Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationFrance Inter (sur YouTube)· 17 avril 2024 14 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEurope & internationalTravail & emploi

Les 100 jours de Gabriel Attal à Matignon

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:04OuverteRéponse partielle

    Comment jugez-vous les 100 premiers jours du Premier ministre ?

  • 3:53RelanceRéponse partielle

    C'est-à-dire qu'il n'y a pas de différence de nature entre l'attalisme et le macronisme ?

  • 4:45OuverteRéponse directe

    Expliquez-nous ce que vous voulez dire par macronosarkosisme.

  • 5:54OuverteRéponse directe

    Et le sarkozisme, vous le voyez où ?

  • 9:10OuverteRéponse partielle

    Qu'en est-il 100 jours après ? Le RN est donné à 32% d'intention de vote.

  • 10:29RelanceRéponse partielle

    Sur les Européennes, normalement, il est chef de la majorité. Le Premier ministre est chef de la majorité. Celui qui doit mener la campagne. Et pour l'instant, c'est raté.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:09PrésentateurFait
    « Coup politique d'Emmanuel Macron, plus jeune Premier ministre de la Ve République à 34 ans. »
  • 0:57PrésentateurFait
    « Il n'a toujours pas de majorité à l'Assemblée Nationale. »
  • 1:09InvitéFait
    « C'est l'histoire d'une ambition contrariée. »
  • 1:24InvitéFait
    « L'addition, vous l'avez dit, pour les comptes publics. »
  • 2:00InvitéFait
    « Je rappelle l'article 20 de la Constitution. Le gouvernement, donc le chef du gouvernement, détermine et conduit la politique de la nation. »
  • 4:14InvitéFait
    « La réforme annoncée de l'assurance chômage est quelque chose de courageux. »
  • 4:28InvitéFait
    « Il avait promis des grandes choses. On se souvient de ces fameux groupes de niveau. »
  • 5:07InvitéFait
    « Il arrive, il dit, je vais parler aux classes moyennes, ce qui rappelle beaucoup au travail. »
  • 5:12InvitéFait
    « Je vais parler de la question du travail avec la question de la désmicardisation qu'il porte dans son discours de politique générale à la fin du mois de janvier dernier. »
  • 6:14InvitéFait
    « Lui, il explique bien qu'il veut juste taxer la rente, qu'il ne veut pas augmenter les impôts. »
  • 6:48InvitéFait
    « Et ça, Gabriel Attal a pris ça, il lance des morceaux de viande à nous, au débat. »
  • 7:04InvitéFait
    « Dans le fond, c'est effectivement beaucoup plus à droite. »
  • 7:57InvitéFait
    « Qu'est-ce qu'il disait ? Tu salis, tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies. »
  • 9:12PrésentateurChiffre
    « Le RN est donné à 32% d'intention de vote. »
  • 9:23InvitéFait
    « L'affiche était séduisante. Le plus jeune Premier ministre face à Jordan Bardella, qui n'a même pas 30 ans, c'était écrit. »

Temps de parole

  • Invité28 %
  • Invité 227 %
  • Invité 327 %
  • Présentateur17 %

0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Les débats ce matin sur les 100 jours de Gabriel Attal à Matignon. J'ai encore en mémoire le débat que nous avions fait dans ce studio lors de sa nomination. Coup politique d'Emmanuel Macron, plus jeune Premier ministre de la Ve République à 34 ans. Armanti, Jordan Bardella dans la perspective des Européennes. Ministre populaire qui serait peut-être à même de redonner un souffle au second quinquennat du Président. Trois mois plus tard, qu'en est-il ? On pose la question ce matin à Soisy Kemener, rédactrice en chef de la Tribune Dimanche. Thomas Legrand, chroniqueur à Libération, producteur d'enquête de politique sur Inter.

Et Guillaume Roquette, le directeur de la rédaction du Figaro Magazine. Bonjour à tous les trois. Bonjour Nicolas. Et merci d'être à ce micro. Gabriel Attal a affronté la crise des agriculteurs. Il a dû assumer la dégradation des finances publiques. Il s'est démultiplié en France, dans les médias. Et il n'a toujours pas de majorité à l'Assemblée Nationale. Premier tour de table, même question à tous les trois. Comment jugez-vous les 100 premiers jours du Premier ministre ? Soisy Kemener.

1:09
Invité

C'est l'histoire d'une ambition contrariée. C'est-à-dire, vous l'avez dit, c'est un Premier ministre qui arrive et qui doit porter la régénération du macronisme. C'est pas rien. C'est ce que lui dit le Président de la République dans un tweet le 9 janvier, le jour de sa nomination. Or, c'est quoi les 100 premiers jours ? C'est le moment de l'addition. L'addition, vous l'avez dit, pour les comptes publics. La question de l'autorité, puisqu'elle reste pendante après les émeutes de juin 2023. Une réponse doit être apportée par le gouvernement dans les jours qui viennent. Et puis, c'est aussi la question, finalement, d'une dégradation des relations au sein de la majorité.

Et ça aussi, c'est l'addition de ce qui s'est passé auparavant. Donc, c'était un Premier ministre neuf, nouveau, mais qui doit porter le poids de tout ce qui s'est passé depuis 2017.

1:50
Présentateur

Pour vous, Thomas Legrand, le bilan des 100 jours tient en un mot. Rien, c'est une citation. 100 jours de vide, c'en est une autre.

1:57
Invité

Je rappelle l'article 20 de la Constitution. Le gouvernement, donc le chef du gouvernement, détermine et conduit la politique de la nation. Détermine. Et c'est un Premier ministre qui n'a toujours pas de majorité, qui n'a pas d'identité politique et qui n'a pas d'autorité personnelle et morale très forte. Et c'est tout à fait normal. Il est jeune et il vient de nulle part. Il n'a pas de passé politique, si ce n'est un passé macroniste. J'avais eu du mal à définir... Socialiste. Oui, socialiste, mais enfin, d'étudiant. On a du mal à définir le macronisme. On a encore plus de mal à définir l'atalisme.

Normalement, un Premier ministre, quand c'est nommé, c'est nommé pour apporter une idée politique. Quand de Chaban, le premier Premier ministre de Pompidou, à Edouard Philippe, le premier Premier ministre d'Emmanuel Macron, à chaque fois, c'est un complément politique. C'est un univers politique, une identité politique autour de laquelle doit se former une majorité, puisque le premier ministre est responsable devant le Parlement. On n'a rien de tout ça ici. Guillaume Roquet, votre lecture de ces 100 derniers jours ? D'abord, je trouve qu'il tient bien le choc. Et ce n'était quand même pas évident. Il est très jeune, il avait une expérience politique relativement limitée.

Thomas Legrand le rappelait à l'instant. Or, personne aujourd'hui ne dit que c'est une erreur de casting. Et la façon dont il a fait face aux agriculteurs était intéressante. Je suis assez d'accord. Il a fait face à la crise et il a réussi à la désamorcer. Oui, on peut dire, à mon avis, en étant pragmatique et en comprenant les véritables enjeux. Mais je pense que c'est ça le positionnement de Gabriel Attal. C'est un homme qui est plus en réaction par rapport aux événements et aux attentes de l'opinion qu'avec une offre politique structurée. Mais ça, il me semble que c'est la définition du macronisme.

3:53
Présentateur

C'est-à-dire qu'il n'y a pas de différence de nature entre l'attalisme et le macronisme ?

3:58
Invité

Non, je pense que l'attalisme est un macronisme chimiquement pur. En quoi ? En fait, il n'a pas de positionnement politique autre qu'une aspiration quand même à une forme de liberté. Non, à une forme de libéralisme. Par exemple, la réforme annoncée de l'assurance chômage est quelque chose de courageux. Mais pour le reste, c'est un pragmatisme. Et je pense que c'est les limites du système, elles sont là. Parce qu'on le voit sur l'éducation nationale, il avait promis des grandes choses. On se souvient de ces fameux groupes de niveau. Aujourd'hui, qu'est-ce qui reste ? Rien, parce qu'il y a une ministre qui enterre le truc. Donc effectivement, je pense que ça n'ira pas très loin.

4:37
Présentateur

Sur l'attalisme, Swazik Kemener, vous dites que l'attalisme est un macronosarkosisme. Alors, il y a beaucoup d'ismes dedans. Expliquez-nous ce que vous voulez dire.

4:47
Invité

C'est une certaine forme de macronisme libéré de les conditions de l'élection de 2017. En 2017, qui va voter pour Emmanuel Macron ? C'est une grande partie des électeurs de François Hollande. Tout a changé. On sait qu'il y a eu un basculement au cours du premier quinquennat. C'est-à-dire, la droite s'est mise à voter pour Emmanuel Macron. Et là, aujourd'hui, on a un Gabriel Attal qui est libéré de toute cette histoire. C'est-à-dire qu'il arrive, il dit, je vais parler aux classes moyennes, ce qui rappelle beaucoup au travail.

Je vais parler de la question du travail avec la question de la désmicardisation qu'il porte dans son discours de politique générale à la fin du mois de janvier dernier. Donc, c'est très clairement une façon de porter un macronisme qui serait renouvelé, ou en tout cas, qui prendrait compte des conditions politiques telles qu'elles sont aujourd'hui, de à qui il peut s'adresser. Et finalement, c'est aussi ce que lui reproche toute une partie de la majorité.

C'est-à-dire que quand il annonce une nouvelle réforme de l'assurance chômage, certains lui disent, dont Elisabeth Borne, qui elle porte encore les réformes dans l'esprit de 2017, en disant, mais non, on ne peut pas réformer l'assurance chômage quand la courbe du chômage n'est plus en train de s'inverser.

5:54
Présentateur

Et le sarkozisme, vous le voyez où ?

5:56
Invité

Je le vois dans une omniprésence médiatique, dans la volonté d'être à la fois sur toutes les balles, et puis aussi dans cette idée d'être décomplexé par rapport au reste de son camp. C'est-à-dire qu'on le voit bien sur la question des impôts, la façon dont le débat s'installe au sein de la majorité. Lui, il explique bien qu'il veut juste taxer la rente, qu'il ne veut pas augmenter les impôts. Donc, il se met dans une position qui est une position classique de droit-centre-droit.

6:23
Présentateur

Sur la filiation sarkoziste, Thomas Le Grand, ou sarkozienne...

6:27
Invité

C'est dans la forme, et dans le fond. Dans la forme, Nicolas Sarkozy, c'était l'annonce des lois et des décrets, et plus importante que la loi et le décret. C'est-à-dire la vie d'une loi ou d'un décret, c'est le moment de l'annonce, et non pas le moment de son application. Ça ne fabrique plus du droit, la loi et le décret. C'est fait pour occuper le terrain. Et ça, Gabriel Attal a pris ça, il lance des morceaux de viande à nous, au débat. Et puis, dans le fond, effectivement, et d'ailleurs, Guillaume Roquet, l'ayant salué, ça valide ça. Dans le fond, c'est effectivement beaucoup plus à droite. Et je trouve que l'honnêteté politique voudrait qu'il y ait une alliance entre Renaissance et LR.

Ça serait cohérent, et enfin, il y aurait une majorité, une majorité absolue dans ce pays. Et il faut qu'il y ait une majorité pour que l'exécutif puisse agir. Et moi, je trouve qu'Éric Ciotti devrait arrêter de continuer à traiter Gabriel Attal de gauchiste. En fait, il a trouvé meilleur que lui sur son créneau de la droite, disons, de gouvernement. C'est Gabriel Attal. Il faut que LR et Renaissance soient ensemble. Ça serait de l'honnêteté politique. Guillaume Roquet. Je pense que la comparaison est évidemment séduisante. Avec Sarkozy. Avec Nicolas Sarkozy. Parce qu'il y a chez les deux une sorte de populisme bien élevé. C'est-à-dire qu'on est dans la transgression.

Vous vous souvenez de cette phrase de Gabriel Attal ? Qu'est-ce qu'il disait ? Tu salis, tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies. On ne serait plus parlé à nos enfants comme ça aujourd'hui. Le problème, c'est que... On les élève comme ça, nos enfants, bien sûr. C'est une bonne surprise.

8:08
Présentateur

Tu salis, je nettoie. En tout cas, chez moi. Les ados, ça c'est les ados.

8:16
Invité

Mais je crains fort que dans les deux cas, ça se limite assez largement à la posture. Et l'échec du sarkozyisme, c'est qu'en fait, il a déçu des électeurs de droite qui attendaient beaucoup de lui. Et sur les sujets régaliens ou d'immigration, malheureusement, les résultats n'ont pas été au rendez-vous. Et c'est un petit peu les limites de Gabriel Attal, on sent qu'il voudrait bien faire. Le problème, c'est qu'il n'a pas la majorité pour cela et il n'a pas non plus un soutien présidentiel. Et du coup, il est condamné à être prudent. Vous ne trouvez pas qu'il faudrait le soutien de LR ? Ce serait plus logique et plus clair, non ?

Non, parce qu'encore une fois, je pense que les LR ont payé pour voir et sont échaudés par ce bilan très mitigé du sarkozyisme.

8:57
Présentateur

Alors, au moment de sa nomination, je le rappelais, Gabriel Attal a été présenté comme l'arme anti-Bardella dans la perspective des Européennes. Même jeunesse, même maîtrise de la communication. Qu'en est-il 100 jours après ? Le RN est donné à 32% d'intention de vote. Valérie Ayet a 16 dans le sondage Radio France, le Parisien Ipsos. Cet aspect-là, un échec, Swazik et Mellert ?

9:23
Invité

Effectivement, l'affiche était séduisante. Le plus jeune Premier ministre face à Jordan Bardella, qui n'a même pas 30 ans, c'était écrit. Et effectivement, ça ne se passe pas du tout de cette façon-là. Alors, pourquoi ? Parce que le sujet qu'Emmanuel Macron a choisi de mettre en avant dans la première partie de cette campagne pour les élections européennes, c'est quoi ? C'est le RN parti anti-russe. Donc, c'est un sujet... Parti pro-russe. Parti pro-russe, pardon. C'est un sujet qui revêt, qui ramène au Président de la République. C'est la politique étrangère.

Donc, avec les crises, que ce soit la guerre qui continue à Gaza, que ce soit la guerre en Ukraine, on voit bien que les sujets reviennent au Président de la République. Donc, finalement, Gabriel Attal n'a pas... Mais il n'a pas d'espace par rapport au Président ? Il a assez peu d'espace dans cette campagne. Il va essayer d'en conquérir. Il fait un discours demain. Il va parler d'autorité. Il va s'exprimer. Il reprend les sujets de l'éducation nationale. Mais c'est vrai qu'on voit bien. Les regards sont plongés vers Moscou, vers Kiev. Ils sont tournés vers Gaza. Et beaucoup moins vers ce qui se passe en France. En tout cas, pour l'instant, dans cette campagne...

Sur les Européennes, Thomas Legrand ? Sur les Européennes, normalement, il est chef de la majorité. Le Premier ministre est chef de la majorité. Celui qui doit mener la campagne. Et pour l'instant, c'est raté. Puisque la campagne de Renaissance ne décolle pas. Et même, ça fait. C'est vrai que ce face-à-face de deux jeunes, le Premier ministre et Jordan Bardella, tous les deux habillés dans de superbes costards cintrés, un petit peu comme les chauffeurs Hubert. Les deux chauffeurs Hubert. Bon, il y en a un qui a fini Sciences Po, l'autre qui n'a pas fini sa première année de Géo. Ils n'ont aucune expérience politique. Ils sont là à fabriquer des punchlines assez efficaces pour TikTok.

Alors nous, les vieux éditorialistes, on n'est pas vraiment sur TikTok. Quand on regarde TikTok, ça nous désole un peu. On a du mal à commenter ce match-là. Et c'est vrai que Swazik disait à partir du moment où le président a mis, et on comprend tout à fait, a mis le débat sur la Russie. Le Premier ministre disparaît. Le Premier ministre disparaît.

11:24
Présentateur

Et surtout, c'est bon pour Raphaël Luxman. Gabriel Attal dans la campagne européenne, pardon, Guillaume Roquette.

11:32
Invité

On ne le voit pas beaucoup. Moi, je pense qu'il y a effectivement des raisons de fond qu'on vient d'évoquer, qui expliquent qu'il n'imprime pas. Il y a peut-être aussi une volonté de se protéger. Parce que Valérie Hayé, pour l'instant, la tête de liste, on va dire qu'elle n'a pas crevé l'écran. Peut-être que ça va venir. Et peut-être que Gabriel Attal se dit, oh là là, cette histoire est mal partie. Est-ce que c'est vraiment la peine d'abîmer ma popularité ? Mais oui, sachant qu'il a probablement de grandes ambitions pour la suite. Il sera abîmé si elle fait un mauvais score. Eh bien non, parce qu'il pourra dire qu'elle n'était pas bonne, c'était une erreur de casting.

Et il se sera en quelque sorte mis à l'écart. Mais je pense que sur le fond, quand vous avez chaque jour ce qui se passe à Viry-Châtillon, à Montpellier, avec cette lycéenne à Bordeaux, avec cet homme qui est tué à coups de couteau parce qu'il buvait pendant le ramadan, quand vous avez ce genre d'événement qui arrive tous les jours, il n'y a même plus besoin de faire campagne. Pardon, c'est devenu une banalité de dire que tous les événements profitent au Rassemblement National. Mais il me semble que ça n'a jamais été aussi juste. Et au-delà des beaux discours, et je ne doute pas que Gabriel Attal fasse un très beau sur le régalien, elles sont où les mesures concrètes ?

Pour l'instant, on ne les voit pas sur la sécurité. Sois-y, Kéménère. Mais c'est vrai que cet effacement est assez surprenant parce qu'il y a un combat existentiel pour Gabriel Attal. Parce que si les courbes se croisent entre la deuxième aujourd'hui, Valérie Haillet, et Raphaël Glucksmann, c'est un changement considérable. Mais pour la suite, parce que Gabriel Attal, c'est l'homme d'aujourd'hui, mais c'est aussi l'homme de demain. C'est une des personnalités que les Français imaginent en 2027. Donc pour lui, la reconstitution de la social-démocratie telle que certains la voient, notamment François Hollande et Raphaël Glucksmann, serait une catastrophe politique.

Donc on va sans doute l'entendre à un moment dans cette campagne. Mais c'est vrai qu'une campagne, c'est un homme et des circonstances. Là, il n'y a pas les circonstances pour Gabriel Attal.

13:18
Présentateur

Il reste, je ne sais pas comment le dire, le dauphin, le fils spirituel d'Emmanuel Macron pour 2027. Selon vous, Thomas Legrand, vous n'êtes pas devin, mais je vous pose la question.

13:25
Invité

Sans doute, mais moi je pense que 2027, ça sera la fin d'une parenthèse où on aura tenté un ni droite ni gauche. Il y aura un retour à la droite et la gauche. Et donc dans ce cadre-là, Gabriel Attal a un avenir qu'au centre droit. Si le centre droit renaît un jour, c'est très difficile pour les centres aujourd'hui, parce qu'on est dans un écosystème médiatique entre les chaînes Tout-Info, dont les chaînes bolorisées qui polarisent tout et qui font des événements dont vous avez parlé, des heures et des heures d'antenne, vous avez parlé avec Guillaume. Et donc c'est très difficile d'avoir des discours un peu pondérés, un peu nuancés en ce moment.

Donc pour le centre, pour les modérés, c'est très compliqué. Je pense que la situation actuelle de la France, elle n'est pas pondérée, elle n'est pas nuancée. C'est pour ça que c'est difficile d'avoir une réponse centriste. Oui, mais en tout cas, nous avons eu un débat nuancé et pondéré ce matin.

14:14
Présentateur

Je vous remercie tous les trois. Soisic Kéménère, Thomas Legrand, Guillaume Roquette.