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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 20 novembre 2024 20 minComplaisantActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesJusticeAgriculture & alimentation

Le gouvernement devrait écouter le RN ! - Julien Odoul (Sud Radio)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 55 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:19FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous voterez l'abrogation de la réforme des retraites proposée par LFI ?

  • 1:16FerméeRéponse partielle

    Le budget en discussion au Sénat passera probablement par le 49-3. Vous déposerez une motion de censure ?

  • 1:42RelanceÉludée

    Est-ce que vous déposerez une motion de censure ? Oui ou non ?

  • 3:25FerméeÉludée

    Est-ce que vous déposerez une motion de censure ?

  • 4:19OuverteRéponse directe

    Marine Le Pen dit que si le pouvoir d'achat est amputé, vous voterez la censure. C'est une ligne rouge ?

  • 4:58RelanceÉludée

    Donc s'il y a 49-3, vous voterez la censure ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20Invité politiqueFait
    « Oui, nous la voterons, parce que nous sommes cohérents. »
  • 0:27Invité politiqueFait
    « Nous souhaitons l'abrogation de la réforme Macron, profondément injuste, inefficace économiquement. »
  • 2:37Invité politiqueFait
    « notamment des mesures pour lutter contre l'immigration, pour renforcer la sécurité. »
  • 3:55Invité politiqueChiffre
    « Je rappelle que nous sommes la première puissance fiscale du monde. »
  • 7:18Invité politiqueChiffre
    « on est à plus de 250 000 en quelques jours, montre bien qu'il y a un véritable problème. »
  • 7:36Invité politiqueFait
    « c'est d'affaiblir le Rassemblement National Premier Parti de France, et de couper les jambes de Marine Le Pen, qui ne pourraient pas se présenter à l'élection présidentielle. »
  • 8:05Invité politiqueFait
    « Les procureurs dépendent du pouvoir politique. »
  • 8:23Invité politiqueFait
    « la petite phrase de la procureure, en fin de réquisitoire, qui nous dit « Je ne peux pas vous demander la relaxe, car ça me ferait trop mal » »
  • 10:22Invité politiqueFait
    « Vous n'avez pas travaillé pour l'Europe. Et c'est très grave, on a travaillé contre l'Europe, c'est vrai. »
  • 10:29Invité politiqueFait
    « Ce qui est très grave, c'est d'attenter à la liberté parlementaire, et notamment des groupes d'opposition. »
  • 12:36Invité politiqueFait
    « la crise qu'ils subissent, qui n'est pas nouvelle, est terrible. »
  • 14:19Invité politiqueChiffre
    « le Mercosur prévoit l'importation de 19 000 tonnes de production détaxées par an, alors que déjà l'Union Européenne importe 300 000 tonnes de produits issus de l'Amérique du Sud. »
  • 15:37Invité politiqueFait
    « concernant les grèves, nous considérons que faire peser des revendications sur les vacances, et donc pénaliser les Français qui partiraient en vacances de Noël pour rejoindre leur famille et leurs proches, est totalement contre-productif. »
  • 19:14Invité politiqueFait
    « Ce n'est pas la liberté d'expression de faire l'apologie du terrorisme, de flatter les terroristes du Hamas et d'appeler à la haine des Juifs. »

Temps de parole

  • Julien Odoul72 %
  • Présentateur28 %

4,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Notre invité ce matin, Julien Audoul, qui est député Rassemblement National de Lyon et porte-parole du Rassemblement National. Julien Audoul, bonjour. Bonjour. Bien, nous allons préciser les choses. Le 28 novembre, niche parlementaire LFI, la semaine prochaine, les Insoumis proposeront l'abrogation de la réforme des retraites. Est-ce que vous la voterez ?

0:20
Julien Odoul

Oui, nous la voterons, parce que nous sommes cohérents. Nous l'avons proposé il y a quelques jours dans notre niche parlementaire. Nous souhaitons l'abrogation de la réforme Macron, profondément injuste, inefficace économiquement. Nous relevons que, contrairement aux Insoumis, nous ne sommes pas sectaires. Nous ne regardons pas le parti politique qui propose un texte s'il va dans le bon sens. Donc vous voterez avec les Insoumis, qui veulent abroger aussi, au passage, la réforme Touraine,

0:49
Présentateur

les 43 ans de cotisation.

0:51
Julien Odoul

Vous votez aussi l'abrogation de cette réforme Touraine. Mais il ne vous aura pas échappé que la réforme Marine Le Pen, qui n'est pas encore mise en œuvre, puisqu'elle n'est pas encore présidente de la République, elle est mieux disante que la réforme Touraine, puisque c'est 40 annuités travaillées pour les Français qui ont commencé à travailler avant 20 ans, donc pour avoir une retraite à taux plein, et 42 annuités pour ceux qui ont commencé à travailler après 20 ans.

1:16
Présentateur

– Bien, Julien Oudou, le budget en discussion au Sénat, ce budget, ce texte qui va être préparé par le Sénat, à partir de lundi prochain en séance plénière au Sénat, passera devant une commission mixte paritaire, puis, et Michel Barnier l'a dit, probablement le 49-3. On est bien d'accord. C'est ce qu'a dit Michel Barnier, c'est pas moi, hein, qui est Premier ministre. – 49-3, ça veut dire motion de censure. Vous déposerez une motion de censure ?

1:44
Julien Odoul

– Alors, déjà, il y a deux choses. Il y a le 49-3 qui était pratiquement inévitable, parce qu'un gouvernement…

1:51
Présentateur

– Donc il est inévitable.

1:52
Julien Odoul

– Non, mais un gouvernement qui n'a pas de majorité, on sait dans quelles conditions a été nommé le gouvernement Barnier, on connaît l'instabilité de l'Assemblée nationale, c'est vrai qu'il était prévisible que ce débat budgétaire se solde par un 49-3, c'est-à-dire un passage en force du gouvernement. Ensuite, il faut savoir quel va être ce budget. Et là, nous sommes quelque peu déçus, puisque M. Barnier avait dit qu'il comptait prendre des éléments, des propositions des groupes d'opposition, et notamment du premier groupe, le Rassemblement national.

Nous avons fixé un certain nombre de choses, notamment la baisse de la fiscalité, notamment la suppression des gaspillages, des agences absurdes qui nous coûtent un pognon de dingue, notamment des mesures pour lutter contre l'immigration, pour renforcer la sécurité. Et aujourd'hui, malheureusement, on ne voit rien venir. Nous avons contribué dans le débat. Il faut dire qu'on a été le groupe le plus présent, contrairement aux macronistes et au LR, qui ont totalement déserté. – Ça, c'était le débat de l'Assemblée nationale. – Mais nous aimerions, et nous comptons d'ailleurs…

2:56
Présentateur

– Le texte est caduque, il est au Sénat.

2:58
Julien Odoul

– C'est le Sénat qui va réécrire le budget. – Effectivement, et par exemple, il y a des mesures extrêmement concrètes que l'on ne peut pas accepter, comme cette hausse de 6 milliards d'euros sur les tarifs de l'électricité. – On ne sait pas encore. – Non mais… – Attendons, attendons. – Bien sûr, mais qui est dans les cartons. Et nous ne pouvons pas accepter qu'il y ait une punition supplémentaire pour les Français qui travaillent.

3:18
Présentateur

– Alors Julie Oudoul, mais je voudrais être précis parce qu'il faut absolument, et les Français ont besoin de précision, il y aura 49,3. Ça, le Premier ministre l'a dit. Vous aussi, vous le dites, il y aura 49,3. Est-ce que vous déposerez… – C'est un risque. – Ce n'est pas un risque, c'est une réalité. Est-ce que vous déposerez une motion de censure ? Oui ou non ?

3:37
Julien Odoul

– Mais je vous le dis, nous n'excluons rien. Si le budget qui est proposé, au final, par ce gouvernement, est contraire aux intérêts des Français, c'est-à-dire s'il évite de s'attaquer aux mauvaises dépenses publiques, s'il alourdit le fardeau des Français, notamment en matière de fiscalité. Je rappelle que nous sommes la première puissance fiscale du monde. Et en même temps, nous avons les services publics qui se désagrègent année après année. Et ça, nous ne pouvons pas l'accepter. Si ce budget est contraire aux intérêts des Français, effectivement, nous n'excluons pas de le censurer. Et nous l'avons toujours dit depuis le début.

4:13
Présentateur

– Mais moi, j'ai écouté ce que disait ce matin Marine Le Pen. Et ça mérite précision. Vous allez être d'accord avec moi, Julia Oudoul. – Marine Le Pen est toujours précise. – Voilà ce qu'elle dit, Marine Le Pen. Enfin, vous respectez Marine Le Pen. – Mais bien évidemment. – Vous êtes plutôt bardé là. – Mais vous aussi, d'ailleurs, M. Mouin. – Moi aussi, je la respecte. Je la connais bien depuis longtemps. Je l'ai beaucoup interviewée. Je l'attends, d'ailleurs. Ici même. Et j'ai très envie qu'elle vienne. Et elle le sait. C'est une ligne rouge, le 49-3. Et elle dit aussi si le pouvoir d'achat des Français est amputé. Et c'est ce que vous dites. Bien. C'est une ligne rouge.

Si cette ligne rouge est dépassée, nous voterons la censure. Bien. Dans le cas où le gouvernement aurait recours au 49-3 pour tenter de faire adopter son budget, nous voterons la censure. Donc s'il y a 49-3, vous voterez la censure. On est bien d'accord.

4:59
Julien Odoul

– Mais je vous explique que nous n'excluons rien. Et qu'effectivement... Non mais pour l'instant, tout est supposition.

5:05
Présentateur

– Vous êtes d'une clarté absolue.

5:06
Julien Odoul

Vous êtes d'une sombre clarté, Julia Oudoul. – Monsieur Baudin, je veux bien qu'on fasse le match avant qu'il ait lieu. – Non mais je ne fais pas le match. – Pour l'instant, il n'y a ni 49-3, ni mauvais budget. Pour l'instant, ce n'est que du virtuel. Il y a des annonces, effectivement. Il y a des signes qui nous laissent à penser que ça va dans le très mauvais sens. Effectivement, nous le dit, nous sommes le premier groupe d'opposition. Nous sommes là pour servir et protéger les Français. Et nous comptons toujours sur ce gouvernement pour reprendre certaines de nos propositions, alors certes pas toutes, mais symboliques, qui permettront d'améliorer la situation.

Et je pense que ce gouvernement devrait écouter le Rassemblement national et prendre en considération le travail qui est effectué. – Julien Oudoul, soyons clairs. Est-ce que vous voulez faire tomber le gouvernement ? – Mais ce n'est pas la question de faire tomber le gouvernement.

5:49
Présentateur

– Si vous votez la motion de censure, vous vous faites tomber.

5:52
Julien Odoul

– Non mais nous ne sommes pas dans l'obsession de la motion de censure. Nous souhaitons être utiles aux Français. – Je rappelle quand même qu'il y a une donnée qui est très importante. Ce gouvernement tombe, quelle est la situation politique ? Si le gouvernement tombe, il faudra attendre le mois de juin pour qu'il y ait des élections législatives anticipées parce qu'il ne peut pas y avoir de dissolution pour le moment. Donc on remplacerait M. Barnier par Mme Barnier, on ferait un petit jeu de chaise musicale au gouvernement. Est-ce que ça changerait quelque chose pour les Français ?

Mais encore une fois, nous n'excluons pas de faire tomber ce gouvernement s'il va dans un sens contraire à celui des intérêts des Français.

6:25
Présentateur

– Bien, réquisition du parquet dans l'affaire des conseillers parlementaires, des assistants parlementaires, des anciens députés européens du Front National, je rappelle, du Front National. Julien Oudoul, vous étiez prévenu. Et vous êtes prévenu puisque réquisition contre vous, c'est quoi ? C'est 10 mois de prison avec sursis, un an d'inéligibilité. – C'est bien cela. – Oui, d'accord. C'est bien cela. C'est-à-dire que s'il y a dissolution de l'Assemblée nationale au mois de juin prochain, vous ne pouvez pas, si la condamnation tombe, vous ne pourrez pas vous représenter.

7:01
Julien Odoul

– Oui, pour l'instant, ce sont des réquisitions, ce n'est pas un jugement. – Mais on est d'accord. Ce ne sont que des réquisitions. – Les procureurs ne sont pas les juges, et ce sont les juges qui, au final, rendront leur jugement. Mais on voit bien, et moi je l'ai vu sur le terrain, dans ma circonscription de Lyon, et le nombre de Français qui ont manifesté leur indignation en signant la pétition que nous avons lancée, on est à plus de 250 000 en quelques jours, montre bien qu'il y a un véritable problème.

Que ce réquisitoire est outrancier, disproportionné, et que la volonté que tout le monde voit, c'est d'affaiblir le Rassemblement National Premier Parti de France, et de couper les jambes de Marine Le Pen, qui ne pourraient pas se présenter à l'élection présidentielle.

7:44
Présentateur

– Est-ce que vous avez le moindre élément matériel pour affirmer que les réquisitions ont été validées par l'Élysée, par exemple ? – Non, non. – Puisque j'ai l'impression que vous insinuez que les procureurs sont aux ordres.

7:58
Julien Odoul

– Non, mais déjà, les procureurs, donc, dépendent du parquet. – Sont aux ordres ? – Parquet dépend du… – Est-ce qu'ils sont aux ordres ? – C'est factuel. Les procureurs dépendent du pouvoir politique. – Oui, c'est une réalité. Ils s'expriment, ils devraient s'exprimer au nom de la société. Et vous savez, la petite phrase de la procureure, en fin de réquisitoire, qui nous dit « Je ne peux pas vous demander la relaxe, car ça me ferait trop mal », ça a été un aveu. Ça veut dire que ces réquisitoires étaient véritablement dans l'acharnement, dans la brutalité et dans une volonté manifeste de sanctionner le Rassemblement National. Non pas pour ce qu'il a fait, mais pour ce qu'il est.

Et c'est là où c'est très grave, très clairement. Moi, je vois d'autres jugements. On a parlé récemment de l'homme qui a menacé de brûler le proviseur du lycée Maurice Ravel. La peine qu'il a reçue, 600 euros d'amende et un stage de citoyenneté. Vous demandez plus de fermeté de la part de la justice, c'est ce que vous demandez.

8:59
Présentateur

Mais bien évidemment. Vous demandez plus de fermeté de la part de la justice, on est bien d'accord.

9:05
Julien Odoul

Même appliquer au Rassemblement National, si vous êtes condamné. Très clairement, ce qui choque les gens, ce qui nous a tous choqués, c'est cette exécution provisoire qui n'a aucun sens, qui n'a aucune légitimité, sachant qu'il n'y a aucune menace pour l'ordre public. Et donc, c'est manifestement une volonté de s'acharner sur Marine Le Pen, de lui barrer la route de l'Élysée et aussi, il faut bien dire, de plomber le RN financièrement.

9:32
Présentateur

Je ne vais pas débattre sur la volonté de la justice ou pas. Mais moi, ce qui m'intéresse, c'est le concret. Si vous êtes condamné, Julien Audoul, au mois de février, parce que je pense que ça va être jugé au mois de février, est-ce que vous vous représenterez ?

9:47
Julien Odoul

Déjà, nous ne nous mettons pas dans cette situation, d'une, parce que le jugement n'a pas été rendu, et de deux, parce que nous sommes innocents.

9:55
Présentateur

Mais vous pouvez dire ça à vos électeurs, être honnête et leur dire, si je suis condamné, je ne me représenterai pas, mais je me représenterai.

10:02
Julien Odoul

Nous le disons à tout le monde, et nos électeurs, comme tous les Français, sont bien conscients de ce qui est en train de se passer. Dans cette affaire, il n'y a pas un centime d'enrichissement personnel. Dans cette affaire, il n'y a pas d'emploi fictif. Tous les assistants ont travaillé, c'est bien ce qu'on leur reproche. Dans cette affaire, et c'est très grave... Vous n'avez pas travaillé pour l'Europe. Et c'est très grave, on a travaillé contre l'Europe, c'est vrai. Vous n'avez pas travaillé pour l'Europe, vous avez été payé 5-6 000 euros en 9 mois, payé par l'Europe pour travailler pour votre parti.

Ce qui est très grave, c'est d'attenter à la liberté parlementaire, et notamment des groupes d'opposition. Ce qui est très grave, c'est de vouloir faire des assistants parlementaires, des fonctionnaires de l'Union Européenne, donc privés de toute liberté. Et ce qui est très grave, c'est de sanctionner et de barrer la route à une candidate qui a rassemblé 13 millions de Français.

10:48
Présentateur

– Mais, ça c'est l'intention, je vous pose une question toute simple. Si vous êtes condamné au mois de février, est-ce que vous vous représentez ? – Je ne vais pas vous répondre, parce que nous ne sommes pas condamnés, et je vous le dis, nous sommes innocents. – Je vous dis ça parce que Jordan Bardella a dit que pour être candidat du RN, il ne faut pas avoir de condamnation. C'est ce qu'il a dit.

11:08
Julien Odoul

– Non mais, vous essayez de tout mélanger. – J'essaie de rien du tout. – Jordan Bardella parlait d'un cas extrêmement précis, d'une personne qui avait été inculpée dans un braquage. Jordan Bardella parlait aussi…

11:21
Présentateur

– Qui avait été imbriqué dans un braquage ?

11:23
Julien Odoul

– Une candidate, un exemple qui lui avait été…

11:26
Présentateur

– Vous savez qu'il y a un député du VAR qui a été condamné pour violence avec arme, et qui est député.

11:31
Julien Odoul

– Ce que je veux dire, c'est que le RN demande à tous ses candidats, et à toutes les élections, et depuis longtemps, la transmission du bulletin numéro 3 du casier judiciaire, tous les partis ne le font pas, le RN le fait, et ça continuera. Donc voilà, c'est tout.

11:49
Présentateur

– C'est quoi le bulletin numéro 3 du casier judiciaire ?

11:52
Julien Odoul

– C'est pour les infractions graves.

11:54
Présentateur

– Condamnation supérieure à 2 ans. C'est-à-dire que s'il y a des condamnations inférieures à 2 ans, on peut être candidat.

12:01
Julien Odoul

– Mais encore une fois, c'est ce que nous demandons. Nous avons des instances qui sont démocratiques. Nous avons une commission nationale d'investiture qui détermine, et qui juge chaque candidat en fonction de ses mérites, de ce qu'il a fait, et notamment de ce bulletin numéro 3 du casier judiciaire.

12:17
Présentateur

– Bien, je vais passer aux agriculteurs, Julien Audoul. Les agriculteurs qui sont en colère, est-ce que vous les soutenez ? Est-ce que vous soutenez par exemple la coordination rurale, qui nous dit, et qui menace de paralyser et affamer certaines grandes villes, et notamment Toulouse ?

12:36
Julien Odoul

– Alors oui, nous soutenons les agriculteurs, nous les soutenons depuis longtemps, puisque la crise qu'ils subissent, qui n'est pas nouvelle, est terrible. Nous entendons leur désespérance, leur colère, puisque depuis un an, et les manifestations record, en fait, ils ont été méprisés, ils n'ont jamais été entendus. Ensuite, pour vous répondre très précisément, nous ne soutenons pas les actions violentes. Nous considérons qu'en politique, le meilleur moyen d'expression… – C'est quoi une action violente ? – Une action violente, c'est…

13:07
Présentateur

– C'est s'en prendre dans une préfecture, c'est brûler, c'est brûler, je ne sais pas, moins un centre des impôts, c'est bloquer une autoroute, c'est déverser des litres de vin sur une autoroute, c'est ça une action violente ?

13:19
Julien Odoul

– Il y a des actions qui sont symboliques et qui sont pacifiques, j'étais pareil. – Mais une action violente, c'est quoi ? – Je vous l'exprime, il y a des actions qui sont symboliques et qui sont pacifiques, j'étais justement, dans ma circonscription, à l'entrée de sang, sur un rond-point l'autre soir avec les agriculteurs, qui ne gênaient personne, ils exprimaient et ils manifestaient leur colère de manière tout à fait pacifique, voilà. Et il faut faire attention que ce mouvement, qui est tout à fait légitime sur le fond, ne soit pas embarqué dans des dérives et ne verse pas dans la violence qui serait totalement contre-productive, c'est ce que nous disons.

13:53
Présentateur

– Bien, débat et vote sur le Mercosur le 26 novembre à l'Assemblée nationale, ça vous va ? Vous l'aviez demandé ?

14:00
Julien Odoul

– Oui, nous l'avons demandé, nous avons été l'un des groupes qui s'y opposait depuis longtemps, ça fait de nombreuses années qu'on s'oppose au traité de libre-échange, il faut quand même relever que le Mercosur est l'arbre qui cache la forêt, parce qu'aujourd'hui le Mercosur n'est pas en vigueur, donc ce n'est pas lui qui fragilise les agriculteurs. Et il faut quand même rappeler que le Mercosur prévoit l'importation de 19 000 tonnes de production détaxées par an, alors que déjà l'Union Européenne importe 300 000 tonnes de produits issus de l'Amérique du Sud.

Donc aujourd'hui, dire que c'est le Mercosur qui fragilise, ce serait un clou de cercueil supplémentaire, nous sommes tout à fait d'accord. Mais très clairement, on voit bien que certaines officines et le gouvernement qui mettent l'accent sur le Mercosur ne veulent pas régler le problème des prix, il faut des prix minimum garantis pour que les agriculteurs ne travaillent plus à perte, il faut la fin des normes absurdes qui sont une contrainte terrible dans le quotidien des agriculteurs, et surtout il faut qu'il y ait une priorité dans la commande publique, que nos agriculteurs puissent se défendre face à la concurrence des loyales.

– Je prends l'exemple très clairement de ma région Bourgogne-Franche-Comté, nous sommes l'une des régions les plus agriculteurs de France, nous sommes la région la plus agricole de France, et malheureusement il n'y a que 30% de production locale dans les cantines des lycées, alors que nous avons tout, vous le savez, du fromage, de la viande, des productions de très grande qualité.

15:27
Présentateur

– Bien, Julien Audoul, vous soutenez les agriculteurs, est-ce que vous soutenez les cheminots ?

15:32
Julien Odoul

– Nous soutenons les salariés, effectivement, mais les cheminots, je vois où vous voulez en venir, concernant les grèves, nous considérons que faire peser des revendications sur les vacances, et donc pénaliser les Français qui partiraient en vacances de Noël pour rejoindre leur famille et leurs proches, est totalement contre-productif, et moi je le dis, je suis opposé à ces méthodes-là.

15:56
Présentateur

– Est-ce que vous soutenez les fonctionnaires, qui aussi protestent, les fonctionnaires ? Trois jours de carence pour les fonctionnaires, comme dans le privé ?

16:04
Julien Odoul

– J'avais remarqué que sous Emmanuel Macron, tout le monde proteste. – Oui, mais sous Emmanuel Macron, vous n'avez aucune corporation, aucun secteur, en fait, qui est apaisé. Alors peut-être qu'il y a des secteurs, effectivement, qui vivent bien de la politique d'Emmanuel Macron, les technocrates européens, certainement, les directeurs d'agences ou autres, les associations pro-immigration, ça, il n'y a pas de problème. Mais tous les Français qui bossent, tous les Français qui veulent défendre nos territoires sur le terrain, notamment les élus locaux, les maires qui ont leur salon actuellement, tout cela, il souffre, effectivement.

– Julien Odoul, trois jours de carence pour les fonctionnaires, comme dans le privé, logique ? – Logique, il faut… – Logique ou pas ? – Non, mais il faut remettre à plat. – Vous êtes favorable ou pas ? – Il faut remettre à plat. Nous sommes pour plus d'équité, bien évidemment. – Donc vous dites oui ? – Mais encore une fois, ce débat… – Non, mais parce que l'ambiguïté… – Mais il n'y a pas d'ambiguïté. Mais si, est-ce que vous dites oui ou non ? – Je ne peux pas vous répondre en cinq secondes sur un problème qui date d'il y a 30 ans, qui est extrêmement profond. Moi, je n'ai pas envie, encore une fois, qu'on cible les fonctionnaires comme les responsables de tous les maux de la société.

– Mais il ne s'agit pas de vous abonner. – Mais si, parce que derrière ça… – Il s'agit de poser des questions précises.

17:11
Présentateur

Moi, j'ai besoin de savoir quelle est votre position. Est-ce que vous êtes d'accord pour les trois jours de carence appliqués aux fonctionnaires ?

17:18
Julien Odoul

– Nous sommes pour l'équité, nous sommes pour revoir ce nombre, effectivement, de choses. Et il faut certainement revoir au cas par cas. Mais je vous le dis, faire des fonctionnaires, des boucs émissaires, d'odieux feignants, en fait, qui profiteraient du système, c'est faux. Il y a une fonction publique qui fait son travail de manière admirable. Il y a une fonction publique territoriale qui, malheureusement, s'est engraissée aussi avec la fusion des régions, par exemple, dont on ne voit pas forcément les services qu'elle peut apporter à la population. Mais encore une fois, il faut regarder ça dans le détail et sérieusement.

17:50
Présentateur

– Bien, Julien Oudou, je vais terminer avec l'Ukraine. Situation de guerre, millième jour de guerre. Hier, on est au millième un jour de guerre. Est-ce que vous croyez que Trump va tout régler en 24 heures ?

18:05
Julien Odoul

– Non, certainement pas. Mais nous pensons que ça se réglera par la voie diplomatique, comme l'a dit d'ailleurs le président Zelensky.

18:12
Présentateur

– Au prix d'une capitulation de l'Ukraine ?

18:14
Julien Odoul

– Non, mais il ne s'agit pas d'une capitulation. Il s'agit, comme le dit Marine Le Pen, depuis deux ans. Ça fait deux ans que nous disons exactement ce que dit le président Zelensky, que ça se réglera par la voie diplomatique. Et il faut permettre à l'Ukraine d'être dans les meilleures conditions au moment de ce dénouement diplomatique. – Et comment ? – Pour mettre un terme à ce conflit.

18:35
Présentateur

– Il faut permettre à l'Ukraine de tirer des missiles américains ou français ou britanniques sur le territoire russe, sur des objectifs militaires.

18:43
Julien Odoul

– Il faut éviter l'engrenage et le dérapage nucléaire, qui serait un cataclysme comme vous le savez. Il faut cette conférence de la paix. Nous y viendrons d'une manière ou d'une autre. Et il faut permettre à l'Ukraine d'arriver en position de force à cette conférence de la paix pour, une bonne fois pour toutes, faire taire les armes.

19:01
Présentateur

– Bien, merci. Ah si, j'ai une dernière question, Julie Rodoul. Science Po interdit une conférence de Rima Hassan. C'est de la censure. – Alléluia. Enfin.

19:12
Julien Odoul

Enfin, Science Po se réveille. – Et la liberté d'expression. – Ce n'est pas la liberté d'expression de faire l'apologie du terrorisme, de flatter les terroristes du Hamas et d'appeler à la haine des Juifs. Donc effectivement, l'antisémitisme doit être chassé et expulsé de Science Po et d'ailleurs de toutes les institutions françaises.

19:29
Présentateur

– Bien, merci Julien Audoul.