Réforme des retraites : la CGT Mines-Énergie se prépare "à faire grève autant que possible"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:23OuverteÉludée
Est-ce que vous êtes prêts, vous, à discuter ?
- 1:02OuverteRéponse directe
Pourquoi est-ce que vous voulez garder un régime à part ?
- 1:40OuverteRéponse partielle
Vous voulez un régime spécial pour tous les salariés du privé ?
- 1:49RelanceRéponse directe
Est-ce que c'est juste que vous gardiez un système à part ?
- 2:19OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il va rester dans cette situation financière au fil des années ?
- 2:50ComplaisanteRéponse partielle
On parle de discussions sur les carrières longues et la pénibilité.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:34InvitéFait
« Notre statut national, c'est notre contrat de travail, notre régime de retraite, notre régime spécial de retraite en fait partie. »
- 0:44InvitéFait
« Discuter pour le réformer, non. Discuter pour l'améliorer, pourquoi pas. »
- 1:14InvitéFait
« Notre régime spécial reconnaît la pénibilité et permet, justement, d'anticiper les départs à la retraite à 57 ans et demi. »
- 3:44InvitéChiffre
« Notre régime est excédentaire. Il n'a pas prévu, dans les 20 ans, 25 ans à venir, à être en déficit. »
- 4:03InvitéChiffre
« Les industries électriques et gazières, ce n'est pas que EDF. Il y a 240 entreprises. »
- 4:29InvitéPromesse
« La Fédération Ménénergie appellera les travailleurs à faire grève autant que possible pour s'opposer à cette réforme. »
- 5:51InvitéFait
« Le grand carénage qui a été prévu d'investissement pour rénover les centrales est important. »
- 6:57InvitéFait
« Mais on a même du retard. Énormément de retard. Il aurait fallu anticiper, il y a 10 ans, ces changements. »
Temps de parole
- Invité72 %
- Présentateur28 %
≈ 4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir à tous et à toutes. Emmanuel Macron promet du dialogue, des discussions pour faire avancer son projet de réforme des retraites. Bonsoir Sébastien Ménesplier, secrétaire général de la CGT Mine Énergie. Dans le projet du chef de l'État, il y a la fin des régimes spéciaux, notamment chez EDF, au nom de la justice sociale. Est-ce que vous êtes prêts, vous, à discuter ?
Écoutez, nous, c'est très simple. Notre statut national, c'est notre contrat de travail, notre régime de retraite, notre régime spécial de retraite en fait partie. Et la seule discussion possible pour nous, c'est le maintien de ce régime qui est excédentaire, qui est autofinancé et qui, aujourd'hui, est un exemple pour tout le monde du travail. Donc, discuter pour le réformer, non. Discuter pour l'améliorer, pourquoi pas. Mais en tout état de cause, on se battra pour le défendre.
Le chef de l'État a précisé pendant la campagne que la réforme ne concernerait que les futurs salariés, les nouveaux entrants, comme c'est le cas à la SNCF. Pourquoi est-ce que vous voulez garder un régime à part, alors que vous avez déjà commencé à converger avec le reste des salariés depuis quelques années ?
Parce que le monde du travail, aujourd'hui, ce qu'il souhaite, c'est avant tout la reconnaissance, par exemple, de la pénibilité. Et nous, notre régime spécial reconnaît la pénibilité et permet, justement, d'anticiper les départs à la retraite à 57 ans et demi. Et donc, ça, c'est un acquis qui est, pour nous, incontournable dans le sens où on a réellement des métiers pénibles. Nous, on préférerait que le chef de l'État fasse une réforme à tirer vers le haut, aujourd'hui, le régime général, et la reconnaissance de la pénibilité.
Vous voulez un régime spécial pour tous les salariés du privé ? Tous ceux qui ont des métiers difficiles ?
On veut la reconnaissance de la pénibilité, notamment, et qui permettent à ceux qui ont été pénibles de partir plus tôt à la retraite.
Est-ce que c'est juste que vous gardiez un système à part, par rapport aux autres salariés du privé, encore une fois ?
Oui, c'est juste, puisque c'est notre contrat de travail, et qu'on soit jeune embauché ou ancien agent, aujourd'hui... Parce que les choses pourraient changer, elles ne sont pas de toute éternité, si on parle des nouveaux entrants ? On a l'habitude, dans ce pays, de tirer toujours les choses vers le bas. Pourquoi on ne réagirait pas de manière différente ? Donc, prenons l'exemple, encore une fois, de ce régime qui est excédentaire, et qui aide d'ailleurs d'autres régimes spéciaux, par les excédents...
Est-ce qu'il va rester dans cette situation financière au fil des années ?
Est-ce que le destin, ce n'est pas une convergence des régimes ? Nous, le destin, si c'est une convergence des régimes, tirons vers le haut les exemples que l'on a avec les régimes spéciaux. Et encore une fois, Emmanuel Macron n'a pas prévu de reconnaître la pénibilité. Et nous, on dit aujourd'hui que... Il a prévu des discussions sur la pénibilité, le mot a été employé dès le soir du second tour. Sauf qu'aujourd'hui, il n'y a que les régimes spéciaux qui reconnaissent la pénibilité. Le régime général ne le reconnaît pas.
Enfin, on parle là de discussions dans la réforme globale des retraites, sur les carrières longues, sur la pénibilité, vous l'avez entendu.
François Fillon, quand il était Premier ministre à l'époque, il a réformé les retraites et il devait aussi travailler sur les pénibilités et sur les carrières longues. Rien n'a été fait. Pourquoi ? Parce que le MEDEF n'en veut pas. Ça coûterait trop cher. Il y a des critères de pénibilité aujourd'hui pour les salariés. Oui.
Il y a un travail sur les carrières longues qui existe déjà. Ça existe, ça ?
Oui, ça existe, mais ce n'est pas à la hauteur par rapport à la réalité du monde du travail. Et encore une fois, si on prend l'exemple de notre régime spécial, concrètement, la pénibilité, elle est reconnue. Et nous, on considère que ce n'est pas parce qu'on sera jeune embauché demain qu'on ne doit pas la reconnaître.
D'un mot encore sur la situation financière, est-ce que vous pensez que les entreprises du secteur pourront continuer à soutenir ces régimes financièrement ?
Oui, ils peuvent, bien entendu. Et écoutez, de toute façon... Ils auront les reins assez solides ? Oui, ils auront les reins assez solides. De toute façon, encore une fois, notre régime est excédentaire. Il n'a pas prévu, dans les 20 ans, 25 ans à venir, à être en déficit. Vous avez vu la situation financière d'EDF, Sébastien Ménespier ? Oui, mais les industries électriques et gazières, ce n'est pas que EDF. Il y a 240 entreprises. Et le régime spécial de retraite, c'est toutes les industries électriques et gazières. Mais le niveau d'EDF, aujourd'hui, il peut changer.
Si l'État, par exemple, décide de nationaliser cette entreprise, qui est un fleuron industriel, et qui peut traduire un avenir énergétique différent pour la France.
Au mois de juin, il y a donc les élections législatives. Si les électeurs soutiennent le programme du chef de l'État, est-ce que vous allez quand même vous y opposer ?
Au régime spécial de retraite et la défense ? Oui, au projet de réforme des retraites. Je peux vous dire que la Fédération Ménénergie appellera les travailleurs à faire grève autant que possible pour s'opposer à cette réforme, parce que, pour nous, le régime spécial doit être maintenu. À partir de quand ? Écoutez, dès que possible. C'est-à-dire ? Pour l'instant, on a entendu dans les débats autour du premier tour et du deuxième tour l'envie du chef de l'État de réformer. Maintenant, il y a les élections législatives. Donc, de toute façon, il n'y a qu'une loi qui pourra traduire par effet cette réforme.
Écoutez, nous, une fois que, de toute façon, les élections passées, on verra la majorité qui va se dégager. Et puis, si c'est celle du chef de l'État, écoutez, on entrera en lutte.
Même si c'est la majorité des suffrages, des votes des Français ?
Mais les Français ne votent pas que pour réformer le régime spécial de retraite des agents des industries électriques et gazières.
Deux minutes encore, Sébastien Ménesplier, pour parler d'un sujet important. C'est l'État du parc nucléaire français.
Oui.
Le président de la République veut relancer la filière avec six nouveaux EPR. Il veut mettre aussi à l'étude huit réacteurs supplémentaires. Mais le parc actuel a de très gros problèmes. Il y a quelques jours, environ la moitié des réacteurs français étaient à l'arrêt pour maintenance, pour une visite approfondie, pour des problèmes de corrosion. Est-ce que vous êtes inquiet de l'état du parc ?
Oui. D'ailleurs, je pense que le grand carénage qui a été prévu d'investissement pour rénover les centrales est important. Mais ça ne suffit pas. Il faut très vite construire parce que le parc de production, donc aujourd'hui, on voit bien qu'il n'est pas suffisant. Et même si, à un moment donné, les choses vont redevenir normales, on a besoin, et ça a toujours fait la force de la France, d'avoir des capacités de production pour répondre aux besoins.
Mais vous nous parlez du parc futur. Je vous parle du parc actuel. Le parc actuel. Est-ce que les Français, là, vont devoir réduire leur consommation d'électricité, qu'il s'agisse des ménages ou des entreprises ? C'est concret.
C'est pour les prochains mois, là.
Non.
Pour nous, les solutions, elles ne sont pas là. Par contre, on pourrait très bien s'interroger sur, par exemple, est-ce qu'il ne faut pas réouvrir des centrales qui ont fermé pour passer, justement, cette pointe un peu compliquée. Je pense, par exemple, à la centrale du Havre avec les investissements... Des centrales à charbon. Des centrales à charbon. Mais qu'il nous faut reconvertir et permettre de pouvoir changer le combustible, mais en continuant, avec cette industrie, à produire de l'électricité.
Mais dans ces conditions, et avec, encore une fois, toutes les interrogations sur le parc actuel, est-ce que c'est raisonnable de prévoir la construction de nouveaux réacteurs ? Est-ce que c'est la bonne voie ?
Ah oui, c'est la bonne voie. Mais on a même du retard. Énormément de retard. Il aurait fallu anticiper, il y a 10 ans, ces changements. Mais la politique énergétique en France, elle a tergiversé et elle a traîné. Et donc, on est en retard aujourd'hui. Et donc, il ne faut surtout pas tergiverser, encore une fois. Je pense que, oui, il faut construire des capacités de production supplémentaires. Il faut s'interroger, au-delà de la filière nucléaire, si on n'a pas, dans l'hydraulique, par exemple, aussi des capacités de production à développer. Sébastien Melles-Plié, merci. Le secrétaire général de la CGT Mine Énergie,
invité éco de France Info ce soir.