Agnès Firmin le Bodo - Réforme des retraites - Chahut à l'Assemblée : "Certains font le jeu du RN"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Hier à l'Assemblée, un député a crié un propos violent à Olivier Dussopt puis s'est excusé. Est-ce grave selon vous ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Les médecins libéraux en grève dénoncent une hausse de 1,50€ à 26,50€ comme une provocation. Vous comprenez ?
- 6:00OuverteRéponse directe
L'accès direct à certains professionnels (kinés, infirmières) sans passer par le généraliste est-il une solution aux déserts médicaux ?
- 9:00OuverteRéponse directe
La réforme des retraites va concerner les soignants. Quels critères pour prendre en compte la pénibilité ?
- 13:00OuverteRéponse partielle
Quand la loi sur la fin de vie sera-t-elle adoptée ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Êtes-vous une fidèle d'Édouard Philippe pour 2027 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:00Agnès Firmin le BodoChiffre
« 40% des étudiants qui sortent de médecine aujourd'hui ne vont plus vers cette profession. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] le grand matin Sud Radio 7 heures 9 heures Patrick Roger [Musique] de l'organisation territoriale et des professions de santé remplacent les discussions à l'Assemblée et ce qu'on peut tout dire et puis l'autre malaise du jour c'est les médecins libéraux de nouveau en grève les généralistes un euro 50 d'augmentation ce n'est pas sérieux diseux certains ce sont les deux grands sujets que nous allons évoquer avec vous Agnès firmallebodo en s'arrêtant aussi sur les solutions face au désert médicaux parce que c'est votre dossier commençons donc par ces échanges tout de même si vous le voulez bien hier à l'Assemblée lors des débats sur les retraites un poster assassin a crié un député de la nups Aurélien Saintoul a l'adresse d'Olivier du socle il lui a présenté ensuite ses excuses est-ce que c'est grave ou est-ce que ça fait partie du débat selon vous c'est grave c'est très grave ce qui se passe à l'Assemblée nationale depuis maintenant quelques jours on ne peut pas le tolérer on ne peut pas l'accepter je crois que la plus belle des réponses c'est celle qui a fait Olivier du soft il a accepté les excuses mais ne pardonne pas on ne peut pas tout pardonner je crois l'Assemblée nationale mérite des débats débattre c'est le principe même de notre hémicycle parfois des débats tendus il y en a eu il y en aura que c'est le principe mais on se respectant et là finalement est-ce que l'assemblée n'est pas à l'image de notre société aujourd'hui c'est à dire un manque de respect une baisse de l'autorité une montée de la violence je crois que c'est peut-être des questions qu'il faut qu'il faut se poser mais en tout cas ce que je souhaite dire vraiment très fortement être très sincèrement les Français n'aiment pas les le cirque entre guillemets dans les institutions vraiment élu aussi ces députés quoi et il y a quelqu'un qui l'a très bien compris c'est Marine Le Pen regardez comment se comporte les députés RN à l'Assemblée et donc il y a il y a un danger pour la suite à ce que certains continuent à se comporter de la sorte à l'Assemblée nationale donc l'assemblée est un lieu chargé d'histoire c'est un lieu où on débat c'est un lieu où les Français ont fait cons alors confiance alors parlementaire pour porter la voix pour échanger pour voter la loi et quand on vote la loi on doit se respecter Agnès sur ma photo le danger il est réel à ce que dans les élections futures avec le comportement qui est ceux de certains que certains fassent le jeu du rassemblement national je crois que nous devons être collectivement vigilant à cela venons-en donc au mouvement de colère des médecins généralistes alors pour certains par exemple la proposition de l'assurance maladie d'une hausse d'un neurose 50 à 26 euros 50 donc et considéré comme une forme de mépris de provocation vous comprenez ça ou pas tout d'abord rappeler que les négociations de la convention sont en cours à quels sont menées par la CNAM que ces négociations devront aboutir le 28 février la proposition de 26,50 € correspond à un euro 50 par rapport à 25 € jusque là tout le monde me suit ça fait quand même 7000 euros d'augmentation de revenus par an il faut entendre le message des médecins sur et cette manifestation aujourd'hui est sans doute le symptôme ou de quelque chose qui ne va pas bien nous l'entendons nous le savons avec le ministre François Braun nous avons reçu les médecins je fais beaucoup de déplacements j'en ai fait plus de 60 donc je vois les médecins j'étais encore hier dans des centres de santé à PARIS donc le message des médecins nous l'avons entendu mais nous entendons aussi depuis maintenant quelques mois les Français qui ne supportent plus qui ne comprennent pas ne pas avoir accès aux soins et nous devons je dis bien ensemble leur apporter une réponse répondre à 6 millions c'est 6 millions de nos concitoyens qui n'ont pas de médecin traitant et c'est 657 000 qui ont une passion une pathologie chronique qu'il nous faut suivre et ça votre première réponse que vous apportez Agnès firmalboto c'est cette accès direct sans prescription médicale à certaines professions comme les kinés les orthophonistes les infirmières etc c'est une véritable avancée parce que certains médecins sont contre ça justement ce n'est pas la première réponse nous savons très bien que il y a moins de médecins il y en aura un peu moins encore dans les années à venir et que nous allons avoir huit années difficiles comment on répond aux besoins de santé avec moins de médecins des médecins qui arrivent qui travaillent un peu moins que leur prédécesseurs c'est factuel et un besoin de santé de plus en plus grand parce que la population au vieillit comment répond à cette équation en dégageant du temps médical dégager du temps médical c'est d'abord les assistants médicaux nous souhaitons les développer à hauteur de 10000 un assistant médical pour un médecin c'est 15 % de tes médicaments soignent donc du temps médical dégagé avec les assistants médicaux cette charge administrative avec tous les certificats que les médecins ne devraient plus faire le travail a été lancé le ministre François [Musique] bruneurs qu'ils comprennent bien qui pourra le délivrer ce certificat ces cervicats n'existent plus qu'ils n'ont pas être demandé donc c'est simplement il y a un problème derrière il y a un petit souci donc c'est en certificat tous les tous les trois ans pour certaines disciplines c'est parfois juste une attestation sur l'honneur enfin voilà il y a quand même des choses qui il existe du temps médical c'est aussi prendre des compétences chez les autres professionnelles de santé puisque les professionnels de santé ont des compétences je prends l'exemple de la vaccination les pharmaciens les infirmiers peuvent vacciner c'est aussi du temps médical pour que le médecin je le redis vraiment très sincèrement doit rester la pierre angulaire de notre système de santé c'est lui qui fait le diagnostic mais dans le cadre d'un exercice coordonné avec d'autres professionnels autour on doit pouvoir assurer la prise en charge de nos concitoyens qui répondent aux besoins de santé qu'est-ce que vous répondez à ces généralistes en parlant toujours de cet accès direct et c'est la loi qui est étudiée d'ailleurs aujourd'hui au Sénat qui disent que on ne peut pas non plus faire confiance uniquement à des gens par exemple des kinés qui ne savent pas ce qu'il y a comme autres problèmes peut-être qu'un une petite foulure etc qu'il faut d'abord passer chez le généraliste c'est ce que nous disait deux médecins qu'on avait tout à l'heure entre 7h30 à l'Assemblée nationale donc la loi va discuter à partir de cet après-midi on fait référence ici à la proposition de de Stéphane ehrist l'idée de dégager du temps médical et je le redis dans le cadre d'un exercice coordonné dans des structures où il y a des médecins puisque la loi avec les sénateurs va évoluer dans le cadre d'une maison de santé plus redisciplinaire dans le cadre d'un centre de santé c'est je le redis dans le cadre d'un accès direct avec des pathologies définies à travers des décrets qui pourront prendre en charge nos concitoyens et répondre à certaines pathologies dans le cadre d'un exercice coordonné ou un médecin est à proximité donc vous dites que ça peut fonctionner ça il n'y a pas de raison quoi ça peut fonctionner oui bien sûr mais quand tes médecins disent que vous voulez les contourner vous dites NON je le redis vraiment et je le dis je ne sais combien de fois par jour le médecin doit rester la pierre angulaire de notre système de santé c'est lui qui établit le diagnostic et c'est avec lui c'est à sa demande que dans le cadre d'un exercice du coordonné nos concitoyens pour être prises en charge et dans les déserts médicaux les déserts médicaux qui sont pas forcément à la campagne qui sont aussi en vide alors quels sont les solutions vous avez évoqué tout à l'heure c'est ces fameux assistants médicaux le besoin de se regrouper ça passe obligatoirement par là alors 87 % de la France est un désert médical je le redis donc le plus gros le plus gros désert médical c'est l'île de France mais je vous le dis je fais plus j'ai fait plus de 60 déplacements la réponse unique la même partout en Île-de-France que qu'à saint-georges-de-luzançon ça ne marche pas donc le pacte territorial souhaité par le Président de la République c'est construire avec les professionnels de santé avec les élus de territoire les réponses territoires par territoire et je peux vous assurer que des solutions il y en a il nous faut développer le aller vers les les endroits où effectivement un médecin ne souhaite plus s'installer puisque les professionnels et les jeunes professionnels et il faut l'entendre souhaite s'installer en pluri professionnel avec d'autres confrères avec d'autres professions c'est ce que nous allons développer aller vers c'est aussi les assistants médicaux comme je le disais tout à l'heure c'est gagner du temps médical pour que un professionnel soigne mais tout de même ce qui est assez inédit c'est cette colère en fait de l'ensemble des médecins et qui est qui est répété ça vous vous les comprenez ou alors vous leur dites que ils doivent faire face à entre guillemets à leur responsabilité à l'évolution aussi de leur de leur secteur les médecins ne sont pas responsables de la situation dans laquelle nous nous trouvons certains se sont battus contre le développement du numerus clausus il y a eu un moment donné non mais certains les accusent aussi d'avoir parfois vouloir voulu conserver et rester en fait sur des acquis oui ou non il y a eu des discussions un peu compliquées la suppression du numérique en 2019 sous le gouvernement d'Édouard philippe était quelque chose de nécessaire mais c'est pas les médecins qui ont instauré le numéro exclusus c'est pas eux qui l'ont fait donc l'idée c'est vraiment de ensemble apporter des réponses nous sommes dans le mur je crois qu'il faut vraiment et on ne peut faire enfin c'est pas faire l'un contre les autres c'est pas faire les professionnels contre d'autres professionnels c'est pas les médecins contre le gouvernement c'est les uns avec les autres qu'on va apporter une réponse je le redis à nos 6 millions de concitoyens qui n'ont pas de médecins traitant et qui le comprennent de moins en moins donc on construit et on va le construire ensemble et moi j'ai tout confiance j'ai tout confiance en médecin pour que nous puissions arriver à porter des réponses ensemble est-ce qu'il peut y avoir aussi quand même une réponse sur les les honoraires sur donc évidemment pour l'instant la consultation est à 25 euros est-ce qu'il faut aller plus loin pour que ce soit suffisamment attractif le directeur de la CNAM l'a dit l'a dit ce matin les négociations sont en cours elles devront aboutir le 28 février des rendez-vous sont prévus à partir de jeudi la consultation socle était revalorisé la proposition qui est faite c'est 26 € 50 dans la PPL qui sera votée au Sénat une proposition de loi de Stéphane irist nous avons introduit l'engagement territorial nous souhaitons que les médecins puissent apporter apporter des réponses et donc le directeur de la CNAM l'a dit en fonction de cet engagement territorial des tarifs de consultation pourront être revalorisés pour essayer de favoriser parce que 40% des étudiants qui sortent de médecine aujourd'hui ne vont plus vers cette profession plus de 40% et ça risque de s'aggraver non j'étais jeudi dernier à Lyon avec les internes en médecine générale ils étaient 800 j'ai eu un échange très franc très franc avec eux l'attractivité des métiers de la santé est un vrai jeu l'attractivité de la médecine générale aussi donc il faut entendre ces évolutions je parlais tout à l'heure de l'exercice en groupe je parlais je crois qu'il faut aussi entendre leur volonté de pouvoir parfois faire un exercice mixte entre le salariat et le libéral de pouvoir aller travailler aussi autant qu'auparavant on sait très bien que la jeune génération et ça n'est pas que la génération de médecins c'est on voit bien et cet été les problématiques retrouvées dans les restaurants par exemple nous montre que la crise sanitaire a fait comprendre que il y avait un rééquilibrage entre la vie personnelle et la vie professionnelle et ça c'est un fait de société qui n'a pas qui n'a pas pu être anticipé mais qu'il faut prendre en compte un dièse il y a donc la réforme des retraites qui concerne aussi des personnels soignants les infirmiers les aidants les libéraux les Hospitaliers comme tous les Français ils vont devoir travailler 2 ans de plus là les discussions sont en cours au même titre qu'elles le sont en cours pour toutes les professions les professions l'enjeu est bien sûr pour les aidants et pour les infirmières de prendre en compte ces pénibilités et là il pourra y avoir justement des critères quoi les discussions a bien sûr sont en cours à les les ont été rencontrés à la fois par le ministère du Travail et par le ministre de la Santé pour les infirmiers les kinés les aides-soignants aussi aide-soignantes aussi qui sont des activités qui sont des métiers qui n'attirent plus aujourd'hui vous le savez l'enjeu est quand on parle d'attractivité des métiers et c'est bien pour ça que nous travaillons à la fois aussi avec notre notre collègue ministre des Solidarités l'enjeu est d'A des infirmières nous en avons besoin et nous allons en avoir encore beaucoup besoin dans les EHPAD aussi dans les hôpitaux mais aussi mais aussi en ville et je ne peux pas aussi ne pas oublier de parler des aides à domicile pour lequel il est absolument nécessaire de rendre ces métiers ces métiers attractifs ils le seront bien sûr par les rémunérations mais ils le seront aussi par les possibilités d'évolution de carrière et nous le moi qui rencontre beaucoup des professionnels soignants parce que je vais beaucoup aussi dans les hôpitaux la nécessité de d'avoir des perspectives d'évolution de carrière une aide-soignante souhaite quelques années plus tard pouvoir devenir infirmière et offrir ses perspectives de carrière c'est aussi un enjeu d'attractivité des infirmières est-ce qu'elles peuvent avoir une évolution si est-ce que ça passe par de la formation parce que beaucoup d'infirmières à 50 ans se disent où je réfère autre chose aussi faire les formations pour devenir infirmière de pratiques avancée ça c'est quelque chose et peuvent aussi dans le cadre de la transmission à être maître de permettre de stage tuteur pour pouvoir accueillir les jeunes stagiaires on voit bien que les jeunes qui qui deviennent qui souhaitent devenir infirmier ont besoin à l'exprime d'avoir des maîtres de des tuteurs de stage qui transmettent la passion du métier donc tous ces enjolins ils sont ils sont sur la table et que je le redis nous allons avoir besoin de tous les professionnels de santé et nous devons parler positivement de tous ces métiers du soin qui sont des métiers qui sont porteurs de sens et nous n'arrêterons cette spirale négative que si on arrive à parler positivement des métiers du soir parce que c'est vrai que par exemple votre groupe horizon à retirer sa proposition sur les déserts médicaux c'est-à-dire sur l'incitation d'attirer dans les zones soudainces pourquoi parce que vous ne pouvez pas les obliger il faut être capable de discuter moi je salue la responsabilité de Frédéric valtoux et du groupe horizon qui a souhaité retirer cette proposition de loi pour la retravailler et en redépose je la responsabiliser Frédéric valthou qui a consulté qui a fait ses auditions et qui à la vue des auditions à la vie aussi de ce qui s'est passé depuis le moment où Thomas mini avait déposé cette proposition de loi a souhaité retirer cette proposition de loi je le redis le gouvernement est contre toute forme de régulation d'obligation de coercition nous avons discuté beaucoup avec les médecins les jeunes médecins melon redit très très vivement jeudi dernier mais nous avons l'obligation parce qu'il faut aussi entendre l'inquiétude de nos concitoyens nous avons obligation ensemble de répondre aux besoins de santé des Français deux dernières questions vous êtes chargées avec Olivier vérande mener les concertations là sur du débat sur sur la fin de vie quand est-ce qu'on va arriver au bout de cela le conseil économique social environnemental le CESU les 185 citoyens qui ont été tirés au sort travaillent jusqu'au 19 mars il remettront à la première ministre au président de la République les conclusions de leurs travaux de façon simultané avec Olivier Véran nous travaillons nous consultons nous allons faire des visites à l'étranger je serai la semaine prochaine dans les pays une évolution de la législation ce printemps alors pour regarder pour regarder ce qui se passe à l'étranger le président de la République annoncera s'il souhaite que la législation évolue ou pas en tout cas nous aurons une chose est sûre avancer sur les soins palliatifs parce que la commande du président de la République était aussi de travailler sur les soins palliatifs et je travaille beaucoup sur cet enjeu majeur de développement alors de loin je ne sais pas s'il y aura une loi ce n'est pas ce n'est pas non c'est pas du tout évident quoi la fin de vie nous travaillons actuellement et le 16e est en train de travailler laissons les citoyens travaillaient dernière question vous êtes une des fidèles d'Edouard Philippe ex adjointe au Havre vous le voyez en train de se préparer là pour 2027 ou pas moi je vois Édouard Philippe maire du Havre et président de la communauté de l'agglomération Le Havre fermetropole je le vois mer du Havre de l'équipe de abrutis se porte bien mais en football quoi [Musique] merci Agnès sur malbodo ministre en charge de l'organisation territoriale et des professions de santé merci d'avoir été invité ce matin de ce radio merci
Agnès Firmin Le Bodo