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interviewSud Radio (sur YouTube)· 29 juillet 2026 93 min

Incendies : les agriculteurs sont-ils indispensables ? Faut-il un bouclier économique ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

vraie voix sud [musique] radio 17h 19h Judith Bale. Bonsoir à toutes et à [musique] tous et merci d'être avec nous sur Sud Radio. Heureuse de vous retrouver pour cette nouvelle édition des vraies voix de l'été.

Ce soir, on consacre à nouveau une large partie de notre émission aux incendies hein qui continuent [musique] de mobiliser les secours, notamment Gironde où la situation reste sous haute surveillance. Les vraies voix, vos témoignages et nos experts nous aident à comprendre les enjeux de cette journée et les perspectives [musique] pour les prochaines heures. Merci de nous faire confiance pour vous accompagner tout au long de cette soirée. [musique] Sans plus attendre, les vraies voix de Sud Radio.

C'est parti. Les vraies [musique] voix Sud Radio. À 17h30, votre question du soir.

Alors que les incendies continuent de ravager le Sud-Ouest, les agriculteurs sont les alliés précieux des pompiers. Avec leurs tracteurs, leurs citernes, leurs engins, ils créent des parfeux, facilit l'accès au secours et participent à ralentir la progression des flammes. Face à des feux de plus en plus fréquents, leur rôle dépasse désormais celui de la seule production agricole.

Alors, on vous pose une question simple sur YouTube à laquelle vous pouvez répondre évidemment. Incendie, les agriculteurs sont-ils incontournables désormais pour protéger nos territoires des feux de forêt ? Et puis à 18h20, votre grand débat.

Les incendies qui frappent le Sud-Ouest ont déjà détruit des milliers d'hectares. Fragil fragiliser l'activité de nombreuses entreprises exploitations agricole et commerce. Pour soutenir les sinistrés, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures d'urgence comme le report des cotisations Ursaf ou le recours à l'activité partielle.

Mais au-delà de l'urgence, comment aider durablement les territoires touchés ? C'est une vraie question. Feu de forêt d'ailleurs, on vous pose la question aussi he toujours sur YouTube.

Vous pouvez aller y répondre, commenter. N'hésitez pas. Faut-il un véritable bouclier économique pour les régions touché par les incendies ?

Vous pouvez aussi évidemment nous appeler au 0826 300300. Vos vraies voix du soir, les [musique] vraies voix sud radio. Nous sommes avec Thierry Blandini.

Bonsoir Thierry. Bonsoir Julit. Thierry, vous êtes directeur général du groupe Invivo, président du Cabrive Rugby aussi puis auteur de nourrir les raisons d'espérer pour l'agriculture française.

C'est sorti aux éditions Le cherche midi avec Rosie Bordé également. Bonsoir Rosie. Bonsoir Judite.

Alors Rosie, vous êtes dirigeante et fondatrice de l'agence de communication RB associée puis vous êtes aussi maire de Saint-George de Rétinbau en Il vilain et puis coprésidente depuis peu de l'agglomération. N'hésitez pas à vous rapprocher de votre micro Rosie afin qu'on puisse vous entendre. Allez c'est parti tout de suite pour un point de situation feu de forêt avec Quentin Barbaza.

Oui Judit pardon les vraies voix sud radio. Oui Judithe le feu en Girond est dans les landes est stabilisé mais pas fixé c'est-à-dire qu'il continue de brûler mais qu'il ne progresse plus. La superficie du Brasier en Gironde est toujours de 42000 hactares.

Des largages aériens sont actuellement en cours. Aujourd'hui, d'importantes reprises de feu en zone déjà incendie ont lieu au temple, à Lèche Capferré, à Lenton ou à Blagon en Gironde. Des reprises dues notamment au vent qui soufflent sur la zone et même à la canicule qui touche le secteur.

La température sur place est de 40°. Pour rappel, au total, ce sont plus de 222000 évacuations qui ont été menées dans 23 communes. Toutefois, des habitants évacués à Mignac, et au pu retourner chez eux.

Toujours 2700 pompiers sont mobilisés. Ils reçoivent actuellement le soutien de nombreux agriculteurs et de environ 1700 militaires. Alors dans ces moments difficiles, on continue sur Sud Radio de vous soutenir et de vous donner la parole.

Que vous soyez sinistré, pompiers, mobilisés aux côté des soldats du feu. On vous ouvre le micro pour témoigner au 0826 300300 et surtout très bon courage à vous. Vous n'hésitez pas effectivement.

Merci Quentin 0826 300300 si vous avez besoin de quoi que ce soit. Sud Radio est là pour vous et d'ailleurs Sud Radio se mobilise au côté de la protection civile engagée auprès des populations touchées par les incendies dans le sud-ouest. 300 bénévoles interviennent sur le terrain pour soutenir les habitants, participer aux évacuations, accueillir les sinistrés, assurer aussi le fonctionnement des centres d'hébergement et venir en aide au plus fragiles.

He faites un don s'il vous plaît pour les soutenir sur protection-civil.org. Allez, on fait un point sur témoignage he justement sur cette spéciale feu de forêt.

On part au standard au 0826 300300. On reçoit Stéphanie Jacques. Bonsoir Stéphanie.

Bonjour. Bonjour. Alors Stéphanie, vous êtes bénévole au parc des expositions de Bordeaux.

Vous euh faites-nous un petit point de situation au jour d'aujourd'hui. Oui. Alors en fait ben il y a beaucoup moins de d'évacés que on a eu au tout début hein.

Ça a commencé mercredi ou jeudi puisque depuis le haan et Mignac ont été réouverts la population. Donc il y a beaucoup de gens qui sont partis et dans les personnes qui restaient, il y en a beaucoup qui ont été relogés parce qu'il y a eu plus de 10000 propositions de logement par des particuliers. Donc de nombreuses personnes ont pu euh euh obtenir un logement ou alors ont pu faire appel à leur assurance pour être logé ou on fait appel à de la famille.

Donc aujourd'hui, il doit rester environ 3 400 personnes. D'accord. Et ces 3 4 5 personnes qui restent, ils sont là parce qu'ils ont pas vraiment de situation, c'est ça ?

Alors parce qu'ils ont pas effectivement de voilà, ils ont pas de on va dire de second plan hein pour pouvoir partir et que leur ville est toujours fermée. H bien sûr. Euh et vous alors quelle est votre situation à vous Stéphanie ?

Moi alors moi dans la vraie vie, je suis mandataire immobilier et du coup j'ai tout stoppé du jour en main pour être bénévole auprès des personnes. Euh voilà donc je suis chef d'entreprise, j'ai arrêté ma boîte quelques jours et euh vous êtes mis à disposition ? Ouais, je me suis mise à disposition.

C'était évident pour moi quoi. J'avais vraiment besoin de faire bon de soi. J'avais pas envie d'être spectatrice de la chose.

J'habite Bordeaux. J'avais vraiment envie d'être actrice. Du coup euh j'avais besoin de servir quoi.

Je crois que si je l'avais pas fait, je serais vraiment passé à côté de quelque chose parce que j'ai vraiment vécu et je pense que tous les bénévoles on a vraiment vécu quelque chose d'incroyable à travers ce moment-là. Bien sûr Thierry Blandinière, ce qu'on ce qu'on remarque en France he sur tout le territoire, c'est justement cette élinte solidarité de gens qui comme Stéphanie Jacques abandonnent leur travail, se mettent à disposition des sinistrés. C'est quand même très très agréable en fait à voir ça cet élan.

Il faut [raclement de gorge] faut en arriver à des problèmes comme ça pour pour mesurer l'expérience humaine. En fait, c'est la solidarité et c'est ça qui est dans dans le malheur de ce qu'on vivons là. Le côté positif, c'est de montrer que bah l'humanité est toujours debout.

On est massacré tous les jours sur plein de sujets. Je pense à tous les bénévoles, je pense aux agriculteurs forcément vu ma profession qui se sont engagés, qui sont organisés pour ça. On va en parler tout à l'heure avec des stockages de loin incroyable.

Ils l'ont fait bien sûr sur la région bordest mais dans d'autres régions de France à Fontainebleau. Euh l'organisation s'est mise en place d'une manière très très rapide. Donc une organisation collective très forte.

C'est pas juste une personne, c'est une collectivité qui s qui s'organise un collectif et ça ça fait plaisir à voir. Alors après c'est c'est triste. Je connais bien cette région.

J'ai des amis qui ont il y en a un qui a sa maison a brûlé. Ouais c'est c'est pas facile quand on revient. Donc moralement après il va falloir soutenir tous ces gens-là parce que c'est bien d'éteindre le feu tout de suite mais après il va falloir reconstruire et soutenir.

Et donc il y a une deuxième étape de soutien psychologique qui me paraît essentiel. Bien sûr, Rosie Bordet, ça fait quand même du bien comme on vient de se le dire, cet élan de solidarité dans des périodes de crise comme ça. Oui, en effet et euh vraiment bravo à cette dame et à de nombreux et nombreuses bénévoles.

Euh moi je je tiens à saluer euh d'abord une équipe qui est partie de Saint-George de Rintambau, de la Fédération Française de Secourisme et sauvetage qui sont partis justement porter main forte également à tous ceux qui subissent euh ces feux. Et puis j'ai vraiment une pensée pour toutes ces familles qui ont perdu tout leur bien, perdu toute leur histoire et c'est vraiment très très dur de vivre cela. Les mots sont dérisoires, c'est vrai, il y a la solidarité, il y a le soutien, il y a tout ça.

Mais quand on ne vit pas personnellement ces choses, et je trouve de dire des mots, on est loin de ça aujourd'hui, mais personne n'est à l'abri. On voit bien le feu est un peu partout mais c'est vrai l'élan de solidarité est une très très grande importance et je crois que ça fait du bien de savoir cela. Bien sûr.

D'accord. Stéphanie Jacques, bravo hein pour votre engagement effectivement parce que comme beaucoup de Français vous vous êtes senti concernés et le fait de tout mettre à côté pour se mettre à disposition bah effectivement ça ça donne une belle image du peuple français finalement qui dans les moments difficiles se tient la main. Oui, tout à fait.

Et c'est vrai que on a on a vraiment donné beaucoup pour ces gens-là. Ils nous l'ont fait comprendre, ils nous l'ont exprimé aussi. Mais nous on a on a vraiment pris beaucoup hein de la part de et appris beaucoup de la part de ces gens-là.

Ça nous a permis, comme on peut dire, de d'avoir remis l'église au centre du village aussi, hein, euh de comprendre qu'il y a des priorités euh dans la dans notre vie, dans la vie des gens et que ben des fois une petite goutte peut tout rassembler, faire quelque chose d'extraordinaire he parce que là, ce qu'on a vécu avec je sais pas, il y a 5 6000 personnes qui sont passées au parc des expos euh ça a été incroyable he c'est comme si on a eu à gérer d'un seul coup l'équivalent d'un d'une ville bordelaise des alentours. Donc avec tout ce que ça veut dire avec avec ses talents et avec ses dérives he de de dans dans tous les cas. Donc euh mais ça s'est super bien passé très sincèrement.

Moi, je remercie vraiment euh euh la la Bordeaux Métropole qui a été qui a réussi à à faire tout ça en en quelques heures hein, puisqu'il a fallu prendre des décisions très très rapidement euh que ça soit les les salariés, les fonctionnaires, les élus qui se sont mis tous d'accord pour faire ces choses-là. Et c'est vrai que du coup ben ça s'est très bien passé, c'était très calme, il y avait beaucoup d'entraide, il y avait de l'humour, il y avait beaucoup de bienveillance et il y avait des gens mais il y avait aussi des animaux. Il y avait beaucoup de chiens, il y a beaucoup de chats, des tortues, il y avait des lapins, çait tout ça.

Et ben ça fait un monde incroyable, je veux dire. Enfin, sincèrement, quand on allait dans le parc des expos, moi j'étais étonnée par ce calme qu'il y avait. Bravo en tout cas pour votre engagement.

Merci beaucoup Stéphanie NJA. Je rappelle que vous êtes bénévole au parc des explosions de Bordeaux et vous avez tout mis de côté pour venir aider les sinistrés. On vous remercie vraiment beaucoup.

Merci à vous. Allez, dans quelques instants, ça va être votre question du soir he parce que vous le savez, il y a de plus de 2000 pompiers qui sont mobilisés mais ils sont pas seuls sur le terrain et non, ils sont avec les agriculteurs. Et oui, comment est-ce qu'on ferait sans eux aujourd'hui ?

Posons-nous vraiment la question. D'ailleurs, on vous la pose he sur YouTube. Les agriculteurs sont-ils incontournables pour protéger nos territoires désormais des feux de forêt ?

Vous pouvez répondre évidemment sur YouTube et puis nous appeler au 0826 300300. On vous attend à tout de suite. 17h20 les vraies voix sud radio.

Du [musique] 17h 19h Judith Bale. Merci d'avoir choisi les vraies voix de l'été de Sud Radio. Bienvenue à ceux qui nous rejoignent.

Euh je suis avec Thierry Blandinière qui est directeur général [musique] du groupe Invivo, président du Cabri Rugby auteur de nourrir les raisons d'espérer pour l'agriculture française sortie au cherche Midi. Et puis Rosie Bordet qui est dirigeante et fondatrice de l'agence de communication RB et associée maire de Saint-George de Rétinbau en Ilen et puis deuxè vice-présidente mobilité et infrastructure [musique] de l'agglomération de Fougère. Allez, c'est parti pour votre question du soir.

Les vraies [musique] voix sud- depuis plusieurs jours, des milliers d'hectares sont partis en fumée dans le sud-ouest. Plus de 2000 pompiers sont mobilisés mais sur le terrain, ils ne sont pas seuls. Les agriculteurs interviennent avec leurs tracteurs, leurs citernes et leurs outils pour créer des parfeux, des broussies et des parcelles ou sécuriser les accès des secours.

Dans certains secteurs, ils interviennent même dès les premières heures d'un incendie pour ralentir la progression des flammes et protéger les exploitations comme les habitations. D'ailleurs, alors que les canicules et les feux de forêt se multiplient, leur rôle dans la prévention et la lutte contre les incendies prend une importance croissante. Alors, on vous pose la question tout simplement sur YouTube.

Les agriculteurs sont-ils incontournables pour protéger nos territoires des feux de forêt ? Vous pouvez évidemment commenter et puis aussi n'hésitez pas à nous appeler au 0826 300. D'ailleurs, on file au standard et nous accueillons Olivier qui nous appelle de ah il nous att pardon j'ai inversé les auditeurs.

Nous nous accueillons donc Nicolas qui nous appelle de Lanton en Gironde. Bonsoir Nicolas. [raclement de gorge] Bonsoir.

Comment ça va Nicolas déjà ? parce qu'on vous a demandé d'évacuer mais vous vous avez décidé de rester hein. C'est ça.

Alors ben écoutez, ça va bien en fait le quand on vit un peu ici, on sait que 90 % du temps le vent va vers l'est. Et quand on nous demandait d'évacuer vers l'est, vers le nuage tout noir, bon alors qu'on avait du ciel bleu, j'ai préféré rester. D'accord.

OK. Malgré le danger parce que vous savez que les éc les évacuations préventives, c'est vraiment pour vous protéger quand même hein. Oui.

Oui, tout à fait. Et après, on a les sacs qui sont prêts. S'il y a besoin de partir, on partira.

On n pas resté pour protéger la maison. D'accord. D'accord.

OK. Et et donc vous disiez aussi que vous faites d'habitude vos courses à Biganos, mais là ça a été évacué, donc tout est fermé. Comment est-ce que vous faites pour vous approvisionner en nourriture et cetera ?

Et ben c'est un peu le problème. Alors, j'ai fait des grosses grosses courses samedi. Oui.

Euh on essaie de tenir avec ça. Euh il y a les aides de la municipalité aussi qui peuvent nous nous aider là-dessus. Mais effectivement aujourd'hui, si on sort de l'enton pour aller se ravitailler sur la teste ou du champ, euh ben on pourra plus revenir.

D'accord. Donc on tient avec ce qu'on a pour l'instant. Bah écoutez, en tout cas, on vous souhaite bien du courage.

Merci pour votre témoignage, Nicolas. Je rappelle que vous nous appelez de Lanton en Gironde que vous avez décidé de rester chez vous. D'ailleurs, si vous avez envie de témoigner sur votre situation en Gironde ou dans les Landes ou en tout cas même dans le Var, enfin où sont les feux, vous hésitez pas évidemment à nous appeler au 0826 300.

Merci beaucoup Nicolas. Merci à tous ceux qui interviennent sur les incendies, des pompiers, des militaires et les bénévoles. Pas que les agriculteurs font partie des bénévoles, mais ils sont essentiels.

Ils sont essentiels. C'est tout à fait vrai. Merci beaucoup.

D'ailleurs, on vous rappelle notre question, hein. Les agriculteurs sont-ils incontournés pour protéger nos territoires des feux de forêt ? Vous hésitez pas à aller commenter sur YouTube.

Pour en parler, on accueille Johann Barbe qui est porte-parole de la FNSEA. Bonsoir Johann. Bonsoir.

Alors Johann, tout simplement, je vais vous poser la question que je pose aux auditeurs. Est-ce que les agriculteurs sont incontournables désormais pour protéger nos territoires et nos forêts ? Alors dire qu'on est incontournable, je je pense pas mais je pense qu'on fait partie de la solution justement par rapport à ces incendies et après je pense que nos agriculteurs sont tous bénévoles et bénévolants, j'ai envie de dire pour répondre présent et accompagner les pompiers.

Donc euh c'est sûr que quand on voit les images, on se dit qu'on est incontournable mais personne n'est incontournable et les plus incontournables restent les pompiers. Bien sûr, évidemment. Thierry Blandini quand même quand on voit justement tous ces agriculteurs qui se sont mis à disposition et cetera, je pense que s'ils avaient pas été là, ça serait 10 fois pire en fait hein.

Ouais, je parle sous le contrôle de Johann. Bonjour Johann. Euh en fait franchement ce qu'il faut retenir aujourd'hui, c'est peut-être passer le message que les agriculteurs connaissent le terrain et ils font la démonstration justement en étant très efficace sur la gestion des feux qui connaissent très bien le terrain.

Donc il faut leur faire confiance plus globalement pour l'avenir de l'agriculture parce qu'ils connaissent vraiment le terrain, l'environnement. Ils sont capables de prendre les bonnes décisions. Il faut faire confiance aux hommes de terrain et les agriculteurs sont là pour ça et ils connaissent très très bien donc leur métier mais aussi l'environnement autour de leur métier.

Et quand on parle d'environnement, il faut faire confiance aussi les agriculteurs. Bien sûr. Rosie Bordet, vous comment ça se passe dans votre commune justement et ce que vous en pensez de de cet engagement de nos agriculteurs ?

Je pense ils ne peuvent pas être les seuls responsable. On a parlé de nombreux bénévoles et de pompiers. Euh aujourd'hui, l'agriculteur n'est pas le pompier de demain.

Euh il est incontournable, il est essentiel aussi de parler de la prévention aujourd'hui. Donc voilà, je rejoins absolument Thierry. Ils connaissent le terrain, ils connaissent le territoire donc on peut leur faire confiance et puis surtout ils sont là, ils cultivent, ils protègent aussi hein nos nos terres.

Donc on peut vraiment leur faire confiance et encore une fois on peut leur que leur dire bravo et merci de venir aider aussi au aux pompiers se rejoindre au pompiers et d'être bénévole parce qu'il laissent aussi leur ferme en ce moment il y a énormément de travail. Je vois bien chez moi les agriculteurs, ils ont énormément de de travail donc on les salue d'ailleurs. Tout à fait.

On leur passe le bonjour et on les remercie. Justement ce matin sur Sud Radio, nous étions nous avons Maxime Liedu qui a reçu Théo Hernandez qui est président des jeunes agriculteurs de la Gironde. On l'écoute.

En moins de 24 heures, on avait des convois qui étaient prêts. On a nous chez jeunes agriculteurs, on a décidé de diviser nos convois pour avoir de la relève parce que moi, je suis arrivé vendredi et et j'avoue que la nuit dernière, j'ai pu dormir un petit peu. C'était quand même très agréable parce que j'ai d'autres vias du blauer qui sont qui sont arrivés pour prendre un peu la relève.

Et là depuis ce matin, on a été officiellement réquisitionné par la préfecture. Donc là, on est sur un on suit une colonne de 80 pompiers euh pour les ravitailler. Là, on se dirige vers le Porsge pour avoir le le briefing et savoir où on part.

Voilà, quand on on entend ça en fait Johann Barbe euh on se dit que franchement ils sont incontournables quand même. Vous êtes incontournable. Pour à titre d'information, certains agriculteurs, ils peuvent apporter jusqu'à 50000 L d'eau.

Un Canadar, c'est 60000 hein, quand même. Donc c'est c'est conséquent, quoi. Ah, c'est sûr que c'est conséquent la capacité qu'on peut amener comme eu, mais après on l'amènera pas par les airs et effectivement nos engins permettent aussi de prendre les chemins forestiers assez facilement.

H donc c'est c'est dans ce sensl qu'effectivement on peut se dire qu'on est incontournable pour lutter au sol et accompagner les pompiers et ça leur permet d'éviter de de partir au ravitaillement et nous on a la capacité à révitailler effectivement sur l'ensemble du territoire. Après la mobilisation elle est sans précédente parce qu'effectivement on a besoin aussi de protéger nos forêts. Je pense que tout bon agriculteur on a aussi une conscience à se dire que nos forêts elles sont hyper importantes.

Et moi ce que je voudrais rappeler aussi c'est qu'on oublie souvent le rôle que jouent les agriculteurs sur le territoire avant les incendies justement pour lutter contre les incendies notamment dans le pastoralisme quand on a des des petites exploitations qui exploitent dans des zones on va dire très boisées et qui se permettent de faire des des coupes feu. Bah ça c'est important, il faut les accompagner aujourd'hui. Malheureusement, ces agriculteurs sont souvent laissés de côté.

On les cite au moment où il y a des feux de forêt, on dit tiens, c'est dommage, on aurait dû remettre quelques brebis ou quelques chèvres pour débroussailler. Mais ça c'est hyper important dans la lutte de long terme. Donc effectivement quand on est dans le dur, comme en ce moment, les agriculteurs répondent présent.

Mais là où il faut un vrai engagement aussi bien du ministère de l'agriculture que du ministère de l'environnement, c'est accompagner nos agriculteurs à pouvoir toujours cultiver ces zones pour éviter justement que les feux se propagent et continuer à faire des des endroits coupe-feu en en accompagnement, j'ai envie de dire, avec les pouvoirs publics, hein, parce que où où ils doivent être faits, c'est pas nous à le décider mais c'est bien avec les services de l'État et notamment les consult. Bien sûr, Thierry Blandinière, c'est vrai qu'il vous le disiez tout à l'heure, ils ont une connaissance du terrain très précieuse. Ces agriculteurs, ils connaissent les chemins, les parcelles, les points d'eau, les zones àar risque et puis il préparent la terre aussi.

Donc ça évite effectivement les propagations de feu comme ça, leur travail. Oui, c'est essentiel. Je je pensais euh par exemple aussi au vitéculteur du côté de Narbon.

Quand on a vu les feux l'an dernier du côté de Narbon. Pourquoi ? Pourquoi les feux ont grandi aussi vite ? parce qu'on a arraché des vignes.

On a arraché des vignes qui étaient des par feu. Donc tout était organisé avant pour que quelque part le feu était contenu par la viticulture qui en même temps produisait des raisins donc qui apportaient des revenus complémentaires ou des revenus sans sans trop aux viticulteurs et malheureusement avec la crise de la viticulture on voit bien qu'on arrache des vignes. Du coup ça a des conséquences sur sur effectivement la gestion des risques des incendies et des forêts.

Donc tout est lié en fait, tout est lié, tout est relié et il faut remettre l'agriculteur, multiculteur au centre de la gestion territoriale. H cette agriculture aux multiples fonctions Ros Bordet parce que ils nourrissent la population, ils préservent les ressources naturelles et puis des maintenant ils nous aident à lutter contre les incendies quoi. Faut pas les oublier derrière he surtout pas.

Et moi je rejoins le porte-parole justement qui disait les agriculteurs, il faut le faire avec les collectivités, avec les habitants, avec les associations. ils ne sont pas seuls et puis il faut vraiment les accompagner et on voit bien la connaissance du terrain déjà ça c'est je veux dire primordial et aussi la gestion de nos terres comment aujourd'hui on a enlevé les les ha on a une vraie politique aujourd'hui sur les ha bocagères donc il faut accentuer cela parce qu'on voit bien quand on voit les images vues du ciel avant et après, on voit bien qu'il y a eu des coupes, il y a eu des des parcelles complètement aplatises. Donc aujourd'hui, il faut réfléchir vraiment à cela parce qu'il s'agit pas que sur le feu, il s'agit aussi, on voit bien canicule ce qui veut dire aussi des des arbre et cetera.

Donc la végétation est très importante. Donc il faut vraiment qu'on fasse très attention, qu'on soit très vigilant et surtout de les accompagner. Là on dit mais voilà, il faut pas ils sont pas seuls au fait hein.

Non sûr. D'ailleurs 0826 3003 300 si vous voulez témoigner vous savez vous le pouvez. S radio, c'est votre radio hein.

Je le répète jamais assez. On reçoit Olivier qui est à la Grange dans les Landes. Olivier, bonsoir.

Oui, bonsoir. Olivier. Vous êtes agriculteur vous-même, hein.

Vous avez une exploitation agricole importante. Alors, racontez-nous déjà la situation dans les landes, s'il vous plaît. Et ben, il fait chaud.

Ouais. Bah oui. Voilà.

Non, non. Bon, moi j'ai levage. Bon, voilà.

Donc, toujours un stress permanent quand il fait ses ses grosses températures. Donc voilà. Voilà.

Et donc on surveille nos élevages, on essaie de faire des des améliorations pour essayer qu'il soit mieux et voilà. Mais compliqué. Ouais.

Mais vous vous dites hein que vous êtes incontournable, vous les agriculteurs, vous le dites en l'assumant totalement parce que vous vous dites aussi que vous contribuez au respect à l'entretien des campagnes et des forêts comme on vient de le dire hein. Ben les agriculteurs sont pour le le façonnage de des paysages. Donc euh voilà, s'il y a plus d'agriculture, ben euh il va pousser des ronces partout.

H euh donc mais c'est ça commence à arriver parce qu'on on on pousse vers une on veut pousser les agriculteurs vers une France verte et euh mais ouais mais bon verte qui dit plus d'entretien donc mais les parcelles se perdent et donc voilà et donc et ben après ben c'est plus sué aux incendies parce que c'est plus entretenu et voilà donc et on nous pousse vers cette France verte parce que derrière il y a plus de rémunération aussi h Donc euh donc voilà, indirectement on y arrive. Ben écoutez, merci beaucoup en tout cas pour votre engagement à vous aussi. Je j'ai un petit mot de que je vais dire de Annie Jeunevar qui s'est exprimé notre ministre de l'agriculteur agriculture qui dit "Je salue l'engagement des agriculteurs au côté des combattants du feu.

Leur sens des responsabilités, leur esprit de solidarité constituieux dans cette épreuve. Merci à vous tous. On finalise ce débat avec un petit point justement he sur les commentaires de nos auditeurs sur YouTube avec vous Quentin Soier.

Et oui, puisqu'on vous pose cette question sur notre chaîne YouTube, les agriculteurs sont-ils incontournables pour protéger nos territoires des feux de forêt ? Et vous dites oui à 96 %, le sondage est sans appel évidemment. Beaucoup de de commentaires également.

On a Michel qui nous dit "Ils connaissent parfois mieux les terrains que les pompiers, alors forcément ils sont précieux." On a Genesis qui est en colère et qui nous dit "Heureusement qu'ils sont là, il ne faut rien attendre de ce gouvernement." Et on a Gu qui le rejoint.

Non, il suffit que l'État se donne les moyens et donne des moyens au soldats du feu. Mais pour ça, il faut le vouloir. C'est tout le souci.

Voilà. Et ben, voulons-le tous ensemble. 17h29 sur Sud Radio.

Vous restez avec nous dans un instant. C'est le tour de table des vraies voix. 17h20h, les vraies voix sud Radio.

Les vraies voix Sud [musique] Radio 17h 19h, Judith Bale. Bienvenue sur Sud Radio si vous nous rejoignez. Merci de nous avoir choisi.

Il est 17h31 précisément et je vous rappelle nos vraies voix du jour. Nous sommes avec Thierry Blandinière qui est directeur général du groupe Invivo, président du CA Brive Rugby, [musique] auteur de nourrir les raisons d'espérer pour l'agriculture française. C'est sorti aux éditions du cherche midi.

Nous sommes aussi avec Rosie Bordet, dirigeante et fondatrice de l'agence de communication RB et associé, maire de Saint-George de Rétinbau, c'est enviline et puis aussi 2e vice-présidente mobilité infrastructure de l'agglomération de Fougère. C'est parti pour le tour de table des vraies voix. Les [musique] vraies voix sud radio.

Alors Thierry, on commence avec vous. Vous allez nous parler de la nécessaire adaptation du modèle agricole au réchauffement climatique. C'est d'ailleurs un des sujets que vous traitez dans votre livre que je rappelle nourrir les raisons d'espérer pour l'agriculture française.

Ouais, en effet bon les événements nous rattrapent l'actualité nous rattrape mais quand on a travaillé avec les équipes sur ce livre c'était pour mettre en avant les impacts du réchauffement climatique aujourd'hui sur l'agriculture et sur la baisse de production. H on voit bien effectivement avec des coups de chaleur ou parfois des orages très violents, il y a des pertes de rendement importants, on le voit encore cette année. Donc la [raclement de gorge] question se pose en disant est-ce qu'on pourra garder notre souveraineté alimentaire durablement et à quelles conditions ?

Et donc ce que l'on a fait c'est qu'on a fait une étude à Horizon 2040 pour regarder les impacts dans toutes les régions de France du réchauffement climatique en prenant l'hypothèse du JC donc jusqu'à 2°5 et les impacts qu'il y a sur les cultures et la baisse de rendement. Et quand on regarde la situation, ben on voit que finalement on risque de perdre entre 30 et 35 % du potentiel de la production française en fonction des régions. Alors c'est sûr qu'en Bretagne un peu moins et donc en fait c'est la région fait chaud en Bretagne.

On s'en sort pas trop mal. H alors c'est c'est moins il y a un peu d'impact mais c'est c'est c'est c'est pas dramatique. Là où c'est dramatique, c'est vous voyez bien, c'est entre Bordeaux et Lyon, tout le sud de la France où là il va falloir complètement changer le mode de production, trouver des des nouveaux des nouvelles productions pour apporter des revenus aux agriculteurs, sinon bah c'est un secteur qui sera comment comment rendu très très pauvre.

Et donc il faut qu'on trouve des solutions par anticipation. Proposer des voitures trouver des solutions sur la qualité des sols, trouver trouver des solutions sur sur l'irrigation et la gestion de l'eau, ça va être un vrai sujet. Donc songer qu'on aura le climat de Barcelone à Pérux.

Donc regardons ce qui se passe en Espagne. Comment ont-ils organisé leur agriculture ? Alors, il y a une vraie question sur l'infrastructure, sur le stockage de l'eau et on sait que c'est un sujet parfois polémique mais j'en appelle la raison de tous en disant maintenant il faut trouver des solutions, sortir des positions dogmatiques et des oppositions stériles et regarder la réalité telle qu'elle est et d'appliquer le principe de réalité et de dire ben faisons des compromis pour pouvoir stocker de l'eau en hiver dans de bonnes conditions, l'eau pour tous pas que pour l'agriculture de manière à ce que ces régions de demain soient en capacité de continuer à vivre de leur production et l'économie locale.

Je rappelle que l'agriculteur contribue à l'économie locale. Donc des régions où les agriculteurs grandes bassines là qui ont alors il y a des méga bassin méga bassin on entend on entend tout mais tout ça c'est c'est la c'est la politique mais qui va pas dans le bon sens c'estàd on fait des totem on fait des totems pour faire de la politique. Bon ça il faudrait le mettre de côté maintenant et regarder la chose de manière très pragmatique et très consensuelle en disant il y a un sujet l'eau est essentielle il faut se il faut il faut s'organiser il faut créer des infrastructures.

Il faut prendre en compte les enjeux environnementaux, sociétaux, les bassins versants, la qualité des sols, les zones humides, tout ça c'est possible. Si on se met autour de la table, on peut trouver des solutions. Et donc dans le livre que j'ai écrit, c'est ça, c'est que il y a des solutions possibles.

Il faut se mettre autour de la table. Il y a des compromis à organiser. On peut pas avoir Pourquoi c'est aussi difficile ?

Parce qu' il y a la bataille de l'eau quelque part qui existe qui a été stigmatisée entre l'agriculture et et on va dire les les usagers et et on voit que tout ça c'est toujours très très difficile dans les moments où de sécheresse en fait. Hm. Parce que en hiver, on parle pas de bataille de l'eau, mais tant qu'on arrive sur mon sécheresse, on s'est dit mais alors comment on partage l'eau ?

Alors, il suffit d'avoir un réservoir plus important pour mieux la partager. Vous allez dire, c'est très simple ce que je dis mais c'est essentiel pour revenir les idées simples et à partir de là, on peut construire autour, on peut on peut construire quelque chose de positif, quelque chose de positif et de collectif. Ouais. général, on le voit bien la collectivité, l'humanité ça fonctionne.

On le voit bien dans les dans les moments de crise, pourquoi on narrive pas à se parler dans des moments euh plus pacifiés pour construire un futur qui serait plus intéressant quoi, plutôt que de vivre de crise en crise, il suffit de le penser, de l'organiser, de le structurer et d'organiser les moyens et c'est possible. Il faut juste mettre les gens autour de la table et converger vers un sujet euh comment gérer l'eau demain dans les zones qui seront euh dépendantes de la sécheresse et comment on améliore la vie des citoyens et les agriculteurs en conséquence. C'est une vraie question euh que développe Thierry Blondinard Rosie Bordet mais on se demande en fait pourquoi c'est effectivement je repose les questions différemment mais comment ça se fait qu'on narrive pas à trouver un Motus opérandi à un moment donné de manière à ce que les choses soient beaucoup plus fluides et qu'on soit organisé en amont en fait de ce genre de catastrophe.

Il va bien falloir, jeit qu'on trouve des solutions parce que c'est le vrai problème qui va arriver. Le prochain problème, c'est vraiment l'eau qui va être la question principale qui a un impact sur toute l'humanité hein. Là, on s'arrête pas à l'agriculture, se nourrir.

Donc, ils sont là donc pour produire, mais aussi nourrir toute une population. Donc, il va falloir vraiment se mettre autour de la table et trouver des solutions. Il y a aujourd'hui l'innovation, donc il peut aussi apporter des solutions pour pouvoir produire mieux.

C'est vrai ça. Donc je pense qu'il faut aussi aller vers toutes ces modes de euh de d'innovation autour de l'agriculture. Donc cette artificielle, elle joue un grand rôle en technologie disponible aujourd'hui.

Quand on parle de l'irrigation d'aujourd'hui, c'est une régression de précision. Euh en Israël, ils font ça depuis longtemps, en Californie et cetera, ils ont su traiter le sujet de l'eau, ils ont trouvé des Espagnes, ils ont trouvé des solutions. On n'est pas là pour gaspiller l'eau, on est là pour organiser par exemple, vous faites dans votre jardin, du goutte à goutte par exemple, manière régulière qui permet d'irriguer, on n'est pas en train d'arroser toute la planète entière.

Donc, on peut faire des choses très intéressantes. Il y a la technologie, il y a les moyens, ça se fait déjà. Il faut il faut changer d'échelle.

Il faut il faut accélérer ce changement d'échelle parce que les technologies, on les a. Par exemple aussi la recherche sur les sur euh sur la génétique des plantes. Demain, il y a un sujet où les chercheurs travaillent beaucoup pour avoir des plantes qui résiste plus à la sécheresse et au soleil pour pousser dans des meilleures conditions, dans des conditions difficiles mais des meilleures qualités.

Donc attention la variété et la variété alors je parle pas de G mais je parle vraiment des d'hybridation naturelleappelle l'hybridation naturelle et de toute façon la nature fait sbride naturellement donc c'est d'accélérer ce système d'irrélation naturelle pour avoir des plantes voilà qui soient de qualité qui soient capable de nourrir la population et qui résiste justement à ce changement climatique. on est très conscient, on voit bien, mais je pense il est important qu'on se mette justement autour de la table et discuter que on arrive à trouver des solutions parce qu'on sait bien qu'on va tous payer les pot cassé. moment donné il faut quand même à discuter et à trouver voilà des solutions dans cette étude je vous coupe pardon mais parce que c'est exactement ce que vous dites he c'est qu'on a chiffré le coût de l'inaction de l'immobilisme actuel et et par rapport à l'investissement nécessaire pour réagir et et structurer tout ça ben le coût de l'inaction est 10 fois supérieur au coût de l'action si on se met d'accord maintenant comme quoi voyez ça c'est par qu'il est vraiment urgent de de s'y mettre parce que après je pense que ce sera trop tard, je ne suis pas pessimiste, mais si on continue comme ça, on voit bien.

Donc ce n'est plus possible la situation actuelle va ouvrir va précipiter en fait les actions puis il y a une jeune génération d'agriculteurs justement je pense qui qui poussent aussi et qui vraiment militent pour cela. Donc à un moment donné, on pourra pas les pouvoirs publics en tout cas moi en tant que maire je vois bien donc à un moment donné il faut qu'on qu'on s'écoute et qu'on trouve ensemble des solutions. Ça sera pas qu'avec des agriculteurs, qu'avec les collectivités mais tous ensemble.

Rosie Bordé, vous avez la parole, vous la gardez. Votre tour de table à vous, c'est euh bah sur les cambriolages et le vandalisme en disant que vos communes rurales, nos communes rurales ne sont plus épargnées par ça du tout en fait. En effet, donc on se rend bien compte que depuis quelques temps, on est euh euh il y a les les biens, les structures de la commune de collectivité qui sont vandalisées, qui sont abîmés.

Donc on le voit dans nos communes rurales et aussi des vols, des cambriolages, tout ça en accruescence. Donc il y a vraiment quelque chose. On est, je ne parlerai pas qu'on est dans l'insécurité mais à un moment donné, il faut quand même qu'on s'arrête à cela.

Donc ce phénomène ce n'est pas que dans les grandes villes ou dans les villes. Ça arrive aussi dans nos que vous dites he qu'on parle beaucoup de de l'insécurité dans les zones urbaines, les grandes villes et cetera, mais qu'on en parle assez peu en ruralité effectivement. sans vraiment euh mettre la panique.

Mais en tout cas, moi je je parle de ce que je connais, je vois bien sur ma commune, on a été vandalisé et quasiment tous les weekends, on est vandalisé sur un stade et ce n'est pas normal puisqu'on abîme le bien de la collectivité et ça pénalise derrière les utilisateurs. Nos associations se retrouvent pénalisé et en plus c'est l'argent public. L'argent qu'on va mettre pour réparer tout ce qui détruisent. et ben on pourra pas le mettre ailleurs.

Donc à un moment donné, il faut quand même aussi se poser la question la responsabilité des uns et des autres dans tout cela et euh et ce n'est pas acceptable parce que voilà, l'argent public c'est l'argent public et chaque euro compte et on ne peut pas comme ça passer notre temps parce que ça coûte aussi à des heures à nos agents de remettre en état. Ça coûte encore de réparer et aux administrés et la de pénaliser les utilisateurs. Encore une fois, ce sont les associations qui utilisent ces ces structures.

Exactement. Et je puisque j'ai la parole, je dit permettez-moi en tout cas euh de saluer euh nos nos gendarmes, la gendarmerie parce qu'en ruralité, dès qu'il y a un problème, on appelle la gendarmerie. et je saisellement ils sont très très critiqués et moi j'ai envie de les saluer.

Ils sont débordés, j'ai envie de les saluer parce que dès qu'on a des problèmes dans nos communes, ils sont présents. Les habitants peut peuvent compter sur eux. Donc je tiens à les saluer même si ça paraît aujourd'hui de de saluer les gendarmes.

Mais en tout cas, moi je leur dis merci parce que voilà, on narrête pas de les de les solliciter malgré ils sont très débordés et ils sont là. Hm. Ethi Blandinire, vous qui êtes président du Seat Brive, bon alors c'est pas la ruralité totale mais c'est une petite ville, plus petite en tout cas [rires] que que Paris ou que d'autres.

Comment ça se passe dans la ruralité autour du coup que en terme de sécurité la Corè département la Corè le limousin donc c'est quandme un département agricole rural très rural on n'est pas dans les grandes cultures donc de la du bassin parisien on est sur l'élevage en faitou l'élevage qui reste une agriculture paysane en fait et donc tout ce qui est important c'est c'est la valorisation de leur production et donc c'est c'est assez chaotique il y a des moments plus faciles que d'autres mais on a du mal à organiser au mieux cette production dans cette région pour apporter un revenu résilient. Est-ce qu'ils ont des problèmes de sécurité vos agriculteurs dans dans cette région là ? et dans la région euh bah tous les agriculteurs forcément dans dans certains moi j'ai pas défaut particulièr sur sur les incidents en corise hein mais mais euh ce que je sais de toute façon c'est effectivement je suis d'accord avec vous il y a une montée euh il y a une montée de un peu de la violence partout donc ça passe déjà par des comportements.

Les réseaux sociaux contribuent aussi à ça hein. très violent, on s'exprime très violemment et ça génère forcément des tensions très fortes et des des actions, des réactions et forcément des des sujets où la gendarmerie et la police doit intervenir. Heureusement qu'ils sont là parce que pour pacifier parce que c'est le rôle pacifier cette population qui parfois étant trop souvent en colère voilà pour parfois pour des mauvaises raisons aussi ou des incompréhensions et donc il faut revenir à des choses beaucoup plus posées et rationnelles et la gendarmerie là pour ça faire des apaisant d'écouter Thierry Blandinière Rosie Bordé vous en pensez quoi oui enfin on a les gendarmes mais on a aussi moi je sais que l'équipe municipale on parle énormément on passe aussi à travers des associations pour essayer aussi de calmer les choses on n'est pas là pour en venir animé justement, c'est de comprendre les choses.

Moi, je sais que je rencontre aussi les les familles qui ont voilà sein. On sait que voilà des jeunes ont causé des des petits soucis à la commune. Je rencontre les familles parce que ça passe aussi par cette proximité.

C'est aussi notre rôle d'élu local, c'est avant de rentrer dans les grandes polémiques et cetera, c'est au moins d'aller rencontrer. On a la chance, on se connaît quasiment tous dans nos nos communes, donc on sait à peu près. Donc on peut parler aux familles et quand ils veulent bien nous écouter, quand elles veulent bien nous écouter.

Mais je vous écouter par rapport à à l'agriculture et cetera. Moi, je vois, on a nous des fes, on a des producteurs locaux euh sur ma commune, encore une fois, on a remis en place là un marché euh des producteurs, on essaie de faire venir des gens qui produisent donc euh sur place et bien on a commencé avec un marchand galet de saucisse et puis il y a eu 1 2 3 et maintenant ils sont quatre le jeudi et je compte vraiment qu'il y ait d'autres personnes qui viennent parce que c'est aussi important de valoriser de valoriser aussi ce qu'ils produisent et de leur ben de leur apporter aussi peut-être au début il y a pas énormément de clients mais au moins de valoriser cette production parce que c'est très important. Mais les marchés c'est essentiel dans les villages en fait.

Il faut vous faire vivre des villages, il faut refaire naître les marchés. Il y en a en région parisienne d'ailleurs qui marche bien le samedi. Donc franchement il faut il faut remettre de la confiance sur les marchés dans tous les villages.

C'est ce qui crée le lien social. Exactement. Le lien et la proximité.

Donc c'est très important. Allez restez avec nous. C'est les vraies voix de sud radio de l'été.

On vous pose la question dans pas longtemps. Vous pouvez réagir hein 0826 300300. Vous projetez dans le rôle de ministre vous les auditeurs.

Et si vous avez envie de savoir de quel ministre est choisi et de quel il s'agit pardon et de quel auditeur, vous restez avec nous. C'est dans un instant. À tout de suite. 17h 20h les vraies voix sud- Sud Radio Les [musique] vraies voix Sud Radio 17h 19h Judith Bal 17h47 sur Sud Radio.

Avant de continuer cette émission des vraies voix de l'été, on fait un point précis incendie avec vous Quentin [musique] Soier. Et oui Judith, le feu en Girond déstabilisé mais il n'est pas fixé c'est-à-dire qu'il continue de brûler mais qu'il ne progresse plus. En revanche du Var et des Land de Eux sont bel et bien fixés.

La superficie du brasier en Gironde est toujours de 42000 hactares. Des largages aériens sont en cours. Aujourd'hui, d'importantes reprises de feu en zone déjà incendie ont lieu au temple, à Lèche Capferré, à Lanton ou à Blagon en Gironde.

Selon Mathieu Jaumin, officier du 1033, la situation se complique à cause des rafales de vent allant jusqu'à 50 km/h. La Gironde est toujours placée en vigilance orange canicule, tout comme 22 autres départements du pays. La température actuelle sur place est de 40°.

Pour rappel, au total, ce sont plus de 222000 évacuations qui ont été menées dans 23 communes. Euh toutefois, des habitants euh euh évacué à Méignac, ou Haï ont pu retourner d'ors et déjà chez eux. Euh toujours, [grognement] de 2700 pompiers sont mobilisés.

Ils reçoivent également le soutien de nombreux agriculteurs et de 1700 militaires. Dans ces moments difficiles, Sud Radio continue de vous soutenir et de vous donner la parole. que vous soyez sinistré, pompiers ou mobilisé au côté des soldats du feu, on vous ouvre le micro pour témoigner au 0826 300300.

Merci Quentin. Sud Radio aussi continue de se mobiliser hein, vous le savez au côté de la protection civile qui est engagée auprès des populations touchées par les incendies dans le sud-ouest, il y a 300 bénévoles qui interviennent sur le terrain et qui soutiennent les habitants qui participent aux évacuations, accueillent les personnes sinistrées assurent aussi le fonctionnement des centres d'hébergement et viennent en aide au plus fragile. N'hésitez pas à faire un don sur protection-civil.org.

Allez, tout de suite, on vous demande ce que vous feriez si vous étiez ministre. [musique] Les vraies voix sud- si j'étais ministre, qu'est-ce que je vais devenir ? Je suis ministre, [musique] je ne sais rien faire. 0826 300, vous pouvez réagir, nous donner vos idées, faire un coup de gueule, un coup de cœur si vous avez besoin d'aide, vous le savez, on est là aussi.

On accueille Christian. Bonsoir Christian. Bonsoir à vous.

Alors Christian, vous nous appelez de Azerrex dans les Hautes Pyrénées, c'est ça ? Oui, c'est ça. Alors, Christian, on va vous demander ce que vous feriez si vous étiez ministre de l'agriculture évidemment.

Bien sûr. Donc, première des choses, c'est un plan de désendettement de l'agriculture des agriculteurs qui aujourd'hui depuis plusieurs années, depuis l'arrivée du Covid, l'Ukraine, la DNC sont dans une situation au niveau de la trésorerie qui sont ils sont exanges, ils se rémunérent pas. Ils ne ramèrent plus leur famille et il faut un plan de désendettement en général au niveau de de l'agriculture française.

Ouais. C'est votre premier point ça ? Ça c'est mon premier point.

Allez, votre 2è le 2e point c'est que pour tout ce qui est norme réglementation que les paysans français soient ont les mêmes normes que tous les autres paysans des de d'Europe h puisque l'Europe soit-disant on est égau devant tout le monde est égal devant les uns les autres et ben il nous faut les mêmes normes qu'elles soient administratives environnemental réglementair on veut il faut les mêmes normes que dans les autres pays de l'Europe et pas les et arrêter les les surtranspositions françaises. Bien sûr, bien sûr. Allez, 3è point euh libérer les réserves d'eau, les méga bassin [rires] pas.

Non non non non, arrêtez avec ça. C'est c'est des Non non, c'était une plaisanterie. On en parlait il y a 5 minutes, c'est pour ça.

Pardonnez-moi. C'est c'est une bêtise, c'est que aujourd'hui euh quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse, sur le sud-ouest, il pleut autant de pluie qu'avant, que tous les ans. Il faut que cette pluie, on on la retienne.

Euh sur les Hautes Pyrénées, on a mis 7 ans pour faire un plan de de gestion de de l'eau et pour pour arriver à faire un un un projet peut-être une retenue collinaire qui se fera à côté de de Tarbe. Et cette et cette retenue, elle va mettre 5 ans s'il y a pas de recours à être pour pour mettre le premier coup de ploche. C'estàd que pour pour faire ce genre de de de choses, il faut vous comptez 15 ans.

Euh quand on va aller vite pour Notre Dame de Paris ou les Jo, et ben on arrête tout, on vire toutes les régimentations et on va vite. Alors nous ce qu'on demande c'est la faire la même chose que pour notre dame de Paris c'est virer virer tous les nuisibles tout tous les fonctionnaires qui bloent tout et qui embête tout. Parlons vrai sur ce radio avec vous Christian on adore.

Allez-y et et on avance vite dans les projets parce que ça presse c'est urgent. Je rappelle que l'Espagne stock de la de l'eau qui tombe chez eux et nous on est tout juste à 5 %. Christian vous êtes agriculteur vous ?

Oui, bien sûr. Bah évidemment, vous restez avec nous, on va quand même écouter une petite réponse de Thierry Blandini euh rapide hein sur les sujets que vous venez d'évoquer, notamment sur la laette harmonisation euh importante à faire des avec les règles européennes. Thierry, ben moi forcément, c'est le combat qu'il faut mener que tout le monde monde mène aujourd'hui euh et voilà, on est tous mobilisés pour qu'il y ait plus de surtransposition des normes.

Je me rappelle que c'était les engagements d'Emmanuel Macron qui l'a pas tenu en 2017 et donc ça il faut il y a beaucoup de travail parce qu'il y a encore beaucoup d'écarts. On va pas rentrer dans le détail mais effectivement c'est c'est des pertes de productivité donc de revenus pour pour les agriculteurs français quand on les compare aux Allemands. On va pas aller chercher des pays en Pologne.

Je parle de l'Allemagne à côté juste à côté. Voilà. Donc ça c'est un sujet.

Ensuite effectivement on parlait de de la gestion de l'eau tout à l'heure il y a un vrai sujet de prise de conscience et quand je parlais du coût de l'inaction vous l'avez là 15 ans pour faire une retenue collinaire. Pendant ce temps-là qu'est-ce qu'on fait ? Combien de production on perd ?

Quel rendement on perd ? Ça coûte très cher. C'est ça le coût de l'inaction.

H donc si le nouveau ministre de l'agriculture doit se battre aujourd'hui, c'est d'accélérer notamment tous ces projets d'investissement et de trouver des moyens par la loi de les imposer. Voilà. Et ça, je pense que la nouvelle loi agricole, même si a été critiquée par certains côtés apporte certaines garanties mais loi, c'est bien mais décret c'est mieux et l'application aussi.

Et donc, on sait que la loi fait pas tout. Maintenant, c'est comment l'appliquer dans de bonnes conditions. Il s'agit pas de passer en force he mais de le faire en bonne intelligence.

Allez, une petite réaction rapide. Moi je dirais euh vivent dignement de leur travail, que les agriculteurs vivent dignement de leur travail et alléger toutes ces normes également. Donc on sait que les normes sont importantes mais là il faut vraiment et qu' se concentrent sur leur travail, ils passent énormément de temps également dans la papasserie.

Donc à un moment donné il faut savoir ce qu'on veut. H donc ils sont agriculteurs. Donc il faut quand même euh voilà qu'il cultiv au lieu de faire des 1000 feuilles administratif.

Ch vous êtes là hein Christian vous êtes avec nous encore. Et puis et puis je rajouterai que nos collègues artisan commerçant les TP ils ont les mêmes normes qui leur posent problème et qui les freignent. C'est pas c'est pas que tous les actifs sont sont intéressés.

Bien sûr, on va sortir un peu du sujet sérieux Christian parce que vous allez jouer avec nous là, vous le savez. Oui, je sais. Ah, le blind test.

Vous êtes prêts ? Ouais, je suis prêt. Je On va rigoler, je pense. [rires] Allez, c'est parti pour le jeu de l'été.

Les vraies [musique] voix sud radio. Alors, comme vous je n'ai je n'ai que deux voix autour deux vraies voix autour de la table, c'est chacun pour sa sa pomme. Un Rosie Bordet, un Thierry Blandinière, un Christian.

C'est au premier qui dit. Alors, c'est un spécial chanson française un peu de neuf et des classiques on alterne. Donc, je l'ai bien dit chacun pour soi puisque vous êtes trois au total.

C'est parti pour le son numéro 1. [musique] Le DJ, il faut donner l'interprète. Euh, c'est le DJ Kevinski.

Bravo, bravo Rosie Bordel. Alors là franchement Kavinski qu'on vient de perdre qui est décédé voilà hier qui avait 50 ans et qui à qui on rent hommage on l'aimait beaucoup. Pouvez monter le son cher Maxime. [musique] Là pour les JO.

Exactement, il a mixé à la cérémonie des paralympiques. [musique] Allez, son numéro 2. Marane.

Ah, Rosie. Rosie, c'est votre jour. M'a pressionnez hein.

Merci merci. [souffle coupé] Allez, numéro 3. Tu faut réagir. [rires] Qui a dit Brassin en premier ?

Maxime. Ah, c'est Christian. Christian.

Ah si. Y a pas distance. Allez numéro 4.

M Oh là là incroyable Mathieu Chit donc incroyable Thierry trop forte à zéro [rires] point tu vas être fan comme on dit j'adore. Allez numéro 5. [musique] Oh là Rosie elle avait peur du blind test en arrivant.

Elle m'a dit "Non mais je suis nul, je vais pas y arriver. Tu parles. Rosie est à 4 points.

Christian 1 et vous zéro. Moi je Christian ! Allez Christian, faut se réveiller.

Je vais vous laisser gagner. Je vais essayer. Je vais essayer mais il y a pas de bon.

Ah allez on essaye. On va voir si le si s'il vous plaît. Allez-y [chant] la belle vie.

Bland. [rires] Allez celui-là il est un peu plus difficile. Donc laisse-moi te chanter. [musique] Je la connais mais je chanté avec Kavinski [musique] justement parce que non aucun de vous j'arrive pas.

Non non mais je vois mais c'est une blonde Santa. Sentin oui mais bon je connais la blou Angèle Angè Ah oui c'est sa cousine allez c'est pas grave [rires] c'est sa cousine allez numéro 8 rouge et noiras [musique] bah faut parler plus vite enf non mais moi j'ai marqué mon point ça y est j'ai mon objectif [rires] il a sauvé l'honneur mais Rosie vous êtes en train de gagner à plein de couture là ou allez la dernière numéro 9 pourtant quelqu'un [musique] m'a dit ah [rires] Je quand même pas. Bravo !

Bravo ! Vous avez eu c points. Ouais 5 points.

Vous m'impressionnez hein Christian un petit l'honneur est sauf. Ouais je sauve je sauve la mise avec un point. Voilà et vous tirez deux points.

Voilà point de plus égalité. On adore. Allez si vous avez un avis que vous avez envie de jouer avec nous réagir ou partager une expérience vous avez forcément forcément une bonne raison de nous appeler au 0826 300300.

Vous pouvez faire par SMS aussi les VV au 7 2018 et puis vous réagissez sur YouTube ou par mail avec je participe àsudradio.fr. Merci Christian d'avoir joué avec nous.

Merci à su radio. À bientôt. Allez restez avec nous dans un instant.

C'est une spéciale feu de forêt des témoignages qui continue évidemment et puis votre grand débat surtout restez là à tout de suite. [musique] Quelqu'un m'a dit que tu m'aimes encore les vraies [musique] voix sud radio 17h 19h Judith Bal un rappel de vos vraies voix du jour nous sommes avec Thierry Blandinière qui est directeur général du groupe INVivo président du CA de Brive Rugby auteur de nourrir les raisons d'espérer pour l'agriculture française. C'est sorti aux éditions le cherche midi.

Vous êtes aussi avec Rosie Bordet qui est dirigeante et fondatrice de l'agence de communication RB et associé, maire de Saint-George de Rétinbau en Îl vilain et puis 2è vice-présidente he de l'agglomération de Fougère en terme de mobilité et d'infrastructure. Alors vous le savez hein, tout au long de cette émission, on prend on écoute vos témoignages. Vous pouvez témoigner au 0826 300300.

N'hésitez pas si vous avez quelque chose, un message à faire passer, un coup de gueule, ce que vous voulez, on est là dispo pour vous. Et puis d'ailleurs, on continue avec ce cette spéciale feu de forêt et ces témoignages. C'est parti.

Les [musique] vraies voix sud- je reçois Jérôme Boulanger. Bonsoir Jérôme. Bonsoir.

Alors Jérôme, vous vous êtes officier de sapeur pompier, porte-parole de la sécurité civile. Exactement. Alors Jérôme, malgré la la mobilisation de 2750 pompiers, il y a eu plus de 42000 hectares qui sont partis en fumée.

Vous avez eu plus de 700 1700 militaires au côté de des pompiers en Gironde selon la ministre déléguée auprès de la ministre des armées. Est-ce que ça a aidé ? Où est-ce que vous en êtes ?

Enfin voilà, on a plein de questions à vous poser. On vous écoute. Oui.

Alors, je rectifie un chiffre, c'est actuellement 3300 sapeurs pompiers qui sont en Gironde. Donc, on voit bien l'importance de ce dispositif qui a été mise en place aussi bien par les moyens terrestres. Vous avez bien fait de de parler des des militaires qui viennent nous épauler dans ces circonstances.

Des moyens rien très conséquents aussi dont des moyens et rien européens. Aujourd'hui, la situation, elle est toujours stable. Nous avons eu trois reprises actives mais sans que qu'il y ait rien d'alarmant.

Vraiment euh les conditions météo vont un peu changer, les températures vont baisser de manière significative. Voilà, plutôt de bonne nouvelle. Le vent qui va certes changer de sens en en se dirigeant d'ouest en est, euh c'est-à-dire en poussant à nouveau d'éventuelles fumées euh vers la la métropole euh bordelaise, ce vent assez peu fort, ce qui est encore une condition favorable euh pour nous.

Donc euh la situation est stabilisée, mais on reste très prudent. Le feu n'est toujours pas fixé. Vous avez sans doute euh noté la réintégration de de logement par 60000 personnes.

Euh donc la situation est stabilisée, on reste prudent, on reste surtout mobilisé hein, les moyens qui sont sur place restent sur place. On ne désengage pas pour l'instant de personnel. Et puis vous avez sans doute vu les par feu de 120 km.

Bon voilà de de par feu, on a on a vraiment mis tous les moyens pour protéger les populations et les sites sensibles. Hm. Alors Thierry Blandini en antenne tout à l'heure vous disiez que euh les fumées, elles sont allées jusqu'à Brive hein.

Donc on il y a une question sur la respiration aussi parce que toutes ces populations à Bordeaux, ils sont avec des masques hein. Il y a eu des des des poussières enfin de des cendres absolument partout. Donc c'est vrai qu'il y a il y a une réadaptation.

Maintenant qu'est-ce qui se passe après aussi hein ? C'est qu'est-ce qui se passe après ? Moi j'avais j'ai mon fils qui est à Bordeaux donc avec un petit enfant.

Donc du coup ils ont quitté quitté la ville parce que pour les petits enfants ils pensent pas rester. C'était irréirable. [raclement de gorge] Et donc vous avez mentionné donc à Brive, j'ai ma mère qui érive aussi le matin elle s'est levé tac l'impression qu'il faisait nuit encore.

Ah ou et c'est quand même à 150 km ou de devant l'oiseau de Bordeaux. Donc on voit quand même que c'est un sinistre considérable hein. On avait pas vécu ça.

Il y a eu un sinistre en 2000 en 2022 du côté du Pilar. Bon, qui était très grave aussi, mais là c'est je pense c'est sans comm une mesure quoi. C'est j'espère qu'il y aura pas de reprise de feu.

Je salue bien sûr le courage de tous les tous les pompiers et tous ceux qui sont engagés dans le combat du feu parce que c'est un combat de tous les jours hein. Je je je vois tout travail qui est fait et il faut rester très vigilant parce que ça peut repartir et et le feu n'est pas stabilisé et une telle surface aujourd'ui qui a été touchée que en fait restons prudents. Donc voilà.

Et d'ailleurs euh Jérôme Boulanger, on le sait que le feu il couvre sous terre hein, parfois on a vu ça. Euh c'est-à-dire qu'en fait on pense qu'il y a plus rien et tout d'un coup bah ça pète quoi. Oui.

Oui. Dans dans les zones où couvert végétal est composé de tourbes, c'est la difficulté que nous avons et nous avons beau mettre de l'eau pensant noyer le feu, si effectivement on ne va pas gratter un peu la surface pour aller en profondeur, et bien effectivement l'action de de noyage est inutile. que ça sera un travail de très très longue haline pour arriver à éteindre complètement ce sinistre.

Je je reprends les les propos de votre interlocuteur précédent. C'est un feu effectivement inédit avec 115000 hectares brûlés. On a quand même 300000 personnes qui qui ont été évacuées.

Le plus gros déplacement de population depuis la seconde guerre mondiale en France. Exactement. En terme de surface brûlée aussi, c'est un record absolu.

Et puis ce qu'il faut noter, c'est quand même un bilan humain qui reste vierge au niveau des populations puisque zéro voilà zéro blessés, zéro décédés. Nous déplorons bien sûr le le décès de quatre de nos collègues pompiers. Mais vous voyez qu'au niveau des populations, malgré l'ampleur du sinistre et des évacuations, on a réussi notre objectif premier.

J'espère qu'on le tient de protéger les populations. C'est vraiment un objectif important. Merci beaucoup.

Je vous en prie. Rosie Bordet, on a envie de lui dire merci à Jérômain. Oui, on dit merci bien sûr à à tout ce travail extraordinaire mais surtout je pense aussi au personnes âgés.

Vous parlez de votre fils et d'un petit enfant mais il y a beaucoup de personnes âgées qui ne peuvent pas se déplacer qui ont des problèmes respiratoires. Donc il faut vraiment je pense être vigilant et il y aura sûrement des suivis et des conséquences de de tout cela. Donc il faut vraiment s'en s'en préoccuper donc et être attentif justement aussi à cette population population pardon âgée.

Il y a une histoire de débroussaillage aussi. On peut en parler 2 secondes Thierry Blandini de ces forêts qui sont pas débroussaillées, qui sont pas organisé sous le contrôle des experts hein parce que mais bon ce que j'ai compris je pensais au feu de voilà de 2022 du côté de la teste c'est que effectivement le nettoyage des voilà sous sous les sous les pains a pas été fait parce qu'on voulait laisser plutôt la biodiversité la faune et la flore ce qu'on peut comprendre mais on oublie aussi qu'il y a un risque feu et que finalement ben tout ça ça se ça accélère le danger et tout ça c'est pas maîtrisé donc je sais que rien n'est simple et qu'il y a pas de solution facile mais [grognement] il faut faire attention aussi quand on est un peu trop dogmatique sur la biodiversité la nature doit se maîtriser et se contrôler bien sûr il faut trouver l'équilibre je pense entre tout cela justement trop débroiller l'entretien et la prévention encore une fois c'est prévenir avant d'arriver à la catastrophe donc c'est ça Jérôme Boulanger ce qu'on se dit hein c'est que vaut mieux prévenir que guérir et que finalement on aurait peut-être pu éviter un peu de de cette de cette grandeur de cette taille ou pas selon vous ? Je on se pose la question.

Alors bon, c'est vrai que les conditions météo et les conditions de sécheresse sont inédites aussi hein avec trois canicules successives. On est dans la 4e, on a jamais vécu ça euh au 21e siècle et ni au 20e siècle. Donc on est vraiment sur des choses exceptionnelles et et inédites.

Donc difficile de dire qu'on aurait pu éviter, ce qui est sûr par contre et et monsieur a tout à fait raison de parler de de du débroussaillage ou du débroussaillement. L'obligation légale de le faire n'est pas respectée dans beaucoup d'endroits. Euh50 mou Ah oui oui oui, c'est 50 m autour des maisons.

Alors c'est sûr que dans toutes les régions où les pains sont magnifiques, c'est très bien d'avoir des pains dans son des pains maritimes dans son jardin. C'est vrai. Mais lorsque le feu arrive, bien c'est là que les que les catastrophes arrivent aussi.

Et donc il faudra sans doute que ces obligations légales de déboursailler soient davantage respectées par les populations de manière à ce que on nit pas ces ces problématiques sur les habitations. Bien sûr. Merci Jérôme Boulanger.

Je rappelle que vous êtes officier de sapeur pompé pompier et porte-parole de la sécurité civile. Bravo pour votre travail, votre engagement. Vraiment on vous dit vraiment merci hein.

Allez notre grand débat dans un instant. Les incendies ont déjà détruit des milliers d'hectares. Ils ont mis en difficulté de nombreuses entreprises.

Le gouvernement a annoncé des aides d'urgence, hein, mais la question de la reconstruction économique se pose d'ors et déjà. Alors, on vous le demande, hein, et vous pouvez réagir sur YouTube, vous pouvez nous appeler, vous le savez, au 0826 300. Faut-il un véritable bouclier économique pour les régions touchées par les incendies ?

Vous voulez un élément de réponse ? Vous restez avec nous. À tout de suite. 17h20 [musique] les vraies voix sud radio.

Les vraies voix sud radio. 17h 19h Judit [musique] Baler 18h14 sur Sud Radio. Vous êtes toujours en compagnie de nos vraies voix du jour Thierry Blandigner qui est directeur général du groupe Invivo, président du CA Brive.

Rugby auteur de nourrir les raisons d'espérer pour l'agriculture française, c'est sorti aux éditions du cherche midi. Puis Rosie Bordet qui est dirigeante et fondatrice de l'agence de communication RB et associé, maire de Saint-George de Rétinbau en Îlévilaine et puis 2e vice présidente mobilité infrastructure de l'agglomération de Fougère 0826 300 vous le savez vous pouvez réagir nous appeler même si vous avez besoin d'aide d'ailleurs vous hésitez pas on peut vous mettre en contact avec notamment la protection civile. D'ailleurs, nous nous mobilisons, Sudradio se mobilise au côté de la protection civile engagée auprès des populations touchées par les incendies dans le sud-ouest. 300 bénévoles interviennent sur le terrain pour soutenir les habitants, participer aux évacuations, accueillir les personnes sinistrées, assurer le fonctionnement des centres d'hébergement et venir en aide au plus fragiles.

Donc n'hésitez pas, s'il vous plaît, à faire un don pour les soutenir sur protection-civil.org. C'est parti pour le grand débat.

Les [musique] vraies voix Sud Radio. Les incendies qui frappent le Sud-Ouest ont déjà détruit des milliers d'hectares, entraîné des évacuation et mis à l'arrêt l'activité de nombreuses entreprises exploitations agricoles et commerces pour aider les professionnels sinistrés. Le gouvernement euh a annoncé plusieurs mesures d'urgence, hein, notamment le report des cotisations URSAF jusqu'à 12 mois, le recours à l'activité partiel avec une prise en charge de moins 60 % des salaires.

Et puis au-delà de l'urgence, posons-nous la question de la reconstruction économique, hein, justement des territoires euh touchés. Alors, selon vous, chers auditeurs de Sud Radio, vous allez sur YouTube, hein, vous pouvez commenter, vous pouvez nous appeler, je le répète, au 0826 300. Faut-il un véritable bouclier économique pour les régions touchées par les incendies ?

C'est une vraie question. Alors justement, on part au standard et on accueille Julien. Julien, vous nous appelez de le port Jean-Gironde.

Bonjour Julien. Oui, bonjour. Alors Julien, vous vous avez perdu votre maison suite à l'incendie.

Perdu la maison. Vous étiez propriétaire mais pas résident. Mais on imagine que ça fait mal quand même hein.

Ah bah c'est toute une vie qui disparaît. Hm. 10 ans de travaux, toutes ces économies.

Ouais. Voilà. Et comment ça se passe avec votre assurance ?

Alors, mon assurance en voulant baisser ma cotisation car je euh ils m'ont carrément tout supprimé euh tout ce qui était autour de la maison. Ouais. Donc dépendance, piscine, garage, jardin, clôture, tout ce que vous voulez.

Hm. pour économiser 10 € par mois, ils m'ont fait tout perdre. Voilà, c'est assez catastrophique quand on vous entend tout cœur avec vous.

Euh est-ce que est-ce que il y a une solution peut-être dans votre contrat si vous l'épluchez bien ? Comment comment vous vous projetez maintenant ? Julien ?

Euh alors, je vois pour je suis avec un avocat pour les attaquer pour défaut de conseil. Hm hm. parce que sur ma dépendance qui l'ont désuré en juillet, j'avais un j'ai eu un sinistre en février 2026 par exemple.

Ouais. Donc à quel moment un assureur vous vous enlève des assurances surtout sur l'incendie dans une zone qui est à risque h euh il vous C'est pas possible. C'est une vraie question.

Ouais. C'est Ouais, c'est une vraie question. Le feu Le feu il choisit pas.

Ben non, ça pas sur votre terrain, il se dit pas tiens le cabanon il est pas garanti, on y va pas quoi. En même temps, vous gardez l'humour, vous gardez vous gardez la pêche Julien, ça fait plaisir. Bien sûr, il faut Bon ben on vous souhaite bien du courage en tout cas et puis si vous avez besoin, vous vous hésitez pas.

Sud radio, c'est votre antenne, vous le savez. On continue d'ailleurs avec notre auditeur Pascal qui nous appelle de Blancfort sur Briolance, pardon. Bonsoir Pascal.

Bonsoir à toute l'équipe et surtout super émission comme d'habitude. Ah c'est gentil. Merci beaucoup Pascal.

Alors Pascal de 7h du matin jusqu'à 23h on écoute l'émission. [rires] Vous vous êtes vous aimez Sud Radio ? Et ben nous on vous aime on aime nos auditeurs nous.

Alors Pascal vous vous êtes vous pensez que ce bouclier économique he je rappelle la question qu'on pose sur ce sur YouTube. Euh faut-il un véritable bouclier économique pour les régions touchées par les incendies pour vous c'est nécessaire hein justement. Ah oui, mais bien sûr, bien sûr.

Moi, j'ai eu une entreprise il y a quelques années, j'ai connu le les problèmes financiers au moment de la première guerre du golf. Là, c'est beaucoup plus grave. Bon, là, c'était international, là c'est national et on sait comment sont les caisses sociales, on sait comment sont les impôts.

Donc, si on fait pas ce bouclier économique, et bien il y en a beaucoup qui ne se relèveront pas et qui seront dans la misère. Ouais. Donc non, il faut vraiment que les élus nationaux qu'on pas qu'on entend pas trop en ce moment, c'est bien dommage bien que sur notre secteur on a une élu sur le plateau là qui c'est qui qui a pris parole.

J'ai Non, non, mais [rires] tant mieux, tant mieux, tant mieux. Nous, on en a un qui est très bien, c'est un ancien député qui est qui a de Vinu sur l'autre, qui a pris la mairie de Vinf sur l'autre. Julien voilà le Persum le Pers qui est super et qui fait qui fait pas mal. [rires] Ouais.

Ouais, c'est vrai. Non, voilà, il faut un bouclier économique parce que si on fait pas ça et bien on va se ils vont se réper et on pourra pas relancer. On a besoin de l'économie en France.

Pas les fonctionnaires, je suis pas méchant contre les fonctionnaires. Les fonctionnaires sont improductifs, ils sont pas là pour produire. Bon, ça dépend des fonctionnaires, on va pas faire de généralité quand même.

Ça dépend des fonctionnaires. [rires] Mais voilà. Non, mais il faut vraiment il faut vraiment se bouclier parce que Excusez-moi, on est en retard.

Je suis obligé de vous couper. Je suis obligé de vous couper. On va écouter les annonces de notre ministre du travail et des solidarités justement Jean-Pierre Farandou dans un instant puisque lui il nous il nous a promis il a promis aussi ministré notamment par exemple un un échéant de un échéancier de cotisation jusqu'à 12 mois en écoute.

Moi, les instruments que je mobilise pour les pour les entreprises, c'est ce qu'on appelle l'activité partielle. C'est une prise en charge de 60 % du salaire pour que les salariés qui travaillent plus ont plus il n'ont plus de travail parce que leur entreprise a dû fermer ou comme on l'avait vu pendant le Covid que voilà comme où l'activité est trop réduite, voilà, on assure au moins 60 % du salaire pour les pour les salariés, c'est important. Donc on aide les entreprises finalement à garder l'emploi, garder les compétences parce que ça va s'arrêter.

Donc l'activité, elle va repartir à un moment donné. Donc l'activité partielle est mise en place très rapidement pour les pour les entreprises sinistrées, très rapidement aussi pour les entreprises évacuées puisque je veux dire pour ceux qui vont se déclarer au mois de juillet, il y a déjà 500 entreprises qui ont fait appel à ce dispositif. Les les indemnités vont arriver début août.

Jean-Pierre Farandou, le ministre du travail et des solidarités sur Sud Radio. On a Guillaume Grua qui est gérant du camping l'arbre d'or à Parent en borne et président du syndicat départemental de l'hôtellerie de plein air des Landes. Bonsoir Guillaume.

Bonsoir à tous. Alors vous, qu'est-ce que vous en pensez Guillaume ? Est-ce qu'il faut du coup un véritable bouclier économique pour ces régions touchées par les incendies ?

Il faut véritablement un bouclier. Oui, effectivement là je parle au nom de nos campingslandais puis même au nom de nos nos voisins du 33 qui sont dans une grosse panade. Faut savoir que tous les camp évacués n'ont pas le droit à la à l'assurance perte exploitation, c'est-à-dire à l'assurance de perte de chiffre d'affaires et on l'obligation pour certains de comment ça se fait ?

Parce que bah il a fallu que nos campings y flambent pour avoir cette assurance en fait. H D'accord. Ouais.

Donc là aujourd'hui, un camping comme le mien qui a 200 emplacements, la semaine 25 au premier, c'est 100000 € en moins. 3 semaines comme ça et et tr semaines comme ça pour un même camping comme le mien, c'est la cessation de ses et alors quand vous écoutez Jean-Pierre Farandou et ses propositions, les chancé de cotisation jusqu'à 12 mois, l'accompagnement personnalisé par l'Ursaf, le recours à l'activité partielle, la prise en charge de moins 60 % des salaires. Est-ce que vous trouvez ça suffisant ? gentil mais ça ne permet pas de rembourser les clients.

OK, c'est entendu. Effectivement euh qu'est-ce que vous en pensez Non non là là là notre notre profession vraiment est vraiment en péril. Euh il faut savoir que dans nos départements du 33 et du 40 euh par exemple sur le 40 l'érêt de pleinaire c'est 65 % des lit marchands.

Donc imaginez la catastrophe économique sociale qui va y avoir derrière. Ouais on on imagine tout à fait. C'est pour ça qu'on en parle d'ailleurs.

Qu'est-ce que vous en pensez vous Thierry Blandini de est-ce qu'il faut vraiment ce ce bouclier économique ? Est-ce que c'est suffisant les annonces du ministre ? Le ministre il fait son boulot de ministre, il est il essaie de de communiquer ce qu'il peut communiquer dans son budget aujourd'hui qui doit être limité comme tous les ministres.

Mais donc la la question c'est plutôt en amont. Je pense qu'il faut arriver à créer des des fonds de réserve aux catastrophes naturelles qui sont insuffisants aujourd'hui. Euh là aussi c'est une question d'anticipation et d'organisation.

On est toujours en train de subir des situations, on narrive pas à avoir des fonds de réserve suffisamment organisés pour pouvoir répondre dans l'urgence quelque part à des situations comme ça qui sont dramatiques. Et donc ça, il y a le système d'assurance et puis il y avoir des systèmes d'assurance contre garantie par l'État ou par l'Europe qui permettent d'avoir une cagnotte qu'on active qu'on active pas. Dans le monde agricool, on a connu ça hein, catastrophe naturelle.

Donc quelque part, je d'abord je sais pas si ça existe pas. Donc peut-être que ça existe déjà hein, mais en tout cas on entend parle pas mais ça c'est plutôt à l'échelle voilà des solidarité européenne. Ça une politique européenne qui doit protéger ou une politique française qui doit protéger c'est ça la capacité à organiser des fond des fonds de réserve en amont et de travailler avec l'assurance privée qui assure et qui se contre garantie sur les actifs à mon public.

Bien sûr. Donc ça c'est des outils qui existent. Voilà aux États-Unis ça existe dans l'organisation agricole s'appelle le Farmville.

C'est un système assuranciel qui est garanti par l'État américain et qui apporte des aides. Et pourquoi ça existe pas ici encore ? Alors parce qu'on l'a pas pensé comme ça.

On dissocie les politiques publiques, des politiques privées. Il y a pas d'articulation et des fait entre les deux. Voilà.

Donc moi je pense qu'il y a un vrai sujet mais pas que sur ce sujet là mais globalement sur comment penser la sécurité en Europe. Rosie Bordet je pense oui en effet il faut un fond je pense d'urgence pour pour les commerçants, pour les entrepreneurs parce que j'ai j'ai bien entendu ce qu'a dit notre ministre mais là pour demain comment vont faire ces entreprises donc qui ont tout perdu ? C'est vraiment les phénominaux, c'est-à-dire un restaurant qui ferme, qui a brûlé, qui ferme.

Derrière, il y a donc le personnel, il y a aussi les fournisseurs. Donc c'est vraiment c'est de catastrophe en catastrophe. Donc ces gens-là, je vois bien, il dit qu'il va comment dire déporter sur 12 mois pour payer, mais déjà d'ici 12 mois, comment ils vont se refaire à une trésorerie ?

Donc ça, j'ai pris qu'un exemple sur la restauration mais vous imaginez pour les autres entreprises si on résume ce que vous dites, c'est pas assez quoi. Non, c'est pas assez et c'est vraiment la panade pour toutes ces personnes. Non seulement ils ont perdu parfois leur maison, ils vont perdre leurs bien.

C'est quelquefois une vie de de travail, d'investissement aussi. Et voilà. Donc derrière, il y a aussi les les salariés, il y a les fournisseurs et on sait très bien.

Donc ça va se se décliner. L'effet domino va être va être là. Il y a déjà quelques quelques mécanismes qui existent.

Il y a elles font barniers pour certains risques. Elles font vert aussi he d'euros en 2026. Euh les aident aussi au renouvellement des forêts à leur résilience.

Euh bon euh Guillaume Grua, on revient vers vous. Euh selon Nicolas Daot, le mois d'août, il représente environ 40 % du chiffre d'affaires annuel des campings. Est-ce que c'est votre cas aussi ?

Euh moi, le mois d'août, ça représente pour mon camping en tout cas 60 % de l'année. Ouais. 60 % carrément et là vous avez Ouais mais là attention moi j'ai eu la chance de pouvoir réouvrir hier d'accord je vous cache pas que une semaine c'est on va dire un un camping qui commence à se reremplir quoi parce qu'il a été vidé hein donc moi moi je me je me je suis chanceux même dans mon malheur je perds une semaine je perds une semaine mais c'est mieux qu'un mo c'est effectivement c'est c'est au lieu au lieu que ça soit au lieu que ça soit 400000 c'est 100000 ou voir un peu plus mais actuellement j'ai des collègues sur Bisky Ros qui sont encore évacués qui ne peuvent pas ouvrir donc voilà ça [raclement de gorge] aussi ceux qui ont perdu le par exemple le camping de l'c fer aux couleurs du Fer qui brû complètement je suis très inquiet pour eux effectivement parce qu'ils ont un camping on est en réunion avec eux il y a il y a 3 jours, ils ont un camping qui a brûlé l'autre camping évacué j'ose même pas l'état l'état psychologique de ce genre là franchement je suis je suis il écoutez en tout cas vraiment on peut pas dire autre chose. que on est de tout cœur avec vous Guillaume Grua, on vous remercie vraiment pour votre témoignage.

Je rappelle que vous êtes gérant du camping l'arbre d'or. C'est à Parent Sorne. Si vous avez envie d'aller à Parent Sorne et ben vous réservez à l'arbre d'or parce que comme ça vous aidez Guillaume Grua et son camping.

Merci beaucoup. Un point sur les commentaires avec vous Quentin Soé. Oui et oui puisqu'on vous pose cette question sur notre chaîne YouTube, faut-il un véritable bouclier économique pour les régions touchées par les incendies ?

Et vous répondez oui à 88 %. C'est un sondage très clair. Beaucoup de commentaires également.

On a Francis qui s'interroge. Un bouclier économique, oui, mais qui va payer ? On a Philippe qui le rejoint.

On risque d'avoir encore de nouvelles taxes, dit-il. Et on a Xavier qui nous dit "Investissons déjà l'argent pour la sécurité civile." Pas faux.

Merci beaucoup Quentin Soier. Vous restez avec nous, chers auditrices, chers auditeurs. L'émission n'est pas terminée.

On est encore ensemble une bonne demi-heure et puis ça continue après 19h, hein, vous le savez. Euh, dans un instant, vous on va changer un peu de sujet euh avec le coup de fil de l'été. D'ailleurs, on va parler de d'un record de pontes.

Alors, de quoi ? Vous allez voir à tout de suite 17h20h les vraies voix sud radio. Sud radio 19h Judith Balè 18h30 sur Sud Radio.

Vous êtes avec [musique] nos vraies voix du soir. Thierry Blandinière qui est directeur général du groupe Invivo, président du Cabrive de Rugby et puis auteur de nourrir les raisons d'espérer pour l'agriculture française, c'est sorti aux éditions du cherche midi. Nous sommes aussi avec Rosie Bordet qui est dirigeante et fondatrice de l'agence de communication RB et associée, maire de Saint-George de Rétinbau en Îilen et 2e vice-présidente mobilité infrastructure de l'agglomération de Fougère.

Alors juste avant de de continuer sur des sujets un petit peu plus sympathiques, j'ai envie de dire une bonne info heureuse en tout cas je vous rappelle quand même que Sud Radio se mobilise au côté de la protection civile engagée auprès des populations touchées par les incendies du sud-ouest. 300 bénévoles interviennent sur le terrain pour soutenir les habitants, participer aux évacuations, accueillir les personnes sinistrées, assurer le fonctionnement des centres d'hébergement et puis venir en aide au plus fragiles. Faites un don s'il vous plaît pour les soutenir sur protection-civil.org.

Allez, on se fait plaisir maintenant avec le coup de fil de l'été. [musique] Les vraies voix sud- Alors, vous savez ce qui se passe ? Il y a des bonnes nouvelles et ben il y a un record de pontes des tortues marines des coan tortu coan c'est en méditerranée et ça c'était c'est en ce moment c'est cet été on reçoit Sidoni Catau bonsoir Sidoni.

Bonsoir alors Sidoni vous êtes délégué général de l'association émergence et coordinatrice du réseau Tortue Marine de la Méditerranée. Euh ce record de pont j'ai envie de dire que dans une actualité chaude et ben ça fait plaisir. [grognement] Oui oui en effet on est vraiment en plein cœur de la saison de pontte.

Euh et euh c'est une un épisode qui est nouveau chez nous, quelque chose qu'on ne connaissait pas jusque-là, qui a démarré depuis 2023 donc et on doit justement s'adapter euh à l'arrivée de ces femelles qui viennent sur nos plages déposer leurs œufs. Bien sûr. Alors, ce qui est intéressant, c'est que c'est un peu nouveau parce que bon, c'est depuis 2023, mais c'est des espèces qui viennent parce que du coup comme l'eau se réchauffe, bah elle vient de pondre sur nos littoral, quoi.

Alors aujourd'hui, on peut pas être aussi direct. Ouais. Voilà.

On garde voilà, on reste on reste prudent mais par cont voilà probablement probablement que c'est lié euh climatique. [rires] C'est non mais c'est possible mais voilà c'est encore des hypothèses. Par contre c'est sûr [rires] que c'est un comportement qu'on ne voyait pas avant et qu'on voit depuis récemment.

C'est-à-dire qu'avant on avait même pas d'adulte. Alors la tortue, elle est présente en Méditerranée française he ça et elle est euh elle était assez rare, elle reste rare. C'est une espèce protégée justement parce qu'elle est menacé.

Elle est surnommé Careta Careta hein. C'est ça exactement. Alors ça c'est le nom son nom scientifique.

Le nom latin c'est Careta Careta et son nom qu'on dit vulgaire c'est la tortue Kawan. C'est c'est la voilà Car c'est la plus commune chez nous en Méditerranée française. Donc du donc voilà et maintenant depuis ces dernières années, on observe des adultes ce qui était assez nouveau maintenant on voyait plutôt des juvéniles ou des subadultes qui étaient au large de nos côtes pour s'alimenter. on on était référencé comme zone d'alimentation et depuis récemment on va on devient zone de ponte et du coup c'est là où on va voir au large adultes les mâles et les femelles qui se retrouvent pour s'accoupler voilà c'est assez fou surtout de de voir les femelles qui montent sur les plages pour y déposer leurs ça c'est quelque chose de très nouveau.

Terrible, vous rigolez, vous souriez, ça vous fait plaisir cette nouvelle. Non, mais c'est très bien. C'est une bonne nouvelle, c'est bien pour la natalité mais euh voilà, ça serait bien que les français fassent autant d'enfants, c'est ça ?

Non, mais alors voilà, mais peut-être qu'il faudrait voilà, ça peut être un cit voilà parce que voilà, il faut quand même repoper la France. On population qui vieillit, on a besoin de plus de jeunesse en France. Donc oui, ça peut être un comment dire incitatif de parler de ça finalement.

Ça peut donner envie d'en faire plus d'enfants. Voilà. Mais non, mais autrement [rires] allez-y surtout que les surtout que les femelles les femelles tortues elles pondent euh entre quat et six fois par saison et chaque [rires] épisode de ponte, elle va déposer entre 70 et 130.

Ah oui bah si on faisait ça les humains [rires] on peut pas on n'est pas compétitif hein je pense là non non c'est sûr Rosy Bordel c'est des des nouvelles comme ça effectivement dans cette actualité ça met du beau au cœur hein ça veut dire que ben déjà euh l'espèce est protégée plus que protégée du coup et aussi ben c'est que elles ont pas choisi n'importe quel endroit donc c'est la Méditerranée c'est hyper agréable donc voilà mais c'est surtout blague mise à part, c'est surtout un très bon signal. Ça veut dire ben que c'est peut-être la pollution est moindre, peut-être, je suis pas une experte, mais le fait de revenir pondre et puis que les adultes les jeunes deviennent des adultes et pondeuses. Donc en effet, il faudrait peut-être que la population française et pas que d'ailleurs parce que la l'Europe est vieillissante donc on devrait peut-être faire autant.

Donc peut-être ça va inciter quelques jeunes à faire des des bébés. Mais en tout cas, c'est une très très bonne nouvelle et ça met du beau m au cœur parce qu'avec tout ce qu'on entend et tout ce qu'on voit et ce qu'on vit actuellement et euh c'est une très très bonne nouvelle. Merci madame pour le travail que vous faites en tout cas.

Merci Sidon Cato d'avoir participé à cet échange. Je rappelle que vous êtes délégué général de l'association Émergence et coordinatrice du réseau Tortue Marine de la Méditerranée. Et on vous l'a dit hein, c'est un record de pompes de tortue marine dans le midi.

Cette espèce de tortue qui sont les Kawan surnommées Careta Careta. Elles arrivent en masse et ça fait du bien. Allez, c'est parti pour l'info en plus avec Quentin Barbaza.

Les vraies voix sud radio. Quentin, vous allez nous parler ce soir de l'esport. L'esport pardon. [rires] World Cup, c'est un événement exceptionnel du jeu vidéo à Paris en ce moment.

Exactement, Judith, l'ort s'installe à Paris parce que depuis le début du mois de juillet jusqu'au 23 août, il y a un événement assez fou qui se déroule à la porte de Versailles. C'est la Coupe du monde de jeux vidéos, l' Sport World Cup, c'est-à-dire qu'il y a 24 disciplines de nombreux jeux vidéos et cette semaine encore plusieurs compétitions se poursuivent. Alors, que faut-il retenir de cet événement mondial ?

Parce que d'habitude, ça s'organise pas à Paris. C'est la première fois que ça a lieu dans la dans notre capitale. Que comprendre de cet univers qui dépasse maintenant le simple loisir ?

On va en parler avec Antoine Masson qui est directeur général de Parlon esport. Bonsoir Antoine. Bonsoir Antoine.

Bonsoir. Bonsoir à tous. Donc du coup Antoine concrètement expliquez-nous pour nous qui sommes un peu novice en la matière et nos auditeurs aussi qu'est-ce que l'esport World Cup de Paris ?

Alors l'ort world cup c'est un un tournoi donc comme vous l'avez dit de jeux vidéo qui est né en 2024 donc il est tout tout jeune il est né à Riad de la volonté de en gros c'est la monarchie d'Arabie Saoudite qui a voulu développer l'isport dans dans en Arabie Saoudite et donc qui a créé le ce tournoi là donc c'est un un tournoi qui est prévu tous les ans à Riad mais comme cette année il y a beaucoup de conflits au Moyen au Moyen-Orient pardon ça a été délocalisé à Paris alors on l'appelle l' sport world cup mais par contre c'est pas une coupe du monde des jeux vidéos, c'est assez assez bizarre mais en fait chaque jeu a son propre calendrier toute l'année avec son tournoi final et donc là en plus l'ort World Cup a a un format avec 25 tournois comme vous l'avez dit et un classement général des équipes suivant leurs résultats. Donc en fait les S World Cup se rapprochent un petit peu plus des Jeux Olympiques si vous voulez. D'accord.

C'est un peu les Jeux Olympiques des jeux vidéos. Et justement quel jeux vidéo peut-on retrouver pendant cette compétition ? [grognement] Alors il y en a il y en a 24.

Voilà, 25 tournois pour 24 jeux vidéos, car il y en a un qui se joue aussi en compétition féminine. Euh, il y a des jeux qui sont, on va dire, qui ne changent jamais, donc comme League of Legends, Counter Strike 2 qui sont des très grosses licences qui sont depuis plus de 25 ans. On a également du Rocket League, du IFC ou FIFA comme on l'appelle.

Et il y a du rugby aussi ou pas ? [rires] Du rugby non malheureusement non. Bah Thierry hein, vous savez ce qu' vous reste à faire je vous appelle.

Vous êtes président [rires] du CA Brive avec vous sur le plateau. Ah oui non, [grognement] désolé, il y a pas de mais par contre il y a comme c'est un événement de mondial évidemment il y a des jeux auxquels nous on a pas l'habitude en Europe comme des jeux mobiles qui sont très joués en Inde ou en Indonésie par exemple. D'accord.

Oui. Et justement que cet événement parte des des Émirats Arabes de l'Arabie Saoudite comme vous l'avez dit pour s'installer à Paris, ça prouve que justement il y a une grosse communauté qui s'installe en France de de jeux vidéo. Alors en fait c'est assez compliqué parce que la France elle est déjà considérée comme très en avance sur le reste des pays au niveau de l'isort notamment grâce à ces structures.

En fait on a trois très grandes structures qui sont Vitality, Gentlemates et Carmin Corp qu'on on peut connaître un petit peu de nom. Gentlemate, c'est les influenceurs Squeezie, Gotaga. Euh et donc ils ont déjà une très grosse communauté derrière eux en fait.

Donc qui les suivent à tous les tournois et qui remplissent d'ailleurs plein de plein d'arènes dans les dans les tournois en en présence en présentiel devant le public. On l'a vu par exemple cette année en France avec la défense Arena qui a accueilli deux tournois majeurs cette année, un sur Rocket League et un sur Call of Duty et donc ça a rempli l'arène avec 20 plus de 20000 spectateurs à chaque tournoi par exemple. Rosie Bordet, vous avez envie de réagir.

Oui, je pense que c'est un vrai comment dire, c'est devenu un véritable phénomène culturel, hein, et à l'international. Et maintenant, une fois qu'on qu'on organise cela, qu'est-ce qu'on en fait ? Et derrière l'économie et puis les métiers qui vont aussi aller derrière, moi je pense encore une fois territoire, hein, pardon, j'ai lu [rires] en territoire. comment est-ce qu'on peut nous en territoire aussi s'accaparer et de dire comment est-ce qu'on peut en tirer bénéfice.

Donc voilà de de tout question Antoine, ça vous avez la réponse euh au niveau de pour installer le la technique pour installer le sport en Bretagne ou sur tout le territoire d'ailleurs parce qu'il y a tous les métiers autour du numérique finalement hein. Donc c'est un enjeu aussi. C'est une c'est une manne financière.

Oui, c'est une manne financière et si aussi c'est un enjeu pour pour toute la population et que ça ne reste pas qu'à Paris. Donc qu'est-ce qu'on en fait sur les territoires ? Antoine Maçon.

Euh ben le l'histoire de toute façon c'est un peu compliqué comme question parler en même temps mais en gros l'esport est très comment dire il peut être organisé de partout. En gros là les c'est un énorme événement. C'est organisé à Paris évidemment mais il y a énormément d'organisateurs de tournois dans toute la France.

Si on parle de la France dans le monde entier. Donc bientôt Saint-Georges de Rétinbau et ben on vous attend. Nous avons deux écoles deux collèges.

Donc nous avons des structures terrible. Qu'est-ce que pour quelqu'un qui est justement président d'un club de rugby qui va dire on est dans le sport entre guillemets réel ? Je sais pas si j'ai le droit de dire ça.

Je suis pas sûre. Je crois que c'est c'est même pas politiquement correct ce que je suis en train de dire. Non non mais je pense qu'il y a une différence quand même hein.

Mais c'est vrai que le ce phénomène des des jeux vidéos ça part de loin déjà. Moi je m' souvenir dans les années 80 au Japon la première fois je jouis à Tokyo, j'ai j'avais 20 ans. J'ai été j'ai été vraiment impressionné.

C'est pas du tout c'est pas du tout présent en France à l'époque et dans ces pays asiatiques, ils ont une addiction au jeu euh on va dire génétique maintenant hein parce générations. Donc [rires] du coup je je vois que maintenant ben ça a contaminé le monde et puis la technologie fait que voilà avec tout s'accélère l'innovation, la technologie, l'IA tout ça permet aussi d'apporter encore plus d'intérêt j'imagine à ces jeux vidéos et donc quelque part d'avoir de plus en plus de de d'acteurs quoi. H Quentin oui moi c'est Antoine Masson.

Je voulais je voulais je voulais vous poser une question. Ce tournoi à Paris, il l'organisation communique sur 75 millions de dollars à gagner avec notamment de grandes faut aller jouer Rosie, [rires] faut surtout venir en territoire de grandes stars de grandes stars qui en font la publicité. Je pense à Cristiano Ronaldo qui s' qui s'affiche sur tout.

Exactement. Comment on peut expliquer que c'estes grandes marques, ces grandes stars, que ça génère autant d'argent l' sport quand on sait que c'est quand même potentiellement méconnu de la part du du grand public. Ouais.

Alors, cub comme comme je l'ai dit, c'est la enfin je l'ai pas dit mais c'est la plus grande compétition esport au monde déjà parce qu'elle se déroule sur 2 mois consécutif euh et donc au niveau de des gains comme vous l'avez dit, il y a 75 millions d'euros à gagner au total sur les 25 jeux he si on répartit tous les gains de chaque jeu plus le classement général. Donc euh donc voilà et en plus de ça, en étant la plus grande compétition esport, il y a euh énormément de joueurs, il y a plus de 2000 joueurs et euh des 200 structures à peu près qui représentent environ 84 pays. Ce qui veut dire que euh la compétition en plus de ça, elle est retransmise sur Twitch, donc sur une plateforme de streaming qui est euh qui qui compte de nombreuses chaînes ayant les droits pour cette compétition là et donc dans des dizaines de langues différentes.

Donc en gros pour les grandes marques notamment de matériel électronique par exemple surtout pour les sport évidemment comme les partenaires officiel c'est une énorme mise en avant. Après pour ce qui est célébrité, vous parlez de de Cristiano Ronaldo, c'est j'ai envie de dire c'est plutôt de l'inverse. Je pense que c'est plutôt publicité pour les Sport Cup de mettre Cristiano Ronaldo en Nigérie.

Donc il doit sûrement avoir un contrat et gagner et toucher toucher quelque chose. [rires] On nen doute pas. Bah oui oui tout simplement.

Mais moi je vais je vais vous remercier. Vous travaillez du coup sur cette sur cette compétition c'est ça je suppose avec votre média. Exactement.

Oui, on a été invité et on suit l'événement tout l'été sur nos sur notre site et nos réseaux. Merci beaucoup Antoine Maçon. On rappelle que vous êtes journaliste et directeur de Parlon esport.

Merci pour votre témoignage. Alors dans un instant, on vous parle de ce qui fait parler sur les réseaux sociaux. Ça c'est un sujet pour vous Rosie Bordet.

Communication influence ou une interview ou un débat sont souvent réduits d'ailleurs sur ces réseaux à quelques secondes de vidéo. Ce sont des extraits qui peuvent sortir des propos totalement de leur contexte et influencer la perception du public. Ça s'appelle le clipping.

Alors, on vous pose la question sur YouTube. Les réseaux favorisent-ils selon vous la manipulation de l'information ? Et oui, il compte de plus en plus en tout cas, on le sait.

Vous pouvez aussi nous appeler pour témoigner, vous le savez, au 0826 300. Autre vous attend. À tout de suite 17h 19h Judith [musique] Bal il est 18h46 sur Sud Radio.

Vous êtes avec Thierry Blandinière qui est directeur général du groupe Invivo, président du CA de Brive Rugby auteur de nourrir les raisons d'espérer pour l'agriculture française. C'est au cherche midi et puis Rosie Bordet dirigeante et fondatrice de l'agence de communication RB associée maire de Saint-George de Rétinbau en Ilvilen et puis 2e vice-présidente mobilité infrastructure de l'agglomération de Fougère. Et qu'est-ce qui fait bouger sur les réseaux ?

On se pose la question. [musique] et ben vous allez avoir la réponse. Les vraies voix sud radio.

Alors sur les réseaux sociaux, il y a une interview ou un débat hein. Euh une interview ou un débat, ça se résume souvent à quelques secondes he de vidéo. Ça s'appelle le clipping.

Des clips qui sont partagés des millions de fois qui permettent de toucher un large public mais qui peuvent aussi sortir une déclaration complètement de son contexte, accentuer une polémique, on l'a vu ça, on le voit beaucoup d'ailleurs, et puis donner une image déformée de la réalité tout simplement. Alors, à l'heure où l'information bah, elle se consomme de plus en plus par extrait justement, la frontière entre viralité et manipulation nous interroge. Alors, on vous pose la question les réseaux sociaux, est-ce qu'ils favorisent la manipulation de l'information ?

Vous pouvez évidemment euh commenter ou nous appeler, hein. Donc, vous commentez sur notre chaîne YouTube, vous nous appelez au 0826 300300. Pour en parler, on est avec Loï Brem.

Bonsoir Loï. Enchanté. Merci beaucoup pour l'invitation, c'est un plaisir.

Alors pour vous Loï, vous êtes d'abord vous êtes fondateur et dirigeant de l'agence Commit. Euh et voilà, bah déjà expliquez-nous en fait peut-être le le clipping exactement ce que c'est. C'est on est bien d'accord que c'est on on sort un court passage d'une émission et puis on diffuse un peu partout.

Oui, mais oui, c'est ça. En fait, le but d'un clip, c'est de prendre un petit passage soit de quelques secondes, ça peut aller à jusqu'à quelques dizaines de secondes, de le monter de façon souvent un petit peu rigolote, un petit peu sympa. C'est ça aussi qui fait qu'on va le regarder parce que c'est agréable à regarder, ça fait ça peut faire aussi un peu rire bien sûr.

Et euh et donc le but, c'est avec des voilà des outils qui permettent de découper des petits passages comme ça des émissions, bah de le proposer après sur des réseaux YouTube, Instagram, X et cetera et et de pouvoir gagner aussi un petit peu d'argent aussi avec ça. Ça peut permettre aussi ça. D'accord.

Mais dans un cas de média traditionnel, par exemple, euh quand on on peut se poser la question parce que quand on sort une phrase de son contexte, euh les mais certains médias euh euh auront tendance par exemple à à choper la la séquence la plus polémique hien sûr euh pour faire buzer tout simplement. Oui. Euh en fait ce qu'il faut comprendre, c'est général, plus général aussi que que forcément le que les clips, mais donner une une opinion majoritaire, ça peut tenir le temps d'un clip.

H et par contre si je dis quelque chose de provoquant ou qui est sorti du contexte pour pouvoir le justifier ça peut prendre le temps d'un documentaire. Donc en fait c'est ça le danger du clip c'est souvent ben comme vous l'a dit on a pas le contexte on a pas l'avant on a pas l'après. Mais c'est aussi ça qui fait buzer qui fait réagir parce que bah c'est ce petit moment là un peu épicé peut-être un petit peu sympa que qu'on va mettre en ligne.

Bien sûr vous Rosie Bordet vous êtes à la tête de votre agence de communication RB associé. C'est des outils que vous utilisez évidemment. On utilise bien sûr les réseaux sociaux et même en tant qu'élu j'utilise les réseaux sociaux.

Euh je pense oui, il faut être très vigilant et attentif à cela donc et tout dépend aussi le message qu'on fait passer. Donc aujourd'hui ce qu'on cherche par le clipping, c'est de faire buzer. Donc aujourd'hui c'est de faire buzer mais en très courte durée parce que le buz ça attention sur les réseaux pour accrocher quelqu'un c'est 5 secondes.

Exactement. Donc c'est une technique pour capter à un moment donné à l'instant et pour avoir un maximum de vue et faire le buzz. Donc moi, j'ai une communication beaucoup plus, on va dire plus classique donc de mes clients dans la longueur, c'est de prendre son temps et cetera.

Donc voilà, mais c'est vrai qu'il faut vivre aussi avec son temps et on ne peut pas laisser de côté les réseaux sociaux. Mais après, il faut savoir maîtriser. Mais quand on a ce genre de technique, la maîtrise est devient très compliquée parce qu'on peut faire n'importe quoi.

On parle aujourd'hui de cela le clipping. Après, on parle aussi de l'IA qui qui peut vous mettre aussi dans des situations très dangereuses. Donc donc il faut être vigilant outil.

C'est des secteurs tous les secteurs sont intéressés par ce procéd entrepreneurs, le cinéma, les influenceurs et cetera. On imagine que vous en tant que directeur général d'une entreprise enfin d'une coopérative telle que Niv Group Thierry Blandinière c'est des sujets que vous abordez avec votre direction de communication. Je crois que j'ai choisi de faire un livre.

Ouais vous avez bien raison. C'est contreintuitif. Non mais je crois que c'est question de plan de communication je pense.

Donc il faut maîtriser tout ça. C'estàd que si on fait une opération de communication sur votre outil, il faut que ça donne un sens dans un cadre plus général pour quelque part un message ou renvoyer peut-être du fond derrière. Enfin j'imagine quelque chose de structuré. pas simplement faire le buz pour faire le buz, c'est structurer une communication avec des éléments de buzz par du clipping mais qui s'appuie sur un fond euh qui renvoie quelque chose de construit de manière à pouvoir toujours s'accrocher et pas se laisser aspirer par l'effet buz permanent où on dénature complètement le message et on dénature sa personnalité d'entreprise ou d'homme politique ou de femme politique parce que c'est pas évident parce qu'on évite aspiré par tout ça et après comment on répond parce que forcément il y a des gens qui vont vous embêter qui vont répondre en disant mais je suis pas d'accord et cetera Ça, on lance la polémique.

Lancer la polémique, c'est une arme à double tranchant. Ça veut dire qu'il faut la maîtriser. Après, si si je peux me permettre aussi, il y a des influenceurs, on voit surtout ça du côté américain, qui en fait disent à leur communauté clippez, prenez tout ce que je dis influenceur soit ça peut être n'importe quoi, un lifestyle, jeux vidéo politique ou quoi qui disent clippez, prenez tout ce que je dis, prenez surtout les moments où peut-être je pars un peu en vie [rires] et allez-y inonder.

Je vous donne mon accord. On parle de bien vous en mal, c'est pas grave. On parle de ça le but c'est on inonde sa tête partout de sur internet quoi.

Ouais pour pour Lucas qui est fondateur de l'agence Clippers, le clipping c'est l'arme de manipulation de masse la plus puissante. Loï Brem, qu'est-ce que vous en pensez ? Ah ben effectivement en plus là je sais que ben justement à l'ob des justement des présidentiels, il y a aussi ce cette question qui se pose, c'est comment est-ce qu'on va pouvoir aussi proposer ces idées quand tour est politique et cetera.

Le clip les influenceurs sur internet qui parlent de plein de choses. Donc voilà, c'est c'est une vraie question. Oui.

Hm. Un petit mot là-dessus Therry Blandini quand même sur les présidentielles qui arrivent. Ben très bien.

Ben écoutez, c'était pas prévu mais je pense que il va falloir s'en occuper sérieusement puisque c'est maintenant que il va falloir choisir. Choisir ça veut dire que j'encourage tout le monde à bien réfléchir quand même sur le fond et de pas subir que la forme et de comprendre ce qu'on fait quand on engage sa voix pour respons et les les candidats TikTok c'est bien mais il faut absolument aussi quelque part voir s'ils ont du fond, vous voyez. Donc il fa structurer tout ça.

Mais je fais confiance au français, on l'a vu dans les moments difficiles, on a vu ce qui se passe [rires] avec les incendies et la réaction. Ce sont des hommes de terrain, il sauront faire la part des choses le moment venu. Allez Rosie Bordé, on vous laisse le mot de la fin.

Oui, je pense que c'est toujours très difficile de sortir dans le contexte des choses dites. Donc moi je je dirais vigilance et ne pas tomber complètement sur ce mode de communication. Merci.

Merci à tous. Loï Brem. On vous remercie.

On rappelle que vous êtes fondateur et dirigeant de l'agence Comite. Merci à vous. Thierry Blandinière.

Merci d'être venu. On vous retrouve demain Thierry hein. Vous êtes directeur général du groupe Invivo, président du Cabrive Rugby, auteur de nourrir les raisons d'pér d'espérer pour l'agriculture française.

C'est sortie au cherche midi. Rosie Bordet et ben vous allez me manquer mais on est j'étais ravi de partager avec vous le micro dirigeante fondatrice de l'agence de communication RB associé maire de Saint-George de Rétambau en Il vilaine 2e vice-présidente mobilité infrastructure de l'agglomération de Fougère. Merci d'être venu partag.

Merci pour cette belle invitation. À bientôt et belle à vous. Merci. bientôt.

Allez, tout de suite, on retrouve les coups de cœur de Christophe Jel.

Incendies : les agriculteurs sont-ils indispensables ? Faut-il un bouclier économique ? · Pourquijevote