Table ronde relative aux filières producteurs
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 48 %Attaque 26 %Défensif 26 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse partielle
Les lois Égalim ont-elles permis de mieux prendre en compte les coûts de production dans la construction du prix de vente avec vos acheteurs ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Comment évaluez-vous la transparence des prix dans la grande distribution pour vos filières ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Quels sont les circuits alternatifs à la grande distribution et comment y sont déterminés les prix ?
- 19:00RelanceRéponse directe
Comment se passent les négociations avec les enseignes de grande distribution ? Y a-t-il des pressions ou des marges arrière ?
- 22:00OuverteRéponse directe
Quels distributeurs sont plus arrangeants que d'autres dans ces négociations ?
- 25:00FerméeRéponse directe
Quel est le niveau de marge moyen sur une boîte d'œufs en grande surface ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 20:00LebalurChiffre
« un poulet sur deux est importé dans notre pays »
- 14:01Fait
« Qu'attendez-vous concrètement de l'État pour mieux protéger les producteurs ultramarins ? »
- 26:00GoselinFait
« À chaque fois on devait réajuster le prix réel, c'est-à-dire à la fois ajouter le coût du fermage, le coût des bâtiments. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
vous installer tranquillement. Donc d'abord pour remercier les uns les autres, mes chers collègues et nos intervenants de votre présence, donc nous avons aujourd'hui le plaisir de recevoir euh donc Emmanuel Bernard, vice-président de la Fédération nationale Povine, madame Lebalur, Isabelle Lebalur qui est donc secrétaire général de la Confédération française de l'aviculture et puis monsieur Tébo qui est directeur de la Fédération nationale Porscine. Donc merci madame messieurs de votre présence, merci d'avoir accepté notre invitation.
Euh vous savez que la règle des commissions d'enquête est de prêter serment avant d'être entendu. Je suis donc tenue de vous rappeler qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête est passible de peine qui sont prévus aux articles 434-13-14 et-15 du code pénal et notamment de 5 ans d'emprisonnement et 75000 € d'amende. Je vous invite donc à prêter serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant je le jure et en appuyant sur votre haut-parleur pour que ce soit bien enregistré.
Je le jure. Madame, votre micro il est pas ouvert. Je le jure.
Merci. Je le jure. Merci beaucoup.
Merci madame messieurs. Euh je vous remercie également de de nous faire part des éventuels liens d'intérêt que vous pourriez avoir par ailleurs avec être des industriels ou des distributeurs. Rien à déclarer.
Aucun pas de lien particulier d'intérêt. Merci à vous. Vous le savez, le Sénat a constitué donc le 25 novembre dernier cette commission d'enquête sur les marges des industriels et de la grande distribution.
Je rappelle pour les internautes que cette commission d'enquête poursuit plusieurs objectifs. D'abord, éclairer les citoyens et la représentation nationale sur la construction des prix dans notre pays qui demeure opaque malgré les récentes avancées législatives. D'analyser l'influence des acteurs de la chaîne sur le niveau des prix pour le consommateur et leur caractère inflationniste ou non. d'examiner le partage de la valeur tout au long du processus de production et de commercialisation des produits.
Enfin, de nous assurer que les fournisseurs en amont, notamment les agriculteurs pour les produits alimentaires, mais pas que hein, mais aussi donc d'autres fournisseurs pour d'autres catégories de produits bénéficient d'une rémunération la plus juste possible. L'objet de nos auditions dans cette phase introductive est de mesurer donc l'impact concret de la construction des prix de vente hier sur nos concitoyens en tant que consommateurs et aujourd'hui sur les producteurs alimentaires en mettant l'accent sur certaines filières. Nous entendrons d'abord, si vous le voulez bien, le représentant de la filière Bovine, monsieur Bernard.
Cette filière connaît une réduction du nombre de bovin, une réduction du cheptel français. et une évolution plus large vers l'élevage de Broutard. Ces jeunes vaau donc ils sont pas encore engraissés et souvent destiné à l'exportation.
Vous reviendrez, je pense, sur l'explication de cette de ces choix stratégiques euh [grognement] auprès de de nos différents agriculteurs et éleveurs. Nous entendrons ensuite les représentants de la filière Porscine et ensuite la filière Avicole qui sont exposés à une rue de concurrence étrangère et dont les produits permettent aux transformateurs et visiblement aux distributeurs aussi de dégager des marges conséquentes. Nous souhaitons d'abord vous entendre sur l'évolution de vos coûts de production ces dernières années et sur la façon dont les transformateurs et les distributeurs tiennent tiennent en tiennent compte en fait dans la la formation des prix. [grognement] Il s'agira aussi d'évoquer l'évolution de votre rémunération, de la rémunération perçue, donc qui va au-delà des prix et qui intègre aussi les aides et parallèlement aussi les coûts des obligations et des contraintes.
Enfin, vous pourrez nous livrer votre appréciation sur les pratiques existantes en matière de négociation commerciale. Alors aujourd'hui, on est on est en plein dent, je dirais, mais bon voilà, lesexpériences, les analyses qui sont les vôtres. Euh et quelques petites questions de cadrage, je dirais pour commencer vos vos interventions.
Les lois égalim ont-elles selon vous permis de mieux prendre en compte les coûts de production dans la construction du prix de vente avec vos acheteurs et plus largement avec la la grande distribution. Comment évaluez-vous la transparence au niveau des prix s'agissant des produits de de vos filières respectives dans la grande distribution et au regard de vos propres rémunérations ? Que représent les filières pour vos filières les circuits de distribution dit alternatif à la grande distribution et comment les prix de vente y sont déterminés selon vous ?
Est-ce que vous avez des éléments éventuels de comparaison entre euh les producteurs et notamment peut-être avec les producteurs qui font de la vente directe ? Voilà quelques quelques thèmes qui pourront alimenter nos échanges. Donc je vous propose de dérouler cette audition en deux temps.
D'abord vous avez la parole pour vous exprimer pendant à peu près 5 6 minutes chacun et puis ensuite et bien ce sera d'abord notre rapporteur Antoine Edgul qui vous posera quelques questions et enfin nous donnerons la parole à nos collègues de la commission d'enquête. Je vous propose, monsieur Bernard, de de débuter. Donc merci et encore une fois désolé pour ce retard qui cumulé entre un accident de personne la SNCF et ils y sont pour rien.
Il y a pas de il y a pas de responsable et puis ensuite le métro. Donc ça fait beaucoup. Euh mais euh d'abord euh évidemment que on est très attentif à ce genre de commission d'enquête parce que euh on a envie de participer pas parce que on a la vérité absolue mais parce que évidemment euh étant euh acteur de la filière, en tout cas sur le plan bovin, on est très très intéressé de pouvoir faire évoluer les choses et de vous les faire partager.
Premièrement, depuis 10 ans, la on va dire que la viande bovine, mais lait et viande confondu a perdu 11000 vaches. Donc c'est-à-dire qu'on est passé de un peu plus de 8 millions de vaches à à moins un peu moins de 7 millions en France et que tout ça étant souvent quand même le la conjugaison du de d'une situation de revenu trop faible et et avec un manque on va dire du coup à partir de là d'investissement de modernisation de et et qui est un tout petit peu je crois à l'origine des mouvements agricoles si on reprend 2 ans en arrière, c'est le sud-ouest qui a généré le début des mouvements. Et c'est une zone en terme d'élevage avec un S, hein, tous les élevages qui souffrent plus particulièrement à la fois des prix mais peut-être aussi de tout ce qui est euh conséquence du changement climatique et tout ça.
Donc euh l'intérêt de rentrer les coûts de production dans le dans la contractualisation est évident. Enfin, il y a pas de sujet là-dessus. Euh et je je vais juste vous donner un exemple peut-être de quelque chose qui a été sous-estimé puisque pendant un certain temps, on avait des coûts de production qui étaient établis.
On nous disait et même peut-être chez les responsables politiques, euh mais il y en a qui arrivent euh à des prix évidemment non rémunérateurs pour un grand nombre. En revanche, quand on regarde la situation aujourd'hui et moi j'ai interrogé les banques cette semaine pour préparer et aujourd'hui en terme en viande producteur de viande bovine notamment, il y a zéro baisse de crédit court terme dans les exploitations agricoles. Ça veut dire que l'amélioration des cours des qu'on a vraiment eu maintenant depuis 3 4 ans mais depuis 1 an pour l'instant elle permet de payer les factures en retard qui n'étaient pas connu. collectivement quand on calculait les coûts de production, on omettait un certain nombre de choses qui étaient basées sur des factures qui étaient dues chez les marchands d'aliment, chez le vétérinaire, le fermage parce que bon, il y a quand même une grande surface qui est en fermage.
Donc voilà, cétait un exemple, c'est pour vous dire que évidemment que on a des prix qui se sont améliorés. la contractualisation, le fait d'identifier qu'on était vraiment en dessous des coûts de production. En tout cas, l'outil contractuel, il a pas été utilisé à la hauteur.
En revanche, tout le calcul, tout le mécanisme et tout ce qui a été fait autour montre qu'il fallait certainement en passer par là et il faut continuer. On ne peut pas faire sans rentabilité à tous les maillons de la la chaîne. Donc ça ça a été un premier élément.
On voit bien que on a plus baissé l'exportation de brutard vers l'Italie qu'on a baissé l'engraissement en France. Je le signale aussi parce que c'est c'est une idée reçue où on a l'impression qu'on exporte tout. Depuis 4 ans, on garde proportionnellement plus d'animaux en France pour les engraisser évidemment pour compenser le manque de viande issu des vaches qui sont plus là.
Mais en tout cas, ça veut dire que c'est faisable. Ça veut dire que c'est faisable. Et tout ceci n'est fait que par des contrats.
C'est-à-dire que autant on a très peu de contrats chez les naissants engresseurs, on a zéro contrats chez les producteur de broutard. Euh en revanche, quand on remet des animaux dans des exploitations agricoles qui nécessitent euh le financement de l'animal maigre comme on dit pour aller l'engraisser, là évidemment qu'il faut en face un un contrat. Sinon bah personne n'y va et même le banquier à la rigueur.
Juste en aparté développera, je pense qu'il y a un sujet de financement de la filière bovine et de ce de cette de ce financement de de production de viande. Ensuite, donc égalim, je l'ai dit sur cette partie-à c'est pas tout blanc ou tout noir bien entendu, il y a eu un effet pédagogique. L'effet vis-à-vis de la grande distribution, il est plutôt faible parce qu'en fait on est plutôt avec un engagement d'abord de l'abatteur.
C'estàd que vous avez aujourd'hui un gros gros engagement des abatteurs et après c'est à l'abatteur d'aller se retourner vers la chaîne de distribution. vous avez très très peu de contrat de contrats tripartites don où vous auriez des éleveurs, des abatteurs et et des distributeurs. L'autre élément, c'est que les marques distributeurs évidemment prennent de plus en plus le pas, mais les marques aussi des industriels, on on market beaucoup le produit.
Ce qui veut dire aussi que là, il y a un vrai sujet derrière. Où est-ce que se négocie le tarif ? Et souvent, on est à peine dans les négociations commerciales.
C'est pour la viande bovine, ça représente peu de volume. On est sur des négociations à la cotation fixée chaque semaine. Au passage, un élément qui n'avance pas assez vite, c'est la négoci la la cotation des beauvins maigres.
C'est-à-dire que pour transformer tous ces éléments là et et égalim entre autres, il faut qu'il y ait une cotation des beauvins maigres qui est établi par France Agrière qui soit rénové et ça fait plusieurs mois, plusieurs années qu'on le demande. Ça va pas assez vite. Voilà, je pense que là-dessus, je vais pas rentrer à la technique hein, c'est juste ça.
En enfin euh de deux choses, le les circuits alternatifs euh je dirais que c'est le bio, la vente directe, tous ces éléments-là, on en a besoin. ça fait partie de ces sujets mais des abattoirs, il enferme des outils de transformation, il enferme tous les mois. Donc je pense que là la question qui va se poser, c'est comment on organise tout ça demain ? parce que il y a sûrement de la place pour un volume dans ce domaine là, mais on aura plus les outils et l'économie autour de ça est quand même très compliquée.
Il faut trouver une économie équilibrée autour de ça. Et dernier élément, on est sur une évolution de la consommation extrêmement importante et pour laquelle Égalim et et tout ce système là doit prendre en compte le fait qu'on va beaucoup beaucoup dans une consommation via la restauration. toutes les formes de restauration.
Et là euh on peut mettre la grande distribution en en cause quelquefois, mais je peux dire que la négociation euh quand il s'agit d'aller servir des chaînes de restaurants euh et et sur le prix et sur l'origine des produits, il y a beaucoup à dire. Donc voilà, je pense que collectivement, il y a des choses qui par le prisme politique ont quand même fait avancer. Euh il y a encore beaucoup de travail et il y a du travail un peu réglementaire pour innover autour de ça et puis peut-être aussi regarder euh pour desserrer un peu les taux réglementaires.
Mais si vous avez besoin, on pourra évoquer tout ça. Voilà. Merci.
Si monsieur Tébau, vous prenez le relais. Merci. [raclement de gorge] Donc chaque filière est ses spécificités hein.
La filière porsine effectivement elle est elle est particulière parce que elle est sur un marché mondial. Euh on doit exporter à peu près la le quart de notre production en volume et on doit importer aussi. On produit pas assez de jambons, on est gros consommateur de jambon blancs.
Donc on doit exporter ce qu'on ne consomme pas et on doit importer ce qu'on consomme en priorité. Donc c'est pour ça qu'on est sensible [raclement de gorge] au marché. Euh, on est 3è producteur en Europe avec de l'ordre de 20 un peu plus de 20 millions de cochons par an et on souhaite se maintenir cet objectif parce que depuis 2 ans, on est juste en dessous de l'autoapprovisionnement.
On jusqu'à présent, jusqu'à il y a 2 ans, on produisait suffisamment en bilan pour ce qui est de la consommation et là on est passé en dessous, on est à 98 %. Euh la consommation se maintient d'ailleurs en port. Elle avait fléchi un petit peu très régulièrement avec une pente faible et là elle repart un petit peu à la hausse.
Euh ça c'est pour les grands chiffres. Pour la production, la caractéristique est organisée à 90 %. Donc 90 % des éleveurs sont adhérents de groupement ou de coopérative qui qui donc qui rassemblent et ensuite négocient avec leur leurs acheteurs, les abatteurs abattage des coupes transformateur.
Euh bon, elle est très polarisée géographiquement dans le grand ouest. Ça vous le tout le monde le tout le monde le sait. Euh et par rapport à égalim, donc votre questionnement initial, nous en interprofession, lorsque égalim 1 est paru euh on a souhaité ne rester sous euh égalim, ne pas en sortir comme d'autres filières, hein.
C'est qu'on on tenait à ça et nous producteurs, représentants des producteurs de la Mont euh comme monsieur Bernard vient de le dire, nous on tient justement à cette philosophie de construction du prix en marche avant et donc la prise en compte des coûts de production, ça nous parle. Euh mais euh alors là, je vais peut-être vous décevoir parce que malheureusement, j'ai pas une connaissance très fine de la réalité des contrats. Euh j'ai connaissance d'un contrat euh qui va tripartite, donc en production, transformation euh distribution mais c'est une exception.
Et sinon, on a une visibilité très partielle de la réalité des Galim. Les coopératives se sont mis en ligne évidemment avec Égalim, avec les les effets similaires comme on dit. En revanche, après, bon, on a des informations mais qui sont pas comment dirais-je avérées.
Ce qu'on souhaite nous, c'est que dans des équation de contrat, il y a il y a une pondération qui prenne en compte le coût de production. Le coût de production, il est calculé tous les mois et publié dans l'interprofession. Et donc, ce qu'on souhaite, c'est qu' une pondération entre cet indice et puis le marché.
Alors, le marché, il est caractérisé en en port par un cadrant euh qui a deux cotations par semaine, le lundi et le jeudi où se rencontre l'offre et la demande, hein. Donc, c'est un marché au cadran classique, c'est original. Il y a pas énormément de de volumes qui sont traités malheureusement.
On souhaiterait qu'il y en ait plus pour qu'il soit plus représentatif mais n'empêche que ça reste la référence pour le prix de base. Et donc le cadrant tous les je tous les lundis tous les jeudis on a l'évolution d'un prix de base. Et pour ce qui est de la conjoncture malheureusement je dois dire que le prix de base était assez élevé en 202324 jusqu'à juillet 2025 et là on a complètement dégringolé.
Euh, on était bon hier, on a encore perdu 0,7 centimes, on est à 1,2 1,42 € du kilo de prix de base. Donc là, on commence alors par rapport au alors je peut-être anticiper sur les d'autres questions mais par rapport au coût de production, noup coût de production en port, c'est c'est essentiellement l'alimentation. 65 70 % c'est l'alimentation.
Donc on est très très sensible aux variations de prix de l'alimentation et c'est vrai qu'on en a subi des des prix de l'alimentation qui étaient très élevés qui commence à baisser [grognement] mais il ne reste pas moins qu'aujourd'hui à 140 ou 12 au marché de prix de base on perd de l'argent en moyenne hein donc par rapport au coût de production le coût de production il est de l'ordre de 1560 voyez donc alors le prix de base 140 il y a toujours 15 centimes de plusvalu pour traçabilité pour et cetera, différents critères Donc on va dire que le prix payé c'est 1,55. Donc ça veut dire qu'il reste encore 15 20 centimes de manque à gagner. Euh donc ça devientêtre tendu.
Euh par contre l'effet n'est pas le même selon qu'on est euh ça c'est une évidence jeune investisseur ou avec des bâtiments amortis en port. C'est vrai que le le coût du bâtiment c'est c'est énorme. C'est entre 2 et 3 millions.
Ne9. Donc ceux qui ont amorti bon bah ils peuvent encaisser des baisses. Un jeune ou un récent investisseur euh pour lui ça va être beaucoup plus compliqué.
Voilà, un peu de manière très liminaire quelques grandes lignes que je voulais partager avec vous. Merci monsieur à vous madame pour la la filière avicole. Voilà donc pour la filière avicole, vous présentez la situation.
La situation elle est assez atypique par rapport à mes deux autres collègues. On est sur une consommation en volaille qui augmente hein. On est clairement sur un point deux points par an et notamment en poulet hein qui est la grosse base de consommation.
On importe depuis plusieurs années maintenant euh et l'importation est à la hausse et aujourd'hui on on dit communément un poulet sur deux est importé dans notre pays. Donc donc la situation est celle-ci. Quand on regarde en terme d'autosuffisance en volaille aujourd'hui en volaille de chair on est à 75 % quand on a été proche de 100 % donc on a perdu et en 9 on est à 95 %.
Voilà, on est on a établi dans le cadre de notre interprofession un plan de filière ambitieux parce que conscient de la situation et à ayant la volonté de ben servir à la hauteur de ce que demande le consommateur et qualitativement notre notre la demande. Donc on a construit un plan ambitieux qu'on narrive pas à mettre en place clairement. Voilà, on est contractualisé aujourd'hui en volaille à 99 %.
C'est la le côté atypique de de la production et depuis longtemps hein puisque on travaille soit en coopérative soit avec des industriels privés euh mais à chaque fois il y a un contrat, ce qu'on appelle le contrat 3 points qui prend en compte au final une marge poussin aliment. Euh donc le contrat trois points en gros, c'est le prix de reprise, le prix du poussin et le prix de l'aliment. Et donc ça constitue une marge, ce qu'on appelle la marge poussin aliment.
Donc qui va pas assez loin à notre goût hein quand on est producteur bien sûr puisque je vais y revenir, elle ne prend pas en compte l'intégralité de nos coûts de production. Alors euh quant à la première question que vous vous posez sur l'évolution du coût de production, euh oui et vous l'avez sans doute entendu dans la presse, la reication des producteurs est bien celle de d'aller chercher aujourd'hui plus de marge parce que elle n'est pas suffisante. Pourquoi ? parce que les coûts de production et notamment alors donc je l'ai dit tout à l'heure comment port nous le coût de production il est composé à 65 % de l'aliment mais aujourd'hui la grosse part aussi de de coût de production c'est quand même le bâtiment et le bâtiment depuis bah depuis la guerre en Ukraine il a pris que comme toute construction énormément de de valeurs et aujourd'hui si on n'affecte pas à nos objectifs de de marge un coût raisonnable à au coûpt du bâtiment, on loupe quelque chose clairement et on va le voir après ce qui empêche aujourd'hui d'avoir des nouveaux projets.
Il y a aussi la main d'œuvre dans la vie qu'il ne faut pas ignorer puisque ben dans nos métiers, on à des moments de l'élevage, on est obligé de de d'embaucher de la main d'œuvre et notamment sur les ramassages, les nettoyages de bâtiments. Et donc la main d'œuvre pose aujourd'hui un un vrai sujet. La loi égalime.
La loi égalim on est une des productions aussi à l'avoir intégré le plus vite possible qu'on est plus puisque facile puisqu'on était contractualisé déjà. Donc on avait une partie du chemin qui était déjà faite entre nous. Donc la transparence quelque part elle existe et la loi égalim chez nous elle s'est transformée par uniquement un indice qui s'appelle l'indice Itavie qui prend en compte donc l'évolution des matières premières.
Clairement, on vit avec aujourd'hui mais on vit mal très clairement. Pourquoi ? Parce que et bien indépendamment de tous les critères, je vous ai cité tout à l'heure, coût du bâtiment, main d'œuvre, énergie, j'ai oublié l'énergie tout à l'heure, seul le coût de des matières premières est pris en compte aujourd'hui pour ben envoyer un signe à la grande distribution qui elle par contre l'applique à la lettre, aussi bien à la hausse qu'à la baisse.
Je dirais que ça va plus vite quand les céréales baissent et quand elles montent, c'est très compliqué d'aller chercher la valeur. Mais bon, ils le font mais avec de l'inertie très longue. Et aujourd'hui, clairement, on dénonce aujourd'hui le fait que on ne peut pas travailler durablement avec un indice unique qui est celui de de l'aliment.
Donc on cherche et on a fait des propositions dans le cadre de notre interprofession en vol avec une la création d'une commission économique à l'intérieur où on essaie on essaie de proposer quelque chose autour de d'autres indicateurs. He j'ai parlé de l'énergie tout à l'heure qui est aussi une part importante puisquon doit chauffer nos volailles mais aussi le coût du bâtiment, je le redis pas et puis la main d'œuvre. La transparence.
La transparence on peut dire d'un côté par rapport à tout ce que je vous ai dit que quelque part il y en a. [grognement] Mais en tous les cas vu de la production euh pas suffisamment au regard de ce que je viens d'évoquer et du manque d'indicateur suffisant qui prend en compte le coût de production. Mais quand on voit dans les schémas qui nous ont été présentés dans le document annexe, on voit bien quand même que les la marge de la grande distribution, elle est assez facile en volaille.
Pourquoi ? Parce qu'on est sur des produits essentiels, des produits demandés, des produits comme les œufs par exemple. Les œufs, c'est 26 jours de de DLC.
Donc c'est assez facile de garder des œufs. Voilà. Et mettre en rayon des œufs, il y a pas plus facile non plus.
Donc aujourd'hui, la marge clairement est sur un poulet. Bon, à part la DLC qui est différente, mais euh on a quand même une facilité au distributeur à avoir des marges sur les productions volailles à vieulture qui est importante. Le les circuits alternatifs, alors ils sont vraiment à la marge en volaille, hein.
Je vous ai dit 99 % de contractualisé, il y a 1 %. Ce qui est sûr, c'est que ceux qui le font et qu'ils le font bien euh valorisent bien leur travail. Donc c'est bien la preuve que il y a un marché qui qui est présent pour pour cette part de de volaille fermière communément appelé qui qui fonctionne plutôt bien.
Par contre, on a vu aussi des expériences, beaucoup d'expériences hein de de gens qui qui avaient de l'ambition avec ces volailles fermières qui n'ont pas réussi. Donc euh parce que faut c'est vraiment quelque chose euh quand on fait toute la chaîne de la production à l'abattage et à la à la transformation, c'est un vrai métier et euh il faut fidéliser le le producteur. Donc voilà ce que je peux vous dire d'une façon euh générale, mais on pourra y revenir et à vos questions.
Merci beaucoup madame. Merci. On va laisser maintenant la parole à madame la rapporteur.
Merci. Alors moi, j'ai beaucoup de questions à vous poser puisque et bien cette commission d'enquête a justement pour objectif à la fois de répondre au problèmes que vous venez d'exposer hein tous les trois qui est effectivement la faible rémunération des producteurs mais en même temps des prix som toutes assez élevés pour les consommateurs en fin de en fin de chaîne. C'est donc bien que quelque part sur cette chaîne il se passe quelque chose et c'est ça que nous aimerions éclaircir.
Donc je vais vous demander aux uns et aux autres de revenir un peu sur la négociation des prix avec les anciennes les enseignes de grande distribution ou les industriels. Je vous propose qu'on commence par les anciennes les enseignes de grande distribution comme ça on parle tous de la même chose et c'est plus clair aussi pour ceux qui nous écoutent. Donc il y a une partie de vos négociations qui sont des négociations directes avec les distributeurs.
Comment se passe-t-elle ? Est-ce qu'il y a des distributeurs qui sont plus faciles, plus arrangeants que d'autres ? Est-ce que le niveau de négociation est difficile ?
Est-ce qu'il y a des pressions ? Est-ce qu'il y a des marges arrières qui sont appliquées ? Les marge arrière, c'est-à-dire est-ce qu'on vous demande des choses particulières de financer la publicité ou je sais pas des éléments de livraison ?
Bref, comment se passent les négociations lorsque vous en avez avec les distributeurs qui pourraient amener à baisser votre rémunération, enfin la rémunération de vos membres bien sûr. Voilà. Donc si vous voulez, je vous je veux bien des détails sur ce sur ce point de de négociation.
Alors, je vous l'ai dit sur la viande bovine, c'est vraiment pas le plus important. En revanche, il y a quand même deux trois éléments, c'estàdire vous avez des chaînes de distribution qui sont tenues par des indépendant et du coup il y a une il y a une discussion, je pense au rayon boucherie quand même qui quelquefois est tenue. Et là quand il y a une discussion avec des éleveurs euh je dirais que la négociation prix c'est un c'est un tout et elle se passe pas si mal que ça.
Enfin c'est pas c'est pas là où il y a le plus de de difficultés. On est plus dans enfin moi j'ai je connais des groupes d'éleveurs qui fournissent ça fait plusieurs années et on sent que ça plutôt tendance à acheter un peu entre guillemets la paix sociale. C'est un mot un peu populaire populiste, mais c'est un peu ça.
Et que du coup ces relations là c'est un investissement pour l'image du magasin. Et donc il y a pas forcément de de la discussion pris se ferait au préalable et même si de temps en temps il y a des animations demandé des choses mais je pense que c'est plutôt bien vu même par les éleveurs qui sont plutôt contents. Ça c'est c'est plutôt avec des indépendants en plus.
Après on a des chaînes où là on est plutôt sur des demandes à des filières organisées de créer le produit. Et là, c'est toujours la même chose. C'est toujours le produit qu'on n pas qu'il faut créer parce que faut sortir de faut se différencier.
C'est je je le dis en même sans accuser et que du coup on crée éventuellement ce produit là et puis vous changez le le responsable des produits frais de l'enseigne et puis vous oubliez le nouveau. Il va imaginer quelque chose de nouveau. Je vais vous donner deux exemples comme ça va être très transparent.
Euh vous avez Lidl qui était parti avec la tête de l'éleveur même sur la barquette et avec des éleveurs plutôt fiers je pense même presque parce que c'était voilà ça ça on a on a un vrai intérêt à savoir où vont nos produits. Je pense que ça c'est général. Donc Lidl euh et là d'un coup euh depuis quelques temps, on voit que bah on va plutôt se fournir en Allemagne qu'en France quoi.
Et donc on a une partie des magasins qui aujourd'hui euh et donc la pression elle va venir comme ça. Les on on n'arrête pas mais on on fait on on use on use les gens. Bon c'est pas très c'est pas c'est pas très fun et surtout quand on s'engage derrière à vouloir essayer d'aller dans le rémunércore ça fait bizarre.
Voilà, deuxème chaîne de magasin, c'est Costco que vous connaissez peut-être pas, mais une chaîne nord-américaine qui s'est installé dans la région parisienne et et avec un autre ils ont un envie de développement et où là concrètement il y avait une filière entière euh organisée depuis 7 ou 8 ans, je pense euh et qui était à destination avec label enfin tout une exigence de produit qualitatifs un tout petit peu différente mais à vrai avec sous certification. Donc quand on est en label, on a aussi les garanti pour l'éleveur de la rémunération de ces choses-là. Euh bon bah là, ils sont passés sous pavillon viande espagnole quoi.
Voilà, il y a plus il y a de la viande de partout dans le monde sauf de la française. Enfin voilà, donc c'est pour vous dire que voilà dans dans votre question, je pense que quand on est vraiment en direct, c'est comme quand on travaille avec un boucher, quand on commence de travailler avec ces fameuses intermédiaires, bah vous dépendez de de du de l'humeur ou de ou des changements de de personnes souvent. Madame le Baleur sur la vieulture, comment ça se passe ?
Vous vous travaillez en partie directement avec les la grande distribution ? Alors nos industriels, hein, parce que je représentant les producteurs effectivement nous directement et et tout le monde le sait, on a le droit de se parler mais pas le droit de s'entendre. Euh mais comment dire, on arrive à parler, on arrive à parler et et je je l'ai dit un petit peu tout à l'heure, depuis qu'on a créé notre interprofession en vol, euh donc 5 6 ans maintenant, on arrive quand même à mieux se parler et on va dire quand on sent les négociations qui sont en ce moment là de novembre à février arrivé et on on sent que c'est tendu, on s'oblige à plus se parler pour se essayer d'apporter des éléments d'arguments alors qui vont servir sur la place de la négociation. entre l'industriel et la grande distribution, mais au moins d'essayer d'avoir d'apporter les éléments factuels qui sont nécessaires à une juste négociation et ne pas s'en tenir seulement au seul critère du de l'indice ITAVI que j'ai que j'ai évoqué tout à l'heure.
Donc notre commission écho prend toute sa force et je sens qu'au fur et à mesure des années là on d'ailleurs c'est même eux des fois qui nous sollicitent pour dire "Oh là là il on a besoin d'avoir des éléments". Alors des fois quand on le rapporte et ça pour l'avoir vécu récemment, ils nous disent aussi "Non bah allez c'est bon circule, il y a rien à voir, on va pas on va pas t'écouter parce que ça ça nous arrange pas." Mais euh voilà, donc il y a quand même une un embryon de volonté euh d'avoir quand même connaissance de la construction du prix.
Clairement depuis euh mi-né 2025, côté amont, on a clairement affiché nous ce que l'on a besoin pour satisfaire ce plan ambitieux, hein. Je rappelle he c'est quoi ? C'est construire des bâtiments, hein.
Parce qu'aujourd'hui, s'il y a un besoin en aviculture et en œuf, en œuf, vous savez pourquoi hein ? qu'on a euh on a aujourd'hui des poules qui sont qu'en système alternatif. On a plus de poules en cage, donc on a forcément moins de poules au mètre carré donc et il nous faut construire des bâtiments et si on construit pas des bâtiments, on ne satisfaera pas les la consommation.
Déjà, on l' on l' il en manque. Donc euh il nous faut en volaille de chair clairement et on l'a affiché 100 € du mètre carré en alors pour atteindre ces 100 € du mètre carré an, on est capable de dire à partir d'aujourd'hui la moyenne des éleveurs aujourd'hui on est à 80 donc il manque 20 € du mètre carré en faut qu'on aille les chercher si on veut que les éleveurs gagnent leur vie et construisent des bâtiments. Donc clairement on a affiché cette transparence donc on y travaille.
C'est un c'est un élément important quand même de la négociation. Les distributeurs avec qui on échange, je dirais qu'il y a il y a deux groupes. Il y a le groupe euh euh des Ladl des Hard discounter globalement, on peut les mettre dedans, avec qui ça se passe pas mal.
On a bah oui, paradoxalement euh plutôt de bons échanges. Pourquoi ? parce que ils sont quand quand la parole est donnée, on on se tient un bon moment.
Voilà, ils y reviennent pas. Euh U serait un petit peu dans la même le système U serait un petit peu dans la même tendance. Puis après, il y a l'autre groupe.
Alors, je dirais pas qu'ils sont mais ils sont différents groupes Leclerc, Carrefour, Auchamp, je les mettrai encore à part. C'est c'est quand même des gens qui sont particulièrement difficiles où euh ils reviennent régulièrement même en cours d'année et euh et ça c'est compliqué pour nous parce que encore une fois euh que ce soit pour un industriel ou pour un éleveur, c'est très compliqué de revenir quoi. Voilà.
Euh vous dire que dans la construction du prix et ça aussi c'est la particularité du monde avicole, c'est que nous producteurs, on discute beaucoup avec nos nos entreprises, nos coopératives, nos et on construit le prix, le premier prix, on le construit là et euh il y a une forme d'engagement entre nous. Donc il y a un contrat et ça c'est important parce que ça donne de la lisibilité même si elle est pas bonne aujourd'hui qu'on en demande plus mais ça donne de la lisibilité. Ça c'est important parce que vous dites ils reviennent même en cours d'année parce que vos prix sont négociés avec la la date butoire donc ils remettent en cause le contrat les indices les indices puisque ça bouge parce que les indices ne sont pas précisés dans le contrat les modalités d'application des indices alors il y a il y a aussi un autre phénomène sur lequel ils reviennent je m'excuse je vous coupe c'est que aujourd'hui et je l'ai dit tout à l'heure en volaille on est sur un auto comment on appelle ça le taux d'approvisionnement à la grande distribution qui est mauvais qui est mauvais.
Donc il y a énormément de pression aujourd'hui qui est mis sur les industriels parce que des fois leur engagement n'est pas tenu parce qu'on manque de marchandises. Donc dans la construction d'un prix et quand ils peuvent avoir moins cher ailleurs, ben le le jeu de l'offre et la demande, il joue pleinement. Donc ils ont tendance à dire "Attends, tu tu clairement tu m'as pas tu tu as tu as manqué à ton engagement sur l'approvisionnement.
Je c'est peut-être une clause, je la connais pas assez et là je suis humble, j'ai pas je vais pas jusque là mais c'est une clause sur lequelle ils peuvent revenir et qui fait entamer de nouvelles négociations. Pénalités logistiques et des pénalités logistiques. Exactement.
Et donc aujourd'hui on en est là et c'est on a vécu une année 2025 très compliquée et je pense que 2026 s'annonce très compliqué. Alors moi j'ai une question peut-être avant de passer à monsieur Thébau. J'ai une question pour qu'on puisse comprendre sur une boîte de par exemple qu'on va acheter en grande surface je sais pas à 3 € à 3 € les 6 quand on en trouve en ce moment parce qu'il y a des on [rires] a un peu de pénurie.
Euh c'est quoi le niveau de marge ? On est à quoi comme niveau de marge moyen ? Vous avez une idée ?
Ce que je peux vous dire, c'est que le prix de l'œuf chez le producteur, quand on parle à label he c'est 25 centimes quoi. La pièce. La pièce.
D'accord. OK. Donc donc on est plutôt encore une fois un œuf c'est peu de transformation hein.
Mais oui, c'est pour ça que je dis on a rarement des produits comme ça qu'on sur lesquels on peut voir la question de la marge. Un 9 standard alternative simple, c'est 16 centimes 25 centimes pour un label quoi. D'accord. 25 centimes plus le prix de la boîte.
On on voit bien qu'il y a bien une marge importante qui peut aller du simple au double et encore une fois sur une flexibilité importante. C'est-à-dire une c'est important hein la DLC, ils peuvent jouer enfin je veux dire ils ont ils peuvent stocker un peu et sachant que aujourd'hui il y a pas besoin de d'aller dans un magasin vous en avez pas de ou souvent il en manque donc donc ça ça part très vite. [grognement] Oui, mais normal.
Alors moi ce qui m'étonne dans ce que vous me dites, c'est que normalement l'offre et la demande devrait jouer en votre faveur là en ce moment. Oui. Et elle ne joue pas.
Et elle ne joue pas en votre faveur. Donc c'est pourquoi parce qu'on est bloqué par l'indice à vie. C'est clair.
D'accord. Et il se réfugie derrière ça. D'accord.
Donc pour nous aujourd'hui, je le dis très clairement, l'indice est à vie et on va pas condamner la loi égalime parce que nous-même producteurs, on en avait juste envie quoi. Mais aujourd'hui, on sent qu' après quelques années d'avoir vécu avec que l'indice à vie est un élément bloquant pour la production. D'accord.
Très bien. Ben écoutez, c'est noté. Monsieur Thébau, votre [raclement de gorge] pour ce qui est de la construction du prix enort, ce qu'il faut dire, je l'ai pas dit tout à l'heure, mais la caractéristique c'est que les 3/4 de la production sont transformés en charcuterie.
Donc ce qui est important, j'ai parlé de la cotation du prix de la matière première du port sorti élevage mais ensuite les cotations des pièces parce qu'en fait pour faire la charcuterie c'est du réassemblage de pièces de de gras de maigre et cetera qui viennent de France. Alors c'est c'est un quelque chose que je voulais souligner aussi. Nous on est très attaché à la à la formation du prix en essayant de voilà de d'avoir la plus juste répartition de la valeur.
Mais on est très attaché aussi à un autre phénomène c'est le port français. Donc et particulement charcuterie où on peut réassembler des produits qui peuvent venir pas forcément de France, voyez. Et donc on est très euh comment dirais-je dans dans les négociations parce qu'on a pas de prise directe dans la négo avec les distributeurs puisque ce sont les transformateurs euh les chercutier traiteurs.
Euh bon le premier commentaire que je ferai c'est que enant travailler un peu à l'étranger puis en discutant avec mes collègues d'autres pays d'Europe euh la la négociation française est réputée comme très dure très très dure beaucoup plus dure qu'ailleurs. Bon, c'est un constat, je sais pas si c'est culturel, si c'est bon des habitudes qui ont été prises par les uns ou les autres. Enfin, c'est en qu'on le constate.
Deuxième caractéristique effectivement cette date butoire. [grognement] Et c'est vrai, moi je suis pas directement partie prenante mais on peut s'interroger sur l'intérêt d'avoir une date compte tenue des fluctuations de cours qui peut y avoir en cours de l'année quoi. Donc certains opérateurs enfin partenaires de de notre filière nous disent serait peut-être plus favorable avoir quelque chose d'un peu plus souple quoi.
À tel point que on a rencontré récemment alors dans la transformation charcutière on a aussi toute une panoplie d'entreprise. de la petite PME historique. Bon, qui qui a un produit de terroir qui valorise bien son produit jusqu'à des grands groupes charcutiers, français ou à capitaux étrangers, espagnol ou mexicain en l'occurrence.
Et donc on les a rencontré on en a rencontré cet été là à leur demande. Euh ils nous ont dit que voilà depuis le mois de juin, ils étaient questionnés mis en demeure par des centrales d'achat de grande surface. Donc centrales d'achat extra hors France hein, donc ils ont des centrales Pays-Bas, Belgique, Suisse et en exigeant des reprises et des baisses de prix.
Donc le butoire de but de février, c'est quel type d'entreprise puisque vous évoquez ça ? C'est des petits, c'est pas des gros. Non, là c'est plutôt des gros.
C'est plutôt des gros. D'accord. Dire c'est quoi des gros pour vous ?
Bah c'est je sais pas si je peux citer les marques. Bon oui bien sûr. Bah les les gros c'est Fleur et Michon, Herta Aost.
Voilà ça ça fait partie des gros faiseurs. D'accord. OK.
Donc je dirais pas lesquels on l'a rencontré mais voilà ils nous ont fait part et c'était corroboré par d'autres. D'accord. L'injonction de distributeur au mois de juin de travailler on renégocie.
D'accord. Et c'est - 10. D'accord.
Et de travailler avec les centrales européennes de renégocier, de travailler avec les centrales européennes. [raclement de gorge] J'aurais donc bon ça c'est c'est voilà c'est un peu c'est un peu compliqué. Alors j'avais aussi il y a quelques années mais je vous le transmettrai dans le la contribution écrite parce que là j'avoue que j'ai pas trop eu le temps compte tenu des délais.
J'avais réalisé à partir des données de l'observatoire de la formation des prix et des marges en 2020 c'était en 2022. un peu l'historique des l'évolution des indices pour les différents maillons de la filière depuis l'indice coût de production, enfin coût du port, coût de la matière première, puis ensuite les indices des marges euh de de l'abattage des coupes, de la transformation et de la GMS. Effectivement, on voyait à l'époque, c'était très net, la machine à cache entre guillemets des grandes surfaces.
C'estàd que leur marge comme elle se faisait sur le produit qui arrivait du dernier fournisseur et ben il remargeaient dessus et du coup on avait une une marge qui augmentait proportionnellement en permanence quoi pour le dernier maillon qui est la distribution. Donc avait un peu surpris, on avait un peu communiqué là-dessus quoi. Alors depuis ils ont à France Agrière, ils ont ils ont rebasé leur leurs données.
On n pas tout à fait les mêmes les mêmes tendances mais bon c'était pour le dire quoi. C'est la charcuterie comme les je crois ça de notoriété publique que la charcuterie et les produits laitiers certains produits laitiers sont un peu la étaient ou sont encore peut-être la machine à cache des des GMS quoi. [grognement] Alors, sur les circuits alternatifs, on arrive à mieux valoriser mais en volume, c'est très c'est très marginal, on va dire.
Je parlais tout à l'heure des petits des petites salisonniers qui arrivent à bien valoriser mais en volume grosso modo, c'est c'est pas c'est pas important. Sur le bio, juste une petite incidente sur le bio parce que c'était un phénomène quand même important. Euh moi j'avais quand je suis arrivé il y a 5 ans, j'avais dans mon conseil d'administration un éleveur de port bio.
Euh il a pas tenu en 2022 de jours au lendemain. Donc son son client lui a dit "Bah écoute, tu les gardes ou je les j'achète au prix du conventionnel." Et donc il a il a dû fermer son élevage quoi.
Donc très bien. Et ce par la pression de l'acheteur. Ben là il y avait le phénomèneinflation hein qui avait explosé et donc il a voilà.
Malheureusement, on a beaucoup d'éleveurs de port bio qui qui ont dû arrêter quoi. Malheureusement, oui, je sais bien. Si je peux me permettre de revenir sur le rayon charcuterie si vous voulez bien, euh puisqu'on sait, vous l'avez dit, hein, que le rayon charcuterie et ça nous a déjà été dit par dans d'autres tables rondes et le rayon qui sert en fait à équilibrer des marges nules sur d'autres produits qui sont des produits de marque, des produits leaders et cetera. que ce soit le rayon charcuterie ou le rayon fruits et légumes, bah c'est là où les marches sont un peu plus importantes, peut-être le rayon fromage aussi où les marches sont nettement plus importantes pour les distributeurs et ça leur permet ainsi d'avoir euh d'avoir leur propre équilibre.
Est-ce que vous vous avez des exemples de prix de matière première et de prix vendus au kilos qui nous donne une idée de cette marge ? C'est quoi la marge ? 100 % dans ce cas-là sur de la charcuterie c'est de non enfin charcuterie ça varie beaucoup parce que les cours vari le cours des pièces varie mais c'est peut-être 30 25 30 % la dernière marge vous voulez dire la marge distributeur oui la marge distributeur ou oui oui moi je pense c'est de l'ordre de oui 25 30 % ce qui est énorme.
Ce qui est très bien dans les autres dans les autres maillons antérieurs, enfin quand on remonte la chaîne, bon le maillon de production mise en marché premier maillon, c'est abattage des coupes. L'abattage des coupes, ils ont du produit, ils coupent, enfin c'est une prestation quoi. Donc ils ont une marge qui est relativement stable qui évolue en fonction des des coûts des coûts de main d'œuvre, des coûts d'énergie qui peuvent fluctuer.
On l'a vu en 2022 2023 où ça il y a eu un impact énorme. Et ensuite, on a le maillon le maillon salonnerie de transformation. Alors eux, ils sont très sensibles à certains coûts, notamment l'énergie et c'est vrai que la FICT a fait des rapports, enfin nous a rapporté plutôt les données de la Banque de France qui disait qu'il y avait énormément de d'entreprises de SI qui qui ont été en difficulté sévère voir très sévère en 2023 2024 parce qu' c'était eux qui étaient pris en étu entre un prix de la matière première qui était élevé al tant mieux pour nous mais bon tant pis pour eux enfin c'est vrai que [grognement] et des prix et et et des exigences de prix de leurs clients distributeur toujours très serré et donc certains ont été pris en tau et il y a eu malheureusement des des faillites des faillites récemment relativement petit seson mais très ancien de plus de 200 ans d'existence je crois dans le dans le dans Nocitanie qui qui a qui a fermé malheureusement h donc alors les les grands groupes qui sont internationaux ils arrivent un peu à amortir les choses mais les petits transformateurs séisonniers sont beaucoup plus peuvent être beaucoup plus fragiles quoi.
On l'a vu avec l'inflation sur le prix de l'énergie quoi. Ça s'est un peu calmé et puis le prix du port a baissé donc maintenant ils retrouvent un peu leur marge quoi. Mais ils ont une marge qui est beaucoup plus fluctuante que pour la GMS.
Ouais, ça c'est clair. On est là et après il y a la GMS, c'est les trois c'est les trois maillons de la chaîne, on est d'accord. Il y en a quatre en fait.
Il y a il y a le groupement enfin l'éleveur son groupement, l'abattage des coupes, la transformation et la distribution. D'accord. Et là le produit final par rapport à la matière première, vous avez une idée ?
Bah oui, chacun ensuite apporte sa valeur. Mais bah pour dire en là le je prendre le prix moyen par exemple en 2025 euh ça ça a baissé à partir de juillet, on va dire 1,80 € vendu élevage hein. Donc 1,80 € pour faire de la charcuterie.
Euh les entrées de gamme, c'est très variable mais les entrées de gamme ça ça peut aller de 10 12 € du jambon ou de l'épaule jusqu'à 25 quoi. Hm hm. Donc c'est facteur Oui. facteur 10 à 20.
Facteur 10 à 20. D'accord. Mais bon, il y a il y a tous ces opérateurs qui s a de la transformation.
Tout à fait. Très bien. J'ai une question pour vous trois.
C'est la place qu'occupe la question sanitaire dans vos négociations. Est-ce qu'elle occupe une place ? Si oui, com comment est-elle importante ?
Enfin, est-elle importante ? Alors euh euh si je la question sanitaire de la mont, non zéro. Voilà.
C'est-à-dire les problèmes d'épisoci d'épidémie de il y a pas de non et je pense que dans au niveau de l'interprofession ou au niveau des assises du sanitaire par exemple la grande la les représentants en tout cas des fédérations de la distribution s'opposeront toujours à ce qui est une prise en compte de ces éléments-là je crois. Enfin voilà. Euh en revanche, quand il s'agit du sanitaire du côté par exemple pour le coup dans le le steak haché par exemple, on voit bien que le sanitaire est prépondérant.
C'est-à-dire qu'on a la qualité la meilleure du monde, on a le stake caché le plus sûr du monde, même si de temps en temps il peut y avoir mais voilà euh et ça c'est reconnu par la grande distribution, la restauration, les les marques de restauration. Voilà. Mais mais on est sur leur intérêt propre quoi.
C'est tout. L'intérêt sanitaire pour les producteur, il est pas pris en compte, je crois pas. D'accord.
Madame Leballur, exactement la même approche avec et ben on le vit en ce momentin. En gros, le sanitaire c'est le problème de la mont hein, c'est pas leur problème. Par contre quand il manque parce que bon 2023 on a eu de gros manque suite à l'influence avière en en en Vendé, euh là ils sont d'une intransigence incroyable quoi. et ils ne comprennent même pas pourquoi effectivement et là on se voit appliquer les taux de pénalité de de non fourniture quoi.
Donc là on a des gens en face de nous qui effectivement abusent. Moi je le dis clairement, je je abuse quand même parce que les les la profession fait vraiment tout ce qu'elle peut et ce qui nous tombe dessus on le on le demande pas. Euh et par ailleurs sur la qualité euh de nos produits, ils sont ils sont exigeants.
Alors, ils ont ils ont le devoir d'être exige et c'est normal. Euh j'espère juste qu'ils sont aussi exigeants avec ce qu'ils appellent pour combler leur rayon euh qui nous vient de de l'extérieur. Merci.
On [grognement] s dis peut-être de deux mots. Alors, c'est pas un argument de vente mais ça peut être quand même un élément au moins de communication. C'estàd que on a fait de gros efforts à la mont pour diminuer l'usage d'antibiotique euh en disant on a pratiquement diminué de 50 % la distribution d'antibiotique.
Donc c'est c'est quand même important parce que ça révèle une qualité sanitaire du du bâtiment d'élevage qui est qui est qui est bonne quoi tout simplement. [grognement] Après pour ce qui est de du sanitaire en général, on est confronté. Bon, il y a la maladie qui qui nous menace beaucoup là, c'est la fièvre porine africaine.
Bon, qui est présente en Allemagne, en Italie et depuis novembre en Espagne. Donc on est un peu cerné. Pour l'instant, je touche du bois, on l'a pas en France.
Mais en tout cas, ce que ce qu'on ce qu'on ce qu'on prome nous, c'est la mise en biosécurité des élevages. Donc, il y a encore un peu de travail à faire. On a on a fait beaucoup de travail.
Il y a des audits côté fait mais il en reste encore à faire notamment chez les éleveurs un peu indépendants qui sont pas dans des circuits de regroupement et cetera. Mais ça c'est un vrai enjeu sanitaire. Alors ça c'est ça sort un peu de du champ peut-être de périmètre de votre commission d'enquête mais c'est majeur parce que on l'a on a vu l'affaire report africaine en Espagne donc dans des sangliers he pas dans des élevages c'est uniquement des sangliers.
Euh en novembre, euh le prix du port en Espagne a chuté automatiquement, enfin immédiatement et il est rendu à 1 € aujourd'hui en Espagne. Donc ça pèse aussi sur le les prix et les marchés européens enfin fast allemand parce que ils ont ils se sont vu d'un jour à l'autre fermer des marchés d'export, ils exportent énormément. Du coup, les volumes sont revenus sur le marché intérieur européen et donc apporte une tension sur les prix sur toutes les places européennes quoi.
Donc tu vois, on est interdépendant quand même là-dessus. Voilà. Et je vais vous poser une dernière question.
Après, je laisse la parole à nos collègues sénateurs et sénatrices. Euh puisque vous parliez effectivement euh euh d'Europe et d'importation, euh j'aimerais que vous nous rappeliez la spécificité des normes d'étiquetage relatives à l'origine de la viande. Donc ça c'est pour monsieur enfin pour les trois en fait vraiment sur la question de l'origine et nous dire si il y a certains industriels ou distributeurs qui contournent ces normes d'étiquetage qui les utilise mal qui qui les évitent enfin les pratiques que vous constatez vous de votre place de fédération.
Je sais pas si ma question était claire. C'était clair. Si si clair.
Si si. Euh alors on on on décide qu'il y a le droit à l'erreur pour les agriculteur. On on dit qu'il y a le droit à l'erreur pour l'étiquetage dans les magasins.
Je je je le dis avec un peu une en sous sens de boutade, mais euh [raclement de gorge][toux] vendredi dernier, j'ai des collègues qui sont allés faire un tour dans un magasin. Euh euh il y avait rien d'étiqueté. Enfin voilà, c'était pas c'est des il y avait pas l'origine de mise.
Bon, c'est très rare quand même. Je pense qu'en viande bovine en tout cas euh sur la dans la grande distribution, c'est plutôt c'est c'est plutôt un effet plutôt positif pour eux de mettre le logo VBF et même quand ils font les publicités encore soit dans la presse, soit voilà, il ils le mettent. Et je pense que là-dessus, ça ça doit pouvoir aller comme toujours hein.
Dès qu'on commence d'être dans des produits transformés, là ça devient beaucoup plus aléatoire. Euh et moi je je pense qu'on est plus euh par exemple encore une fois dans des chaînes de restauration qui font croire que voilà euh on est on est vraiment euh et voilà et moi je vais vous dire par exemple McDo ou parce que parce que quand le weekend je discute avec les jeunes et tout ça quand je leur explique que McDo est à 50 % viande importée tout le monde me dit mais Mcdo ils font de la pub sur le français le français le français ben non la viande bovine et ils sont transparents quand on les rencontre, il nous ils nous le cachent pas. C'est pas voilà mais n'empêche que le consommateur, il a l'impression de manger français quand il va chez McDo, quoi.
Et chez Burger King, ils ont commencé avec zéro français. Bon, aujourd'hui, ils sont un peu mieux mais voilà, c'est et et ils ont leur propre raison, hein. Je je ne dis pas mais en fait il y a pas de détournement.
Enfin, votre question c'était de dire est-ce qu'il détourne la loi par l'affichage ? Je ne pense pas vraiment. Par contre, dans le mode de communication qu'ils ont, ils font ils font style quoi.
Voing c'est du marketing et et voilà. Et ça c'est des fois plus grave. Merci.
Concernant la volaille, l'étiquetage d'origine est acquis et c'est quelque chose qui pareil, je crois qu' est respecté. euh les choses sont clairement dites et identifiées. Là où le babless, c'est que dans la conjoncture où on est, où on manque et maintenant euh ben effectivement on voit arriver euh largement euh à la fois de la viande européenne mais pour maquiller pour maquiller pour pour arranger les choses et qu'elles soient un peu plus présentable alors pas trop en grande distribution. grande distribution, ça reste sur du produit frais, y compris sur du produit transformé assez bien clair parce qu'ils en ont aucun intérêt.
Par contre, dès qu'on a affaire à la restauration hors domicile, les grandes collectivités et la restauration commerciale, là on on voit quand même des problèmes. On a aussi découvert très récemment sur des chaînes de distribution à la à la restauration mais il le cachent plus hein parce que ils ont tellement besoin de marchandise qu'aujourd'hui c'est clairement affiché. Donc bah il arrivera ce qu' arrivera.
Mais alors est-ce qu'on s'habituera ? On n pas envie. Mais aujourd'hui oui il y a il y a il y a Mais il joue pas avec.
Non je crois pas. Je crois pas. Merci.
Alors on porte, j'en ai parlé tout à l'heure, nous on soutient Mordicus et on squote au niveau interprofessionnel, il joue le jeu globalement sur le port français fou le port français et je dois dire que il y a il y a un peu schématiquement avec les distributeurs, les marques distributeurs respectent. On a le port français dans les marques distributeurs. C'est pas faute aussi d'avoir depuis plusieurs années fait des descentes pour vérifier.
Bon, donc là maintenant tout le monde est à peu près des cartes. Sur les grandes marques là il y a un peu plus de variété. Il y a du port français mais il y a aussi du port UE, origine UE avec transformé en France d'un petit drapeau transformé en France.
Bon voilà donc c'est pas vraiment trompé parce que le consommateur enfin moi quand je fais mes cours je je regarde bon j'achète du français bien sûr mais je regarde aussi bon si il est transformé en France bon ben tacte he de toute façon du jambon comme je le disais tout à l'heure du jambon on on en produit pas assez donc on est obligé d'en avoir apporter mais il y a il y a cette distinction marque distributeur on a du port français quand même très très majoritairement grande marque là c'est plus c'est plus varié quoi. Voilà très bien merci ben merci beaucoup messieurs. Alors, chers collègues, est-ce qu'il y a des demandes d'intervention ?
Madame Bellim, je vous en prie. Merci madame la présidente, madame la rapporteur, chers collègues, madames, messieurs les intervenants. En tant que sénatrice de la Réunion, je vais je vais centrer un peu mon intervention sur la question ultramarine, je l'avoue, parce que c'est des situations qu'on ne peut pas aborder en pensant à une simple déclinaisés hexagonale finalement.
Et il est vrai que les filières bovines, porcine et avico ultramarine évoluent dans des contextes qui sont extrêmement contraints que je vais pas euh m'étaler mais vous le connaissez. Il y a l'éloignement, l'insularité, la dépendance euh au niveau de l'importation pour l'alimentation animale, le coût du frais, l'énergie, les normes européennes identique, les marchés plus petits et finalement la distribution qui est fortement concentrée. Je dirais que premièrement, je souhaiterais avoir une question un peu centrale sur la répartition de la valeur.
Je dirais euh disposez-vous aujourd'hui de données spécifiques au Drom et notamment la Réunion sur la répartition de marges au sein de vos filières ou faut-il constater malheureusement l'existence d'un véritable angle mort statistique concernant les outresem lorsque ces données existent ? Quelle est la part réelle finalement du prix final payé par le consommateur ultramarin qui reviendrait au producteur et comment on peut comparer cela à ce qui se passe ici en Hexagone sur le pouvoir de négociation ? Je vous ai entendu et et je me demande compte tenu de la petite taille des marchés ultramarins et de la forte concentration de la distribution, les producteurs disposent-t-ils finalement d'un réel pouvoir de négociation sur les prix ?
Est-ce qu'il vous en parle ? Et cette constructualisation qui est prévue par les lois égalimes finalement, est-ce qu'elle fonctionne concrètement dans nos territoires ? Troisièmement, sur la concurrence des importation, je vais venir sur un sujet qui dérange énormément, ce sont les fameux produits de dégagement que nous avons à la Réunion.
Ces volailles, c'est très souvent des volailles qui nous proviennent de de pays hors Union européenne. Donc traçabilité pas net, euh valeur nutritive pas nette non plus. Enfin, on connaît ces produits de dégagement.
Quel est le comportement qu'on devrait avoir face à ces produits de dégagement qui sont essentiellement écoulés dans nos territoires ? Quatrièmement, sur les marge de la grande distribution, avez-vous observé des différences de marges pratiquées par la grande distribution en Outre Mè par rapport à ce qui est pratiqué ici en Hexagone ? Et est-ce qu'on peut parler de surmarge ultramarine ?
Et enfin, sur le rôle de l'État, qu'attendez-vous concrètement de l'État pour mieux protéger les producteurs ultramarins ? Faut-il selon vous un cadre spécifique pour les outres maires distinct du droit commun ici enfin du droit commun hexagonal, excusez-moi de le dire comme ça et et je tenais en tout cas à vous remercier pour par avance pour les réponses que vous nous apporterez car elles nous seront essentielles afin de ben de formuler des recommandations crédibles notamment pour nos territoires. Merci.
Alors on va prendre les questions. Il y a quatre questions au total en quatre intervenants. On va prendre de deux si vous le voulez bien.
Éveline Renault Carabédian. une sur les comparaisons européennes et une sur la différenciation. Euh lorsque l'on compare les la situation française avec celle de nos pays européens, Danemark, l'Allemagne, l'Espagne, on constate que les marges et les revenus des producteurs agricoles ne sont pas nécessairement plus élevés qu'en France, mais pourtant ils sont en revanche plus stables, plus prévisibles dans le temps du fait des structures de filière qui sont plus intégrées ou plus contractuelles.
Les travaux de l'observatoire des prix et des marges mettent en évidence une forte volatilité des marges en France à Laamont où les producteurs observe plus fréquemment les chocs psyches. Pouvez-vous nous dire ce que l'on pourrait tirer des modèles étrangers européens pour sécuriser économiquement la rémunération de nos producteurs concernant la différenciation. Je connais pas particulièrement la matière mais moi je me pose une question qui est essentielle.
Normalement dans vos filières bovine, avico et porcine la différenciation des produits qu' s'agit d'un [grognement] produit avec un label de qualité, l'origine des signes distinctifs, des modes de production particuliers normalement c'est présenté comme étant des leviers de création de valeurs qui sont susceptibles d'améliorer la rémunération des producteurs. sur le terrain ces producteurs, cela doit s'accompagner obligatoirement de dépenses beaucoup plus importantes, d'investissements plus important, des contraintes accrues sans que les producteurs n'en perçoivent obligatairement une amélioration durable de leur marge. Moi, je me pose une question qui est peut-être totalement absurde.
Comment ça se fait qu'on narrive pas en fonction de l'organisation qui est actuelle, celle des filières, on narrive pas à retenir cette différenciation produit pour qu'elle bénéficie systématiquement au producteur ? Merci de vos réponses. Alors, vous avez la parole madame messieur qui veut peut-être commencer.
Monsieur Berdard, allez-y. Par rapport à au territoire ultramarin, une chose peut-être dans le contexte et et pour aller un peu dans votre sens où on n pas forcément toutes les données mais pourquoi on avait choisi enfin je dis j'ai pas participé mais on a choisi une vache égérie au salon de l'agriculture issue des territoires ultramarins. c'était pour mettre en évidence l'agriculture de ces régionsl.
Donc euh il se passe ce qui se passe. Voilà, en au niveau sanitaire, au niveau politique, hein, je pense qu'il y a une certaine forme de récupération et où on fait un amalgame. Un mot autour de ça, c'est qu'en fait non seulement en viande bovine, on a des races et des et un modèle d'élevage typique presque dans chaque région française et donc on a un modèle d'élevage typique et vous avez des races et quand on voit les races la fameuse Égéie, elle a elle a pas de comparaison avec chez nous seulement elle est élevée dans les mêmes conditions.
C'est-à-dire que contrairement à la rumeur et au fake news, il y a pas d'hormone, il y a pas d'activateur de croissance et voilà. Donc ça veut dire que par contre elle a un élément important, c'est qu'elle est adaptée au climat et elle est adaptée à l'environnement de ces donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que concrètement il faut effectivement en viande bovine un modèle agricole qui soit adapté à la fois en nourriture.
Elle mange des bananes cette vache. Elle mange beaucoup de bananes. Donc c'est bien chez nous. il va pas manger enfin chez nous voilà donc c'est je suis désolé c'est pas tout à fait la réponse mais c'est pour dire que voilà il est clair qu'en terme d'élevage dans notre type d'élevage en bovin viande et ce pourquoi on s'oppose à l'accord du mercour pourquoi on dit qu'à un moment donné on a un modèle d'élevage très particulier çaen est une un exemple et c'est important de le rappeler après quand on utilise ces mêmes races au Brésil et qu'on met des activateurs de croissance jusqu'au dernier jours de vie de l'animal Ce n'est pas la même chose.
Voilà, je précise ça pour dire que évidemment qu'il faut étudier et approfondir ces choses-là, il y a pas énormément de différence dans la façon d'élever. Voilà, moi j'ai reçu des gens de la Réunion, des gens de Mayotte, des gens chez moi. Voilà, on on les les éleveurs, on se comprenait assez vite, il y a pas de problème.
Mais il faut y mettre des éléments. Juste un élément dans ces dans ces coûts de production et il a été évoqué le fait que quand on est trop dans le modèle du coût de l'aliment, le gros avantage en viande de bovine c'est que dans les coûts de production, le calcul des coûts de production, on a pris un ensemble parce que dans le modèle d'élevage dans lequel on est, l'aliment acheté représente une infime partie. Donc c'est vraiment la vie de l'exploitation.
Donc c'est voilà. Donc je suis désolé mais voilà, je peux répondre que comme ça pour la [grognement] partie euh euh comment comparaison avec les autres modèle européens. Alors, il y a deux choses différentes.
Il y a pas la même forme de distribution. On est on est le modèle où la la grande distribution est omniprésente alors qu'ailleurs en Europe, on n'est pas tout à fait dans les mêmes formes de distribution. Et donc il y a un sujet de voilà de de répartition et de et de rapport de force.
Voilà. Je pense qu'il y a un vrai rapport de force. Peut-être que l'Amond mériterait d'être plus fort, mais l'AV est est de toute façon tellement costaud que il fait plier n'importe lequel. 2è élément sur les il y a il y a quand même une différence de type de consommation et euh et donc on consomme euh les pièces nobles aussi des pays voisins euh voilà et et notamment en restauration, pas temps en grande distribution mais on importe beaucoup beaucoup de bavettes d'lais et qui de toute façon sinon sont mis dans le steak aché pour les autres pays.
Quand vous valorisez à x € euh de plus le kilo un certain nombre de produits, bah vous les envoyez en France et du coup vous pouvez vous permettre de baisser le prix intérieur quand vous avez fait de la valeur avec ce que vous exportez. Donc ça c'est voilà. Et dernier élément sur la différenciation euh et et là je je en en bovin viande en tout cas, il y a une situation particulière, c'est que quand on est dans un modèle labellisable, AOP, IGP, je ne sais quoi, euh on a d'abord un modèle d'élevage nous qui fait que euh on peut pas produire tout pour faire du label.
C'est c'est très contraignant, c'est-à-dire que on labellise notre élevage, on met en bio notre élevage, en revanche, vous avez toujours des animaux qui ne passeront jamais en label. Mais il y a il y a pas que le problème de la distribution, c'est qu'on a des critères enfin moi j'ai 100 vaches, j'ai des mâles, j'ai des femelles. Les mâles en charolet euh ils passeront pas en label et et moi je vends quelques bêtes en labelle.
Donc c'est c'est relativement complexe. Alors que quand on est euh avec j'ai un voisin qui fait du cochon à la belle rouge, il est à 90 % de de valorisation labelle. C'est différent quoi.
Et nous c'est ça qui est complexe. Peut-être un élément à votre à votre réflexion. Quand on est dans un élevage certifié label mais que le produit ne passe pas en label, pourquoi est-ce qu'à un moment donné on ne pourrait pas dans le cadre de cette ce besoin de de monter en gamme de segmentation passer ces produits là dans les PAT, dans les enfin dans la restauration parce qu'en réalité c'est sûrement un peu trop technique mais moi 100 % de mes animaux ils sont labellisables mais je n'ai que les génies de je sais pas quoi.
Enfin, les vaches de plus de tel âge, elles peuvent pas y aller. Mais elles ont tout été nourris depuis leur naissance en modèle label. Et là, c'est différent dans la la viande bovine du reste, mais c'est un peu compliqué mais c'est l'esprit dont je veux parler. réponse madame.
Bien sûr. Alors sur la partie ultramarine, je suis désolé mais je connais pas bien comment ça fonctionne là-bas mais par contre quand vous effectivement vous évoquez les produits de dégagement qui vous arrivent notamment en volaille euh malheureusement il doivent être de plus en plus important parce que on doit être en incapacité y compris de fournir ces ces régionsl bien évidemment les je vais rien vous apprendre mais aujourd'hui ces produits de dégagement ne répondent pas à nos normes demandées par nos cahiers des charges français et nos exigences françaises. C'est clair.
Bah, je veux dire, on a les débats du Mercosur en ce moment et on sait très bien que il en arrive déjà de toute façon et et là, il faut qu'on soit vigilant. Et qu'est-ce qu'on doit demander à l'État par rapport à ça ? Mais je crois que la demande de la profession, elle est claire. c'est qu'on ait plus de contrôle, qu'on soit en capacité de mener ses contrôles jusqu'au bout et qu'on dénonce les choses.
Parce queà un moment si on perd la bataille du Mercur d'un côté et qui sont les produits de dégagement pour nous hein qui vont chercher pour combler un manque, euh ben soyons exige jusqu'au bout et sur les mêmes critères que les nôtres. Donc là-dessus, il faut être voilà on est en attente là d'une réponse claire de de l'État à à à ces choses-là parce que ça serait trop grave de laisser faire. Oui.
Euh et puis effectivement, essayons peut-être aussi d'adapter la production, mais encore une fois, je la connais pas assez sur les modèles français européens. En volaille, c'est assez particulier parce qu'effectivement, je l'ai dit au début, la France a vraiment un système atypique hein de contractualisation de de production. Si vous regardez la Pologne qui est notre compétiteur avec les modèles français, la Pologne est est indexée à un cadrant, une forme de cadrant qui ressemble à celui du port d'ailleurs pour la la volaille.
Et donc les modèles sont complètement différents puisque les modèles français sont familiaux et vous voyez derrière ce que je mets et les modèles polonais sont industrialisés. Ils sont passés du poulailler 10 poules au poula au méga poulailler pour en y avoir été récemment. La petite ferme, elle fait 10000 m² aujourd'hui.
Donc donc il y a plus rien à voir. Et aujourd'hui derrière la les l'acte de production, on a plus beaucoup d'agriculteurs comme on l'entend en France. Donc les ào du marché, ils se les prennent parce qu'ils sont très malheureux à des moments.
Et et voilà. Et puis vous avez les Belges aussi. Alors, les Belges, c'est complètement autre chose.
Eux, ils ont un cours aussi, le cours du dense que qui aujourd'hui nous nous fait rêver parce qu'il est pour exemple à 1350 € la tonne de poulet. Aujourd'hui, nous on est à 1200. Donc, vous voyez bien ce qui nous manque aujourd'hui, nous il on l'aurait chez eux.
Euh mais ils ont été très longtemps, mais très très longtemps en dessous de nous. Et la vie culture a quasiment disparu ou presque disparu là-bas en tant que production. Donc euh on voit bien que là on est des compétiteurs mais pas sur des mêmes modèles de production.
Donc euh donc voilà ce que l'on peut dire sur la segmentation de production et sur la partie qualitative de la production. La volaille a fait un travail depuis très très longtemps de différenciation de segmentation hein. C'est très clair chez nous.
Euh et aujourd'hui, on ça bouge quasiment plus, hein. Bio 8 % de consommation, label, on arrive à à 17 18 % et puis euh et puis le reste c'est du standard. Et sur la valorisation de nos labels aujourd'hui euh on sait en dans dans les derniers travaux de l'interprofession, on a travaillé sur une frise d'indexation justement à partir d'un d'une base 100 basée sur le modèle standard et euh et de regarder si la grande distribution respectait ça en terme d'achat.
Et on s'aperçoit que c'est plutôt bien tenu et que globalement, allez, pour être clair, un éleveur qui investit dans une production label ou bio aujourd'hui, il est récompensé de son investissement et du travail supplémentaire. Voilà, maintenant ça se joue sur les volumes après hein. Et quand ils en ont plus besoin, qu'ils en ont trop, malheureusement il déclassent et ça c'est dévalorisant pour le producteur.
Et c'est arrivé aussi bien en œuf qu'en qu'en volaille de chair hein ou comme en port, on l'a dit tout à l'heure et ben ton lot à passer en il arrive plus à passer en label ou en bio on le déclasse au prix du standard. Donc ça c'est très grave. Merci madame.
Je vous demandais d'être un petit peu plus coincé dans parce qu'il y a encore des questions. Merci d'cord. Non, très très rapidement sur les territoires ultramarins, c'est je manque de données en fait.
Moi, j'ai eu des contacts, je crois que vous êtes de la Réunion. C'est la seule à ma connaissance, le seul territoire où il y a il y a une vraie filière qui est qui qui est structurée. Mais j'ai peu d'élim choqué ce que vous avez dit sur le dégagement.
Oui, ça c'est vraiment c'est quand même très choquant. À propos de dégagement, il y a alors c'est pas vraiment du dégagement mais en ce moment quand on fait des courses, on a des des promotions de foort. Alors, c'est pas du dégagement parce un peu quand même.
C'estd que on veut après les fêtes où il y a eu une baisse de consommation, on veut relancer. [grognement] Donc il y a alors ça on surveille un peu parce que ça nous gratte un peu quand on voit du des côtes de port à 2 € le kilo quoi. Mais bon, alors j'en ai pas vu encore cette année mais bon c'est un peu un passage obligé malheureusement donc on va oublier.
Après pour les comparaisons européennes bon le leader comme je l'ai dit tout à l'heure c'est l'Espagne. C'est un modèle complètement différent parce que l'essentiel de la production est intégré intégré. il y a une intégration horizontale au départ avec des éleveurs qui sont agrandis et qui ont commencé à monter en vertical.
Donc c'est un modèle qu'on qu'on a pas et que pour l'instant nous éleveurs, on ne souhaite pas adopter. Donc c'est bon, il a ses ses atouts et ses ses contraintes. Mais pour ce qui est des labels et des valorisations, c'est vrai que le label enfin tous les signes de qualité en général à part le l'inflexion du bio la récente du ce que je disais tout à l'heure pour le reste en label rouge ou en spécialité en IP AOP, IGP, on en a quelques-unes.
Moi, je reste persuadé que c'est sous-exploité. On a vraiment des des spécialités charcutières remarquables dans toute la France, différentes d'une région à l'autre. Et bon, ce qui marche, bon, il y a le Bayon euh IGP, il y a Mortau euh dans [raclement de gorge] l'en Franche Compté.
Bon, il y a quelques pâtés, des riettes et cetera, mais je pense qu'en volume, on devrait on devrait faire pouvoir faire mieux quoi, à la fois pour le marché intérieur français, mais aussi à l'export où on est peut-être moins offensif que les charcutiers italiens ou espagnols qui font des produits de très bonne qualité, ça je ne conteste pas, mais on a aussi des très bons produits, quoi. Et on est un peu frileux là-dessus. Euh voilà ce que je voulais dire.
Oui, très rapidement. Très bien, merci. Je vais être obligé d'accélérer parce que le temps passe et on a encore quelques questions.
Donc euh Marelise Ousseau, donc si vous pouvez poser vos questions 2 minutes et puis les réponses un petit peu plus rapides aussi. Merci. Euh oui, moi je je vous ai bien écouté attentivement.
Moi je viens d'un département le Tarne avec un gros élevage beauovin. On a à peu près 100000 beauovins et on en perd 3 à 4 % chaque année. Voilà.
Et on a euh également on a finalement assez peu de porc bien que on est euh les charcuterie de la cône mais essentiellement alimenté par du port espagnol. Euh et donc à vous écouter. Moi je vous décrivez une situation qui est pas parfaite hein.
Vous dites qu'il faut aller au-delà des coûts d'aliments euh pour la vieulture, intégrer d'autres coûts de production, que les négociations sont dures, mais que les marques distributeurs utilisent du port français. Vous ne parlez plus de marge arrière, hein, vous avez pas répondu à à la question d'Antoinette Gul. Donc finalement, je trouve que vous êtes assez positif et donc moi, je voudrais savoir si vous pensez que la situation actuelle est convenable ou est-ce qu'il y a quand même des choses à faire pour améliorer euh quand même la la partie qui revient au producteur et de manière plus large parce que quand même notre solde agroalimentaire va être déficitaire cette année, qu'est-ce qu'il faudrait faire ? euh pour reprendre des parts de marché en viande bovine, en port et et en en aviculture.
Très bien. Merci madame Aiman. Oui, merci madame la présidente.
Euh merci pour vos exposés. Euh nous avons vous avez euh évoqué euh euh la question de l'impact ou du non impact, non prise en compte de de de des questions sanitaires sur les problématiques de coût. Euh l'actualité de la filière avicole montre que les questions de d'exploitation et les contraintes réglementaires européennes et non européennes peuvent impacter sur la disponibilité du produit mais aussi renchérir certainement le coût de production.
Euh je voudrais savoir pour chacune des filières euh si dans vos négociations euh bah la question de la prise en compte du bien-être animal et de façon plus large sur toutes les attentes sociétales qui deviennent de plus en plus importantes auprès des consommateurs et prise en compte à son juste niveau et si le renchérissement qui qui découle de ces de ces prises en compte et partager avec sur la les différents différents niveaux de la chaîne de valeur pour éviter que les producteurs ne le supportent exclusivement. Et on va prendre une dernière question de madame Goselin. Oui, merci beaucoup madame la présidente.
Oui. Alors, ma question est toujours sur le prix le prix que qui vous est imparti. Il est vrai qu'on a eu égalime 1 2 3 et que il me s 4 et il me semblait que à chaque fois on devait réajuster le prix réel, c'est-à-dire à la fois ajouter le coût du fermage, le coût des bâtiments.
Vous en parliez madame ? Euh je pensais que c'était quelque chose qui était pris en compte dans le prix que le que que vous que l'on vous donnait pour chaque pour chaque animal vendu ou ou abattu. Donc je m'aperçois que ce n'est pas encore le cas.
Comment faudrait-il qu'on puisse faire pour que enfin vous soyez payé au juste prix du du produit ? Merci. Alors réponse qui veut commencer monsieur Bernard très très vite.
Le la dernière question sur le prix nous on a l'exemple on a pris plus que le coût alimentaire. La la question qui se pose aujourd'hui dans le cas dans lequel on est c'est que en gros on est un tunnel de prix dans lequel la borne basse c'est le coût de production calculé. Voilà, pour un c'est pas plus compliqué que ça, c'est-à-dire dans un contrat, vous mettez dans la borne basse, dans le tunnel de prix, le coût de production et et après le reste, ça sécurise évidemment le jeûne ou l'investisseur ou voilà.
Donc ça c'est mon avis c'est assez simple euh même si euh je je suppose que c'est pas simple à faire passer. Le l'autre élément pour la le côté qu'est-ce qu'il faudrait pour qu'on perde moins pied ? Bah, il faut produire.
Enfin, le mot produire enfin on vous le dit depuis tout à l'heure, il faut produire, il faut faire naître des vaau en bovin et il faut engraisser augmenter l'engraissement et ça il y a pas il y a il faut un plan stratégique élevage en France et quand je dis élevage, je mettrai un NS. Il faut plus perdre une vache, il faut plus perdre une brebille, il faut plus perdre une chèvre. Euh et puis après, je pense qu'il faut plus perdre une poule et plus perdre mais je je me voilà euh simplement euh tout ça il il faut euh quelque chose d'un peu plus transversal, c'estàdire ça s'arrête pas au ministère de l'agriculture.
C'est euh c'est c'est un plan stratégique, c'est une caractéristique de la France. Il me semble qu'il y a à un moment donné, on avait dit l'abourage et pâturage sont les deux mamelles de la France. On voit bien que quand il y en a un qui va pas et tout tombe.
Voilà. Donc je pense que c'est vraiment ça qu'il faut avoir à l'esprit. Donc rapidement, qu'est-ce qu'il faut faire pour reprendre des marchés ?
Ben construire des poulaillers, ça c'est clair. Et pour construire des poulaillers, ben il faut donner l'envie. Et pour donner l'envie, il faut du revenu, il faut une visibilité sur le revenu parce qu'aujourd'hui si vous avez si vous gagnez pas de l'argent, clairement vous n'irez pas vers la la motivation à construire des poulaillers.
Et puis il faut lever aussi clairement quelque chose de simple, c'est que quand le poulailler il est réglementaire qui répond à la à la réglementation et ben on y va et on se s'embarrasse pas de ce qui est aujourd'hui un peu compliqué et qui démotive. Très clairement, je m'arrêterai là. le sanitaire et euh et la montée en gamme.
Voilà 10 ans, on avait un plan de filière qui nous avait été imposé par le gouvernement et en volaille le numéro 1 c'était on monte en gamme. On fait plus de label, on fait plus de bio et l'objectif était de monter à 50 % en labelle. On on s'est retroussé les manches et on l'a fait.
On a essayé de le faire. On a essayé de le faire mais on s'est arrêté avant. Pas de vente, pas de marché.
Donc la volonté entre la entre la volonté et la réponse du marché constater qu'il y a une réalité et je crois que la moralité de ça c'est que ben il faut peut-être attendre que le marché soit mur pour pouvoir avancer avec et c'est être le plus le plus réactif. Et ça nous les producteurs, je peux vous le dire, on est prêt à ça. À partir du moment où on est rénuméré, on est prêt à ça.
Demain monter en gamme, c'est pas un problème, mais il faut assurer la rénumération et le prix, c'est tout. Alors, c'est simple à dire, hein, c'est plus simple à prix égalime et puis allez ce que je votre question je la transforme en disant euh quel serait le modèle le plus rêvé quelque part pour que ça fonctionne bien ? Et bien moi je pour la vie ce qu'on n'empêchera pas un prix de construction par une négociation, c'est comme ça, ça fonctionne comme ça et puis faut peut-être que ça le reste mais à un moment je pense qu'il faut quand même mettre plus d'indicateurs qui permettront de sécuriser et je suis d'accord avec mon collègue des beauvins, le minimum c'est le prix de revient et puis quand le prix de revient est fixé après effectivement le marché fait le reste.
Mais au moins qu'on ait tous les indicateurs et pour les nôtres, je l'ai dit tout à l'heure, le bâtiment, la main d'œuvre et l'énergie qu'on doit rajouter à celui de l'aliment. Merci. Oui, pour la filière Porcine, dans les différentes questions, même remarque sur le plan de filière, il y a il y a quelques années, on nous avait obligé un peu à monter en gamme et on n'y est pas arrivé, on l'avait dit.
Après, pour ce qui est des demandes sociétales, euh moi moi malheureusement je pas pour être pessimiste, je serais réaliste. Je pense qu' il y a il y a des demandes et on a évolué et le droit européen va encore évoluer. Il y a des discussions en cours, enfin on a à la fois sur la bienraitance animale et sur une directive qui s'appelle éctive sur les les émissions industrielles par rapport à l'environnement.
Donc pour rabattre les émissions de d'ammoniaque et cetera. Sur ces deux champsl en fait, ce sont des investissements qui sont souvent important mais qui sont pas pris en charge par le marché. Donc c'est pour ça que d'une part on souhaite qu'il soit proportionné et ça me permet de dire un peu en conclusion mais les élevages porsins français sont globalement plutôt de taille modeste par rapport à nos concurrents étrangers européens en particulier.
Euh c'est 250 truits avec euh la suite et c'est un couple quoi hein. Donc c'est voilà, c'est plutôt de modeste. Mais on voit bien d'avec le temps que pour absorber les nouveaux coûts de bien-traitance, de normes environnementales, de normes sanitaires de biosécurité et terrain, on n'chappe pas un développement de l'élevage et une augmentation régulière de l'élevage. pas pour arriver à des 3000 10000 truits comme on en a parfois à l'étranger.
Mais non, pour rester là, on est à 250 aujourd'hui en moyenne, naisseur enresseur, peut-être qu'on arrivera un jour en moyenne à 300 350 voilà avec un salarié. Bon voilà, nous c'est ça notre schéma quoi. Et c'est pour ça que on souhaite que les futures normes ne soient pas trop disproportionné et fassent l'objet d'un soutien public pour tous les investissements non productifs.
C'estàd qu'on peut pas répercuter par le haut marché. Donc ça ça c'est important, on n'est prêt à y aller mais voilà, il faut simplifier. D'où le d'où les lois aussi sur la police environnementale, enfin des dont on a parlé beaucoup l'an dernier, les ICPE, les fameux ICPE, voilà qu'on déplafonne un peu et qu'on harmonise avec le droit européen, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui et donc on est pénalisé quoi.
Merci messieurs. Alors, je crois que madame la rapporteur encore une question. Oui, j'ai une dernière question.
Vous avez parlé à un moment donné du prix euh du port. Alors, c'est vous, monsieur Thiebo, qui avait dit "Sur les promotions, on peut arriver à une promotion à 2 € le kilo, je crois." C'est ce que vous avez dit.
Moi, j'aurais une question sur les promotions. Les promotions, ça fait partie entre guillemets des marges arrières puisque madame Housseau nous en parlait, elle également. Habituellement, les promotions sont à la charge des producteurs.
Est-ce que c'est votre cas ? Ça n'a pas l'air d'être votre cas en fait. puisque je vous ai écouté attentivement, vous avez quand même l'air de dire les promotions sont à la charge du distributeur.
Il achète, il achète à un prix qui est qui est lui négocié, enfin avec peu de marge de manœuvre quand même hein, si je vous ai bien entendu. Euh mais après par contre, c'est pas c'est pas vous qui payez les promotions, c'est bien le distributeur qui les paye. D'accord. que la pression la pression est juste mise sûrement plus sur l'industriel que sur le producteur.
La la le prix producteur est juste le résultat après un peu de cette pression, mais je pense que c'est voilà, c'est pas c'est on n'est pas directement concerné effectivement. Très bien. Ben écoutez, je vous remercie.
Alors moi j'ai encore une ou deux petites questions suite à vos différentes interventions. Euh d'abord, je voudrais connaître le la part des contrats tripartites dans dans chacune de de vos filières et si selon vous il faudrait faire mieux, si ce serait une bonne option, enfin voilà, est-ce que il y a un sujet autour de ces contrats tripartites ? Vous avez parlé beaucoup surtout madame des indicateurs.
Alors moi à ma connaissance les indicateurs ils sont à la main des interpro. Donc pourquoi est-ce que ça n'avance pas assez vite ? Que faudrait-il faire selon vous pour que ce qu'on a appelé nous les MPI, les matières premières industrielles au regard des matières premières agricoles qui sont sanctuarisées ell donc le coût est sanctuarisé donc comment faire en sorte que cette part de tous les frais annexes à la production puissent effectivement être pris en compte ?
Euh, on a parlé aussi tout à l'heure, en fait, j'ai quatre questions. 3è question, on a parlé rapidement tout à l'heure de la date butoire. La date butoire, elle est parfois quand même présentée comme un élément entre guillemets de production du producteur dans la mesure où on dit à un moment on négocie mais après c'est bon, le prix il est calé et on n'y touche plus.
Donc, j'entends dans votre dans votre réflexion que vous ça ne vous gênerait pas finalement si on pouvait discuter du prix tout au long de l'année. Est-ce [grognement] que vous pouvez me le confirmer ? Et voilà.
Et enfin, le dernier sujet qui est plus de la prospective, c'est que est-ce que on a parlé un petit peu en arrière-fond de restauration hors domicile ? C'est vrai que la restauration hors domicile n'est pas soumise à égalime. Est-ce que vous pensez qu'il faudrait soumettre aussi la restauration hors domicile euh au cadre égalim ?
Et est-ce que vous pensez qu'à ce jour, il y a pour vous des marges de manœuvre importante en restauration hors domicile ? Comment est-ce que vous vous appréhendez ces deux types de marchés distribution et restauration hors domicile ? Euh peut-être sur les contrats tripartites, c'est c'est un film.
Enfin dans ce qui se fait au niveau de la viande bovine, le taux de contractualisation, il y a un observatoire de la contractualisation qui est mis à jour par l'interprofession tous les semestres pour regarder l'évolution. Euh globalement euh on est à un petit quart de la production aujourd'hui. Avant égalim, on était à 2 % quand même.
Donc après quand on est à ce niveau-là, si on prend la vache laitière, c'est zéro pratiquement et si on prend le jeune bovin, c'est plutôt presque 50 % 45 %. Donc voilà, on est il y a il y a effectivement est-ce que c'est égal ? Qu'est-ce que c'est ?
J'en sais rien. En tout cas, il y a une évolution. En contrat tripartite.
C'est relativement faible encore une fois parce que le contrat tripartite, il impose aussi au à la forme de distribution de trouver l'ensemble de la valorisation. C'est ça qui qui coince, c'est qu'en fait quand vous êtes en contrat tripartite, vous allez voir l'abatteur en disant voilà, j'ai besoin de tel et tel volume. Mais mais voilà, le distributeur il passe pas. euh la totalité des fois de la carcasse.
Aujourd'hui, on est dans du pad, on est dans du compensé, enfin des termes un peu barbares mais qui veulent dire qu'en gros, on n'est plus en carcasse ou en demi-carcasse. Et donc, c'est là où il y a une grande difficulté. Il y a des et pour faire le lien à votre avec votre question de la de la restauration, en fait, il y a le le travail du de l'abatteur étant de congeler les morceaux qui doivent permettre de servir les restaurants à la belle période.
Enfin, il y a il y a un travail dans dans le rythme de l'industriel aujourd'hui d'octobre à février, il y a un système de congélation d'un certain nombre de pièces pour les ressortir de mars à juillet quand on commence les barbecue quoi. Enfin voilà, on est dans un dans un système un peu malgré tout, on on est dans un dans un cheminement où la saisonnalité et le prête à manger prend le dessus. Donc euh je pense qu'il y a il y a une vraie réflexion en tout cas sur l'avenir de la consommation de viande de bœuf en particulier.
Et là la la Fédération nationale bovine a a porté à connaissance vraiment au niveau de de la de l'interprofession le fait de travailler beaucoup plus sur la restauration. C'estàd il y a un groupe de travail qui trava hors foyer à la fois du côté restauration collective et restauration commerciale pour essayer de de commencer ces fameux travaux parce que quand on a une enquête qui est mise à jour qui s'appelle buff euh qui est mise à jour par l'Institut de l'élevage tous les 3 4 ans à peu près, on voit bien que la la part de marché elle est ce qui est perdu par la GMS est gagné par la restauration et voir la GMS se comporte aussi en en façon traiteur quoi. Enfin voilà, elle s'adapte.
Donc voilà, je pense qu'il y a un vrai sujet euh à creuser. Est-ce que c'est égalime ? Euh je je voilà je saurais pas si la contractualisation du même style.
En tout cas euh on va dire que définir et et que les principaux opérateurs soient obligés de communiquer directement consommateur et après en masse peut-être de façon annuelle bisannuelle. Euh voilà, et être obligé de donner euh des éléments sur leur approvisionnement, ça peut quand même faire partie de quelque chose à creuser, quoi. Alors, sur le contratite, il y en a très très peu en en volaille.
On commence à en parler. Et pourquoi on commence en parler ? C'est très simple. les dans les dernières négociations et notamment tout le long de l'année 2025, on a des grandes surfaces pour ne pas les citer Intermarché par exemple qui commence à nous dire "Écoutez, moi je suis prêt à mettre mais je veux m'assurer qu'elle aille au producteur et la seule façon de garantir ça quelque part ça serait de construire un contrat très partite." Et ça pour nous en 2025, ça a été une, je veux dire un début de d'enclenchement d'une nouvelle réflexion.
Alors, on a envie de poursuivre dessus, mais quand on parle de ça en interprofession, on a encore un petit peu de mal parce que et ça m'amène à la deuxième réponse, construction du prix indicateur. Je vais le dire aujourd'hui, les industriels, les les gens qui discutent le prix autour de la table euh quand ils sont dans les boxes, ils ont peur que et ils le disent, ça va être la soviétisation du prix. En gros, si on met tous nos indicateurs, mais qu'est-ce qu'on aura comme marge à négocier un prix puisque tous les indicateurs vont décliner toc toc un un prix final ?
Euh nous, on pense que c'est pas comme ça, mais aujourd'hui, on a ces discours-là qui sont bloquants pour avancer. Donc voilà, je comment je je peux répondre à la question. la RHD effectivement on se rend compte que et et nos industriels qui commercialisent nous disent nous déclare souvent avoir moins de mal quand même à négocier avec la restauration hors domicile qu'avec la GMS.
Donc ça veut dire qu'il y a quelque chose de différent. Donc euh maintenant euh maintenant la restauration effectivement de l'emmener dans la loi égalim pour avoir les mêmes critère ou rien. Je je je sais je c'est pas mur encore dans notre dans notre approche au regard des premières des premières questions que vous avez posé.
Et puis la la 4è c'était quoi ? Non non je crois que j'ai j'ai à peu près fait le tour. C'est bon.
Non non. Euh voilà donc discuter toute l'année, discuter toute l'année et la date victoire euh mais en fait on s'aperçoit que de plus en plus il y a quand même des événements qui se passent en agriculture dans le cours d'une année qui font qu'à un moment les choses changent vite. Donc je crois qu'être amené à discuter quand même de regarder ce qui s'est passé suite à la guerre en Ukraine, l'évolution des matières premières, elles ont explosé.
Donc même s'il y avait lois égal, les lois de la construction explosé. Donc s'il y a un moment on est bloqué, nous l'inertie nous coûte cher en agriculture. Donc à un moment il va falloir quand même se donner la souplesse.
Moi je pense que c'est quand même pas une erreur de se revoir en cours d'année. C'est long une année. Je il y a beaucoup d'inertie dans la construction du prix.
Donc c'est compliqué à mettre en œuvre, je pense. Très bien. Merci madame.
Monsieur TB. Oui. Alors sur ben le dernier point enfin des triparties, il y en a très peu.
J' dit tout à l'heure, j'ai connaissance d'un d'un contrat dans la région des Haut de France mais c'est c'est marginal en volume. Pour ce qui est de la date butoire, je l'ai évoqué tout à l'heure en disant bon, on serait peut-être aussi favor un peu de souplesse parce que on est marqué par un cours du port qui est extrêmement volatile, ça je vous l'ai dit. Et de ce fait, enfin une des raisons c'est que il est sensible aussi à des événements extérieurs qui peuvent intervenir.
Bon, on a eu les taxes chinoises antidumping là soit-disant. On a eu la fièvre por en Espagne, on peut avoir d'autres d'autres facteurs et ce qui fait que effectivement ça peut jouer à la baisse comme à la hausse. Donc on comprend l'intention du législateur en disant une date butoire ça permet de sanctuariser le prix pour producteur.
En réalité il y a des situations où ça peut être au contraire bloquant quoi quand on a des opportunités de de mieux valoriser un produit. Euh voilà donc pour ça que là-dessus on est assez ouvert et je crois au sein de Farineaport on l' aussi pour ce qui est de la RHD. Oui, c'est vrai.
Vous avez bien fait d'en parler parce que je je sais le faire et je pense que c'est important. On travaille beaucoup les gros volumes c'est GMS mais la RHD alors restauration commerciale ou collective là il y a encore un gros gros chantier à travailler. On est on est sous-investi là-dessus sur la restauration commerciale donc avec l'obligation d'ication d'origine des viandes en restauration.
On a vu un un mouvement timide, mais on a vu un mouvement avec un retour du port, de certaines pièces de port dans les menus. Euh et donc ça, on encourage évidemment du port français bien sûr. Et pour ce que la rassuration collective, notamment tout ce qui est lié à la commande publique, alors là, on a on a des années de retard, hein.
Je pense que là, il y a je sais pas trop par quel bout prendre le chose les choses, mais on arrive à on arrive à trouver des des rédactions de cahier des charges qui permettent de de valoriser le port local. Voilà. Et ça c'est insuffisamment exploité.
Insuffisamment exploité. Il y a il y a un gros gros enjeu de tonnage quoi. Là c'est clair. [grognement] Très bien.
Ben merci beaucoup. Je pas de regret, pas de dernière question de votre part madame messieurs. Pas de remarque suite à cet échange.
Je vous en prie. Si si je pense que enfin on on est vraiment dans un monde il va falloir faire des choix quoi. Est-ce qu'on veut de l'élevage ?
Et là, je je en plus l'avantage chez moi, c'est que j'ai aussi un élevage avicole. J'ai fait du port il y a quelques années et il faut enfin réveillons-nous quoi, réveillons-nous. Est-ce qu'on veut un élevage ?
Et est-ce qu'on c'est pas la peine d'aller parler de souveraineté si on n'est pas capable d'installer des jeunes et des et des bâtiments ? Très bien. Ben merci beaucoup.
Merci beaucoup madame messieurs. Merci mes chers collègues. Je vous rappelle que nous nous revoyons demain à 14h.
Même salle. Même salle. Merci beaucoup.
Bonne soirée à tous. M.