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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 2 juin 2022 5 minFond programmatiqueEnvironnement & énergieEurope & internationalÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Message du Président Emmanuel Macron à l'occasion de la Conférence Stockholm+50.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Emmanuel MacronChiffre
    « viser la neutralité carbone pour limiter le réchauffement au maximum à 2° Celsius »
  • 4:00Emmanuel MacronPromesse
    « La France est déterminée à faire partie des premiers pays au monde à sortir des énergies fossiles. »
  • 7:00Emmanuel MacronPromesse
    « réorienter massivement les flux financiers publics et privés sur nos objectifs pour le climat et la biodiversité »
  • 9:00Emmanuel MacronFait
    « on ne peut pas se donner des objectifs sur le climat ou la biodiversité et continuer de négocier des accords commerciaux comme il y a 20 ou 30 ans »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies, Madame la Directrice Exécutive du PNUE, Mesdames et Messieurs les Chefs d'État et de Gouvernement, Mesdames et Messieurs les Ministres, chers amis. À Stockholm, en 1972, s'est ouvert un nouveau chapitre de notre histoire collective, celui de la conscience écologique mondiale. Il y a 50 ans, nous avons répondu à des enjeux planétaires par l'invention d'un nouveau multilatéralisme.

À Rio, 20 ans plus tard, nous adoptions les trois conventions majeures sur le climat, la biodiversité et la désertification. De Rio à l'accord de Paris, il nous aura fallu 25 ans, 25 ans de plus, pour rendre tangible, concret et partagé par tous nos objectifs climat : viser la neutralité carbone pour limiter le réchauffement au maximum à 2° Celsius, 25 ans, c'est à dire une génération entière. Depuis Stockholm, ce furent cinq décennies de prise de conscience nécessaire, ô combien !

Suffisante ? Certainement pas. Aujourd'hui, les scientifiques ne nous adressent plus des alertes, mais des ultimatums.

Les crises du climat, de la biodiversité, de la sécheresse, se cumulent dans un monde totalement interdépendant et ou de nouvelles puissances ont émergé. Et si notre devoir d'exemplarité en tant que nation parmi les plus riches est historique, nos responsabilités sont plus que jamais partagées. La France est déterminée à faire partie des premiers pays au monde à sortir des énergies fossiles.

C'est notre devoir, notre responsabilité pour continuer à agir pour le climat. C'est la feuille de route que j'ai fixée à la Première ministre de la France, en charge de la planification écologique. Car c'est désormais la recherche absolue de résultats rapides qui doivent nous guider sur tous les fronts et partout sur le globe, mais aussi une capacité à planifier et à changer en profondeur les comportements de nos compatriotes, de nos entreprises, de nos investisseurs, de l'ensemble de nos systèmes productifs, de nos organisations publiques collectives, de nos modes de vie.

Je veux citer trois actions décisives pour commencer. Comme nous l'avons fait sur le climat, il nous faut des objectifs précis sur la biodiversité d'ici 2030, comme par exemple celui de protéger rapidement 30 % des terres et des mers. L'agenda pour la biodiversité est indissociable de celui pour la lutte contre le dérèglement climatique.

Ensuite, pour réussir, nous devons réorienter massivement les flux financiers publics et privés sur nos objectifs pour le climat et la biodiversité, avec un agenda de transparence qui doit s'imposer à tous. Cet agenda de cohérence, ce doit être aussi celui de la réforme que nous voulons pour notre ordre commercial, qui doit intégrer pleinement ces enjeux. Je l'ai plusieurs fois répété, mais on ne peut pas se donner des objectifs sur le climat ou la biodiversité et continuer de négocier des accords commerciaux comme il y a 20 ou 30 ans.

C'est incohérent et irresponsable. Enfin, il y a 50 ans, la solidarité était déjà identifiée comme l'un des principes fondateurs, solidarité avec les générations à venir, solidarité aussi avec ceux qui font dès aujourd'hui face aux conséquences du changement climatique. Cette solidarité ne s'incarnera que par l'action, avec des moyens pour accélérer partout la sortie des énergies fossiles, et en priorité du charbon, et bâtir une transition juste, mais aussi avec notre mobilisation face aux risques sur la sécurité alimentaire, alors que les crises géopolitiques et climatiques se combinent.

Stockholm, Rio puis Paris. Cinquante années essentielles pour construire un destin commun. Mais celles-ci seront balayées si les dix prochaines années ne sont pas entièrement consacrées à ce qu'attend de nous la génération climat, c'est-à-dire des résultats.

Et je le dis avec beaucoup de force, en ce jour qui ne doit pas être simplement un anniversaire : le contexte géopolitique qui est le nôtre vient bousculer nos vies, nos systèmes politiques, nos choix. Les décisions que nous devons prendre dans ce contexte, le retour de la guerre en Europe, ne doivent en aucun cas nous conduire à attendre davantage. Et donc notre génération doit être celle des résultats pour le climat, pour la biodiversité, contre la désertification, en même temps que nous aurons à faire face au retour de la guerre et à ses conséquences.

Nous ne pouvons pas choisir. Ce sont des urgences auxquelles nous devons répondre ensemble et en même temps. Je vous remercie.

Message du Président Emmanuel Macron à l'occasion de la Conférence Stockholm+50. — Emmanuel Macron · Pourquijevote