe de 21 ans est jugé pour crime de guerre en Ukraine, accusé d'avoir tué un civil dans la région de Kiev. 12 réacteurs nucléaires à l'arrêt sur 56 à cause de problèmes de corrosion. Le parc nucléaire français risque de tourner au ralenti. Pendant plusieurs années, l'autorité de sûreté nucléaire veut tout de même rassurer. Seules les centrales les plus récentes sont concernées et ce ne sont pas les plus répandues.

Un mois et demi après son ouverture, le nouveau pôle judiciaire dédié au cold case et affaires criminelles non élucidées a déjà reçu une centaine de dossiers transmis par la police. Un immense espoir pour les familles en attente de justice, dit sur France Info maître Corinne Hermann, avocate notamment du père d'Estelle Mouzin. Et puis des records de température attendus dans les régions de Toulouse ou Montélimar, jusqu'à 34 degrés à l'ombre cet après-midi. France Info

21:01
Locuteur non identifié

Le 8.30 France Info, Salia Brakia, Marc Fauvel.

21:06
Présentateur

Toujours avec le délégué général d'En Marche, Tanislas Guérini, quelle est la position du gouvernement et de la majorité sur le Burkini ?

21:12
Invité politique

La position de la majorité, elle est très claire. Nous, on fait toujours le choix de l'universalisme, jamais du communautarisme. Donc vous n'en voulez pas dans les piscines ? Le Grenoble, je n'aurais jamais pris cette décision-là, et donc je la condamne. Et je crois que le ministre de l'Intérieur a pris une position extrêmement claire pour lui aussi la condamner.

21:30
Présentateur

L'Association des maires de France demande au gouvernement d'éclaircir la position. Il dit que c'est normalement de la compétence des maires, puisqu'il ne s'agit pas d'une application de la loi sur la laïcité, et que dans le même temps, l'État, par la voie du préfet, veut attaquer la décision en justice. Que peuvent faire les maires si finalement, ils ne peuvent plus décider eux-mêmes ce qui se passe dans leur bassin ?

21:49
Invité politique

Peut-être par exemple garder les règlements des piscines tels qu'elles sont, tels qu'ils sont aujourd'hui.

21:53
Présentateur

Mais c'est de leur ressort à eux.

21:54
Invité politique

Oui, je le pense, très sincèrement. Et vous voyez bien le piège absolu qui est toujours posé. On voit bien qu'il y a des arrières-pensées électoralistes, communautaristes, quand telles décisions sont prises par Éric Piolle. Mais le piège, c'est de tomber exactement dans l'excès inverse. Vous voyez bien que ça donne du grain à moudre au fond à toute l'extrême droite de ce pays, ou à la droite extrême, qui en font tout autant un symbole. Moi, je crois qu'il est temps d'apaiser sur ces questions-là. Donc je vous réponds très clairement. Jamais j'aurais pris cette décision sur le burkini, parce qu'aucune femme n'était empêchée d'aller dans l'épicine municipale de Grenoble.

Moi, je suis très clair, c'est le choix de l'universalisme. Mais je crois qu'il faut éviter toujours de retomber dans ces pièces-là et se déchirer sur ces questions du voile. Laissons un peu les musulmans tranquilles dans ce pays.

22:44
Invité

Stanislas Guérini a un candidat condamné pour avoir frappé sa femme a été investi par votre parti dans la foulée de cette condamnation. Il avait quitté son poste de conseiller à l'Elysée. Est-ce qu'il peut rester candidat aujourd'hui ?

22:54
Invité politique

Oui, c'est très difficile de répondre en une seconde à cette question-là. Parce que je crois, bien sûr, je suis conscient du caractère symbolique et par mes propos, je ne veux jamais donner l'impression qu'on pourrait empêcher la libération de la parole des femmes, qu'on pourrait empêcher la judiciarisation des affaires et qu'il y a des violences intraconjugales, évidemment. Et en même temps, je veux qu'on puisse regarder les choses dans leur complexité. Et parfois, les choses, elles sont un peu plus complexes que simplement un jugement en une seconde chrono sur un réseau social. En l'occurrence, cette affaire-là, elle est complexe.

C'est la justice qui l'a condamnée, ce n'est pas les réseaux sociaux. Oui, bien sûr. Ce candidat, il a été condamné à une amende avec sursis. C'est ça la condamnation qu'il a eue. Son ex-compagne a, elle aussi, été condamnée dans cette même affaire. Et donc, vous voyez bien qu'il y a une affaire qui est complexe. Il n'a pas été condamné à l'inéjubilité. Vous voulez dire quoi ? Il va pouvoir, je dis que c'est parfois un peu plus complexe de la façon dont sont présentées les choses. Si j'avais la conviction ou même le soupçon qu'on ait affaire à quelqu'un qui puisse être violent et coupable de violence sur les femmes, jamais j'aurais accepté cette investiture-là.

Il y a eu une affaire complexe. Il n'a pas été condamné à l'inéjubilité. Il s'est d'ailleurs représenté dans sa mairie où les gens le connaissent extrêmement bien. Il a été réélu au premier tour. Il se soumettra au jugement des électeurs.

24:12
Invité

Mais ça ne fait pas un peu tâche quand on fait son quinquennat. L'égalité homme-femme-grande cause du quinquennat.

24:17
Invité politique

C'est pour ça. Merci de me laisser la minute qu'il faut. Je dis qu'à la fois il faut évidemment toujours permettre la libération de la parole des femmes et jamais donner l'impression qu'on masque, on dissimule, etc. Et puis regarder les choses dans le détail, dans leur complexité parfois. Et en l'occurrence, cette affaire-là, il y a eu une dispute. Il y a eu deux condamnations de part et d'autre. Et je crois qu'on peut respecter ça. Encore une fois, je respecte totalement la décision de justice qui n'est pas une décision d'inéjubilité.

24:46
Présentateur

Mais dans ce cas-là, pourquoi il a quitté son poste de conseiller à l'Élysée ?

24:49
Invité politique

Une amende avec sursis. Parce que le procès n'était pas rendu. Et puis maintenant qu'il l'est rendu, il est condamné ? La lumière qui a été faite sur l'affaire. Moi, j'ai pris du temps pour lire, les attendus, pour comprendre, pour savoir si au fond, on pouvait avoir affaire à quelqu'un qui pouvait être capable de violence volontaire. Je crois et j'en suis même infiniment convaincu que ça n'est pas le cas. Sinon, jamais, jamais j'aurais permis cette investiture. Ça n'est pas le cas. C'est un honnête homme. Je ne crois pas capable de violence sur les femmes. Non, mais vous voyez bien le deux poids de mesure. Et donc, il se soumènera au jugement des électeurs.

25:21
Présentateur

Vous dites, je crois pas qu'il soit capable de violence sur les femmes. Si, il a été condamné pour. Sur sa femme, en l'occurrence.

25:29
Invité politique

C'est assez précise. C'était la vérité judiciaire, en tout cas. Il y a eu une vérité judiciaire. Il faut lire les choses dans le détail, qui a reconnu la complexité de l'affaire. Il y a eu une dispute. Il y a eu des condamnations de part et d'autre. Je le rappelle dans cette affaire-là. Il n'a pas fait appel, d'ailleurs. Mais sa femme n'est pas candidat au législatif. Bien entendu. Lui-même s'est déjà représenté à une élection. A été réélu dans sa mairie au premier tour. Il le fera à nouveau. Et il se soumettra au jugement des Français. Le seul qui vaille à travers une élection.

25:58
Présentateur

Merci à vous, Stanislas Guérini, délégué général d'En Marche. Invité ce matin à France Info. Si vous aimez le 8.30 France Info, on vous conseille Élisez la bataille, le podcast du service politique de France Info pour tout savoir sur la présidentielle et ses coulisses. A découvrir sur votre appli de podcast préféré et sur franceinfo.fr. Sous-titrage ST' 501