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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 6 mai 2020 22 min

Bruno Retailleau : « Tests, masques, le gouvernement a enchaîné les fiascos »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonjour bonjour et vous voté la prolongation de l'état d'urgence sanitaire mais un texte modifié par les sénateurs sur plusieurs points on va y revenir est ce que vous pensez qu'un compromis est possible entre l'assemblée nationale le texte écoutez je le souhaite un mois j'ai toujours dit que la ligne que nous étions donné le groupe ait l'air ici au sénat depuis le départ de cette crise et jamais nous nous sommes extrait de cette ligne c'était à la fois de l' exigence parce qu' on relaie la préoccupation des français parce qu'il ya une exigence démocratique bien sûr même au coeur de cet état d'urgence sanitaire mais aussi la bienveillance en clair on veut donner les moyens au gouvernement de pouvoir lutter contre cette terrible pandémie moi je pense que si le gouvernement respecte le travail du sénat et dieu sait si le travail a pas été facile on a eu quelques heures pour travailler un texte qui est un texte un peu compliqué donc j'espère qu'il y aura cette écoute attentive des députés en tout cas je veux le croire parce que je crois que les français attendent de nous non pas une union nationale mais une forme de responsabilité commune pour lutter contre le virus ont retracé à l'échelle de contamination qui a mis 6 46% formation est ce que c'est si garantit pas dans le texte final sorti de l'assemblée nationale alors je veux simplement dire de quoi il s'agit par ce que l'article 6 je suis pas sûr que ça exprime beaucoup de choses pour beaucoup de nos auditeurs des téléspectateurs c'est ce qui va permettre de faire en sorte qu'on puisse tracer les gens qui auraient pu être contaminées moi c'est ce que je reproche d'ailleurs depuis le départ de cette crise au gouvernement le gouvernement a eu une stratégie uniquement passive qui consiste à mettre la france sous cloche c'est à dire que on a confiné on a interdit que les gens sortent pratiquement si ce n'est une heure par jour il aurait fallu que en même temps on puisse généraliser le port du masque mais aussi dépister et surtout des pistes est tracé ac et isoler les gens qui pourraient être contaminés parce que on ne lutte contre une épidémie en cassant évidemment les rentes de ce virus en cassant les chaînes de contamination et pour ça il faut être capable de repérer toute la chaîne de contamination quand quelqu'un a le virus il va le propager si j'osais très vite et l'article 6 c'était un article qui va permettre au gouvernement avec ces fameuses brigades de surveillance épidémiologique à partir d'un cas qui étaient constatés de voir toute la chaîne de contact que cette personne aura eu et qui leur a pu contaminer ses salles articles 6 et du coup le sénat a soutient cet article mais avec des garanties notamment pour encadrer les libertés individuelles pour encadrer l'anonymat pour garantir l'indépendance du système et donc d'où ma question est ce que si le gouvernement ne reprend pas les six garanties posées par le sénat vous dit il n'y aura pas d'accord sur ce texte est particulièrement sur ce point c'est très clair que nous sommes très attachés aux garanties que nous avons voulu intégrer dans l'article 6 parce que on a essayé c'est vraiment le travail du sénat c'est un petit peu notre métier ici dans cette haute assemblée où on essaie de garantir les libertés publiques donc là on est typiquement exactement mais avec des termes un peu différent comme on l'était au moment des attentats ou il avait fallu prendre un certain nombre de dispositions qui pouvaient contraintes des libertés publiques voilà parce qu'il y avait des renseignements à décharger pour prévenir les attaques terroristes là en réalité on doit tracer on doit constituer une base de données qui va nous permettre justement de voir cette chaîne de contamination dont il ya les libertés publiques et puis il ya santé publique il ya des moeurs en face donc attention à ce que l'on fait donc oui les plus importantes pour moi c'est par exemple d'exclure que le gouvernement par ordonnance puisse régler ce genre de problèmes non on peut pas déléguer la faculté de légiférer pour le pour l'exécutif sur des points aussi important on veut aussi absolument une sorte d'organisme de contrôle indépendant du gouvernement c'est trop grave voilà on a un certain nombre de garanties auxquelles nous tenons et j'espère vraiment que l'assemblée en tiendra compte sinon il pourra pas y avoir d'accord en commission mixte paritaire je pense que ce serait pour les français un mauvais signal sur le sujet du traçage l'application stop coville qui sera opérationnel sur le sujet le premier ministre s'y est engagé cette application écoutez ça fait près d'un mois que j'ai envoyé une lettre solennelle au président de la république moi je me suis passionné pour les questions de numérique pendant une dizaine d'années ici au sénat j'en avais fait une de mes spécialités j'avais dit aux prisons de république on peut tout à fait concevoir une application numérique pour aider au traçage parce que quand vous êtes par exemple à paris dans une rame de métro vous ne connaissez pas les gens vous avez pu contaminer donc il faut que votre téléphone puisse les repérer mais j'avais dit au président de la république il faut des garanties j'en avais demandé 4 1 qu'elle soit temporaire cette application anonymisées sur la base du volontariat qui est là encore une commission une instance de contrôle et qu'on ait un code source ouvert en open source comme disent les les gens qui sont un peu féru de deux numérique donc si ces conditions soir en sont remplis moi je pense qu'on aurait bien tort de se priver de ces nouveaux moyens de communication de ces nouveaux moyens qui permettent justement des systèmes d' alerte là encore une fois de quoi parlons nous il ya des morts il rassemble plus de 30000 morts en france vous rendez compte est-ce qu'on peut aujourd'hui alors qu'on est au 21ème siècle se priver de ces nouvelles technologies évidemment il faut faire très très attention aux libertés publiques j'ai indiqué hier pendant la discussion en citant l'exemple de google qui avait envoyé un rapport de géolocalisation à 131 pays sur la planète et google c'est exactement par exemple les mouvements population dans les pharmacies il est capable de renseigner les informations sur la fréquentation des parcs sur la fréquentation des commerces alimentaires bref google les gaffes avant les données que l'état français ne possède même pas donc là aussi se joue une forme de souveraineté d'indépendance numérique et mais ça sera compliqué parce qu'on sait très bien que les gars fable a aussi aimerait s'introduire dans ces données un peu personnel par ce biais des nouvelles applications de type sanitaire est justement entre systèmes d'information c'est le brigade cette application stop coville est ce qu'on ne va pas trop vers une société de surveillance justement c'est à nous de la limite et c'est exactement le travail que nous faisions si j'ai cité la question du terrorisme c'est parce qu'il y avait eu un grand débat aussi au moment de l'état d'urgence qui n'étaient pas l'état d'urgence sanitaire était l'état d'urgence de sécurité contre le terrorisme est-ce qu'il fallait déployer les moyens dont on dispose pour intercepter les communications par exemple des terroristes et pour pouvoir prévenir des attentats voilà c'est typiquement ce genre de questions auxquelles on est confronté les attentats ont fait quelques centaines de morts là on a quelques milliers de beurre ou en avoir encore plus donc encore une fois n'abdiquons pas sur nos libertés moi je pense qu'on peut parfaitement rendre conciliables ces garanties démocratiques en termes de liberté y compris privés individuels et en même temps la lutte commune que nous devons mener sans répit pour éradiquer ce virus autre sujet contenues dans le texte il faut dire introduire protection des dirigeants visant elle est exonérée de toute responsabilité pénale en cas de contamination s'ils ont pris les mesures nécessaires le gouvernement s'y est opposé comment vous comprenez cette position je la comprends pas absolument incompréhensible puisque deux heures avant edouard philippe vous avez indiqué solennellement que il revenait au parlement de prendre les dispositions soit par l'intermédiaire d'un amendement soit par l'intermédiaire d'une proposition de loi pour traiter le problème de la responsabilité deux heures après ils font linverse ils sont vraiment perdu mais ça illustre vous savez ce couac la illustre tant d'autres couacs une gestion de crise qui a été témoin qui avait utilisé l'adjectif chaotique depuis le départ les français s'en sont rendu compte et aujourd'hui où en est on et bien notre part tout en europe les français sont le peuple le plus sceptique vis-à-vis de la façon qu'ont ces gouvernants de mener la lutte contre cette épidémie il ya une perte de confiance qui vient du fait que on a une mauvaise gestion en réalité de la crise depuis le départ est ce que vous craignez cette mesure votée par le sénat soit vécu comme certains parlent de l'auto à une estime louis alors d'abord pour qu'il y est une amnistie faut qu'il y ait une condamnation on n'en est pas là ensuite on n'a pas du tout exagéré par exemple l'état les ministres on a laissé les choses vraiment telles qu'elles sont aujourd'hui et tous ceux qui ont des pouvoirs justement notamment que leur donne le code de la sécurité de la santé publique dans le cadre de l'état d'urgence leur situation en termes de responsabilité notamment pénale reste exactement la même le sénat n'a rien modifié de même que 1 mais rachel entreprises un directeur d'école s'il commet une faute intentionnelle il sera responsable et sanctionnés de même que s'il connaît une faute manifestement délibérée et si ils ignorent un certain nombre de conditions de prudence de sécurité il sera sanctionné nous notre amendement qu'est ce qu'il vise ils veulent simplement quand l'état va donner des injonctions un fameux un protocole sanitaire par exemple pour l'ouverture des écoles les mairies édition pour rien ça leur tombe sur la tête si demain il ya un enfant qui est contaminé alors que eux ont fait tout leur possible ce serait quand même terrible qu'il soit si j'ose dire déférés devant la justice qu'il soit devant la barre des tribunaux pour des choses qui n'ont absolument pas choisi si ce n'est qu' ils ont appliqué un certain nombre de consignes là encore décidée par d'autres que c'est voilà je crois que on un climat de confiance je crois que le déconfinement je crois que la vie ne reprendra ses droits que si la confiance revient la confiance elle est altérée elle était altéré par cette gestion chaotique de la crise il faut absolument qu'elle revienne et la confiance que ce soit pour l'ouverture des écoles que ce soit aussi pour nos entreprises notamment dans les pme dans le secteur artisanal agricoles ou autres c'est pas une question de milliards d'euros c'est une question de règles claires personne ne doit être condamnée si il a accompli les bons gestes les s'il a pris les bonnes décisions en matière sanitaire voilà et je pense qu'on a voulu simplement rappelé que de ce point de vue là on doit recréer ce climat de confiance justement cette ouverture des écoles dont vous parlez c'est ce qui inquiète principalement les maires à la proche de non non je pense que notamment il ya pratiquement les deux tiers de la france où il ya des départements qui sont en verre donc on doit pouvoir les ouvrir et dans d'autres départements je crois que là encore il faut essayer de faire les choses avec bon sens j'observe quand même j'observe quand même qui a par rapport au modèle de déconfinement qu' on peut observer que l'on peut comparer entre les autres pays européens de singularité française la première singularité c'est que nous on commence par les petits les autres commencent plus tôt par les plus grands moi je pense que il aurait sans doute mieux valu commencer par les plus grands avec des masques etc parce que les mesures barrières sont plus faciles à faire adopter par les adolescents en tout cas par des jeunes qui sont plus responsables et la deuxième singularité c'est le volontariat je pense que le volontariat on voit bien que le président de république là aussi il ya une contradiction il a indiqué qu'il voulait faciliter le retour à l'école pour des enfants de familles les plus modestes ou qui avaient des problèmes parce qu'il a il arrivait difficilement à poursuivre leurs études chez eux mais on sait par ailleurs que justement le volontariat va décourager les enfants de ces familles là c'est une contradiction est ce que vous dites que pendant cette période ce que j'ai contesté voyez c'est que d'où d'ailleurs notre démarche pour cadrer la responsabilité des élus des chefs d'entreprise mais aussi les directeurs d'école c'est que ces protocoles sanitaires le protocole qui a été fait est élaborée par l'administration parisienne de l'éducation nationale il fait des dizaines et des dizaines de pages de 63 dans un premier temps à 54 pages ça c'est des prétextes à la mise en cause de la responsabilité des maires c'est à dire que c'est d'administration centrale qui ouvre le parapluie grands et qui dit au maire débrouillez vous comment voulez-vous dans des écoles ancien où vous avez des couloirs qu'on va pas pouvoir aujourd'hui remodifier faire respecter un certain nombre de prescriptions édicte paris sans considération justement pour la situation de terrain c'est impossible c'est impossible idem pour les entreprises vous savez que beaucoup de branches avaient discuté des règles de bonne conduite avec les syndicats des guides sanitaires et puis dimanche ils reçoivent du ministère du travail dans leur boîte mail un nouveau protocole sanitaire cette façon de procéder d'un état hyper centralisé très jacobin et très parisien où on impose d'abord on décide on impose et on discute après ça c'est le temps d'avant c'est pas possible on peut pas agir de cette façon là c'est une forme effectivement de défaut ce cas l'état sur d'autres acteurs que lui les acteurs notamment de terrain les maires les chefs d'entreprise les directeurs d'école ou autre c'est pour ça que encore une fois on a voulu remettre l'église au milieu du village redire un peu quels étaient les règles de responsabilité il ya un sujet qui les français c'est la question sur cette question des masses de l'état bien sûr mais mais non c'est là où j'ai failli perdre mon calme on séance c'est quand j'ai vu olivier ferrand dire qu' il y avait peu de problèmes qu'il y avait une gestion des masques extraordinairement bien fait non mais franchement ce qui se moque t'on je lui ai dit d'ailleurs si je crois que c'est que ce comportement qui a conduit les français à avoir une défiance vis-à-vis de cette parole publique il aurait simplement fallu dire écoutez voilà il ya eu un problème on est en pénurie va falloir qu'on s'organise différemment voilà c'est ce que je reproche écoutez on a d'abord dit aux français les masques c'est inutile on leur a dit après les masques vous n'êtes pas capable de les mettre correctement donc les mettais pas du tout et maintenant on va aller verbalisé parce que le mas va devenir obligatoire dans les transports publics c'est une bonne chose mais vous vous rendez compte de ses ordres et contre ordres de ses contradictions comment voulez vous que les français ensuite puisse s'y retrouver d'une part et comment voulez vous qu'on puisse être efficace dans la lutte de cette pandémie voilà on sait parfaitement il ya des journaux qui ont titré voilà fiasco sur les masses fiasco sur les tests on a enchaîné des fiascos c'est ça la réalité et au moment où je vous parle la france est quatrième ex-aequo avec l'espagne en matière de mortalité au niveau mondial au moment où je vous parle dans le classement international du grenat virus ou aldo matters on était hier soir au 52e deuxième rang vous rendez compte en termes de dépistage est ce qu'on peut se satisfaire un d'être la quatrième le quatrième pays en termes de mortalité 52e pays en termes de dépistage voilà et si on a confiné aussi strictement en france c'est parce qu'on n'avait pas les moyens de faire autrement voilà si on avait vu des masques il ya encore une étude qui est paru ces derniers jours qui montrent que finalement le port du masque était sans doute plus efficace individuellement que un confinement généralisée qui va avoir des conséquences bien sûr économique énorme mais aussi sanitaire parce que beaucoup de malades ne sont pas les chez leur médecin ne sont pas les aux urgences par exemple chez les médecins de ville chez les généralistes il ya un effondrement de 40% dans les cabinets dans les consultations donc les conséquences les dommages qu'à l'été collatéraux du confinement sont incommensurables justement il y aura une commission denquête est-ce que c'est aussi votre avis calendrier il faut quand même qu'on ait le temps de comment dirais-je de la cré puisque c'est une commission d' enquête qui va être portée par l'ensemble de notre institution c'est le président du sénat gérard larcher qui va déposer une vraie résolution qui sera votée en séance et je pense que c'est important parce que c'est un bon signal c'est pas un groupe politique un parti politique qui est à l'origine de cette commission denquête au sénat c'est l'ensemble des groupes voilà unanimement donc ça c'est une bonne chose maintenant que ce soit en début juin juin peu m'importe en réalité vous savez que le sénat on l'a montré au moment de la sphère benalla regarde l assemblée en 8 jours 7 nuits sur une enquête a volé en éclats pourquoi parce que l'exécutif voulait pas de la commission denquête au sénat pardon à l'assemblée nationale dans le sénat est une assemblée totalement indépendante de l'éxécutif il ya une vraie séparation des pouvoirs et ce rôle d' équilibre démocratique il est très important donc nous être amené à travailler de façon très indépendante sans esprit de règlement de comptes mais pour faire en sorte qu'on tire vraiment toutes les leçons et que pour l'épidémie qui viendra demain parce qu'il y en aura d'autres eh bien la france ils soient mieux préparés en tout cas moi j'avais trouvé incroyable on on puisse ouvrir par exemple les transports publics le métro beaucoup d'autres commerces et que l'on dise non les cultes telles cérémonies c'est pour demain c'est à dire que ici dans cette société très très matérialiste la liberté de consommer la liberté de de produire est supérieure à la liberté des cultes manon non voilà je pense que c'est pas plus dangereuse une cérémonie dans une église une mosquée une synagogue de rentrer dans une rame de métro quand il ya beaucoup beaucoup de monde il faut là aussi un certain nombre de règles sanitaires donc tout ça exprime quand même une méconnaissance des besoins aussi des aspirations spirituelles d'une partie des français peut-être et sans doute pas la majorité mais mais cette aspiration spirituelle à quelque chose qui est immatériel c'est peut-être aussi ce qu'ont découvert un certain nombre de français pendant cette période difficile et moi voyez ce qui m'a beaucoup partent à rodez c'est toutes ces personnes qui sont mortes notamment dans les ehpad qui sont mortes seuls ces familles qui ont été privés de vraie cérémonie pour accompagner leur mort vous savez que le rite funéraire c'est le début de la civilisation en date les débuts de la civilisation à partir du moment où les civilisations ont conçu des riffs une et moi sa maman dirai ça m'a taraudé c'est quelque chose que j'ai prouvé au fond de moi avec beaucoup de compassion pour pour ceux qui sont partis dans la solitude et pour ces familles dont les proches justement était parti dans ces conditions et qu'elle même n'avait pas pu les accompagner jusqu'au dernier instant y compris d'ailleurs jusqu'au moment de leurs innovations sur le département de la vendée manuel mâcon qui doit faire des propositions pour monde de la culture aujourd'hui est ce que vous êtes inquiet de l'impact de cette crise pour le secteur culturel et touristique également dans votre département de la vendée non mais cette crise est énorme cette crise est énorme elle va faire 1 2 million de chômeurs peut être plus on va perdre et énormément en termes de richesse nationale je crois qu'on sera sans doute à moins 10% de croissance ou 1 10 % de déficit une dette qui sera totalement astronomiques vous savez la dernière crise on devait me pratiquement cinq années pour retrouver le niveau de richesse d'avant il en fera sans doute prendre une décennie et si on ne prend pas les bonnes décisions et je pense et je proposerai vous avec mon groupe dans les prochaines semaines ou mois de juin un plan de rebond un nouveau départ on peux pas j'ai entendu bruno le maire le gouvernement dire que ce sera au mois de septembre octobre n'ont cessé maintenant on a déjà eu un temps de retard sur le traitement de la crise sanitaire faut pas un temps de retard vous pas l'ajouter un temps de retard sur le rebond économique évidemment au niveau culturel au niveau touristique le département de la vendée va être beaucoup touché pourquoi parce que après bien après le 11 mai il ya des activités qui ne pourront pas ouvrir j'espère qu'ils pourront rouvrir mais c'est énorme j'ai fait passer moi au sénat dans le deuxième collectif budgétaire cette règle qui permettent notamment pour la culture les activités culturelles aux collectivités de donner des subventions que des prévu même lorsque les festivals ne se déroulait pas pour essayer dé soutenir mais il va falloir aussi et on le sait bien que le gouvernement ne se contente pas de rééchelonner des dettes fiscales et sociales de les reporter mais il va falloir que sont les annuler purement et simplement vaut mieux annuler l'impôt d'aujourd'hui pour que demeure on puisse percevoir un impôt futur parce que sinon ce sera des faits est généralisée merci beaucoup merci