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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 1 mars 2023 21 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesRetraitesSantéSolidarités & famille

Face à Face : Olivier Véran - 01/03

Au micro : Benjamin DuhamelSource d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 40 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:35OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous attendez Monsieur Véran ?

  • 1:29RelanceRéponse partielle

    Le panier anti-inflation, on nous dit d'abord oui, ensuite non... Qu'est-ce qu'ils font concrètement ?

  • 2:23RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous n'avez pas pris la mesure de la gravité de la situation ?

  • 4:07OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qui compte pour le consommateur : le nom du dispositif ou le montant de la facture ?

  • 5:27FerméeRéponse directe

    Est-ce que c'est une possibilité ou est-ce que le gouvernement dit non ?

  • 5:46RelanceRéponse partielle

    Est-ce que c'est parce que vous avez peur de la réaction des régimes spéciaux ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:22Invité politiqueChiffre
    « Une augmentation moyenne de 10% est annoncée à partir de début mars »
  • 0:47PrésentateurChiffre
    « 14% sur l'alimentaire »
  • 1:02PrésentateurFait
    « On a un chèque sur le carburant »
  • 1:05PrésentateurFait
    « On a augmenté les minima sociaux »
  • 1:07PrésentateurFait
    « On a augmenté le SMIC »
  • 2:46PrésentateurChiffre
    « Sur l'année 2022, il y a eu 800 euros de pouvoir d'achat donnés aux français »
  • 3:14PrésentateurChiffre
    « 400 euros de pouvoir d'achat pour les plus précaires »
  • 5:30Invité politiqueFait
    « La réforme a été votée hier soir en commission »
  • 9:55Invité politiqueChiffre
    « Olivier Dussop donnait le chiffre de 40 000 nouveaux retraités qui bénéficieraient d'une retraite à 1200 euros »
  • 10:20PrésentateurChiffre
    « 800 000 c'est le nombre de français qui partent à la retraite chaque année »

Temps de parole

  • Présentateur70 %
  • Invité politique30 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC Face à Face Benjamin Duhamel

0:08
Invité politique

33 sur RMC BFM TV, mon invité aujourd'hui dans le Face à Face C'est Olivier Véran, porte-parole du gouvernement Bonjour Monsieur Véran Bonjour Alors on va commencer avec l'inflation qui continue de flamber Une augmentation moyenne de 10% est annoncée à partir de début mars C'est-à-dire maintenant, il y a urgence donc Et pourtant toujours pas d'annonce du côté du gouvernement Juste cette promesse franchement floue de Bruno Le Maire hier Qui parle de nouvelles mesures Qu'est-ce que vous attendez Monsieur Véran ?

0:37
Présentateur

C'est vrai que l'inflation elle va être d'environ On l'attend environ 10% C'est-à-dire qu'il y aura 10% d'augmentation des produits Entre mars 2022 et mars 2023 C'est pas 10% d'un coût qui arrive 14% sur l'alimentaire Et c'est vrai, voilà, sur un en glissant Et c'est vrai que ça a un impact sur le panier de consommation des ménages Ça a un impact dans le quotidien des français L'État il prend sa part Il continuera à prendre sa part On a eu le bouclier tarifaire On a toujours le bouclier tarifaire sur l'énergie On a un chèque sur le carburant On a augmenté les minima sociaux On a augmenté le SMIC, etc Ce qu'on veut c'est que chacun prenne sa part Et quand on dit chacun prenne sa part Le président de la République l'a dit lors du salon de l'agriculture Il faut que la grande distribution prenne sa part Elle est actuellement en négociation avec les industriels Pour essayer de casser des prix Et le gouvernement agit avec Bercy Pour faire en sorte que des prix soient en particulier cassés Sur des produits du quotidien Indispensables pour les français Les chèques alimentaires et d'hygiène par exemple

1:30
Invité politique

C'est-à-dire ? Parce que là-dessus on ne comprend absolument rien Le panier anti-inflation On nous dit d'abord Oui Ensuite Bruno Le Maire dit Ce ne sera peut-être pas un panier Olivier Grégoire il y a quelques instants dit Oui il est sur la table Le chèque alimentaire C'était oui en fait c'est non Les français se disent Mais qu'est-ce qu'ils font concrètement Pour faire en sorte qu'on paye moins cher dans les rayons

1:48
Présentateur

Qu'est-ce qui se passe ?

Ce que nous faisons c'est travailler avec la grande distribution Avec les industriels Pour qu'in fine Quand un français va faire ses courses Que ce soit dans une marque ou dans une autre Et bien il puisse aller acheter les produits Dont il a besoin au quotidien A prix cassé Ce qu'on veut c'est que le panier de la ménagère Le panier de ménager Il soit à prix contrôlé Il y aura un panier anti-inflation C'est ce qui est en train d'être discuté entre Bercy Quel sera le nom ou la formule J'allais vous dire ce qui compte Pour la personne qui fait ses courses C'est quand elle va acheter des produits essentiels Pour son quotidien Elle trouve, elle identifie où qu'elle aille Des produits à prix cassés, maîtrisés

2:22
Invité politique

Dominique Schellcher Le patron de Système U Dit ce matin dans Le Parisien Les politiques n'ont pas pris la mesure De la gravité de la situation Est-ce que vous n'avez pas pris la mesure De cette gravité comme il dit ?

2:32
Présentateur

Quand je dis qu'on est tous embarqués Dans le même bateau Qui est le bateau France Pour faire en sorte que les français Puissent en sortir avec cette inflation Je crois qu'il est inutile De s'envoyer la balle les uns vers les autres Je rappelle Et c'est d'ailleurs les chiffres de l'OFCE C'est important quand même de le souligner Sur l'année 2022 Il y a eu 800 euros de pouvoir d'achat Donnés aux français A travers le bouclier tarifaire sur l'énergie Et à travers les ristournes sur le carburant Il faut ajouter 250 euros en moyenne Qui sont liés à des baisses d'impôts La suppression de la redevance audiovisuelle Ou la fin de la suppression de la taxe d'habitation Mais sur l'alimentaire Attendez, j'ajoute parce que c'est important Oui, mais juste sur l'alimentaire Donc c'est l'État ne peut rien faire Les distributeurs, s'il vous plaît, faites un effort Au fond, on est une sorte de môme C'est important quand on dit Que fait l'État ?

400 euros de pouvoir d'achat Pour les plus précaires A travers le chèque énergie Le chèque alimentaire A travers les hausses des minimas sociaux Donc l'État prend sa part Et quand je dis qu'on continuera à le faire C'est qu'on est bien évidemment Les priorités des français Ce sont les priorités du gouvernement Mais sur l'alimentaire

3:28
Invité politique

On attend un geste des distributeurs

3:29
Présentateur

En espérant que ça arrive Il y a actuellement la fin des négociations Entre les distributeurs et les industriels Ce que nous disons C'est qu'on veut sanctuariser notre agriculture Qu'on veut faire en sorte Que les PME françaises Qui produisent dans le domaine de l'alimentaire Ne soient pas obligés De se serrer la ceinture C'est important Qu'elle puisse continuer A développer une agriculture de qualité On veut de la souveraineté alimentaire Et on demande Et on demande Parce que les negocios Soient extrêmement serrés Entre la grande distrib Et les grands groupes alimentaires Notamment des grands groupes américains Mais pas que Pour faire en sorte Qu'on ait ces produits Encore une fois à prix maîtrisés Donc vous allez avoir Tout qui va vous être présenté par Bercy Ils sont en train de terminer Les négociations Vous le savez Et si c'est pas un panier en passion Et Olivier Grégoire On dit d'ici au 15 mars Il y aura Je vous redis Quand vous allez faire vos courses Ce qui compte à la fin C'est quoi ?

C'est le nom qui est marqué Sur le dispositif Ou c'est le montant de votre facture ? Bon ben nous On veut que le montant de la facture

4:21
Invité politique

On sait que les étiquettes Seront en quelque sorte maîtrisées Au 15 mars

4:26
Présentateur

Qu'il y aura un geste significatif On se donne tous les moyens Pour faire en sorte Que toutes les marques De grandes distributions Certaines le font d'ailleurs déjà Depuis des semaines Voire des mois Vous allez dans certaines Grandes surfaces Vous avez 100-150 produits A prix coûtant A prix cassé Et d'autres

4:38
Invité politique

Carrefour, Auchan, Leclerc Refuse ce principe De panier anti-inflation Ils disent Nous on n'en veut pas On fait déjà des gestes

4:43
Présentateur

Carrefour a déjà mis en place Ce que j'ai fait Un déplacement il y a déjà Pour la rentrée scolaire Oui eux disent Effectivement On se fait déjà

4:49
Invité politique

Dans nos magasins

4:50
Présentateur

Des gestes Ce qui compte pour nous C'est qu'encore une fois Où que vous alliez faire vos courses Vous disiez Des produits à prix coûtant Cassé, maîtrisé

4:56
Invité politique

Un tout dernier mot Sur ce sujet Marine Le Pen Elle dit Il faut une TVA A 0% Sur une centaine De produits de première nécessité

5:02
Présentateur

Mais Benjamin Duhamel Ça ne marche pas Si vous baissez la TVA Sur les produits Vous n'avez pas de répercussions Ou alors c'est vraiment Au petit bonheur la chance Pour les consommateurs Ce qui fonctionne Pour les consommateurs Il y a un pays européen Monsieur Véran Un gouvernement socialiste

5:14
Invité politique

Qui a passé la TVA A 0% Sur des produits de première nécessité

5:17
Présentateur

Évaluons le dispositif Regardons comment ça fonctionne Donc c'est possible Mais je ne dis pas Que c'est impossible légalement Je vous dis que Ce n'est pas le plus efficace Et que ce n'est sans doute même Pas suffisamment efficace Par rapport au coût Que ça représente

5:26
Invité politique

Sur les retraites La réforme a été votée Hier soir en commission Elle arrive en séance Demain Rappelons que ce sont Les sénateurs Les républicains Qui sont majoritaires Et eux ils veulent aller Plus vite que le gouvernement Sur les régimes spéciaux C'est-à-dire plus vite Que ce qu'on appelle La clause du grand-père Le fait que les régimes spéciaux S'étendraient seulement Pour les nouveaux entrants Dans les régimes Veulent que ça s'éteigne Progressivement Dès 2025 Question extrêmement simple Est-ce que c'est une possibilité Ou est-ce que le gouvernement Dit non ?

5:51
Présentateur

On ne le souhaite pas On veut appliquer Au régime spéciaux existants Ce qu'on a appliqué Au régime de la SNCF Ça a fonctionné C'est-à-dire la clause du grand-père Ça a fonctionné On ne change pas Les règles du jeu En cours de route Et donc nous supprimons Les régimes spéciaux C'est notre majorité qui le fait Les autres majorités De droite et de gauche Avait la possibilité de le faire Si elle l'avait souhaité Dans les réformes précédentes Nous l'assumons Nous le faisons Mais nous le faisons Avec équilibre C'est-à-dire avec une entrée Progressive dans le dispositif Permettez-moi de souligner Que c'est important La commission des affaires sociales Du Sénat A examiné la réforme des retraites Et l'a votée Donc maintenant Le texte va partir En séance Dans l'hémicycle Et nous souhaitons Que les débats Soient éclairants Pour les Français Se déroulent dans le calme Mais je n'ai aucun doute S'agissant du Sénat Et on puisse avoir un vote Sur ce texte

6:37
Invité politique

On veut aller plus vite Sur les régimes spéciaux A partir de 2025 Le gouvernement Le porte-parole du gouvernement Dit ce matin

6:42
Présentateur

Non On est ouvert sur pas mal de choses De ce que veulent proposer Les sénateurs Sur la question des régimes spéciaux On est plus que réservé

6:48
Invité politique

Absolument Est-ce que c'est parce que Vous avez peur De la réaction De ces régimes spéciaux La RATP D'autres Qui pourraient donc Se mettre en grève Encore plus fortement Ils vous font au fond Une forme de chantage Et vous cédez face à ce chantage En disant

7:00
Présentateur

Non non on n'ira pas plus vite Non non On ne cède pas au chantage Je crois que ça se serait Par contre Encore une fois On a supprimé Les régimes spéciaux Avec une certaine méthode Pour la SNCF Ça fonctionne Oui ça a été compris Les sénateurs disent

7:10
Invité politique

Mais c'est dans 40 ans Au fond c'est injuste

7:12
Présentateur

Vous demandez des efforts A certains français Tout de suite Et les régimes spéciaux C'est dans 40 ans Vous savez ce qui est intéressant C'est qu'il y a encore Une semaine ou deux Quand le texte était A l'Assemblée nationale Vous aviez la NUPES Le RN Qui nous disaient Vous supprimez les régimes spéciaux C'est injuste Il ne faut pas les supprimer C'est normal Qu'un conducteur De bus à Paris S'arrête 5 ans Plutôt qu'un conducteur De bus à Marseille Là on voit qu'on passe Dans une autre dimension On nous dit Bon vous les supprimez C'est bien Mais il faut aller plus vite Encore une fois Notre position Elle a le mérite D'être équilibré Donc c'est pour ne pas Mettre le feu au pays Que vous faites ça ?

De façon générale On ne veut pas mettre le feu au pays Nous on veut tourner notre pays Vers l'avant On ne veut ni le bloquer Ni mettre le feu On le réforme Pour qu'il soit solide On a des enjeux majeurs A l'heure à laquelle je vous parle Sur le plan géopolitique Vous parlez souvent de l'Ukraine Sur votre antenne Et je vous en remercie Parce que c'est important Que les Français comprennent Ce qui se passe Aux frontières de l'Europe On a en ce moment C'est la semaine Du salon de l'agriculture On a un enjeu majeur De souveraineté alimentaire Pour notre pays Et pour l'Europe On a un enjeu majeur Pour moderniser Nos voies ferrées Nos infrastructures La première ministre Elisabeth Borne A annoncé 100 milliards Quand même sur le ferroviaire Bref C'est pas le moment de se bloquer

8:16
Invité politique

On comprend Terminons rapidement sur le Sénat Sur la retraite des femmes Elisabeth Borne évoque Dans le magazine Elle La piste de bonification Des pensions En fonction des enfants Vous nous confirmez Que ça c'est une piste Dans les tuyaux De faire en sorte Que les femmes Qui ont eu des enfants Aient une bonification De leur pension

8:32
Présentateur

C'est bien cela ? Les sénateurs ont adopté Un amendement en commission Qui prévoit je crois Que les femmes Qui ont eu au moins 3 enfants Les 5% de surcôte Donc le gouvernement Il est favorable Là-dessus on est ouvert A la discussion Vous voyez ? A contrario de ce que Je vous ai dit tout à l'heure Sur les régimes spéciaux

8:45
Invité politique

Donc c'est non pour les régimes spéciaux Mais oui pour les femmes

8:47
Présentateur

Oui on supprime les régimes spéciaux Mais non on ne veut pas aller trop vite Et oui on est ouvert Pour pouvoir envisager Des améliorations Pour les femmes Qui ont eu des enfants Notamment cette mesure Qu'on va examiner En séance publique

8:58
Invité politique

S'il y a des améliorations C'est bien la preuve Que la réforme était injuste Et inefficace pour les femmes ? Non ça veut dire Que tout est perfectible Notre réforme est comme les autres Mais vous l'avez peut-être pas assez dit Sur les femmes On se souvient Franck Rester En disant oui Ça va pénaliser un peu les femmes Et à ce moment-là Tout le gouvernement disait Non non Il s'est trompé

9:12
Présentateur

Pas du tout C'est deux choses différentes Benjamin Duhamel Que de dire Et nous avons raison de le dire Qu'avant la réforme Les femmes partent plus tard Que les hommes Après la réforme Les femmes partent plus tôt Que les hommes A la retraite De l'ordre de deux mois Il est juste aussi de dire Et la majorité de l'effort financier Pèse sur les femmes Avec notre réforme On tient mieux compte Des congés parentaux Des congés proches et dents Qui concernent surtout des femmes Et qu'on réduit l'écart salarial Entre hommes et femmes Dans notre pays Pour réduire l'écart de pension De retraite Tout ça est factuel Là il y a une autre proposition Qui est différente Et qui peut compléter notre dispositif Qui concerne des femmes Qui ont eu plusieurs enfants Pour savoir si Du fait qu'elles ont continué A exercer une activité professionnelle Que c'est pas simple D'avoir une famille nombreuse Tout en vaut 100 Est-ce qu'on peut faire un geste Quand elles sont à la retraite ?

9:52
Invité politique

On vous a entendu Olivier Véran Le 15 février Votre collègue ministre du Travail Olivier Dussop Donnait le chiffre De 40 000 nouveaux retraités Qui bénéficieraient D'une retraite à 1200 euros Ce qui est déjà nettement moins Ce que les français pensaient Au début du mois de janvier Et on apprend finalement hier C'est le ministre du Travail lui-même Qu'il reconnaît dans un courrier À Jérôme Guelch Député socialiste Que la retraite à 1200 euros Ce ne sera que pour 10 à 20 000 nouveaux retraités C'est-à-dire au plus 2,5% des retraités Vous vous êtes trompé Ou vous avez voulu tromper les français ? Non

10:18
Présentateur

Quatre chiffres Benjamin Duhamel 800 000 Oui mais attendez Je vous explique Mais répondez plus précisément 800 000 C'est le nombre de français Qui partent à la retraite chaque année 200 000 C'est-à-dire 1 sur 4 Avec notre réforme Auront une hausse de leur retraite Qui est une petite retraite Je termine Vous allez voir 40 000 C'est le nombre réel De retraités Qui aujourd'hui partent Avec moins de 1200 euros Et qui partiront L'année prochaine Avec plus de 1200 euros Et environ 20 000 C'est lié directement À l'impact de la réforme Sur la retraite minimale Le reste C'est parce que nous avons Augmenté de façon générale Les pensions de retraite Pour les indexer sur l'inflation

10:50
Invité politique

Olivier Véran Olivier Dussop Le 15 février Dit 40 000 Nouveaux retraités Seront à 1200 Dans un courrier Il dit 10 à 20 000 Est-ce qu'au moins Vous reconnaissez Qu'il s'est trompé

11:01
Présentateur

Sur les chiffres ? Je voudrais bien vous faire plaisir Parce que j'ai l'impression Que vous avez envie Que j'attaque mon collègue Non mais c'est pas attaqué Vous savez

11:07
Invité politique

Il y a un sujet de rapport A la vérité Il y a des français Qui parfois ont le sentiment Que le gouvernement Avaient des messages contradictoires Juste au moins reconnaître

11:12
Présentateur

Que vous vous êtes trompé Sur ce sujet Je vous redis les choses 40 000 retraités Auront 1200 euros Chaque année Alors qu'ils n'ont pas 1200 euros

11:19
Invité politique

Mais pas que du fait De la réforme Pas que du fait De la réforme

11:23
Présentateur

Donc du fait de la réforme

11:24
Invité politique

Combien de retraités Seront à 1200 euros ?

11:26
Présentateur

Entre 15 et 20 000 Du fait de la réforme Et entre 20 000 Et 25 000 Parce que nous avons Par ailleurs Augmenté le niveau Général des pensions Des retraités Donc 40 000

11:34
Invité politique

Le 15 février Est-ce que vous comprenez Que les français se disent

11:38
Présentateur

Il faudrait qu'ils soient Un peu plus précis ?

Je vous redis Alors il faut sans doute Que nous soyons tous plus précis J'en prends si toute ma part Comme porte-parole C'est pas une réforme Qui est simple à expliquer C'est une réforme Qui est même extrêmement compliquée A expliquer Et il y a énormément De brouhaha autour Donc il faut qu'on soit Extrêmement précis C'est pour ça que je vous redonne Bien volonté les chiffres Il est vrai de dire Que 40 000 Qui n'ont pas 1 200 Auront 1 200 Mais il est vrai Pas seulement Du fait de la réforme Du fait de la réforme C'est 10 à 20 000 Et il est normal de préciser Que c'est la moitié Du fait de la réforme Et la moitié du fait que Et c'est aussi une bonne nouvelle On augmente les pensions de retraite Parce qu'il y a de l'inflation

12:06
Invité politique

Le 7 mars Les syndicats promettent donc Une France à l'arrêt Des grèves reconductibles Sont d'ores et déjà décidées RATP, SNCF et Boer Est-ce que vous êtes prêt A un bras de fer dans la durée Olivier Véran ? Il n'y a pas de bras de fer Moi je... C'est ce que dit l'intersyndical

12:19
Présentateur

Chacun peut dire Moi je représente le gouvernement On n'est pas dans un bras de fer Avec les français Les grévistes Ou les syndicats On est à l'écoute On est dans le dialogue La preuve c'est qu'on a changé Plusieurs fois Notre fusil d'épaule En tout cas on a amélioré Tout ce qu'on nous demandait D'améliorer Il reste un point de blocage Et un point de désaccord Avec les syndicats C'est le fait Qu'on assume De demander aux français De travailler progressivement Mais vous craignez une paralysie Dans la durée du pays ?

Je vous ai dit tout à l'heure Que vu les enjeux Qui sont devant nous Ce n'est pas le moment De paralyser le pays Et je crois que les français Ils aspirent légitimement A emmener leurs enfants à l'école A aller pouvoir prendre leur travail Faire leurs courses A aller se soigner Et pouvoir se déplacer dans la vie

12:56
Invité politique

Jean-Luc Mélenchon Le patron de la France insolite Ou le patron L'autorité morale disons Dit grève générale le 7 mars Dites patron à vie C'est pareil Ça c'est vous qui le dites

13:03
Présentateur

C'est pas moi

13:04
Invité politique

Dit grève générale le 7 mars

13:05
Présentateur

Et donc il est responsable De quel syndicat Jean-Luc Mélenchon ? J'ai cru comprendre Que Philippe Martinez Qui lui pour le coup Président d'un syndicat La CGT avait expliqué A Jean-Luc Mélenchon Qu'il en faisait peut-être Un petit peu trop Et que c'était peut-être Un petit peu contre-productif J'invite chacun A ne pas parler à la place Des syndicats Vous voyez Jean-Luc Mélenchon

13:21
Invité politique

Est-il légitime A vouloir mener Le mouvement politique

13:25
Présentateur

Si Jean-Luc Mélenchon Décide un jour De présider un syndicat Et non plus un parti politique Libre à lui de le faire

13:31
Invité politique

La CGT chimie Notamment Les raffineries Appellent à une grève reconductible Dès le 6 mars Au soir C'est-à-dire lundi prochain Est-ce que ça veut dire Que les français Vont subir une nouvelle fois Comme en octobre dernier Les pénuries La galère à la station essence Est-ce que vous leur dites Il faut vous préparer à ça ?

13:45
Présentateur

On ne le souhaite pas On ne le veut pas Et on demande Parce que ça n'arrive pas Sauf que là en l'état

13:49
Invité politique

La CGT chimie Dit grève reconductible Donc vous pouvez dire

13:55
Présentateur

Ils ont le droit de manifester Ce qu'on explique aux gens C'est que Vu les échéances devant nous Vu l'inflation Dont on a parlé tout à l'heure Vu toutes les problématiques Liées à l'environnement Vu les transitions numériques Qui sont en cours Vu tout ce qu'on a devant nous Comme chantier pour notre pays Si on veut avoir une France forte Dans une Europe forte Et si on veut que les français Aillent mieux demain qu'aujourd'hui La pire des choses Ce serait de bloquer le pays

14:15
Invité politique

Mais J'ai du mal à comprendre Ce que vous dites Vous dites On ne le souhaite pas Mais il y a un manque de lucidité Sur la colère des français Sur Vous misez au fond Sur une forme d'usure Que les gens se disent Bon on rentre de vacances On n'a plus assez d'argent On ne va pas faire grève Vous entendez le message Que vous envoient Les forces syndicales Les français Qui disent Le 7 mars On va tout arrêter

14:32
Présentateur

Parce qu'on est opposé A cette réforme Personne ne mise sur l'usure On explique qu'on est Dans un fonctionnement démocratique A l'heure à laquelle je vous parle Les sénateurs sont en train De se lever Après ou sont déjà debout Après avoir examiné Et adopté un texte de loi En commission Ils vont l'examiner En séance publique Au Sénat Moi je suis respectueux Des institutions démocratiques Laissons les parlementaires Faire ce travail aussi Ils ont quand même Légitimité pour le faire Et on continue D'être dans le dialogue Il n'y a pas de légitimité Du mouvement social Je vous ai parlé tout à l'heure De la capacité qu'on a Encore d'écouter Et d'accepter Des avancées sociales Pour les français

15:01
Invité politique

Une question très précise S'il y a des pénuries d'essence Est-ce que le gouvernement Se laisse la possibilité De faire des réquisitions Comme ce qui était arrivé En octobre dernier Moi je ne fais pas

15:10
Présentateur

De scénario catastrophe Et je ne fais pas De plan sur la comète Je vous dis juste Qu'il y a des dispositifs légaux Qui existent Pour faire en sorte Que notre pays avance Et pas qu'il soit bloqué Et on est au soutien Des français De ceux qui travaillent De ceux qui travaillent Et qui ne sont pas d'accord Avec la réforme Et donc ça fait partie De l'arsenal légal

15:28
Invité politique

Du gouvernement Si d'aventure Il y avait des blocages En 2010 Nicolas Sarkozy L'avait fait au moment D'une réforme des retraites Vous l'avez fait en octobre dernier

15:34
Présentateur

On a eu à le faire en octobre Lorsque la grève Lorsque la grève avait duré longtemps Qu'il y avait pour le coup Des pénuries Dans les stations d'essence Qui s'étaient installées Et que les français Et étaient empêchés De se mobiliser Et d'aller travailler Et d'aller se soigner Donc on l'a fait à ce moment-là Mais encore une fois Ça ne veut pas dire Qu'on aurait un bouton caché Vous n'aurez pas la main Qui tremble Pour reprendre une expression On n'est pas du tout Dans ce scénario-là Aujourd'hui On n'est pas encore Dans un mouvement de grève Qui aurait débuté Que voulait nous demander Si elle aurait suffisamment duré Pour qu'on réquisitionne Encore une fois On est à l'écoute Dans le dialogue Et on a envie Que les choses se passent Le mieux possible Un tout dernier mot

16:07
Invité politique

Sur le 7 mars Quand on regarde L'intersyndicale de la SNCF Qui se mobilise Il y a la CFDT Cheminot CFDT, syndicat réformiste Est-ce que vous attendez À un moment donné Que si la France est bloquée Laurent Berger Le patron de la CFDT Qui a pu faire partie De vos interlocuteurs Par le passé La précédente réforme des retraites Mette le haut là Et dise là Ça suffit Tradition démocratique De la CFDT Si le texte est voté Est-ce que vous attendez Quelque chose de lui Est-ce que ça vous étonne Qu'il soit aussi dur Dans son ton Sur cette mobilisation

16:37
Présentateur

D'abord Laurent Berger continue D'être un interlocuteur Il ne faut pas en parler au passé On continue de travailler D'avancer avec lui Notamment sur la question De l'organisation du travail Les mots très aimables

16:44
Invité politique

A votre égard A votre égard C'est le gouvernement

16:47
Présentateur

C'est pas nouveau Que quand il y a un désaccord Entre des syndicats Et un gouvernement en place Quel qu'il soit Autour d'un texte de loi Il puisse y avoir Des échanges d'amabilité Ça n'empêche pas Qu'on travaille D'arrache-pied avec lui Sur la question du rapport au travail De la qualité de vie au travail De tout ce qui concerne Les Français Le télétravail L'organisation du temps de vie Etc Ça c'est un point important Ensuite je vous ai dit tout à l'heure Qu'un politique N'avait pas à se substituer A un responsable de syndicat Je ne vais pas commencer A le faire maintenant Et expliquer à Laurent Berger Comment il doit faire Avec son syndicat Avec la CFDT Je respecte Laurent Berger Je respecte tous les syndicats Et libre à lui De se déterminer Je rappelle juste Que nous sommes Dans une démocratie Avec un parlement fonctionnel Et que si d'aventure Notre projet de loi Était adopté au parlement Il aurait respecté Tous les circuits institutionnels Prévus par la constitution

17:29
Invité politique

Avant de dire un mot Sur la crise Entre les médecins généralistes Et l'exécutif Une question plein d'oeil Emmanuel Macron hier A fleuri la tombe De François Mitterrand A Jarnac Celui qui avait fait La retraite à 60 ans Est-ce qu'aujourd'hui Vous êtes un ancien socialiste François Mitterrand Il aurait soutenu Cette réforme des retraites

17:42
Présentateur

Alors j'ai une certitude Mais je ne veux pas Non plus parler à la place De François Mitterrand Je ne vais pas me faire des amis Mais je doute fort Que François Mitterrand A ait goûté à la nupesse Je crois qu'il n'était Pas l'ambertiste Pas trotskiste Je crois que c'était Quelqu'un qui s'inscrivait Dans une gauche de gouvernement Qui est arrivé à la tête D'un pays Qui pouvait François Mitterrand Il aurait aimé un accord Avec Eric Ciotti

18:00
Invité politique

Bruno Retailleau Et Gérard Larcher

18:02
Présentateur

Je ne suis pas sûr non plus Pour être tout à fait franc Mais personne ne parle D'un accord On est en train de parler De l'intérêt du pays Et l'intérêt supérieur De la nation François Mitterrand Était un président Qui le plaçait très haut Dans sa logique politique

18:14
Invité politique

Olivier Véran Crise ouverte donc Entre les médecins généralistes Et l'exécutif Il n'y a pas eu d'accord Sur les tarifs de consultation Comment on sort de cette crise Vous qui avez été Ministre de la santé C'est la guerre ouverte Entre les médecins généralistes Et l'exécutif Dialogue de Sour Non

18:27
Présentateur

Ni dialogue de Sour Ni guerre ouverte Il y a normalement C'est vrai Une convention C'est-à-dire Entre la sécurité sociale Et les médecins libéraux Ils doivent signer un accord Qui définit leurs tarifs Pour les années à venir Et en échange Les devoirs des médecins Là il y a eu beaucoup d'argent Qui a été mis sur la table Quand même Parce que je regarde Je connais bien le système conventionnel Il y a eu plus d'argent Que lors des conventions précédentes Les médecins le refusent Libre à eux de le faire Et dans ce cas-là Une proposition C'est déjà arrivé dans le passé

18:50
Invité politique

Une très faible proposition De revalorisation Par rapport à ce qu'étaient

18:53
Présentateur

Les demandes des médecins généralistes C'est plus d'un milliard d'euros Quand même sur la table Et ça représente Plus de 7000 euros De hausse de revenus par an Peu importe Ce que je veux vous dire Que se passe-t-il maintenant ?

Notre objectif D'abord je comprends Que les médecins libéraux Aient souffert pendant la crise Covid Eux aussi Ils ont eu un rôle majeur Et je les salue Et je les remercie pour ça Et je ne les incriminerai jamais Ensuite notre objectif prioritaire C'est de faire reculer Les déserts médicaux Avec le petit nombre de médecins Dont on dispose dans notre pays Par rapport aux besoins Vous savez qu'on en forme Beaucoup plus désormais Grâce à la suppression Les médecins généralistes Refusent ce principe

19:24
Invité politique

Refusent le principe de On vous Comment dire On revalorise plus La consultation A condition de répondre A certaines obligations Ils ne veulent pas de ce principe Ils disent On est déjà tellement Assaillis De normes De travail administratif

19:37
Présentateur

Je ne suis pas en accord Avec mes confrères Sur ce point-là Et je leur dis Qu'il est urgent De développer les coopérations Interprofessionnelles Il est urgent De permettre à des soignants Qui le peuvent De travailler en coopération En coordination avec eux Davantage au service des malades Pour faire reculer Les déserts médicaux Et il suffit pour regarder Sans convaincre De regarder les exemples européens Aux Pays-Bas Vous avez une densité médicale Moindre Et vous n'avez pas De déserts médicaux Comment ?

Vous avez ce qu'on appelle Un règlement arbitral Vous êtes optimiste Sur le fait qu'il y ait Une possibilité C'est un règlement C'est le système Qui le prévoit Et donc Il va y avoir Toujours la recherche Un accord Un consensus Mais il y a un règlement arbitral Qui va considérer Que la nouvelle convention Pour les années à venir S'applique dans telle ou telle condition Mais je vous le redis On a besoin des médecins libéraux Les médecins libéraux Ont besoin aussi Pour sortir de la tête de l'eau Pour travailler davantage Avec leurs collègues paramédicaux Et c'est aussi ça Qu'on veut encourager

20:28
Invité politique

Il est 8h53 Sur RMC et BFM TV Merci Olivier Merci à vous Par le gouvernement Par le gouvernement Sous-titrage Société Radio-Canada