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Conférence de presseÉlysée (sur YouTube)· 26 septembre 2022 10 minActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & élections

Déclaration conjointe avec le Premier ministre de la République d’Arménie Nikol Pachinian.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:30Président françaisFait
    « Les membres du Conseil ont demandé l'arrêt immédiat des hostilités et le respect du cessez-le-feu. »
  • 2:00Président françaisFait
    « La France a demandé que les forces azerbaïdjanaises reviennent à leur position initiale. »
  • 2:30Président françaisFait
    « Le fait que la frontière ne soit pas délimitée ne saurait justifier des avancées sur le territoire de l'autre pays. »
  • 3:00Président françaisFait
    « La France a la conviction que le recours à la force ne peut être la solution pour l'Arménie, pas plus que pour l'Azerbaïdjan. »
  • 5:00Président françaisPromesse
    « La France fera tout pour poursuivre l'objectif d'un Caucase du Sud stable, sûr et prospère. »
  • 7:00Président françaisFait
    « Ce processus de reprise d'un dialogue est essentiel pour la région. »
  • 8:30Premier ministre PachinianFait
    « Le 12 mai 2021 et le 13 septembre 2022, à la suite des agressions de l'Azerbaïdjan, les territoires souverains de l'Arménie ont été occupés. »
  • 9:00Premier ministre PachinianFait
    « Les frontières administratives entre l'Arménie soviétique et l'Azerbaïdjan soviétique sont devenues des frontières d'État entre les deux États. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mesdames et Messieurs, bienvenue. Je vais peut-être attendre que la traduction se fasse. Est-ce que c'est bon ?

Ça fonctionne ? Bien, Mesdames et Messieurs, je suis très heureux d'accueillir aujourd'hui le Premier ministre de la République d'Arménie, Monsieur Nikol Pachinian. Nous avons beaucoup échangé au téléphone ces derniers jours.

En effet, l'Arménie a été une nouvelle fois endeuillée par des affrontements armés, les 13 et 14 septembre, et la situation demeure très critique sur le terrain. Des hostilités de grande ampleur sont survenues à la frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan et ont fait de nombreuses victimes. Le territoire de l'Arménie a été visé et des infrastructures civiles ont été détruites.

Face à cette situation inacceptable, la France a pris ses responsabilités. Alors qu'elle en assurait la présidence, elle a saisi le Conseil de sécurité, où la situation à la frontière a été évoquée à deux reprises, les 14 et 15 septembre derniers. Les membres du Conseil ont demandé l'arrêt immédiat des hostilités et le respect du cessez-le-feu.

Puisque des positions ont été conquises, la France a demandé que les forces azerbaïdjanaises reviennent à leur position initiale. Je l'ai dit dès le 14 septembre au président Aliyev, le fait que la frontière ne soit pas délimitée ne saurait justifier des avancées sur le territoire de l'autre pays. Ensuite, et je l'ai dit, là aussi, dès le 13 septembre, la France a la conviction que le recours à la force ne peut être la solution pour l'Arménie, pas plus que pour l'Azerbaïdjan, et que le dialogue doit être rétabli sans délai.

L'ensemble des questions en suspens, et elles sont nombreuses, nous le savons, doivent être traitées exclusivement par la voie de la négociation. Ces négociations ont d'ailleurs eu lieu dans différents formats, et notamment sous les auspices de l'Union européenne. Elles doivent reprendre.

Je n'oublie pas qu'il y a tout juste deux ans, le 27 septembre 2020, a débuté une guerre terrible, qui a ensanglanté la région. Elle a abouti à un nouvel état de fait, avec une présence accrue de l'armée russe dans la région. Je veux ici, tout en condamnant très fermement ce qui s'est passé ces derniers jours et en appelant donc au retour au calme, à la situation ante et à la reprise des négociations, je veux ici saluer le courage du Premier ministre Pachinian, qui a proposé une nouvelle approche concernant l'avenir de la région.

Le président Aliyev, auquel je reparlerai dans les prochaines heures, dit vouloir, lui aussi, mettre fin à l'instabilité régionale et faire émerger des solutions. Toutefois, on ne peut bâtir la paix tout en faisant planer la menace du recours à la force. C'est pourquoi la France fera tout pour poursuivre l'objectif d'un Caucase du Sud stable, sûr et prospère.

Nous évoquerons donc dans quelques instants, avec le Premier ministre Nikol Pachinian, la situation sur le terrain, les moyens de consolider le cessez-le-feu, pour empêcher toute nouvelle escalade, les moyens du retour au "statu quo ante" et d'une reprise des négociations. Nous ferons le point sur les différents sujets en discussion afin de voir comment la France, aux côtés de l'Union européenne, aux côtés, aussi, des autres puissances impliquées, peut contribuer à des progrès, dans l'intérêt d'une paix durable. Je pense notamment, et nous l'avions évoqué il y a quelques mois ensemble à Bruxelles, à la délimitation de la frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan.

Nous évoquerons également l'action de l'ONU et de l'OSCE. Je sais que Monsieur le Premier ministre a eu des échanges importants à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies, et nous pourrons évoquer ces derniers. Nous parlerons également de la question importante de la normalisation entre l'Arménie et la Turquie.

C'est un processus difficile mais indispensable. Vous le savez, la France a toujours pris, là aussi, ses responsabilités, en ne cédant rien aux visées révisionnistes qui avaient cours, en ayant la clarté sur notre histoire, et en cherchant à réengager par tous les moyens un dialogue indispensable. Ce processus de reprise d'un dialogue est essentiel pour la région.

Enfin, nous passerons également en revue les questions de coopération bilatérale. En tout cas, je remercie Monsieur le Premier ministre, après son passage à New York, d'être à Paris pour que nous puissions travailler sur le sujet. Je veux lui dire ici l'engagement de la France, très clair, pour la paix, la stabilité de votre pays et de la région, et saluer une fois encore l'esprit de responsabilité qui vous anime et la clarté que vous avez eue durant ces derniers mois et ces dernières années, je peux en témoigner, pour que la paix prévale, et je souhaite, comme vous, que votre pays puisse retrouver pleinement ses frontières, des frontières claires, et en paix.

Merci. Monsieur le Président de la République Française, tout d'abord je voudrais vous remercier pour votre invitation et pour cet accueil chaleureux. Ce type de rencontre nous permet de renforcer de façon fructueuse les relations privilégiées, déjà, entre la France et l'Arménie.

Je crois qu'aujourd'hui, comme vous l'avez d'ailleurs souligné, Monsieur le Président, nous allons nous concentrer sur les questions de sécurité régionale et internationale. La France préside le Conseil de sécurité de l'ONU qui, avec le soutien personnel du président Macron, a mis à l'ordre du jour la question des agressions répétées de l'Azerbaïdjan contre l'Arménie. La question continue de rester à l'ordre du jour du Conseil de sécurité.

Le 12 mai 2021 et le 13 septembre 2022, à la suite des agressions de l'Azerbaïdjan, les territoires souverains de l'Arménie ont été occupés. J'ai détaillé cette question lors de mon discours à la 77ᵉ session de l'Assemblée générale de l'ONU. J'ai souligné que notre position était sans équivoque, à savoir que les forces armées de l'Azerbaïdjan doivent sortir du territoire souverain de l'Arménie.

Et je voudrais remercier la position de la France, et en particulier celle du président français, de nous soutenir dans cette action. Je voudrais, pour nos collègues internationaux et pour vous, Monsieur le Président, attirer votre attention sur les faits suivants. Le fait qu'il n'y ait pas de frontière délimitée, puisque la frontière n'a pas été encore été démarquée, ne correspond pas à la réalité, en fait.

Les frontières administratives entre l'Arménie soviétique et l'Azerbaïdjan soviétique sont devenues des frontières d'État entre les deux États, puisque les deux pays ont signé et ratifié l'accord de création de la Communauté des États Indépendants, de la CEI, le 8 décembre 1991. Et depuis, ces frontières restent des frontières d'États. Je voudrais souligner que c'est un élément indissociable de l'accord, que les frontières administratives de l'U.R.S.S deviennent des frontières d'État, et tous les pays qui ont signé l'accord de la CEI le reconnaissent.

Donc, cela veut dire que la pression de l'Azerbaïdjan est injustifiable. Et donc, en raison de l'occupation par l'Azerbaïdjan de notre territoire souverain, la situation reste très tendue. En raison de l'occupation par l'Azerbaïdjan, les territoires qui ont subi des dommages et la frontière devraient recevoir le soutien de la communauté internationale.

Je suis persuadé aussi que le Conseil de sécurité de l'ONU doit continuer à regarder cette question avec toute son attention et je crois qu'il est nécessaire que les frontières reconnues de façon bilatérale, par l'accord du 8 décembre 1991, deviennent la base de nos relations et des négociations entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Il faut aussi que la question des liaisons entre les pays soit réglée, en fonction de la législation nationale des deux pays. Et je souligne aussi que la résolution de la question du Haut-Karabakh doit garantir la sécurité et les droits de la communauté d'Arméniens du Haut-Karabakh.

Je crois que la France, en tant que co-président du groupe de ministres de l'OSCE, peut jouer un grand rôle de ce point de vue, et je veux vous remercier. Disons, je remercie à nouveau la France pour son rôle.