Cyrielle Chatelain est l'invitée politique de la matinale de franceinfo
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse partielle
Que vous a-t-il dit de prendre vos responsabilités ?
- 0:30OuverteRéponse directe
Il le prend bien ce genre de critique ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Pour les écologistes, ce sont deux projets de budget inacceptables ?
- 2:30OuverteRéponse directe
Comment vous comptez honorer cette position charnière ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Vous avez été un peu laissés pour compte dans les négociations ?
- 6:30OuverteRéponse directe
Pour l'instant, ce que vous avez obtenu, c'est quoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45Cyrielle ChatelainFait
« Il y a quatre groupes en soutien au gouvernement, il y a 18 positions. En fait, on peut pas travailler avec un socle dit commun qui en fait est tout le temps en débat interne. »
- 5:00Cyrielle ChatelainChiffre
« On a évité l'augmentation d'à peu près 141 € par mois des loyers. »
- 9:00Cyrielle ChatelainPromesse
« Il va falloir que le Premier ministre change d'attitude sur les questions environnementales et sur les questions sociales de manière extrêmement profonde. »
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Sériel Châelin, bonjour. Vous avez vu le premier ministre Sébastien Lecornu hier après-midi. Que vous a-t-il dit de prendre vos responsabilités ?
Euh alors, nous avons vu effectivement le Premier ministre. Alors, il a plutôt écouté. Alors, est-ce qu'il a entendu ?
Je ne sais pas, mais il était plutôt dans une posture d'écoute. Et à l'inverse, lui a dit alors bah ce qu'on lui a dit, c'est l'inverse. C'est de dire que c'était à lui en tant que premier ministre de prendre les responsabilités premièrement de remettre du l'ordre de l'ordre dans ses soutiens.
Il y a quatre groupes en soutien au gouvernement, il y a 18 positions. En fait, on peut pas travailler avec un socle dit commun qui en fait est tout le temps en débat interne. Vous lui dites en creux qu'il ne tient pas sa majorité, qu'il n'en est pas le chef. il le prend bien ce genre de critique.
Il le reconnaît lui-même. Il a reconnu devant l'Assemblée nationale et surtout ce qu'on lui a dit c'est que nous on était pas là pour compenser les défections du socle commun que ce n'était pas possible. Et la deuxième chose qu'on lui a dit c'est que on refusait un budget décliniste sur la sécurité sociale, c'est-à-dire de demander aux soignants de faire autant avec moins d'argent.
Pour l'instant, Cyel Châelin, pour les écologistes, ce sont deux projets de budget inacceptable en l'État. Alors en l'État, oui, c'est inacceptable sur le budget de la sécurité sociale pour plusieurs raisons, mais notamment parce que on a pas assez de moyens pour les soins, que ça soit les soins de ville ou l'hôpital pour juste continuer les soins tels qu'ils existent. Et puis sur le budget, alors il y a eu bien sûr tout le débat sur la taxe du mais quand on regarde les questions environnementales, et bien on complètement sacrifié.
On a une baisse de 25 % du budget de LAADM, on a 50 % du fond vert qui disparaît. On a des baisses de 25 % sur le chèque énergie alors que la précarité énergétique touche 12 millions 12 millions de français. Donc c'est pas gagné, on l'entend du côté des écologistes.
Il va devoir vous promettre beaucoup de choses pour obtenir peut-être une abstention. Non, mais la question c'est pas ce que nous il va nous promettre. La question c'est quel l'engagement il prend devant l'Assemblée nationale et les votes.
En fait, il en a pris pas mal déjà. Oui, mais en fait la question c'est comment ça se traduit dans les votes. C'està-dire qu'on a deux choses.
Un, il faut qu'à un moment par exemple ils les compromis soient accepter dans l'hémicycle. On a eu une toute petite avancée qui est une augmentation de la CSG pour le patrimoine pour avoir des recettes pour financer l'augmentation des moyens vers l'hôpital. Et ça, on voit bien que Horizon ou les LR n'en veulent pas, à un moment il faut réussir à stabiliser les choses.
Et la deuxième chose, il faut des engagements pour ne pas détricoter par des crèmes qui seraiit passé par l'Assemblée nationale. Cériel Chatelin, vous avez conscience que le groupe écologiste est devenu d'une certaine manière une pièce maîtresse dans l'équation budgétaire en cours. Comment vous comptez honorer cette position d'une certaine manière ?
Et bien oui, déjà on en a complètement conscience. On va honorer cette position charnière de deux manières. La première, c'est de rester focalisé sur les textes, leur contenu et leurs conséquences extrêmement concrètes pour les Français.
Et la deuxième chose, bah c'est quand même de rester clair sur nos principes, sur nos valeurs. S'il y a un sacrifice de l'écologie, bien évidemment que ça sera compliqué et ça sera impossible pour les écologistes d'accepter quelque chose. Vous dites que vous avez été d'une certaine manière, vous les écologistes un peu laissés pour compte dans le processus des négociations, que vous êtes pourtant allé à tous les rendez-vous avec tous les ministres, avec le premier d'entre eux.
Qu'est-ce que ça ça révèle finalement maintenant que Sébastien le cornu a besoin de vous ? Il y a eu un problème de méthode ? Vous avez été pas assez traité ?
Alors moi ma question n'est pas d'être traité. Je pense pas qu'il y a un problème de méthode. Je pense qu'il y a un choix politique.
Quand il fait choix de s'allier avec les Républicains et avec ceux qui ont amené 43 reculs environnementaux sur la protection des espaces naturels par exemple, et bien ce n'est pas étonnant qu'il sacrifie l'écologie. Il va falloir changer de position politique sur les questions environnementales. Un dernier exemple, on a la COP 30 et bien dans ses bagages aux négociation, le gouvernement français emmène le PDG total.
Et bien c'est pas étonnant qu'entre le gouvernement et les écologistes on ne se comprenne pas. Pour l'instant Cyel Châelin, ce que vous avez obtenu, c'est quoi ? C'est rien.
Alors ce qu'on a obtenu, on l'a majoritairement obtenu contre le gouvernement. Je prends par exemple alors il y a la fin des franchises, la fin de la pête du pouvoir d'achat avec le gel des pensions de retraite, ça s'est fait contre le gouvernement. Un ef sur les questions environnementales.
Il y a l'Ifer qui a un impôt forfaitaire sur les entreprises de réseau qui font du photovoltaïque. Ça devait augmenter. On a supprimé cette augmentation mais on l'a fait contre la vie du gouvernement.
Vous dites que ce sont des choix politiques. Est-ce que vous de votre côté il y a aussi un examen de conscience ? Est-ce que vous êtes assez ouvert au compromis de votre côté ?
Est-ce que vous vous êtes assez battu également ? Alors, on s'est beaucoup battu, vous l'avez dit, on est allé à tous les rendez-vous. Par contre, je le rappelle qu'il y a quelque chose d'assez clair.
On a un gouvernement qui a été constitué autour d'une majorité de droite. Les écologistes font partis de l'opposition. On est prêt à discuter.
À aucun moment nous sommes prêts à nous compromettre. Donc bien sûr qu'on a des discussions mais nous ne pouvons pas accepter le sacrifice de l'écologie ou le sacrifice de la santé et de l'hôpital. Donc il va falloir des bougers majeurs.
Hm. Oui. Mais donc il y a il y a un paradoxe un peu inextricable.
Vous dites il y a des choix politiques qui tendent plutôt vers la droite et en même temps on entend que le premier ministre a besoin des écologistes. Comment on sort de ça ? Euh B ça c'est j'ai envie de dire premièrement il y a une faute originelle qui a été d'imposer euh finalement une un socle qui n'existait pas et ça c'est Emmanuel Macron.
Il sort de l'Élysée, il dit voilà, j'ai 210 députés derrière Sébastien Lecornu, je le nomme. La vérité des prix, c'est qu'il n'y a pas de 110 députés derrière le dit Sébastien le corn. Oui.
Mais donc pour enfin moi j'ai envie de dire pourquoi il est là dire que il a été mis là parce qu'il avait 210 députés. Donc maintenant que c'est l'heure de vérité, il faut qu'il soit au rendez-vous. Et la deuxième chose c'est que des compromis c'est le faire avec des gens avec qui ils ne sont pas d'accord.
Et ça ne vous étendra pas que les écologies sont très claires. S'il y a pas de changement de position, s'il n'y a pas une révision de la politique environnementale et bien sûr de la politique sociale sur les questions de santé, ben nous ne pouvons pas accepter euh de nous renier. Donc s'il ne vous rappelle pas pour des mesures concrètes, le 9 décembre, c'est non le premier vote solennel.
Le vote solennel du PLFSS. Si les conséquences de ce PLFSS, c'est un gel même partiel des pensions de retraite et c'est vraiment des soignants qui dans les hôpitaux où je le rappelle, il y a des gens aujourd'hui qui meurent aux urgences, ils doivent avoir géré encore moins de moyens, ce n'est pas possible. L'hôpital est àos donc il y a une vérité sur le contenu du texte et ce qui motive les écologistes et le groupe écologiste et social, c'est le contenu du texte et ses conséquences.
Céal Chatelin, je voudrais qu'on change de sujet et qu'on parle de l'encadrement des loyers dans les zones tendues. Il y a plusieurs propositions de loi en cours dont une niche socialiste pour pérenniser ce dispositif qui sinon prendrait fin en 2026. C'est un dispositif qui a fait ces preuves.
Alors, c'est un dispositif effectivement qui avait été proposé par Cécile Duflot he ministre du du logement. Le député et Chanise le repropose dans la niche Sanise. Daniel Simonet pour le groupe écologiste et social travaille dessus.
Il y a une consensus. Maintenant, ce qu'il faut faire, on a 70 villes qui l'ont mis en place. Le plus avancé, c'est Paris. conséquences concrètes, il y a eu une en fait on a évité l'augmentation d'à peu près 141 € par mois des loyers.
Donc on a besoin que ça continue. Donc vous le demandez, ça c'est un bon levier de négociation auprès du premier ministre. Ben alors la première chose c'est un vous savez c'est un tien vaut mieux que deux tuurera.
Donc on va pas nous prendre des positions sur le PLFSS, le budget de la sécurité sociale pour des promesses futures qui n'arriveront peut-être pas. Donc chaque chose en fait on va on va pas prendre le risque de se faire enfumer clairement. Deuxième chose ça on va convaincre l'Assemblée nationale.
Il faut que ça passe à l'Assemblée. L'encadrement des loyers c'est un dispositif indispensable dans les moments où les loyers flambent et où la plupart des gens ont des difficultés soit à appeler leur loyers soit à se maintenir ou à trouver des logements. Je voudrais qu'on parle également pour finir de la programmation pluriéannuelle de de l'énergie qu'on appelle PPE.
C'est donc la trajectoire énergétique de la France d'ici à 2035. Il y a beaucoup de retard sur le sujet. En ce moment, le gouvernement 2 ans en ce moment le gouvernement consulte encore et ça se passe mal.
C'est ça. Alors ça se passe très mal. Nous avons rencontré le ministre de l'économie la semaine dernière.
Il nous a laissé entendre qu'on pourrait avoir de nouvelles baisses des objectifs sur les énergies renouvelables. Quand on cumule les impacts financiers du budget plus des objectifs en baisse, c'est un moratoire creux. Ce n'est pas acceptable.
Nous apprenons que les discussions continuent qui ça met autour de la table des députés socialistes et des députés LR qui veulent les moratoires sur les énergies renouvelables et pas nous. Donc je le dis, il va falloir changer d'attitude. La question c'est celle-là, c'est à un moment s'il va falloir de l'écologie, c'est indispensable.
Et ces discussions qui visent à réduire notre capacité, à tenir nos objectifs en terme d'énergie renoudable et donc en terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre sont essentielles en terme d'indépendance énergétique également en terme d'indépendance énergétique et de souveraineté. C'est ainsi qu'on sera indépendant de la Russie et des États-Unis de Trump et de Poutine. Aussi là aussi c'est un excellent moyen un peu tout trouver de de monayer peut-être un éventuel soutien au moins une abstention.
Mais là, on voit que c'est l'inverse. Le choix dont je parlais, il est en train de se s'inscrire dans les actes. Quand on met de côté les défenseurs de l'écologie pour mettre de la table, autour de la table, ceux qui veulent la détruire, c'est un choix politique.
Donc, il va falloir que le Premier ministre change d'attitude sur les questions environnementales et sur les questions sociales de manière extrêmement profonde. C'est dit. Merci Celhatelin.
Bonne journée.
Cyrielle Chatelain