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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 14 mars 2025 10 min

"La force de Vladimir Poutine, c'est Donald Trump"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

reçoit Aurore Laluc député européenne bonjour bonjour bonjour Aurore Laluc une première question d'actualité avant de parler bien évidemment de Russie et d'Ukraine on a appris hier que des perquisitions avaient eu lieu au Parlement européen pour des soupçons de corruption auprès de d'anciens ou d'actuel députés européens en cause le chinois Huawei vous en avez entendu parler au Parlement européen on sait qu'il y a eu déjà une précédente affaire qu'on a appelé le Qatar gate euh c'est une fois de plus une suspicion sur le Parlement bien sûr B c'est une suspicion très clairement et puis c'est aussi une suspicion de corruption et d'ingérence c'est les deux c'est ça qui est terrible c'est que c'est les deux on avait le cas target maintenant on a cette affaire là à voir ce qui va se passer mais ça montre que en ce moment les questions géopolitiques en tout cas sont extrêmement extrêmement importantes et les tentatives de déstabilisation terrible aussi alors on est loin d'une trêve en Ukraine le ping-pong continue entre Donald Trump Vladimir Poutine et volodomir au milieu à quel prix on peut avoir une trêve pas au prix proposé en tout cas par par par Poutine on le voit bien de toute façon on le savait en réalité qu'il n'allait pas accepter les conditions mis sur la table on voit bien qu'il veut le gouvernement il a dit très clairement il veut démer le gouvernement de Zelenski il veut pas entendre parler de l'OTAN il veut que les territoires qu'il a envahi de manière totalement illégale soit reconnu ça s'appelle pas une paix ça s'appelle une capitulation et c'est pas pas possible et en fait ce qui est terrible aujourd'hui c'est que finalement la force de Vladimir Poutine c'est Donald Trump c'est ça en fait c'est que maintenant on attend avec avec peur la réponse de Donald Trump c'est ça parce que finalement sur le plan de l'armement et cetera sur le plan militaire on sait très bien que on peut réussir en fait à gagner mais la réalité c'est qu'aujourd'hui bah oui le meilleur allié le meilleur à tout de Trump de Poutine aujourd'hui bah c'est c'est Trump donc on va voir ce que ça va donner mais on est effectiv extrêmement inquiet entre le début de l'invasion et aujourd'hui on a dit à une époque en tout cas un certain nombre de de responsables européens ou ou même mondiaux on dit le seul moyen d'avoir la paix c'est que l'Ukraine gagne la guerre est-ce que c'est encore valable cette expression aujourd'hui ou pas B bien sûr c'est vrai enfin je dire à un moment faut que le droit international soit respecté et on a toujours dit avec Raphael glxman il faut envoyer des armes des armes des armes notre première ligne de défense parce que Poutine ne s'arrêtera pas il s'est jamais arrêté en fait notre première ligne aujourd'hui de défense c'est c'est Raine ce sont les Ukrainiens donc il faut absolument faire en sorte de créer cette Europe de la défense parce qu'on le voit bien aujourd'hui on a plus le parapluie américain donc il faut créer l'Europe de la défense il faut se mettre en économie de guerre et en production de guerre pour pouvoir produire un maximum d'armement et faire en sorte bah oui que l'Ukraine puisse puisse récupérer son territoire en fait tout simplement c'est quand même pas dingue ce que ce que vous avez dit dans une dans votre dans une tribune dans Le Monde nous devons mettre en place une économie de guerre Emmanuel a parfaitement raison il faut le faire mais on ne peut plus se payer de mots il faut agir c'est quoi pour vous agir pour l'économie de guerre c'est déjà où trouver l'argent c'est où trouver l'argent mais en fait l'économie de guerre c'est trois piliers c'est un la puissance publique qui dit quels sont ses besoins et en fait c'est ça la réalité c'est les besoins qui vont créer derrière les nécessités et la façon dont on doit mettre en route l'appareil productif quels sont nos besoins en terme d'armement mais pas que j'iniste sur les questions aussi de communication de numérique on voit bien que si on n pas la communication ce n'est pas souverin sur notre communication et sur nos outils numériques on perdra en fait donc il faut il faut déjà définir quels sont nos besoins et en fonction de ça viendra derrière la question du financement c'est un vrai enjeu mais il y a plein de solutions mais j'e juste sur j'insiste juste sur deux points Macron a parlé pendant des années d'économie de guerre il ne l'a pas fait maintenant faut le faire c'est le premier point le deuxième point au début il disait qu'il fallait pas humilier la Russie donc en plus effectivement et puis il y a un autre point c'est que les moments d'économie de guerre sont des moments d'unité d'union et en économie de guerre on prend soin de quoi on prend soin de ces troupes et ces troupes aujourd'hui c'est qui bah c'est tous les travailleurs qui sont en train de produire des armements qui vont produire encore d'autres installations donc tous les discours antisociaux que je peux entendre en ce moment sont profondément irresponsables c'est un premier point et deuxièmement et deuxièmement vraiment c'est un moment où il faut prendre soin de sa population alors justement on va revenir sur je dirais l'aspect franco-français mais au niveau européen la présidente de la commission vend derien dit euh il y a 650 milliards euh qui sont prêts sauf que cet argentl n'existe pas le but c'est d'encourager les 27 ou 26 on verra ce que fera la Hongrie à éventuellement dépenser en ayant la possibilité d'aller au-delà du déficit 3 % euh ça c'est un leur parce que tous les pays vont pas forcément faire cet effort et ils ne peuvent pas forcément faire cet effort donc quand vous dites il faut d'abord dépilier avant le financement le financement il n'existe pas il peut exister en fait la réalité c'est que je suis d'accord avec vous c'estd qu'il y a certains pays qui vont pouvoir s'endetter et qui doivent augmenter leur dépenses en matière de défense il y en a d'autres qui ne le pour pas la France est déjà par exemple je pense à la France et je pense à l'Italie et il faut faire attention aussi dans ce moment-là qu'on n pas d'attaque spéculative contre contre la dette d'autant plus que la Banque centrale européenne ne pourra peut-être pas intervenir comme elle est intervenu au moment du covid donc je suis d'accord avec vous là-dessus faut faire très attention et par ailleurs ce qu'il nous faut c'est pas des solutions nationales ce sont des solutions coordonnées au niveau européen la bonne nouvelle c'est qu'en fait au niveau européen les choses mais je le dis en tant que présidente de commission des affaires économiques j'ai jamais vu l'Europe évoluer aussi vite en de TR semaines depuis le discours de Van à Munich tout a changé il y a une vraie prise de conscience on a les mécanismes de financement ce sont des trucs très techniques mais je pense au mécanisme européen de stabilité c'est en gros 500 milliards qui peuvent être mis à disposition tout de suite mais ça doit se faêre ça doit se faire au niveau européen ce qu'il nous faut maintenant c'est un accord politique c'est ça qui va être le plus diff difficile à trouver finalement mais oui je suis d'accord avec vous pour l'instant ce qui a été proposé c'est pas vraiment 800 milliards on déshabille un peu Paul pour Rabiller jacqu on essaie de trouver un peu de l'argent partout c'est un premier pas parce qu'elle annonce des 150 milliards au niveau européen donc ça c'est un symbole politique fort ça veut dire que sous forme de prê mais il y a un tabou qui est levé on fait l'Europe de la défense en fait tout simplement est-ce qu'on l'a fait ou est-ce qu'on en parle c'est pas la même chose on a fait sincèrement on l'a fait c'estàdire qu'on en parle on est en train de la faire à partir du moment où va se dit qu'on va se faire un endettement commun àors de 150 milliards ça veut dire qu'on est en train de la faire mais encore une fois il y a plein d'autres mécanismes à notre disposition et vraiment j'insiste le mécanisme européen de stabilité qui est là en cas de problème c'est un montant de près de 400 à 500 milliards ça nous permettrait d'agir extrêmement vite donc il y a des possibilités en fait européennes aujourd'hui c'est au niveau européen que ça doit se faire on doit être solidaire les uns les autres alors je vous ramène un regard franco-français sur cette crise russo-ukrainienne il y a eu un débat à l'Assemblée nationale jeudi avec entre autres par parmi les points abordés dans une résolution qui n'est absolument pas contraignante pour pour le gouvernement c'est celle de l'utilisation ou pas des avoirs russes gelés certains disent il faut on peut servir des intérêts mais on ne peut pas se servir des avoirs puisqu'ils sont gelés mais pas confisqués quelle est votre position vous à place publique est-ce que vous êtes pour qu'on utilise ces avoirs malgré les réticences en terme de droit international on a toujours dit qu'il fallait utiliser ces avoir après la base du droit international c'est qu'on envahit pas son voisin en fait et c'est qu'on respect les frontières donc déjà on va faut remettre un peu les choses dans l'ordre ensuite le seul sujet que ça pose c'est que je suis ému de voir en tout cas tout le monde devient un spécialiste des actifs et des avoirs et de comment ça fonctionne et cetera tout le monde devient spécialiste de ce qu'on appelle le post trade en finance et quand même de la technicité de la technicité la réalité c'est que ça pose des sujets en terme de stabilité financière qu'il faut faire les choses correctement pour faire ça c'est est-ce qu'on peut ou est-ce qu'on peut pas ou est-ce que c'est un débat on doit le faire politicien ou pas on doit le faire les seuls sujets que ça pose vraiment ce sont des sujets en termes de stabilité financière donc il faut le faire correctement ça fait pas un peu le loi du talion c'està-dire les Russes envahissent sans se référer au international donc on peut leur prendre leur avoir gelé ben je suis désolé mais on est dans un moment où on doit se protéger ENF on va se parler clairement en fait si on fait tout ça c'est pas par guêé de cœur en fait si on est en train de chercher de l'argent pour pouvoir se réarmer si on a gelé des actifs et cetera c'est pas par de cœur c'est qu'en fait il y a un pays qu'en a envahi un autre et qui par ailleurs ne s'arrêtera pas là donc il faut faire ce qu'on doit faire on est je suis désolé mais en période de guerre c'est terrible mais c'est comme ça et donc on doit tout mettre tous les moyens à notre disposition et le gel et la confiscation et l'utilisation des avoir russes en font partie alors rapidement un petit mot de Raphael Luxman je rappelle qui est coprésident de place publique et députés européens comme vous il a dit Jean-Luc Mélenchon qu'il avait un discours défétiste sur l'Ukraine ça veut dire quoi qu'il faut aller au bout du conflit et ne pas forcément être pour la paix qu'est-ce qu'il a voulu dire par là Raphael guxman mais surtout qu'est-ce qu'il a voulu dire par là Jean-Luc Mélenchon je veux dire il est toujours en train de dire matin midi et soir qui veut la paix mais enin pardon qui veut la paix les premiers à vouloir la paix c'est qui ce sont lesra la déf de l'ukrainee la paix que veut je ce sont les Ukrainiens qui veulent la paix enfin c'est qu'est-ce que c'est que ces éléments de langage en fait et puis je vais vous dire aussi clairement moi les leçons de géopolitique de quelqu'un qui nous a expliqué la veille de l'invasion de l'Ukraine que jamais au grand jamais avec son mépris et sa morgue habituelle les Russes n'envahiront la l'Ukraine et que vraiment on ne comprenait rien on éit des Vat guerre je crois que dans le contexte actuel je vais bien m'en passer en fait la réalité c'est que là nous on est des gens sérieux on avait alerté depuis le début justement pour maintenir la paix en fait parce qu'on y est attaché et qu'en fait c'est très simple de de d'avoir des discours de paix quand on a dans un pays en paix il y a des gens qui aujourd'hui sont en train de faire la guerre et qui sont en train de nous protéger nous Européens et la moindre des choses qu'on puisse faire c'est les soutenir alors un mot très très rapide vous êtes en congrès ce weekend place publique le PS prépare le vous êtes partante pour r glman soit éventuellement candidat commun de la gauche à la présidentielle alors le place public va faire son congrès vous avez 10 secondes j'ai 10 secondes place publique va faire son congrès on va faire notre programme nous ce qui compte c'est de d'accueillir correctement les plus de 10000 adhérents que nous avons aujourd'hui le Parti socialiste va faire son programme et après on verra pour le reste le principal c'est le fond le fond le fond et puis après pour le reste on verra pour les incarnations ben on enarlera merci beaucoup merci