Discours de Christophe Bentz (27/05/2025)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Christophe BentzFait
« L'accompagnement par le soin à la personne humaine jusqu'à sa mort naturelle est un essentiel de notre civilisation. »
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« Le suicide est toujours un drame humain, le choix individuel d'un renoncement, un cri de désespoir qui doit naturellement être entendu par notre société. »
- 0:45Christophe BentzFait
« La responsabilité d'un suicide, assisté ou délégué soit-il, ne peut pas reposer sur la société. »
- 1:00Christophe BentzFait
« La liberté de vote voulue par Marine Le Pen au sein du groupe Rassemblement National, c'est un message de respect de la conscience profonde de chacun. »
- 1:15Christophe BentzFait
« Le soutien inconditionnel aux progrès incommensurables que sont les soins palliatifs, une médecine du lien tellement humaine et finalement si vitale. »
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« La France a inventé un modèle unique de soins et rayonne dans le monde entier pour son modèle de santé et de protection de la personne humaine. »
- 3:30Christophe BentzFait
« La vocation sociale de la France consiste précisément à prendre soin des plus faibles, des plus fragiles, des plus vulnérables. »
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Aider, accompagner, soigner, soulager, écouter, parler, comprendre, essayer, trouver, considérer, rassurer, partager, profiter, pleurer, cajoler, amuser, rêver, réconforter, toucher, adoucir, atténuer, respecter, espérer, sauver. J'ai ici une pensée émue pour tous nos soignants et aidants de France qui, chaque jour, prennent en charge la douleur et sèchent les larmes de ceux que nous aimons. A la souffrance insupportable, nous devons répondre, être à la hauteur, accompagner et secourir, rendre le plus beau possible ce qui est toujours digne, rendre le plus doux possible ce qui est si précieux, tenir la main jusqu'au bout, être présent, se battre, prendre soin, aimer, faire vivre.
L'accompagnement par le soin à la personne humaine jusqu'à sa mort naturelle est un essentiel de notre civilisation. C'est le cœur encore battant de notre humanité. Parce que nous n'avons qu'une vie et qu'une seule dignité, toute sa vie durant et ce, jusqu'à la fin de celle-ci, alors, à votre ultime recours, nous vous opposons l'ultime secours.
Le suicide est toujours un drame humain, le choix individuel d'un renoncement, un cri de désespoir qui doit naturellement être entendu par notre société. Mais la responsabilité d'un suicide, assisté ou délégué soit-il, ne peut pas reposer sur la société. Ou alors, toute la société doit en prendre la responsabilité, c'est-à-dire par référendum.
La liberté de vote voulue par Marine Le Pen au sein du groupe Rassemblement National, c'est un message de respect de la conscience profonde de chacun. Un message de respect de la conviction intime, mais surtout un message d'espoir par les soins ultimes, c'est-à-dire le soutien inconditionnel aux progrès incommensurables que sont les soins palliatifs, une médecine du lien tellement humaine et finalement si vitale. Je souhaite adresser à toutes les personnes malades, souffrantes, dont la douleur les meurtrit au plus profond d'eux-mêmes, mes pensées affectueuses, ma considération, ma solidarité.
Avec la plus grande humilité, je veux leur dire que je n'ai cessé de penser à eux sincèrement. Chaque jour, à l'amour que nous portons à l'humanité qui traverse toutes les douleurs de la fin de la vie, parfois dans de très grandes souffrances, à ces hommes et femmes qui cheminent vers l'au-delà, ils manqueraient inéluctablement à l'humanité. Sachez que vous êtes magnifiques, que vous êtes précieux, vous êtes uniques.
Je veux leur dire à quel point je les admire, à quel point leur dignité est grande dans le combat contre la maladie, contre leur douleur, leur souffrance, leur tiraillement, parfois leur renoncement, parfois leur sursaut d'espoir. Finalement, leur combat pour la vie, parce que oui, la vie est un combat en plus d'être un don. Pendant toutes ces semaines d'examen à l'Assemblée, dans ce texte sur la mal nommée aide à mourir, j'ai cherché à quel moment la vie pouvait triompher, à quel moment ce texte laissait une part d'espérance, une part de combat encore possible, une part de chance à la vie.
J'ai cherché, je n'ai pas trouvé. Pourtant, notre devoir est de protéger la fragilité humaine, plutôt que de l'effacer ou l'abandonner. Si la tendresse de l'aide ou de l'espoir ne suffit pas à l'apaisement dans la dureté du combat contre la maladie et ses douleurs, défendons alors l'espoir du progrès avec les soins palliatifs, plutôt que le désespoir de l'échec avec le suicide encadré.
Finalement, prendre le bon chemin, en prendre le bon sens, le sens choisi par la France, plutôt que le sens de l'absence, le sens de la vie, plutôt que le sens de l'histoire. Alors, mes chers collègues, le moment est grave. Vous pouvez être dans l'incertitude.
Souhaitons que ce doute bénéficie aux principes de prudence et à la priorité de la vie, car notre responsabilité est immense. Chers collègues, si vous en trouverez la porte de l'abandon, elle ne se refermera plus jamais. Chers collègues, la France est la nation du soin et elle doit le demeurer.
La France a inventé un modèle unique de soins et rayonne dans le monde entier pour son modèle de santé et de protection de la personne humaine. Chers collègues, la vocation sociale de la France consiste précisément à prendre soin des plus faibles, des plus fragiles, des plus vulnérables. Chers collègues, la France est regardée par le monde entier pour sa singularité, car elle montre un chemin, un chemin différent.
Alors, mes chers collègues, la France doit rester la lumière des nations du monde. Je vous remercie. Merci beaucoup, monsieur le député.
La parole est à...
Christophe Bentz