🔴 DÉBAT REMIGRATION : François Asselineau VS Jean-Yves Le Gallou - Le Samedi Politique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:26OuverteRéponse directe
Jean-Yves Le Gallou, selon vous, comment il faudrait définir la remigration ?
- 5:42OuverteRéponse directe
François Asselineau, peut-être votre point de vue et comment vous définiriez la remigration ?
- 8:51OuverteRéponse directe
Jean-Yves Le Gallou, pourquoi ne pas accepter le débat sur la remigration ?
- 13:01RelanceRéponse directe
François Asselineau, qu'est-ce que vous répondez à ça ?
- 15:52OuverteRéponse directe
Jean-Yves Le Gallou, sur le regroupement familial, qu'est-ce que vous en diriez ?
- 21:50RelanceRéponse directe
François Asselineau, qu'est-ce que vous répondez à tout ça ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:23Invité politiqueChiffre
« Un an après la fermeture arbitraire de notre compte bancaire, les pertes et les coûts globaux de plus de 442 000 euros mettent évidemment en péril la pérennité de TV Liberté. »
- 4:46Invité politiqueChiffre
« Les clandestins, ils sont de l'ordre d'un million en France, de 4 millions en Europe. »
- 6:50PrésentateurChiffre
« notamment sous Macron, avec 300, 400, 500 000 personnes qui entrent chaque année. »
- 6:59PrésentateurChiffre
« 75% des Français, qui considèrent qu'il y a trop d'immigration et qu'il faut arrêter. »
- 8:40PrésentateurFait
« la remigration me paraît, telle que, en tout cas, j'ai cru la comprendre dans le livre de M. Le Gallo, c'est vouloir colmater un bateau tout en laissant des brèches ouvertes pour faire entrer de l'eau dans le bateau. »
- 11:23Invité politiqueFait
« l'Europe ne s'occupait absolument pas de l'immigration à l'époque, ce n'était pas dans ses compétences. »
- 15:57Invité politiqueChiffre
« Le regroupement familial, c'est à peu près 100 000 entrées sur 385 000. »
- 20:32Invité politiqueChiffre
« il y a le plus de titres d'asile délivrés, c'est nouveau. Ça a longtemps été l'Allemagne. Mais nous sommes à 70 000 dans le cadre de la Cour nationale du droit d'asile. »
- 21:43Invité politiqueChiffre
« on pourrait faire entrer 600 millions de personnes en France, et en Europe d'ailleurs, ce qui fait un peu beaucoup, me semble-t-il. »
- 32:10PrésentateurFait
« il évoque en effet des sujets, ce qu'on appelle de l'épuration ethnique, en fait, que ce soit par exemple après le traité de Lausanne de 1923, lorsqu'il y a eu plus d'un million 300 000 Grecs qui ont été chassés de Turquie. »
- 37:10Invité politiqueFait
« La guerre civile, elle est déjà en partie là. »
- 37:14Invité politiqueFait
« Il y a des parties entières du territoire qui échappent à la loi française. »
- 38:01Invité politiquePromesse
« Je ne veux pas que les enfants de nos enfants soient minoritaires dans leur propre pays. »
- 38:08Invité politiquePromesse
« Je ne veux pas que les Européens deviennent minoritaires sur la terre de leurs ancêtres. »
- 38:52Invité politiqueFait
« On renvoie à une décision d'une condamnation pénale pour délit ou crime. »
- 44:15Invité politiqueChiffre
« On délivre 50 000 titres de travail tous les ans. »
- 44:27Invité politiqueChiffre
« On délivre 110 000 titres de séjour pour des étudiants. »
Temps de parole
- Présentateur43 %
- François Asselineau41 %
- Invité politique15 %
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TV Liberté est en danger. Aujourd'hui, je ne vais pas y aller par quatre chemins. L'avenir de TVL est menacé. Nous faisons les frais d'un effet ciseau. Je vous explique d'une part, les politiques catastrophiques des deux quinquennats Macron ont appauvri les Français. Les conséquences se font sentir. Même nos plus fidèles téléspectateurs peinent à soutenir TVL autant qu'ils voudraient le faire. De l'autre côté, les attaques du pouvoir nous ont infligé de sévères blessures. Un an après la fermeture arbitraire de notre compte bancaire, les pertes et les coûts globaux de plus de 442 000 euros mettent évidemment en péril la pérennité de TV Liberté.
À cela s'ajoute un dernier facteur, la censure insidieuse des géants du numérique. Malgré le cap d'un million d'abonnés à la chaîne TVL, un cap historique pour un média alternatif, nos émissions, comme nos appels aux dons, sont invisibilisées pour réduire notre impact. Face à cette pression croisée, inédite, du système, je vous garantis toutefois que toute l'équipe a su garder intacte son envie de vous informer. Mais nous ne pourrons pas poursuivre cette mission si la mobilisation pour TVL ne s'amplifie pas vaillamment. Il nous manque encore beaucoup pour que nous puissions finir l'année.
Alors je vous le demande, si vous le pouvez, faites dès à présent un don à TV Liberté pour battre en brèche le pouvoir et imposer la liberté d'informer. Mais rappelez-vous, chaque don à TVL est déductible à 66% de vos impôts. Il vous coûtera donc le tiers de la somme versée. Alors je compte sur vous, avant qu'il ne soit trop tard. Le numéro du samedi politique, je suis ravie de vous retrouver pour ce numéro un peu spécial, puisque nous avons aujourd'hui deux personnalités qui vont débattre ensemble d'un seul sujet. Vous l'avez vu, il y a quelque temps dans le samedi politique, on l'avait plus ou moins annoncé.
Eh bien, ce sera sur la remigration, aux côtés de François Asselineau et de Jean-Yves Le Gallou. Mais avant, c'est le moment du petit coup de pouce. A tout de suite. – Et donc avec nous, vous l'avez compris, François Asselineau, président de l'UPR, candidat pour l'élection présidentielle. Bonjour, monsieur.
– Bonjour, Élise Blaise, et bonjour à tous les auditeurs.
– Merci d'être en tout cas avec nous pour ce petit débat qui va être animé, je n'en doute pas, aux côtés également de Jean-Yves Le Gallou. Bonjour, Jean-Yves.
– Bonjour, Élise.
– Alors sur TV Liberté, on vous connaît peut-être encore mieux, François Asselineau, pour l'émission Immédiat, bien entendu, la Fondation Polémia, et puis surtout ce dernier ouvrage pour lequel vous avez déjà débattu sur TV Liberté, Remigration pour l'Europe de nos enfants, avec une préface de Martine Sellner, vous y en direz sans doute un mot, c'est aux éditions de la Nouvelle Librairie, en partenariat avec l'Iliade.
Alors messieurs, on va débattre environ pendant une petite heure, vous aurez un temps de parole équilibré, je vais essayer de m'efforcer, de faire fonctionner ces deux choses de toute beauté, vous en conviendrez, vous comprendrez pourquoi il faut soutenir TV Liberté pour trouver des techniques peut-être un peu plus professionnelles, néanmoins, on va faire le maximum pour pouvoir aller au bout de ce sujet, et je vais commencer peut-être par le début. Jean-Yves Le Gallou, selon vous, comment il faudrait définir la remigration ?
– Eh bien c'est assez simple, depuis 40 ans, tous les ans, il rentre un nombre supplémentaire d'étrangers en France, et d'ailleurs dans tous les pays européens, au peu près dans tous les pays européens. On est en mesure aujourd'hui de voir à quel point cette situation débouche sur des résultats catastrophiques, en matière d'école, en matière de sécurité, en matière de fiscalité, en matière de tranquillité. Et par conséquent, je pense qu'il est temps de changer la nature de l'immigration, et au lieu d'avoir chaque année plus d'immigration, eh bien commencer à entamer un processus de retour, de diminution de l'immigration. Comment ?
Eh bien en prenant un certain nombre de cas successifs, en prenant une remigration progressive, en commençant d'abord la première étape, c'est l'arrêt de toute immigration nouvelle, que ce soit au titre du travail, des étudiants, du regroupement familial ou du droit d'asile. En tout cas, une pause dans tous ces domaines. C'est la première étape. La deuxième étape, c'est le renvoi des clandestins. Les clandestins, ils sont de l'ordre d'un million en France, de 4 millions en Europe. Ils n'ont rien à faire là, puisqu'ils sont en situation illégale. La troisième étape, c'est le retour des délinquants, qui ne sont pas tous en prison des délinquants étrangers.
Et puis, il y a ceux qui n'apportent rien à la production, ceux qui vivent les étrangers, qui ont un permis de séjour régulier, mais qui vivent finalement de l'aide publique générale, et pour lequel il doit être possible, comme cela se fait en Suède aujourd'hui, d'engager un processus de retour. Une fois qu'on aura fait ça, on aura libéré en quelque sorte la situation de la France. Et si d'autres pays européens le font, parce que tout ça se fera forcément de manière collective, on aura libéré la situation des pays européens.
Parfait. Merci Jean-Yves Le Gallo pour cette entrée en matière. François Asselineau, peut-être votre point de vue et comment vous définiriez, vous, la remigration, en fonction de ce que Jean-Yves Le Gallo a dit ? Et puis après, on justifiera ce débat, évidemment.
D'abord, je dirais une chose en préambule, c'est que, vous l'avez rappelé tout à l'heure, je suis candidat à l'élection présidentielle. Donc, je pèse les paroles que je vais dire, parce que je propose aux Français un programme, des choses qui soient opérationnelles. Je ne suis pas là à faire des plans sur la comète, à dire aux gens ce qui leur plaît, etc. J'essaie de trouver des solutions. Je ne sais pas, M. Le Gallo, je ne crois pas que vous êtes candidat à l'élection présidentielle.
– Je ne suis pas candidat à l'élection présidentielle. – Peut-être que vous… – Je compte peser dans le débat, à ma manière, en prônant ce qui me paraît nécessaire.
– Alors, vous nous direz pour qui vous appellerez, d'ailleurs, à voter parmi les candidats potentiels à l'élection présidentielle. Donc ça, je crois que c'est un point de départ important. C'est de savoir qu'il faut rester concret, opérationnel et réaliste. La deuxième chose que je voudrais dire, c'est que je suis… Je vis en France. Je ne suis pas à Sceau. Et je partage le constat que vient de faire M. Le Gallo. C'est qu'il y a effectivement une immigration qui est devenue torrentielle, notamment sous Macron, avec 300, 400, 500 000 personnes qui entrent chaque année.
Et que tous les sondages indiquent qu'il y a les Français, 75% des Français, qui considèrent qu'il y a trop d'immigration et qu'il faut arrêter. Parmi lesquels, d'ailleurs, j'insiste, beaucoup de Français d'origine immigrée eux-mêmes, qui ne sont pas les derniers à trouver qu'il y a trop d'immigrés, contrairement à une légende. Donc je suis d'accord sur le constat. Ça, il n'y a pas de problème. Et je suis d'accord aussi sur l'objectif que poursuit M. Le Gallo, qui est d'essayer d'arrêter l'immigration, et voire éventuellement, pourquoi pas, de favoriser le retour. Mais là où on a une grosse divergence, si vous voulez, c'est que j'ai lu le livre de M. Le Gallo.
Ce sont pour beaucoup des vœux pieux. Ce sont des choses qui ne tiennent pas compte de la réalité. La réalité, c'est que nous sommes enserrés par des traités européens, pas seulement des traités européens, d'ailleurs, mais aussi, ce qui fait partie intégrante des traités européens, la Charte des droits fondamentaux, mais aussi par la Cour européenne des droits de l'homme.
Et donc nous avons toute une architecture qui enserre les décisions du peuple français et qui, en fait, nous impose une politique absolument identique, quelle que soit la personne pour laquelle on vote, sauf, comme je le propose, à sortir de l'UE pour reprendre notre pouvoir de décision, notre pouvoir de régler les questions migratoires. Parce que, si vous voulez, on peut toujours dire, effectivement, qu'on va faire remigrer ici et ça. Mais si c'est contraire aux engagements juridiques très précis que la France a pris et sur lesquels l'UE ou la Banque centrale européenne ont des moyens de rétorsion si on ne les respecte pas,
il faudrait conclure votre première réponse, si vous voulez.
Eh bien voilà. C'est-à-dire que moi, si vous voulez, la remigration me paraît, telle que, en tout cas, j'ai cru la comprendre dans le livre de M. Le Gallo, c'est vouloir colmater un bateau tout en laissant des brèches ouvertes pour faire entrer de l'eau dans le bateau.
– Alors, avant de vous redonner la parole, si vous voulez bien, Jean-Yves, je voudrais qu'on justifie votre présence à tous les deux sur ce plateau parce que tout a commencé avec une vidéo de François Asselineau où vous évoquiez la remigration. Je vous propose qu'on revoie cet extrait, puis vous ferez vos réactions.
– Désolé de le dire, mais remigration, c'est ce que voulaient faire les nazis quand ils appelaient « Evacuerung nach Osten », l'évacuation vers l'Est, et qui était de chasser, alors pas seulement les Juifs, mais il y avait aussi les communistes, il y avait les Slams, mais en particulier les Juifs, l'évacuation vers l'Est et qui était devenue une espèce d'euphémisme épouvantable pour des crimes, les envoyés dans les camps de la mort.
– Bon, et à l'issue de cette vidéo, évidemment, Jean-Yves Le Gallou, vous l'aviez « relayé », enfin, vous l'aviez cité plus exactement, c'est le meilleur terme, je crois, et vous expliquez que François Asselineau était dans un couloir tout seul à distribuer les anathèmes. Pourquoi ne pas accepter le débat ? Eh bien, c'est chose faite, et je vous remercie tous les deux pour cette initiative.
– Bon, voilà, alors je ne reviens pas sur le point Godwin parce que c'est quand on n'a pas d'arguments, et je pense que François Asselineau peut avoir des arguments, donc on va laisser le point Godwin de côté, ce qui est un petit peu facile, vous savez, Eva Braun aimait les chiens, vous aimez les chiens, vous êtes nazi, Hitler était végétarien, vous êtes végétarien, vous êtes nazi, Rome aimait les jeunes hommes, vous aimez les hommes-jeux, vous êtes nazi, ce n'est pas le sujet.
Alors, par contre, sur le fond, je pense que François Asselineau se trompe quand il dit qu'il n'y a pas de solution dans mon livre, puisque précisément, toute la deuxième partie est consacrée à ce que j'appelle le juge exit. Et le juge exit, ça passe effectivement par la sortie de la dictature des juges, qu'il s'agisse d'ailleurs des juges européens, à savoir la Cour de justice européenne, mais au-delà, la Cour européenne des droits de l'homme, qui joue un rôle tout à fait fondamental dans ce domaine, repris par les juges français, mais aussi le conseil constitutionnel. Le premier verrou à faire sauter, c'est le conseil constitutionnel.
D'ailleurs, François Asselineau le sait bien, je crois qu'il a été, il y a un certain nombre d'années, au cabinet de Charles Pasqua. Quand Pasqua était ministre d'Intérieur, de 86 à 88, ou de 93 à 95, l'Europe ne s'occupait absolument pas de l'immigration à l'époque, ce n'était pas dans ses compétences. Eh bien, un certain nombre de projets de loi de Charles Pasqua, de lois votées à la demande de Charles Pasqua, ont été censurés par le conseil constitutionnel, à l'époque présidé par M. Badinter.
Par conséquent, le problème, je ne dis pas que le problème n'a pas des aspects européens, bien sûr, de l'Union européenne, bien sûr, mais ça va bien au-delà de cela, et on le voit d'ailleurs, puisque dès qu'un texte de loi est voté par les parlementaires, alors qu'il ne répond qu'au dixième ou au centième de ce qui est nécessaire, il est aujourd'hui censuré par le conseil constitutionnel, généralement d'ailleurs avec des arguments qui renvoient aux principes généraux du droit, aux préambules de la Constitution, à la Convention européenne des droits de l'homme, à la Convention de Genève, que sais-je encore, parfois effectivement à la Cour de justice européenne, mais pas uniquement.
Donc le problème est plus vaste.
– En fait, on a un problème politique qui bloque le traitement, on va dire, du problème migratoire de votre point de vue, et il est aussi bien européen que français, et simplement évoquer le problème européen, c'est simplement ne pas vouloir traiter le problème, puisqu'on pourrait aussi le traiter en France.
– On pourrait déjà faire beaucoup de choses en France, d'ailleurs j'ai cité la Suède, il y a beaucoup de pays qui font un certain nombre de choses, tout à fait insuffisantes au demeurant, parce que dans tous les pays européens, nous on a le Conseil constitutionnel, et bien l'Angleterre à la haute cour de justice, l'Allemagne à la cour constitutionnelle de Karlsruhe, voilà, tout le monde a sa paralysie, et c'est une paralysie judiciaire générale.
– François Asselineau, qu'est-ce que vous répondez à ça ?
– Déjà, je voudrais revenir sur le petit passage que vous avez montré, qui est un… vous avez tronçonné une vidéo qui faisait…
– Vous disiez que vous étiez d'accord et que vous trouvez que Le Galou était très gentil.
– Non, non, non, voilà, que j'avais tronçonné, vous avez retenu un morceau très particulier, donc on parle de Point Godwin, mais c'est parce que je réagissais à quelque chose que j'ai d'ailleurs trouvé dans le livre de M. Le Galou, c'est d'abord, qu'est-ce qu'on parle, c'est quoi la remigration ? S'il s'agit de faire exécuter les OQTF, c'est-à-dire les gens qui doivent quitter le territoire français, je suis d'accord. Mais chez M.
Le Galou, ça va beaucoup plus loin, puisqu'il s'agit d'aller jusqu'à faire le tri parmi des gens ayant la nationalité française, en fonction, je suis désolé de le dire, mais la religion ou la couleur de peau, si j'ai bien compris, en leur disant « Vous n'êtes pas bien assimilé, donc on va vous chasser ». Donc là, c'est quand même quelque chose qui est au contraire, non seulement à la Constitution française, à la Déclaration du gouvernement, mais aussi à tous les textes traités que l'on a pu suivre, et c'est pour ça que je disais que ça n'existe pas. Alors M.
Le Galou nous explique, je suis d'accord sur le fait qu'il y a en France le Conseil constitutionnel ou le Conseil d'État qui ont pris, sur les questions migratoires, comme sur beaucoup d'autres choses d'ailleurs, d'une latitude, d'un pouvoir qui est tout à fait exagéré, tout à fait excessif, et qui d'ailleurs, il y aurait beaucoup à dire là-dessus, je me suis heurté moi-même au cours des derniers mois ou des deux dernières années à des décisions du Conseil constitutionnel ou du Conseil d'État qui sont d'une indigence en matière de traitement des dossiers qui est absolument scandaleuse, mais ce n'est pas le propos ici.
Ce que je voudrais dire quand même, c'est que je ne comprends pas la position de M. Le Galou, puisque certes, il y a des problèmes en France, mais le problème numéro un, c'est notre appartenance à l'Union européenne. Et quand il cite des exemples comme le Danemark, par exemple, ou la Suède...
Si je peux me permettre, c'est votre point de vue que le problème numéro un est l'appartenance.
Oui, mais parce qu'en fait, ce qu'il cite, ça ne marche pas. C'est-à-dire qu'au Danemark ou en Suède, non, ça ne marche pas. De la même façon qu'en Pologne ou en Hongrie, dont on a beaucoup parlé, ça ne marche pas. Et lorsqu'il y a des changements de majorité, comme ça a été le cas, par exemple, en Pologne, eh bien la Pologne avait été frappée de sanctions. Le nouveau gouvernement revient dans les clous de l'Union européenne. Il faut savoir que les traités européens, point par point... Par exemple, il y a 5 flux migratoires qui entrent en France. Le premier d'entre eux, c'est le regroupement familial. Alors les gens disent que c'est de la faute de Giscard.
C'est vrai que c'est Giscard qui avait commencé. Mais désormais, depuis la directive de 2003, mais c'est aussi inscrit dans les traités européens, le regroupement familial fait partie du corpus de l'Union européenne. Or, le regroupement familial, c'est la moitié quasiment de l'immigration. Donc vous ne pouvez pas arrêter le regroupement familial si vous êtes sous l'empire des traités européens. Le deuxième point, c'est les...
On va peut-être le faire par point, si vous voulez, bien comme ça. Jean-Yves Le Gallou, sur le regroupement familial, qu'est-ce que vous en diriez ?
Un petit point factuel, d'abord. Le regroupement familial, c'est à peu près 100 000 entrées sur 385 000. Donc c'est pas tout à fait... c'est beaucoup, mais c'est le quart. C'est pas la moitié. Deuxièmement, le regroupement familial, il a été imposé par le Conseil d'État en 1978. Et quand le gouvernement, un récent gouvernement, a voulu limiter le regroupement familial au moment du Covid, le Conseil d'État a annulé le décret. C'est-à-dire que vous, vous ne pouviez pas sortir de chez vous sans avoir une auto-autorisation, si j'ose dire. Mais le Conseil d'État considérait qu'on pouvait continuer à venir de l'étranger. Il y a aussi, dans les entrées, il y a le droit d'asile. Bon.
On aborde après, alors. D'accord. Il y a cinq catégories. Il y a le travail, les étudiants, le regroupement familial, le droit d'asile et les régularisations.
Et puis l'intra-européen.
Alors peut-être qu'on peut s'occuper du droit d'asile à présent.
— Alors oui. Mais moi, je réponds. Alors effectivement, le Conseil d'État prend des décisions. Mais le Conseil d'État, comme le Conseil constitutionnel, se réfère aux traités européens, dont je rappelle que les traités européens et la Cour de justice de l'UE est absolument formelle. Et ça a été gravé dans le marbre du droit français depuis l'arrêt Costa. Prime sur la Constitution française. Ceux qui disent qu'on va faire en sorte que la Constitution prime sur les traités européens, c'est contraire aux droits européens. Donc ça, c'est un point fondamental. Et effectivement, les juges administratifs français, ils appliquent le droit européen. Donc moi, j'aimerais, M.
Le Galou, qui nous m'explique, qui me présente au sein de l'UE un État qui ne respecte pas le regroupement familial. Ça n'existe pas. C'est-à-dire que c'est une directive. Et vraiment, je ne comprends pas cette position. J'aimerais... Mais je pense que ça sera ce que M. Le Galou m'expliquera tout à l'heure. Pourquoi rester dans l'UE ? Parce que finalement, on assiste... — Là, on va quand même un peu au-delà du sujet. Moi, je veux bien qu'on en parle. — Non, non, mais parce qu'on va voir sur ce point de la régularisation, le regroupement familial, la régularisation des sans-papiers, etc., le droit d'asile. À chaque fois, parlons du droit d'asile, puisque c'était le sujet.
C'est le point numéro 2 qui a été réglé par ce qu'on a appelé Dublin 2, Dublin 3. Et puis maintenant, il y a le nouveau pacte asile-migration. Mais c'est une machine... C'est une usine à gaz. On n'y comprend plus rien, parce que ce sont des intrications entre eux, des droits, des co-décisions, des choses, des machins. On n'en comprend plus rien. Et c'est évidemment la porte ouverte, d'une part, aux juges administratifs, de faire prévaloir leur idéologie, l'idéologie européenne.
Mais c'est aussi la porte ouverte à toute une série d'associations et d'organisations non-gouvernementales, comme Amnesty International, par exemple, qui proteste contre le pacte asile-migration, qui vient d'entrer en vigueur le 12 juin de cette année, en 2026. Il avait commencé à être discuté en 2015. Ça fait 11 ans, 11 ans qu'on l'en a mis pour essayer d'avoir un système qui est un petit peu plus ferme. Comment est-ce que l'on peut proposer de rester dans l'Union européenne pour régler des problèmes que nous n'aurions pas si nous n'y étions pas ? Et qu'on réglerait nous-mêmes nos décisions ?
– Alors si je peux me permettre, on va éviter les points Godwin, on va éviter les points Frexit, parce que sinon on ne va pas réussir à aller sur le sujet de la réunification.
– Mais c'est quand même, on est en plein dedans. – Alors moi, mon sujet, ma préoccupation première, pardon pour M. Asselineau, ce n'est pas le Frexit, c'est le Migrexit. Et pour réaliser le Migrexit, c'est le Jugexit. Et dans le Jugexit, il y a effectivement un certain nombre d'éléments de l'Union européenne que je ne tiens absolument pas à garder, mais je crois que cela va au-delà. J'ai cité leur groupement familial, il a été imposé en France en 1978 hors Union européenne.
Il a commencé dans les autres pays européens à peu près à la même époque, pas pour des raisons liées à l'Union européenne, pour des raisons liées à l'idéologie générale qui est diffusée, qui est imposée par la doxa médiatique.
– Mais ça n'empêche pas, si je peux me permettre, mais après ça peut être gravé dans le marbre du droit européen.
– Oui, à ce moment-là, on le balaye, voilà. – Ah mais on le balaye, comment on le balaye ? – Mais ce n'est pas là-dessus que je… – Si, si, si, si. – Voilà, je crois qu'il y a énormément de choses à faire pour reprendre notre souveraineté et celle-là en fait effectivement partie. S'agissant du droit d'asile, c'est en France aujourd'hui qu'il y a le plus de titres d'asile délivrés, c'est nouveau. Ça a longtemps été l'Allemagne. Mais nous sommes à 70 000 dans le cadre de la Cour nationale du droit d'asile, qui est une sorte de postérieur glorieux du Conseil d'État.
Bon, eh bien vous avez des pays qui sont à quelques centaines, comme le Danemark, ou à quelques dizaines, comme la Pologne, comme la Hongrie. Donc si vous voulez, tout le monde applique le droit d'asile, mais pas du tout avec la même ampleur. On a le système d'asile le plus généreux de tous les pays européens. Donc effectivement, les gens qui choisissent, ils finissent par venir en France, parce que finalement, on a plus de chances d'obtenir l'asile, et même quand on le demande avant de l'avoir obtenu, c'est là qu'on a les meilleures indemnités. Donc il y a aussi des choses à faire dans ce domaine-là.
Et effectivement, en matière d'asile, si on applique toutes les règles telles qu'elles ont été appliquées par les jurisprudences, définies par les jurisprudences de la Cour nationale de droit d'asile, on pourrait faire entrer 600 millions de personnes en France, et en Europe d'ailleurs, ce qui fait un peu beaucoup, me semble-t-il.
– François Asselineau, qu'est-ce que vous répondez à tout ça ?
– Il y a des points sur lesquels je suis d'accord. Bien sûr qu'on peut avoir… – Il n'est pas perdu. – Bien sûr. Il suffit d'aller regarder mon programme. Les gens, on m'a fait la réputation d'être quelqu'un qui ne comprenait rien aux questions migratoires, mais tout simplement, les gens n'ont pas regardé ce que je dis depuis des années. Je dis, d'ailleurs, dans mon programme politique, si on propose notamment la sortie de l'Union européenne, c'est justement pour récupérer en particulier le contrôle des frontières. Parce que dans le contrôle des frontières, on ne peut pas avoir de contrôle des frontières dans le cadre des traités européens. Il n'y a plus de frontières intérieures.
Et puis il n'y a pas que le droit d'asile. Enfin, quel que soit le sujet, quand on le prend les uns après les autres, on s'aperçoit que nous sommes contraints d'abord et avant tout par notre appartenance à l'Union européenne. C'est pour ça qu'on ne peut pas parler de ça sans parler de l'Union européenne. Et que, moi, évidemment que lorsque, par exemple, vous avez des populations qui viennent, par exemple, d'Afrique francophone ou du Maghreb, qui arrivent sur le sol européen, ils ne vont pas aller en Hongrie. Ils ne parlent pas le hongrois. Ils n'ont personne qui connaisse là-bas. Et la législation sociale est moins protectrice qu'en France.
Donc effectivement, il y a un phénomène d'attraction en France de ces populations, bien entendu. De la même façon, d'ailleurs, que le Brexit n'a pas entravé l'immigration de populations qui viennent de pays anglophones comme le sous-continent indien, qui essayent de tout faire pour arriver au Royaume-Uni, où ils sont dirigés. Et ce n'est pas la faute du Brexit. C'est dirigé par des gens qui, par ailleurs, sont contre le Brexit et sont des mondialistes, comme Starmer ou comme...
Si je peux me permettre, François Celino, là, ça devient compliqué de suivre. Parce que du coup, on ne peut pas faire de remigration parce qu'on est dans l'Union européenne. Mais en même temps, le Brexit a eu lieu en Grande-Bretagne et eux non plus...
C'est extrêmement... Alors, vous cherchez une contradiction là où il n'y en a pas. Parce que je rappelle qu'au Royaume-Uni, le Brexit a eu lieu sur une suggestion, enfin, sur la pression de Nigel Farage et de son parti politique, que les Britanniques ont voté pour le Brexit. Mais comme les institutions britanniques sont faites de telle sorte que le Premier ministre, c'est le chef du parti qui a le plus de députés au Parlement, ce qui n'était pas le cas de Nigel Farage, il avait un ou deux députés. Le Brexit a été mené par le chef du Parti conservateur et maintenant le chef du Parti travailliste qui sont anti-Brexit. C'est un peu comme je l'ai souvent dit.
C'est comme si en France, il y avait eu... Ça traverse l'esprit de Macron, après tout. Que Macron décide de faire un référendum sur le Frexit et qu'à la surprise générale, les Français décident le Frexit et que ce Frexit soit mené par Macron et par le cornu. C'est ça qui s'est passé au Royaume-Uni. C'est-à-dire que le Brexit a été conduit au Royaume-Uni par des gens qui n'en voulaient pas, qui n'ont jamais voulu en utiliser toutes les potentialités. Lorsqu'on récupère sa souveraineté nationale, on peut avoir des gouvernements qui sont bien et d'autres qui sont moins bien.
On peut avoir des gouvernements qui défendent des intérêts nationaux et d'autres qui défendent des intérêts mondialistes, par exemple. Mais ce qui est certain, c'est que tant qu'on n'en sort pas, de toute façon, on est verrouillé. Et c'est ça que je ne comprends pas. C'est pourquoi rester dans... En réalité, la scène politique française, tous les partis politiques, tous les candidats à l'élection présidentielle, sauf moi, tous sont en train de se dire, essayer de trouver, d'échafauder des solutions pour régler des problèmes que nous n'aurions pas si nous n'étions pas dans l'UE, tout en restant dans l'UE. C'est ça qui est délirant.
Jean-Yves Le Gallou. Moi, je crois qu'il y a aussi une option qui est la prise de conscience croissante des peuples européens, des différents peuples européens. Je crois que nous avons un phénomène qui est un phénomène mondial et qui est un phénomène qui touche tous les pays européens, qui est le phénomène de la migration massive, du mondialisme et de la doxa politiquement correcte qui s'applique de la même manière à peu près partout. Il y a aussi à peu près partout la même répression judiciaire. C'est-à-dire que quand on intervient sur ces sujets-là, on s'expose à des interdictions, on s'expose à des fermetures de comptes bancaires, on s'expose à des condamnations pénales.
Partout, partout en Europe. Partout en Europe, il y a le même phénomène. Et en face de cela, il y a, je crois, une prise de conscience croissante des peuples européens à la fois, on le voit par des manifestations de plus en plus nombreuses, de plus en plus puissantes contre l'immigration, contre les crimes de l'immigration en Grande-Bretagne, en Irlande. On voit ce phénomène monter partout. Et on voit aussi dans chaque pays, et ça c'est une raison, à mon avis, d'optimisme, monter en ligne des partis identitaires qui sont conscients du problème de l'immigration et qui font campagne sur la question de l'immigration.
C'est assez intéressant d'ailleurs de voir que l'AFD, qui est aujourd'hui de loin le premier parti en Allemagne, malgré tous les embûches qu'ils peuvent avoir, est à 30% dans les sondages, et qu'en Grande-Bretagne, M. Farage, qui avait fait campagne sur le Brexit, avec succès d'ailleurs, aujourd'hui est à la tête d'un parti, Reform Yucca, qui est assez largement centré sur les questions de l'immigration et qui est lui-même poussé dans les reins par un parti plus radical qui s'appelle Restore Britain.
C'est-à-dire qu'il y a une prise de conscience du phénomène de l'immigration et de leur extraordinaire nocivité pour les peuples européens, pour la survie des peuples européens, pour la transmission de l'histoire et de la culture européenne, qui est dans tous les pays européens, et qui va finir par bousculer les choses. D'ailleurs, je note qu'il y a eu, alors c'est loin d'être parfait, il y a eu un règlement qui vient d'être adopté au Parlement européen qui est relativement restrictif et qui ouvre la possibilité qui a été interdite jusque-là d'avoir des hubs en dehors de l'Union européenne pour réexpulser les clandestins.
C'est quelque chose de tout à fait nouveau, tout à fait insuffisant, mais tout à fait nouveau. D'ailleurs, M. Macron, qui pourtant a la réputation d'être européiste, a tout de suite dit « Nous ne l'appliquons pas ». Voilà.
– Bien sûr. Alors ce que je vous propose, c'est que… Ce qui me surprend quand même, c'est qu'on peut avoir un débat courtois entre vous sur ce plateau de TV Liberté. Néanmoins, la remigration est très peu présente dans les questions qui sont abordées dans les médias du système, alors que sur le web, et notamment sur les réseaux sociaux et particulièrement sur X, on peut parler à peu près sans tabou de cette question. Et il y a notamment de nombreux mèmes qui sont sortis. Alors pour détendre l'atmosphère, je vous propose qu'on en regarde un.
– Ah non ! Je suis portée !
– Bon, là, on n'est clairement pas dans une remigration volontaire. On le voit, il s'agit évidemment d'une expulsion, visiblement vers l'Algérie. On voit que c'est quand même un retour musclé. Est-ce que ça vous choque, François Asselineau ?
– Déjà, il y a un problème, c'est qu'on n'a pas encore vraiment abordé le fond de l'ouvrage de M. Le Gallo. Et vous avez raison, je vois qu'il y a beaucoup question sur les réseaux sociaux de gens qui se montrent le bourrichon, qui se disent « Je vais voter Bardella et à partir de juin 2027, allez, hop, tout le monde dévirait. »
– Jordan Bardella ne défend pas la remigration.
– Non ! Alors déjà, Jordan Bardella ne défend pas la remigration. J'ai vu que M. Zemmour parle maintenant d'immigration négative, ce que je trouve absolument irrissant, parce que s'il s'agit du solde migratoire négatif, eh bien s'il y a plus de Français qui s'en vont, il aura une immigration négative. Donc ça veut dire qu'il hésite lui-même à utiliser le terme de remigration. Et moi, je voudrais qu'on entre dans le détail, comment ça se passe, si vous voulez. Les OQTF, c'est des gens qui sont clandestins, dont on a jugé qu'ils doivent quitter le territoire national. Je partage avec tout à fait le sentiment de M. Le Gallo. Vous savez qu'il n'y en a que 10% qui sont exécutés.
Donc il faut augmenter. Oui, par tant de grands vents
en plus.
Oui. Mais la réalité, c'est que c'est difficile parce qu'on a affaire à des associations qui donnent des conseils comment se charger parce que c'est quand même une législation très laxiste. Il faut aller se pointer deux fois par semaine à la préfecture. Vous avez tout à fait le temps de disparaître dans la nature. Dans le programme que je propose, il y a notamment prononcé l'illégalité de financement public à toutes les associations dont l'objectif serait de contourner les lois françaises parce que c'est bien de ça qu'il s'agit.
Mais il n'en demeure pas moins que c'est difficile parce que lorsque vous ne savez pas quelle est la nationalité de quelqu'un qui refuse de vous la dire et qui n'a pas de papier, les pays émetteurs de migrants sont fondés à vous dire « Mais attendez, ce monsieur, cette dame n'est pas de chez moi. » Donc effectivement, il faut augmenter le pourcentage de l'OQTF. Je crois que c'est un petit peu ce que c'est de faire tous les gouvernements. Il faut certainement aussi rendre beaucoup plus difficile la pompe aspirante, notamment des prestations sociales qui sont servies. Mais c'est un sujet qui est compliqué mais sur lequel il faut effectivement œuvrer.
Et puis il y a un autre sujet, c'est qu'est-ce que l'on fait, par exemple, du droit d'asile dont je rappelle qu'il est protégé notamment par notre appartenance à l'Union européenne. Puis il y a un autre sujet, c'est qu'est-ce que l'on fait des gens qui sont avec un titre de séjour au bout des 10 ans. Et puis un dernier sujet, c'était celui qui, pour lequel on m'avait reproché le point Gonouil, qui est dans le livre de M. Le Gallou, c'est des personnes de nationalité française dont on estimerait que ces personnes ne se sont pas assimilées et donc pour lesquelles on procéderait à des expulsions. Alors moi, je voudrais dire quelque chose. C'est que je n'ai pas d'exemple, mais peut-être que M.
Le Gallou va m'en donner, d'un pays démocratique qui a réussi à faire partir des centaines de milliers de personnes sereinement. J'ai vu dans le livre de M. Le Gallou qu'il évoque en effet des sujets, ce qu'on appelle de l'épuration ethnique, en fait, que ce soit par exemple après le traité de Lausanne de 1923, lorsqu'il y a eu plus d'un million 300 000 Grecs qui ont été chassés de Turquie. Lorsqu'il s'agit de la partition des Indes, vous avez 15 millions de personnes qui ont quitté les Indes. Lorsque vous avez l'indépendance de l'Algérie, on a eu un million de pieds noirs qui sont partis. Quand vous avez... On ne va pas multiplier.
Dans tous les cas, dans tous les cas, c'était soit des guerres, guerres civiles en Algérie, soit guerres entre la Grèce et la Turquie, ou bien des problèmes justement à l'indépendance des Indes. Dans tous les cas, ça s'est traduit soit par une guerre, soit par des centaines, voire des millions de morts. Et donc la question qui se pose, elle est là, c'est que comment procéder... Parce que les gens... J'aimerais vraiment entendre M. Le Gallo parce que...
Ça tombe bien
qu'il y a du retour. Il faut entretenir. Il faut arrêter de faire croire aux gens qui pensent qu'ils vont voter Zemmour, ils vont voter Bardella, hop, il y a 6 millions de personnes qui vont être chassées. Parce que ça, ça n'arrivera pas. Et c'est très important parce que ça, ça participe du vote. Moi, je dis que ça n'arrivera pas. En revanche, la seule chose qui peut vraiment arriver, c'est qu'on sort de l'Union européenne et que là, pour le coup, on casse la pompe aspirante de 80%, 90% de l'immigration nouvelle.
Merci François Asselineau. Alors là, je crois qu'il y a beaucoup de choses auxquelles vous pouvez répondre. Jean-Yves Le Gallou, comment... C'est vrai que c'est une vraie question quand on lit votre livre. Comment fait-on pour réussir à distinguer ce que vous appelez les assimilés et non-assimilés ?
Bon, alors, c'est un sujet que je n'ai pas voulu éluder. C'est assez facile d'éluder. Je crois d'abord qu'il faut être progressiste. Bon, encore une fois, dans la progressivité... Progressif, non pas progressiste. Oui, progressif, oui, absolument.
On n'est pas malentendu.
Pas de malentendu, bon. Donc, d'abord, on arrête. Les clandestins, les délinquants, ceux qui vivent d'aide sociale. Ça fait déjà énormément. Alors, c'est vrai que les gens considèrent, l'opinion considère, et à juste titre, qu'il y a un problème avec une partie, pas tous, des binationaux, c'est-à-dire des gens qui venaient d'Afrique ou du monde arabo-musulman, qui ont obtenu la nationalité française, mais qui, pour beaucoup d'entre eux, n'est qu'une nationalité administrative, une nationalité commoditée. D'ailleurs, ils ne se revendiquent pas comme français, même, il leur arrive d'agresser des Français en disant ça, le français, sale goère, et j'en passe, c'est l'affaire de Crépole. Voilà.
Alors, en ce qui concerne les binationaux… – La meurtre de Thomas, donc. – Voilà, la meurtre de Thomas. En ce qui concerne les binationaux, je considère trois grandes catégories. Il y a les binationaux assimilés. Eh bien, ceux-là, il n'y a pas de problème, ils peuvent rester, ce n'est pas le souci.
– Mais assimilés, qui décide ?
Écoutez, c'est assez… Qu'est-ce que c'est être assimilés ? Eh bien, c'est partager la culture commune, les valeurs communes de la société d'accueil. Il y a ensuite ceux qui sont inassimilés, mais qui ne sont pas hostiles. Ceux-là, si on peut les encourager à repartir, c'est bien, mais ce n'est pas forcément à faire de manière contraignante. Et puis, il y a les inassimilés hostiles. Or, les inassimilés hostiles, c'est-à-dire ceux qui cassent, ceux qui pillent, ceux qui violent, ceux qui empêchent…
– Là, ils sont dans la catégorie des délinquants. – Ceux qui empêchent de faire la fête.
– Les criminels. – Ils sont dans la catégorie des délinquants et les criminels. Les délinquants et les criminels, on les condamne et on les déchoie de la nationalité française. – Alors, on va me dire, ça ne va pas très bien se passer. – Surtout avec l'autre pays. – Ça se passe déjà pas très bien maintenant. Vous savez, avec l'autre pays, qu'est-ce que fait un franco-national, un binational, par nom, algérien, franco-algérien, quand il repart en Algérie, il prend le passeport algérien. Voilà. Bon. Donc, alors, ça ne va peut-être pas tout à fait bien se passer. mais en ce qui concerne les relations diplomatiques, eh bien, il y a un ancien ambassadeur de France en Algérie, M.
Driancourt, qui a été deux fois ambassadeur en Algérie, qui participera au grand colloque sur la remigration que nous ferons le 31 octobre et qui sait très bien ce qu'il faudrait faire dans les relations avec les pays d'origine, il faudra peut-être envisager un certain bras de fer et nous avons, la France, un certain nombre de moyens par les visas qu'à l'accord nous refusent, par les transferts d'argent, par l'accès aux hôpitaux de leur oligarchie, il y a de quoi faire aussi dans ce domaine-là. Mais, j'en reviens et je termine quand on dit oui, mais ça va être la guerre civile. Mais, la guerre civile, elle est déjà en partie là.
Il y a des parties entières du territoire qui échappent à la loi française et par conséquent, alors on peut dire au fond, c'est la philosophie de Mme Dubarry. Encore un instant, M. Le Bourreau, elle était charmante, Mme Dubarry d'ailleurs. Encore un instant, M. Le Bourreau, mais le problème, il est là. Alors, on peut le différer, on peut continuer à dire laissons faire, laissons faire et on ne fera qu'à graver le problème. Et M. Bernard Brochand, qui a été ancien directeur général de la sécurité extérieure, les services français, à l'époque de M.
Chirac, a dit de manière très claire dans un grand article du Figaro sur ces sujets-là, il faut un radicalisme sans remords parce que si on n'a pas le radicalisme aujourd'hui, on aura la guerre civile demain. Et moi, je ne veux pas que les enfants de nos enfants soient minoritaires dans leur propre pays. Je ne veux pas que les Européens deviennent minoritaires sur la terre de leurs ancêtres.
François Asselineau, j'imagine que vous avez évidemment beaucoup de choses à répondre à tout ça,
notamment sur les binationaux. Bien sûr, parce que, si vous voulez, ça me fait penser, si vous voulez, c'est un peu comme les gens qui sont contre les fonctionnaires en général. Et à chaque fois qu'on leur propose de supprimer des fonctionnaires, je trouve que ce n'est pas ceux-là qu'il faut supprimer.
Ce n'est pas vous qui allez défendre ça, j'imagine.
Non, non, non, mais je le dis, parce que tout le monde connaît autour de soi des Français ou des pas Français d'origine immigrée avec lesquels ça se passe très bien. Donc, si vous voulez... Si je peux me permettre, on en connaît aussi avec qui ça se passe moins bien. Voilà, mais qui donc décidera de cela ? Qui est-ce qui va décider de ça ? Jean-Yves Le Galloup. Non, non, oui, c'est ça. On a dit,
on renvoie à une décision d'une condamnation pénale pour délit ou crime. Voilà, ça, c'est objectif.
Oui, mais vous n'avez pas le droit dans le cadre dans lequel vous vous placez. Parce que M. Le Galloup, j'insiste, tout son livre, d'ailleurs, il explique que finalement, ça ne se passe pas mieux en Norvège. Vous pourrez en parler, d'ailleurs, de cette histoire. Il explique dans son livre que sortir de l'Union européenne n'est pas le problème.
C'est un problème européen global plus qu'un problème du Union européen.
C'est d'abord et avant tout le problème. D'abord et avant tout, le problème, c'est que nous sommes impliqués dans une série de textes juridiques qui sont fondamentaux. Et moi, je vois, c'est pour ça que j'insiste à ce point et que je voulais avoir ce débat, que les gens qui nous regardent et qui se disent « Ah, mais moi, je vais voter Zemmour ou moi, je vais voter Bardella ou Le Pen, je ne sais pas. » Parce qu'il va y avoir la ré-migration, on les trompe, on les dupe. Parce qu'en même temps, en même temps, comme dit l'autre, M. Zemmour, M. Bardella veulent rester dans l'Union européenne. C'est-à-dire que rien n'aura lieu. Et moi, je pense que à chaque jour suffit sa peine.
Je suis bien d'accord sur le fait, je l'ai déjà dit, je le redis, sur le fait qu'il faut arrêter les flux migratoires. Mais c'est quand même délirant de ne pas comprendre ce que je dis. C'est qu'avant de commencer à vouloir faire partir des gens avec les drames humains que l'on imagine, avec le corps social français, est-ce que vous imaginez des expulsions massives qui, d'ailleurs, sont interdites par la Cour européenne des droits de l'homme, interdites par le pacte sur les migrations internationales que la France et l'Union européenne a ratifiée, interdites par l'ONU.
Qu'est-ce que vous imaginez que ceci pourrait se procéder sans que ce soit une espèce d'explosion sociale en France de façon générale ? Moi, je suis quelqu'un de pacifique. Et lorsqu'on dit qu'on est déjà en guerre civile, non. Il y a des troubles effectivement graves dans certains quartiers sur lesquels, là, nous avons des solutions parce que je pense que là, il y a du laxisme intolérable dans certains quartiers. mais on ne peut pas dire qu'on soit dans la guerre civile. On n'est quand même pas dans une guerre civile, heureusement encore. Et donc, la première chose, c'est quand même de tarir les flux à l'entrée avant de commencer à vouloir faire des choses qui sont...
Si je peux me permettre, c'est ce que M. Le Gallou a expliqué dans les débats. Il ne veut pas se donner le moyen. Je suis persuadé qu'il va nous expliquer à la fin qu'il va voter Zemmour ou Bardella. C'est quand même ça qui est extraordinaire. C'est-à-dire qu'il va voter pour quelqu'un qui veut rester dans le cadre de ce qui vous fait entrer.
Si vous voulez bien, je vais prendre dans ce cas-là la question différemment. Vous êtes candidat à l'élection présidentielle, je l'ai dit. Vous voulez sortir de l'Union européenne. Donc, on est le jour 2. Vous avez réussi à faire votre Frexit. Est-ce que vous êtes favorable à la remigration ?
Dans un premier temps, je suis favorable, un, à arrêter les flux migratoires ou à les réduire à très peu. Deux, à favoriser, pourquoi pas, d'ailleurs j'en ai souvent parlé, éventuellement, une procédure de retour. Vous savez, il y avait eu le million Stoléru, l'aide au retour. Bon, ça n'avait pas beaucoup marché parce que la réalité, c'est qu'il n'y a pas beaucoup de personnes qui sont intéressées. Sauf si, et là je suis d'accord avec Jean-Yves Le Gallou, sauf si, et c'est d'ailleurs ce qui est en train de se passer, il y a le développement des pays émetteurs. Ça, je suis d'accord avec ça. Mais l'idée de faire croire aux gens...
Donc il faut continuer d'aider les pays émetteurs.
Mais l'idée que l'on... De faire croire aux... Non, parce qu'ils se développent parfois même tout ça. Mais l'idée selon laquelle on va faire partir des centaines de milliers de personnes, il n'y a pas d'exemple. Il n'y a pas d'exemple dans l'histoire que ça se soit bien passé dans un État démocratique. Alors si, effectivement, c'est une dictature, une guerre civile, une guerre, là d'accord. Mais est-ce que les Français vraiment veulent qu'il y ait une guerre civile, une vraie guerre civile, une vraie guerre en France pour ces questions ? C'est ça la question.
Certains considèrent comme Jean-Yves Le Galou qu'on y est déjà.
Oui, mais je pense que c'est une formule, c'est un propos de tribune et c'est un excès.
Il y a un abondant du territoire, il y a une partie du territoire où la loi française ne s'applique pas. À partir de ce moment-là, effectivement, on peut dire qu'on est en paix civile, mais on est en paix civile dans le cadre d'une partition de fait, qui n'est pas une partition officielle, mais c'est une partition de fait, les lois françaises ne s'appliquent pas de la même manière partout. Voilà. Donc ça, c'est le problème. Et le deuxième problème, c'est qu'on dissémine les problèmes.
Précisez votre problème. Qu'est-ce que vous voulez dire dans les lois françaises ne s'appliquent pas partout ? C'est que certains endroits, elles ne sont pas respectées ?
La Seine-Saint-Denis échappe assez largement à la loi française générale. Voilà. Par exemple.
Elle échappe à la loi parce que la loi, elle existe, mais parce que les juges sont existes.
Elle échappe à la loi parce que, si vous voulez, les populations amènent avec elles leurs mœurs. Voilà. Et donc, à partir du moment où vous avez un département qui devient à majorité afro-musulmane, eh bien, les règles qui s'appliquent sont plutôt les règles africaines ou plutôt les règles arabo-musulmanes que les lois françaises. Quand elle construit la loi, elle tombe toujours sous le coup de la loi. Peut-être, mais la loi n'est pas appliquée, et difficile à appliquer compte tenu de la masse démographique. Alors, je suis d'accord sur une chose. Le premier sujet, le premier sujet, bien sûr, c'est l'arrêt des entrées nouvelles.
Et alors, dans les entrées nouvelles, je veux bien qu'il y ait, je sais qu'il y a, l'asile qui est contrôlé par des interprétations très extensives de la Convention de Genève, notamment sur la protection subsidiaire. Mais il y a l'asile. D'accord. Il y a le regroupement familial. D'accord. Mais il y a aussi des choses qui ne sont pas obligatoires. Il y a le travail. On délivre 50 000 titres de travail tous les ans. Eh bien, ça, on pourrait aller vers zéro. Bon, ça, c'est la première étape. On délivre 110 000 titres de séjour pour des étudiants. Bon, alors, je ne pense pas qu'il faille...
Il y a une loi qui vient de passer, justement, pour qu'il n'ait plus le droit aux bourses.
Oui, il y a une limitation de leurs avantages sociaux. Effectivement, ça, c'est plutôt une bonne chose. Mais nous n'avons absolument pas besoin de 110 000 étudiants étrangers qui, pour beaucoup, viennent là, en fait, c'est de l'immigration de travail ou de l'immigration clandestine déguisée et qui, pour beaucoup, n'ont pas le niveau suffisant. Moi, je ne suis pas, pour la fermeture complète des titres de séjour aux étudiants, à deux conditions, qu'on accepte des étudiants de très haut niveau ou des étudiants qui payent très cher. Voilà.
Et donc, on a une politique sélective pour les étudiants étrangers, extra-européens, alors qu'aujourd'hui, on fait venir des gens pour permettre de financer des postes de maîtres de recherche en sociologie dans des universités inutiles et nuisibles. Donc, vous voyez, on peut déjà, avec le travail, avec les étudiants, avec les régularisations qui ne sont pas obligatoires, on pourrait quand même déjà régler la moitié du problème. Après, effectivement, on rentre dans le dur avec le regroupement familial. C'est ce que j'allais vous dire.
Et l'asile, et là, c'est ce que j'appelle le juge exit qui est plus vaste que le Frexit puisque, comme l'a rappelé François Asselineau à juste titre, il y a aussi les conventions de l'ONU, il y a aussi la convention de Genève, il y a aussi le pacte de Marrakech. Donc, on est enserré dans un ensemble d'une toile d'araignée et l'Union européenne n'est qu'un des fils de cette toile d'araignée, un des fils dont j'accorde volontiers qu'il est nuisible, mais qui n'est pas le seul. Voilà.
Alors, je vais répondre à ça. Je crois qu'il y a une grande différence quand même entre les propos, les analyses de M. Le Gallou et les miennes. C'est qu'il y a quand même une approche dit Lachambeau qui est de nature racialiste chez M. Le Gallou. D'ailleurs, il y a des développements sur la génétique, sur les peuples qui sont là depuis 10 000 ans, 4 000 ans, etc. Donc, il y a une approche racialiste qu'il faut bien préciser.
Alors que, pour ce qui me concerne, c'est que nous, nous développons comme idée, c'est l'idée que ce qui importe, c'est que les Français de souche comme les Français de récents, comme les immigrés, on doit favoriser une assimilation et qu'ils doivent accepter ce qu'on appelle le pacte républicain. Or, de ce point de vue-là, je suis désolé, notre appartenance à l'Union européenne, ça n'est pas de la gnognote puisque, d'une part, ça nous vole notre souveraineté et notre indépendance nationale, ce qui n'est quand même pas rien.
Et deuxièmement, ça véhicule une idée qui est absolument mortifère, c'est que la France est une vieille lune qu'il faut absolument laisser tomber et qu'on aura bientôt les États-Unis d'Europe. C'est-à-dire qu'on a un propos... Lorsque les gens... Je me rappelle, Sarkozy avait dit, en parlant justement des migrants, des immigrés qui causaient des problèmes en France, la France aimait là ou quittait là. Mais il l'aime, la France, M. Sarkozy, quand il allait à un sommet sur la francophonie au Canada, il avait planté tout le monde pour aller voir le président des États-Unis. C'est-à-dire que dès qu'il avait trois jours de congés, il filait aux États-Unis.
Donc l'un des principes fondamentaux de la sortie de l'Union européenne, c'est aussi de réenchanter, si j'ose dire, la France et que les Français reprennent confiance dans leur propre patrie. Parce que c'est toujours comme ça que ça a fonctionné en France avec les principes d'assimilation. C'est un mot que je veux remettre sur le devant de la scène. L'assimilation, vous savez, on disait beaucoup que par exemple les Italiens étaient inassimilables. Il y a 15 jours, quand vous m'avez invité, je vous avais demandé comment était mort Sadie Carnot. Vous savez, je vous avais dit.
Bon, à l'époque, il y avait eu un italien de bashing, si j'ose dire, c'est-à-dire que comme l'assassin était italien, on avait dit que ce sont des gens qui sont inassimilables. on voit... Et d'ailleurs, c'est assez curieux de voir que parmi les mouvements, certains mouvements d'extrême droite, il y a beaucoup de Français dont le patronyme justement est d'origine étrangère. Européenne. Pas forcément européenne. M. Bardella, il a des ascendances, si j'ai bien compris, algériennes. Donc on a... Ben oui, tout à fait. C'est son grand-père. Donc ça veut dire que moi, je ne veux pas désespérer de la capacité assimilatrice de la France.
Il y a aussi, lorsque Zinedine Zidane marque des buts pour la France, tout le monde est heureux, tout le monde est content en France. Moi, je m'en fiche. Oui, vous m'en fichez, mais tout le monde... Ça veut dire que moi, je ne suis pas d'accord... Avec vous dans l'équipe d'Algérie. Oui, je ne suis pas d'accord avec cette essentialisation qui consiste à dire que les gens, quel que soit leur nombre de peau, sont inassimilables. En revanche, en revanche, nous, on a un programme extrêmement cohérent, c'est qu'en revanche, il faut que la France redevienne la France et impose un certain nombre de valeurs en matière d'identité nationale.
Par exemple, je voudrais le dire ici, je l'ai déjà dit, mais je ne suis pas sûr que tout le monde est tilté. Moi, je suis le candidat qui propose d'introduire dans la Constitution française le principe que la France est un pays, est une République laïque. Ça y est déjà. J'y ajoute de traditions chrétiennes. Mais M. Zemmour ne veut pas mettre ça. M. Bardella, non plus. Et pourquoi je dis ça ? C'est parce que les Français sont attachés aux deux.
D'une part, à la laïcité, ça veut dire que des Juifs, des musulmans, des hindous, des athées, etc., comme des catholiques, comme des protestants, ils ont parfaitement le droit d'avoir leur culte de façon discrète ou plus ça participe de leur vie privée. Mais dans la sphère publique, les Français veulent tout simplement, comme disait le général de Gaulle, il disait qu'ils s'adressaient à tous les Français qui veulent avant tout que la France reste la France.
C'est-à-dire que que ce soit sur les jours fériés, que ce soit sur l'égalité homme-femme, que ce soit sur la monogamie, que ce soit sur les droits de l'héritage, que ce soit sur les interdits alimentaires, que ce soit sur les constructions, par exemple, d'édifices religieux, il faut donner aux juges administratifs dans les années qui viennent des moyens de trouver dans la Constitution française quelque chose qui leur permette de faire un distinguo, non pas qu'il y ait une religion officielle, mais qu'il y a une identité nationale qui permette d'avoir une espèce de prime à la religion qui est présente en France depuis 1 500 ans et qui a formaté ça.
Et je vous assure, si vous y réfléchissez bien, c'est une idée très pacifique et qui permet... Tout le monde comprend ce que je veux dire. C'est-à-dire que toutes les personnes qui sont des religions minoritaires peuvent exercer leur cul, mais d'une façon relativement discrète pour rester conformes à l'identité nationale. Et je terminerai avec un peu de propos. Moi, je m'adresse pas seulement, si vous voulez, aux frères musulmans qui sont financés par l'émirat du Qatar, lequel finance le PSG. Tous les responsables trouvent ça formidable, le PSG. Moi, j'ai pas trouvé ça formidable. Mais je m'adresse pas non plus aux délinquants. Eux, c'est pas des frères musulmans.
Les délinquants, c'est plutôt le modèle hollywoodien. Moi, je m'adresse à la très grande majorité des immigrés qui, globalement, s'assimilent doucement et discrètement. Et c'est ça qu'il faut favoriser. Et ça, ça ne pourra passer que pour redonner l'amour de la France, redonner l'amour de la patrie.
Merci. Alors, Jean-Yves Le Gallou, là, vous avez plein de retard. François Asselineau a explosé son temps de parole.
Voilà. Alors, deux choses. D'abord, l'assimilation. Pardon de le dire, mais c'est un discours daté. C'est-à-dire, c'est un discours qu'on pouvait tenir dans les années 70, 80. On pouvait penser que ça marcherait.
Vous l'avez défendu avant ?
Non, non. J'ai écrit un livre sur la préférence nationale en 1985 et je ne croyais pas à l'époque à la remigration. Mais à l'époque, je dirais, je comprends qu'on pouvait y croire. Bon, pourquoi ? Parce que l'assimilation… On voulait dire à l'assimilation. L'assimilation. L'assimilation. L'assimilation, ça a marché pour les étrangers d'origine européenne. Italiens, espagnols, polonais, portugais.
Bon.
Ça ne marche pas sauf pour des minorités, sauf pour des individualités. Moi, j'admets tout à fait ça, c'est la réalité pour des individualités. Ça ne marche pas collectivement pour la grande masse des étrangers d'origine africaine ou arabo-musulmane. Voilà, c'est un fait.
Comment vous l'expliquez, pardon ? Mais comment vous l'expliquez,
pourquoi ? Si l'assimilation avait marché, on le saurait. Pourquoi ? Eh bien, tout simplement parce que la différence d'origine… Et je vais revenir en réponse à François Asselineau sur, entre guillemets, le racialisme. Les différences d'origine, les différences de culture, les différences de civilisation sont trop grandes et que ça ne peut pas marcher. Voilà. C'est comme ça. C'est peut-être très triste, mais c'est comme ça. La dernière population étrangère à s'être bien assimilée à la France, tout en gardant ses particularités, ce qui est tout à fait naturel, sont les Portugais. Voilà. Depuis, ça ne fonctionne plus. Les Portugais, ils sont au nord de la Méditerranée.
Ils ne sont pas au sud de la Méditerranée. Le racialisme. Vous m'interrompez parce que je vais répondre sur le racialisme.
Mais comme ça, vous allez gagner du temps. Si je peux me permettre, les Portugais, quand même, à chaque fois qu'il y a un match de foot, je n'ai rien contre les Portugais, je constate. Je constate qu'ils ont toujours un drapeau portugais et qu'ils sont toujours en faveur de l'équipe portugaise, y compris quand elle joue contre la France. Ça ne vous choque pas ?
Non, parce qu'ils ne cassent pas. Ils ne cassent pas. Ils ne descendent pas dans la rue pour casser. Ils font ça, effectivement, un peu de la même façon qu'un Breton va soutenir l'équipe de Rennes. Voilà. Mais ils ne cassent pas. Ils ne brûlent pas les voitures. Ils ne pillent pas les magasins. Voilà. C'est quand même une différence relativement importante. Vous en conviendrez. François Assino a utilisé le mot racialisme. Effectivement, je prends en compte dans ce livre les différences d'origine et, d'un certain point de vue, l'unité d'origine des peuples européens. Le peuple mort européen, il remonte à 5 000 ans.
Et le peuple mort français, il remonte à 3 000 ans avec très, très peu de modifications depuis. Mais, au fond, quand je suis accusé de racialisme, je suis plutôt en bonne compagnie parce qu'on pourrait aussi accuser de racialisme le général de Gaulle qui a écrit « Nous sommes avant tout » – on parlait de la France, des Français – « un peuple de race blanche, de culture gréco-latine et de religion chrétienne ». Voilà.
Et il disait, il a envoyé à la fois à son ministre du Travail dans les années 64 et il avait envoyé en 1945 à son garde des Sceaux et à son ministre du Travail des instructions en termes de politique démographique qui prenaient en compte le fait de privilégier les gens d'origine européenne sur les autres et en 1964 en disant « Arrêtez de faire entrer autant d'Algériens ». Voilà. C'est le général de Gaulle.
Donc, de ce point de vue-là, je le dis évidemment différemment parce que nous sommes en 2025 et j'emploie des termes différents, peut-être, mais moi, je me considère qu'en matière de racialisme, je suis dans le prolongement du général de Gaulle et il y a des citations du général de Gaulle très nombreuses. Celles qui sont reprises par Alain Perfit dans son livre « C'était de Gaulle ». Celles qu'on peut trouver dans les instructions envoyées à ses ministres et celles qu'on trouve même dans les mémoires d'espoir où il prend en compte les réalités.
De Gaulle était un réaliste et il savait que les différences, oui, ethniques, je n'ai pas peur du mot, les différences ethniques, les différences de civilisation, ça existe. Et que la France, effectivement, pour moi, la France, c'est un pays européen d'expression française, d'histoire française et je suis évidemment attaché à l'expression française et à l'histoire française mais dans un cadre plus vaste.
Eh bien, messieurs, on est arrivé au terme de cette émission. Ce que je vous propose, étant donné que vous êtes à peu près à 25 minutes pile tous les deux, je ne sais pas comment j'ai réussi mais je suis assez fière de moi, je dois l'avouer, je vous propose chacun d'avoir une minute, une minute trente pour conclure tout simplement sur ce sujet. François Asselineau ?
Je conclurai en disant simplement que j'ai bien entendu tout ce qu'a dit M. Le Gallou qu'il oublie encore une fois le rôle absolument délétère de notre appartenance à l'Union européenne qui promeut le communautarisme. Sur le modèle anglo-saxon et américain. C'est-à-dire qu'avant effectivement que De Gaulle disait ça dans les années 45, il me reproche de parler d'assimilation en disant que ça date des années 70 et il nous cite des propos des années 45.
Il faut réenchanter la France pour les populations qui sont nouvellement arrivées et il faut lutter contre la politique du communautarisme qui est promue constamment dans les médias par l'Union européenne, par notre suggestion au modèle prétendument américain. C'est-à-dire que, et je terminerai le propos en disant que je n'ai toujours pas compris, honnêtement, pourquoi M. Le Gallou va appeler à voter pour des candidats qui sont pour rester dans l'Union européenne, ce qui ruine 95% de ce qu'il dit dans son livre.
Jean-Yves Le Gallou, pardon,
il vous reste une minute pour rattraper François Solineau. Une minute ? Je ne vais pas répondre sur le plan électoral. Je vous confirme, mon choix sera entre Zemmour et Bardella ou un candidat équivalent. Ça, c'est tout à fait clair. Donc, il restera dans l'Union européenne. Mais il y a énormément, énormément, énormément de choses possibles. Et si vous voulez, je suis attaché, comme vous, à réenchanter la France. Mais je crois qu'il faut aussi réenchanter la civilisation européenne. Je pense que les Français, ils ont une vieille civilisation. et que cette civilisation, ils la partagent avec leurs voisins européens.
Et que nous, tous les Européens, par-delà la frontière du Rhin ou de l'Elbe ou du Pau, tous les Européens, nous sommes de même civilisation. Et je crois qu'il y a une grande conscience européenne qui est en train de monter à travers, par-delà les frontières européennes, qui est le fait que les Européens se sentent plus proches les uns des autres que des gens étrangers ou issus d'une immigration lointaine présents sur leur propre territoire.
Eh bien, merci beaucoup, messieurs. On est arrivés au terme de cette émission. Je rappelle, Jean-Yves Le Gallou, Remigration, c'est évidemment disponible sur la boutique de TVL. François Asselineau, comme l'année scolaire, allais-je dire, se termine. Je crois qu'on vous retrouve à la rentrée avec un rendez-vous pour l'UPR.
Ah oui, pour notre université d'automne qui aura lieu notamment le 26 septembre. à Valère, près du château d'Azel-Rideau. Et on aura deux tables rondes. La première qui sera consacrée justement à un problème fondamental dont on devrait parler justement sur les questions d'assimilation qui est la question de l'éducation nationale. Et puis l'après-midi, ce sera la table ronde habituellement consacrée aux questions géopolitiques. Et Jean-Yves Le Gallou, il y a un rendez-vous aussi sur la organisation.
Rendez-vous le 31 octobre en région parisienne pour une grande manifestation à la fois française et européenne avec des élus de différents pays européens, avec des experts sur la remigration.
Eh bien, merci beaucoup messieurs d'avoir répondu présent en tous les cas à ce rendez-vous. Merci à tous d'avoir suivi cette émission. Dites-moi dans les commentaires si ce format vous a plu. En attendant, eh bien, on se retrouve la semaine prochaine pour un samedi politique sans doute un peu plus classique, mais intéressant quand même, je l'espère. à bientôt. Sous-titrage Société Radio-Canada
François Asselineau