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Audition parlementairePublic Sénat (sur YouTube)· 16 juillet 2020 14 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleTravail & emploiRetraites

Patrick Kanner: "Le président est passé de l’art du en même temps à l’art du contre-temps"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Patrick KannerFait
    « le président de la république qui vous a précédé dans les annonces et les déclarations a voulu tracer un nouveau chemin a évoqué les jours heureux déception »
  • 2:30Patrick KannerFait
    « un plan de relance d'ampleur devrait être lancée malheureusement à chacune de le demande c'est la même rengaine vous allez voir ce que vous allez voir dans le prochain pfr »
  • 4:30Patrick KannerFait
    « chaque jour perdu accroît la facture accroît la fracture et votre majorité en a été la première victime lors des élections municipales »
  • 10:30Patrick KannerChiffre
    « la rénovation énergétique des logements est indispensable [...] le bâtiment représente 43 % de la consommation d'énergie finale en france »
  • 12:30Patrick KannerFait
    « suppression de l' isf mise en place de la flat tax suppression de l' exit tax baisse de l'impôt sur les sociétés pour les grandes multinationales »
  • 14:30Patrick KannerFait
    « la taxe d'habitation pourrait être un outil utile pour l'ensemble des français quand il s'agit finalement de financer le service public local »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

vous avez la parole monsieur le président monsieur le président monsieur le président monsieur le premier ministre mesdames et messieurs les ministres mes chers collègues la responsabilité qui est la vôtre monsieur castex est lourde en prenant les rênes du gouvernement vous avez le devoir de conduire la politique de notre pays cette tâche est écrasante nous le savons et elle revêt aujourd'hui un caractère particulier que l'on pourrait qualifier d'historique historiques comme la crise que nous traversons dans une telle période votre rôle est de veiller à ce que les français soient protégés qu'ils soient protégés face à un virus mortel pour certains organismes qu'ils soient protégés des conséquences d'une maladie qui mine nos habitudes nos manières de vivre de travailler protégés de l'effondrement économique et social qui revenue plusieurs fois dans les discours précédents alors que les signes avant coureurs d'une seconde vague se multiplient le président de la république qui vous a précédé dans les annonces et les déclarations a voulu tracer un nouveau chemin a évoqué les jours heureux déception monsieur prix ministre qu'on nous découvrons vos déclarations tant à l'assemblée aujourd'hui au sénat un élément manque mes chers collègues c'est l'urgence le groupe socialiste et républicain vous demande d'agir depuis de longs mois un plan de relance d'ampleur devrait être lancée malheureusement à chacune de le demande c'est la même rengaine vous allez voir ce que vous allez voir dans le prochain pfr vous allez voir ce que vous allez voir au mois de septembre et finalement je pense que nous verrons réellement au plf 2021 c'était hier monsieur bré ministre vous auriez dû avancer sur cette question pas au mois de septembre de la rapidité des conditions mêmes de la reprise dépendra le coût économique social et environnemental mais aussi politique de la crise chaque jour perdu accroît la facture accroît la fracture et votre majorité en a été la première victime lors des élections municipales du 15 mars et du 28 juin et j'ai bien compris qu'aujourd'hui il ya vu une nouvelle victime à savoir le président du groupe à l'assemblée nationale rennes les réactions rapides que vous avez eue avec le chômage partiel est les reports de charges était nécessaire mais conjoncturelle elle ne décide en rien un futur rassurant pour les français qui subissent de plein fouet les plans sociaux et la baisse du pouvoir d'achat je regrette d'ailleurs que dans vos annonces le pouvoir d'achat soit quasiment absents exception faite pour les personnels soignants après deux mois de confinement une crise économique et sociale d'une ampleur historique nous sommes placés face à un triple défi soutenir le pouvoir d'achat amputé par la crise de ceux qui ont les revenus les plus modestes réorientés vers la consommation et l'investissement les pannes que les ménages ont constitué pendant la période de confinement 55 milliards d'euros accompagné les secteurs de l'activité a été la plus impactée je pense à l'hôtellerie et la restauration les loisirs ou la culture ou la culture monsieur premier ministre secteur qui manifestement vous intéresse peu dans vos différents discours pour cela nous avons proposé un chèque rebond solidaire pour les ménages mais vous ne vous saisissez pas de cette proposition vous préféré ne pas revenir sur la baisse des apl alors qu'il est urgent de ré affirmer leur rôle fondamental de redistribution de cohésion sociale et d'amortissement de la crise nous le savons dans l'écrit ce sont toujours les plus fragiles qui payent l'addition finale alors que sept cent mille jeunes vont entrer sur le marché de l'emploi vous avez accès aux annonces sur la facilitation pour l' embauche des jeunes par les entreprises c'est bien c'est bien mais ce n'est pas suffisant vous redécouvrez manifestement l'intérêt des emplois aidés pourquoi les avoir supprimées ou quasiment signe supprimé à partir de 2017 sans chômage sans rsa ce soit dans les campagnes dans les quartiers les jeunes sont les plus éloignés de l'emploi et cette crise les repousse encore plus loin dans les marges de notre société vous annoncez mais ce premier ministre 100000 service civique j'étais ministre de la jeunesse on ne crée pas en claquant des doigts à 100000 service civique ça doit être des missions utiles pour la société permettez moi de vous le dire simplement la pauvreté n'est jamais un choix il faut la combattre vous avez appelé à ce que vous soient transmises des propositions chiche nous avons une proposition le revenu de base dix-neuf départements de gauche ont dit depuis 2 leur disponibilité pour l'expérimenté donnez-leur leurs moyens pour le faire dans 1500 quartiers de la politique de la ville où ce revenu de base serait bien utile les populations sont confrontées à une perte voire un effondrement de leurs ressources l'aide alimentaire et y est devenu incontournable vous avez annoncé la relance des chantiers en rue serait-il en panne c'est nécessaire mais la rénovation urbaine ne doit pas être isolé une politique globale il faut donner les moyens au secteur associatif aux travailleurs sociaux au médiateur de revenir activement sur le terrain et mettre en oeuvre un plan de 30000 emplois aidés en ciblant les étudiants et les jeunes dans les quartiers la remise en cause drastique et brutales de ces contrats a été une erreur monsieur le premier ministre reconnaissait le il constitue un l'envié de soutien fort et rapide facilement mobilisables autre absent de taille vous avez peut parler de l'europe finalement alors que se joue aujourd'hui les négociations sur le plan de relance européen et le cadre financier pluriannuel alors que la france sera un des pays les plus impactés en terme de chute du pib que vous attendez en septembre pourquoi attendre septembre pour mettre en place un plan de relance une partie de nos partenaires agissent vite parfois même comme en allemagne en tournant le dos avec des politiques anciennes en france finalement pour emmanuel macron la seule rupture politique a été de changer de mains du ministre le président de la république est passé de l'art du en même temps à l'art du contretemps la seule rupture que nous observons avec ce gouvernement est peut-être celle concernant la grande cause du quinquennat l'égalité femme homme qui a dû s'effacer devant les équilibres politiques nécessaires pour former le gouvernement nous aurons l'occasion de vous interroger tout à l'heure dans le cadre des questions d'actualité sur ce sujet plutôt que la rupture je vois des immobilismes un immobilisme coupable quand il concerne des réformes qui ont fragmenté notre pays est fragilisé les plus faibles aujourd'hui votre rôle monsieur près ministre est de rassembler les français de les protéger de les accompagner face à une crise mais certainement pas de relancer la réforme des retraites qui a déjà laissé tant de traces des centaines de milliers de français sont descendus dans la rue pour lutter contre les mesures soutenues et contenues dans ce texte le chiffon rouge de l'âge pivot sera peut être retirée mais la cicatrice de 49,3 sera toujours présente ce projet a également provoqué une forte opposition des syndicats ouvriers comme patronaux permettez-moi de m'étonner monsieur bré ministre alors que vous prêchez le dialogue l'écoutent la recherche du compromis je vous cite que vous annonciez la reprise de cette réforme dans une logique permettez-moi de le dire d'obstination décalé eu égard à la situation en faisant cela vous remobiliserait les forces vives de notre pays compte un projet inique que vous auriez dû finalement abandonnée afin de ne pas pénaliser une nouvelle fois l'économie face à une forme de cataclysme social qui s'annonce bien des domaines de l'assurance chômage votre réforme celle qui est venue est celle qui vient est très dur pour les français les plus modestes le contexte économique et sociale dans laquelle la pandémie nous a plongé la rend aujourd'hui particulièrement dangereuse je vous demande monsieur près ministre au nom de mon groupe non pas de la réforme et de la faire évoluer mais de l'abroger purement et simplement l'environnement peut-être aussi un axe fort du plan de relance vous avez raison la rénovation énergétique des logements est indispensable le bâtiment représente 43 % de la consommation d'énergie finale en france et compte pour près du quart des émissions de gaz à effet de serre c'est un jugement un gisement majeur de bénéfices environnementaux économiques et sociaux malheureusement le dispositif cloud composé nécessite une avance que de nombreux propriétaires ne pourront pas faire il faut démocratiser la rénovation thermique en instaurant une prime climat qui permettra un préfinancement public qui s'adaptera au niveau des revenus des propriétaires cette crise est également l'occasion de repenser notre modèle est d'aller vers plus d'indépendance nous avons pu constater que la france aide n'était pas en capacité de répondre à titre individuel à l'urgence sanitaire manque de respirateurs manque d'équipement la protection manque de certains médicaments cette crise a été un révélateur je crois que vous avez pris conscience comme vous tous ici dans cette haute assemblée où partager ces constats mais quid de luxe faire quid de famars les déclarations d'intention c'est bien mais ce prêt ministre ça ne suffit pas il nous faut des actes je crains que nous les attendions encore longtemps depuis trois ans votre majorité mais une politique plus bénéfique aux très riches multinationales peu favorable aux précaires et aux pme françaises dans ce cadre suppression de l' isf mise en place de la flat tax suppression de l' exit tax baisse de l'impôt sur les sociétés pour les grandes multinationales suppression de la taxe d'habitation pour les 20% contribuables les plus aisés la liste est longue j'ai bien entendu prisons de la république un peu recadré par vous même et pas mal un bourreau ce matin sur le luxe et n'a sur ce dernier point je ne suis pas certain que sa volonté sera exaucé par vos décisions en l'espèce même si nous comprenons que finalement et bien la taxe d'habitation pourrait être un outil utile pour l'ensemble des français quand il s'agit finalement de financer le service public local en tout cas demandé sans contraindre les entreprises de baisser les dividendes ne suffira pas demander des dons en faveur de l'hôpital public sans créer un nouvel impôt sur le capital comme nous vous l'avons proposé ne suffira pas et ne trompe personne et d'ailleurs la vraie question monsieur rémy nice mais qui va payer qui va payer dans quelles conditions vous allez assurer la redistribution dans notre pays pour faire face à la crise et aux dépenses que vous avez décidé d'engager enfin cette solidarité que nous appelons de nos voeux de t'être territoriales il faut d'urgence porter secours à nos territoires les plus fragiles je pense à la guyane vous y étiez il ya quelques jours ce sont ces territoires ultramarins comme dans l'hexagone qui ont fait face à la crise au plus près des français il convient d'en tirer toutes les conclusions nous ne voulons pas d'un nouveau big bang territorial mais ce prix ministre nous avons fait des propositions dans le cas d'une proposition de résolution adopté d'ailleurs ici au sénat faites en bon usage elle est libre de droit pour imaginer le futur élan qui sera je l'espère le vôtre en matière de décentralisation alors c'est vrai que vous parlez beaucoup de territoires je crois que vous avez cités ce mot cinquantaine de fois depuis hier on peut sauter comme un cabri sur l'expression de deux territoires tous ne viendra pas les territoires et d'ailleurs je tiens vous le dire la notion de territoire pertinent c'est un peu comme l'horizon plus fort en approche plus il s'éloigne tout le territoire ne viendront pas à notre secours il faut leur donner des moyens et le groupe socialiste donc a fait des propositions utiles et je tiens à vous les rappeler la priorité doit être de clarifier la répartition des compétences au sein de la république l'état doit enfin mener à bien la réforme de sa propre organisation déconcentrés et permettent autonomie des collectivités et derrière le mot autonomie je place l'expression fiscal ce premier ministre l'autonomie fiscale n'est pas un gros mot et je la préfère à la notion d'autonomie financière soutenue par le président de la république qui aboutit finalement contrat de cahors un contrat scélérat regarde de la décentralisation je vous le dis ici aux efforts à ce micro l'autonomie fiscale c'est permettre aux collectivités finalement de décider librement ce qu'elles ont envie de faire pour leurs concitoyens sous le contrôle démocratique qui a lieu tous les six ans pour les communes départements et régions la liberté des collectivités territoriales c'est l'article 72 de la constitution et les conditions ils sont clairement identifiés pour passer le cap d'une rentrée économique et sociale qui sera difficile chypre est ministre il faut urgemment prolonger le plan de soutien aux collectivités par un plan de rebond territoriales cette relance que j'appelle de mes voeux passera par les élus locaux pour cela il convient de ne pas avoir le tabou de les doter de plus de lever d'action plus de subsidiarité plus d'expérimentations locales plus de différenciation plus de pouvoir régler réglementaire plus d'un ter territorialité pour leur permettre d'exister face à un état qui aujourd'hui a besoin de partenaires vous l'avez compris je termine le groupe socialiste et républicain ne peut pas trouver son compte dans votre déclaration dans vos déclarations de politique générale et d'ailleurs je crois que vous avez eu la bonne idée de ne pas demander la confiance au sénat vous appelez à la concorde nationale mais celle-ci ne se construit pas dans l'amnésie général dans l'anesthésié générale que porte finalement vos déclarations et encore moins dans l'amnistié générale pour les trois années qui ont précédé votre propre prise de responsabilité à matignon ce prêt ministre nous serons donc une opposition vigilante exigeante constructive et j'espère que de temps en temps vous serez écouter votre position pour faire progresser votre politique nationale au service des français et de notre pays merci monsieur le président [Applaudissements]