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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 26 octobre 2020 16 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalImmigration & asileSécuritéInstitutions & élections

Quand Erdogan insulte Macron - C à Vous - 26/10/2020

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 8:45OuverteRéponse directe

    Ces appels au boycott rencontrent-ils un tel succès ?

  • 9:26OuverteRéponse directe

    Comment la France doit-elle riposter contre les insultes et les appels au boycott ?

  • 11:27OuverteRéponse directe

    L'appartenance de la Turquie à l'OTAN a-t-elle encore un sens aujourd'hui ?

  • 13:43OuverteRéponse directe

    Sur les produits pour lesquels Erdogan appelle au boycott, que penser ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:18InvitéFait
    « Macron a besoin de se faire soigner. »
  • 0:22InvitéFait
    « Que peut-on dire d'autre d'un président qui se comporte comme cela vis-à-vis de millions de personnes vivant dans son pays ? »
  • 2:27InvitéChiffre
    « C'était deux ans plus tard, octobre 2015, le zénith de Strasbourg, plein à craquer, 12 000 Turcs de France, d'Allemagne, de Suisse et de Belgique. »
  • 3:21InvitéFait
    « présentant la Turquie comme le défenseur de la vraie civilisation face à des états donneurs de leçons, à une Europe rongée, disait-il, par la xénophobie, l'islamophobie et le racisme. »
  • 4:07PrésentateurFait
    « M. Macron a annoncé qu'il n'y aurait plus d'imams formés à l'étranger et envoyés de l'étranger. »
  • 4:19PrésentateurChiffre
    « la moitié des imams étrangers officiants en France aujourd'hui sont des imams turcs formés par l'État turc, car c'est l'État turc qui forme les imams en Turquie. »
  • 4:36PrésentateurFait
    « Et payés par la Turquie. »
  • 5:00PrésentateurChiffre
    « s'il y avait une élection présidentielle, je ne dirais pas dimanche prochain, mais vendredi prochain, eh bien, c'est très clair, M. Erdogan la perdrait contre le maire de l'opposition d'Istanbul. »
  • 5:40InvitéFait
    « Et il va même jusqu'à dire persécutée comme l'étaient les juifs en Europe dans les années 30. »
  • 6:00InvitéFait
    « Quand il recommande au président de la République française de se soumettre à des examens psychiatriques »
  • 6:34PrésentateurChiffre
    « son nouveau palais présidentiel, tenez-vous bien, c'est 200 000 m², et plus de 1 000 pièces, et plus de 1 000 pièces. »
  • 10:21PrésentateurFait
    « La livre turque est en train de dégringoler. »
  • 13:10PrésentateurChiffre
    « il y a aujourd'hui en Turquie 130 000 fonctionnaires qui ont été chassés de leur emploi par M. Erdogan. »
  • 13:21PrésentateurChiffre
    « il y a eu, après la tentative de coup d'État de 2016, il y a eu 550 000 personnes qui ont été arrêtées en Turquie pour raisons politiques. »
  • 13:35PrésentateurChiffre
    « Et il en reste plus de 100 000 sous les verrous. »

Temps de parole

  • Présentateur62 %
  • Invité20 %
  • Présentateur 25 %
  • Invité 23 %
  • Invité 33 %
  • Invité 42 %

1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Dans le reste de l'actualité, notamment l'offensive de la Turquie d'Erdogan contre Emmanuel Macron et la France, pour avoir simplement dit que la France ne renoncerait pas aux caricatures au nom de la liberté d'expression, le président turc a insulté à deux reprises Emmanuel Macron et a appelé au boycott des produits français.

0:18
Invité

Macron a besoin de se faire soigner. Que peut-on dire d'autre d'un président qui se comporte comme cela vis-à-vis de millions de personnes vivant dans son pays ? Et qu'ils n'ont pas tous les mêmes croyances.

0:56
Présentateur

Une véritable fuite en avant du président turc, Patrick.

0:59
Invité

Voilà, qu'on va commenter dans un instant avec notre invité Bernard Guetta. Fuite en avant, qui fait oublier, c'est un petit rappel que je voudrais faire en préambule, qui fait oublier le temps où Erdogan remerciait la France de le laisser faire campagne sur son sol. Et ce n'est pas très vieux. Il y a un peu plus de trois ans, mars 2017, on était en pleine campagne présidentielle française. Le ministre turc des Affaires étrangères, Kavuzoglu, avait pu tenir meeting à Metz pour promouvoir auprès de la diaspora turque. Le oui au référendum sur le renforcement des pouvoirs du président Erdogan.

Meeting d'autant plus remarqué que pratiquement tous les autres en Europe avaient été annulés pour des motifs d'ordre public. En Allemagne, Erdogan s'en était pris à Angela Merkel en dénonçant des pratiques nazies. À Zurich, en Suisse et aux Pays-Bas, où Kavuzoglu venait d'être empêchée d'atterrir à Rotterdam. Interdit de meeting aux Pays-Bas, le ministre turc des Affaires étrangères savoure ce moment et profite de la tribune pour régler ses comptes. Ils ne peuvent pas dire « Nous l'avons fait et ce n'est pas grave ». Qu'ils s'excusent ou pas, nous leur demanderons des comptes.

Extrait de ce meeting qui avait soulevé un tollé à droite, François Fillon accusant François Hollande d'avoir rompu la solidarité européenne. En réponse, le ministre des Affaires étrangères, qui était Jean-Marc Ayrault, avait expliqué qu'en France, le droit de réunion est une liberté fondamentale à laquelle on ne peut pas déroger sans raison. Moyen en quoi, Erdogan avait chaleureusement félicité la France. La France où il était venu faire campagne pour sa réélection. C'était deux ans plus tard, octobre 2015, le zénith de Strasbourg, plein à craquer, 12 000 Turcs de France, d'Allemagne, de Suisse et de Belgique.

On le voit sur ces images, un président accueilli comme une rock star par une foule scandant son nom et une marée de drapeaux turcs. Des prêches religieux, on va le voir sur ces images. Du zénith de Strasbourg donc et chez Erdogan, un discours critique, voire insultant déjà pour ses hôtes. Le président turc condamnant la réponse européenne à la crise des migrants, présentant la Turquie comme le défenseur de la vraie civilisation face à des états donneurs de leçons, à une Europe rongée, disait-il, par la xénophobie, l'islamophobie et le racisme. Tout cela à l'époque sans susciter la moindre réprobation des autorités françaises et européennes.

Preuve qu'avec les autocrates, les accommodements ne sont jamais récompensés. Bernard Guetta, cinq ans après, ce meeting paraît assez invraisemblable, non ?

3:40
Présentateur

Oui, et c'est une des principales raisons pour lesquelles, M. Erdogan, on veut tellement à Emmanuel Macron aujourd'hui. Parce qu'il est bien évident que ce genre de meeting ne serait absolument plus possible dans la France d'aujourd'hui, avec les évolutions qu'il y a eu. Enfin, ça semble évident. Ça semble évident. Alors, M. Erdogan, premièrement, on veut de cette évolution à M. Macron. Et deuxièmement, il est, mais à l'heure-là, véritablement furieux parce que M. Macron a annoncé qu'il n'y aurait plus d'imams formés à l'étranger et envoyés de l'étranger.

Or, à la louche, grosso modo, la moitié des imams étrangers officiants en France aujourd'hui sont des imams turcs formés par l'État turc, car c'est l'État turc qui forme les imams en Turquie. Et payés par la Turquie. Et payés par la Turquie. Et donc, ces imams sont naturellement des agents de leur gouvernement. C'est clair. Alors, à part ça, intégristes, terroristes, etc., c'est même tout à fait secondaire aux yeux de M. Erdogan. Il va perdre des agents électoraux.

Et il va perdre des agents électoraux à un moment donné, à un moment où, dernier sondage, je crois, d'avant-hier en Turquie, s'il y avait une élection présidentielle, je ne dirais pas dimanche prochain, mais vendredi prochain, eh bien, c'est très clair, M. Erdogan la perdrait contre le maire de l'opposition d'Istanbul, qui a été élu aux dernières élections. Et cette élection, elle se joue aussi en France. Cette élection, elle se joue, je ne dirais pas largement, mais quand même partiellement, vous avez tout à fait raison, en France, dans la diaspora turque. Alors, évidemment qu'aujourd'hui, M.

Erdogan veut s'affirmer en défenseur d'une minorité musulmane, soi-disant persécutée, c'est ce qu'il explique, persécutée en France. Et il va même jusqu'à dire persécutée comme l'étaient les juifs en Europe dans les années 30. C'est comme si on commençait à envoyer les musulmans de France ou d'Europe vers des camps de la mort, des camps d'extermination. C'est-à-dire que cet homme est totalement délirant. Quand il recommande au président de la République française de se soumettre à des examens psychiatriques, véritablement, on peut lui retourner le compliment. C'est-à-dire que c'est lui qui aurait besoin d'un examen psychiatrique ? Vous l'avez dit, oui, évidemment que oui.

– Oui, vous vouliez commenter une photo aussi ? – Ben voilà, vous avez la photo dans vos arts aussi. Voilà, M. Erdogan, on est en 2016 ou 2015, je ne me souviens plus très bien, mais qu'un peu. – 2015. – 2015. Il vient d'inaugurer son nouveau palais présidentiel. Alors son nouveau palais présidentiel, tenez-vous bien, c'est 200 000 m², et plus de 1 000 pièces, et plus de 1 000 pièces. Il l'a fait construire en faisant détruire pratiquement le seul grand véritable espace vert d'Ankara, une forêt qui surplombait la capitale.

Et il reçoit là le président Mahmoud Abbas, le président palestinien, et d'un côté et de l'autre, à gauche et à droite, il y a dans la plus pure tradition Walt Disney, parce que véritablement, c'est complètement grotesque, en plus de surcroît, mauvais goût, mal fait, etc., des soldats costumés comme ils l'étaient aux différentes périodes de l'Empire ottoman. Alors si ça ne s'appelle pas une double mégalomanie, celle du palais et celle de la nostalgie impériale… – Il est nostalgique de l'Empire ottoman, clairement. – Alors il est complètement nostalgique. C'est M. Erdogan, vous savez, c'est très simple, c'est l'autre Poutine du continent européen.

Les deux sont véritablement travaillés par une nostalgie impériale. M. Poutine voudrait reconstituer l'Empire russe, c'est pas l'Union soviétique, l'Empire russe, celui d'être ça. Et M. Erdogan rêverait tout à fait officiellement de reconstituer, non pas par la force, non pas en recolonisant des pays, etc., mais voudrait reconstituer par l'influence économique, politique et militaire, et militaire, naturellement, la zone d'influence immense qui avait été celle de l'Empire ottoman.

8:15
Invité

– Il y a déjà en partie réussi, si l'on juge par la portée de sa voix auprès du monde arabe. C'est lui qui, par ses diatribes, a en grande partie agité le monde arabo-musulman ces derniers jours avec ses appels au boycott des produits français et des réactions aussi de certains États. On a même eu hier le ministère des Affaires étrangères marocain, marocain, qui a fait un communiqué pour désapprouver la position de la France concernant les caricatures de Normandie.

8:45
Présentateur

– Alors Patrick, vous avez tout à fait raison. Cela étant, est-ce que véritablement ces appels d'Erdogan au boycott des produits français et au boycott politique de la France rencontrent un tel succès ? Écoutez, on va encore voir. Moi, je dirais que ce n'est pas déjà joué. Parce qu'Erdogan n'est pas si populaire que cela, ni dans son pays, on en parlait à l'instant même, ni même dans la région méditerranéenne. Parce que beaucoup de populations lui en veulent énormément de sa politique et de sa sauvagerie. aussi bien en Libye qu'en Syrie, contre les Kurdes, mais pas seulement contre les Kurdes. – Comment la France doit-elle riposter ?

Et contre les insultes, les propos outranciers, Emmanuel Macron l'a fait, mais aussi contre ses appels au boycott ? – Écoutez, je crois qu'il ne faudrait surtout pas répondre, vous en êtes à nos… – On rappelle que l'ambassadeur d'Ankara a été rappelé. – Voilà, il ne faudra certainement pas descendre au niveau de M. Erdogan. Dieu merci, nous ne le faisons pas. mais évidemment par la plus grande fermeté. Face à un énergumène pareil, parce que c'est tout, M. Erdogan, est un énergumène pour rester poli, pour rester poli. Face à un homme pareil, eh bien évidemment qu'on rappelle l'ambassadeur en lui disant que la grosse fierté n'a jamais été…

n'a jamais fait partie des usages diplomatiques, tout simplement. – Est-ce qu'on doit craindre des menaces plus graves que le boycott ? – Écoutez, M. Erdogan doit craindre lui-même une déstabilisation de son pays. La livre turque est en train de dégringoler. Quand je dis « est en train de dégringoler », elle dégringole depuis de longs mois, mais le mouvement est en train de s'accélérer. les industriels étrangers, mais pas seulement européens, mais pas seulement européens, regarde de plus en plus la Turquie avec prudence, inquiétude, en se disant « mais où est-ce que cet homme nous emmène ? » enfin, emmène son pays et donc emmènerait les investissements qu'on y fait.

Son taux de popularité dégringole. Et puis, vous savez, cet homme, il se disperse trop. Il envoie des troupes en Syrie, il envoie des troupes en Libye, il envoie des navires d'exploration gaziers et pétrolifères dans les eaux turques et chypriotes. Il ouvre trop de fronts à la fois, vous savez. Quand on fait cela, il y a un moment, surtout quand vos caisses commencent à se vider sérieusement, il y a un moment où on s'affaiblit et où on n'est plus pris au sérieux et plus suivi par sa propre opinion.

11:27
Invité

L'appartenance de la Turquie à l'OTAN a encore un sens aujourd'hui ? C'est une question qu'on rétorque, qu'on pose, qui est souvent répétée auprès des responsables et des dirigeants français.

11:39
Présentateur

Dans la mesure où la Turquie, membre de l'OTAN, membre de l'OTAN, ça a été un des premiers membres de l'Alliance Atlantique. Il ne faut pas l'oublier dès le début des années 50. Mais dans la mesure où la Turquie, membre de l'OTAN, de l'Alliance Atlantique, s'attaque, parce que c'est ce qu'elle fait, à deux autres pays membres de l'Alliance Atlantique et membres qui plus est de l'Union européenne, bien évidemment que la question se pose. Mais quand vous dites ça, vous donnez des sueurs froides aux Américains parce que l'armée turque est aujourd'hui, tenez-vous bien, la deuxième armée de l'Alliance Atlantique derrière l'armée américaine.

Alors les Américains, mais aussi certains des Européens, de moins en moins, mais enfin aussi certains des Européens se disent, « Bon, écoutez, Erdogan, c'est un mauvais moment à passer et il faut garder la Turquie, ne pas perdre la Turquie à cause d'Erdogan. » Oui, sauf que là, on atteint une ligne rouge. Sauf que là, ce n'est véritablement plus possible. Ou bien les pays de l'Alliance Atlantique, États-Unis en tête, alors là, c'est M. Biden dans une semaine, s'il arrive, parce que lui, contrairement à M. Trump, M. Trump adore Erdogan. C'est normal, il se ressemble. Comme tous les autocrates. Mais exactement, M. Trump adore M. Poutine, il adore M. Xi Jinping, il adore M.

Erdogan, c'est formidable. C'est le club des autocrates et des dictateurs. Pour mémoire, il y a aujourd'hui en Turquie 130 000 fonctionnaires qui ont été chassés de leur emploi par M. Erdogan. Il y a eu, après la tentative de coup d'État de 2016, il y a eu 550 000 personnes qui ont été arrêtées en Turquie pour raisons politiques. Et il en reste plus de 100 000 sous les verrous. Il reste plus de 100 000 prisonniers politiques en Turquie.

13:43
Invité

Sur les produits pour lesquels Erdogan appelle au boycott, désolé pour les salariés et les patrons à qui l'on doit le Babybel et la vache qui rie, mais que ces marques devenues des noms communs pour toutes les couches sociaux, professionnelles et culturelles françaises, qu'elles soient l'objet de la vindique des pays du Moyen-Orient, ça ferait presque sourire, surtout quand Charline Von Honecker et Sophia Aram, que je ne vous présente pas, prennent le sujet à pleines dents.

C'est vrai qu'on pourrait s'interroger sur la logique qui pousse des musulmans à se lancer dans ce genre de boycott, quand on connaît l'attachement des arabes pour la vache qui rit et le caprice des dieux que je partage, je tiens à le dire. Et surtout, quand on connaît l'indifférence quasi totale du monde musulman au sujet du massacre des Ouïghours par la Chine et celui des Yéménites par l'Arabie Saoudite. En plus, on ne sait pas pourquoi elle rit la vache. Si ça se trouve, elle se fout de la gueule du prophète. Il faudrait produire des fromages respectueux des religions. La vache qui prie par exemple.

Dans les Émirats, déjà qu'ils avaient des carences en humour, maintenant ils vont avoir des carences en calcium. Ça ne va pas arranger nos affaires, cet humour-là.

14:46
Présentateur

Non, évidemment pas. Évidemment pas parce que M. Erdogan manque totalement du sens de l'humour.

14:52
Invité

Mais ce que fait remarquer Sophia sur l'indifférence du monde arabo-musulman, enfin du moins à l'égard du sort des Ouïghours en Chine, montre bien le sens de deux poids de mesure sur la puissance de la Chine.

15:06
Présentateur

Vous avez tout à fait raison. Il n'y a aujourd'hui que les opinions occidentales qui s'émeuvent du sort des Ouïghours. Quand même, pour mémoire. Peuple musulman. Peuple musulman. Plus d'un million de personnes en camp de concentration. Je n'ai pas dit d'extermination, mais en camp de concentration. Persécutés pour le coup. Persécutés d'une manière absolument invraisemblable. Absolument invraisemblable. Merci beaucoup Bernard Guetta. Vous restez avec nous. On continue à commenter le reste de l'actualité. C'est l'heure du 5 sur 5 des militres à l'enquillenne.