Christophe Barbier: «Il faudra se dresser contre une élection qui menacerait la République»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 42 %Attaque 10 %Défensif 48 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Christophe BarbierFait
« Les papiers anciens résistent beaucoup mieux à l'acidité que les papiers récents. »
- 7:00Christophe BarbierFait
« La vraie mémoire éternelle, elle est dans le papier qui n'a à craindre que la critique rongeuse des souris. »
- 6:00Fait
« On avait on avait un groupe, on avait plusieurs titres, il y avait des titres culturels, c'était pas que un seul journal »
- 7:00Chiffre
« Notre record de vente, c'est l'interview de Carla Bruni juste après son mariage avec Sarkozy »
- 9:00Fait
« La politisation du privé »
- 14:00Fait
« La République est au-dessus de la démocratie »
- 17:00Fait
« La démocratie peut décider de supprimer la République »
- 19:00Fait
« Il faut écouter Cassandre pour faire mentir Cassandre »
- 0:15Fait
« On lit beaucoup, on regarde et puis on parle de ce que l'on connaît même quand on connaît peu. »
- 4:00Fait
« Le secret du vote, c'est un droit parce que personne n'a le droit de savoir pour qui vous votez. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Est-ce que tout cela est déjà de l'antiquité ? Ah non, ça c'est de l'histoire vivante. C'est de la presse.
Non non, tout ce qui est presse, c'est vivant. On dit toujours rien n'est plus démodé que la presse de la veille. C'est vrai, c'est vrai.
Mais tout de même, c'est la chair vivante de notre siècle en train de se faire. Voilà. Donc même quand ça 150 ans, c'est encore vivant.
Non non, c'est de l'antiquité quand vraiment même la forme nous échappe un petit peu. Bonsoir Christ. Bonsoir Tibo enchanté.
Je suis très content de faire le F dans cette drôle de boutique. Ah oui, c'est une caverne d'Alibaba. Oui, mais quand même tout ça va mourir est en train de mourir le papier.
Non, d'abord pour une raison physique, c'est que les papiers anciens résistent beaucoup mieux à l'acidité que les papiers récents. Donc les journaux qui datent comme celui-ci de allez celui-là il est pas si vieux. On on a même pas l'année 23e année, mais il est pas si vieux et ben il se conservera mieux que ceux qu'on imprime aujourd'hui et ceux du 19e siècle encore mieux que ceux des années 50.
Non non et puis quand on a des gardiens comme cette librairie, comme ce temple pour veiller sur ces trésors, et ben ça ne ça ne partira pas. Non, la mémoire numérique va être un sacré défi technologique parce qu'elle va s'évaporer per la correspon. Ah oui, la mémoire numérique s'évaporera plus.
Ah oui, bien sûr. Parce que d'abord son mode de conservation est aléatoire. On sait pas ce que les disques durent, on sait pas combien de temps ça va durer.
Center, vous mettez un petit missile sur un data center, vous effacez tout. Par ailleurs euh on n' pas la même constitution de la mémoire. Regardez toutes les correspondances d'écrivains qu'on a à travers les siècles, les lettres orthographes qu'on trouve dans des magasins, c'est très émouvant.
Aujourd'hui, plus personne s'écrit des lettres. Non, on s'envoie des mails, des SMS, les cartes postales. Voilà, les cartes postales parce qu'on y met de l'affectif.
Mais dans la dans la relation intellectuelle, on fait des mails et des SMS. Donc déjà, on a un dépérissement de la qualité d'écriture et puis surtout ça s'efface. La dernière grande correspondance peut-être que l'on aura dans notre histoire, c'est quoi ?
C'est Truffochcock. Ah oui, ce livre extraordinaire. Je l'ai à la maison.
Oui. Mais aujourd'hui, les grandes correspondances, ça se perdra ça. Et les journaux intimes, ça va se perdre parce que les gens, les journaux intimes vont les taper dans un coin de leur ordinateur.
Évidemment, un jour, il y aura un bug. Non non, la vraie mémoire éternelle, elle est dans le papier qui n'a à craindre que la critique rongeuse des souris comme disait Carl Marx et puis bien entendu le feu et l'eau comme depuis toujours dans l'histoire de l'antiquité. Et quand on voit tout ça, bon les écrits restent quand ils sont faits par un génie et c'est du Hugo, du Balzac, il y en a quelques-uns mais tout ça ça disparaît.
C'est pas ces articles bien sûr, les écrits des génies restent plus. Mais une petite annonce publicitaire sur un corset qui fait maigrir et qui date de 1900 et vous avez toujours chef d'eau. Oui, c'est vrai.
Voilà. Donc ça aussi alors évidemment faut avoir un œil d'ethnographe ou de sociologue. Nous, on a un œil de littéraire.
Alors évidemment, on va aller vers vers Andrég ou Romain Roland dans le dans leurs écrits même journalistiques. Je vous présente le monsieur qui tient cette caverne d'Alibaba. Jacques, bonjour.
Bonsoir. Bienvenue. Merci.
Bonsoir Jacques. Merci de nous accueillir. Bienvenue.
Vous savez combien il y en a ici ? Impossible. Vous avez une idée du chiffre ?
Une vague idée plusieurs millions. Ah oui ou plusieurs millions. C'est une vague idée.
Voilà très vague mais c'est ça. Donc vous avez cette boutique depuis combien de temps ? Alors la boutique a ouvert en mai 1975.
Ouais c'est Christian B un journaliste collectionneur qui a lancé cette idée et elle a vu le lieu dans le premier arrondissement rue de l'arbre sec. Et pour ma part, ça fait 37 ans. Ah ouais quand même 37 ans.
Et alors, comment vous vous procurez ces ces journaux ? Oh, c'est sur tous les achats auprès des particuliers. D'accord.
Particulier un petit peu de brocante peut-être vente aux enchères mais surtout les particuliers qui me les proposent pour différentes raisons, il peut plus les conserver. Et voilà. Julien a filmé depuis l'extérieur de la boutique un petit papier qui a une une valeur.
Est-ce que vous on peut aller la voir et vous nous en parlez ? Le le l'urore ? Oui, l'orore mais pas n'importe lequel. 13 janvier 1898.
Ouais. Et on on peut on peut prendre le le cadre ? Je vais le faire.
Ah oui oui, faites-le parce que Et alors c'est pas simple de se le procurer. Ah non, celui-ci je le chasser durant 7 ans avant de mettre la main dessus. Christophe, vous en aviez déjà vu un ?
Oui, j'en ai vu un dans le couloir de l'appartement de Robert Banatter. Il avait lu aussi traquer ce trésor pendant des années. Il était très fier d'avoir réussi à trouver un exemplaire.
Évidemment pour celui qui avait aboli la peine de mort, un monument de justice par presse interposé, ça avait tout son tout son prix. Il en parlait d'ailleurs avec une passion. C'était c'était touchant.
Et celui-ci est considéré quand même en bon état. Il est en assez bon état. Oui.
Ouais. Oui. Il est il est intègre, il manque rien complet.
Il y a les deux quelques froissures là. Mais non, il est très très bien. Et est-ce qu'on a un travail sur l'objet pour le pour le péréniser comme une œuvre d'art ou non ?
On le laisse, on met pas un produit quoi. Oui, le mieux en fait plus simple c'est de le conserver dans un appartement à température normale, ambiante, pas trop de rayon de soleil direct, surtout pas d'humidité. Il est encadré.
Alors, un cadre comme ceci, il faut ouvrir une fois dans l'année. Ah oui oui. OK. entre l'air et refermer pour éviter l'humidité ou petit que que le l'encre ne colle pas définitivement.
Oui. Sur le verre ou bien sûr bien sûr. Je vois marqué 5 centimes là je les ai.
Et ben voilà on par c'est bon on peut faire il est pas encore en VO. Ah oui c'est ça c'est ça le problème sinon c'est oui ça a une petite valeur aujourd'hui. Est-ce que c'est honnêtement dans ce que vous faites le plus cher ?
Alors à l'unité si on peut dire comme ça un joint à Louis. Oui. Ensuite, on peut vendre des collections de journaux magazine à des prix beaucoup plus importants.
Mais là avec une quantité, des collections complètes, deux feuilles, quatre pages. Oui, c'est à l'unité, il est le plus cher. Alors, il y a d'autres numéros historiques parce que là-haut hein, balle tragique à Colombis un mort.
L'ancêtre de Charles Hebdo. Et il faut expliquer la référence parce que il y avait eu un incendie dans une boîte de nuit en dis exactement. On en a reparlé de CR Montain, c'était le sunset je crois.
Et il y avait un mort à Colomb, c'était le général de Gaulle. L'ironie de comparer les deux à par Arakiri avait fait un scandale politique. Incroyable.
Comme quoi, la liberté de d'expression de la presse satyirque, c'est pas ça date pas simplement des caricatures de Mahomet. C'était déjà le cas à ce moment-là. Alors était Il y en avait une autre sur un mort.
C'était qui ? La France continue Pompidou est mort. La non Gabin est mort.
On se souvent de cibal crab ça aussi c'est un numéro numéro historique he tiens vous vous avez écrit un p un paquet de papier dans votre vie est-ce qu'il y en a un vous dites celui-là c'est le plus important évidemment ça peut pas avoir l'ampleur de Jacuse mais mais vous dites bah celui-là celui-là il était important celui-là il a compté pour moi, pour le pays j'en sais rien. Ça fait changer les choses. Les gens l'ont lu.
Il a fait du buzz comme dire aujourd'hui. Il y a plus de papier de l'ampleur de Jacus parce qu'il y a plus d'affaires de l'ampleur de l'affaire Drefus. Donc c'est c'est tant mieux aussi.
On a on a conquis un peu nos libertés. Non, moi j'ai deux papiers qui me tiennent à cœur. J'avais fait un papier qui demandait, on avait fait la une avec ça express, qui demandait à Sarkozy et à Hollande de renoncer à se présenter en 2017.
Ouais. Alors disons c'est voilà vu la période dans laquelle on va rentrer, ça peut être ni l'un qui revient ni l'autre qui reste. Donc renoncez, ne soyez pas candidat.
Et il se trouve que c'est ce qui s'est passé puisque Sarkozi a été éliminé par la primaire. Pas pu se représenter. Sarkozi, il vous a pas écouté.
Non mais il a quand même échoué dans son propre camp puisque c'est pas c'est pas les Français qui l'ont viré de droite 3è 3è derrière fin jup. Donc les gens de droite qui l'adulent on dit non merci tu ne reviens pas. Euh donc ça, j'en étais assez fier parce qu'on avait pressenti ce mouvement qui allait donner euh le macronisme puisque c'est dans cette effondrement de la gauche classique et de la droite classique que Macron s'est s'est engouffré.
Puis le deuxième papier dont je suis assez fier, c'est qu'en 94, j'ai fait un le premier papier une toute petite critique sur une actrice dont j'étais allée voir les début à Agin. Elle était encore à l'école là-bas de de d'Ain école de théâtre et cette actrice qui jouait dans un marivau, dans la fusse suivante, j'ai fait un papier en disant une star une star aînée en quelque sorte. Ça va être une grande comm.
Donc attendez, j'essaie de deviner. Elle elle a 20 ans en 94. Exactement.
Elle a 20 ans et ça c'est devenu à mon sens la plus grande actrice de théâtre français. Ouais. Alors le grand public la connait pas parce qu'il y a pas le cinéma, la télé mais au théâtre c'est devenu une référence.
C'est Elsa le poivre de la Comédie française qui a eu le Molière pour les Danés qui j'espère l'aura pour écube pas Écube cette cette année. Et pour moi, c'est une grande chose dans mon parcours journalistique que d'avoir fait le premier papier, un artiste qui j'espère marquera pour dire c'est moi qui l'ai découvert. Exactement.
Voilà. Voilà. Ça on peut pas me l'enlever.
J'ai été là. Vous savez ce qui s'est passé le 25 janvier 67 ? Euh oui, dans ma vie s'est passé un événement assz traumatique mais bon dans le monde on devait être encore dans la guerre du Vietnam à laon pourrait voir ce qui s'est passé.
On a trouvé ça alors parce que tout est classé oui par mois et année he c'est ça 526 donc là on est sur le mois de ma jour et par jour et donc là vous avez quoi ? On va voir ça tout de suite. Ouais.
Alors, on va voir est-ce qu'il y avait un match de rugby du tournoi destination et est-ce qu'on était à On était au début de la campagne législative de 67 qui allait advenir quelques mois plus tard. Il peut-être de go là à la lune peut-être. Alors moi ça me fait rien.
François voilà. Oui. À la p ordonnance aux autres.
Heureusement que ça a pas été publié 9 mois plus tôt parce que je serai peut-être pas là. Donc finalement ouf. Il y a quand même Jean-Claude Kili donc on est un an de 68 à Gron où il va rafler les médailles et Jean-Claude Kili moi qui suis de haute Savoie ça me parle le premier entretien de Gaul Wilson a duré plus longtemps que prévu voilà la fait vous avez vu ou pas l'assassin l'assassin de la femme du médecin de Boulogne est un déséquilibré et oui comme quoi ça s'appelle ils auraient pu titrer retour à l'envoyeur Françoir qui bon malheureusement aujourd'hui est devenu ce qu'il est devenu mais qui a été très longtemps on est toujours les grands journaux ne meurt pas.
Bah si, parfois il meurent, puis parfois les marques se perdent dans des aventures idéologiques compromettantes. Mais bon, c'est c'est comme ça. Le le Figaro aurait pu disparaître si ces dirigeants n'avaient pas eu la lucidité lors de l'invasion de la zone libre d'arrêter de paraître.
Donc voilà, c'est ça tient à la sagacité, la sagesse de quelques hommes que de faire en sorte que les journaux durent. Et là, le premier entretien de Gold Wilson a duré plus longtemps que prévu. Aujourd'hui, ce serait le Macron Trump.
Voilà. Exactement. Et la ça c'était quoi cette semaine dans elle quand même ?
Voici le régime qui fait vivre jeune pendant 50 ans. Et ben c'est très bien. Oui.
Voilà. Magnifique. Il y a des sols chez les vitants.
Pas de passer acheter un canapé. Et vous avez même plus par exemple le papa de Christophe, vous pourriez trouver ce son essayer aussi. Ouais.
Quelle année ? Quel 15 juillet 1936. Allez, on va essayer.
Voyez jac. Allez, hop et puis on y va quoi. Et et et plus récent par exemple, moi je suis né en 95, il va falloir que je descende au sous-sol.
Ah ouais bon. Ah oui parce que vous avez un sous-sol, tout n'est pas là. C'est trop c'est pas encore historique.
En même temps, je suis sûr que par exemple le 12 septembre 2001, le journal doit avoir une petite une petite valeur. Oui. C'est pas l'ancienneté qui fait voilà, c'est l'événement bien sûr.
Absolument. Quelle date en 95 ? 11 mars. 11 mars.
Donc juste avant le nitran. Voilà. et je suis né à Brillançon dans les Hautes Alpes et je sais que Chirac était à Gape ce jour-là.
Voilà donc pas la même ville mais il était là en train de faire campagne. Voilà comment on se retrouve au Figaro Ah là là magnifique. Bah oui évidemment 15 juillet 36 donc l'a eu sur la fête nationale de la veille avec le défilé militaire dans une ambiance évidemment où où le réarmement la montée des périles c'était c'était quelque chose.
Ah il est assez extraordinaire le journal. Alors le journal c'était quoi ? C'était un c'était assez proche du Figarant de quotidien conservateur classique.
Oui. Voilà. Clazisé bourgeoisie.
Ah c'est magnifique. Il est dans un état de conservation. Le papier est moelleux.
Il avait des papiers qui étaient pas cassants à l'époque qui était c'était formidable. Mais ce que vous disiez c'est il se cancer très très bien. Le regroupement de l'Europe centrale va-t-il s'étendre à la Tchécoslovaquie ?
Bah aujourd'hui, il y a plus de Tchécoslovaquie. Il y a deux pays et et l'Europe centrale, c'est l'Union européenne. Formidable.
Comment faire aujourd'hui quand on on est journaliste pour que ces papiers, ces idées arrivent à transpercer le mur du contenu ? Il y a du contenu, il y a du contenu partout tout le temps. Comment faire ?
Je crois qu'il faut pas il faut pas se poser cette cette question. Il faut faire son métier honnêtement, euh dire ce que l'on voit, euh y ajouter si c'est sa fonction, son analyse, sa démonstration et éventuellement son opinion si on est éditorialiste courageusement franchement et laisser faire après le temps, le filtre du temps. Quand un journaliste écrit "La s'ennuie fin 67", il sait pas mes 68.
E mais comment faire passer ce ce ces idées ? À l'époque, on disait toujours il y avait que trois deux télés, trois télés. Il y avait quelques journaux de référence, les gens l'achetaient dans la bon et l'idée elle pouvait passer.
Aujourd'hui, il y a un nombre de contenu énorme. On n arrive pas à discerner le vrai du faux. C'est compliqué quoi.
Oui. Et le faux l'emporte sur le vrai parce que comme on dit, le faux monte par l'ascenseur pendant que la vérité prend l'escalier. Mais je crois que le journaliste ne doit pas se soucier au-delà de bien faire son métier avec les codes techniques à respecter pour écrire, pour être lu comme on disait. il doit pas se dire je dois absolument me faire remarquer non sinon il va tomber dans cette mise en scène de soi-même qui n'est plus qui n'est plus du journalisme.
Est-ce que les Français de manière générale les occidentaux cherchent encore l'intelligence et le à apprendre des choses à s'informer le cherchent vraiment ou non ? Oui, je crois profondément qu'il le cherchent. Deux catégories de Français.
D'abord les Français qui se sentent nanti d'une responsabilité, chef d'entreprise, élu qui se disent "Moi, j'ai pas le droit simplement de fonctionner à l'émotionnel. Donc, je suis scotché par des images spectaculaires ou par des faits d'hiver terribles." Regardez, on parlait du du 15 janvier, du 15 juillet 36.
Il y en a des faits divers. Regardez, une dément noie son fils, une rentière assassinée près de camp, le meurtrier présumé du maître d'hôtel, les cambrioleurs des campings. Voyez donc c'est pas inventé ça.
C'est news donc et c'est nous ditons un journal plutôt sérieux. Donc la fascination de l'émotion, elle a toujours été là. Et donc on on est tous comme ça, on adore regarder ce qui est spectaculaire qui nous frappe.
Mais après, on a le scrupule de se dire que dois-je penser ? Que dois-je euh à partir de cette actualité euh mixer, malaxé, ruminer en tant que citoyen. Ouais.
Et ça, je pense qu'une bonne partie de la population continue à avoir ce scrupule là. Et même ceux qui euh se vautrent dans cette masse de contenu spectaculaire, souvent faux et toujours à l'estomac, au bout d'un moment, ils en sont écœurés et ils se disent "Mais quoi pour qui on prend ?" Quoi ?
Je mérite mieux. Euh les débuts de la presse de masse au 19e siècle, c'est truffé de mensonge. On raconte n'importe quoi.
On fait des dessins à la une qui grossissent les incendies, qui augmentent les catastrophes pour vendre du papier. Puis à un moment donné, il y a un écurement général et ça donne les lois de la fin du 19e, les lois de la presse. Et ces lois garantissent la liberté d'expression, mais elles encadrent aussi la la nécessité de ne pas mentir et de ne pas prendre le lecteur pour un gogo.
Et ça, je pense que ça dure. Donc, il ne faut pas que le journalisme, je prends Jacquel et les médias se disent "Bon bah, il faut qu'on fasse comme les autres et se ruer dans cette facilité du contenu comme vous dites émotionnel spectaculaire parce qu'en fait le train va repasser." Oui, bien sûr.
Alors après, les gens vont seer après c'est facile à dire. Oui, c'est ça. Aujourd'hui, on pas responsabilité et que on se dit pas faut de l'audience pour du chiffre d'affaires, du chiffre d'affaires pour payer mes salaires et un journal parfait qui serait un journal mort, ça sert pas à grand-chose.
Donc évidemment, faut faire la part des choses. Moi qui la le privilège de diriger un grand hebdomadaire comme l'Express, je n'ai cessé de faire cela. C'est-à-dire comment assurer quand même la pérennité économique d'un journal.
Donc faut vendre, faut avoir des lecteurs, donc faut écouter quand même la la la demande et en même temps faire mon devoir, aider mes journalistes à faire leur devoirs, être là où il faut, quoi qu'il en coûte et raconter ce que l'on doit raconter même si ça ne nous attire pas le les audiences maximum. Bah, c'est un dilemme cornélien tous les jours mais bon, on y on y arrive, on y arrive. Ja, je vois qu'il y a beaucoup de et vous nous avez montré le Jacus de mais je vois qu'il y a beaucoup de boîtes sur Drefus.
Ça c'est une période ultra importante. J'imagine que vous avez beaucoup de docum et très demandé de de la part de ma clientèle. C'estàdire en fait c'est ces dossiers thématiqu sont constitué par rapport aux demandes.
D'accord. Ah oui donc dans ces boîtes au lieu de les chercher à chaque fois par date, je regroupe. D'accord.
C'est des chercheurs, des étudiants ? Oh, beaucoup de particuliers, des passionnés, des gens euh qui se passionnent pour l'histoire, pour le pour retrouver quoi que ce soit, mais ils ont besoin d'un d'un support authentique et ils me demandent ça. Donc, je constitue les thèmes.
L'affaire de réfus Christophe, c'est un moment important de l'histoire de la presse. Ah oui, c'est fondamental. Ça déborde même la presse parce que bien sûr, il y a le il y a le Jacuse, il y a l'Aurore, il y a il y a Zola, il y a Clémenceau, il y a cette alliance.
C'est c'est un sujet sociétal. Ah oui, bien sûr, mais la presse a joué un rôle majeur, fondamental et la presse est à la charnière du combat des politiques et de cette nouvelle catégorie qu'on va appeler à partir de ce moment-là les intellectuels. Oui.
Et un intellectuel, c'est un écrivain qui quitte la lenteur et les limbes de la littérature pour descendre dans l'actualité. Et il a besoin d'un vecteur qui ne peut pas être le livre qui est le journal. Et donc c'est formidable.
C'est le sans la presse, la puissance des écrivains, des penseurs, des philosophes n'auraient pas pu rejoindre le contemporain. Et donc ça c'est ça c'est formidable. Est-ce qu'on aait vraiment réussi à dépasser cette affaire en France ?
Ah non, elle est toujours euh au cœur de nos de notre de notre traumatisme profond. Euh je voyais là sur un autre journal Bernard Henry Lévit tout jeune. Voyez juste à votre gauche là.
Voilà à votre droite là devant vous. Devant vous. Voilà celui-là.
Voilà. Ah oui, il est là. Mais ben parle de son dernier livre.
Et voilà le diable en tête c'est peut-être ce livre là. C'est quoi ? Bah c'est l'antisémitisme français.
C'est le fait que qu'il y ait toujours dans notre France profonde un gêne qui fait ressurgir l'antisémitisme avec virulence. Drefus et le 7 octobre. Quand il y a eu le 7 octobre, moi je me suis dit c'est terrible, il va y avoir des riposts, il y a des mosquées qui vont brûler, les musulmans vont être menacés.
Et au contraire, on n pas eu des reposts, on a eu des répliques, on a eu des affiches d'otage avec des bébés arrachés par des braves dames en manteau qui rentraient chez les le soir et qui arrachait les affiches. Donc c'est bien qu'on a un problème dans ce pays avec l'antisémitisme et on voit bien qu'il a muté. On est passé d'un antisémitisme d'extrême droite où chrétien, ils ont crucifié Jésus, un antiémitisme d'extrême gauche qui transforme le juif en Asie parce que il y a la le problème palestinien.
Mais on est bien toujours dans le même problème ontologique français. On a quelque chose de pas net au fond de nous avec l'affaire de l'antisémitisme, mais on le sait, on le sait grâce à des affaires comme Drefus et à des papiers comme Jacus et donc on le combat. Et vous dites que c'est français plus c'est plus il y a pardon, c'est c'est bizarre à dire, mais il y a plus d'antisémitisme en France qu'ailleurs dans le monde.
Non, je crois qu'on en est plus conscient, qu'on en est peut-être plus inquiet euh parce que on sait que ça peut revenir. Peut-être que je je je fais je grandis peut-être trop l'âme française de ce côté-là, mais peut-être qu'on est plus facilement en alerte. Alors, peut-être qu'on est plus touché que d'autres, mais qu'on est aussi peut-être plus en alerte tout de même.
Le le nazisme s'est installé à triompher mais pas en France. Pourtant, intellectuellement sur le racisme, sur l'antisémitisme, on aurait pu être le pays du triomphe politique de l'antisémit. Le Campétin vient à Paris et il est salué par une place de l'hôtel de ville remplie et quelques mois après, il est sifflé.
C'est les mêmes qui vont applaudir de Gaulle en août 44 et qui ont applaudi Pétin juste avant. Oui, de ce côté-là ne on peut pas repeindre en en en héros le les la collectivité française. Mais c'est pas pourquoi enfin on dit souvent quand on généralise la France est raciste.
Certains disent ça, la France est antisémite. Un peu exagéré. La France elle est pas antisémite.
Non, bien sûr que non. Non, la France n'est pas raciste. La France n'est pas antisémite.
Il y a de l'antisémitisme et du racisme fondamental dans notre société, dans notre civilisation et nous devons le combattre. Il y a pas que ça hein. Il y a de l'avarice, il y a de l'égoïsme et de la jalousie.
Pour faire la liste des péchés capitaux, on retrouverait tout ça. Ce qui est important, c'est pas d'avoir une un peuple qui serait pur de exent de tout vis. C'est un peuple qui soit conscient de ses travers, de ces mauvais penchants, qui soit conscient des vents mauvais qui soufflent pour pouvoir les combattre.
Et on y arrive. Est revenu comment ? Bah en ne laissant rien passer.
Oui, mais est-ce que la judiciarisation de cette question peut régler le problème ? Non, elle ne règle pas le problème d'abord parce que parfois on perd devant les tribunaux parce que la loi est pas adaptée. J'ai plutôt tendance, j'ai l'impression que quand les gens quand par exemple on condamne un homme politique, on dit "Ah, regardez, on le condamne." Donc on a plus tendance à le soutenir encore, vous voyez.
Oui, ça va ça va durcir son noyau de partisan. endurcissant son no partisan, ça l'enferme, ça l'enferme dans c'estd qu' quelqu'un qui est attaqué pour ses idées et qui voit les plus radicaux se réunir autour de lui, il devient leur prisonnier et donc il va s'enferrer là-dedans. C'est pour ça que je pense que dans les joutes d'intellectuels, de journalistes, d'éditorialistes et même de politiques, faut pas aller devant les tribunaux.
Faut faut faut faire ça sur le champ de bataille qui est le nôtre, c'est-à-dire le monde des idées. Vous trouvez qu'on va trop Ah oui, on judiciarise trop le combat des des idées. Alors quand il y a de la violence physique ou de l'injure, on peut avoir recours au tribunaux mais tout de même.
D'abord, ils ont autre chose à faire les tribunaux. Et puis si on est dans un combat d'idée, moi quand je fais un éditorial sur contre la France insoumise et que je reçois des tomb sur les réseaux sociaux ou que des élus de la France insoumise s'en prennent à moi, jamais il ne vient à l'idée d'aller devant un tribunal. une fois les tribunaux ont autre chose à faire et la bataille des idées c'est sur le champ des idées et on on a trop tendance à judiciariser c'est aussi un mal américain hein qui nous vient d'Amérique hein donc on judiciarise à quel moment quand on dépasse le cadre de la loi sur comme Zemour par exemple sur des condamnations pour racisme pour ou même là vous n'y seriez pas allé vous n'auriez pas vous n'auriez pas vous porter plainte par exemple qu'un individu qui se sent insulté ou qu'une association aille en justice pourquoi pas mais si dans un débat Battle.
D'accord. J'ai cette impression là. Non.
Vous avez déjà été attaqué vous en justice ? Euh oui oui ben quand je dirigeais le journal. Oui bien sûr.
Oui. On on l' forcément on l' forcément. Je l' été mais par exemple quand quand la France insoumise avait fait une série d'affiches où il y avait euh je crois que j'y étais, il y avait Nathalie Saint Cric et cetera, on m'a demandé est-ce que vous voulez porter plainte ?
Je dis bah non, j'ai pas porté plainte. quelqu'un qui est dans qui n'a rien demandé à personne dans la vie et qui se retrouve comme ça jeté en pâure par une propagande que vous y êtes allé quoi au combat ou si je veux pas subir ce genre de critique de ben je fais pas ce métier. Voilà.
Après, il y a parfois des menaces physiques. Les mour été menacés dans la rue. Là, là, c'est autre chose bien entendu.
Mais sinon, le combat des idées, il doit se faire sur plateau télé là dans la presse, dans les livres et puis voilà. Et on les retrouve dans des caisses sans 30 ans sans Ouais. 120 ans après.
Et on se demande bien pourquoi on a pu perdre du temps à s'empigner comme ça sur des choses qui sont là c'était quand même là c'était fondamental et ça vraiment ce combat ce combat il continue, il est il est vivant. C'est pour ça ne rien laisser passer. un tweet de Rima Hassan, une affiche d'otage déchiré, une allion dans un jeu de mots sur la FEstin Epstein, faut rien laisser passer.
Voilà. Après, l'histoire tranchera, dira qui était coupable, qui n'était pas on avance. Ne rien laisser passer.
Ce devoir de vigilance et d'alerte, pas forcément d'aller devant les tribunaux. D'ailleurs, dans ce genre d'affaires, on voit souvent que quand on attaque, on perd, quand on est attaqué, on gagne. Donc bon, ça peut on perd on y perd du temps aussi, hein.
Merci beaucoup Jacques. Bon, c'est magnifique cet endroit. On prie.
Et puis il y a une odeur. Oui, vous vivez avec cette odeur. Voà, on n pas à l'image mais c'est vrai qu'il y a quelque chose.
Il y a énormément de personnes qui qui sont sensibles à cette C'est de la poussière. Non, en fait, c'est une réaction chimique de papier et de l'encre. Ah, c'est vrai.
On le ressent aussi dans les librairies où il y a que des livres. Ouais, ouais, ouais, ouais. L'odeur, le bruit des pages qu'on tourne, c'est pas le même he que complètement.
Voilà. Et qui vient, il y a des jeunes ou c'est quand même surtout des personnes âgées qui Alors, depuis que j'ai changé de quartier. Oui.
Ici, c'est un quartier très jeune. D'accord. très dynamique et et moi ça me fait énormément plaisir de de voir des jeunes qui s'y intéressent qui parfois ne il m'avoue mais je n'ai jamais acheté du journal de ma vie.
Ah c'est marrant. Et ils découvrent et ils reviennent, ils font des petites collections, des petits centres d'intérêt. Donc là oui là je suis vraiment très content d'être d'être ici.
Est-ce que chez vous ça ressemble à ça ou non ? C'est vous, c'est il y a pas de journau et les murs blancs, il y a rien. Ouais, j'imagine.
Je vis là-dedans donc ça me suffit. Merci beaucoup. Merci pour votre accueil.
Je vous en prie. Bon, je vous je vous récupère le micro et puis je veux des choses. L'un des plus anciens feuilletons littéraires quand même.
Les mil nuit hein. Ah oui, c'est vrai. Donc ça voilà, passer de l'oral à l'écrit.
Magnifique. Merci beaucoup. Je vous fais un petit paquet.
Ah avec grand plaisir. Grand plaisir. Je vais lui offrir pour ses 90 ans dans quelques quelques mois.
Magnifique 90 ans et oui incroyable ouais grand lecteur de de Je suis né sous Militran s'il est né sous le Front populaire exactement ouais exactement il est né sous fond sous le Front populaire 36 Ah ouais juillet 36 en plein dans les premers congé payé exactement les premiers congés payés alors né en haute de sa voie dans les montagnes donc loin aussi de toute cette actualité politique dans un monde paysan qui était un peu coupé de tout cela et qui avait les nouvelles des jours après ce qui s'était passé parce que la radio était pas du La radio était balbuciante et là-bas ça passait pas. Évidemment, il y avait pas d'émetteur donc c'était c'était la presse mais tardive avec du coup et mon père il est resté très attaché l'importance de la presse régionale la PQR com Oui. PQR et qui a tendance à bien lutter aujourd'hui pour se réinventer.
Oui. En créant bah des télévisions comme le fait le Figaro en étant présent dans la vie quotidienne et je vois mon père est resté un grand lecteur fidèle de la presse nationale mais aussi. Moi aussi moi mes grands-parents étaient habitués et déjà la première chose qu'il c'est le carnet.
Oui, bien sûr. Est-ce que le voisin de du village d'en face c'est toujours vivant ? Voilà, les volets sont fermés, est-ce qu'il est mort ?
Est-ce que la petite a eu son bébé et cetera ? C'est ça. C'est ça.
Moi la ha c'est le Dauphiné libéré brillançon aussi. Ouis, c'était aussi le dauphiné libéré. Et puis j'ai déménagé ensuite en haut de Savoie aussi, j'ai grandi à côté d'Ancyz.
Donc on est voisin finalement. Dafinhin libéré également. Voilà.
Dauphiné libéré. Merci beaucoup pour le petit paquet puis on file. Magnifique.
Un petit paquet comme ça. Superbe et je reviendrai. Ah plus avec le certificat.
Est-ce que vous voulez que je ferme tout de suite le Et ben oui. Allons-y. Fermons-le comme ça il sera précieusement.
Voilà. Et je reviendrai pour avec plaisir par d'autres trésors. Voilà.
Et et par exemple, est-ce que vous vous souvenez du premier papier que vous avez écrit ? Euh oui, j'ai mon premier papier, c'était dans le Point donc en janvier 90 sur une réforme à Orset sur le plateau de de Saclet sur une réforme un peu de l'aménagement pour euh accueillir les les les start-ups qu'on appelait pas encore et ça vous pourriez l'avoir par exemple dans vos dans le point janvier 90 ou fin janvier je pense j'étais arrivé à la mi-janvier vous l'avez gardé tout gardé ou ah oui vous l'avez ah donc celui-là il y a pas besoin d'aller d'aller le recherché le point j'ai gardé tous mes papiers il y avait un très bon archiviste. Mais vous avez le le magasin quand il apparu ?
Non, j'ai le j'ai le j'ai la date, j'ai l'article découpé. J'ai pas le retrouver si vous voulez. J'ai été bonne école le point c'était formidable.
Merci beaucoup. Merci. Allez, bonne soirée.
Merci pour accueile. Merci beaucoup. Merci.
Je vous en prie. Pas mal quand même comme endroit pour parmi nous. Voilà.
Bonjour. Bonjour. Bonjour.
On prend le véhicule et puis on enchaîne pour notre Oui, ça commence. Attention, c'est bon, se passe. Choisir.
Bonjour. Je vous laisse passer devant. Je vous laisse aller au fond à gauche.
Je présente Nicolas, notre chauffeur. Nicolas, bonsoir. Alors, le soir pour vous, ça vous pose pas de problème parce que vous êtes quand même un journaliste de matinale.
Je suis un journaliste de matinale puisque j'arrive à 4h du matin à LCI pour la la matinale de de Jean-Baptiste Boursier, de toute l'équipe. Mais non, ça me pose pas de problème pour deux raisons. D'abord se réveiller à 3h du matin, c'est difficile, sauf quand on va retrouver des gens qui sont formidables.
Il y a une équipe dans cette matinale qui porte une telle joie de vivre, une telle un tel enthousiasme, un tel paix parce que vraiment moi j'y vais en cours. Vous dormez pas beaucoup quand même. Et puis la deuxième raison, c'est que oui, j'arrive à ne pas dormir beaucoup.
J'essaie de récupérer dans l'après-midi de faire des micro siestes comme on dit ou parfois des siestes plus. Vous arrivez à faire ça ? Ah, j'arrive à faire ça mais là je je me mets là sur la banquette, en 3 minutes, je dors avec un truc.
Regardez. Ah oui voilà alors de cette écharpe parce que je l'ai jamais vu de près comme ça. Je croyais que vous l'aviez enlevé alors à LCI le matin je ne l'ai plus. est à côté de moi un peu comme un chat ou d'accord donc de temps en temps je de temps en temps je l'exhibe ouais et ben on a fait un petit coup comme ça et avec de vra on s'est dit tiens comment faire parler de l'écharpe rouge B en enlevant l'écharpe rouge et ça a marché puisque les gens me disent mais vous avez plus votre écharpe rouge ouais mais par contre vous l'avez quand même et question là vous l'avez parce que vous êtes avec moi et tout mais quand vous êtes je sais pas au bureau n'importe où vous l'avez tout le temps tout le temp tout le temps oui je regard tout le temps oui oui oui c'est et question c'est toujours la même non non non c'est je me disais cachemire de fin d'hiver Ver, je vais passer.
Ah, il y a Ah oui, laine épaisse au mois de janvier. Il y a il y a le coton chèche en coton l'été. Il y a du lin quand je peux.
Je peux mettre aussi chatin dans les soirées. Ah donc vous en avez de vous en avez beaucoup alors ? Ah ouais, j'en ai j'en ai une grosse collection dont une bonne partie n'est plus portable parce qu'elles finissent par pelucher.
Elle aussi, elle seront archivée bientôt chez chez Jacques. Donc on peut faire une sorte de Et la vraie histoire, c'est quoi la vraie histoire de l'écharpe rouge ? Et ben ça tombe très bien.
Ouais. parce que c'est complètement lié aux Figaro. Ouais.
Ah oui, d'accord. Parce que quand je suis arrivé à Paris, j'étais étudiant et je faisais une maîtrise d'histoire et euh j'étais à Normal Sup à côté du jardin du Luxembourg et je travaillais sur la campagne présidentielle de 65 et notamment Mitteran. Comment s'était-il remis de l'affaire de l'observatoire ?
Et donc oui, la fameuse la faux attentat. Exactement. Le vrai faux attentat qu'il avait un peu coorganisé et ça a failli tuer sa carrière.
Je vais au Figaro et je regarde les archives. À l'époque, on avait pas internet, donc fallait aller sur place. Je regarde ce qu' avait comme chez Jérc et au Figaro, je vois des articles mais c'était pas très net à l'époque.
Il y avait tellement d'événements 59, la guerre d'Algérie et le responsable de la documentation du Figaro me dit "Mais allez sur place." Vous ne pouvez comprendre qu'en allant sur place au jardin de l'observatoire. Donc j'y vais euh fin octobre, donc à peu près à la date où ça s'était passé par hasard et je me retrouve à me dire "Mais où est-ce que Méran a mis sa voiture ?
Où est-ce qu'il a sauté là et où est-ce qu'on l'a mitraillé ? Et donc je suis en train de faire ça. La nuit tombe, il fait un froid de guuis avec mon petit blouson qui avait froid et j'entends une voix derrière moi qui me dit "Jeune homme, vous allez prendre froid." Je me retourne et je vois un monsieur qui me tend une écharpe pour que je prenne pas froid et je vous le donne en 1000.
Ouais. C'était François Mitteran. Mais non.
Et si. Et ah mais j'ai cru c'était j'ai cru que c'était j'allais m'évanouir c'était une apparition et c'était François Mitteran et je m'aperçois que lui aussi de temps à autre revenait. On discute et il m'explique qu'en effet ça a failli tuer sa carrière que faire triompher la vérité a été un combat.
On a levé son immunité parlementaire quand même au Sénat à l'époque puis ça s'est perdu dans les salles. On parle et attendez on est en quelle année ? On est en 89, donc il est président et oui, on est 30 ans quasiment jour pour jour après les faits.
Et il me donne cette écharpe que j'ai précieusement gardé, c'est évidemment pas celle-là. Et à partir de là, j'ai porté l'écharpes rouge, celle que ma mitérant était un peu plus rouge foncé comme celle qui portait. Mais j'ai depuis toujours porté cette écharpe rouge.
C'est pas un signe d'allégance politique. J'ai écrit sur Mitéran, il m'a fasciné. C'est pas ma c'est politiquement, je suis pas dans cette ligne là.
Mais c'est ça et ce qui est le plus formidable dans toute cette histoire, c'est qu'elle est complètement fausse. Mais oui, je me disais bien mais non mais vous raconter toujours une histoire différente. Oui.
Oui. J'étais en train de me dire parce que ça fait quand même de jours que je je vis avec Barbie en me disant que d'où ça vient. Vous avez raconté plein d'histoires différents.
Vous avez dit Carla Brun vous l'a offert. Alors ça c'est vrai. Carla m'en avait offert une après un fil une nouvelle de Yursenard.
Oui Margerite Hursenard. Maître Wangfo, comment maître Wangfo sauvé ? Lisezla.
C'est dans les nouvelles orientales de Marguerite Hursenard, ça se passe en Chine et à la fin vous aurez la clé de l'écharpe rouge dans une magnifique métaphore de Marguerite Ursenard. D'accord. Donc on saura jamais pourquoi les charp c'est peut-être aussi le rideau de théâtre qui m' savez vous euh peut-être que je suis né avec.
Non, ça j'ai du mal à l'imaginer en haute de Savoie à ce moment-là. Alors en haute de Savoie justement quand j'étais petit, on racontait une histoire. C'était deux enfants non.
C'était deux enfants qui étaient inséparables à l'école. Un garçon et une fille. ruban bleu autour du coup et le petit garçon disait mais pourquoi tu as toujours un ruban bleu ?
Pourquoi ? Elle lui disait non c'est mon secret, je te le dirai peut-être un jour mais pas aujourd'hui. Ils grandissent, ils se fiancent le jour des fiançailles là, tu peux me le dire, c'est un jour important.
Pourquoi tu portes un ruban bleu ? Ah non non, c'est pas assez important. Mariage, naissance des enfants à chaque fois.
Pourquoi tu as toujours un ruban bleu autour du cou ? Non, c'est pas assez important. Les années passent, il vieillissent, il oublie, il pose plus la question, il ne voit même plus ce ruban et puis elle tombe malade et elle va mourir.
Et il est là auprès de son lit, lui dit "Écoute mon amour, tu vas tu vas mourir dans peu de temps. Est-ce que là maintenant tu peux me dire pourquoi tu portes un ruban bleu depuis toujours autour du coup ?" Elle réfléchit, elle lui dit "Oui oui mon amour là le moment est assez important, je vais te donner la réponse.
Défais le nœud." Il défait le nœud du ruban bleu et la tête tombe. C'est peut-être ça l'écharpe rouge.
Je vois je vois c'est une jolie histoire. Jolie histoire. C'est un peu comme le McGffin de de Hcocock quoi.
Vous savez c'est l'élément dont qui ne sert à rien mais qui fait avancer l'histoire. Les charp J'ai bien aimé que vous vous me bananiez comme ça. Vous me racontez une histoire à la con.
Elle mériterait d'être vraie quand même. Ah bah ce serait super. Mais en même temps elle est peut-être vraie mais vous cachez.
Ouais. Tu pourrais la mettre dans un documentaire pour essayer de l'acque. C'est vrai.
C'est vrai. Bon ben, on en saura pas beaucoup plus. Et alors non mais je vous par reparlerai de le charp rouge et du personnage plus tard quand on ira vers un vers un petit théâtre.
Vous me parliez de la haute Savoie. Vous étiez quel genre de gamin déjà ? Un gamin qui voulait être journaliste.
Ça m'est venu à l'adolescence quand j'ai eu 15 16 ans. Je me suis demandé un peu ce que je voulais faire dans ma vie et je voulais essayer de gagner ma vie en écrivant. D'accord.
Alors ben on peut devenir château brillant ou ou voilà mais je me suis dit que le journalisme euh c'était aussi une manière de gagner sa vie en écrivant et puis j'avais la passion de l'histoire mais de l'histoire contemporaine. Je voulais comprendre mon siècle, l'accompagner et pour le comprendre remonter ses racines mais mais notre siècle ne s'explique pas ou plus beaucoup par le le le temps médiévaux ou ou l'antiquité. Et donc l'histoire contemporaine me fascinait et ça c'est lié à Mitteran parce que j'avais 14 ans le 10 mai 81.
Je vais plus vous croire. Allez-y. Ou d'accord.
Le lendemain du 10 mai 80 c'est donc un lundi. Je prends le bus pour aller au au collège et là je me rends compte que dans le bus tous les jeunes ne parlent que de ça et le bus se déchire. Il y a ceux qui sont comme leurs parents dans la joie et ceux qui sont dans l'affliction.
Ouais. Je me dis waouh, ce pays est capable de se diviser pour la politique et donc le moteur, le cœur de notre pays, c'est ça. C'est la conquête du pouvoir, l'exercice du pouvoir, la bataille des idées.
C'est ça. Et vraiment, ça a été pour moi le déclencheur d'une curiosité qui m'a amené à me à me passionner pour l'histoire politique. Mais mais pas d'y participer, pas choisir un camp parce qu'on devient émiplégique, d'être là où ça se passe pour voir tous les camps, tous les individus, toutes les tous les destins.
Votre enfance, elle ressemble à quoi ? La montagne. Ouais.
La vallée des contaminement. Donc un univers naturel extraordinaire. Quand j'étais à l'école primaire, de deux après-midis par semaine, on allait au ski.
L'hiver, c'était formidable. Euh donc cette présence de la nature qui était quand même très très puissante, c'est euh c'est minéral, c'est granitique là haut de savoir quand j'y retourne, moi je sens l'énergie de la terre qui me monte dans les jambes, hein. C'est c'est physique quand même.
Et en même temps, l'idée que le monde est plus grand que ça et qu'il faut partir. Ouais. qu'il faut partir pour découvrir.
Sor, on a passé la vallée de l'arbre et sortir quoi. Voilà. Mais pour moi, partir c'était pas forcément faire le tour du monde, aller en Chine ou au pôle Nord.
C'était l'évasion par les livres, c'était l'évasion par le théâtre. Pour moi, le théâtre c'était la littérature vivante, le roman c'était la littérature morte. Ouais.
C'estàd que le le théâtre permet une forme d'imagination parce queon peut tout construire autour et bien sûr le rond vous dit tout, il écrase votre imaginaire. Le personnage est décrit ses habits, son physique, son nez, ses propos, ses idées. Qu'est-ce qui vous reste comme liberté ?
La météo, vous vous lisez prou, vous êtes écrasé. Vous n'avez pas le droit d'ajouter quoi que ce soit. Tout est dit.
Le théâtre, vous avez les répliques. Celui qui parle est-il petit, gros, jeune, vieux ? Va-t-il aller à gauche, à droite, est-il assis debout ?
Vous le décidez. Et donc quand vous lisez du théâtre, vous construisez des mondes. Et ça ça a été pour moi une découverte d'évasion et de liberté extraordinaire.
Mais parce que vous étiez dans une famille qui vous a permis d'avoir accès à des livres ou non ? Pas forcément. Oui, il y avait il y avait une bibliothèque à à la maison, mais c'était pas non plus une famille d'intellectuels littéraire.
Mon père était était plutôt scientifique, il avait été prof de math, il était secrétaire général dans une mairie. Donc je n'ai pas été poussé vers ça. Je dois une fière chandelle à tous mes enseignants, les instituteurs du primaire jusqu'au profs de prépa en passant par celui du collège et du lycée.
Tout dans le public. Tout dans le public. Donc chance inouie que cette rencontre avec des professeurs qui m'ont qui m'ont éveillé, qui m'ont permis surtout d'aller après vers la la cagne du lycée du parc et qui m'ont tracé ce chemin.
Et puis l'une d'entre elles, une professeure de français en 4e, Janine Robillard, m'a fait découvrir le théâtre comme lecteur et comme acteur. Donc elle a décidé d'une part importante de ma vie à ce moment-là. Donc OK, je veux écrire, ça c'est quand même c'est là.
Et comment comment faire ? Vous savez pas forcément. Vous faites des études quand même à l'ENS.
Oui. Alors, comment faire ? Ouis, mais pas jeune comme nous, hein.
Quand quand je suis né, il y avait pas d'internet, il y avait rien. Quand j'ai décidé de m'orienter au à la fin du lycée, on avait les brochures onizep. Oui, c'était tout ce qu'on avait.
Mais c'était pas comment s'appelle euh postback ? Non, le la plateforme. Ah non, on avait pas parcours sup.
Et donc, on allait un peu, on allait à Taton dans un maqui qu'on connaissait pas bien. Et je vois que pour préparer les écoles de journalisme, on recommande Hippocan Cagn. D'accord.
Donc je fais des dossiers aidé par mes profs, ils ont un peu gonflé le dossier parce que j'étais dans un lycée qui était assez récent, il avait une vingtaine d'années et il avait une part de technique, le décoltage de sport, piscine, OK et ski et puis lycée généraliste. Ils avaient jamais envoyé un élève en prép littéraire. Donc il m'avaient aidé à le faire.
J'arrive au lycée du parc à Lyon donc à l'automne 84 et là on me parle de Normal. Je connaissais pas Normal. Et non, moi j'étais venu là pour préparer les concours de l'école journalisme.
Je connaissais l'école normale d'instituteur. Normal supludes, je découvre. Et puis on me demande dans questionnair, vous savez pas que c'est le je sais rien du tout.
Et on me demande dans les questionnaires de début d'année, avez-vous été présenté au concours général ? Et là, je crois qu'on se moque de moi parce que en haut de sa voix, le concours général, c'est quoi ? C'est pour les vaches.
Oui. Ce qui vous permet de mettre sur les étables des plaques. C'est le concours général agricole, médaille d'or pour la génie.
C'est je me dis mais pourquoi il me demande si j'étais présenté au concours général ? Et mes camarades m'expliquent ce quel concours général. Voyez, je venais quand même de très loin.
Et puis on a des profs formidables. On est pris dans cette moulinette de la prépa. C'est des années de plomb tellement on travaille et c'est des années d'or tellement on découvre.
J'ai de mes 3 années de prépa au lycée du parc le souvenir d'une comme dirait Jack Lang du passage de la nuit à la lumière. D'un seul coup je ne fais que ce que j'aime comme matière. Je suis entouré de gens qui ont les mêmes passions que moi.
Quel bonheur ! Quel bonheur intellectuel, personnel et puis c'est l'adolescence, c'est la jeunesse, c'est les amours, c'est tout cela, c'est la découverte de la grande ville aussi de Lyon. Donc pour moi, c'est sont trois années qui sont qui sont fondatrices.
Je me sers tous les jours de ce que j'ai appris en hippocrou les faits que j'ai appris parce qu'on a on a vraiment vraiment aggloméré une quantité de connaissances. Ah oui, incroyable. jusqu'au bâchotage d'ailleurs, parfois un peu idiot, mais quand même la bibliothèque mentale qu'on s'est construite à ce moment-là, elle a de la valeur.
Et puis surtout la méthode, ça pay, la synthèse, la méthode euh et ça paye tous les jours. Et ça paye dans l'instant puisque vous vous entraz à Normal Sup. Oui, je j'ai cette chance-là.
Ouais. Euh bon, vous prenez quand même conscience que c'est un joli coup. Oui, je vois surtout devant moi Paris 4 années.
Ouais. Ah oui, donc là vous passez les étapes quoi. De Salanche à Lyon, Lyon à Paris.
Ouais, mais c'était moins des étapes sociales que des étapes de liberté. Parce que Paris Normal Sup avec le petit pécule du du fonctionnaire stagiaire, c'est quoi ? C'est faire du théâtre.
C'est enfin pouvoir faire du théâtre et passer mes journées à faire ce que j'aime sans avoir la barrière d'un concours. Et l'ENAT, comme faisaient mes camarades, l'ENAT, non jamais. l'agrégation.
Ah non non, c'est trop difficile pour moi. Aller vers le journalisme, retourner vers le journalisme. Bon, en passant par Normal Supéia où j'ai appris aussi ce qui était la gestion d'un d'un média.
Sur le coup, j'ai trouvé ça un peu exotique. Ça m'a beaucoup servi après savoir comment gérer un média et et voilà. Et là le projet professionnel devient concret parce que dans ces écoles, dans cette ville, on rencontre et un sub de ca je rencontre un homme à l'automne 89 qui a la passion de la politique plus que moi.
C'est pas François Mitteran. Vous me l'avez déjà fait. Plus personne ne s'intéresse à la politique française.
On en a marre, il y a eu la cohabitation. Recard gère tout ça très bien. On est passionné par l'international, le mur de Berlin tombe l'histoire, la grande histoire des barques, c'est pas la petite et moi je m'intéresse à la politique politi et donc je rencontre mon professeur de politique et là il y a un coup de foudre intellectuel les professionnels, c'est Denis Jean-Bard.
D'accord. Et Denis Jean-Bard qui dirige la rédaction du point au côté de Claudinbert me fait venir au point et là je suis parti pour une filiation qui va durer longtemps puisque au bon endroit au bon moment. Oui.
Et puis euh cette chose extraordinaire qui s'appelle le destin et qui fait que en tentant une aventure, en frappant une porte, vous rencontrez la la bonne personne. Donc le point premier journal, le point premier journal, j' fait un stage européen un peu avant et puis j'avais fait une journée de découverte dans un journal dont le directeur allait marquer ma vie. Après on en parlera tout à l'heure, c'est que le quotidien de Paris c'est Philippe Tessant.
Mais c'est le point quand même le point qui me pla quelques années au point. Donc là c'est tout de suite la politique. Tout de suite la politique.
Est-ce qu'il y a du terrain là ? Ah oui, d'abord parce que je rentre par le service investigation de Jean-Marie Ponot. Donc je m'occupe d'abord après quelques papiers de stagiaireord de l'affaire Villemin.
Ouais. De l'affaire du cimetière de Carpentra fait d'hiver mais toujours avec derrière une résonance sociopolitique. Ah j'ai adoré.
J'ai adoré l'affaire bout deboule Jacqu fait Jacques Per le mari de Darry Bou qui a été assassiné dans un escalier de son cabinet d'avocat. C'est la mère de Darry qui a été confondue de commandité me ça été un immense fait d'hiver passionnant. rencontrer les avocats, refaire l'enquête, raconter euh ça m'a passionné.
Mais très vite le retour aux politiques dans des années folles, hein, d'ailleurs parce que c'est le décollage du Front National, personne s'en occupe, c'est le le décollage les régionales de 92, des écologistes, personne s'en occup. Et donc les jeunes, on dit toujours que ce sont des années folles, elles sont pas plus folles que les années qu'on suivi, celles-là et celles qui l'ont précédé tout de même, il y a des familles politiques qui émergent à ce moment-là et qui s'affirment, ouais, d'accord. euh et qui vont marquer les 30 ans qui viennent parce que le FN c'est deux familles qui vont qui vont Oui.
à leur manière, elles vont clairement imprégner la le monde politique. Ah oui, tout à fait. Tout à fait.
Et donc bah le dernier arrivé, on le met sur ces nouvelles familles. C'était une très très bonne très très bonne école. D'accord.
Le point et puis vous partez à l'express au bout d'un moment. Je pars d'abord à Europain avec Denis Jambar qui prend la direction d'Europain brièvement. Ah oui oui, je suis vraiment à l'école avec lui et après on se retrouve à l'Express début 96.
Je me retrouve à l'Express, j'arrive en avril 96 et c'est le début de 25 ans à l'Express. On va parler de la manière che parce qu'on va dans un endroit un peu plus politique. Jeis parler de votre relation avec les politiques, mais vous finissez par en devenir le directeur de l'Express en 2006.
Oui. Alors justement, est-ce que là avec Denisier Jean-Bard ça a été un peu tendu ? Est-ce qu'il faut tuer le père ?
C'est cette expression un peu facile mais bon voilà si je dirais pas que ça a été tendu parce que c'est lui qui m'appelle et qui me dit voilà je vais partir et c'est vous qui allez me succéder. Ah vous vous voyez on se vous voyait. D'accord.
Toujours vous voyez et euh il m'avait préparé pour ça. Il m'ava il m'avait formé et puis quand il part quelques semaines plus tard, d'accord, comme je l'ai dit, il ne tourne pas la page, il la déchire et c'est terminé et on ne se reverra plus, on se croisera dans quelques circonstances mais sans sans renouer le contact. Mais c'est étonnant, il a bien dû se passer quelque chose pour déchirer cette page alors que si si s'il vous appelle pour vous proposer de Non, de de mon point de vue, non, il ne s'est rien passé.
Il est advenu ce que lui il avait décidé d'advenir, c'est-à-dire de changer de vie. Vous vous avez pas mis un coup de pied dans la fourmilière pour choper le poste et le faire partir ? C'est lui qui me l'a donné.
C'est lui qui me l'a donné. Il m'avait préparé pour. Et le journal connaissait des tensions, des difficultés.
Mais alors évidemment, c'est facile de dire ça de mon point de vue, j'ai pas l'impression d'avoir tué le père ni que lui a tué le fils puisqu'il m'a offert cette ce passage de de témoin. Je pense que c'était sa manière de vivre la relation humaine et je la et je la respecte. Depuis ce jour, pendant les 10 ans que j'ai dirigé l'express, Ouais. pendant les 10 ans où j'ai été à la tête de ce journal, il y a pas eu un jour où je n'ai pas pensé à lui en me disant que ferait Denis ?
Que penserait Denis ? Qu'écrirait Denis ? pas forcément pour faire la même chose, parfois pour me construire contre ce qu'il aurait fait parce qu'on avait des désaccords éditoriaux et puis que dans le management, on partageait pas forcément la même la même vision.
Mais tous les jours je me posais cette question. Ce journal pour moi, j'avais deux personnes dont je devais interpeller la mémoire. Pas forcément encore une fois pour leur obéir, je pouvais les les contredire, voir les les travaux stimuler votre imagination et c'était Jean-Jacques Svan Schrebert.
Ouais. Et Denis Jambard. Voilà, je me disais voilà par rapport à eux qu'est-ce que je fais ?
Je suis à côté, je suis dedans, qu'est-ce qu'est-ce que je fais ? Je crois qu'on est au palais royal juste devant la comédie française, conseil d'État et comie française. Voyez, dans l'escalier du Conseil d'État se tenait la cage de scène ou Molière a joué le maladie imaginaire.
C'est là qu'il était installé quand le 17 février 1673, il a son malaise fatal. Il va mourir chez lui quelques heures plus tard. Rudrichelieu Oui, il est pas mort sur scène.
Non, il est pas mort sur scène mais symboliquement Oui, il était très malade et paraît-il que le sang qui crachait était du était vrai. La scène l'a tué à des fois de mourir sur scène et on le ramène chez lui, il demande un verre de lait, un morceau de parmesan. On va chercher des religieuses quand elles reviennent c'est trop tard.
Molière est mort. Voilà. Et la comie française en ce moment est en chantier.
Donc elle elle est dans plusieurs théâtres à Paris. Oui. Oui.
J'ai vu qu'il y a le s à la porte Saint-Martin. Porte Saint-Martin. Il y a un fé d'eau magnifique la puce à l'oreille à Nanterre.
Euh et vous avez euh Elsa le poivre qui va reprendre pas Écube, la pièce de Thiago Rodrigz. Allez voir ça, c'est une pièce tellement déchirante. Alors où est-ce qu'il le joue ?
Peut-être à la porte Saint-Martin je sais pas. On va on va regarder. On va regarder.
Et ça commence dans quelques semaines. L'Express, vous prenez la direction parce que moi je vous imagine comme un comme un soliste, comme une étoile, comme vous êtes vous avez une verre, vous avez une capacité d'écriture, vous avez des idées, je vous imagine pas diriger mener. Ah j'ai toujours aimé ça.
Ouais. J'étais délégué de classe quand j'étais plus jeune. J'ai eu des troupes de théâtre plusieurs.
Ouais, mais c'est Vous voyez, on se fait une idée des gens mais je vous imagine pas euh voyez euh capitaine de Ah si, j'ai toujours aimé euh diriger, animer, organiser une équipe et faire quelque chose ensemble. J'ai toujours aimé ça. Euh maintenant c'est fini.
J'ai je suis allé au bout de ce que j'avais envie de faire en terme de responsabilité. J'ai géré une entreprise, gérer une collectivité humaine, une rédaction, une troupe de théâtre. Maintenant, je veux être beaucoup plus léger.
Euh je fais du théâtre avec mon épouse qui est chanteuse d'opéra. On fait du théâtre à deux, donc c'est pas je dirige pas une troupe, c'est d'ailleurs plutôt elle qui qui dirige. Mais euh c'est le plaisir de le faire ensemble.
Euh quand je dirigeais la troupe de l'Archicube, donc des anciens élèves Norm, je dirigeais. Ah, j'adore ça. J'ai eu la chance comme acteur d'être dirigé par mon candidé par un bourgeois.
Ah oui, bah LCI, je suis dirigé. On me propose des sujets, on me recommande des angles, je discute. J'adore maintenant faire partie d'une équipe en étant dans l'équipe et pas à la tête.
Vous savez, j'ai l'impression que en rugby, j'ai été pendant quelques années demi-mêlé. Oui. Ouais.
Je vous imaginez pas à l'honneur en même temps. Voilà. Exactement.
Et puis le demi de mêlé, ben il donne, il organise, il a le stratège. Puis maintenant, je cours un peu moins vite et j'ai moins je suis arrière. Voilà.
Et c'est très bien. Je cours he quand on me demande de courir, je cours quand même. Mais j'aime bien regarder les autres faire et participer.
Et puis de temps en temps, on se dit voilà, on a la chance d'avoir une trentaine d'années d'expérience. De temps en temps, on peut faire la petite remarque qui va être utile aux plus jeunes qui eux ont la force, l'imagination, l'audace, la maîtrise aussi des nouvelles techniques. Pourquoi je veux plus diriger un média ?
Parce que j'en suis plus capable. Ah bon ? Mais j'en suis plus capable.
J'ai accompagné la première phase du numérique quand c'était à la fois un outil à l'aide de la presse écrite et un concurrent. Et à un moment donné, ça n'est plus devenu le numérique quelque chose en plus à côté, c'est devenu la locomotive du train. Ah et ça vous sauriez pas faire.
Ah non non non, j'ai pas le langage, j'ai pas les codes. Non non. Et cette cette bascule là, elle s'est faite dans les dans les années où j'ai quitté la direction du journal.
Alors justement question qui vous avez été un directeur emblématique de l'Express mais avec beaucoup d'abonnés partis perdu en route et de l'argent abonné. Ah bien sûr, on a eu des belles années. Alors question est-ce que vous avez manqué un truc ?
Est-ce que la conjoncture était vraiment catastrophique ? Regardez, moi j'arrive en 2006 avait tenu la la baraque, le journal s'était sorti de beaucoup de difficultés. On avait on avait un groupe, on avait plusieurs titres, il y avait des titres culturels, c'était pas que un seul journal et puis arrive 2007-2008 et là c'est des années formidables puisque l'Express a fait des ventes exceptionnelles.
On a battu avec l'interview Sar. Voilà, c'est le début de SarkoZi, c'est aussi le début d'un nouveau phénomène que les gens ont appelé la pipolisation de la politique. Oui.
Nous, notre record de vente, c'est l'interview de Carla Bruni juste après son mariage avec Sarkozy. Oh ! Pipolisation de la politique.
Non, politisation du pipol les hommes et les femmes politiques. Ah ou attendez, c'est quoi la différence ? femmes politiques prennent leur vie personnellement je vous dis Julien un petit sourire les hommes et les femmes politiques prennent leur vie personnelle ma femme mes enfants, mes amis mon sport et en font une force politique et se font élire aussi pour ceux qu'ils sont cachent plus à l'américaine mais à l'américaine matinée de France parce qu'il faut une part de secret faut pas être lisse.
Faut une double vie, faut de l'ombre. SarkoZi divorce, SarkoZi se remarie, faut pas que ça soit Oui oui. C'estàd que la la Jackie Kennedy ça m c'est ça emmerde les français quoi.
Oui, c'est faut pas que ça soit trop trop lisse trop trop idéal trop papier glacé trop les Kennedy à mon avis ils étaient surtout français dans la mais regardez regardez Macron le couple incroyable avec Brigitte et et qui c'est vrai qu'il y en a pas un qui a depuis Torton il y en a pas un qui a un couple un peu classique quoi. Non non non. Regardez parce que Pompidou a eu des histoires avec sa femme.
D'abord, il y a eu l'affaire Markovi qui est une affaire d'état montée en utilisant de la vie privée des voyé détourné mitteran n'en parlons pas Mitteran n'en parle pas le secret la double vie Mazarine et cetera Jacques Chirac bon la légende autour de ces histoires même si ça c'est resté plutôt secret pour le coup il y a jamais rien d'officiel et là on voit avec Jackirac l'irruption déjà de sa femme qui fait de la politique parce qu'en 2001 en plus elle est même élu elle est élue conseillère générale encore en 2001 elle a la précience que le vent tourne et c'est elle qui va lui dire une première fois attention ça sera peut-être Le Pen, ça sera peut-être pas Josepin. Elle l'a vu, il le dit le soir du premier tour. Donc on a déjà une force politique de cette de cette première dame une implication.
Les pièces jaunes, c'est très politique, c'est voilà. Non mais là là aussi on prend des choses qui sont de l'humanitaire et là où ça restait à côté, ça devient le cœur aussi de l'action politique. C'est pour ça que je parle de politisation du privé.
Ouais, dites-vous en 2007, les deux candidats en 2007, Royal et Sarkozi, ils nous mentent sur leur vie privé. Royal nous dit "On va se marier à Tahiti avec François Hollande". il est déjà à ce momentl dans son aventure sentimentale suivante et Sarkozy nous dit Cécilia Cécilia elle est revenue par une sorte d'accord et elle va partir juste après pour la campagne.
Donc vous voyez qu'ils prennent leur vie privée ils nous la racontent comme ils veulent pour faire de la politique. C'est pas le vrai qui compte c'est pas ce qui se passe dans leur chambre alors que Méran le cachait. Mitan ne le disait pas et a déployé beaucoup d'efforts, y compris sans doute illéga pour que ça ne sorte pas.
H donc on est dans un changement d'époque à ce moment-là qui avec Sarkozy devient un spectacle qui plaît aux français. Oui. Et oui.
Ça c'est vous pensez que par exemple pour 2027 ça peut toujours compter ça ? Oui, ça va compter. Alors il y a d'autres choses parce que j'essaie d'imaginer les candidats par exemple Édouard Philippe, Marine Le Pen, Jordan Bardel.
Jordan Bardella il y a une petite histoire d'ailleurs à la soirée du Figaro. Voilà. Mais mais on ne sait pas grand-chose de leur vie privée pour mais ça va avoir du poids mais il y a une donnée totalement différente qui advient par rapport aux années SarkoZi ouis c'est les réseaux sociaux oui et c'est l'intelligence artificielle c'est la capacité de fabriquer du faux à puissance industrielle donc si vous voulez demain faire une vidéo où Jordan Bardella ou Édouard Philippe sont dans des situations compromettantes, vous la fabriquez en quelques secondes.
Il faudra quelques heures pour démontrer que c'est un faux. Je comprends. Et donc cette nuisance là qui est peut-être le retour d'incendie que les politiques ont eux-même allumé il y a quelques années, ça va être pris en compte.
Alors peut-être qu'on verra le retour de la vertu du secret. Regardez le cornu. C'est quoi la vie de le cornu ?
On sait rien. On s'en fiche. Vous avez raison.
Voilà. Euh Ellisabeth Bor, j'allais vous le dire. Voilà.
Voilà. je crois d'une attaque en jus mais est-ce que le peuple n'est pas en train de se dire bon on s'est goinfré de cette vision du privé des politiques politiqu j'attends pas de savoir qui est sa femme j'attends qu'il règle mes problèmes. Et ça si on repasse dans une période où écoutez, tant que c'est pas illégal votre vie privée, vous faites ce que vous voulez.
Ou mais je veux pas le savoir. Mais en revanche, votre vie publique, là je vais regarder de très près. Regardez comment l'homosexualité en politique avec des pionniers comme de la Noé par exemple en quelques années a conquis le plus grand des trésors en terme de vie privée, c'est-à-dire l'indifférence.
Complètement. Gabri. Oui.
Bah alors alors ? Ah oui, payer voyar public ou si est dans l'illégalité ou si est tous les soirs dans le lit d'un espion russe. Oui, là il y a un problème.
Mais sinon et là on est peut-être en train de franchir un cap de maturité démocratique. Ah, vous pensez ? J'espère.
Ouais. On a on a on a touché les deux extrêmes. Le culte du sucré à l'inverse la pipolisation.
Non, c'est quoi l'inverse ? La politiation du pip du privé. La politisation du privé.
Et là maintenant une forme d'équilibre. Ouais. Oui.
Ou de retour peut-être à une sagesse, une forme de sagesse. C'est un mouvement de balancier perpétuel. Il y aura il y aura d'autres obscénités, il y aura d'autres voyurisme mais pour l'instant on en est là.
Vous vous avez détourné la question mais votre bilan Ah oui, alors l'express alors on a eu cette belle cette belle période et puis moi je pars en vacances en 2008 en me disant waouh, formidable, tout va bien. Ouais. Et puis il y a la crise financière de Ah, vous avez la même excuse que Sarkozi ?
C'est pas une excuse, c'est une explication. Euh alors peut-être qu'on n' pas réussi à bien la gérer mais moi je me souviens des appels de la direction de la publicité de l'Express qui m'annoncer les pages qui s'annulaient pour la rentrée de 2008. Je reviens de vacances plutôt que prévu et là je vois le mur quand même.
Après on est entré en résistance. Est-ce que j'ai fait ce qu'il fallait ? Je ne sais pas.
On a fait des plans de départ volontaire, on a fait des économies. On a réagi aussi en inventant des choses. Par exemple, on a développé les suppléments régionaux.
Il y avait l'express Bordeaux, l'Express Angoulem, l'Express Cala, ça nous a porté. obligé de s'occuper de plein de départ. Enfin, ça doit mais c'est ça être manager, chef d'équipe, chef d'entreprise.
Vous pouvez pas vous dire "Attendez, moi je suis brillant le temps d'écrire un super édito et en même temps de faire partir personne." Exement, exactement, il faut il faut faire les deux mais aussi d'aller voir des annonceurs pour qu'ils prennent des campagnes de publicité, de faire des nouvelles formules pour essayer de relancer la curiosité du lectorat, de faire le Tour de France pour aller porter nos numéros régionaux à chaque fois faire des événements. On s'est battu comme on a pu.
Est-ce que quelqu'un d'autre aurait fait mieux à ma place ? Probablement. Mais qui ?
Éz matou lorsquon compare lorsqu'on compare et je vous parler de conjoncture bon économique la crise financière et cetera, mais il y a l'arrivée du d'internet et donc c'est le pire moment. C'est comme le disque en gros 5 6 ans avant c'est pire c'est même pire que ça. Mon premier discours à la rédaction donc on est au début de la rentrée de septembre 2006.
Oui. Mon premier discours et ça les témoins viendront à Marescous. Je leur dis, nous vendons des bougies, on vient d'inventer l'électricité.
Les bougies, c'est formidable, c'est parfumé, il y en a sur les gâteaux d'anniversaire 150 ans après l'invention de l'électricité, mais faut peut-être qu'on se préoccupe de produire de l'électricité et ça c'est internet. Et je me souviens de déjeuner où on s'était battu euh dans les déjeuners de rédacteur en chef quelques années avant savoir s'il fallait faire des blogs. Moi j'étais pour.
Il y en a d'autres qui étaient contre. Non, c'est c'est veux les blogs, on contrôle pas, on relit pas, c'est honteux, c'est pas de la presse. Et Denis hésitait et là l'histoire m'a donné raison.
Je l'ai vu venir cette révolution numérique et pendant un temps, j'ai cru que les quotidiens allaient en souffrir, ils ont souffert puis ils ont trouvé des solutions et que les hebos allaient au contraire résister. Ils ont résisté mais la deuxième vague était terrible parce que qu'est-ce qui s'est passé avec la deuxième vague ? Et cette deuxième vague c'est le début des années 2012 15 16 par là.
Et c'est là où j'ai perdu l'alphabet et c'était très bien que je parte et que je donne la main à des gens qui raisonnaient digital first comme on dit maintenant. Web first on dit au final web first. Qu'est-ce qui s'est passé ?
Il s'est passé que le temps d'information des citoyens a changé. Moi l'express m'adress à un cadre qui travaille beaucoup et qui une fois par semaine se dit "En fait, j'ai vu passer là, il y a eu un changement à Pékin, il y a eu des élections à Bucarest, le pétrole a baissé. Mais au fait, pourquoi c'est qu'est-ce qu'il faut que je retienne ?" et son hebdo lui apporté la sélection, voilà l'important, la compréhension, voilà pourquoi, et la conséquence.
Voilà ce que ça va avoir comme implication probable notamment dans ta vie d'entrepreneur, de citoyens de cadre. Et cette fonctionlà, elle a disparue. Le show qui était les quotidiens, c'est devenu le multi multicotidien des réseaux sociaux des sites d'infos.
Et c'est la même chose que le 20h de TF1 de France 2 a été remplacé par la par les la chaîne d'infant continu pas remplacé concurrencé il y a toujours un 20h son importance dire qu'un artiste qui est invité au 20h il y va toujours 5 personnes devant la télé il est complété et concurrencé par la chaîne d'info. Et les hebdos, c'est pareil. Le temps d'information, la respiration d'information hebdomadaire n'est plus un temps naturel.
Et donc les hebdos ont toujours une force plus peut-être de réflexion euh presque s'approchant de la revue, ils ont refroidi parce que les médias plus chauds se sont développés. Il ne faut ni s'en plaindre ni regretter le passé. Il y a pas d'âge d'or.
C'est comme ça. Ça s'appelle le 21e siècle. Faut simplement qu'il y a des jeunes journalistes nés à la fin du 20e qui euh prennent la les manettes.
Et j'ai pris la direction de l'express, j'avais 38 39 ans. C'est le bon âge. Je suis inquiet moi de voir des journaux dirigés par des gens qui n'ont plus cet âge alors certains sont très habiles.
Ils s'entourent, ils délèguent donc il président et il laissent les initiatives se prendre. Je trouve qu'au Figaro, ça s'est bien organisé comme ça. Euh mais le Figaro, c'est une sociologie de lecteur qui le protège peut-être un peu.
Mais aujourd'hui, il faut il ne faut pas vouloir diriger un journal de son temps alors qu'on en est plus soi-même forcément de son temps. On sort. Ah bah oui, où ça ?
Et on va faire un tour dans Paris. Bah vous allez voir où nous sommes. C'est pas mal ça.
Ça a de la gueule. Julien, on est reparti. À tout à l'heure Nicolas. l' Ah !
Oh oui ! Ah oui, magnifique ! Vous venez de temps en temps ici à l'intérieur ?
Oui, très peu maintenant. Je suis beaucoup venu mais maintenant non parce que je on commande plutôt les images. Voilà c'est un très bel endroit pour la Russie faire ses armes mais la fameuse salle des col quatre colonnes et la tribune de la presse aussi est importante.
C'est un tel tuou maintenant un tel bois. Donc vous savez que Napoléon voulait canonner cette façade. Ah bon ?
Qui est qui est une fausse façade. L'entrée elle est derrière. Oui bien sûr.
On est à l'arrière là ça ressemble à un temple mais détester cette cette colonade. Normalement c'est rond le palais. Le premier palais, il était rond et on a rajouté cette colonade pour donner un peu d'ampleur à la République.
On disait toujours qu'il voulait mettre des canons sur le pont de la Concorde pour pouvoir canonner cette cette assemblée rtiive. À la fin de bel ami de nos passants, il se marie à la Madeleine et la dernière phrase c'est il se retourn et vit de l'autre côté l'Assemblée nationale. Voilà et rive droite rive gauche, ils sont à l'hôtel et ils voi là sur le quai ce fameux appartement en se disant qui peut bien habiter là ?
Les politiques, on avance vers dans ce quartier important, les politiques, comment vous les avez chopé ? Comment vous avez réussi à les à leur parler ? À ce qu'il vous parle ?
Chacun a sa technique. Vous, c'était quoi la vôtre ? D'abord, faut pas leur parler, faut les écouter.
Ah oui, pas seulement parce qu'ils ont un ego, évidemment, une ambition, mais c'est c'est à nous de nous nourrir de ce qu'ils nous disent et dans le flow de repérer ce qui va nous intéresser pour un pour un papier. C'est comme ça que ça doit que ça doit marcher. C'est d'abord un sens de l'écoute le le le journalisme politique, c'est regarder et écouter hein, d'aller voir des détails de dans un meeting, un objet, une affiche, une attitude.
C'est c'est ça c'est plus réceptif que qu'actif. Aujourd'hui, je suis éditorialiste. Donc là, oui, je parle.
Voilà. Mais c'est pas la base du journalisme. C'est d'abord on écoute.
D'abord on écoute quand on est journaliste politique, on regarde et on écoute. Oui mais de flatterie pour qu'il se confi à vous pour que parce que il y a des des journalistes dans Paris, il y en a plein et puis il y en a qui ont plus d'infos que d'autres. Il y en a qui ça arrive sans être utilisé mais à aller chercher des infos.
Vous avez toutes les catégories, vous savez, vous avez les les journalistes qui euh quand le renvoi d'ascenseur bah se prêtent et notamment dans les dans les quotidiens, c'est la fonction de faire passer des infos et donc euh ça c'est c'est c'est classique euh le contact. Moi, je suis terrifié terrifié du moralisme stupide qui dit "Mais vous les journalistes, vous devriez pas parler aux politiques. Vous êtes corrompu si vous parlez aux politiques." Bah ou comment on va avoir des infos ? ou évidemment faut parler évidemment faut déjeuner et puis c'est très simple fameux déjeuner non mais il y a une sorte de de secret autour du déjeuner politique mais c'est fondamental d'abord parce c'est la France c'est la convivialité ah oui vous pensez qu'il y a des trangers on déjeune pas on fait différemment je sais pas comment ils font à l'étranger ils m'ont l'air un peu moins gastronome que nous mais il faut être à table pour avoir une vraie convivialité ça crée quelque chose qui permet de rentrer entrer dans la chose politique.
Alors, on peut aussi se contenter d'un café ou se parler au téléphone, c'est pas exclusif. Mais le déjeuner politique est important aussi parce qu'on va parler d'autres choses. On va parler de ce qu'on mange et on va parler de littérature.
C'est ça. La politique n'est complète que si on parle de gastronomie et de littérature, d'histoire ou de théâtre. Voilà, de culture.
En tout cas, c'est dans la biche ça. C'est dans la biche. On boit, si on ne boit pas, il n'y a pas de question sociale.
Voilà. Voilà. Pour traiter une question sociale, il faut boire.
Donc c'est pour ça et je veux dire ça aux jeunes journalistes qui parfois non nimb d'une espèce de de purisme comme ça disant moi les politiques, je parle pas. Non, ça c'est important. Et puis après la confiance, il y a des choses off, faut respecter le off.
D'accord. La confiance aussi dans l'autre sens. É tenté d'avoir vous avez une info, un truc dingue.
Ça doit être tantant quand même là du vent. Bien sûr, c'est bien sûr c'estant mais c'est c'est une c'est une question de déontutologie aussi mais c'est ça marche aussi dans l'autre sens he c'estàd que le si vous avez dit un politique vous vous me promettez l'exclusivité de telle annonce bah il doit tenir aussi sa parole évidemment comme toute confiance parfois il y a des coups de canif dans dans le contrat et puis la durée les politiques c'est moins le cas maintenant hélas he on fait un peu de politique entre deux carrières et puis voilà pour essayer d'être ministre avant les politiques c'était un destin. On s'en moque un peu tout petit voyais président mais cette construction cette construction longitudinale elle faisait la valeur de la l'engagement politique français.
Maintenant si vous vous engagez en politique en disant bon voilà là j'ai été pendant 5 ans chirurgien dentiste, je vais faire 4 ans députés, je vais essayer d'être ministre puis après ben j'irai diriger une start-up de prothèse dentaire. Oui c'est pas ça. Vous parlez vous parlez qui c'est de la carrière. vous en trouvez là, il y en a un qui ressemble drôement et puis et puis dans les ministres Macronist, ça a été vraiment une sorte de plan de carrière pour beaucoup.
Oui. Et pour aller comme on dit pantoufler derrière et dans des grandes entreprises pantoufl sans que ça soit euh paresseux. Il y a des gens qui ont eu de grandes ambitions professionnelles et la politique a été pour eux un tremplin, un marche-pied, une étape et ils ont le droit hein, c'est pas voilà.
Mais moi je m'en désole parce que moi j'aime ce pays parce que du premier à leur dernier souffle, certains individus ont tout voué à la vie politique. Adolphe Tierre, George Clémenceau, de Gaulle, se donner à la France dans l'engagement public. Finalement jus jusqu'à euh Emmanuel Macron, il n'y avait des il n'y avait que ça des générations de ce qu'on appelait des politiciens.
C'était leur profession, vous vo c'est tout. Oui et non. Ah si euh Fran Hollande a fait le du cas, on est sous la restauration, il est un ministre plus qu'influent.
Il est un révolutionnaire, un jeune, il fait il essaie de faire rentrer la France dans la modernité de la révolution industrielle. Il perd le pouvoir, il arrête la politique, il va créer deux cases villes, c'est-à-dire bah la révolution industrielle, du charbon, d'acier et cetera. C'est parti.
Et bon, c'est très respectable comme parcours. Donc il y a toujours eu cette tentation parfois de de fuir l'engagement politique. Mais il y a aussi en effet beaucoup de ces destins complet et moi j'ai voilà Clément peut-être le parangon de ce parcours là. ne jamais renoncer, ne jamais céder et toujours avoir l'idée, l'obsession de la France par ambition bien sûr, mais aussi pour servir ce pays.
Et ça disparaît un petit peu aujourd'hui. Euh on est dans le syndrome du PPM aujourd'hui. Ça veut dire quoi ?
Pourquoi pas moi ? Pourquoi vous seriez pas président de la République ? Macron il est bien arrivé.
Donc voilà, donc vous avez des tas de politiques ou d'autres des artistes qui tiens, je pourrais être président. Et donc ça c'est ça c'est fatal, c'est mortel. Non, il faut être d'une nature spéciale pour C'est le lequel le ppm le plus fantasque ?
C'est Patrick Sébastien par exemple. Ouais, Patrick Sébastien. Anouna même si lui je pense il a pu jouer avec ça qu'il été tenté.
Mais même quand vous écoutez Michel Édouard Lecler ou Xavier Niel. Ah oui ! Oh ils ont un poid.
Non ! Ah il l'a pas laissé entendre. On a vu, on a vu, on a ils ont une responsabilité dans le débat public parce que ils dirigent de grandes entreprises.
Ça veut pas dire qu'on peut être président de la République ou bon ministre. C'est il faut qu'il comprennent qu'il y a une nature différente. C'est pas c'est pas une entreprise comme les autres.
Regardez Jean-Michel Hlas à Lyon. Ah oui, entrepreneur formidable, incontestable. Il se lance en politique 47 % au premier tour, le premier sondage et il est chaud.
Ah, fautil reconclure qu'il est mauvais. Non. Faut conclure simplement qu'il est pas fait pour ça, qu'il est pas fait pour ça.
C'est un changement de nature. Si vous essayez de jouer au foot et que vous vous rendez compte à la fin que c'était du rugby, ben vous avez perdu. Voilà.
Et c'est un peu ce qui est arrivé. C'était du rugby à Lyon. Ce qui se passe à l'intérieur dans cet hémicycle, on dit que ça a jamais été aussi violent.
Ah oui, enfin jamais été aussi violent. Reliser la 3è républque justement est-ce que ça finalement c'est de si mauvais niveau que ça ? Oui, ce le le niveau a baissé.
Non, bien sûr, bien sûr. Là, on est on est dans un moment de l'histoire parlementaire où est la qualité d'une partie des élus et leur dévouement au travail législatif est insuffisant parce qu'ils ne viennent pas là pour ça. Et en plus où la virulence des débats ne devrait plus être de de ce ton.
Sous la 3e République, il y a eu des moments pires. He c'est quand même là, je crois que c'est Xavier Vala qui a dit à Bloom que pour la première fois un juif allait diriger la France. On a quand même entendu des choses horribles dans cette hémicycle.
Euh mais là euh la stratégie du chaos, la bordélisation comme a dit Darmanin fait que depuis 2024, c'est plus vraiment une assemblée nationale, c'est une zisanie théâtrale. Bon voilà, elle s'en remettra cette assemblée nationale. La France s'en remettra mais aux prochaines élections, faut que les électeurs en aient conscience.
Vous dites que le niveau a baissé, on s'enquiète. C'est c'est vrai. On le dit souvent est-ce que finalement le niveau n'a pas cessé de baisser tout le temps en toutes les générations ?
Que le niveau baisse non non. Il y a des moments de médiocrité, des moments de résurgence. Donc Ah ben ça ça m'intéresse.
Ça veut dire que dans 50 ans euh on citera peut-être des vers et des mots de théâtre dans cette mais peut-être dans 5 ans. Ah vous pensez peut-être dans 5 ans. Mais peut-être que la qualité ne reviendra pas forcément par ce classicisme avec des citations latines et du Victor Hugo.
C'est aussi une tenue simplement intellectuelle des idées que l'on attend. De quoi on parle et comment on en parle ? Comment je m'adresse à un individu ?
Est-ce que je suis dans le choc d'idées ? de concept d'analyse où est-ce que je suis dans l'invective. Pas forcément besoin de de retourner à ce que pouvait être ici un échange entre Jean Jorè et Aristine Brillant hein.
N'ayons pas la nostalgie de de cela. C'était magnifique mais on ne le revivra pas mais faut pas qu'on reste dans ce moment chaotique un peu de de de Marigo. Et qu'est-ce que vous voulez ?
Vous avez une assemblée dominée par deux parties extrêmes dont l'un de faire sauter le système de l'intérieur. C'est il est révolutionnaire. C'est la France à soumise peut pas lui reprocher.
Donc partout où il rentre, il veut faire tout péter. et l'autre le national attend ce délitement pour récupérer le pouvoir par le bas comme toujours dans son histoire la République est à plavant entre aucun niveau. Donc c'est normal que ça donne ce qu'on vit depuis 2024 le coupable étant quand même Macron avec sa dissolution funeste.
Donc voilà ça jusqu'en 2027 ça c'est sûr. Après, c'est au peuple d'en décider hein. Donc on verra bien. qu'il faut c'est retrouver un personnel politique qui a une dimension de principe intellectuel et de et de dévouement à la construction d'une chose publique plus élevée.
Ils sont vraiment dans l'instantané, ils sont dans le dans la carrière, ils sont dans la ça hors idée politique, je sais que ça va être une question qui va vous embêter. On on oublie les idées qui incarne une forme de hauteur, une qualité des qualités de des compétences techniques, du courage, un savoir-faire politique, une culture qui serait mais il y en a beaucoup. Quand vous écoutez parler Jean-Louis Bourlange qui maintenant a quitté cette maison oui que ce soit sur ces dossiers les affaires étrangères l'Europe d' nous amener vers l'ancien ministère des armées.
Et ben on va aller Oui oui on va essayer de s'y retrouverant la rue Saint-Dominique là-bas. Claude Maluret c'est discours au Sénat il y a pas que le brio moment oratoire qui a fait du bruit jusqu'aux États-Unis. Il y a aussi ce qu'il dit le fond.
Euh vous avez des vous avez des jeunes députés là qui font un travail remarquable. Euh Vert Morel député euh euh jeune député Elers grande qualité. Vous avez vous avez ici de la matière à avoir des législateurs et des et des politiques remarquables avec des lois qui sont parfois extrêmement utiles.
Non, moi je ne me rés pas à cette médiocrité. Voilà le ce sont les moins qualitatifs qui sont les plus titru. Voilà.
Ouais. Et encore une fois, ils ont le droit, ils ont été élus hein. Et puis parfois vous n'arrivez pas là barder de diplôme et donc vous avez le droit d'être un Sébastien de l'ogu.
Vous avez le droit. La démocratie a été élu. Vous moquez pas de Sébastien de mais non je m'en moque pas.
Je le combats, je le conteste et je peux considérer même qu'il peut ses idées sont dangereuses. Mais il a été élu. Lui, il a eu le courage de mettre son nom sur un bulletin et de dire au concitoyens votez pour moi.
Donc si on n'est pas content, on se présente contre lui et et on le bat. Ça n'empêche que ce qu'il dit, ce qu'il fait, ce qu'il profess et que je le combat. Donc n'ayons pas de condescendance et de méprise sociale, mais exigeons d'eux qu'ils mettent l'intérêt général au-dessus bien sûr de leur intérêt mais surtout des intérêts catégoriels.
Or en ce moment la politique est en train de mourir de cela, du clientélisme. Voilà, j'ai mes petites clientèles et je vais les flatter, les servir et des intérêts corporatistes ou communautaristes. Et ça, c'est un danger qui n'est pas un danger pour l'Assemblée, c'est un danger pour la République.
Une et indivisible. Et là, de ce côté-là, on vit une période extrêmement inquiétante. Extrêmement inquiétante.
Je vous ai déjà entendu dire qu'on avait une une manière de faire de la politique très littéraire. Oui. Ça veut dire quoi ?
Et une fois de plus, je demandais tout, vous me disiez oui euh à l'étranger, en France, on mange mais comment ils font à l'étranger ? Quelle est la différence ? Si mais je pense qu'à l'étranger, ils s'ennui avec leur vie politique qui n'est pas assez littéraire.
Nous, la politique, ça doit être les trois mousquetaires. Regardez le On parlait de Mitteran tout à l'heure, si ça c'est pas un héros de roman. Oui.
Euh Macron, le surgissement de Macron, si ça c'est pas un rebondissement incroyable, le coup de théâtre du 21 avril 2002, on est on notre histoire est bardé. Il peut pas y avoir il peut pas y avoir un C'est vrai quand je fais le je je me refais depuis la campagne de 95 où en fait bon il y avait pas eu de surprise et tout s'est déroulé selon sans accro et en fait toutes les élections ont été ah il y a des surprises l'histoire écrite des pass bien sûr des Hollande et même le renoncement de Jacques de l'or dissolution 97 on va de coup de théâtre en coup de théâtre et ceux qui croient et c'est souvent le cas maintenant sur les réseaux sociaux oui les médias Vous vous formez l'opinion, vous dictez les choix politiques des Français. C'est pas ça.
C'est ce que vous essayez de faire d'une certaine manière. Mais moi je me bat pour des idées. Voilà.
Donc vous essayez de former les Non non non. Je veux que les Français votent en connaissance de cause et j'apporte ma modeste participation à cette connaissance de cause. Ils sont contre moi, je suis ravi.
Ça veut dire que grâce à moi, ils se sont fait le fait. Vous pouvez pas donner tort aux gens qui disent "Vous essayez de de de de faire passer vos idées au français". Je propose mes idées, je suis pas là.
Je leur demande pas de les adopter, je leur demande d'avoir eux aussi une idée. Si c'est la même que la mienne, ben je suis content. Si c'est pas la même que la mienne et qui me disent, "Je suis pas d'accord avec vous", je suis ravi.
Grâce à moi, ils se sont forgés leur opinion. C'est ça mon boulot d'éditorialiste, c'est de semer une graine qui va pousser. Ça donne un cactus, ça donne une rose.
Je suis content quand même. Si les médias dictaient les choix politiques des Français, franchement quand on regarde les dernières décennies, on aurait eu on aurait eu forcément Rocard, président de la République. Oui.
Ensuite, il y aurait eu de l'or ou baladure, évidemment Jospin après et puis Stroscan. Et puis attendez, non, c'est bien la preuve. L'histoire prouve que quand les médias se disent "On va vous dire pour qui voter, ils se trompent." Et non, il y a une sagesse collective du peuple français, disait Rocard.
Et c'est vrai, à un moment donné les Français, il se pose, regardez la dernière présidentielle à l'automne 2021, Zemour, un combat identitaire, quelqu'un qui est disruptif comme on dit maintenant, il met les pieds dans le plat, il monte 16 17 dans les sondages puis au moment du vote, donc qu'est-ce qu'il me propose ? Je suis agriculteur, je suis fonctionnaire, je suis retraité. C'est quoi son programme social et économique ?
Puis il y a rien parce qu'il n'a fait que de l'idéologie de l'intellectuel. Il a oublié le concret, le social, le cœur. Zemour a fait une campagne avec son cerveau et pas avec son cœur.
Et au moment de voter, bah Le Pen qui n'avait parlé que du pouvoir d'achat sur cette population tentée par un vote d'extrême droite et ben elle a raflé la mise. Voilà. Et c'est la même chose à gauche où Mélenchon par sa force tribunicienne et par sa capacité à être le réceptacle des rages et des colères à rencontrer un électorat qui s'est dit "Bah c'est bien gentil là Jado Hidalgo mais c'est pas moi.
Il me parle pas à moi à mon vrai moi." Alors je suis pas d'accord avec Mélenchon. Moi je le combat mais je constate que cette sociologie là elle est allée vers lui.
Voyez la politique c'est quand même une alchimie très étrange. Et là c'est vrai qu'ils doivent s'emmerder à l'étranger. Oh mais regardez aux États-Unis Trump c'est quand même incroyable.
Même Obama non mais là on est dans autre chose. On n'est pas dans la littérature aux États-Unis on est dans le Far West. Ah oui.
Ah oui c'est vrai que de compte à OK Coral en permanence. Pardon mais Trump c'est un personnage de roman. C'est un personnage de western Trump.
Ouais, parce que le personnage de Roman, il a une dimension sentimentale. Il y a une dimension Oui. puis il y a une dimension euh punition rédemption.
Chez nous, on aime beaucoup les héros à la mondantess qui sont très bas et qui remontent. On adore les politiques ont des gros échecs puis qui essayent de revenir. Il y arrivent ou pas d'ailleurs, on dit qu'il faut être couturé.
D'ailleurs, le problème de Macron, ça a peut-être été celui-là d'être trop gâté par le destin. Trop réussi trop tôt. Donc il s'est retrouvé plus chez Dorian Gray que chez Rastignac.
Je comprends, il a pas été récompensé par le Bon mais aux États-Unis, on est dans le Far West parce que bon évidemment Trump c'est c'est colossal mais rappelez-vous le nombre de candidats éliminés parce que on leur a sorti une affaire de murs. On tue des présidents aux États-Unis. Alors on fait aussi en France he sad Carneau Paul Dou mais aux États-Unis il y a une violence nérante peu plus forte.
Trump a été élu parce que le tireur a tiré 2 cm à gauche. Il a pris l'oreille honnêtement. Quelle serait l'histoire du monde depuis 2024 si le tireur avait été moins maladroit ?
Bah c'est une belle dystopie à écrire ça. Voilà. On en est où là ?
Il est où ce cet ancien ministère des armé ? Minèm on doit arriver de l'air en chantier. Non non mais alors ce n'est plus le ministère des armées.
Ah non non. Je crois qu'ils ont gardé quand même le la tutelle pour des appartements de réception. Les ministères vous vous on vous on vous propose de venir quand même.
Comment ça se passe ? Oui oui oui oui on est on est parfois invité à des rendez-vous à des déjeuners à prendre un café avec le ministre. Est-ce qu'on vous demande des conseils ?
Non, ça m'est ça m'est ça m'est arrivé très très rarement. Et est-ce que est-ce que parfois vous sentez qu'on vous utilise un peu ? Oh oui, bien sûr.
Ouais. Mais comment on fait ? Parce queon on on se laisse un peu faire.
On Ah, vous voulez me dire ? On est on est un média. On est donc là pour relayer la parole d'en haut vers le bas et la la parole du bas vers le haut.
Voilà. Est-ce qu'on y est ? L'hôtel de Brienne.
Voilà. L'hôtel de Brienne plus loin. C'est incroyable.
Je crois que ça c'est en train de devenir un des logements sociaux. On va traverser. Allez, on y va.
Vite. Merci. Qu'ils avaient gardé l'usage pour des salons de réception et voilà, on va arriver à Solerino.
Bah oui, on est on n pas loin là. On n pas loin. Ça l'air en chantier c'est là tout est en train d'être transformé.
Ouais. Oui. Alors donc le bureau de Clémenceau, le bureau de de Gaulle, c'est quand même important.
Attendez, on va essayer de montrer l'entrée quand même. Je vais essayer de trouver où est l'entrée exacte de cet hôtel de Bri. passer devant.
En plus, on rentrait par le côté donc ça ressemble assez à ça. 14 rue Saint Dominique. Voilà.
Ah oui, on on l'a déjà bien dépassé hein. Ouais. On déjà bien dépassé c'était en fait c'est là-bas on discute c'est devenu anonyme.
Mais les ministères c'est toujours une bonne école d'humilité d'y aller. Ah oui parce que moi je me retrouve dans des bureaux où j'en ai vu 4 5 6 10 des ministres. C'est toujours dans le même bureau.
Bah oui, le bureau reste, le ministre change, la déco, elle bouge. Je me souviens d'avoir vu Fillon au ministère dans le 5e arrondissement au Panthéon là-bas qui était le ministère de de l'information à l'époque de la technologie. J'ai retrouvé PS des années après et d'autres.
Voilà. Il y a plein d'endroits où je vois défiler Matignon, j'ai vu à Matignon, le premier que j'ai vu à Matignon, ça devait être carart. Et donc voilà, on les voit passer, c'est bien, c'est la continuité de l'État de la République, les zones passent, la France continue, ça rend humble.
Il y a d'ailleurs dans tous les ministères une sorte de chapelle d'humilité. C'est généralement dans l'escalier ou dans la salle d'attente. Il y a les photos et vous voyez vous voyez qu'en 1952 le secrétaire d'état au collectivité locale s'appelait Michel Chdu qui avait pas laissé une grande trace inconnu au bataillant.
Ou oui mais celui qui est là en poste, il est persuadé que ça y est, c'est le début d'une ascension qui va le mener tout en haut. C'est beau aussi ça. C'est beau.
Bon tiens, on est bon, on passe devant ce ministère des armées puis on va aller vers le ministère de l'agriculture. Est-ce que vous il y a deux camps en ce moment, est-ce que vous êtes dans le camp ? Bon, on va pas se mentir, une guerre va nous tomber dessus ou vous êtes dans le camp plutôt optimiste ?
Non, non, il y a aucune raison. Allons par là, il y a aucune raison. On va y échapper.
Je suis je suis dans le camp des optimistes parce que il y a toutes les raisons qu'on aille vers une guerre et que en le sachant, en le disant, en le prévenant, on va l'éviter. C'est ça l'optimisme. C'est pas de se dire tout va bien, il y aura pas de guerre, on va s'embrasser.
Ni guerre civile ni guerre géopolitique. C'est de se dire "Oui, il y a tous les ferments pour que ça dégénère au niveau géopolitique comme au niveau civil. Mais c'est parce qu'on le sait, qu'on le dit, qu'on l'analyse qu'on va l'éviter.
Il faut écouter Cassandre pour faire mentir Cassandre. Voilà. Après, il faut pas tomber dans le l'alerte permanente et se lever tous les matins en disant que ça va être la fin du monde.
Moi, je me souviens d'un secrétaire général de l'Élysée qui en en mai 98 m'avait reçu chez lui dans son bureau et m'avait dit "Ne sortez pas, pendant la coupe du monde de foot, il y aura des attentats dans le métro." Il s'appelait Dominique de Villepin. Je suis sorti de là un peu glacé, il y a pas eu d'attentat dans le métro 98 heureusement.
Mais peut-être que lui avait des infos et que ils ont fait ce qu'il fallait. Incroyable ce quartier. Les téléspectateurs n'ont pas l'odeur là, le parfum qui est bien lila.
Voilà, on a un lila immense là qui on boom. Donc ça c'est sainte clôtille je crois. C'est intéressant quand même de dire que ici là il y a une concentration de ministère d'ambassade que le pouvoir politique français tient en quelques mètres carrés.
Oui. Alors il y en ailleurs vous savez c'est puissant aussi. Non c'est vrai que c'est une concentration parce que la vie parlementaire exigeit tout cela.
Il y avait les partis politiques aussi. Mitteran était sur la place du Panthéon avec le PS pendant un temps. Euh Eric Choti s'est enfermé dans son bureau là pendant un temps.
Donc oui oui, c'est une concentration, c'est normal, c'est le quartier des ministères mais pas seulement. Là-bas à gauche au fond, il y a la maison de la contesse de Séure voyez la littérature. Oui oui bien sûr.
Tiens si vous aviez de Donald Trump sous la main, vous lui poseriez quelle question ? Là une pas le choix de toute façon la tension est courte avec lui. Ouais.
Comment a évolué sa fortune depuis son entrée à la Maison Blanche ? Voilà. Quel est l'état de son patrimoine ?
Ah c'est ce que lui demand. Qu'est-ce qu'il a gagné où sur les cours du pétrole, sur l'immobilier, sur la cryptoonnaie ? Comment voilà parce que je pense que son sa colonne vertébrale est celle du businessman.
Il le dit d'ailleurs il parle l'Iran, il parle pétrole, il parle Venezuela, il parle pétrole. Donc je lui dirai, je lui poserai cette question là. Le le le président, le politique est trop ératique, volontairement eratique.
Je dis pas du tout que c'est un fou. C'est le businessman qui est dans la constance. Moi j'ess une question plutôt personnelle, voyez, sur sur je sais pourquoi sur sa coiffure presque non comment dire psychanalytique.
Pourquoi est-ce qu'il a autant besoin de dire que c'est le meilleur ? Les cowboys les cowboys je vous dis c'est le Far West. C'est le farou.
C'est le c'est le pays des que ça cache. C'est le pays des héros, des comiques. C'est des des films de superhéros là qui qui ont des des des collants moulants et des boucliers.
C'est c'est un pays qui est construit comme ça. Est-ce que vous vous aimez tant que ça, monsieur Trump ? Je tellement dire qu'il est extraordinaire, qu'il a tout bien fait.
Ouais. Je sais pas s'il serait capable de répondre, d'arrêter de sortir du rôle. Il vend un produit qui s'appelle Trump.
Donc il dit du bien, il fait sa propre réclame. Donc et je me demande aussi, peut-être que je lui demanderais s'il avait l'opportunité de rester président à vie s'il saisirairit l'occasion. Ah oui, ça serait une bonne question.
Je pense qu'il essaierait d'expliquer que c'est une nécessité. Voilà. Mais bien sûr, on sent on sent chez lui he cette la tentation quand même de l'autocratie.
On le voit bien. C'est c'est ça qui est inquiétant aux États-Unis. Ah oui oui.
Je pense que c'est c'est un pays qui a des des embardés de de violence, de durcissement. Et là, en ce moment, il va y avoir il va y avoir cette tentation autocratique. Comment va-t-il terminer son mandat ?
Comment va-t-il essayer de péréniser son pouvoir ? C'est c'est ça qui est le plus inquiétant. C'est ça qui est le plus inquiétant.
Il y a une tentation césarienne quand même en ce moment aux États-Unis. Euh est-ce qu'on est à la veille du 2 décembre 1851 version États-Unis ? Il a eu le Capitol quand même.
Le Capitol c'est quoi ? Si ce n'est une tentative de PCH, ne pas lâcher le pouvoir qu'on a perdu démocratiquement. C'est quand même voilà, on a eu ça en Corée du Sud, on pourrait l'avir aux États-Unis, hein.
La démocratie ne protège pas de cela. La République protège de cela. Ah, quelle est la différence ?
La démocratie, c'est un outil, une manière de fonctionner. On vote, on compte les votes. Voilà, c'est le système qu'on a inventé.
Le pire, à l'exception de tous les autres. La République c'est une philosophie, la républica la chose publique c'est pas moi qui possède un pays qui je mais je suis là pour la chose publique. C'est pour ça que la République est au-dessus de la démocratie.
C'est difficile à tenir comme position ça parce que ça veut dire que si une élection menace la République, il faut se dresser contre cette élection. Et ça c'est très grave parce que vous en venez à vous dire le peuple et enfin il a été élu. Et ouais et c'est ça et c'est là.
Mais si demain le peuple en 33 élu voilà et quand est-ce que vous dites bon bah oui d'accord le peuple a décidé bah non tant pis je vais être contre le peuple c'est c'est un c'est une rupture fondamentale. Nous vons nous incliner devant la volonté populaire donc le jour où vous dites la volonté populaire je la combat faut que ça soit pour une raison majeure. Si vous l'avez dit quand Hitler gagne légalement le pouvoir, vous devez sortir du jeu et dire je serai contre.
Quand en 91 en Algérie législative amène les islamistes au pouvoir et que du coup le processus électoral est interrompu, est-ce une faute démocratique ? Oui. Est-ce une faute philosophique ?
Je crois pas. Donc mais ça c'est la ça c'est le moment de crise fondamentale. Le peuple a décidé et moi en mon âme et conscience je vais devoir être contre le peuple.
Ouf pourvu qu'on n pas à faire ce choix-là. Mais je l'exemple pourrait très vite arriver l'année prochaine Jordan Bardella est élu. Est-ce que il est élu ?
Est-ce qu'il faut aller contre le la volonté ? Faut regarder s'il menace la République. Voilà.
Laissons laissons laissons venir. Pour l'instant Jordan Bardella n'a pas dit qu'il allait abolir la République, créer une monarchie où on est des gens dans des camps. Voilà.
Donc ne faisons pas de procès d'intention. C'est la réalité. Quand Louis Napoléon Bonaparte dit "Bon ben la République c'est finie, je vais faire un empire".
Bah là faut partir à Jersy. Voilà. Il y en a un qui le fait, c'est Hugo.
Ils sont pas nombreux. Ça le moment où vous dites le peuple a validé, il y a un plébiscite, il y a un vote, mais là en mon âme et conscience, je sors de ce peuple et je vais mener mon combat ailleurs. C'est une rupture fondamentale de du citoyen engagé.
Heureusement, ça n'arrive que une fois tous les quelques siècles, mais en 40, le 10 juillet 40, vous votez les pleins pouvoirs à Pétin ou pas ? Il les a les pleins pouvoirs. Finalement, la 3è République, c'est s'aborder en toute légalité.
Qu'est-ce que vous faites ? Vous dites "Ah, je m'incline, bon, il y a une place pour moi" ou "Vz à Londres ?" Là, c'est un choix fondamental.
Moi, j'ai joué George Mandel au théâtre. Mandel, il avait tout vu venir. Il avait compris cela.
Il a fait une erreur, c'est comme il voulait pas qu'on l'accuse de déserter, il est resté en France. Il est parti en Afrique du Nord, il s'est fait arrêter et il est mort 4 ans après. Il aurait dû aller à Londres comme lui proposaient les anglais de Gaulle.
Lui, il a pris le bon avion. Band, il a pris le mauvais bateau. À un moment donné dire ce pays, ce peuple se choisit un destin qui est un destin du suicide.
Donc je ne participerai pas à ça. Je sors et je combat l'extérieur. C'est un échèirement terrible mais ça peut arriver honnêtement.
Je pense qu'en 2027 ça sera pas le problème. Donc la démocratie est plus forte que la République. Non, la République est au-dessus de la démocratie.
Elle est au-dessus mais est-ce qu'elle est plus forte ? Ah, la démocratie peut décider de supprimer la République. À ce moment-là, il faut combattre pour la République hors du jeu.
Moi, je combattrai toujours pour la République. De ce côté-là, je me sens très proche de Clémenceau, de Chevinement, de de de de Vals aujourd'hui, de cette gauche là, de cette gauche républicaine. Vous me dites qu'en 2027, il y a peu de chance que ça arrive.
Je suis Non, mais je suis complètement d'accord avec vous. Mais est-ce que à 5 ans, 10 ans, 15 ans, 20 ans ça peut arriver ? Ah oui oui, ça peut arriver.
Ça peut arriver. Ouais, vous pensez ça peut arriver très vite dans un pays. Oui, moi ça j'arrive pas du tout à me projeter et à me dire que à me dire qu'un jour je pourrais vivre dans un pays parce que parce qu'il faut penser un changement des conditions socio-économiques.
Imaginez qu'il y a une crise économique majeure et que demain ben l'hôpital marche plus. Il y a que les griffes qui se font soigner, que les gens aient du mal à se trouver à manger. Pensez pas qu'à ce moment-là le peuple serait capable de suivre une aventure alors là carrément dictatorial.
Attendez, c'est ça qui peut changer. C'est pas le le surgissement d'un personnage qui arrivera à convaincre tout le monde qu'il vont faire de lui un roi. C'est l'effondrement de notre contrat social, de notre prospérité qui amènerait le peuple dans le désespoir à choisir de l'extraire.
Donc encore une fois, on a une capacité de résilience, de résistance qui est très forte. R Grenel, ici c'est l'éducation. Alors, il y a l'éducation, il y a le les affaires sociales au bout.
Les accords de Grenelle, c'était là-bas au bout. Ou oui, OK. Accord de grenelle de 68.
Et là, on va essayer d'aller vers le ministère de l'agriculturiculture. Ouais. C'est qui a bougé beaucoup mais qui est où ?
Qui est maintenant ? Il est r Varen Ouais, rue de Varen exactement. Il y a Maton qui est pas loin.
Il y a Maton qui est juste derrière là. Et alors tous c beau jardin de Paris. Maton vra.
Ah ben on est beaucoup mieux installé à Maton qu'à l'Élysée. Pas vrai ? Ah ouais mais tout le monde préfère Maton.
On m'a déjà dit ça. Ah ouais. Non même la cuisine ce qui paraît.
Oui là je pense que c'est match nul quand même. Ah oui d'accord. Ça c'est euh j'avais fait un jour une année j'avais fait à la fin de l'année la recension de tous mes repas dans les ministères.
Ah c'est bon avec le guide des meilleurs ministères là où on mangeait le mieux, là où on mangeait le moins bien. Très très bon. Ouais.
Alors à l'époque c'était il y a longtemps vous savez que c'est quand même assez mal vu ça. Un truc pareil. Ah oui mais ça ça participe du rayonnement français parce que quand moi je suis reçu ça n'a aucune importance et quand vous recevez un chef d'entreprise qui va créer 5000 emplois en Franceér quand même Ah ouais vous perdez et quand vous recevez le premier ministre d'un d'un état ami ou pas ami d'ailleurs, vaut mieux bien le traiter aussi.
Alors où est-ce qu'on l'époque je me souviens il y avait une très très bonne cantine la fonction publique parce que Jean-Pierre Soisson avait fait une cave de Bourgogne quand il était passé par là. D'accord. Il avait j'avais été euh très très heureusement surpris à l'éducation nationale.
D'accord. Ah, vous pensez qu'à l'éducation nationale ça serait pas bon cuisin ? Il y avait un bon chef.
Je pensais que ça serait plus cantine quoi. Oui. Oui.
Et ça s'était moins bien passé. Ça s'était moins bien passé au ministère de la santé là-bas, avenue de Séure, bâtiment moderne. Euh, Berci.
J'avais mis une bonne note à Ber aussi. Donc voilà, ça n'avait pas d'autres valeur que mon petit guide gastronomique personnel. Ça m'a ça fera ça fera un super papier.
Ah oui oui. Tout à fait. Ah ouais, il y aurait du monde il y aurait du monde pour s'abonner sur un budget comme ça les tables de la République et çait que certains chefs puis on a reçu Guillaume Gomez nous le qui avait eu une critique une fois d'une ministre sur le perron de Matignon.
Je sais pas si vous vous souvenez de ça. C'était sous Jean-Marcot la femme de Jean-Marcot s'appelait Brigitte d'ailleurs et ce qu'elle ministre a dit oh qu'est-ce qu'on mange mal à l'Élysée. C'est bien mieux chez vous.
Euh, ils avaient reçu si Jim Ping, il avait déjeuné une fois à Maton en dîner à l'Élysée et déjeuné à Maton. Elle avait fait les deux les deux repas et elle avait dit "On mange beaucoup mieux." Ça avait fait une polémique enfin.
On a des grands chefs quand même dans ce pays. Certains sont dans les ministères et les palais. Il faut revoir le film de Christian Vincent Les saveurs du palais euh avec Catherine Trot et Jeanesson pour comprendre à quel point c'est important et ça fait partie non seulement de notre culture et de notre patrimoine mais aussi de notre histoire politique.
Quand vous passez de SarkoZi à Hollande vous passez d'un repas expédié en 45 minutes où le président ne boit pas de vin, mange des fruits pendant qu'on vous sert à un gâteau au chocolat et regarde sa montre parce qu'il déteste perdre du temps à table. Nicolas SarkoZi Nicolas Sarko à François Hollande car établi entrée plat fromage et dessert qui terminait les repas. Moi je me souviens d'un déjeuner où on avait fini à 15h30 15h40 après avoir refait le monde parce qu'il adorait commenter la vie politique et où il a repris assez vite d'ailleurs les kilos qu'il avait perdu pendant la campagne.
Mais notre histoire c'est aussi c'est aussi cela. Et qu'est-ce que qu'est-ce qu'ils vous disent quand vous allez là-bas ? Pourquoi pourquoi ils vous reçoivent en fait ?
C'est ça la question. D'abord parce que ils veulent frotter des idées. Sarkozi testait beaucoup sa communication.
On sentait qu'on servait de punching ball ou de sparring partner à des prochaines annonces, des prochains discours, des formules. Com on dit le ballon d'essai. Voilà, on le voyait répéter d'ailleurs de de lieu en lieu les mêmes les mêmes formules.
Il crée du rapport de force et puis ce sont aussi des personnages qui veulent séduire et convaincre. D'accord. Il s'entraîne sur cet échantillon qui journaliste politique qui par ailleurs a du répondant.
On connait la politique, on peut répliquer, on a des infos. Donc pour eux c'est un bon test. Je pense que c'est c'est ça.
Et puis pour nous quand même qui essayons notamment les éditorialistes de donner une architecture à à nos analyses, il faut voir leurs pensées. Il faut essayer de décrypter leurs pensées. Ils ont annoncé quelque chose mais pourquoi ?
D'où ça vient ? Qu'est-ce qu'ils en attendent ? Ce sont des joueurs d'échec.
Ils doivent avoir trois coups d'avance dans leur tête. On va essayer de les deviner ces coups d'avance et puis on va essayer de les mettre nous-mêmes en échec, leur dire voilà pourquoi ça marchera pas. Donc c'est c'est ça.
Et puis il y a quelque chose aussi qui est qui est qui est fondamental, c'est quand même forme de transparence démocratique. Le politique doit s'adresser à l'électeur, au peuple directement les meetings, les discours 20h de de TF1 mais aussi indirectement à travers les gens qui réfléchissent, ruminent, analysent et essayent de mettre en ordre notre vie politique. Vous savez quand c'est parce qu'on les voit souvent que de temps en temps on dresse l'oreille.
Moi quand j'ai entendu le 7 juillet 2024 le 2e tour des législatives Mélenchon monter le premier pour commenter et dire je remercie la France nouvelle je me suis dit tiens ah oui j'avais la révolution citoyenne il avait ce concept il y avait la créonisation qu'est-ce que c'est que cette France nouvelle moi je connaissais qu'une seule France nouvelle c'était le titre d'un ouvrage de Pétin en 41 c'était visiblement pas ça qu'il voulait citer la France nouvelle et ben regardez au municipal ce concept la nouvelle France il lui a donné sa force électorale, c'estd qu'il a pris des villes sur ce concept de Nouvelle-France, c'est-à-dire les abus de langage du genre, il est temps que les racistés prennent le pouvoir, on est chez nous, enfin bref, cette tension communautariste dont les fif un moteur explosion. Et ça quand le 7 juillet, j'entends ça et que je le dis sur un plateau personne l'entend, personne m'entend mais je joue tout simplement mon rôle, je remplis ma fonction et c'est parce que je pratique le mélchon je parle le mélanchon depuis longtemps que cette expression, elle m'a elle m'a elle m'a alerté. Vous êtes en conflit avec lui ?
Oui, mais c'est c'est comme ça, c'est normal. Mais vous vous êtes en conflit à quel point par exemple ? Est-ce que est-ce que vous pourriez vous parler ?
Est-ce que non plus du tout de bien sûr j'ai déjeuné avec j'ai pas déjeuné avec lui depuis longtemps. J'avais vu on avait beaucoup parlé de Mitteran puis de l'Amérique du Sud en 2022 ou 23. Je l'ai pas revu de pluis si ce n'est le croiser dans des loges maquillage ou des plateaux télé pas vraiment une rencontre.
D'accord. Par exemple quand ça se passe comme ça vous faites quoi le maquillage ? Bonjour.
Bonjour, je le salue et puis c'est il décide s'il veut me parler ou pas. Il est libre un jour dans une loge maquillage, il m'a dit "Vous êtes un fasciste parfumé." Voilà, il l'a redit d'ailleurs depuis ça interpelle quand même mais pas coiffé du coup dans la pas pas maquillé dans parfumé parfumé étrange mais ça sa manière de créer du conflit de bon donc oui c'est un personnage qui est intéressant une épaisseur j'ai écrit une pièce de théâtre sur lui.
Moi c'est c'est un monologue de Jean-Luc Mélenchon. On est en septembre là 2026 donc dans quelques mois. Il est dans sa maison de campagne et il doit dire il doit annoncer à 20h s'il est candidat ou pas finalement.
Ouais et il refait sa vie devant le public. C'est un monologue. J'ai pas trouvé directeur de théâtre assez audacieux pour le voilà la politique ils aiment pas trop ça.
Bon là il y a des forces de l'ordre parce que juste derrière la Matignon. On a pas trop le droit de filmer je pense Julien. Donc du coup on va se diriger par là.
On va retourner vers le musée Rodin. C'est plus exactement. Et là, on va passer devant le ministère de l'agriculture.
Honnêtement, les agriculteurs, est-ce que tout le monde s'en fout ? Non, mais disons-nous les choses honnêtement, tout le monde les soutient. Ouais.
Oui, on est tous avec les sondages, les français soutiennent les agriculteurs en en vérité quand ils arrivent au supermarché, il regardent pas sur l'étiquette d'où ça vient. Les politiques, mais si si je veux au salon de l'agriculture en fait, il y a jamais rien. Non, mais on peut se dire des choses, on s'en fout.
Ne soyons pas caricaturaux. Il y a des choses, les lois qui sont faites pour essayer de protéger, de défendre l'agriculture dans un monde d'une grande violence, une agriculture mondialisée très violente, c'est pas rien. Oui.
Les réponses qui ont été faites début 2024 par le gouvernement, la loi qui se prépare, c'est pas rien. Sur un sujet qui me tient à cœur de en haut de savoir les loups. Oui.
Dans la prochaine loi agricole, article du Figaro de ce matin, il y a un prélèvement supplémentaire pour les loups. Ça va pas régler le problème de tension entre les bergers et les prélèvement c'est qu'on tue des loups en plus. On tue des loups.
Voilà. Euh mais il y a quelque chose dans cette loi. Donc il y a pas rien.
C'est pas vrai. C'est sans doute insuffisant. C'est sans doute provisoire parce oui des lois.
Mais mais il faut un changer d'état d'esprit. Vous savez très bien comment ça fonctionne. Une loi.
C'est c'est comme sur c'est comme sur le sujet qu'on a tout à l'heure qui n'a rien à voir. L'antisémitisme, les lois et la judiciarisation ne sert à rien. On change pas les idées des gens.
Non jamais une loi n'a changé la mentalité des gens. On a créé un homme nouveau que par la dictature. Donc pas se risquer.
Et une traction. Ah oui ! Alors les tractions, je trouve ça magnifique mais c'est ça fait ça fait quand même Seconde Guerre mondiale quoi.
Un petit peu. Ça me ramène dans une époque de en avoir pas mal ici dans le quartier quand même. Donc l'agriculture euh tous les Français sont dans l'affection.
C'est vrai salon d'agriculture, ville d'agriculteur et puis ils arrivent en effet au supermarché et là le consommateur tue le citoyen. Oui. D'accord.
Et j'achète le moins cher parce que d'abord c'est dur, j'ai pas de pouvoir d'achat. Donc en effet, ce qui vient de euh la tomate d'Espagne ou le le radis de je ne sais où, je vais l'acheter même s'il est pas français. C'est ça qu'il faut changer.
C'est l'idée que je vais ça va en effet me coûter plus cher, ça sera meilleur pour ma santé et ça sera bon pour la France puisque ça sera bon pour l'agriculture. Ça c'est pas une loi qui peut le changer. C'est pas une loi qui peut le changer.
C'est une espèce de prise de conscience globale. Donc ça ça va se matiner aussi de consommation locale. Donc la conscience écologique des jeunes générations va aider à cela.
Ils vont aider les agriculteurs sans s'en rendre compte. Ouais. C'estàdire qu'en achetant local, ils vont aider les agriculteurs locaux à gagner leur vie.
Eux-mêmes vont muter plus vite pour plaire à cette clientèle et donc vont être plus dans le respect des normes écologiques. Et donc je crois à ce basculement vertueux avec l'arrivée d'une nouvelle génération. Mais je dois reconnaître que ça prend beaucoup plus de temps que ça aurait déjà dû advenir quoi.
C'est tout hein. Bon, elle fait bien cette petite balade dans le quartier des ministères. Il est là ministère.
Regardezagriculture. Et alors ce qui est intéressant, vous venez de me donner une preuve de vos capacités. Vous sautez du d'un sujet à un autre et vous êtes sur tous les ballons quoi.
Vous êtes capable de tac tac tac. Oui, c'est c'est on est éditorialiste, on est censé le faire quoi. Alors, je joue l'avocat du diable.
Qu'est-ce qu'il y connaît Barbier à tous ces sujets ? Comment il fait pour être pointu partout ? D'abord, on lit beaucoup, on regarde et puis on parle de ce que l'on connaît même quand on connaît peu.
Oui, je vous parle du nous parce qu'il r de savoir c'est très sensible. Donc quand j'y vais, on m'en parle, je vois des images, j'ai j'ai mon idée sur les problèmes austriccoles, je m'y risquerai moins. Mais je peux quand même essayer d'amorcer une réflexion.
Encore une fois, c'est pas pour dire c'est pas pour dire une vérité ni faire croire qu'on a un doctorat, une thèse scientifique. C'est juste pour dire bah vous qu'est-ce que vous en pensez ? Alors, je vais vous mettre une idée dans la tête.
Moi, je teste ça. Et vous, qu'est-ce que vous en pensez ? Tiens, par exemple, je pense que sur le l'avenir austricole, bah c'est fini parce que le réchauffement climatique, il y aura trop de problèmes.
Donc, faut commencer à abandonner cette Si vous êtes breton, vous allez me voler dans les plumes, hein, dire "Mais comment on a des solutions ? Et vous allez me les apporter ces solutions ?" Ben voilà, c'est très bien, c'est très bien.
On y va, on va parler un peu de théâtre paron a beaucoup parlé beaucoup de politique. Trop peut-être. Jamais.
Par toujours. Vous parliez de politique gamin avec votre famille ? Ah oui oui oui tout à fait.
Oui. Ah oui nous on parlait politique c'était c'était important. Mais on votait quoi dans la famille Barbier ?
Mon père était secrétaire général de mairie. D'accord. Donc il était au cœur de l'organisation de la vie démocratique.
J'ai fait des soirées électorales dans la mairie. Je voyais tenir ces comptes là. Et moi aussi j'allais j'allais le soir sur le dépouillement dans les petits villages.
J'ai pas le droit de dépouiller parce que j'étais mineur mais j'y allais. Oui oui bien sûr. C'était voilà on avait c cette passion là quoi.
Donc c'est lui qui m'a donné ce virus là et on votait quoi ? Lui était assez modéré droite modéré c'est une terre démocrate chrétienne le le haut de sa voix enfin ça l'était ma mère était un peu plus chirraakenne un peu plus cooliste. Euh il y avait du côté de ma mère aussi qui elle est du nord de la France un substrat ouvrier textile plus marqué plus marqué à gauche.
Vous vous dites pas pour qui vous votez. Non vous dites pour qui vous ne votez pas. Ça ça peut m'arriver.
En tout cas, on peut le deviner parce que on voit bien qui je combat. Non, je considère qu'on que le secret du vote, c'est un droit parce que personne n'a le droit de savoir pour qui vous votez. On pas pardessus votre épaule mais c'est aussi un devoir parce que si Ben Oui.
Si vous dites "Ah bah moi la semaine prochaine je vais voter du pont". Bah ceux qui savent pas pour qui voter mais qui ont pour vous du respect, de l'admiration, ils vont se dire "Oh, il sait il sait de quoi il parle, je vais faire comme lui." Ceux qui vous détestent vont dire "Putain, il vote du pont.
Je voulais voter du pont mais je vais changer, je vais voter du rang." Donc dire son vote, c'est déjà être dans une forme de propag à la télé. Non mais ah non même pas.
Ah non, jamais, jamais. Mais même ma femme ne sait pas pour qui je vote. Non.
Et vous savez pour quielle vote ? Jamais. Euh, elle vous l'a peut-être dit, il s que vous le vous vous le dites pas, mais elle est elle est beaucoup plus enflammée que moi, beaucoup plus passionnée, ce qui l'amène parfois à de manière passionnée à changer.
C'est son droit d'ailleurs. Oui, je comprends, je comprends. D'accord.
Ah oui, vous même vos amis. Ah c'est c'est vos enfants non plus. Pas plus.
Pas plus pas plus. Non non pas plus. C'est marrant ça.
Non non j'ai une fille qui s'est engagée en politique. Donc on on se dispute sur des tas d'idées et tout mais je leur dis pas pour qui je pour je vote quoi. Alors le petit jeu c'estessayer de deviner par élimination.
Voilà. Donc c'est vrai qu'au second tour de la présidentielle 2002, je le dis pas mais bon faut pas être grand clair mais c'est plus une attitude esthétique. Si vous le dites si vous dites pour qui vous votez faut assumer, faut y aller.
Bah oui, vous militez, faites de la propagande. Bah allez-y, engagez-vous, rentrez dans le parti. C'est pas mal ça.
Ah, peut-être que je vais suivre votre conseil de ferme ta gueule dis rien. Fais ton truc dans ton coin ta petit. Pourquoi on met un isoloir ?
Ouais. Oui. C'est bien pour ça.
Il y a quelque chose de sacré. C'est un vote comme je le disais tout à l'heure en connaissance de cause. Ça c'est la partie intellectuelle.
H et c'est un vote en son âme et conscience. Ouais. Il faut respecter ça.
Moi, j'ai vu des personnes voté à l'instinct sur un politique. Lui, je le sens pas. Lui, il y a quelque chose.
Ouais. Ça se respecte. C'est pas la peine d'avoir lu les programmes et tout.
Ça se respecte. C'est un critère de choix qui est qui est respectable. Oui.
Sinon sinon ce sera ce ne serait pas des personnalités mais uniquement à parti avec un programme. Bien sûr. Voilà. et on ferait un calcul arithmétique et voilà.
Et l'ordinateur pourrait voter à votre place. Autant il faut combattre la superficialité. Oh, il a une belle cravate, oh, il fait des vidéos marrantes.
Non, ça ça a pas de valeur. Mais je l'ai écouté, j'ai vibré, j'ai pas tout compris, je suis pas d'accord avec tout mais je pense qu'il est capable et je vais voter pour lui. Respect.
H oui, c'est d'autant que sur dans certaines situations, je suis pas certain que Zelenski aurait fait vibrer tout le monde lorsqu'il a fait vibrer tout le monde lorsqu'il il s'est présenté. ex Mais mais mais les Ukrainiens ont peut-être senti qu'il aurait cette capacité qu'il a démontré par la suite à tenir cette auteur d'esprit et d'âme pendant la guerre. Après, c'est un c'est un paris aussi hein, devant les événements, il y a des âmes qui se délitent et il y a des âmes qui se forgent.
Euh en mai 40 le colonel de Gaulle, voilà, personne n'y n croit. Et pourtant, j'avais vu comme ça le journal, je crois, d'un du directeur de cabinet de Tardieux qui revient d'un dîner un jour et qui dit qui met dans son journal, "J'ai rencontrer un homme extraordinaire, je suis sûr qu'il va jouer un rôle éminent en France. C'est le colonel de Gaulle." Ouais, pas mal quand même.
Ouais, bien vu. Pas mal, bien vu l'aveugle. Ouais, c'est ça.
Mais bon, après, on a des gens qui s'effondrent qui auraient pu penser que que sombrerait dans la collaboration un Pierre Laval qui pr partie de sa carrière avait tenu l'État quand même. Voilà qui ça ça le caractère on pense à de l'homme de caractère c'est important. Regardez le soir de la dissolution, on commente les élections européennes pendant 10 minutes on s mais un des commentaires c'est il y a quand même une percée de Gluxman puis la dissolution.
Lag Luxman il a deux solutions. La première solution c'est de venir à la télé de dire je suis la nouvelle gauche je vais présenter 300 candidats au législative et on va changer ce pays. Ça marche, ça marche pas. 10 élus, 50 élus, 100 élus, on sait pas mais il prend il enfourche le cheval de l'histoire.
Il a la deuxième solution et là s'il a pris celle-ci, il dit rien, il se tait, il rentre dans sa coquille et de jours après, il signe le nouveau fond populaire, c'est-à-dire une soumission totale à Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon, premier ministre. zéro élu ou un élu et prise plus de prise sur rien ni sur la gauche ni sur le pays c'est là qu'on voit l'homme de caractère c'est ce qui fait que de Gaulle prend l'avion en juin 40 et puis d'autres restent à Bordeaux voilà espérant pour Glusman ça soit pas aussi dramatique.
Il a des qualités il va peut-être pouvoir revenir mais pas aussi dramatique. situation n'est pas aussi dramatique. Heureusement et c'est des moments où vous vous dites voilà quand on a 2 minutes et que c'est pas les conseillers, c'est pas les diplôme, c'est pas c'est la la caractère qui parle là l'histoire politique elle tranche et c'est aussi pour ça que moi j'en suis pas capable.
Voyez, je serais toujours pourquoi vous êtes pas de la politique mais j'en suis pas capable. D'abord, techniquement, comme vous l'avez dit, on survole un peu tous les sujets, on peut parler de tout, mais pour diriger l'agriculture ou les nouvelles technologies, il faut quand même mieux connaître les dossiers. Donc, j'en suis pas capable techniquement et je suis pas sûr que j'en suis capable psychologiquement.
Vous euh vous avez une page Wikipédia qui est chargée, hein. Je suis allé laer. Vous vous l'avez déjà lu ?
Oui, oui, je l' je l'ai lu. J'ai beaucoup de choses fausses. Exactement.
Et oui, quand on tape, j'aime bien barbier polémique par exemple, j'aime bien tap sur Google, on voit le nombre de pages qui vous en avez une la vague numérique, c'est ça. Voilà, exactement. Alors vous vous avez un nombre de pages, je pense que c'est le record 21.
Ça veut dire que j'ai bien fait mon travail parce que c'est quoi une polémique ? C'est des gens qui discutent et qui ont leur avis. C'est très bien.
Euh c'est très bien. Vous aimez ça ? Non mais honnêtement, vous vous aimez être un peu attaqué, être quand quand vous faites un bad buzz entre guillemets pas être attaqué.
J'aime avoir mis les pieds dans le plat. Oui. Table où les gens se forgent leur opinion.
Encore une fois, elle est contre moi, c'est leur droit. Elle est avec moi, c'est leur droit. De toute façon, je me présente pas aux élections.
Ce que je veux, c'est qu'il ne détourne pas le regard en disant "Je m'en fous". S'ils disent "Ah bah non, on a pas le droit de dire ça, c'est scandaleux." Ou s'ils me disent "Ah bah voilà, je le pense depuis des années." Est-ce que vous regrettez certaines de vos sorties ?
Non, aucune. Non, mais j'ai sans doute eu tort dans beaucoup moi, il y a il y a il y a une phrase qui m' suis pas d'accord avec vous, mais ça m'a vraiment intéressé. Je pense que donc c'est le c'est l'objectif.
Un éditorialiste doit pas aller sur le terrain, il doit rester en retrait pour pas se faire influencer. C'est comm c'est comme le critique d'arit pas aller voir le film. Euh non, le critique d'art, il doit aller voir le produit.
Mais le terrain c'est quoi ? Je me souviens, j'avais dit ça, je crois que c'était des jeunes journalistes qui faisaient un stage et qui faisaient un papier. Je crois que c'était pour le JDD à l'époque.
Enfin, je leur dis ça parce que moi j'ai des souvenirs très précis hein. J'ai couvert la campagne présidentielle de 95. J'ai couvert notamment Deviler.
Ouais. Donc je suis allé au meeting de Devilier. Le dernier c'était chez lui à la Roche extraordinaire.
Ah ouais. Un tribin extraordinaire. Une foule, un mouvement.
On ne pouvait pas ne pas vibrer. Moi je me suis dit bah il se passe quelque chose. Il y a un truc, je suis revenu au journal, je dis "Attendez, il va percer, il va y avoir quelque chose." Il fait pas 5 %.
Non. Voyez que le terrain ça trompe. Ouais.
Vous êtes dans la foule, vous êtes dans l'émotion, vous écoutez votre émotion, il faut écouter sa raison. Alors, il faut aller sur le terrain. Ça s'appelle le reportage.
L'éditorialiste, il doit être un peu en distance. Alors, ça veut pas dire ne jamais y aller et ça veut dire s'en méfier toujours. Attention, le terrain, c'est l'émotion.
Vous êtes dans une foule de gilets jaunes, ils vous font peur, ils vous émeuvent, ils vous et vous êtes embarqué par ça. Le embedide, c'est aussi ça. Il faut vous méfier parce que quand vous allez essayer de tirer la substantifique moelle et à froid de dire qu'est-ce que je dois en penser ?
Mais vous ne pensez plus, vous vibrez. Vous êtes choqué, ému, bouleversé, vous vibrez. Non, l'éditorialiste froid, froid, froid, distant, distant.
Sinon, ouais, vous le faites mal, vous le faites à l'émotion. Reporter, c'est autre chose. Reporter, vous y allez, vous racontez, vous dites et puis on vous demande pas à la fin alors alors mais éditorialiste, oui, attention attention attention le l'immersion c'est ou voilà mais c'est c'est il faut faut le vivre aussi dans son moment de journaliste.
Mais spécifiquement l'éditorialiste, attention attention. Après, il y a des terrains moins dangereux, des terrains qui sont froids. Vous assistez à conférence d'un d'un premier ministre danois, vous allez pas être en orté par l'émotion.
On a dit il s'ennuie. Allez, on sort, on sort parce que dans un endroit devant un lieu intéressant. Euh l'écharpe là, est-ce que c'est un costume ou pas ? d'une certaine manière.
Oui. En tout cas, en tout cas quand on est à la télévision, on dit ce qu'on pense, on est vraiment dans ses convictions. Mais euh on a aussi une personne privée à côté.
Oui, mais vous vous la gardez tout le temps. Donc moi je la garde tout le temps. Mais c'est pas un costume, c'est pas Non, mais c'est aussi parce que les gens dans la rue parfois vous ne me voient pas.
Moi il voit les charqes. Ouais. Après, il me voit moi.
Ah, je vous ai entendu hier, j'étais d'accord, j'étais pas d'accord. Et je trouve que le refri c'est le problème du costume, c'est qu'on rentre dans un personnage. C'est un déguisement.
C'est c'est un rôle vous voulez. Oui, c'est l'éditorialiste. Voilà, c'est c'est tout.
Souvent les gens me disent "Ah euh je vous écoute à la télé, je vous aime pas." Je leur dis mais vous pouvez pas me dire que vous m'aimez pas, on se connaît pas, on se rend compte pour la première fois. Vous aimez pas mes idées, vous aimez pas ce que je vous ai dit, d'accord ?
Mais moi ça se trouve vous avez bien des copains avec qui vous êtes pas d'accord sur la politique ou sur le foot. Voilà, PSGOM, vous êtes pas d'accord mais donc vous dites pas que vous m'aimez pas, dites que vous aimez pas mes idées. Généralement, la glace se rond et ça devient très sympa.
Le théâtre de poche franas. Pourquoi on est là ? On est là pour le théâtre d'abord, c'est une part importante de ma vie.
Puis pour Philippe Tesson qui a repris ce théâtre après la famille Bierry en 2013 et qui m'a qui m'a accueilli, moi, mon épouse, pour des tas de spectacles puisque là j'ai quand je quand j'ai quitté l'Express, j'ai vraiment décidé de ayant plus de responsabilité d'investir beaucoup de temps dans le théâtre professionnel. OK. Comme acteur, j'ai joué 170 fois George Mandel avec Emmanuel Decharte.
J'ai joué Paul Moran avec Caroline Sol. Caroline Sol qui va être au théâtre de poche bientôt comme acteur et comme metteur en scène et auteur. Et c'est ici au poche que j'ai pu épanouir les spectacles que je fais avec mon épouse au Fenback et les trois empereurs.
On a joué 100 fois ici. On a joué avant Mozart mon amour. On a d'autres projets ici pour ce théâtre et puis moi j'ai fait mon se du théâtre.
Oui, c'est le théâtre de poche. 110 places en haut, 80 en bas. C'est le théâtre de poche.
Mais quel quel endroit merveilleux. Honnêtement. Oui.
Je suis là-haut. Regardez une histoire du théâtre de Philippe Tesson. Ah oui, voilà. cach derrière lui.
C'est le spectacle que l'on fait tous les lundis à partir de des enregistrements de France Culture où il raconte l'histoire du théâtre et moi je dialogue avec lui. Je pose des questions, il répond, il il est en désaccord avec moi, il me corrige. Voilà, on a on a transformé un enregistrement en spectacle et ça lui permet ben de de revenir dans son théâtre, d'être ressuscité.
On était venu ici avec Sylva son Ah oui, évidemment son fils. J'ai l'impression ça se confirme. Venez plus ou moins de me le dire.
Depuis quelques années, ça a toujours été le cas. Le théâtre, vous me l'avez dit après, elle a toujours eu de l'importance et depuis quelques années, j'ai l'impression que ça vous plaît plus de le théâtre que le journalisme, quoi. Non, je pourrais pas vivre sans journaliste.
Non, non, ça me plaît pas plus. Les plaisirs sont différents. Le plaisir du théâtre, il est intense, il est physique, c'est de l'adrénaline, c'est euh orgasmique.
Le plaisir du journaliste, il est plus froid, il est plus construit, on est plus dans l'architecture. On essaie de bâtir des choses, une saison, une analyse, mais je pourrais pas sacrifier l'un pour l'autre. Je pourrais pas nêtre carartiste.
D'abord, je je pense que j'aurais du mal parce que je j'y suis venu sur le tard. Je suis moins formé que la plupart de mes camarades et puis la vie politique et journalistique me manquerait trop. Non, non.
Le premier plaisir que vous avez au théâtre, il est dans le texte ou il est dans le jeu ? Il passe par la tête ou il passe par le corps ? Il est dans le jeu.
Vous pourriez jouer n'importe quoi. Non, je pourrais pas jouer n'importe quoi, mais un plaisir théâtral sans jeu, c'est-à-dire être simplement auteur ou metteur en scène, il est frustrant. Ça m'est arrivé mais il est frustrant.
C'est-à-dire que vous vous sentez volé de cette émotion finale et suprême qui s'appelle la représentation que vous n'avez pas. H donc je peux le faire, je l'ai fait hein d'écrire. J'ai eu la chance d'écrire pour la comm français pas.
Vous avez tellement de plaisir à citer un mot, à donner une tirade ou non l'important c'est avant tout ce qui se passe physiquement sur scène. Oui. Oui.
Parce qu'on n'est pas seul, il y a le public. C'est ça qui est fort. C'est terrifiant.
Le track est une des sensations physiques les plus désagréables et terrifiantes que j'ai pu connaître. Euh mais c'est exaltant. C'est beaucoup plus effrayant de rentrer en scène devant 80 personnes que de parler à plusieurs centaines de milliers à la télévision.
Vous pensez qu'un grand texte mal jouet ne passera pas alors qu'un mauvais texte bien joué passera ? Le le jeu peut sauver un texte. Oui, le jeu peut sauver un texte.
C'est arrivé dans l'histoire. L'auberge des adrés, espèce de mauvais mlo sur une un crime dans une auberge. Frédéric le maître, on fait un chef-dœuvre.
Ouais. et on le joue plus parce que sans Frédéric le maître pas marcher. Exactement.
Donc oui, le jeu peut sauver un texte. Maintenant, le mieux c'est d'avoir une rencontre entre un grand texte et un grand acteur. Ouais.
Donc quand vous avez en attendant Godo, bien joué, vous voyez ça ça a ça aide. On entre dans le pére de poche. Bon là on est chez vous presque hein.
Non on est chez Philippe alors vous connaissez les lieux comme on rentre par où ? On rentre par la porte principale. Il y a pas d'autres entrées ici.
Ah c'est l'entrée. C'est l'entrée. C'est la seule.
Je crois qu'on joue alors faut pas parler trop fort. On va pas faire trop vite, on va se mettre au foyer. Alors qu'est-ce qu'on a ?
Quelle heure est-il alors ? Bah 10h. On va voir la sortie bientôt des spectacles.
Alors là on est quel jour ? Mercredi 21h. Pour un oui pour un non.
Nathalie Sarot. Voyez Gabriel Leose, il a joué dans une adaptation des diaboliques que j'avais écrite. Nicolas Brillanon l'a mise en scène.
J'ai été terriblement ému tellement c'était beau ce qu'ils ont fait mais que j'aurais aimé être avec eux sur scène mais j'avais pas ma place dans cette place. Jean-Paul Bor, j'ai joué avec lui euh ici même chose VU de Victor Hugo que j'ai reprise ensuite avec ma femme donc Chose Vu et chanté ici aussi qui chantait des poèmes de Hugo et euh il joue à 19h et mémoire d'Adrien Dursenard. C'est magnifique.
Évidemment Maxime Daboville grand comédien ici les metteurs en scène dans les justes de Camu des une version des justes très minérales très dur comment bitos. Bitos tout à fait génial aidé à produire j'en suis très fier. Ah ouais parce que vraiment ça faisait ça n'avait pas été fait depuis depuis oui depuis bouquet.
Voilà. Alors il a eu le génie aussi de l'adapter de le réduire. Ah oui.
Oui. C'était formidable. Qu'est-ce que ça parle à notre période d'aujourd'hui aussi.
Voilà une vision de la politique aussi qu'il faut regarder. Ça nous parle de l'épuration, ça nous parle de la terreur révolutionnaire, ça nous parle de 2026 et cette manière dont la politique peut devenir sanglante sans que les gens se sentent coupables. Et donc faut faire attention.
C'est une matière dangereuse. On l'a avec les justes parce que je lance la bombe dans la calèche où il y a des enfants à côté du grand du je la lance pas. Fondamental mieux.
On en parle d'ailleurs dans le que des choses intéressantes ici. Ah bah oui, le le poche c'est ça, c'est du théâtre qui revient chez vous avec vous revenez avec lui chez vous. Vous y pensez, ça vous fait réfléchir, ça vous fait cogiter.
Ah oui, non, on n'est pas dans le théâtre de digestion, ça c'est sûr. Voilà. Mais c'est bien aussi le théâtre de divertissement, mais là on est dans le théâtre littéraire de réflexion, de méditation même.
Voyez Adrien sur la mort nous ce qu'on fait une histoire de théâtre avec la voix de Philippe et même et même marque et pourtant il y a pas de grandes pièces classiques. Voyez c'est en ça il y a quand même juste c'est devenu un classique. Le menteur de Corneille qui a été un triomphe ici les saisons précédentes.
C'est une immense pièce baroque. Henteur de Corneille, c'est le moment où Corneille va devenir Shakespeare et Richolieu va le briser. Il va dire "Non, on va faire la tragédie classique, les trois unités, tu vas rentrer dans mon système." C'est de la politique.
La monarchie absolue commence par le théâtre mais c'est aussi l'histoire littéraire. Corneille aurait pu être Shakespeare, le menteur, l'illusion comique, la veuve, c'est Shakespearia. Et non, il va devenir le grand tragique.
Très bien. C'est notre histoire. On entre, je vous suis.
Et on parlait de Morgan. Voilà K partout. On a fait des un petit théâtre avec une grande offre.
Toutes ces choses toutes ces choses magnifique. Voilà. Et on voit les photos de Johan qui nous accueille.
Merci de nous accueillir. Et puis l'homme le plus important Ble une fois de plus. Philippe quand il a repris ce thé pas parce qu'on va se faire engueuler il m'a il m'a raconté que c'est c'est c'est les autres directeurs disaient bon tu vas faire un théâtre mais fais pas de barre c'est l'espace perdu il l'a fait il avait raison le spectacle commence ici et il se continue ici une pièce de théâtre après on en parle on en parle autour d'un verre autour d'une d'une charcuterie voilà un théâtre sans foyer c'est vraiment un château sans donjon c'est il faut ce foyer c'est là que ça se pass on peut prendre un verre Ah oui, on va prendre un verre.
On se met ici. Ah oui, avec les le livre. Qu'est-ce que Qu'est-ce que vous voulez boire à Christophe ?
Moi j'aime bien boir une bière pression. Je sais pas si c'est raisonnable. Ben voilà.
Bah deux bières pression s'il vous plaît. Le théâtre vous souvenez de la première fois que vous êtes monté sur scène gamin ? Vousz à 14 ans.
Oui 17 ans. 17 ans. J'avais j'avais eu déjà des premières émotions quand j'étais tout petit.
On faisait des petits spectacles pour les personnes âgées, voyez, pour goûter des personnes âgées. Et j'avais fait un petit monologue en patoi. Je parlais pas le patoi au Savoyard.
Donc ma ma tante à l'époque m'avait lu l'histoire. Donc vous l'aviez fait en phonétique et je l'avais appris en phonétique et ça racontait l'histoire d'un paysan qui renseignait des militaires qui cherchaient leur chemin. Tout ça en patoi.
Je me souviens d'expression il frapp pital les tartifles vous qui sa voix. Il frappe pas pital il fa pas pital les tartifles ça veut dire il faut pas petiter les pommes de terre. Il leur disait ça vrai que le mot tartiflette a été un d'ailleurs c'est une création touristique absolue.
Voilà la tartifle c'est la pomme de terre. Mais je rencontre après cette professeur qui me fait découvrir le théâtre et puis en 1984 j'ai 17 ans, je joue sirano. On monte sirano de Berguraac.
On était une trentaine de jeunes. Ça allait des 6e jusqu'au terminal des profs merveilleux qui ont fait des décors. On répète toute une année.
Je n'étais jamais allé au théâtre. Non mais non. Je vivais en haut de Savoie loin du tout.
J'avais jamais pu. Merci. Merci beaucoup.
Ça n'ai jamais mis les pieds dans un théâtre et voilà que ma première découverte du vrai théâtre avec le public, pas à la télé, c'est d'être sur scè et cette Oui. Donc vous aviez aucune idée de ce que c'est. C'est avant de le faire, vous ne l'aviez pas vu ?
Non, je l'avais pas vu comme spectateur. Je sais pas ce que j'ai fait. Et ça c'est un choc qui m'a brûlé au fer rouge.
J'ai le souvenir très précis de deux moments. C'est quand je suis à l'arrière du public avant d'entrer parce que je rentrai par le public. Merci.
Donc je les vois. Je vois cette bête à 1000 têtes qui va me dévorer et là qu'est-ce que j'aurais donné pour pas y aller wou j'étais vraiment c'est là que vous vous rendez compte que le track c'est c'est pas comparable à quoi que ce soit d'autre. C'est pas une peur comme les autres.
C'est quelque chose de beaucoup plus fondamental. Et le deuxième souvenir frappant c'est qu'à la fin Sireno meurt donc je meurs, je tombe là par terre les yeux fermés et j'entends une sorte de d'effondrement comme si le toit tombait et c'est le public qui applaudit. Et ça c'est voilà ce ces deux sensations extrêmes qui sont un maximum d'amour à la fin et un maximum de terreur au début.
C'est ce qui fait que on se dit plus jamais ça et qu'après une sortie de scène, on veut retourner. On a beaucoup parlé, on a le droit de on a le droit de boire un coup ces premiers applaudissements qui ont été suivis par d'autres. Bien sûr, vous avez une capacité à comment dire à emmagaziner, enregistrer, digérer un nom d'information à simpliser les journaux tous les matins et vous avez une capacité à prendre le texte au plus profond de vous.
Quand et comment vous l'apprenez ce texte ? Vous dites vous me disiez "Je dors pas trop la nuit, est-ce que par exemple c'est la nuit ?" Non, c'est plus la nuit.
J'ai changé. Quand j'étais jeune, je pouvais apprendre un peu n'importe quand, je retenais. Maintenant, si j'apprends un texte le soir, je l'ai oublié le matin.
Ah oui ? J'ai besoin euh c'est l'âge d'apprendre dans les moments frais. OK ?
Donc j'apprends euh très très tôt le matin euh quand quand je peux et je retiens mieux. Euh mais j'ai aussi d'autres trucs qui sont venus avec l'expérience. Par exemple, je spatialise.
Je sais que je dois dire telle phrase parce que je suis près de la rose qui est posée sur le guéridon. D'accord. On pas dans l'apprentissage pur.
Après cette phrase, il y en a une autre. On apprend comme ça et avec les répétitions, on greffe les phrases sur des choses physiques. Quand je prends mes lunettes, je dois dire qui est cet homme ?
Voilà. Et donc on va comme ça comme si on sautait à cloche-pied de de vers des choses cohérentes. Quand je suis sur cette chaise, je sais ce que je dois dire.
Quand je sais que je dis ça, je dois être sur cette chaise. Donc ça ça fonctionne bien. Donc on apprend beaucoup plus en répétant qu'avec simplement le texte en main.
C'est un mélange des deux. Et puis je me livre à quelque chose qui est un exercice que je recommande à tout le monde pour vous voir si vous savez bien un texte. Récitez-le dans votre tête pendant que vous faites autre chose.
Vous êtes en plateau télé, vous êtes en train de débattre de la dette française et vous vous récitez dans votre tête le texte le texte. Si vous êtes capable d'écouter ce qui se dit et d'avoir quand même le texte qui se déroule, vous le savez. Est-ce que ça vous pourrit la vie pour apprendre ?
Non, ça m'aide. Moi sur mon téléphone, j'ai mes textes. Ouais.
Par ex. Je me je me rends compte que cet après-midi, j'ai travaillé cette interview, je suis sur mon ordi, j'écris les questions, j'essaie de construire la soirée et j'ai ça qui m'appelle toutes les 2 minutes en qui me qui me qui m'attire qui me demande de le prendre dans la main même s'il y a pas de et au feba et les trois empereurs qui est-ce que je joue avec ma femme Vadim, notre pianiste B, j'ai le texte donc de temps en temp je me replonge là-dedans. Oui, mais quand vous êtes en train d'apprendre le SMS, l'appel, la capacité de concentration, continuez continuez à vous dire et citer votre texte en lisant le texto et en vous disant, faudra que je réponde tout à l'heure oui ou non.
Et vous continuez. Ah si vous y arrivez, c'est que vous le savez bien parce que c'est ça le théâtre, c'est dire un texte pendant que quelqu'un tousse, que quelqu'un remue, que l'anexoire est tombé et donc vous devez à la fois être complètement dedans et arriver à vous en détacher. Donc c'est c'est là où on maîtrise.
Donc non, ça ça me distrait pas puis après c'est une question de discipline. Donc voilà, je voudrais finir avec un point aujourd'hui. Vous mélangez le théâtre et l'amour.
Vous travaillez avec votre femme ? Oui. Pauline ?
Oui. Courtin qui est Soprano. Oui.
Déjà vous êtes rencontré comment ? Au spectacle. Au spectacle.
Elle elle chantait avec un orchestre à donner un récital et moi j'avais un spectacle à l'époque avec Marc Jolivet, spectacle d'humour politique et on se succédait sur scène et donc j'ai eu le coup de foudre. Voilà, ça m'a pris quelques temps après pour C'est vrai que écouter sa voix tous les soirs. Ah ouais.
La première fois que je l'ai vu, elle répétait, c'était l'après-midi, elle réglait les balances et elle était sur scène, on elle chantait. Et je me suis assis tellement j'ai été euh foudroyé par la beauté de sa voix, par sa beauté. Donc voilà, c'est des moments dans la vie sentimentale, le coup de foudre qui sont importants.
L'amour est inspirant quand on fait ce il ne détourne pas du travail et des Ah non non non, il est différent. Bien sûr, bien sûr. Là, créer ensemble des spectacles musicaux, c'est un bonheur absolu.
Être en scène avec elle, donc les ça notre passion commune de la scène et puis l'amour et pour moi l'admiration parce que le le champ d'opéra c'est hors norme. C'est bien au-dessus du théâtre. C'est une discipline vraiment physique aussi c'est sportif, technique spirituelle.
Tu as quelque chose de l'ordre du surnaturel. Il y a plus d'acteurs que de chanteurs de théâtre. Ah oui oui, tout à fait, tout à fait.
Puis le théâtre, c'est du caoutcho. On peut être un peu souple, un peu plus, un peu moins. Ça passe l'opéra.
Si vous êtes à côté de la n, vous êtes à côté de la note. Donc ça j'ai une grande admiration et c'est formidable de faire ça ensemble. On a créé mon arm amour, on a créé Off and Back à partir de ce qu'elle voulait chanter donc et et on mélange les deux et ça c'est très c'est très agréable vraiment très agréable.
Peut-être que c'est ce que connaissent beaucoup de jeunes couples d'acteurs parce qu'on se rencontre à l'école de théâtre, on fait du théâtre ensemble. Moi, je suis content que ça nous soit arrivé un peu plus tard dans la vie parce que ça permet de de de vivre ça avec un peu plus aussi de sagesse. C'est c'est très bien.
Vous avez, on l'a compris depuis le début de cette soirée, vous avez fait 1000 choses. 1000 choses et ce qui vous qui prennent du temps, beaucoup de temps, le théâtre, le journalisme, cette idée dans les ministères. Est-ce que vous êtes passé à côté de certaines choses que d'autres considéraient comme essentiel votre famille, vos enfants ?
Oui, dans les années où je dirigeais l'Express et où mes enfants étaient étaient petits, j'ai sans doute eu trop peu de temps pour à la fois profiter d'eux et et et leur donner le temps qui était qui était nécessaire. Ils avaient heureusement une mère formidable. Aujourd'hui, je grandis avec les enfants de Paul qui sont jeunes et et je me rends compte en étant beaucoup avec eux que je n'ai pas été beaucoup avec mes propres enfants il y a il y a 20 ans.
Parce que vous avez pu manquer enfin manquer en terme de temps. Oui, c'est ça. Et puis voilà.
Après honnêtement là aussi je n'ai pas de regret ni de remorque parce que l'express dans cette vie publique qui me tient à à cœur dans cette vie de la République express c'est pas rien. On m'a confié quand même pendant 10 ans un journal que je lisais quand j'étais adolescent où je rêvais de travailler et que j'ai l'honneur de diriger il y avait une forme de mission un peu supérieure. Ouis oui oui tout à fait.
Bien sûr bien sûr. Je ne dormais exprès, je mangeais exprès. Ça me dépassait.
Pardon ? ce qui est une forme presque d'égoïsme à à vivre votre moment plutôt que celui pouvait avoir besoin il y a sans doute l'idée de je veux pas me dire dans 15 ans ah je regrette de pas l'avoir fait donc je vais le faire même si je dois me dire 15 ans après je regrette d'avoir dû sacrifier des choses bien sûr il y a il y a cela, il y a cet esclavage c'est c'est comme ça mais vraiment pour pour l'express du mieux que j'ai pu et j'ai j'ai vraiment tout tout donné mais ça a été pour moi immense honneur de diriger cette rédaction, ce titre pendant les quelques années avant que je passe le témoin comme d'autres. On a qu'une seule vie donc il faut en avoir plusieurs.
Donc c'est pas le théâtre ou le journalisme, c'est pas écrire ou diriger, faut en avoir plusieurs. Donc cette boulimie, oui, c'est sans doute une addiction. Elle se paye.
J'ai pas beaucoup dormi, je me suis semble abîmé. Mais j'ai aucun regret. J'ai aucun regret.
Je vais me retourner à un moment donné, je me dire c'est fini, je vais mourir. Ouais, franchement, je pourrais mourir ce soir. J'ai vécu j'ai pas été privé et je vois que ça vient de se terminer.
Ah Macha, bonsoir Macha nous parler de George Sand. Voilà, je s de scène et nous jouons Sand Chopin avec ER que je Ça vous montre incroyable richesse de la programmation de ce théâtre. Exactement.
On en parlait devant toutes les affiches. Voilà. On est on a vu votre affiche Machal devant la on a les justes qui vont sortir après.
C'est ça. Voilà. On savait que tu étais là et on voulait d'ailleurs est-ce que vous pouvez nous montrer parce que là on est dans le foyer.
La salle on peut on peut l'avir pour finir l'émission. Allons-y. On va vite fait hop on prend notre bière.
Bah oui on prend notre bière. On va descendre on va descendre dans celle du bas. Ah ben amenez beaucoup et on va y aller parler.
Mais d'accord. Mais alors euh celle du bas, c'est celle qui vient de se la pièce vient de se terminer. Ah oui, voilà.
Parce qu'on rentre pas dans une salle. Genre je cent c'est en bas parce qu'il y ain et en bas il y a le piano. Mais là ah c'est l'entrée des artistes.
On va faire l'entrée des artistes. Alors ah oui alors attention Julien de colons. On y arrive.
On y arrive. Ah oui d'accord. Alors ah coucou j'ai une photo.
J'ai fait une photo. Bonjour à tous. Alors est-ce que tout s'est bien passé ?
C'était par c'était magnifique. Et vous étiez formidable. Merci.
Vous étiez formidable. Merci beaucoup. Merci.
Quel magnifique échange et magnifique spectacle. C'est curieux d'entendre la voix de Philippe Tesson ici. Donc voilà, beaucoup d'émotions.
Voilà le théâtre où on ne meurt jamais où voilà on revit. On est là. Ben merci merci d'avoir été là.
Et alors vous là on est très proche. Ah oui oui, moi j'adore ça. Vous vous regardez quelqu'un, vous êtes là.
Oui, soit quelqu'un de précis sur certaines scènes, soit au contraire on fait un peu actraction. Je circule beaucoup. J'aime bien m'approcher des gens.
J'aime beaucoup ce théâtre du du petit poche parce que voilà, les gens sont avec nous et donc dans Fback, nous jouons le café anglais. C'est ça. Donc les spectateurs, ce sont les clients du café anglais.
Donc on les fait chanter avec nous, on les interpelle, il ils font partie de la pièce et ça vous l'avez pas dans les théâtres privati. Et vous faites l'accent et je fais l'accent de Fenbag. Bien sûr, il faut il faut un petit accent allemand.
Merci Christophe. Tibo. Merci beaucoup.
J'ai une dernière question. Promenade. Je vous laisse un choix.
Suivre en plateau un second tour d'élection présidentielle et et l'analyser ou la tirade du nez de sirano sur la scène de la Comédie Française. Mais pourquoi voulez-vous choisir Il faut choisir. Bah oui, mais c'est le jeu.
C'est un jeu. C'est ça qui est rigolo. C'est un jeu.
D'accord. On va vous prendre à votre propre jeu. Le second tour de l'élection présidentielle ça sera un dimanche.
J'aurais joué en matinée. Vous êtes vraiment vous êtes vraiment c'est un manque de courage ça. Je crois que vous preniez position la tirade des je à 17 ans plus la force aujourd'hui il faut avoir 17 ans pour faire ça.
On n'est pas sérieux quand on a 17 ans.