MACRON, LA DROGUE ET MARSEILLE : ON EST EN PLEINE OVERDOSE !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
J'en le bol des jeunes. Bah qu'est-ce qui se passe monsieur Macron ? Vous êtes trop chou.
Oui parce que non seulement maintenant ils veulent plus faire la guerre et mourir en Europe mais en plus maintenant ils pensent qu'à se droguer. Non je vais vous le dire on va serrer la vis. [musique] Bonjour et bienvenue dans le récap.
Nous sommes le mercredi 17 décembre et le grand chef est colère. J'en ai ral bol. Ah bah je vous avais prévenu.
Ça va filer droit. Hier, Emmanuel Macron était en déplacement à Marseille pour déclarer la guerre au narcotrafic cette fois. Décidément, il veut pas s'en empêcher.
Faut toujours qu'il mette son costume de général. Ce sont ces mots. Le chef de l'État veut pilonner les têtes de réseau mais aussi s'attaquer au consommateur.
C'est ce qu'il a dit notamment devant les lecteurs de la Provence. J'en ai ralbol d'avoir des jeunes qu'on pleure et dans des quartiers d'avoir d'autres gens qui considèrent que c'est festif d'aller acheter de la drogue et qui sont généralement pas des mêmes milieux sociaux. Ah bah ça démarre fort.
Il s'imagine encore que les gosses de riches vont faire leurs emplettes eux-mêmes dans les cités. Pour quelqu'un qui a ouvert en grand la porte de lubérisation en France, il est quand même très mal informé sur les dégâts de ses propres choix. Bah oui Manu, le trafic de drogue a parfaitement intégré tes innovations.
Maintenant la jeunesse et particulièrement celle qui a du fric se fait livrer tranquillou à domicile avec promo, notification et services clients directement sur son téléphone. Et puis partir du postulat que c'est en grande majorité festif d'aller acheter de la drogue. Là aussi on age en plein dans les clichés.
Aller acheter de la drogue, c'est éventuellement risqué, cher, contraignant et surtout, c'est le résultat d'une dépendance au produit. L'addiction, c'est avant tout une maladie et ça serait bien de le prendre en compte. Mais enfin, quand on voit ce que Macron a fait du service public hospitalier, c'est sûrement trop lui demander.
D'ailleurs, ce narratif sur les consommateurs de drogues qui porteraient la responsabilité des violences liées au trafic, c'est pas nouveau. C'est même une ritournelle simpliste et moralisatrice qu'on nous sort régulièrement. Un joint, il a le goût du sang, il a le goût des larmes.
Il y a moins de 10 % de Français qui fument du cannabis. Il y a moins de 5 % de gens qui consomment de la cocaïne ou des des drogues de synthèse. Et bien si ces gens arrêtaient de consommer de la drogue, arrêtez de fumer des joints, arrêtez de prendre des rails de cques, ça peut paraître festif comme ça, mais vous faites naître ce genre de règlement de compte, vous faites naître d'exploitation des personnes, d'exploitation des mineurs, des assassinats, le financement du terrorisme, le financement de la prostitution.
Bon ben faut dire que c'est pratique de taper sur les consommateurs. Ça permet de rester bien planqué en tant que responsable politique. Plutôt que de reconnaître l'échec de décennies de politique ultra répressive, on préfère moraliser, culpabiliser ou désigner des boucs émissaires commodes.
Ça évite de se poser la question qui fâche à quoi on servit 50 ans de pénalisation si la consommation est toujours là si les trafic prospère et si la violence continue culpabiliser l'usager c'est aussi éviter de regarder en face les conséquences de la case des services publics en particulier ceux de la santé de la psychiatrie et de la prévention. Dans ce contexte, criminaliser l'usage revient davantage à punir les symptômes plutôt que de traiter les causes réelles. Et puis taper sur les consommateurs permet aussi et surtout de ne pas regarder la précarisation qui s'étend à vitesse grand V en France et qui pèse sur les vies et sur la santé mentale. est certain qu'il est plus confortable d'ignorer tout ça et de balayer sa propre responsabilité en expliquant que le problème viendrait avant tout de choix individuel inconséquent.
La stigmatisation des usagers, c'est juste la politique des lâches. Mais on continue avec les élucubrations de Macron hier. Alors, il y a quelques années, on disait faut qu'il y ait une poursuite pénale.
Comme on arrivait pas à faire une poursuite pénale, ça prenait un temps fou parce qu'il fallait ramener au poste et cetera, on a mis en place, c'est une innovation des dernières années, une amende forfaitaire délicuelle. Tout de suite, on pouvait mettre l'amende. Ça a permis de commencer à avancer les choses.
Mais maintenant, on va changer drastiquement sur deux trucs. Deux trucs. Alors, ça y est, on lui met trois jeunes dans le public et il se donne un genre.
Alors, il y a plus de locution latine d'un coup. Mais vas-y, Manu, dis-nous ce que c'est. tes nouveaux trucs pour taper sur les consommateurs de drogue.
Un les procédures de recouvrement. On va mettre des commissaires de la République pour aider les finances publiques, la justice à les recouvrer parce qu'on a des taux de recouvrement qui sont pas satisfaisants. De on va le passer à 500 € l'amende. 500 € parce qu'il faut taper au portefeuille ce qu'on attrape avec de la drogue parce que ça n'est pas festif de se droguer.
C'est pas la même chose que des choses qui sont licites. Il y a ce qui est licite et illicite dans une démocratie. Il faut juste que toute personne qui consomme de la drogue se dise bien qu'elle alimente aujourd'hui le narcotrafic qui fout nos villes et nos quartier en l'air.
Si on dit pas ça clairement aux gens, on se trompe de cible. Donc si on résume les trucs révolutionnaires de Macron pour lutter contre le trafic, c'est de prendre de l'argent au méchants consommateurs responsables de tous les mots de la société. Ah bah ça c'est du jamais vu, dis donc.
Le chef de l'État veut donc faire flamber l'amende forfaitaire mise en place en 2020 pour désengorger les tribunaux en la passant de 200 à 500 €. Bon, tout ce qui l'intéresse au final, c'est de s'enrichir et d'enrichir l'État sur le taux du trafic de drogue et des malades. Super.
Et puis on sait pas très bien où il veut en venir avec sa comparaison là sur ce qui est licite ou pas licite. C'est une pub déguisée pour l'alcool. Si vous voulez vous retourner la tête, faites marcher la filière viticole française.
C'est pas très clair. Et si son raisonnement n'est basé que sur la légalité des produits, pourquoi ne va-t-il pas jusqu'au bout ? La France est le pays qui a la législation la plus répressive d'Europe concernant la drogue et forcé de constater que ça n'enrre en rien le phénomène.
D'ailleurs, l'observatoire français des drogues et des tendances addictives fait état depuis plus de 30 ans d'une hausse constante des usages de drogues en France. Alors peut-être est-il temps de s'interroger sur la stratégie comme le font d'ailleurs nos voisins européens. Emmanuel Macron n'a de cesse de vanter l'Europe habituellement, mais sur ce coup-là, il refuse catégoriquement d'aller s'inspirer des politiques en vigueur hors de nos frontières.
En novembre dernier, Bénedicte Desforges, exlieutenant de police et membre de police contre la prohibition, était sur notre plateau pour parler justement de l'importance du fait de repenser nos politiques sur cette question. On l'écoute. On peut parler des pénalisations ou et de légalisation qui ont chacune leur leurs atout.
Si on dépénalise l'usage de drogue, on renvoie ce qui est aujourd'hui un délit du champ pénal au champ socio sanitaire, c'est-à-dire on peut identifier si les consommateurs de drogue ont un problème d'addiction, ont un problème de désocialisation et les orienter vers un parcours de soins. Ce qui permettrait, et moi c'est surtout cela mon sujet, ce qui permettrait à la police de faire autre chose que la chasse au que la chasse au consommateurs et aux fumeurs de chit, vous voyez, étant donné que la pénalisation de l'usage de drogue n'est pas dissuasive euh et n'a pas d'incidence ni sur le la consommation ni sur le trafic, autant dépénaliser et laisser les policiers faire autre chose. 5 millions de fumeurs.
Chiffre d'affaires du trafic de drogue entre 3. Le cannabis fait c'est 80 % au moins du trafic. C'est ce qui a permis, ça a été le fond de commerce de système de d'organisation comme la DZ Mafia qui ont qui ont installé leur puissance sur le cannabis qui maintenant font de tout y compris extorsion de fond, raquette, meurtre.
Donc si on légalise le cannabis, on coupe clairement, mais il faut pas tarder à le faire parce que ça bientôt sera même plus la peine de le faire, mais on coupe clairement l'herbe sous le pied des dealers. L'État s'occupe de tout, distribution, production et tout et puis basta. C'est c'est pas c'est pas dangereux, c'est pas icô classe, ça se fait dans plein de pays.
Et en Europe alors et ben pendant que beaucoup patogaient encore dans une répression aveugle, le Portugal a choisi de dépénaliser depuis plus de 20 ans l'usage et la possession de drogues pour consommation personnelle. Face au ravage de l'héroïne dans les années 90, le pays a décidé de changer complètement de logiciel et de traiter les consommateurs comme des malades et plus comme des criminels. D'ailleurs, c'est le ministère de la santé qui a initié ce changement de stratégie et aujourd'hui, le Portugal affiche l'un des taux d'usage de drogue les plus bas d'Europe.
Et évidemment, le trafic quant à lui est toujours interdit et sanctionné. Mais plus récemment ailleurs, les choses bougent aussi. Après Malte et le Luxembourg, l'Allemagne est devenue le 3e pays à opté pour une légalisation du cannabis en 2024 via notamment une distribution encadrée du produit et l'autorisation de petites cultures personnelles.
Les drogues dites dures, elles restent illégales et sanctionnées pénalement. Au Pays-Bas, cette distinction entre drogues douces et dure s'applique, même si le cannabis n'est pas vraiment légalisé, seulement toléré pour usage personnel sans possibilité de production. Ici, l'Espagne aussi a commencé à desserrer les taux.
Si les drogues sont toujours interdites à la consommation et à la possession dans l'espace public, une tolérance est appliquée dans des lieux dédiés appelés Cannabis Social Club à Barcelone et en Catalogne notamment. L'achat et la consommation sont légaux uniquement pour les membres adultes de ces clubs privés. On peut aussi évoquer la Suisse qui a autorisé le cannabis médical depuis août 2022 et qui planche sur un projet de réglementation plus générale.
C'est en revanche un pionnier sur les salles de shoot des lieux de consommation à moindre risque mis en place depuis 1986. Les personnes accros au craq ou à l'héroïne peuvent s'y rendre et se voir distribuer facilement des seringues et des traitements de substitution. En France, évidemment, on se souvient de la polémique liée à l'expérimentation des salles de consommation appelée chez nous Alte soin addiction.
En 2016, deux structures expérimentales voient le jour à Paris et à Strasbourg à l'initiative des maires Jeanne Barségan et Anne Hidalgoto. Alors, immédiatement la machine politique et médiatique s'est emballée à droite surtout. Évidemment, on y a vu des lieux où on peut se droguer légalement ou pire un encouragement à la consommation.
Le tout en dénonçant une atteinte aux sacrosines valeur morales. Encore aujourd'hui, d'ailleurs, des membres du gouvernement comme Gérald Darmanin continuent de s'opposer à ces initiatives, arguant aux pourraient favoriser le trafic ou troubler la tranquillité publique. Malgré toutes les évaluations démontrant pourtant le contraire.
On n'est jamais à une contradiction prêt. L'expérimentation elle a été prolongée jusqu'en 2027 par décision parlementaire. Mais fidèle à sa tradition, la France est encore très loin de péréniser le dispositif et encore plus de l'étendre au reste du territoire.
Malgré son vif succès, la pseudo morale passe toujours en priorité. Outre les déclarations aussi ton truantes que Creuse de Macron pour soi-disant lutter contre le narcotrafic, le plus amusant reste quand même la dissonance dans les discours. D'un côté, l'heure est grave, le territoire est gangrainé par les mafias de la drogue qu'il faut réprimer encore et toujours plus durement.
Et de l'autre, il y a le ministre de l'intérieur Laurent Nunz, qui ne peut pas s'empêcher de passer la brosse à reluir au chef ainsi qu'à ses petits bonhommes en bleu. Depuis 2017, il a complètement révolutionné le trafic de de la lutte contre le trafic de stup. C'est lui qui suffisamment bien sûr, il nous a demandé de créer l'aste.
C'est ce qui a été fait. On a décloisonné, on démantelle de plus en plus de réseaux. On a des moyens juridiques, des moyens budgétaires.
Avec le projet de loi de 2026 budgétaire qui j'espère sera poté, on aura 700 emplois supplémentaires dont 300 qui rend sur la criminalité organisée. Donc on ne ly pour l'investigation, on attaque la pieuvre et on essaie de l'attaquer à la tête. On aura avec la loi narco la possibilité de geler administrativement des avoirs.
C'està-dire que les préfets pourront prendre des décisions de gel d'avoir contre les narcotrafiquants. Donc on s'attaque évidemment à la pieuve. Je peux pas.
On a Benoî Paillant la sa pensée qu'on s'attaque au consommateurs. Les consommateurs, oui, c'est un problème. C'est un problème.
S'il y avait pas de consommateur, il y aurait pas il y aurait pas de trafic. C'est juste ce qui est dit. Pas plus.
Oh bah oui, il est super notre Emmanuel quand même. C'est ça qu'il faut retenir. Il se bat mais la méchante pieuvre a trop de bras.
C'est pas de sa faute si ça foire. Lui, il fait de son mieux comme toujours. Ah là là, qu'est-ce qu'il faut pas entendre.
En réalité, Macron fait avec le narcotrafic ce qu'il fait toujours, du bruit, la guerre et en prime, il moralise et réprime. Mais tout ça n'est qu'un prétexte, pas pour améliorer les choses, mais pour discipliner la jeunesse, stigmatiser les quartiers populaires et étendre son néolibéralisme qui écrase déjà tant notre pays. Sur la drogue, comme pour le reste, Emmanuel Macron ne fait rien.
Pierre encore, il aggrave la situation. Encore 508 jours à tirer. Et avant de passer à l'actu du jour, le média a un message pour vous.
Depuis plus de 8 ans, nous tenons bon dans un paysage audiovisuel toujours plus concentré et réactionnaire. Chaque jour, plus de 25 travailleurs et travailleuses écrivent enquête, film, montent. Chaque jour, il et elle mènent la bataille de l'info.
Mais pour tenir, nous avons besoin de vous. Notre antenne, notre histoire, c'est vous qui l'a faites vivre. C'est à vous qu'on la doit.
Alors, aidez-nous à continuer à vous informer, à créer un paysage audiovisuel plus juste, plus social et plus solidaire. Abonnez-vous ou faites un don défiscalisé au médias. Vous retrouverez toutes les infos sur notre site et grâce à vous, le combat continue.
C'est désormais le 5e jour consécutif de mobilisation pour les agriculteurs. Des autoroutes, routes et axes ferroviaires sont encore bloquées partout en France. En cause la gestion par les autorités de l'épidémie de dermatose nodulaire contagieuse, une maladie virale bovine.
Hier soir, mes collègues de Toujours Debout ont reçu Nina Leune de la Confédération paysane pour en parler. Selon elle, le protocole sanitaire d'abattage total des troupeaux de Beauauvin n'est pas en phase avec la situation sur le terrain. Déjà, juste pour situer la la crise de la DNC, pour nous, elle a commencé dès fin juin, dès l'apparition du premier cas. en en dans les Savois où dès le départ de de cette crise, on s'est fortement mobilisé avec la Confédération paysane auprès des éleveurs touchés, mais aussi au niveau national avec la participation notamment aux différents KNOPSAV qui a qui ont pu avoir lieu.
Donc c'est le Conseil national de l'orientation de la politique sanitaire en animale et végétale euh où nous a été présenté donc ce fameux protocole qui fait tant débat aujourd'hui. Donc un protocole qui est basé avant tout sur l'abattage total des troupeaux dès l'apparition d'un premier cas. Donc voilà, les les les premiers les premières critiques qu'on a pu qu'on a pu formuler était justement que que tout était tout tout était misé en fait sur l'abattage totale des troupeaux qui était très peu accepté par les éleveurs qui étaient quand même dans l'incompréhension et nous on avait quand même des demandes notamment sur un triptique qui était basé sur de la vaccination, une limitation stricte des mouvements et un abattage ciblé notamment des des animaux qui en présentaient le besoin. pour des raisons plutôt de bien-être animal en cas de souffrance de l'animal.
Aujourd'hui, on voit que la crise s'étend, il y a des cas qui qui sont apparus dans différents départements, notamment là dans dans les Pyrénes orientales, puis l'ariège et encore aujourd'hui la haute Garonne. Et donc en fait, c'est un ralbol qui s'exprime. Hier, Sébastien Lecorn a réuni à deux reprises ministres et préfets pour faire un point de la situation.
À l'issue de ces entretiens, le premier ministre a demandé une accélération de la stratégie vaccinale. La ministre de l'agriculture a alors exposé le plan de bataille pour éradiquer la dermatose. À commencé par la vaccination généralisée des beauvins qui va être donc accélérée.
Annie Jeunev s'est notamment engagé à ce que les 1000 exploitations de l'Ariège obtiennent leur couverture vaccinale d'ici au 31 décembre. Et pour accélérer ce processus, les vétérinaires de l'armée, des retraités et des étudiants devraient être mobilisés. Ce matin sur France Interre, le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, expliquait être plutôt en phase avec le protocole proposé par le gouvernement.
Écoutez, nous depuis le début sur cette maladie qui est extrêmement contagieuse, on est allé voir les scientifiques, ceux qui ont des compétences. Et vous savez dans le monde scientifique, il y a des débats aussi. et nous on s'appuyait sur le consensus scientifique pour faire en sorte que ceux qui savent puissent nous éclairer.
Et c'est la ligne qu'on a tenue jusqu'à maintenant. Elle est très difficile à tenir cette ligne dans le monde dans lequel on vit. Mais je crois que pour un agriculteur responsable, c'est la ligne qu'il faut tenir aujourd'hui.
Et moi, j'entends mes collègues qui m'appellent toutes les minutes pour me dire "Mais est-ce qu'on peut pas faire évoluer ce protocole ?" Nous l'avons demandé au gouvernement. J'ai entendu que la ministre mettait en route une commission indépendante avec des scientifiques.
Si le consensus évolue, nous évoluerons. Et les agriculteurs se mobilisent aussi cette semaine car l'accord de libre échange entre l'Union européenne et le Mercosour arrive à une phase décisive. Ce traité vise à faciliter les échanges commerciaux entre les pays de LUE et ceux de l'Amérique du Sud.
Il ouvrirait donc davantage le marché européen à des produits agricoles importés à bas cou produit dans des conditions social, sanitaire et environnementale largement inférieure aux normes imposées aux agriculteurs européens. Pour eux, ce projet est synonyme de concurrence déloyal, d'effondrement des prix, de pression et d'accélération d'un modèle productiviste destructeur. Après avoir fait plusieurs allers-retours sur la question, la France affirme aujourd'hui s'opposer à l'accord.
En attendant, les agriculteurs appellent à de nouvelles actions tout au long de la semaine. Les socialistes, communistes et écologistes vont-ils s'unir pour gagner la mairie de Paris ? À moins de 100 jours des élections municipales, les trois parties prévoient une candidature commune dès le premier tour.
Nous avons travaillé et convenu avec Emmanuel Grégoire, le candidat PS qu'il porterait cette union, a annoncé le candidat écolo David Béliard sur France info ce matin. "Nous ne pouvons pas nous payer le luxe d'être divisé", expliquait de son côté le communiste Yan Brossa ce matin sur Ici Paris Île-de-France. La candidate LFI Sopia Chikirou n'a en revanche pas encore intégré cette union des gauches.
L'objectif affiché des trois parties est de constituer une liste commune à gauche pour faire bloc face à un impossible basculement à droite de la mairie de Paris. Soutenu par les Républicains et certains macronistes, la maire du 7e arrondissement et ministre de la culture Rachi Adati apparaît en tête des intentions de vote dans les sondages. De nouveaux rebondissements judiciaires dans les affaires de notre cher Nicolas Sarkozy.
Hier, lequet national financier a annoncé demander le renvoi d'un procès contre l'ancien président de la République, son épouse Carla Brunie Sarkozy et la communiquante Mimi Marchand. Les magistrats soupçonnent ces trois protagonistes au côté de huit autres personnes d'avoir joué un rôle central dans la volte face de Ziyad Takedin. Souvenez-vous, ce franco libanais a longtemps affirmé avoir servi d'intermédiaire dans la remise de fonds libyens destiné à financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.
Mais en 2020, lors d'un entretien qu'il donne à un journaliste de Paris Match et à un photographe de Best Image, l'agence de presse de Mimi Marchand, il déclare finalement que Nicolas Sarkozy n'a jamais reçu d'argent en provenance de la Libye. Un revirement que le parquet estime tout sauf spontané. Nicolas SarkoZier est donc soupçonné d'association de malfaiteurs en vue de commettre une escroquerie en bande organisée et de recell de subordination de témoins.
Si le tribunal suit les réquisitions du PNF, le trio encourt jusqu'à 10 ans de prison et 150000 € d'amende. Et on conclut ce récap avec l'actualité internationale. Hier, Donald Trump a une nouvelle fois durci sa politique migratoire en allongeant la liste des ressortissants étrangers interdit de séjour aux États-Unis.
Les nouveaux pays concernés par cette mesure sont le Burkina Faso, le Niger, le Mali, le Soudan du Sud et la Syrie. Tandis que le Laos et la Sieraléon se voi passer de restrictions partiell à total. Ce durcissement cible donc les populations confrontées à des conflits armés ou à une instabilité politique.
Les Palestiniens disposant de documents de voyage émis par l'autorité palestinienne sont évidemment également visés. En juin dernier, une douzaine de pays s'étaient déjà vu interdire l'entrée du pays. Pour la Maison Blanche.
Ces mesures doivent interdire l'entrée sur le territoire américain aux étrangers qui ont l'intention de menacer les Américains. L'ONG, Amnestye International parle de son côté de décret discriminatoire, raciste et absolument cruel. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap.
N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via email si vous nous regardez à la télé. Et n'oubliez pas que l'indépendance a un coup. Alors si vous avez envie de nous donner un précieux coup de pouce en cette fin d'année, n'hésitez pas, je vous le redis, à vous abonner au médias ou à faire un don défiscalisable sur notre site internet.
Vous pouvez aussi, et ça ne coûte rien, parler de nous autour de vous, nous suivre et nous partager sur les réseaux sociaux. D'ailleurs, en attendant une chaîne TNT, retrouvez-nous sur YouTube, nos chaînes Le Média et Le Média 247 pour ne rien rater de nos programmes. Très bonne soirée sur le média. [musique]
Emmanuel Macron