Culture post-Covid : la fin de l’exception culturelle ? - #AMFIS2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 17:00OuverteRéponse directe
Comment s'impliquer dans le secteur culturel sans en être professionnel ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Quelle est la qualité des fouilles archéologiques privées autorisées ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00eric_domergueFait
« en 1993 donc cette première grande victoire et effectivement c'est surtout ça a été surtout portée par les milieux du cinéma et de la musique »
- 6:00eric_domergueFait
« l'exception culturelle comme le disait martin l'acception restreinte du terme c'est de dire effectivement que la culture n'est pas un bien marchand ou que la culture n'est pas un bien marchand comme les autres »
- 7:00roxane_sirvenChiffre
« 78% des répondants ont connu des périodes de surcharge de travail parmi ceux-ci 45% voit le travail c'est mon seul et sans pouvoir résorber le retard »
- 8:00roxane_sirvenChiffre
« 54 % des agents du ministère qui sont contractuels aujourd'hui »
- 10:00roxane_sirvenChiffre
« plus de 400 postes qui ont été supprimés depuis dix ans en centrale soit une baisse de 22 % des effectifs »
- 12:00patricia_kohlerChiffre
« 360 mille associations artistiques et culturelles sur l'ensemble du territoire donc c'est à dire le conte star dans les années 70 16 étaient 7000 »
- 14:00patricia_kohlerFait
« on a vraiment besoin de se défendre en permanence pour dire que un autre espace économique existe que celui de la marchandisation et de la concurrence »
- 2:30Fait
« la culture c'est un peu technique est inscrite dans le règlement général d'exemption par catégorie en ce qui concerne les aides d'état »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour ou bonjour à toutes et à tous on va après ce petit délai commencer merci à toutes et à tous d'être présent aujourd'hui en ce troisième jour dans fille dans ce créneau matinal on sait que pour celles et ceux qui sont là depuis jeudi se lever si tonton peur peut parfois être un défi on vous remercie de l'avoir relevé donc bienvenue à cette conférence intitulée culture parce qu vide la fin de l'exception culturelle point d'interrogation il nous a paru important de nous saisir de ce sujet de l'état actuel de l'exception culturelle tout d'abord parce que ça se passe dans la continuité des conférences culture qu'on propose aux amphis chaque année qui se propose à se saisir d'une d'une thématique actuelle d'un concept actuel de politique culturelle un concept sur lesquels il ya qui nous paraît intéressant au vu des désirs constance contemporaine et de la réflexion contemporaine ces dernières laissent dernières années aux deux dernières éditions des amphis on avait notamment beaucoup exploré la notion du travail de l'art et des travailleuses et travailleurs dollar ce qui a donné des mesures programmatiques ensuite assez conséquente ambitieuse dans le programme que nous avons porté en 2022 dont je pense que nous pouvons être fiers et ils cette conférence elle se place aussi dans la continuité du travail qui a été réalisé par l'équipe du livret à recul tu re de l'union populaire dans le cadre de la campagne présidentielle et législatives durant lequel en plus du travail programmatique nous avons aussi réalisé un travail de fond sur ces grands thermes qu'on entend qu'on utilise dans le champ de la culture et qui nous semblait important de définir de redéfinir de se réapproprier si ce n'est de proposer nous mêmes des nouveaux termes et donc cette année à la fois pour par rapport à l'actualité et en tant que terme à explorer c'est donc celui de l'exception culturelle que nous allons voir aujourd'hui et enfin parce que justement cette notion là nous semble être une porte d'entrée pertinente à la fois pour analyser l'action ou dans certains cas et beaucoup trop malheureusement l'inaction des gouvernements maquereau en matière de culture notamment dans le contexte de la crise sanitaire enfin du coeur de la crise sanitaire et de l'après crise sanitaire dans lequel nous sommes et surtout parce que cette thématique de l'exception culturelle nous semble pouvoir être la base de vecteur de mobilisation à venir est enrichissement de la dynamique de l'union populaire et du modèle de société qu'elle porte ce qui rejoint les objectifs politiques que nous nous sommes fixés dans ses universités d'été du coup un très bref point de rappel même si on va y revenir très vite sur ce qu'est cette notion de l'exception culturelle qui est une doctrine donc été principalement développée en france d'où ce nom des souvent utilisé d'exception culturelle française excusez moi je me débats avec mes notes et avec le vent donc a surtout été développé en france durant la seconde moitié du 20e siècle et qui ne veut pas dire que la culture française est exceptionnel ce n'est pas ça le fond de cette idée là mais qu' on va faire des arts et de la culture une exception aux lois du marché soit disant libre et non faussée afin de garantir une forme de diversité de lutter contre l'uniformisation des arts notamment l'uniformisation étasunienne et de laisser la place à l'invention de nouvelles formes et surtout d'établir concrètement que les arts et la culture ont une fin ont une valeur autre que celle de la marchandise qui sont des valeurs d'exception de valeur de lecture sensible du monde de critiques du présent ou du passé si ce n'est du futur et donc d'émancipation et surtout ceux ce cap-là de l'exception culturelle il a permis et il permet de poser politiquement la question de la place des arts et de la deux des arts et de la culture dans la société et dans nos vies donc dans une fois que ce concept a été posée et développer il entraîne le fait que les pouvoirs publics vont être actif pour préserver les arts et la culture des seules lois du marché de la rentabilité à la fois dans les accords internationaux y aussi par toute une série de dispositifs de financement public qu'on peut connaître et et côtoyé mais également par des des soutiens à des à des systèmes de redistribution des richesses pour permettre la création notamment dans le cinéma est ce qui a permis le développement du cinéma français et même européen mais pas que ou tout simplement d'avoir des pouvoirs publics actifs sur cette notion des arts et de la culture dans la société ce qui génère des services dédiés des fonctionnaires d'aidé sur ces questions là et un savoir faire qui se fait au fur et à mesure des années et donc c'est ce qui a permis à la france de développer un service public des arts et de la culture qui ne et quand bien même ce champ des arts et de la culture non marchand ne concerne pas que un service public mais bien plus large et on va le voir aujourd'hui est un service public et un champ non marchand qui comme partout ailleurs sont aujourd'hui malmenée et menacé par le néolibéralisme comme toutes les autres formes d'action pour l'intérêt général aujourd'hui en france donc il nous a semblé aujourd'hui important de questionner ou en était cette notion aujourd'hui alors que la france se trouve dans une situation inédite de concentration dans l'édition dans le cinéma dans la musique dont l'exemple de de vincent bolloré est le plus triste est le plus inquiétant vu l' usage politique qui qu'il porte lui-même de de son sa gargantuesque acquisition de maisons d'édition de société de production dans le cinéma et dans l'audiovisuel est également de deux sociétés liées à la musique ce qui est moins connu mais que vincent bolloré est aussi gargantuesque et tentaculaire dans le monde de la musique est également important de le questionner alors que là la crise sanitaire a renforcé la domination des mastodontes de ces industries culturelles des acteurs les plus importants qu'ils soient français ou étrangers notamment encore une fois étasuniens et pour qu'il est bien entendu les bénéfices à court terme ou d'autres orientations politiques - émancipatrice sont les principaux moteurs l'action alors aussi que cette même crise sanitaire a dégradé la situation de nombreux travailleuses et travailleurs de la culture et des acteurs de plus petite taille indépendant associatif qui font vivre cette diversité au quotidien et et alors que également à la culture marchand la culture comme valeur marchande sans peut-être semble être la ligne d'action de maquereaux et ses gouvernements successifs à travers le pass culture on développe par rapport aux arts la culture des accès sur le fait sur le biais de l'achat en plus d'être un chèque offert ou au plus offrant dans ce domaine là ou encore comme le projet de financement quelque chose un peu plus technique mais qui sera un sujet d'actualité à venir dans avec cette rentrée les projets de financement du centre national de la musique qui est un organisme créé il ya quelques années au début du mandat mâcon qui en lui-même n'est pas inintéressant était une revendication du secteur de la musique avait pour but d'être un peu comme le centre national du cinéma savoir un organe de redistribution de l'argent créé pour permettre de financer la création de dans la musique au vue dans l'avenir et qui dans maintenant que ce sens national de la musique ne reçoit plus les financements du quoi qu'il en coûte qui est à ces dispositifs de financements publics pendant la crise sanitaire il la question de ses propres financements malheureusement s'oriente plus vers un outil de distribution mais vers un outil qui va renforcer les majors de la musique ou plus donnerons de l'argent sont d'anciens la musique plus le recevront eux mêmes de l'argent qui sera donc plus du tout un outil de diversité mais un outil de d'accélération de la concentration comme malheureusement le gouvernement on a développé beaucoup et enfin alors aussi que les les critères économiques que la concurrence que le court termisme et que la course au mécénat défiscaliser sont devenus les orientations imposées aux services publics des arts et de la culture et à toutes autres acteurs et actrices de ce secteur quitte en dénaturer complètement l'émission où les volonté initiale est donc ce que nous proposons d'aborder aujourd'hui avec le vent notamment c'est surtout avec nos intervenantes et nos intervenants c'est de se demander est ce que le maquereau nisme va signer la fin de l'exception culturelle pour faire face à cela comment s'organiser face à cette situation et surtout maintenant que nous avons un programme maintenant que nous avons les pistes concrètes qu'elles viennent de l'union populaire delà du ps ou des syndicats associations et collectifs avec lesquels on échange continuellement maintenant que nous avons tous ces propositions concrètes comment dessiner les contours théorique et stratégies qui feront des arts et de la culture paraît pourtant se libérer de la marchandisation et la mainmise des plus riches un élément central de cette société de partage de bifurcation écologique et d'émancipation que nous portons à union populaire et plus simplement comment faire de cette ambition pour la culture et le progrès humain le fer de lance de la bataille culturelle du bloc populaire pour en discuter aujourd'hui j'ai le plaisir de recevoir de dôme à gauche à madrague eric domergue et journalistes culturels et enseignant à l'université paris-x nanterre notamment en politique culturelle il ya le mot roxane cervm qui est archéologue à l'inrap syndicaliste secrétaire national de la cgt culture petits ou point on peut souvent confondre cette culture et ses spectacles la cgt culture et celle d'aider les agents du du ministère de la culture et de ses services alors que là c'était spectacle celles principalement du côté des intermittents du spectacle et donc également qu'ils étaient candidates et qui a porté nos couleurs dans la troisième circonscription d'indre et loire patricia base bon ça m'a pris chacun leur avons présenté notre député qui est coordinatrice de deux fils que l'union voilà l'union fédérale d'intervention des structures culturelles merci quoique fédération de structure culturelle indépendante est liée à l'économie sociale et solidaire que je résume bien la fin donc ça a le grain député élie fille du ps de paris au vice présidente de la commission affaires culturelle et éducation qui fait notamment part s'est déjà distingué dans le combat que nous avons porté à l'assemblée nationale pour un financement juste et perrin garantissant l'indépendance de l'audiovisuel public qui était un des premiers combats portée des baies votre toute récente investiture [Musique] alors pour commencer cette discussion voilà comme ça sans permis de tourner les postes directement donné la parole à eric demay peut-être quand je te donne une claque qui éviterait les problèmes de câbles est ce que oui oui ça a l'air de marcher pour justement un petit retour sur ce qu'est historiquement l'exception culturelle c'est ce qu'elle entraîne concrètement et surtout les problématiques et perspective contemporaine vis-à-vis de cette notion eric je t'en prie merci merci à martin pour son invitation et enfin aux universités d'été de la france un sourire pour l'invitation merci à vous d'être là j'ai essayé d'être bref est intéressant je vais un petit peu endosser moment enfin voilà un truc un côté un petit peu professoral mais je vais essayer de pas être professoral je voudrais qu'on revienne sur cette notion d'exception culturelle de voilà de faire un tout petit un tout petit historique et puis je vais essayer d'avancer une une une opinion comme on dit impopulaire une popular opinium comme on dit dans les sur les réseaux sociaux qui serait de dire qu'il faudrait en finir avec l'exception culturelle voilà c'est le celtix there alors pourquoi alors on se pose aujourd'hui la question de savoir si on va vers la fin de l'exception culturelle alors comme le disait martin c'est évidemment lié à la réélection des manuels macron dont on peut s'attendre à ce qu'ils poursuivent une politique d'inspiration néolibérale et en même temps cette question n'est absolument pas nouvelle la question de la fin de l'exception culturelle j'ai fait des petites recherches j'ai vu par exemple quand en 2005 françoise benhamou qui une économiste très connu et réputé de la culture écrivait un article qui s'appelait l'exception culturelle exploration d'une impasse et encore plus avant si on remonte en 1999 joël phare chikhi et chercheuse au cnrs écrivait un livre qui s'appelait la fin de l'exception culturelle donc vous voyez que la question n'est pas n'est pas nouvelle alors que l'exception culturelle en tant que notion un peu connue reconnue de tous elle remonte à 1993 donc ça serait presque une un concept un peu mort né à l'exception culturelle qui appellent l'ex rennais auraient déjà été menacé de mort alors locaux vides je sais pas si ça change grand chose c'est ce qu'on va voir le coc vide a montré que bonds a signé quand même un petit réengagement de l'état pendant la période du coc vide plutôt rupture avec avec la philosophie générale de du gouvernement du gouvernement et puis quelques injonctions un peu nébuleuse à vous savez à se réinventer a réenfourché le tigre des choses dont on ne savait pas très bien ce que ça voulait dire et qui apporte pas grand chose sur le sujet de l'ex de l'exception culturelle on peut noter que le coc vide a fait quand même se déporter la question de la culture de la question de savoir si la culture était un bien marchand vers la question de savoir si la culture était un bien essentiel ou pas c'est je crois que c'est surtout c'est surtout là que ça s'est joué or l'exception culturelle comme le disait martin l'acception restreinte du terme c'est de dire effectivement que la culture n'est pas un bien marchand ou que la culture n'est pas un bien marchand comme les autres on ne sait pas très bien si c'est si c'est là aussi c'est l'autre il ya un peu on peut entendre un peu les deux les deux choses alors c'est une notion qu'on fait remonter à 1993 parce que c'est là la première victoire de cette notion d'exception culturelle c'est à dire qui a consisté à faire sortir en fait la culture des accords internationaux des accords commerciaux internationaux l'exception culturelle n'est pas n'est pas un outil juridique c'est à dire que c'est pas il n'y a pas de nulle part on parle d' exception culturelle comme étant un droit c'est juste une espèce de tradition qui consiste à chaque renégociation avec le mca chaque renégociation avec l'europe où à chaque accord bilatéral ou multilatéral a fait ressortir donc les biens culturels a fait ressortir la culture de ces de ces accords qui à chaque fois évidemment tendent vers davantage de concurrence vers davantage de deux libéralismes vers une cette perspective d'une concurrence libre pur non faussée et c'est alors en 1993 donc cette première grande victoire et effectivement c'est surtout ça a été surtout portée par les milieux du cinéma et de la musique cette question d'exception culturelle parce que c'était beaucoup en opposition et en comme une sorte de mécanisme des défenses par rapport à la toute puissance commerciale des etats unis d de la musique américaine du cinéma américain et c'est donc il faut le noter quand même des industries culturelles des membres des industries culturelles qui ont porté cette question de de l'exception culturelle donc concrètement c'est quoi c'est effectivement quelques mesures qu'on peut qualifier de de protectionniste par exemple aujourd'hui qui sont encore de mise aujourd'hui et qu'ils ne le seraient plus il n'y avait pas l'exception culturelle par exemple les quotas les quotas de chansons françaises qui doivent être diffusés à la radio on doit avoir 40 % de chansons francophones depuis la loi toubon de 1996 et donc ça l'exception culturelle permet de maintenir ces lois qui sinon seraient pourraient être considérées comme illégales du point de vue des accords internationaux on a ça également pour la télévision puisque à la télévision on doit diffuser 60% de deux films européens et 40% de films français d'après toujours ses quotas c'est également l'exception culturelle des systèmes de financement comme celui du du cinéma qui permet de d'avoir des taxes sur les billets de cinéma qui soit ce soient des films français ou américains qui vont être reversés pour la pour le financement du cinéma français et européen cette fois ci bon il ya voilà c'est pour donner quelques exemples concrets de ce qu est l exception culturelle mais plus largement l'exception culturelle c'est donc une philosophie aussi un celle de dire que la culture n'est pas un bien marchand et je dirais un peu plus largement encore celle d'idées que l'idée que grâce à l'état la culture va échapper aux règles du marché donc c'est par exemple ben oui effectivement favoriser la diversité quand le marché favorise plutôt la concentration favoriser les cultures alternatives quand le marché favorise le mainstream favoriser l'émergence quand le marché favorise le bankable etc etc et donc tout ça un peu être ramené à dire on va dire l'exception culturelle c'est à dire un mécanisme qui fait que l'état va protéger la culture des des mécanismes impitoyable du du marché le terme d' exception culturelle a pu être relayée à partir du début des années 2000 par un autre terme qui est celui de la diversité culturelle c'est notamment jacques chirac qui en 2003 lance le projet de charte de diversité culturelle qui va être pour l'unesco qui va être repris par l'unesco en 2005 et je vous cite quelques phrases de jacques chirac qui dix ans donc en 2003 la culture ne doit pas plié devant le commerce qui dit donc ces rencontres de 2003 et est sous titré la culture n'est pas à vendre et jacques chirac parlait de la création comme d'une activité irréductible aux lois du marché donc on voit que l'exception culturelle enfin les la diversité culturelle s'inscrit dans les pas de l'exception culturelle elle en ld porte cette même philosophie vers un autre concept cette exception culturelle dans une acception plus large encore je dirais pour être même confondu avec le mécanisme de la politique culturelle à la française c'est à dire qu'on a tendance à superposer les deux est effectivement à dire que cette politique culturelle menée depuis longtemps par la france c'est un peu l'exception culturelle française alors à la plus de ça je cite léon roman monnier qui en 2015 dans la revue humanisme écrit n'ayons pas peur des mots l'exception culturelle est une invention française vieille non pas de quelques décennies mais plutôt de quelques siècles françois 1er fut ainsi le premier précisément à poser les fondations de l'édifice en créant le dépôt légal et c'est donc vous voyez que là dans cette acception l' exception culturelle égale politique culturelle française on peut en avoir une acception encore encore plus large donc ça veut dire quoi ça veut dire que l'exception culturelle pas ce serait un modèle de politique culturelle à la française donc qu'on peut faire remonter à françois 1er à louis xiv et puis qui effectivement s'affirme surtout dans l'après-guerre en 45 ans et puis après surtout en 59 avec malraux le premier ministère des affaires culturelles et puis bon an mal an quelque chose qui est poursuivie quand même par les politiques de gauche comme de droite il ya quand même vous voyez que c'est chirac qui a défendu sa que la loi toubon c'est la loi toubon donc c'est une loi de droite et qu'il ya quand même une espèce de consensus autour des politiques culturelles à la française donc ça serait quoi ça serait un modèle interventionniste qui effectivement apparaît aujourd'hui comme de plus en plus menacé alors menacé on va dire par plusieurs plusieurs facteurs le premier facteur c'est effectivement le recul de l'état 1 avec l'essor des fins d des théories néolibérales qui veulent que le marché soit le meilleur moteur régulateur stimulateur etc de nos sociétés et qui veut que l'état se déporte s'efface le plus possible qu'ils aient menacé également par un phénomène plus récent qui est celui de l'essor du numérique puisque on sait que toute l'industrie numérique ben évidemment échappe aux règles nationales donc échappe à l'exception culturelle et fluidifie aussi l'accès quand même aux biens culturels si bien que l'état ne sait plus non plus trop quel rôle jouer avec tout cet essor du numérique dans l'accès à la culture est troisième fois je dirais que l'exception culturelle est menacé par l'exception culturelle elle même et aussi par la démocratisation de la culture la démocratie culturelle la culture pour tous la culture pour chacun la diversité culturelle je cite tous ces concepts en fait qu'ils sont qui ont fleuri ici et là et qui disent surtout que on a du mal en fait à renouveler nos politiques culturelles à leur redonner du sens et qu'il ya un certain essoufflement de la politique culturelle à la française n'est dans l'après guerre donc si le gouvernement macron n'est peut-être pas finalement le principal danger un selon moi pour l'exception culturelle même si évidemment la philosophie néolibérale pardon de son action ne fait aucun doute et que si on regarde son programme alors je voulais juste voir ça très rapidement le programme culturel de d'emmanuel macron pendant la campagne était extraordinairement ténue extraordinairement mince il y avait trois choses inquiété dans ce qui est écrit dans son programme c'était de développer encore davantage le pass culture le pass culture évidemment qui est ben oui un qui met en place un phénomène de consommation culturelle avec une application qui fait se rencontrer l'offre et la demande à coup de subventions le deuxième le deuxième point de son programme culturel c'était d'abroger la redevance on va en reparler je crois et le troisième point c'était de produire de promouvoir le métavers à la française donc où on voit quelque chose un peu qu est de l'ordre de l'exception culturelle ont en tout cas que deux lors du 2 e du patriotisme culturel où nous un industriel on n'en sait pas plus aujourd'hui beaucoup plus sur le programme le programme culturel de de rim abdul malak la ministre de la culture j'ai essayé de voir les échos ont essayé de faire une sorte de feuille de route alors qu'est ce qu'on nous dit dans cette feuille de route on nous dit qu'il va y avoir une réforme de l'audiovisuel public consécutive à l'abrogation de la redevance qu'il va y avoir un chantier de l'information qui va être nommé enfin qui va être mis en place pour lutter contre l'effet news qui va y avoir un déploiement donc augmentée du pass culture comme c'était prévu il ya la question de la concentration effectivement dans les médias la question des concentrés de la concentration dans l'édition et puis également bons d'autres enjeux mais sur lesquels je passe le donc pour revenir sur cette idée faut-il enfin va-t-on vers la fin de l'exception culturelle et sur cette idée que pour moi il faudrait peut-être en finir avec l'exception culturelle et bien c'est parce que simplement je pense que l'exception confirme la règle et donc si l'exception culturelle confirme une règle elle confirme la règle du marché qui seraient prédominante est prééminente partout ailleurs donc ce serait peut-être la raison pour laquelle il faudrait en finir avec l'exception culturelle et peut-être essayer de passer de l'exception culturelle à des politiques culturelles qui soit un modèle pour les autres secteurs de la cour pour les autres secteurs de l'économie faire de la culture ça veut dire réinsuffler redonner du sens aux politiques culturelles qui en perdent alors ça veut dire quoi c'est ce qu'on peut être qu'on va essayer de voir mais enfin vous voyez que le chantier très vaste et ce que c'est ce qu'a commencé ce qu'on commençait à faire est effectivement les livres et culture de la france insoumise alors voilà c'est peut-être une culture aussi des politiques culturelles moins centralisée - verticale peut-être également plus écologique plus féministe peut-être également et surtout retrouver du sens pour et donner du sens et une société qui en manquent je voudrais pour finir juste s'en fout sans verser dans le dans la nostalgie si tu es un discours de jacques duhamel qui était str de la culture en 1972 donc ça fait 50 ans il était donc ministre de la culture en 72 donc il était ministre de la culture de georges pompidou on est donc dans la droite pompidolienne et qui quand même en 1972 prononcer ce discours sur la politique culturelle ils disaient nos sociétés sont désormais en état permanent d'instabilité la recherche du taux de croissance le plus élevé entraîne une transformation une transformation accélérée de l'appareil économique elle provoque des migrations considérable à l'intérieur de chaque pays et entre nos différents états créant une masse flottante racines et elle engendre un développement souvent difficiles à maîtriser de nos villes qui deviennent le cadre de vie c'est-à-dire de culture de la majeure partie de nos populations enfin les mutations psychologique que suscite la croissance sont ressenties par les hommes comme un désarroi plus que comme un dépassement l'action culturelle a donc désormais un rôle fondamental à jouer pour contrebalancer les effets néfastes de la croissance doit permettre aux hommes non seulement d'avoir plus mais d'être plus voilà [Applaudissements] merci beaucoup eric pour ce point de vue historique et ses premiers éléments apportés à la réflexion la discussion d'aujourd'hui et je voudrais du coup de donner la parole à toi à roxane sirven pour que tu puisses nous partager ton point de vue de syndicalistes le cette perspective donc on parle de la fin de l'exception culturelle pour l'interrogation qu'on a traité déjà avec quelqu'un ici on va voir comment ça s'ajoute à la au contexte dans lequel on est de politique culturelle post qu'ovide ont eux aussi un pendant le coc vidé en quoi le cet état pendant qu vide et n'a pas assez caractéristique de 2 pour perdre ensuite précisément ce que cette brutalité noah libéral qui n'a une mc une vision qui n'a qu'une vision marchande de ou de facteurs économiques de l'action publique fait aux politiques culturelles et comment elle en est même presque antinomique avec même un exemple assez important et contemporain à la fin merci donc je vais je vais évoquer l'état des lieux du ministère de la culture et de ses politiques le premier constat c'est la culture n'a pas échappé à la définition des activités essentielles ou non essentiel pendant la période qu'ovide la politique néolibérale et la marchandisation de la culture déjà en oeuvre depuis des décennies évidemment a été accélérée pendant la corrida la définition des activités essentielles au sein du ministère de la culture s'est traduit par ce qu'on appelle des plans de continuité de l'activité les pca qui définit secteur par secteur les activités maintenues c'est lé télétravail et et celle arrêtée en période de pandémie les pca n'ont pas fait l'objet d'une association est d'un avis des agents du ministère pour la raison que ils dépendent ils ont dépendu du haut fonctionnaire de défense et de sécurité et non pas par exemple du bureau de la santé de la sécurité au travail dès lors les pca en matière culturelle ont été considérés comme secret défense à l'instar de ce qu'a fait mach rang avec son conseil de défense quelques mois plus tôt mais nous ça commençait dès le départ cela pue a donné des situations ubuesques comme par exemple les agents de surveillance des salles et ceux des billetteries dans les musées qui se sont vus au retour du confinement exigé un travail en présentiel alors que le musée était fermé parce que la règle était si la mission n'est pas d'aimer travaillable ce qui est leur cas ils doivent exercer leur activité en présentiel même s'il n'ya aucune activité de billetterie ou de surveillance quant au musée est fermé les personnels et le ministère de la culture font l'objet politique d'austérité très nocive 1 depuis 20 ans catéchisme des libéraux est connue marchandisation éclatement du ministère réorganisations abandon de mission détérioration du service rendu au public dégradation des conditions de travail perte de sens au travail je reviendrai suppressions d'emplois et j'ai l'historique des salaires pour la mise en oeuvre de cette dégradation évidemment il ya un management qui est basé sur la performance individuelle l'individualisation des rénumérations l'isolément des travailleurs et l'hyper darty qualité de la hiérarchie en conséquence on peut se poser la question y at il encore une politique culturelle portée par le ministère qui peut dire ce qu'est la politique culturelle en france aujourd'hui quels éléments culturels échappe à la marchandisation alors la politique culturelle et souvent inaudible même pour les agents du ministère 1 à part parce qu'elle n'a pas d' espace de réflexion il n'y a pas réellement une volonté de démocratie culturelle si on peut se satisfaire de la création récente d'une délégation générale à la transmission au territoire et à la démocratie culturelle au sein du ministère aura-t-elle pour ambition de porter des politiques qu'ils soient transversale et non descendante uniquement répondra-t-elle aux besoins démocratique et d'émancipation qui s'exprime de reconnaître que chaque personne est porteur de culture et peut participer à la conception des politiques culturelles comment remettre de la culture partout et pas seulement pour des publics ciblés je pense par exemple au pass culture mais aussi dans le monde du travail par exemple où on peut regretter la disparition quasi totale des bibliothèques d'entreprise qui était un lieu qui permettait aussi d'avoir de la culture dans le monde du travail le service public culturel n'est pas vue comme un investissement mais comme une dépense et le développement culturel concerne surtout le développement des plateformes numériques payantes le ministère de la culture ne réfléchit plus et politiques avec les acteurs de la culture mais aussi auprès des cabinets conseils comme l'âme acronis et c'est bien le faire en dépensant des millions d'euros alors même que le travail d expertise des personnels du ministère sont reconnus au delà du ministère et même au delà du territoire national or cette expertise peut disparaître sans volonté de transmission on voit malheureusement de plus en plus une politique des ressources humaines qui n'anticipe pas les départs et qui ouvre des concours trop tard empêchant un tuilage et un partage de compétences je donnerai un exemple la bibliothèque nationale de france bnf qui n'a pas anticipé la création de postes pour la réouverture du site de richelieu ce qui donne environ 60 postes qui ont été transférées daviau tech de tolbiac à richelieu on déshabille l'homme pour habiller l'autre on ne crée pas d'emplois évidemment cette logique libérale entraîne une perte de sens au travail et une précarisation de plus en plus forte des agents je vais évoquer dans un premier temps la précarité au ministère de la culture car elle a explosé ses 54 % des agents du ministère qui sont contractuels aujourd'hui la situation est très dégradé pour les nombreux contractuels du ministère certains sont sans cadre de gestion à la merci d'une négociation de gré à gré de leur rémunération avec leur employeur il ya un décrochage très important pour les agents contractuels de catégorie c est la catégorie la plus basse dans la fonction publique il est équivalent à 4600 euros par an par rapport à un fonctionnaire donc c'est pas un petit décalage ans enfin des milliers de contractuels son pays à un taux horaire sans aucune référence à la valeur du point d'indicé dans la fonction publique on fonctionne avec le point d'indicé pour la rémunération ce sont des précaires occupant des emplois des besoins temporaires avec des quotités travail souvent inférieur un temps complet la rémunération est très inférieur au smic et ce sont essentiellement des femmes dans les monuments historiques fait de concours de savoir faire les savoir-faire disparaissent comme dans les métiers d'art spécialité jardinier alors qui à 82 sites avec des parcs et jardins à préserver aujourd'hui des agents des services généraux du centre des monuments nationaux en poste depuis plus de 20 ans voir leur poste supprimé et remplacé par de l'externalisation on les menace de les muter du jour au lendemain à l'autre bout de la france ou de les rétrogrades et envoyé sa déjà dans le privé évidemment lors des fermetures d'usinés on commence à l'appliquer au public pour fermer les services un autre exemple les écoles nationales supérieures d'architecturé les enseignants précaires à temps incomplet composent un tiers de l'effectif ce qui nécessite une recherche quotidienne de solutions pour que les enseignements soient garanties pour que les diplômes soient garantis aussi pour que la recherche existent pour les préserver autant que possible le présent et l'avenir des étudiantes et étudiants en administration centrale du ministère comme au centre national des arts plastiques notamment les réorganisations et les projets immobiliers sont menées au détriment des missions et des conditions de travail des agents les suppressions d'emplois en sur le ciment ce sont plus de 400 postes qui ont été supprimés depuis dix ans en centrale soit une baisse de 22 % des effectifs les agents sans surcharge de travail ce que les missions sont pas abandonner des pans entiers des expertises par contre sont abandonnés c'est ce qui passe à la trappe en premier par exemple la direction générale de la création artistique n'est plus en capacité de produire l'observatoire de la création du côté du territoire ce n'est pas mieux avec les directions régionales des affaires culturelles les dracs le nombre de dossiers a augmenté de 30 à 50% selon les services la bureaucratie envahi peu à peu l'ensemble des procédures et aucune embauche supplémentaire n'est fait à cela s'ajoutent les nouveaux outils informatiques qui fonctionne très mal qui bug qui dysfonctionnent est souvent la seule réponse qui est faite aux agents c'est que les agents refusent le changement ou qui sont trop vieux pour s'adapter c'est jamais l'outil qui va pas l'externalisation des missions est de plus en plus fréquentes évidemment mais là aussi les entreprises sont encore plus précarisés et non encore moins les moyens de leur des missions qui leur sont confiées je donnerai un petit exemple les agents de la société securitas ou louvre chargé de la sécurité de l'établissement dont vous travaillez depuis 2019 avec la seule dotation de tenues qu'ils ont eu certains viennent travailler avec des unis déchiré cette dégradation générale des conditions de travail et donc de pouvoir mener à bien les missions du service public entraîne une perte de sens du travail et une augmentation est évidemment de la charge de travail vu les suppressions d'effectifs il ya une enquête à la demande des organisations syndicales qui a été réalisé après la période qu'ovide au niveau ministériel en 2021 par l'ipsos s'appelait impact de la crise sanitaire sur le travail la santé des agents du ministère de la culture je vous donne quelques chiffres de cette enquête sont très parlants depuis le début de la crise sanitaire 78% des répondants ont connu des périodes de surcharge de travail parmi ceux-ci 45% voit le travail c'est mon seul et sans pouvoir résorber le retard et 30% ont le sentiment d'être totalement dépassé évidemment quand la charge de travail augmente les horaires de travail explosent encore plus on peut avec le télétravail ou la frontière entre la ligne vie privée vie professionnelle devient de plus en plus floue c'est 70% dès agents qui ont été sollicités en dehors des périodes de travail des horaires de travail 43% des agents considèrent que leur investissement dans le travail est moins bon par rapport à l'avant crise le sentiment d'utilité de leur travail a diminué pour 66% d'entre eux 85 % déclarent avoir connu depuis le début de la crise sanitaire évidemment du coup en conséquence des épisodes de stress en lien avec leur travail et y compris des troubles physiques notamment le dos pour 73% d'entre eux la perte de sens au travail touche tous les agents y compris la hiérarchie damman les raisons sont multifactorielles éclatement du ministère absence de coopération entre les administrations et les partenaires qui handicapent la conception la mise en oeuvre des politiques et empêchent leur cohérence nationale la multiplication des outils numériques comme les tra les tableaux excel et la dématérialisation du travail épuise les travailleurs éloigne du service public culturel des usagers pour terminer j'évoquerai la situation de l'archéologie préventive comme exemple de marchandisation du service public l'archéologie préventive a pour objet d'assurer la détection et la sauvegarde par l'étude scientifique des éléments du patrimoine archéologique affectés ou susceptibles d'être affectés par les travaux d'aménagements publics ou privés le modèle de l'archéologie préventive française est unique en europe c'est une exception culturelle qui est menacée et ce depuis le départ l'inrap l'institut national de recherche en archéologie préventive est un établissement public administratif 1 2 p a placé sous la tutelle du ministère de la culture et du ministère de la recherche il a été créé en 2020 en 2001 ces missions sont de réaliser des diagnostics pour repérer les sites archéologiques des fouilles ou sauvegarder les sites trouvé par les diagnostics la recherche et la valorisation évidemment des données deux ans plus tard donc en 2003 il était mis en concurrence avec des entreprises privées sur la partie fouillant pas la partie diagnostic mais la partie fouilles et donc la partie dynastique depuis 2003 et pas soumises à la concurrence et donc peut être réalisée soit par l'inrap soit par les collectivités territoriales la partie fouille est ouverte à la concurrence avec les entreprises privées en plus évidemment de l'inrap et des collectivités territoriales sur appel d'offres de l'aménageur qui choisit sans l'opérateur c'est l'aménageur qui choisi l'opérateur donc évidemment il va aller au mieux 10 au mieux au moins cher il y a une particularité importante quand même si personne ne répond à l'appel d'offres ou si l'opérateur qui a répondu est défaillant c'est l'inrap qui devient opérateur en dernier ressort les entreprises privées n'ont eu de cesse de s'attaquer à l'inrap que ce soit en tirant les prix vers le bas et plus généralement en pratiquant le dumping social mais y compris le dumping scientifique qui crée encore plus de concurrence au sein de la sainte compétitivité évidemment pour cela encore une fois on dégrade les conditions de travail mais aussi par des mesures fiscales comme bénéficiant du crédit impôt recherche alors que les opérateurs publics n'y avaient pas accès jusqu'en 2016 donc depuis entre 2000 roy et 2016 les entreprises privées avaient accès au crédit impôt recherche ce qui n'était pas le cas pour le public nous on estimé à l'époque qu'il avait mais il n'avait pas à la voir parce que le crédit impôt recherche normalement c'est pour l'innovation la recherche de méthodologie or les méthodologies de fouilles évolué évidemment avec le outils numériques mais pas assez pour bénéficier quand même de crédit impôt recherche d'ailleurs on avait à dire une gain de cause en 2016 des parlementaires avaient adopté un amendement sur la loi de finances 2016 supprimant le crédit impôt recherche pour les opérateurs privés mais le gouvernement pour empêcher la potentielle faillite de ces opérateurs parce qu'il faut savoir que le crédit impôt recherche était une des ressources principales pour ses opérateurs ils ont concédé l'extension du crédit impôt recherche aux opérateurs publics comme ça tout le monde l'avait et les entreprises privées pouvait continuer à exercer en 2018 une entreprise privée a formé un contentieux contre l'inrap auprès de la direction de la concurrence de la commission européenne concernant un soupçon de l'utilisation de fonds publics pour subventionner le secteur concurrentiel les fruits pour l'accusation portée sur l'inrap et le ministère font ça pour faire baisser les prix de vente et exercer une concurrence déloyale à l'égard des opérateurs privés alors que même que la commission reconnaît dans son avis que les prix de l'inrap sont toujours plus chers que la concurrence ce qui s'explique évidemment par une structure des centres archéologiques partout sur le territoire et des agents formés à payer mais ce qu'on peut voir aussi dans cette attaque de cette entreprise privée outre l'objectif recherché qui est d' affaiblir financièrement l'établissement le contentieux porte sur une enveloppe d'environ un milliard d'euros depuis 2008 ans on doit les payer on est mort mais aussi d'un soir idéologiquement le fait que dans le cadre d'un secteur concurrentiel les fouilles archéologiques ce sont les principes de la concurrence libre et non faussée qui valent sur les missions de service public la commission européenne considère dès lors que ça c'est une citation le marché des fouilles archéologiques préventives a été ouvert à la concurrence en 2003 les activités de fouilles sont des activités économiques et que sur ce marché l'inrap est une entreprise comme une autre dernière attaque elle date d'il ya à peine un mois avec un article qui était sur le pouvoir de loi de projet de loi pardon portant mesures d'urgence pour la protection du pouvoir d'achat cet article prévoyez que concernant le projet de terminal méthanier flottant en seine maritime les opérations je cite les opérations d'archéologie préventive n'auront lieu que si les travaux d'aménagement sont susceptibles d'avoir un impact notable et direct sur le patrimoine archéologique or sans détection sans diagnostic comment savoir si les travaux vont détruire un site c'est tout le principe de l'archéologie préventive qui s'écroule par un amendement dans un projet de loi sans lien avec la sauvegarde du patrimoine nous avons bien sûr réagi de suite et imposer que les ministères fasse un amendement de suppression de cet article ce qui a été fait lors de l'examen au sénat mais on sait que ça va revenir à un moment ou un autre ou lors de projets de grande envergure et ou écologiques décidées dans la précipitation par macro et dans les fouilles archéologiques sont vus comme retendre retard dans des travaux indispensables à la sauvegarde de la planète alors que ce n'est pas l'archéologie qui bloque mais l'absence d'anticipation de l'aménagement du territoire tout n'est qu'une question de programmation en tout cas pour nous on estime jean finit par ça que le gouvernement joue un jeu qui nous semblent mortifère d'opposer écologie et archéologie merci merci beaucoup aux femmes ce tour d'horizon aussi précis que terrifiant je voulais donner la parole à patricia kohler justement dans une continuité après directe de cette intervention on a pu voir que l'on sait que le néolibéralisme il impose une crise assez intense de des notions de la valeur et des notions de considération de la valeur de la part des pouvoirs publics où il ya une prédation d'une lecture uniquement de la valeur marchande de la valeur économique de toute action publique voilà des délices public comme peuvent l'être inrap sont qualifiés d'entreprises comme d'autres est alors qu il ya beaucoup d'autres notions de valeur dans dans le relais de l'action publique notamment celle du progrès humain de questions qui ont registre autant à l'éducation qu'à la santé qu'à la culture justement à ce que patricia cet homme cette lecture par la culture qu'on arrive pas justement lumière peut-être le plus la plus l'aspect poussins passe dehors de cette crise des lectures des valeurs comme elle est ce qu on pourrait construire un front commun justement pour ces autres valeurs je crois que c'est quelque chose qui nous préoccupe beaucoup et l'ufisc et dans les échanges assez régulier qu'on peut avoir oui bah merci martin pour cette interdiction et puis pour cette invitation à débattre avec vous je pense que en effet comme ça a été dit par eric au début on est vraiment sur la réflexion autour d'aujourd'hui une nouvelle politique culturelle et sur quoi on peut vraiment les les asseoir les les au delà de même de les consolider peut-être de les affirmer extrêmement fortement et on faisait 7 je peux peut-être une anecdote au début donc moi je suis délégué général de l'union fédérale d'intervention des structures culturelles donc l'ufisc qui est comme amenés à la base d'une anecdote justement sur les questions de fiscalité et de marchandisation puisque nous nous sommes créé pour défendre la fiscalisation des associations et leurs associations à la logique de lucrativité est justement d'être des entreprises comme les autres qu'on éléments qu'on a encore beaucoup aujourd'hui qu'on ressent encore beaucoup que ça vienne du niveau européen ou que ça vienne plutôt au niveau 2 de l'état français on a vraiment besoin de se défendre en permanence pour dire que un autre espace économique existe que celui de la marchandisation et de la concurrence est vraiment l'ufisc aînés de ça et c'était le petit jeu jaune meaux à bercy pour up pour s'appeler union union fisc aujourd'hui lui fils qui était un peu représentatif de ces associations artistiques et culturelles au monde de la société civile de l'économie sociale et solidaire qui essaye en effet de construire un autre un autre espace artistique et culturelle et qui aujourd'hui on peut on peut avoir un constat simple c'est que l'on à 360 mille associations artistiques et culturelles sur l'ensemble du territoire donc c'est à dire le conte star dans les années 70 16 étaient 7000 donc vous voyez bien que on a on est face à un phénomène et à une dynamique on va dire de l'aspiration de nos concitoyens et nos concitoyennes à s'intéresser à la vie culturelle à s'inscrire à contribuer à la vie artistique et culturelle qui est phénoménal et d'ailleurs qui en une dynamique croissante permanente et pourtant on reste dans une invisibilisation de ce phénomène du point de vue des politiques publiques et d'une point de vue de la considération justement de cet espace non marchand que cela crée et peut-être justement parce que sur ces questions de valeurs on a bien vu notamment dans le moment du colis dont on a pu l'apprécier vraiment en tant que fédération professionnelle qui a eu une invisibilisation totale de tout ce tout ce secteur en plus de ce qui nous a été bien dit par roxane sur sur le service public et sur le ministère de tout ce secteur non marchand qui a été totalement à un visibiliser non pris en considération et peut-être que la culture en effet dans salle dans sa logique essentiels n'a pas été prises en compte parce que on a vu la crise qui a mis à nu vraiment le la sous-valorisation la disqualification presque on pourrait le dire de l'enjeu des relations entre personnes du lien social la question de la liberté de l'expression la question même du débat démocratique est évidemment que les espaces culturels mais comme d'autres un on pourrait également à voir dans le champ du social dans le champ éducatif dans le champ de la santé on a bien vu à quel point on avait un manque de considération des métiers une sous valorisation de ces métiers qu'on disait souvent en première ligne qui n'ont pourtant pas été valorisé du tout dans tout à la fois dans les conditions de travail les conditions financières et même le là là comment dire la condition symbolique qu'on peut renvoyer sur ses métiers et qu'aujourd'hui on voit que dans ce moment posco vide on peut s'interroger sur en effet les questions d'exception culturelle c'est qu'on voit qu'on est un peu reparti dans le business as usual un moment on a cru que ce temps du coït serait un temps de réflexion justement on remettrait la question du sens au coeur de nos actions au coeur de nos démarches au coeur des politiques et que au contraire on a été plutôt dans un renforcement ça a été un peu dit de plus tôt cette logique de privatisation et de soutien aux industries et qu'aujourd'hui on est vraiment reparti dans une course une forme de course à la production une forme de course en avant sans prendre en compte les besoins réels d'une société qui plus qu'en crise est plutôt sous des formes de domination et de 2 de croissance des inégalités de manière profonde depuis maintenant des dizaines d'années et que la question des nouveaux imaginaires la question d'une masse d'une manière de penser autrement la question des revendications démocratiques des espaces publics de deux rencontres des changes de confrontation de débat la question de d'avoir des pratiques plus être mise en cohérence avec les valeurs qui sont défendues la question du prendre soin la question de la solidarité est aujourd'hui douloureusement mise de côté et oublier pour en effet comme vous l'avez dit des politiques qui sont plus dans un cadre de pass culture de nouvelles marchandisation ou de remise en cause d'un certain nombre de services publics alors nous ce qui nous semble vraiment important aujourd'hui c'est peut-être justement au delà de se mettre dans l'exception c'est peut-être plutôt de redire à quel point la culture et un droit fondamental en fait tout simplement et on le haut lieu on le porte notamment à travers cette notion des droits culturels qui nous vient justement des traités internationaux et qui peuvent permettre d'être un pilier pour remettre le sens des politiques publiques de façon de façon à la fois assez clair ça a été dit par roxane en indiquant en se rappelant que toute personne est un être de culture toute personne est contributrice de la culture des notamment de des arts avec en premier lieu la défense de ses droits à la liberté d'expression la défense des droits deux créations la défense des droits à la contribution et à la participation à la diversité des ressources culturelles qui ne faut pas comment dire le confondre avec la diversité des produits culturels sur un marché c'est pas de cela qu'on parle c'est bien de la diversité des rencontres entre personnes la diversité des capacités de chaque personne à pouvoir se construire de façon mouvante de façon comment dire expérientiel dans ce qu'elle veut dans la manière dont elle va rencontrer les autres et qu'on a aujourd'hui besoin de cette reconnaissance de la diversité des dignité humaine qui s'exprime à travers le sens qu'il donne justement à leur existence et qui est le l'élément même de la culture et il nous semble vraiment qu'aujourd'hui on a besoin si on veut sortir de la marchandisation justement peut-être de travailler cette question l'éthique de la relation qui n'est pas de se dire on va opposer l'offre à la demande des consommateurs puisque au contraire on est justement sur du droit fondamental et on est vraiment sur la manière dont on fait société ensemble la manière dont même on pourrait dire on fait humanité ensemble parce que c'est une une manière de confronter nos libertés de confronter nos manières d'être de confronter nos manières de ressentir le monde et que pour ça on a besoin d' espaces on a besoin d' espace de création on a besoin d espace on peut dire où peut se ressentir on peut rencontrer l'autre on a besoin de ces espaces publics là et même si les droits culturels ont été 1 inscrit dans la loi notre en 2015 repris dans la loi 'création architecture et patrimoine repris même dans le centre national de la musique dont on n'a pas vu pour le moment beaucoup la mise en place de ces droits culturels et aujourd'hui même dans les dents la loi sur les bibliothèques donc on voit à quel point on commence en tout cas dans le dans la sphère législatives à les intégrer on a une réelle difficulté de prise en compte de de ce nouveau bac quelque part paradigme en tout cas qui nous permet justement de travailler ces questions diversité et est aussi d'indépendants d'interdépendance des droits souvent on se dit comment les mettre en place on a une multitude de pratiques et d'exemple en fait qui nous permettent aujourd'hui de pouvoir lire la mise en travail de ces droits culturels et il me sembla que peut-être on parlait de valeur il ya deux trois valeurs importantes qui semble pas voilà qui nous semble nécessaire de travailler je reviendrai peut-être sur la diversité culturelle aujourd'hui on a des milliers je le disais d'initiative citoyenne d'initiative de personnes artistes collectif habitants qui sont déployés sur les territoires et pourtant voilà elles ne sont pas visibles elles ne sont pas suffisamment soutenu on a des conditions de précarité extrêmement forte on pourrait se pourrait citer la situation par exemple des compagnies dans tout dans tout le champ du spectacle mais aussi les collectifs d'art plastique par exemple qui rencontrent des difficultés incroyables et qui sont soumis justement à cette logique de concurrence de plus en plus fortes à travers des appels à projets à travers une volonté de simplement les considérer sous le prisme de d'un circuit économique de production et de diffusion alors quelles sont justement dans des formes de pluriactivité extrêmement forte et de tissage de liens de relations sur les territoires mais pas seulement sur les territoires aussi parfois de manière internationale dans des formes de coopération etc on pourrait également parler dans cette question de la diversité de la concentration on l'a dit sur sur les médias et l'édition mais c'est aussi dans le dans les chants de la musique on a nous à nos membres par exemple le syndicat des musiques actuelles qui a une grande campagne sur la question des festivals de musique dont on voit bien que la question de la valeur économique a complètement pris le pas sur les questions de valeurs de convivialité de liens que constituent ces festivals de création que constituent ces festivals et puis évidemment on a besoin d'avoir cette lutte contre la construit la concentration financière qui s'exprime de plus en plus fortement dans notre secteur au delà de ça je pense que c'est aussi la question de la responsabilité que nous avons aussi nous en tant qu'acteur artistiques et culturelles et c'est peut-être aussi en sac on remet quelque part un peu en cause l'exception culturelle au sens de se dire qu'on n'est pas on ne doit pas seulement réfléchir en tant que corporation en tant que secteur il s'agit de faire du lien avec les autres il s'agit de comprendre qu'on a une des formes de transversalité très forte sur les marchandisation avec l'option du social de l'éducation etc et qu'aujourd'hui on a aussi une responsabilité pour voir comment on peut mieux faire démocratie et mieux entretenir exigé c'est la mise en place de ses droits fondamentaux et ça ça peut se faire avec les initiatives aussi de la société civile les initiatives citoyennes qui sont justement dans des buts non lucratifs qui sont dans ces considérations de coopération honni et de transversalité au niveau territorial on pourrait citer des lieux intermédiaires et indépendant par exemple qui organise des lieux plus collectif qui propose des espaces de travail pour justement des artistes qui sont souvent très précaire qui font du lien avec les associations du coin avec la map avec voilà toutes les actions du social ou le champ éducatif et qu'aujourd'hui on n'a pas véritablement de politique qui puisse permettre de soutenir de tels de telles démarches et que ces initiatives elles permettent justement peut-être de construire une autre logique que simplement la logique de l' expertise pour aller plutôt sur une logique de justement de participation et de contribution de tous sur ce kiffer enjeux culturels sur ce qui fait aujourd'hui sensibilise sensibilité du monde réflexion sur le monde et que on a besoin de pouvoir aussi à travers ces débats à travers ces espaces construire les communs construire dans la diversité les communs et non pas de manière en effet descendante donc ça c'est aussi une responsabilité je pense pour réfléchir la question de de l'économie aujourd'hui c'est comment on remet de la démocratie aussi dans l'économie et comment on repense nos valeurs de solidarité c'est peut-être mon dernier point sur justement plus cette question de l'économie comment est-ce que évidemment face aux inégalités extrêmement forte qu'on a entendues dans les conditions de travail mais qui sont aussi des inégalités sur les territoires sur la question de la ruralité les questions des quartiers populaires etc on arrive en effet à des formes plus forte de redistribution alors que ont quand même on analyse plutôt des formes de concentration des moyens aujourd'hui comment est-ce que même on on reprend une capacité d' imaginaires sur l'économie pour ne pas la considérer seulement du point de vue marchand mais peut-être de reprendre un peu ce que nous disait karl polanyi sur la réintégration la leur et encastrement de l'économie dans le social et se dire que l'économie basse et l'économie publique de la redistribution mais c'est aussi l'économie non monétaires c'est aussi l'économie domestique je pense que ça parlera à beaucoup d'entre nous de se dire que il ya beaucoup du travail il ya beaucoup de des formes économiques qui ne sont pas considérés qui ne sont pas valorisées qui ne sont pas prises en compte et peut-être que justement par rapport au travail artistique au travail culturel que nous avons à faire nous avons une capacité de repenser cette dimension plurielle de l'économie et ça ça se fait aujourd'hui tous les jours dans des pratiques dans les structures à travers évidemment des formes de bénévolat de mutualisation de solidarité mais aussi des formes peut être encore plus renforcé qu'on appelle des processus de coopération sur les territoires où on va avoir plusieurs structures qui vont non plus s'inscrire dans une forme de deux structures experte mais plutôt qu'ils vont se décentraliser qui m'ont plutôt aller sur des formes de réseaux faire confiance plutôt à le fait de ne plus avoir wind nécessairement le centre expert mais plutôt la participation de tous on parlait très rapidement de la question du numérique on pourrait prendre l'effort le l'exemple de framasoft par exemple qui dans le milieu du libre est justement de la résistance aux gars femme a souhaité pouvoir créer des réseaux complètement décentralisé à travers des ce qu'on appelle des chatons je vais pas rentrer dans le le côté trop technique mais justement de ne pas être l'un structure qui développe tous les des logiciels qu'ils soient disponibles pour adopter le libre mais plutôt faire confiance au réseau et je crois qu'aujourd'hui on a vraiment on voit ça sur le territoire on a vraiment besoin de travailler beaucoup plus cet inter relations c'est logique de réseau et de former un peu ce qu'on appelle des projet culturel de territoire ou même des processus culturel de territoire et qui puisse organiser cette cette solidarité est peut-être juste dernier mot parce que je suis peut-être un peu longue sur la question ce que ça a été évoqué à plusieurs reprises de 2 de l'espace européen et justement ça a été le dernier exemple que roxanne site est je crois qu'il faut il faut aussi qu'on se dise quelle est la stratégie que l'on peut avoir là dessus parce que l'exception culturelle l'exception culturelle qui confirme la règle c'est peut-être un petit peu le défaut dans lequel en effet on s'est inscrits ces dernières années on sait par exemple que la culture c'est un peu technique est inscrite dans le règlement général d'exemption par catégorie en ce qui concerne les aides d'état c'est pas tout la culture et puis c'est une exception donc une exception ce n'est pas une stratégie de former des services d'intérêt général à un niveau 1 niveau européen nous nous avions beaucoup travaillé avec plein d'autres associations pas seulement des associations du champ culturel ou du service des services publics du secteur culturel mais aussi du social aussi de l'éducatif pour travailler à la notion de service d'intérêt général non économiques pour juste avoir un espace qui a des critères qui ne se retrouvent pas dans ce champ de la marchandisation et la concurrence parce que on est en capacité de penser autrement l'économie et je crois qu'aujourd'hui on a aussi une stratégie à défendre qui sont beaucoup plus fortes que simplement c'est d'être une exception sur une liste à la concurrence libre et non faussée mais plutôt vraiment d'ouvrir un espace d'imaginaire différent là dessus voilà j'aurais pu parler plein d'autres choses autour de la question de la transversalité et cette nécessité de mener combat ensemble mais voilà sera peut-être pas le débat si on a le temps merci beaucoup pas sans [Applaudissements] son pouce de transition vient directement la parole à à sanaa pour une réponse pour peut-être sur l'ensemble de ces interventions chaque c'est le pain c'est compliqué mais merci maintenant alors la tâche non donc je pourrais pas répondre évidemment à l'ensemble de ce qui s'est dit mais j'ai trouvé ça extrêmement riche et je trouve que cette question cette question de l'exception culturelle et la façon dont on fête nos invités nous invite aussi à la remettre en cause à la halle à bousculer un peu ouvre ouvre énormément de de chant bon peut-être que après voilà tout c'est à la fois ces constats un peu alarmants ces pistes qui ont été données et puis aussi 7 cette alerte méthodologique sur en fait qu'est ce qu'on peut faire de ce concert d'exception culturelle et quel est le danger a en tout cas à maintenir cette idée d exception sont interrogés j'ai peut-être aboutir et être sur quelques mesures auxquelles ce quelques batailles que j'identifie qu'on peut qu'on peut mener là mais [Musique] quand même pour répondre à ces deux questions là en finir avec l'exception culturelle qui confirme la règle du marché qui est prédominante ailleurs je trouve que cette piste elle est allée passionnant parce qu'en fait elle nous repose la question de ce qu'on entend qu'est-ce qu'on veut dire quand on dit l'exception culturelle et c'est plutôt que c'est plutôt peut-être s'interroger sur la culture et les arts aux avant postes de ce que nous avons à inventer comme modèle voilà et du coup continuer à parler d'exception culturelle non pas sur un mode défensif mais sur un mode offensif voilà un peu ce que j'ai envie de poser comme comme des bases stratégiques c'est comment est ce que on répond on reprend de façon offensive cette question des arts et de la culture comment nous ne sommes pas ici dans un débat sectorielle sur qu'est ce qu'on va faire pour sauver le ministère de la culture qu'est ce qu'on va faire pour sauver les artistes pour sauver les pratiques artistiques les consommations culturelles etc va qu'est ce qui est donc mon jeu ne fait qu'ouvrir le chantier je prétends pas avoir la réponse mais je pense que c'est un enjeu majeur pour nous dans ce quinquennat en fait sinon lasserre bouffer tout cru exactement pour la com pour la question finalement la santé l'éducation voilà on d'abord donc premiers éléments non effectivement on n'est pas en train de vivre quelque chose d'à part dans le secteur de la culture en fait on est en train de vivre on est en train de vie la démonstration et alors là je crois que vous l'avez montré ce que tu as dit sur le ministère de la culture voilà en fait c'est tu le décline tu montres sur la question dame de l'archéologie préventive mais enfin c'est exactement la même stratégie qui a été à l'oeuvre dans le domaine de la santé dans le domaine de l'éducation nationale dans de globalement tout ce qu'on peut appeler nos biens communs et où là aussi on parle de modèles de 1 l'exception culturelle française il ya aussi l'exception de la sécurité sociale française il ya aussi l'exception du modèle éducatif français donc en fait il ya aussi ce rôle de la france à l'international à un moment de mettre ce coup d'arrêt aux marchés et de poser d'abord la question des besoins et je crois qu'on est dans un moment fondamental dans un moment où on fait un peu un peu comme à comme cette période de la libération où en fait on a on a remis un peu le monde à l'endroit en france on a alors il ya eu des périodes comme ça plusieurs périodes révolutionnaires puisque la dernière en date c'est vraiment la période du cnr où on repose les choses à l'envers la question des besoins l'abbé ce sont des la question dès que des communs la question de la préservation vis-à-vis du domaine marchand et il ya des secteurs comme ça et est donc je pense que la première des choses c'est que si on commence à se dire qu'on est à part ça veut dire que on va ça veut dire qu'on déconnecte par exemple là tu sais quoi la rentrée sociale les questions de pouvoir d'achat les questions de super profits la question cruciale que nous avons à imposer la montée de l'extrême droite la question cruciale de l'atteinte aux libertés à la démocratie alors vous avez vous dire mais elle est un sujet la figue annonce que je suis en train de dire c'est comment est ce que toutes ces questions la con qu'on discute ici comment on les insère dans cette bataille de la rentrée sociale comment est ce qu'on se dit pas on est un secteur à part qu'à ses petites et questionnements pas comment aujourd'hui on se dit que la question du pouvoir d'achat c'est aussi la question du delà de l'accès aux arts et à la culture c'est aussi cette question là que ont des corps elle pas la question de l'augmentation du prix de l'essence et du prix de f au fait qu'aujourd'hui les gens ils payent mensuellement des abonnements à amazon et netflix à canal+ ou que sais-je parce que c'est évidemment comme ça que s'est construite la distribution et la consommation culturelle aujourd'hui je prends juste cet exemple là mais en réalité si vous regardez le panier d'un français là à la rentrée regardons aussi ce qui est de l'ordre de ce qu'il doit payer pour accéder à effectivement un droit fondamental qui est celui de l'accès aux arts et à la culture est et ce qu'il doit payer éventuellement pour aussi lui être créateurs qu'elle s'expose s'il doit ouvrir et puis et puis on va se poser la même question sur sûr quand on pose la question des superprofits qui profite à qui profite le crime à qui profite la crise à qui a profité le coc vides et alors partons menekse ne vont pas les industries fai incertaine mastodonte culturel de ce2 seul aulas qui ont abondamment profiter notamment du coc vide et c'est donc premier aspect est du coup en cela a vraiment merci pour la perspective que la ouverte d'emblée en disant voilà est-ce qu'il faut c'est accepter banon on sait que 70 pas sinon wass excepté de tous les combats de la rentrée en fait donc ça c'est la première des choses c'est nous sommes ce qui est décrit là les offensives qui sont décrits place ce sont des offensive massive du néolibéralisme d'un néolibéralisme qui devient autoritaire qui nous prive de droit et qui a utilisé dans une stratégie du choc qu'a utilisé le coc vide et on a beau et et du coup je pense qu'il faut contrer centralement cette idée sur laquelle pendant le coc vides y aurait eu une espèce de 2,2 d'amorties sage bon et qu'on a limité la casse dans le secteur non pendant le covin effectivement on a posé la question de ce qui était essentiel et ce qui ne l'était pas et bim on en a profité pour enlever tous les secteurs d'émancipation c'est à dire le débat démocratique ça il a fallu le mettre sous le boisseau avec le co vide et puis la création artistique et plus la consommation artistique les salles de spectacle les salles de cinéma c'est par hasard c'est pas un hasard si on ferme en même temps les lieux de débats politiques et les lieux de débats de des lieux de de co2 de vie de partage et d'émancipation culturel collective et c'est pas non plus un hasard si dans ces moments là les seuls lieux qui réouvre sous l'initiative des salariés c'est les lieux de culture voilà qu'au moment du coup vite c'est pas un hasard si à un moment de mise sous le boisseau de 2,2 du vivre ensemble à un moment de confinement d'isolement et bien les lieux qui sont occupées ce sont les lieux de culture etc des vieux on va faire des ag et on a posé la question de la démocratie voilà donc donc non pas un secteur à part après cette question d'exception culturelle elle nous permet en réalité elle nous permet d'être à la pointe elle nous elle nous donne une responsabilité elle nous donne une responsabilité qui est celle de parler d'un modèle et on peut en faire un modèle français moi je pense que c'est utile parce que je pense qu'il ya aujourd'hui à une perte de repères aussi qui fait qu'on se demande sur beaucoup de terrain ce que la france a joué comme on est aussi dans un moment de crise géopolitique ben je pense qu'il faut articuler à tout ça aujourd'hui parler de modèle français parlé de ce que la france 10 à l'international jusqu'à la france peut porter comme comme modèle c'est quelque chose qui peut parler et et là on a cette question du modèle culturel français qu'on peut mettre en avant et du cou où on peut poser la question de la rien de réinsuffler du sens réinsuffler du sens à nos prêtres à nos pratiques culturelles réinsuffler du sens à nos vies et en fait là c'est là où oui il ya une forme d'exception non pas exception culturelle française dans l'idée que c'est une exception à la règle mais il ya une forme de spécificités du domaine des arts et de la culture dans leurs rôles d'émancipation voilà dans leurs rôles d'émancipation et dans leur rôle de rassemblement dans leur rôle de tutu a parlé du lien tu as parlé très bien de tout ça tu vas parler même en termes de structuration de ce domaine là un terme matérialiste et bien oui les associations donc c'est un domaine où en réalité d'autres modèles de 2,2 d'associations existe que le mot l'aide d'associations de l'entretien le modèle de production collective au sein de l'entreprise voilà mais c'est aussi un modèle où il ya des entreprises voilà et il ya des entreprises qui ont toujours pris une forme un peu particulière du fait de l'exception culturelle à quoi ressemble aujourd'hui à quoi il ressemble notre industrie culturelle française il ya quelque chose à en dire je sais pas regarder le cinéma françaises qui a été le cinéma françaises que peut-être rester on peut devenir de à nouveau le cinéma français est bien là il ya aussi une question de comment est-ce qu'on préserve un tissu y compris un tissu industriel et d'industrie culturelle française qui était caractérisé par des petites unités une diversité une très grande diversité ce qui fait qu'à la fin vous avez une diversité de création vous avez des cinémas qui sont produits et vous n'avez pas d'uniformisation et derrière c'est des questions aussi idéologique c'est à dire que vous avez aussi une diversité deux regards sur le monde donc c'est aussi ces questions là qu'on doit pouvoir poser à travers cette question d'exception culturelle alors avant d'en venir au bataillon mesures pour revenir enfin parce que la question du duduk au vide n'a pas été en fait finalement beaucoup enfin je veux dire finalement là on a un petit peu évincés mais juste pour dire quelque chose parce que c'est pas seulement la crise du coc vide c'est l'entrée l'entrée dans un monde lente l'entrée dans une séquence caractérisée par des crises à répétition qui vont avoir pour cause principale la situation d'urgence écologique dans laquelle nous sommes et c'est on l'a vécu cet été c'est c'est en fait l'arrivée d'un grand nombre de phénomènes qui bouleverse qui bouleverse fièrement nos façons de vivre et qui du coup on repose de façon cruciale des choses qui étaient un peu perçu comme un has been ya dix ans il faut qu'on se le dise le service public la question des services publics déjà remise sur le devant de la scène par la légine et jaune là devient une question majeure une question majeure depuis la question depuis la crise sanitaire est une question majeure maintenant qu'on est tous content toutes et tous face à la question d'une planification écologique donc cette question des services publics étaient bien commun eh bien oui le domaine des arts et de la culture c'est un domaine en fait qui permet de repenser la question des services publics et des biens communs la question de la délibération collective qui rappelait que tout ça s'est fait sous secret défense voilà donc la question du convive est la reposer cette question là et la délibération collective évidemment qu'elle est au coeur des pratiques de la question des pratiques artistiques et culturelles et enfin la dernière c'est la question du sens je pense que quand on parle par exemple de démissions massives dans des pans entiers de l'économie voilà des gens qui ne sont plus prêts à faire le métier qu'ils faisaient parce qu'ils se reposent la question du sens ce leur métier du sens de leur travail du sens de la valeur là encore le monde des arts et de la culture la question de la place émancipatrice qu'à la culture et qu'on les arts dans notre dans notre vie en fait c'était c'est pas seulement un outil essentiel mais ça va être un vecteur essentiel de cette question sur sur le sens alors du coup les batailles et oui les dernières choses sur les imaginaires ça a été a été évoquée la question du des crises climat de la crise sanitaire mais aussi des crises écologique devant nous voyez macron qui dit la fin de l'abondance c'est passionnant comme idée en fait c'est honteux c'est honteux de dire c'est la fin de l'abondance au moment où se gavent les super profiteurs de crise mais enfin nous quand on parle de 2,2 de culture et d'art de la fin de l'abondance bas ça veut dire qu'un changement de paradigme peut-être ça veut dire en fait ils utilisent s'il parle de farnham on sait qu'il sent bien qu'il ya des gens à qui ça va parler cette question de la sobriété sa question de sa question de nouveaux imaginaires que lima un certain imaginaire de l'abondance qui avait même si en fait en cet imaginaire de l'abondance vous aviez 5 milliardaire qui se gavaient et les autres qui trimaient déjà mais un imaginaire de l'abondance un imaginaire irrité des trente glorieuses et là encore je pense que cette question des nouveaux imaginaires est crucial donc au niveau des batailles quelques juste quelques éléments première bataille qu'il a fallu mener là c'est la question de l'audiovisuel public et je pense qu'elle doit nous donner des leçons cette question de la suppression de la redevance c'est encore une fois la démonstration 1 que les questions de sur le dos des fins couvert de questions de pouvoir d'achat évidemment qu'ils vont s'en prendre à tous les secteurs et tous les secteurs qui sont les secteurs qui étaient jusque là relativement préservée du domaine du domaine marchand est donc sous couvert de pouvoir d'achat on supprime une redevance mais pourquoi est-ce que ça passe pourquoi est ce que dans l'opinion publique pour moi ce n'était pas facile de défendre de s'opposer à la suppression de la redevance c'est que entre temps à 20 avant auparavant on a savamment bien casser le service public on a bien discréditer l'audiovisuel public beaucoup de gens se disent ça ne nous appartient pas ça ne nous représentent pas nous ne sommes pas maîtres 20 ou et la délibération collective dans les programmes de france 2 fin je caricature mais c'est ça finalement à quoi ça sert tout ça et on a savamment oublier notre modèle d'exception culturelle française quelques pardon messieurs dames et l'audiovisuel public c'est pas seulement la redevance c'est pas seulement vos télés que vous payez c'est pas seulement l'information et le droit de voir léa salamé sur france 2 parce que sinon voila c'est tout simplement rien de moins que le financement d'une part immense de la création culturelle cinématographiques audiovisuelles françaises et ça c'est le sait ce qu'est la partie non visible de l'iceberg si je puis dire et c'est là où évidemment les françaises et les français quand on leur dit vous suivront si vous supprime la redevance on leur dit pas c'est fini les séries françaises c'est fini le cinéma français c'est fini même l'accès au tour de france par une télévision publique française peut-être qu'il faudra que tu payes ton abonnement amazon et donc il ya un vrai une vraie question pour nous de la façon dont on se saisit de cette question là et on repose la question de ce que devrait être un service public de l'audiovisuel y compris en termes d'indépendance vis-à-vis du pouvoir public y compris en termes de revenus de mainmise citoyenne et collective est populaire sur nos services publics parce que et c'est là aussi un vrai sujet quand tu parles du ministère la culture pour que tes combats pour que les combats des agents du ministère de la culture il soit entendu il faut aussi que l'ensemble du peuple se disent mais c'est mon bien comme un soliste à la culture c'est pas un un gouvernement et donc du coup dans les mesures comprendra et qu'il faudra qu'il faudra porter évidemment nous porterons la question au moment du budget la question du 1 % du pib pour le ministère enfin pour la culture bon départ non le des 20% des dépenses publiques non j'ai 10 du pib à 1 personne tpb du pib bien sûr oui donc consacré voilà ok consacré à la dépense publique paul a plus de culture je comprends ce que tu veux dire c'est à dire que si on dit que ministère on loupe des éléments ok donc effectivement à dépenses publiques pour la culture mais là il y aura vraiment c'est tant mieux quoi sert que vous savez bien cacher qu'on parle ut en audiard oui mais bon c'est que ça qui s'est passé avec tous les services publics bon bah on a cassé le service public donc on sait plus bien à quoi sert on sait plus bien à quoi sert les par exemple le ministère de la culture c'est plus bien ce qu'il fait non donc d'abord c'est un pur sang c'est une façon de redonner du souffle et de redonner du temps aussi à 7 ans à l'ensemble des politiques culturelles de penser le temps long et 2 days de re devenir offensif sur ces questions là parce que ce qui s'est passé avec la baisse des budgets c'est qu'au bout d'un moment vous finissez par tomber dans des petites routines et dans la mise en concurrence des différentes structures culturel local qui c'est qui parlait des dracs etc c'est un peu du coup du fait que au plus près du territoire ce que vont vivre les gens c'est finalement des principes de d'essayer de sauvegarder des structures plutôt que de penser qu'elle est le déploiement sur l'ensemble du territoire d'un accès égalitaire à la culture on n'est plus dans ces questions de déploiement on est dans ces question de comment on refuse yonne et puis l'écran combat la question d'abord la diversité de la vitalité de l'offre culturelle ça passera par un grand combat contre la concentration et donc ça je pense que c'est vraiment une bataille que j'essaierai de mener d'une façon ou d'une autre sans doute sous la forme d'une proposition de loi on verra dans quelle mesure ça peut s'articuler à des campagnes avec avec le livre et culture mais contre lacko la concentration et la concentration avoir en un sens très large et à la concentration d'autres industries culturelles et médiatiques et là encore il faudra tout tenir ensemble pourra tenir ensemble les questions démocratiques la question de l'offensive de bolloré qui n'est pas un petit sujet c'est un sujet d'ordre démocratique c'est la question la mainmise voilà d'une teigne certaines vues d'un ami sur les émotions liées aux arts et à la culture la mainmise du marché dessus et la mainmise d'une idéologie d'extrême droite dessus donc la lutte contre la concentration et il faudra aussi poser cette question là y compris au niveau local c'est pas seulement les mastodontes la concentration des instrus d'industrie de l'industrie culturelle mais peut-être faudra se poser la question de la concentration aussi des structures publiques puisqu'on est toujours dans ces logiques un peu de fusion qu'on a été assez logique de création de complexes culturels sur le territoire qui en réalité nous nous dépossède d'un certain nombre de structures beaucoup plus près d'eux des jambons tu dois connaître ça très bien il ya la question après ça me mène à la question de l'accès à l'offre culturelle à la création culturelle moi je pense que la question des tarifs elle va devoir se poser et qu'en fait elle a toute sa place dans cette question actuelle du pouvoir d'achat et la vie chère la place de cinéma c'est aussi un des enjeux de la vie chère voilà pour sortir parce que sinon on va s'enfermer dans ses questions d'essentiel eddine essentiel et dia ba oui alors là on a un an je dois dire que peut-être que le blocage du prix la place de cinéma il est important il n'y a pas que le blocage du prix des produits de première nécessité c'est quoi des produits de première nécessité peut-être que la place de cinéma moment on peut poser cette question là et le blocage a pris la place du 6 mai en fait s'il soulève énormément d'autres questions et il nous permet de renouer avec ce que c'est que l'exception culturelle française c'est-à-dire le de renouer avec cette grande tradition soit du prix unique cette tradition de de la capacité à fixer les prix et la capacité à ne pas se laisser aller à ne pas laisser le marché fixer ses prix et puis dernier grand grand combat à mon avis l'enjeu des plates formes de la lutte contre les plateformes et je pense que c'est là dessus le que nous avons les plus grands défis y compris en termes nous de ce que nous avons à proposer comme modèles alternatifs parce que le réflexe aujourd'hui c'est de dire face aux plateformes ayons nos propres plateformes c'est ça en fait un qui s'est produit est sous couvert de sa fin c'est cet alibi là qui permet l'hyper concentration et qui permet de dire on va fusionner tf1 et m6 et c'est toutes les logiques qu'on connaît déjà très bien qui sont les logiques dans le lit néolibéralisme est complètement fan marchandisation par la concentration les monopoles les holdings qui bouffe qui qui qui vont bouffer tous les petits nous on doit opposer le modèle qui est notre modèle qui suit la redistribution quand il ya des gros et des petits chaque euro fait par les gros doit bénéficier au petit et c'est à mon avis sous cet angle là qu'on doit prendre la question des plateformes puisqu'il église d exister énorme plateforme qui se gavent premièrement elles vont payer leurs impôts en france parce que ça suffit ça c'est la base et parce que nous on est un modèle de redistribution c'est pas elle qui vont remettre en cause notre modèle fiscal français premièrement et deuxièmement va mettre en place des systèmes qui vont les contraindre un financé à financer notre beau cinéma français à financer nos séries françaises et pardon mais pas les financer en décidant les gens qu'elles vont sélectionner parce que c'est ça qui se passe aujourd'hui un la contrainte sur les plateformes c'est en fait une arme - le loup dans la bergerie en la possibilité pour le loup de décider quels sont les petits moutons qu'il va aider non non on va prendre et nous par des structures publiques du type de celle du cnc qui est un modèle par des publics des structures comme celle du cnc de ce genre là on va organiser la redistribution va organiser la vitalité la diversité de notre création culturelle en en mettant à contribution graphiquement les plateformes voilà un peu les grands enjeux que les grands combats je pense qu'on peut qu'on peut mener où on peut poser cette question de l'unss de l'insertion des combats des arts et la culture dans notre réappropriation collective notre avenir en commun qu'ils se réapproprient face aux offensives ultra libérale mais aussi ultra conservatrice et d'extrême droite auquel on est en train d'assister merci beaucoup sahara et merci à toutes et tous nos intervenants au niveau on prévoyait rappaz discussions entre nos intervenants mais vu que leur fils peut être je suis désolé on va prendre je pense qu'une seule série de deux questions auxquelles après on pourra continuer mais entendu à discuter entre nous et non un peu plus informelle du conte avec le micro qui [Musique] demander à personne pendant les questions de venir au niveau de ce profond billets parce qu'on a une question de [Musique] matrone de ventes mais cela est et les maniaques il cela je vais même faire un effort surhumain j'aime me lever voilà déjà je voulais vous remercier tous pour vos interventions la culture c'est pas mon métier du tout mais c'est par contre juste un moteur essentiel à ma vie plus particulièrement la musique mais pas que donc tout ce qui se passe à l'heure actuelle pour moi c'est beaucoup de colère ce qui se passe au niveau de la culture peut-être plus et votre intervention m'a presque tiré des larmes tellement samae but parce que ça a remué des trucs pardon et des trucs très violents pour moi cette année l'année dernière l'année dernière j'ai participé un peu par hasard à l'occupation d'un théâtre chez moi à chambéry c'est un lieu où j'ai beaucoup appris j'ai vu des choses que je ne connaissais pas j'ai rencontré beaucoup de gens des artistes des techniciens dans plein de domaines j'ai participé à beaucoup d'action collective et notamment à l'organisation et à la voilà au truc et on a fait une manifestation absolument fabuleuse le 23 avril équipé mois va rester dans les annales des trucs maintenant j'ai une question en tant que particulier qui épate du métier en tant que militant multicartes on va dire comment je peux m'impliquer sur le secteur plus précis de la culture et avec quelles aides avec quels conseils avec elle voilà merci merci beaucoup du conte à lyon orange bonjour moi j'aurai une question ou en particulier c'est les entreprises privées qui peuvent faire de l'archéologie préventive qui leur donne l'autorisation de faire de l'archéologie préventive et vous avez parlé du fait qu' ils tirent les cours vers le bas mais du coup c'est quoi la qualité de leurs interventions est-ce que c'est pas aussi au détriment de la qualité des fouilles et de ce qu'on va pouvoir trouver et conserver voilà merci beaucoup on prend encore 2 peut-être en réponse françois juste là et ensuite les faits un merci non je veux juste préciser quand même de l'endroit douche parle c'est à dire que je suis professionnel du spectacle dans le spectacle vivant chad ministre attriste de compagnie théâtre depuis bien longtemps et je suis présidente d'un syndicat qui s'appelle le synavi quel syndicat national des arts vivants c'est à dire que c'est le syndicat des compagnies aient lieu indépendant et qui est une des structures co fondatrice de l'ufisc je voudrais juste j'ai été tout à fait intéressé par tout ce qui c'est tout ce qui s'y est dit là et évidemment je rejoins certain nombre de constats et nous rejoignons un certain nombre de constats qui ont été faits je voudrais juste attirer votre attention sur le fait que l'infiltration de de la pensée néolibérale dans les politiques culturelles elle n'est pas que dans l'opposition entre les je veux pas du tout caricaturer ce que ce que sarah 10 mai dans l'opposition des plateformes et du privé et du public elle est aussi infiltrés je pense très très profondément la façon dont y compris des professionnels men exercent leur profession la théorie du ruissellement par exemple elle et elle est le fondement finalement de la plupart des politiques publiques notamment dans le spectacle vivant c'est à dire que on donne aux structures qu'on connaît au à ce qu'on appellerait les gros les scènes labellisés et en se disant que bah ça va ruiner jusqu'à jusqu'au compagnie d'abord les plus grosses les plus institué plus les plus petites enfin celle que nous appelons celles du tiers secteur et puis ça va finalement arriver par permettre de créer de l'emploi et c'est pas tout à fait comme ça que ça se passe en réalité c'est à dire qu'il ya beaucoup de pertes dans cette danse est dans ce chemin là il y à une autre question c'est celle de la redistribution c'est à dire que dans tous les domaines de la société on défend quand nous sommes des gens de gauche on défend l'idée de la redistribution et combien de fois on s'est retrouvé face à la question des subventions notamment en disant oui mais tu comprends bien qu'on peut pas déshabiller paul pour déshabiller jacques pour quoi quand paul à des millions de subventions pourquoi est ce que jacques ne peut pas en avoir quelques milliers qui parfois sont suffisantes pour créer un spectacle je parle du domaine que je connais pour salarier des gens pour tout simplement fonctionner correctement en étant dans la dans les règles de ski et les conventions collectives les lois du travail etc etc donc et ça si on le transfère dans n'importe quel domaine mais on hurlerait d'indignation par contre dans le domaine culturel bas ça gêne personne si nous ça nous gêne mais on est quelques-uns que ça gêne mais ça gêne pas tout le monde et puis il ya ce recours systématique aux appels à projets et aux mêmes aux appels à manifestation d'intérêt ça c'est le nouveau truc fin s'est passé pas très nouveau mais c'est un peu systématique et je tiens à dire qu'il y à certaines villes qui aujourd'hui construisent une partie de leur politique culturelle comme ça y compris je pense à lyon là en ce moment il ya des lieux qui sont en train d'être fermés à cause de ça qui ne sont pourtant pas des villes de gauche de droite je veux dire pardon beau lapsus excusez moi qui ne sont pas censés être des villes de droite 1 et où il ya il faut pas confondre l'appel à manifestation d'intérêt et la construction de politiques publiques mais tout ça c'est ça un filtre quelles que soient les raisons pour lesquelles on fait non pas la manifestation d'intérêt où il faut du renouvellement à la tête des équipements c'est absolument nécessaire mais ça peut pas se faire n'importe comment la deuxième chose c'est que c'est l'état des services des drag notamment jeu on le connaît je tiens à dire enfin je tiens vous le dire on le connaît pas ce qu'ont aussi on le vit au quotidien c'est à dire que ce principe de dossiers de plus en plus cette bureaucratie de plus en plus forte nous on le vit au quotidien parce que tout simplement les financements n'arrive pas et c'est un impact direct sur le fait de pouvoir payer les salariés qui sont les nôtres et qui sont parce qu'on n'a pas de fonds propres donc cesser et je pense que cette politique là ça elle a un but à la fin c'est de nous faire abandonner ce modèle est de nous faire abandonner le recours aux financements au profit justement de manifs et d'appel à manifestation au profit du privé au profit des ddd du des fonds de roulement prod qui viendrait notamment de la question qui viendrait notamment delà des financements des fondations etc et enfin juste une petite une petite chose patricia tu parlais des différentes économies qu'on a oublié je suis complètement d'accord avec ce que tu dis est notamment et y en a une qui s'appelle l'économie du sensible qu'on a théorisé depuis bien longtemps on n'en parlait at heart factories autre part notamment il ya une bonne dizaine d'années enfin ce sont des des choses qui qui sont absolument nécessaires à retrouver sur elle nécessite de reconnaître les expertises de chacun elle nécessite aussi de considérer que les expertises n'est pas que la question des experts et des ex et ça c'est fondamental et ça c'est inscrit dans la loi dans la loi elle s'est appelée la loi sur la création l'architecturé le patrimoine la concertation dans les politiques publiques est inscrite ce que je vais je finis par dont la pole et la concertation des politiques publiques est inscrite et on s'assoit dessus depuis 1900 depuis 2016 maintenant ou 2017 voilà elle est inscrite elle doit impliquer les professionnels les élus évidemment toutes les et services de l'état mais aussi aussi les habitants et ça c'est une façon justement madame de pouvoir s'y impliquent puis infiniment de caumont expliqué par là on va avoir lancé les réponses maintenant et ensuite on fera des descentes des discussions plus informelles j'suis désolé pour celles et ceux qui avait levé la main ce qu'on peut son aval à l'emploi du temps des élus occupée alors du coup la première question c'est comment s'impliquer dans le secteur culturel sans en être peut-être patricia sociaux ou s'il ya d'autres au sud je me suis pas comme ça que tu peux avoir des réponses en effet je pense que on voit bien sûr le ce que je disais sur le terrain associatif qui a vraiment une capacité de mobilisation des personnes des habitants mais de tout citoyen et pas seulement à travers une entrée d'une association artistique et culturelle vous disiez la musique ou pas seulement mais aussi à travers des associations qui travaillent dans l'éducation évidemment l'éducation populaire le social etc qui ont maille à partir avec cette dimension du sensible avec cette dimension culturelle et puis pour aller peut-être plus loin puisque emmanuel commencé à aborder la chose je pense aussi la question aujourd'hui de la co-construction sur les territoires qui est vraiment absolument indispensable si en effet on veut renouer avec des logiques démocratique c'est prendre en compte ces initiatives citoyennes pour construire l'action publique ne pas les mettre de côté ne pas simplement faire de la récupération en effet c'est aussi ce qu'on voit on a vu les lieux intermédiaires qui en est fait aujourd'hui sont des lieux qui sont directement construit par parler pour les collectivités territoriales par exemple et qui justement enlève de la capacité aux habitants aux personnes qui auraient pu se mobilisent et qui souvent se sont mobilisés au départ dans la construction de ces lieux avec tous les enjeux qu'il ya autour des questions de gentrification de deux problèmes immobiliers etc il n'y a pas suffisamment dette justement à la création active des habitants de leur structure et qui sont des structures généralement plurielle avec la question de la création artistique de l'accueil des travailleurs artistique de l'accueil des opérateurs culturels mais aussi du lien avec les habitants et de toutes leurs d'activité donc là je crois qu'on a en effet besoin de deux d'avoir des espaces beaucoup plus pluriel il faut qu'on revienne à la question de laisser ce que de l'espace culturel comme un espace de vie comme quelque chose qui peut mêler le travail indispensable parce que c'est un travail de recherche artistique de création etc mais aussi de vraiment d'implication de la diversité des personnes et 2 et de leurs rapports et de leur expertise propre voilà donc peut-être y répondre comme ça est vraiment redire cette importance de d'aujourd'hui de la concertation et de l'implication démocratique des personnes dans le des professionnels ou des organisations collectives dans la construction des politiques publiques merci beaucoup de bien mais aussi une question sur l'archéologie je suppose que c'est bâtir je vais te donner le micro oui pour répondre qui commet des entreprises privées en cette autorisation de faire de l'archéologie elles ont un agrément qui est donné par le ministère vous voilà donc un agrément qui peut concerner supérieur archéologique pour histoire médiévale antiquités chose ou un territoire précis les heurts parfois mais ça va culture or sur la site en site il peut y avoir plusieurs périodes et souvent se retrouver avec des choses assez compliquées avec des opérateurs privés qui avait gagné son bras de fer ces fouilles qui a été choisi par l'aménageur avec leurs matières majoritairement cité gallo romains par exemple mais lors de la fouille il se trouve et on le savait déjà dans le diagnostic saumon 6 heures quand même avoir la période et savoir un peu sûr qu'on va agir avec des sites musique période où finalement l'opérateur qui est absolument pas mais des listes va se retrouver à devoir aussi traiter une partie du site qui donc pour lequel il n'a pas d'agrément navy en fait du conseil national de recherche en archéologie le cnra qui donne pas les agréments pouvoir capable de favoritisme même quand l'appel d'offres émane d'aménageur public on peut avoir l'aménageur public y compris le ministère qui choisit un opérateur privé pour un chantier qui dépend de l'état évidemment la qualité de fouilles sont bien en deça généralement mais je vis à un procès mais nous on le voit pas ce qu'on sait bien que c'est des coûts et les coûts d'un chantier évidemment ce au détriment derrière de la fouille ne et puis au final c'est détriment de la recherche scientifique du rapport de fouilles finale rappelle le rapport final de fouilles qui va être bâclé parce que c'est sur ce délai là qu'ils vont gagner du temps et qui vont pouvoir casser des prix ça n'a pas tellement sur la partie chantier la durée du chantier qui va être fixé qui serait la même pour tous mais ça va être sur la partie recherche pas la partie rapport final d'opération où ils vont essayer de bâcler ça voire même pas de le faire injure défendre un temps encore certains rapports qui lui en sont jamais sortis et évidemment la partie recherche par contre et valorisation c'est l'institut national de recherches archéologiques préventives qui doit travailler sur des données souvent très médiocres des entreprises privées je veux dire qu en angleterre c'était c'est ce qui a donné lieu en fait à une renationalisation partielle de l'archéologie tellement les données une fois qu'ils ont complètement libéralisé le secteur de l'archéologie il ya une perte scientifique importante qui s'est remarqué dans toute la communauté scientifique est beau peut-être pour répondu qu à l'intervention des manuels sahara ou plusieurs oui plusieurs choses alors évidemment sur tout ce que tu as dit je me permets de te tutoyer parfaitement je n'avais pas j'ai pas à développer cet aspect là en fait parce qu'à une forme de facilités à 10 rebonds 1 % du budget mais en fait qu'est-ce que qu'est ce que ça signifie si on augmente considérablement le budget c'est pas pour faire les mêmes choses c'est que tout tout ce que tu décris la tribune cette logique de ruissellement d'ailleurs je note cette expression là c'est bon appel à projets ça on connaît la logique de l'appel à projet fait pareil dans l'éducation nationale c'est pareil maintenant partout enfin c'est une catastrophe absolue mais d'où ça vient ça vient de l'austérité c'est en fait tu coupe le robinet on a et puis du coup tu as une enveloppe à part dimanche à une enveloppe à toute la question c'est comment je donne mon enveloppe toute façon elle n'est pas assez grande donc ce coupé en petits vous battez vous battez vous et c'est justifié d'avoir un bout de l'envelope donc au lieu d'affecter d'emblée les fonds je te demande de justifier pourquoi ton projet plutôt que celui là donc je met en concurrence les petits puis les gros comme ils ont déjà eu un bout de l'envelope mais en réalité la fois suivante ils auront de nouveau l enveloppe à ce qu'on a déjà pris l'habitude de leurs données etc mais tout ça c'est si tu veux c'est pas pour c'est pas pour dire qu'il n'ya pas un changement radical de deux visions à faire mais en fait cette vision faut bien qu'on ait conscience doit le lien c'est parce que tu as des logiques d'austérité que tu as une enveloppe que tu poses la question du ruissellement de l'appel à projets maintenant ça devient de manifestations d'intérêt et que comme par hasard tu trouves vraiment hyper intéressant que tout d'un coup le domaine privé s'intéresse à allah comme si c'était une nouveauté derrière le logo le caractère philanthropique des des ultra riches qui passent leur temps d'ailleurs enfin voilà à pourrir la vie des gens et après derrière dire qu'ils vont favoriser les a enfin les arts et la culture c'est rien d'autre que de l'émancipation donc c'est déjà contradictoires en fait on est on l'a vu d'ailleurs avec la fondation pinault enfin il ya eu 8000 exemple de comment c'est pas seulement c'est vraiment pas seulement qu' il se trouve que les tipis se disent bayern espace libre je le prends c'est pas seulement ça c'est qu'on leur donne c'est que le problème du ministère et la politique publique de la culture c'est j'ai des objectifs il faut qu'ils aient la culture et banquier des trucs pour les jambons j'ai une toute petite enveloppe donc déjà ils vont se bagarrer pour l' enveloppe mais il met objectif faut quand même que je puisse dire qu'il ya une grande un endroit on peut aller voir des trucs à paris un nouveau lieu à bas ça tombe bien j'ai pinault qui est donc j'encourage et je vais chercher je vais moi même maître dans la main des ddd des financeurs voilà et je vais de jeudi fut ce cas lisez donc qu'est ce que je fais la restriction à l'envers c'est à dire je prends ton argent l'argent de ses impôts des impôts tes impôts grâce à la défiscalisation et ben en fait c'est vous qui payez le droit à pino de fer en fait une opération commerciale et en plus de décider du coup de ski artistique ou non de décider de ce que les gens vont pouvoir voir et puis quand c'est pinos et pino mais quand c'est bolloré c'est encore un autre à notre sujet aussi en termes idéologiques si on laisse à bolloré le choix de décider qu'est-ce qui est la consommation culturelle et qu'elle du coup quel type d'identité il veut véhiculer parce que les questions d'art et de culture elles sont jamais très loin des questions d'identité donc voila c'était pour ça que véhicule et ça ne disons enfin quand on dit faut augmenter les budgets faut qu'on explique ce que ça veut dire soit plus d'argent pour contrer c'est qu'en fait cette baisse des budgets elle a été le cheval de troie de chanda d'une inversion criminels dur de la logique des choses est la dernière chose que je voulais dire parce que je les ai oubliés dans les batailles on a quand même une bataille qui arrive qui est celle de l'assurance chômage je vous invite à ne pas en faire une bataille enfin à ne pas décider que les arts et la culture sont extérieurs à cette bataille là parce que à deux titres d'abord parce que visiblement les intermittents sont dans le le régime de l'intermittence est dans le viseur cette fois ci donc du coup potentiellement des grosses batailles déjà pour défendre ce régime là mais aussi parce que quand le régime le régime des intermittents c'est une façon absolument passionnante de pose et de reposer de faire changer le regard sur la question du travail de la valeur de ce qui est valeur de ce qui est richesse de ce que c'est qu'un temps de travail de ce que c'est que la comptabilisation du temps de travail aujourd'hui et quand on est dans un mouvement comme le nôtre qui défend la réduction du temps de travail qui défend la revalorisation de repenser ces questions là en fait le régime d'habitants c'est pas justement un régime à part une exception pour reprendre un peu la problématisation qui a été qui a été posée très bien tout à l'heure d'entrée de jeu c'est pas une exception ce régime d'intermittents c'est une invitation à repenser intégralement la question du temps de travail et de la valeur et jeux sur ce je vous dois vous laisser merci beaucoup sa ronde avec deux dernières interventions d'eric mais oui on sait que tu veux bien occupé et merci déjà cette présence oui bon bah oui mais du coup de pour vous remercier et max et nos intervenantes et intervenants moi je pense qu'il ya c'est important aussi dans cette conférence c'est que l'histoire des politiques culturelles en france on a pu la voir aller elle est longue les dix continuent c'est pas une phase pleine continuité il existe depuis quarante cinq ans même bien avant qu'on peut la remontée à la révolution française même et que on a bien trop souvent je crois dans ses différents épisodes vue d une binarité entre l'action étatique l'action des pouvoirs publics et les initiatives citoyennes ou associatives et que je crois que justement des grands gap une des grandes avancées qu'on a pu faire dans ce programme et dans nos propositions et tu va maintenant tâcher de faire vivre dans nos discours et dans l'imaginaire comporte c'est que notre ambition pour les arts et la culture elle est justement de conjuguer l'action étatique et des pouvoirs publics et celle des initiatives citoyennes et de ses écosystèmes qui fleurissent partout en france et ailleurs sans dents dans ces domaines là et que cet outil du temps long et de la planification ici comme partout ailleurs et la clé essentielle pour permettre la conception cette autre société d'émancipation et de solidarité pour laquelle on se bat voilà merci à vous [Applaudissements]
Sarah Legrain