Florian Philippot : débat hallucinant sur CNews !
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Florian PhilippotFait
« On a parlé du Frexit, on a parlé de tout ça, question migratoire aussi. »
- 5:00Florian PhilippotFait
« On maîtrise ses frontières nationales, on maîtrise son droit, on maîtrise sa politique, donc on quitte l'Union européenne et la CEDH. »
- 6:00Florian PhilippotPromesse
« Un étranger qui vient en France ne peut pas bénéficier de prestations sociales s'il ne contribue pas à la nation pendant un temps donné. »
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Bonjour à tous, j'étais sur CNews, alors vous allez voir face à trois représentants du système avec des petites variations, mais bon, c'était trois représentants du système. On a parlé notamment du discours déjà célèbre, du meeting célèbre de Valérie Pécresse, alors la forme et puis même le fond. Bon, ce qui nous a amené à parler, qu'est-ce que c'est que la politique, si c'est simplement des phrases, mal dites par ailleurs, mais des phrases, des slogans, si derrière, il n'y a pas la souveraineté, s'il n'y a pas le pouvoir, si on flanque un drapeau européen juste derrière soi, que ce soit sur l'immigration, le service public, les salaires, les questions des libertés.
On a parlé du Frexit, on a parlé de tout ça, question migratoire aussi. Et puis on a parlé des convois de la liberté, ce qui s'est passé, les violences d'État de ce week-end contre des manifestants. On a parlé de tout cela, on a parlé de M.
Darmanin, on a parlé de la tyrannie sanitaire. Enfin, j'en ai parlé. J'en ai parlé parce que, évidemment, il fallait briser la muraille.
De langue de bois, de conformisme. Vous me direz ce que vous en pensez, évidemment, en commentaire. Je vous attends.
On va la briser, cette muraille. Notamment, samedi 19 février, rendez-vous à Paris, 14h, cortège national. Maître Divio et tant d'autres seront là.
Rendez-vous, 14h, Paris, place de Barcelone dans le 16e. On ira jusque sous les fenêtres de Véran. Ils n'aiment pas le drapeau français, ils verbalisent le drapeau français.
Alors on va en ramener encore plus que d'habitude. Encore plus, des petits, des moyens, des grands, des très grands. Par milliers, milliers, milliers.
Ramenez des gens. Je m'adresse notamment aux 5 millions de personnes qui sont désactivées à partir de ce 15 février parce qu'elles n'auront plus leur passe vaccinale. Vous êtes les bienvenus, comme tout le monde, notamment ce samedi.
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Florent de Philippot, vous avez regardé son meeting ? Non, j'ai vu des extraits. J'ai vu des extraits.
Non, objectivement, c'était loupé sur la forme. Évidemment, si elle fait un meeting, c'est qu'elle veut se mettre en scène. C'est de la communication, un meeting.
Sinon, on envoie un document avec des idées. On envoie un texte écrit si on ne veut pas que la communication rentre en jeu. Donc évidemment, on peut la juger sur la forme.
Voilà, c'est tout. C'était très mauvais du point de vue de la forme. Je pense qu'elle en est consciente.
Tout le monde en est conscient. Alors le problème, peut-être que ça traduit, moi, c'est surtout ça que je ressens, c'est est-ce qu'elle est authentique quand elle parle ? C'est surtout ça que je ressens parfois.
J'ai l'impression que...
Là, c'était un peu surjoué. Moi, je fais parler des gens en manif le samedi, des gens qui n'ont jamais pris la parole devant des foules. Et samedi dernier, j'avais un jeune pompier de 19 ans, suspendu d'ailleurs, qui a dû quitter sa vocation à cause d'une troisième gestion qu'il n'a pas faite.
Un truc délirant. Et il n'a jamais parlé devant une foule. Il y avait beaucoup de monde.
Et il a été excellent. Et il a captivé l'attention parce qu'il était authentique et sincère. Et là, moi, je ne lui demande pas d'être la meilleure du monde, d'être une grande comédienne, d'être théâtrale, mais simplement d'être authentique.
Et je pense que quand on est authentique, on intéresse les gens, on captive et on peut créer une ambiance, on peut créer quelque chose. Je crois que c'est ce qui manque à Védérie Pécresse parce qu'elle est en permanence, on le voit bien. Elle est tiraillée entre...
Alors, Éric Ciotti d'un côté, c'est pas mon parti, mais bon, on sait bien les enjeux internes. Et donc, à mon avis, elle doit en permanence composer, marcher sur des oeufs. Je dois dire ça pour plaire à tel clan, dire autre chose pour plaire à tel autre clan.
Donc, il n'y a plus rien d'authentique et de sincère dans son discours. Et au-delà de la forme, le fond, moi, j'aurais aimé savoir comment Védérie Pécresse allait régler le problème d'EDF, alors qu'on ne peut rien faire. Elle a abordé beaucoup de choses.
Sur le fond, honnêtement, elle a dit beaucoup de choses. Autant qu'on peut être très dur sur la forme, je trouve que sur le fond, elle a dit beaucoup de choses. Oui, grand remplacement, je ne veux pas un slogan.
Je veux savoir concrètement comment elle va arrêter les flux migratoires en restant dans l'Europe et dans la CEDH. Pareil pour EDF, pareil, qu'est-ce qu'elle pense du pass vaccinal, Mme Pécresse ? Ce n'est pas un mot.
Florent Chilippo, ça existe ou pas le grand placement ? Moi, je m'en moque des termes, en fait. J'en ai marre.
Non, mais oui, mais...
Moi, je veux dire, l'inflation verbale, généralement, ça cache une inefficacité sur le fond. Mais est-ce que ça existe ou pas ? Alors, moi, je n'aime pas trop l'expression, je vais vous dire pourquoi.
Parce qu'elle nous oblige à raisonner racialement. Voilà. Et moi, je ne raisonne pas racialement.
Je regarde, il y a des flux migratoires qui sont gigantesques en France, qui sont bien trop importants depuis des dizaines d'années. Vous êtes d'accord avec ça ? En Allemagne, les flux migratoires sont bien plus importants et l'intégration se passe dix fois mieux qu'ici.
Je ne sais pas. Donc, il faut aussi un peu arrêter. Non, mais les chiffres en Allemagne...
Non, mais on n'est pas en Allemagne, mais en France. Oui, peut-être. Mais en Allemagne, il y a des flux migratoires beaucoup plus importants et c'est Angela Merkel qui les a permis.
Il n'y a plus grand monde...
Et qui a permis d'intégrer autrement les personnes étrangères. Il n'y a plus grand monde qui nie qu'il y a un problème. Moi, je pense qu'il faut arrêter avec les mots, etc.
Pendant le confinement, si on n'avait pas eu tous ces étrangers pour s'occuper des supermarchés, pour s'occuper des éboueurs, etc. Je ne sais pas comment on aurait pu dans notre pays. Vous avez une drôle de vision des étrangers qui servent donc comme ça.
Oui, c'est ça qui est terrible. Mais moi, ça s'appelle les savages. Les étrangers, ils ne sont pas juste éboueurs.
Non, mais c'est intéressant. Qui fait ces boulots-là ? Qui fait ces boulots-là ?
Est-ce que c'était vraiment...
Regardez les boulots les plus difficiles. C'est eux qui les font. Et c'est ça qui se t'en a vu.
Vous comptez du besoin, un vrai problème. Nous, à la Méditerranée, on se bat justement pour que notamment ces personnes-là puissent progresser dans l'administration. Parce qu'on se rend compte que partout, tout le monde s'en fout.
Parce que vous voyez, moi, je me suis rendu compte, j'ai fait une mission pour la mer. Vous avez une vision de classe. Sur la promesse républicaine.
C'est terrible. On se rendait compte que ceux qui commençaient à être éboueurs en début de carrière et qui étaient d'origine étrangère, ils restaient éboueurs toute leur vie. Alors que quand il y avait des Français qui arrivaient, et ils progressaient dans l'administration.
Et ça veut dire qu'on n'a pas fait attention à ça. Qu'on ne leur a pas permis de s'intégrer. Et aujourd'hui, on fait attention.
On leur dit, vous pouvez demain être éboueurs. C'est la faute de la société, en fait. Vous pouvez.
Ce n'est pas que la faute de la société, mais on n'a pas fait attention à tout ça, bien sûr. C'est la faute de notre politique de l'intégration. C'est extrêmement significatif, ce que vous dites.
C'est extrêmement. Mais vous avez raison. On les a fait venir, le grand patronneur les a fait venir pour ça.
Pour maintenir à la baisse les salaires dans ces secteurs-là. les parquer dans ces secteurs-là, ne pas augmenter les salaires dans ces secteurs-là, et faire qu'effectivement, on mette toujours des flux d'immigration, clandestines ou légales, dans ces secteurs-là. Ça s'appelle une vision paternaliste, colonialiste, et à mon avis, racialiste des choses.
Moi, je ne suis pas du tout là-dedans. Je pense qu'il faut arrêter avec ces flux, parce que je suis pour l'assimilation. Je pense qu'il y a des gens qui sont parfaitement assimilés, et il ne faut pas leur chercher des poux.
Il faut arrêter avec les flux. Il faut arrêter l'immigration totalement. À part des étudiants qui viendraient, par exemple, et qui viendraient enrichir notre pays.
Et qui repartent ? Certains vont rester. Mais d'autres vont repartir, et vont porter la voie de la France.
Mais moi, je pense que je n'ai pas besoin d'expression, de taper du poing sur la table en disant grand remplacement, etc. Je veux qu'on soit efficace. Comment on est efficace ?
On maîtrise ses frontières nationales, on maîtrise son droit, on maîtrise sa politique, donc on quitte l'Union européenne et la CEDH. Tout le reste, c'est de la littérature. Pardon, mais une personne qui fait vivre cinq personnes de sa famille avec un SMIC et un petit appartement, on sait très bien que la charge sera à la solidarité nationale.
Et donc, nous, ce que nous disons, c'est qu'un étranger qui vient en France ne peut pas bénéficier de prestations sociales s'il ne contribue pas à la nation pendant un temps donné. Florent Philippe, pour réaction là-dessus, on prend un réclame à la place. C'est juste qu'en fait, vous déciderez de rien du tout.
Et que Mme Pécresse l'a signalé pendant son meeting, par la présence derrière elle, d'un rapport européen. Mais c'est pas vrai. L'augment familial, il est obligatoire, et vous le savez, à la virgule près, par une directive européenne de 2003, je peux la citer, par la Convention européenne des droits de l'homme.
On peut ajuster, mais on peut partiellement ajuster du tout, du tout, du tout. Mais on ajuste les critères de façon à la virgule près. Mais non, pas les niveaux de ressources.
C'est comme sur les retraites, c'est comme sur les salaires, c'est comme EDF, c'est comme les frontières, c'est comme le commerce, le libre-échange. Tant qu'on ne sortira pas de cette grande hypocrisie où vous ferez croire que vous avez la main sur quelque chose dont vous n'avez pas la main, vous n'avez pas la main, il faut reprendre le contrôle. D'autres pays membres de l'Union européenne ont une politique migratoire beaucoup plus ferme.
Le Danemark, par exemple, ont une politique pas si ferme que ça. Ça, c'est un peu une légende. Moi, j'ai vécu au Danemark, je peux vous dire qu'ils ont d'énormes débats aussi là-bas parce qu'ils ne font pas totalement ce qu'on dit dans la légende française.
De la même façon qu'en Suède, ils ont également énormément resserré les vices d'un point de vue migratoire. Ce sont des pays qui, ils ont accueilli encore plus qu'en France. Ce sont des pays qui, depuis plusieurs années maintenant, ont changé de gouvernement et ont resserré les vices d'un point de vue migratoire.
Moi, je veux dire...
La Hongrie, pardon, mais la Hongrie est membre de l'Union européenne. La Hongrie, en termes d'immigration légale, est supérieure à la France, en proportion. Mais je veux dire, ça aussi, c'est une légende.
Et donc, à partir de ce moment-là, moi, je veux dire, au-delà de l'immigration...
C'est possible, au sein de l'Union européenne, d'avoir cette propre décision. Vous êtes dans un Frexit. Oui, je suis dans un Frexit.
Je suis cohérent. Je suis pour la seconde. Vous finissez en preuve, et quand même.
Au-delà de l'immigration, attendez, Mme Pécresse, hier, on est depuis deux ans en restrictions sanitaires, restrictions de liberté. Pas un mot. Mais pas un mot.
Comme s'il n'y avait rien. Comme s'il n'y avait pas d'infirmières suspendues, de pompiers suspendus. Moi, je trouve ça hallucinant quand on est président de la République.
Mais il n'y a pas qu'elle, à sa décharge, il n'y a pas qu'elle. Absolument pas. Les gens qui ont donné la politique, ça n'existe pas.
Est-ce qu'il y a des zones de non-France, Florian Philippot ? Oui, mais oui, mais n'ayons pas peur des mots. Bien sûr qu'il y a des zones de non-France, et il y a plein d'habitants qui sont...
Donc, il y a des réponses de Nazelle, se cachent les yeux. Mais oui, mais il y a des habitants de...
Les premières victimes, c'est des habitants qui habitent dans ces quartiers-là, et ils veulent qu'on y réponde. C'est des zones de non-Droit. Vous savez, tous ces débats sémantiques, alors là, on va regarder, on va passer notre élection présidentielle à parler d'un mot comme ça.
Les gens qui le disent du mois, ne savent plus comment ils vont s'en sortir, qui ont le frigo vide, vous croyez qu'ils sont intéressés par ces débats ? On dit non-Droit ou non-France, ils s'en fichent complètement. Ils veulent savoir comment on va faire voir les choses de manière précise.
Ou leur pension, ou leur salaire, ou leur pension. Il y a des zones où on n'est plus en France. Est-ce que ça existe ?
Vous ne trouvez pas qu'on a ce genre de débats qu'il entend ? Mais bien sûr. Oui, mais il vous dit que non, Pierre-Yves Bondevel.
Mais quand la loi...
Et Jean-Luc Romero aussi vous dit que non, je pense. Bien sûr. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
Non-France, non-Droit. Vous avez des pompiers qui se font caillasser, comment vous appelez ça ? C'est des zones où la police n'ose plus rentrer.
Vous ne croyez pas que ce n'est pas respect pour les habitants honnêtes de ces quartiers-là qui font la majorité. Vous avez raison, c'est des zones de non-droit. Oui, c'est des zones de non-droit.
Alors dites non-droit, non-droit. On s'en moque complètement. Réglons le problème.
Mais réglons tous les problèmes et ayons un peu de respect pour les gens en France par millions qui sont dans une difficulté, une panade monumentale et qui doivent regarder ces débats qui doivent leur paraître lunaires. De nous avoir tenus au courant, Florian Philippot, ça fait flop. Moi, de toute façon, j'avais expliqué que je pense que l'idée d'aller à Bruxelles...
Bon, il y a plein de trucs en lien avec l'Europe, le lien entre McKinsey et la Commission Open qui sont scandaleux. Il y a plein de choses qui sont...
Les contrats vaccinaux qui sont complètement opaques. Il y a plein de choses. Mais après, il faut être réaliste.
Ça coûte cher en essence. Ce n'est pas simple d'y arriver parce que le quartier européen en particulier est ultra sécurisé. Donc, ça ne m'étonne pas qu'ils ne puissent pas y arriver.
Mais ceci dit, ce qu'ils ont fait samedi et les jours précédents, c'est très fort parce qu'ils ont mis le sujet dans l'actualité. Ça a forcé certains candidats présidentiels qui ne voulaient pas parler de ce sujet-là à se démasquer, à dire comment ils se positionnent par rapport au pass vaccinal, à ces restrictions indignes de liberté. La préfecture dit qu'il y avait 3 000 véhicules.
Je ne sais pas combien il y avait de véhicules. Nous, on avait notre très grosse manif comme depuis 16 mois ce samedi. On était extrêmement nombreux.
Il y a des convois qui nous ont rejoints de Nice, de Montauban en cours de manifestation. Il y avait des trous dans la casquette du préfet l'Allemand. Ils ont pu quand même arriver.
Mais si vous voulez, ce qui m'a frappé moi samedi, c'est de voir la violence d'État inouïe contre eux. Contre des voitures et des camping-cars souvent avec des retraités qui avaient des drapeaux français. On a vu des images où on a quand même vu des policiers qui se transformaient en casseurs.
Je suis désolé. Et qui brisaient la vitre d'une voiture. Je l'ai vu cette image.
On ne sait pas trop ce qui se passe. Visiblement, la personne ne veut pas ouvrir la vitre. Non, je ne fais pas ça.
Qu'est-ce que vous faites ? Non, non, non. Qu'est-ce que vous faites ?
Si la personne refuse d'ouvrir la vitre et sa portière, vous faites quoi ? Mais pourquoi il faut qu'il ouvre sa vitre et sa portière ? Parce qu'il y a un contrôle de police.
Vous avez déjà vu un policier qui à ce moment-là casse votre nom. Quand un policier vous demande d'ouvrir votre vide vous ne l'ouvrez pas vous ? Vous ne l'ouvrez pas ?
Si, je l'ouvrirai. On n'a pas justement la scène mais dans tous les cas un policier, je suis désolé, il porte l'uniforme. Il ne fait pas ça.
Comme il ne pointe pas son arme de service. Il y a une enquête ouverte là-dessus. Il devrait être suspendu immédiatement ce cow-boy qui porte l'uniforme et qui le déshonore.
On ne pointe pas un pistolet sur un camping-car parce que la personne porte un drapeau français sur sa voiture. Vous mélangez tout ? Non, non, non, je ne mélange pas.
Il y a des images extrêmement choquantes. Florian Philippot, vous dites n'importe quoi. Vous dites n'importe quoi.
C'est vous qui dites n'importe quoi. Florian Philippot. J'ai vu les images.
Oui, oui, j'ai vu les images. On peut les remontrer, on les a. Florian Philippot, ce n'est pas du tout un camping-car.
D'abord, c'est une voiture. On ne pointe pas une arme de service. C'est une voiture.
Et visiblement, le policier pointe son arme parce que la voiture a refusé de s'arrêter. Vous trouvez ça normal ? Je trouve ça.
Ben, regardez, on est en train d'en voir. Voilà. Regardez.
Oui, effectivement. Donc, c'est une voiture et il pointe son arme parce qu'il a refusé de s'arrêter. Mais on est où, là ?
Mais attendez, dans un autre cas...
Mais il a fait s'arrêter la voiture, excusez-moi. Il a fait s'arrêter et il pointe son arme parce qu'il ne sait pas qui est à l'intérieur. On ne pointe pas une arme quand on est policier comme ça.
On perd son son froid. C'est une voiture qui refuse de s'arrêter ? Eh bien, oui.
On ne le fait pas ça. Si vous discutez avec des policiers et des gendarmes, beaucoup d'ailleurs l'ont mis sur les réseaux sociaux, ils sont extrêmement choqués. Certains ont mis en 15 ans de service.
Je n'ai jamais sorti mon arme de service comme ça et certainement pas. Autant ce matin, ce qu'ont fait les policiers Gare du Nord, c'est remarquable. Ils ont arrêté quelqu'un qui avait un couteau de 30 cm qui allait tuer des gens.
Très bien. Bravo. Autant la police qui fait ça, non.
Mais ça veut dire qu'il y a des ordres parce qu'on sorte les blindés de la gendarmerie, qu'on aille arracher des drapeaux français de manifestants. Ça, je suis d'accord avec vous. Ça, ça m'a choqué, moi.
Moi, la police qui arrache les drapeaux français, ça, ça m'a choqué. Et on les jette par terre comme si c'était un sac de pommes de terre. Mais pas écouter, notre drapeau, il y a des gens, des générations entières qui sont morts pour lui.
Et vous avez une partie...
Alors, je vous arrêtez un instant parce qu'on a Gérald Darmanin qui parle, il est en direct de l'hôtel de...
Florian Philippot sur cette attaque contre les forces de l'ordre ce matin, Gare du Nord. ACAP, c'est la marque des antifas, la plupart du temps. Donc, c'est l'extrême gauche.
Là, ils ont bien fait. Ils ont neutralisé un individu qui était extrêmement dangereux. Mais j'ai vu tout de suite la petite manœuvre de M.
Darmanin qui dit il ne faut donc pas critiquer la police. Non, non, non. Il faut saluer la police quand elle fait bien son travail.
Ce qui est le cas dans la très grande majorité des cas. Il faut aussi être capable de voir les immenses problèmes qui viennent d'ordre politique. Moi, je n'enlève pas la responsabilité politique de M.
Darmanin, ministre de l'Intérieur, quand il a fait verbaliser samedi des gens...
Ça n'a rien à voir avec l'attaque de Gare du Nord. Non, parce que lui-même c'est trop facile, ça. C'est de l'instrumentalisation. 135 euros d'amende pour quelqu'un qui porte un drapeau français.
C'est ce qui s'est passé samedi dans les Russes-Paris. C'est la Gare du Nord. Vous mélangez tout.
Non, non, vous mélangez tout. Non, non, c'est lui qui a mélangé tout. Donc, je rebondissais là-dessus.
Mais bon. Donc, sur l'affaire de la Gare du Nord, j'ai dit ce que j'en pensais. Il n'y a pas d'autre chose à dire, je crois.
Sur l'affaire des convois à la liberté qui est une autre chose. Moi, je pense demain aux 5 millions de Français qui vont être, comme dit la presse, désactivés. C'est-à-dire qui vont perdre leur passe vaccinale.
Et je pense aux restaurateurs, théâtre, cinéma, etc. qui vont perdre 10% ou 15% de leur chiffre d'affaires puisque 10% des Français ne pourront plus y aller supplémentaires à ceux qui ne peuvent déjà plus y aller. Donc, je fais partie.
Voilà. Ça, c'est un problème. Cette atteinte massive aux libertés, cette tyrannie qui se met en place, c'est un problème majeur contre qui nous est dans la campagne présidentielle.
Merci beaucoup à tous les quatre. En tout cas, merci d'avoir été en direct avec nous.
Florian Philippot