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interviewLCP (sur YouTube)· 1 juin 2025 17 min

L'euro numérique arrive : bientôt une monnaie virtuelle pour les Européens ? - Ici l'Europe

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bienvenue au Parlement européen. Alors, fini les banques, les American Express, Visa et autres PayPal, l'Europe pourrait devenir votre moyen de paiement. C'est en tout cas le projet d'euro numérique qui doit offrir une solution européenne de paiement digital équivalent en numérique des billets géré par la Banque centrale européenne.

Alors 7 € numérique présenterait plusieurs avantages. Celui d'affirmer notre souveraineté monétaire par rapport aux moyens de paiement américain. Il permettrait aussi aux citoyens européens d'effectuer des paiements dans un autre pays et transfrontalier. et puis il ne serait plus traçable ou il ne permettrait pas il permettrai d'échapper en tout cas à la collecte de leurs données personnelles.

Seulement les banques commerciales s'inquiètent de voir ce projet porté par la BCE grignoter leur part de marché dans l'univers lucratif des paiements. À peine imaginer cet euro numérique fait aussi l'objet de fantasmes et de fausses nouvelles sur la fin de l'argent liquide et la possibilité de bloquer des comptes et des paiements. L'euro numérique verra-t-il le jour et avec quel bénéfice pour les Européens ?

Pour en parler, nous recevons deux eurodéputés. Fernand Cariser, bonjour. Eurodéputé luxembourgeois du groupe conservateur et réformiste.

Le Luxembourg qui est évidemment une haute place bancaire et financière, un secteur directement concerné par ce projet. Gill Boyer, bonjour. Vous êtes eurodéputé français.

Euh vous avez écrit donc pour Renew Europe un document d'orientation sur cette euroon numérique. Euh essayez d'expliquer à nos téléspectateurs en terme 5 de quoi il s'agit exactement. C'est c'est de l'argent liquide mais digital.

Ça paraît compliqué. Alors si vous me donnez 2 heures. Non mais vous avez bien résumé vous avez bien résumé le projet.

Il y a deux aspects en fait assez différents mais complémentaires. Le premier c'est d'offrir aux citoyens européens une alternative d'argent public au billet de banque c'est-à-dire de l'argent émis par la BCE reconnu partout qui a le même usage que l'argent liquide. Et la deuxième partie du projet qui est celle que vous avez évoqué, c'est de faire émerger une solution de paiement européenne en alternative à Visa, Mastercard dont nous sommes aujourd'hui très dépendants pour que les citoyens européens puissent avoir leurs transaction sans sortir de l'Union européenne.

C'est ça les deux aspects qui sont complémentaires et qu'il faut à mon avis traiter ensemble. On en a vraiment besoin parce qu'il y a l'argent liquide qui existe. Pourquoi trouver une autre solution ?

Oui. Alors, l'argent liquide, d'abord, elle est elle connaît selon les pays des des limitations différentes et des cultures différentes. Selon nos pays, nous avons une culture de l'utilisation de l'argent liquide qui est très différente.

Ensuite, on voit que l'usage euh de l'argent liquide diminue euh parce que les citoyens européens préfèrent avoir accès à des moyens de paiement qui sont dématérialisés. Et nous pensons donc que pour répondre à cette demande d'usage dématérialisé, il il y a l'initiative privée, il y a l'argent privé, mais il doit aussi y avoir l'argent public comme les billets de banque pour ne pas laisser le monopole à l'initiative privée et pour que les citoyens européens aient un outil supplémentaire de paiement dans leur boîte à outils qui n'est évidemment pas obligatoire mais qui est à leur disposition. Alors Fernand Carizer, que pense-t-on dans votre groupe à la droite de la droite, le groupe ECR de ce projet du d'euro numérique ?

On est emballé ou on est un petit peu plus sceptique que monsieur Boyer ? on est un peu plus sque d'abord je voudrais dire qu'il est très important dans toutes ces discussions de souligner qu'on ne peut pas mettre en en question l'existence de l'argent liquide des billets de banque parce que les gens doivent toujours pouvoir conserver la possibilité de payer en liquide. C'est un moyen facile qui garantit l'anonymat.

Maintenant monsieur Boyer a également dit qu'il y a des arguments pour dire qu'il faut une solution digitale, un moyen de paiement supplémentaire mais digital. Euh et pour le moment, c'est la Banque centrale européenne qui se voit dans ce rôle. Mais je crois qu'il peut aussi y avoir un rôle pour les opérateur privés européens de créer une alternative euh au moyens de paiement américain.

Donc vous les avez énuméré dans votre introduction. Une première question que qu'on doit se poser si nous voulons une autonomie stratégique pour l'Europe, mais est-ce que cela doit nécessairement être la Banque centrale européenne qui fournit un moyen électronique de paiement supplémentaire ou est-ce que ce ne serait pas là aussi un rôle pour le secteur privé ? Que revent on dit que le secteur privé, vous avez raison, certains disent bah nous on ferait aussi bien voir mieux, on mettrait en place quelque chose qui marche aussi.

Alors c'est d'abord il est pas question de restreindre l'accès à l'argent liquide sur le territoire de l'Union européenne. C'est un moyen en plus. Ça n'est pas un moyen à la place.

Ensuite, les initiatives privées jusqu'à présent, il en existe mais aucune d'entre elles n'a réussi à fédérer l'ensemble des pays d'Europe et des banques européennes. Il y a plusieurs initiatives et justement la Banque centrale européenne peut jouer ce rôle de faire émerger une solution technique d'interroérabilité de d'une solution. Il s'agit pas de de faire ce projet contre les banques, on va faire ce projet avec les banques pour que une solution puisse émerger sans remettre en question les équilibres financiers actuels.

Personne ne sera mis en péril. On parle de petits montants euh dans un premier temps. Euh et donc il s'agit de faire émerger une solution complémentaire à ce qui existe déjà et non pas en concurrence.

Pour expliquer, chaque fois qu'on paye avec PayPal et cetera, en fait les droits, les dividendes et cetera vont à des Américains et non pas à des Européens. Ils sont aussi perdants en fait les acteurs privés européens. Oui oui bien sûr.

Nous sommes dans une situation de dépendance vis-à-vis des acteurs américains que qui s'est créé au fil du temps et contre laquelle jusqu'à présent nous n'avions pas de raison particulière de lutter. Mais le nouveau contexte géopolitique nous oblige à réfléchir différemment, en particulier dans ce secteur des paiements. Lorsque la Russie a envahi l'Ukraine, du jour au lendemain, Visa et Mastercard ont suspendu les transactions en Russie et la Russie a pu survivre parce qu'elle avait développé son propre système de paiement.

Et c'est ce que nous devons faire dans la perspective d'une crise avec les États-Unis qui n'est pas certaine mais enfin qui devient envisageable égard au fouade de Donald Trump. Alors, voyons un peu quel serait le calendrier de cet Euro numérique, hein. La Banque centrale européenne voudrait lancer le projet à l'automne.

Écoutons sa patronne Christine la garde lors d'une conférence de presse le 6 mars dernier. Nous devons accélérer et travailler avec les parties prenantes, à savoir le Parlement européen, le Conseil et la Commission pour que nous puissions faire de cet euro numérique une réalité. La date limite pour nous est octobre prochain.

Je pense que c'est d'une importance cruciale. Alors Fernand Cariser, suite à cette déclaration, les les réseaux sociaux se sont un peu emballés en disant que bien cet euron numérique allait arriver à l'automne, que c'était fait et décidé. C'est plus compliqué que ça.

Oui, il y a beaucoup de questions qui restent ouvertes. D'abord pour les banques qui doivent mettre en œuvre ce système. Je voudrais réagir aussi à ce que monsieur Boyer avait dit sur le rôle de la Banque centrale européenne.

En fait, la Banque centrale européenne est aussi un régulateur et elle pourrait entrer un petit peu en concurrence en lançant le Rôle digital avec le secteur privé des banques. Donc il y a beaucoup de questions à mais c'est pourtant justement une banque qui qui est plus neutre, plus sûre et n'a pas d'intérêt puisqu'elle ne fait pas de bénéfice. Je ne veux pas dire que la banque centrale a un intérêt commercial ou présente un risque commercial mais il y a un risque d'une autre nature.

Nous avons une interférence étatique dans des opérations bancaires et nous avons la discussion autour de la traçabilité des opérations. Nous savons et monsieur Boyer aussi l'avait rappelé que en principe et vous l'aviez aussi rappelé qu'en principe les opérations ne seraient pas traçables. Or nous savons que cela ne peut pas se faire parce que nous avons aussi une discussion autour du blanchiment d'argent du financement du terrorisme de l'ampleur des euros digitaux que les particuliers pourraient détenir où il y a un plafond prévu de 3000 € donc il y aura traçabilité et donc cela pose un problème du respect de la sphère privée.

Moi, je préfère qu'il y ait des acteurs privés contrôlables également par des instants étatiques qui pourraient gérer le quotidien de ces opérations plutôt que de le confier directement à une instance européenne ou étatique qui pourrait par cette fois exercer un contrôle sur les opérations financières des citoyens. pourra pas instaurer la non traçabilité effectivement et donc la banque centrale centraliserait super super dinosaure comme l'appelle monsieur Cariser superviserait toutes ces opérations et pourrait savoir où vous êtes si vous payez avec cet euro numérique ou c'est une fake news ? Je respecte tous les points de vue mais la Banque centrale européenne n'a absolument pas pour objectif de se constituer un portefeuille de clients et de regarder où nous achetons notre baguette de pain.

La Banque centrale européenne propose un projet. Les collégislateurs européens vont avoir évidemment leur mot à dire. La commission a fait une proposition.

Notre parlement qui est élu démocratiquement va se prononcer sur le sujet et dira ce qu'il a à dire. Peut-être que à la fin le Parlement rejettera le projet. Nous verrons.

Mais la Banque centrale européenne n'a pas l'ambition de concurrencer les banques. Elle a l'émission, elle a le monopole, pardon, de l'émission de monnaie dans l'Union européenne. C'est ce que disent les traités.

Et ensuite, les collégislateurs auront tout à fait leur mot à dire. Sur l'anonymat, nous devons trouver le bon équilibre entre le respect de la vie privée, comme l'a dit mon collègue, et la lutte contre le blanchiment. C'est la raison pour laquelle nous plaidons pour que l'euro numérique soit réservé dans un premier temps à des transactions de petits montants.

C'est c'est exactement par combien ? 1000 € à peu près. C'est c'est la question que nous devrons trancher.

Mais il y a déjà des limites pour l'utilisation de l'argent liquide dans les différents pays européens. On pourrait tout à fait se caler là-dessus pour éviter que des montants trop importants échappent à tout contrôle. Et c'est la raison aussi pour laquelle nous plaidons pour que l'euro numérique soit utilisable offline, c'est-à-dire hors ligne de manière à ce que personne ne puisse tracer les transaction mais encore une fois pour des montants qui seront modiques.

Il n'en reste pas moins Gil Voyez que euh c'est un euro numérique, c'est une monnaie digitale qui par nature pourrait avoir des outils de traçabilité, de contrôle et cetera. Là-dessus, il faut répondre sur ce sujetl quelle garde de fou on met dans les textes. Si vous avez une méfiance vis-à-vis de cet outil, personne ne vous obligera à l'utiliser.

C'est encore une fois un outil en plus, l'utilisera qui veut. Ce sera un outil dont je souhaite moi qu'il soit, je vous ai dit, hors ligne. C'est-à-dire que une fois que vous avez une espèce de jeton numérique, de portefeuille numérique sur votre téléphone, personne ne peut tracer le la destination des fonds.

C'est ce pourquoi je plaide et nous verrons si le travail parlementaire va en ce sens. C'est ce que je souhaite monsieur Cariser. Effectivement, les banques françaises, mais évidemment les banques luxembourgeoises, c'est un secteur très très développé qui qui pèse beaucoup dans votre PIB, craignent d'être courtircuité, vous l'avez dit, dans leur capacité de distribuer de l'argent, de prendre des frais.

Mais est-ce que c'est très juste pour le citoyen ces frais dès qu'on passe d'un pays à l'autre ? C'est un marché qui n'est pas très unique, le marché bancaire. Vous comprenez les critiques par rapport au problèmes transfrontaliers et de l'Union européenne comme grand marché bancaire ?

Je crois que l'idée n'est pas fausse de d'essayer d'un davantage le marché financier européen. Nous avons aussi cette discussion autour d'une Union européenne de l'épargne et de l'investissement et cetera. Donc tout cela va dans un sens, je crois, qui est dicté par les évolutions internationales.

L'Europe est petite, nos États sont petits et il faut donc essayer de coopérer davantage. Là n'est pas le problème. Le problème est au niveau pratique, les banques voient également parce queon nous dit que l'introduction sera gratuite aussi pour le consommateur et cetera.

L'euro digital sera gratuit. Ce n'est pas vraiment le cas parce que les banques qui géreront il doit elles doivent gérer ces ses comptes, ces portefeuilles des clients, elles auront des coûts pour le faire. Elles devront veiller aux transactions.

Donc il y aura des coûts informatiques et autres pour les banques. Finalement ces coûts seront transférer aux euh commerçants et les commerçants bien sûr transféreront les coûts au consommateur. Donc dire que le l'introduction de l'euro digital sera gratuite pour le consommateur, à mon avis, ce n'est pas exact mais il faut assurer que les règles au niveau européen soient les mêmes partout.

Et dans ce sens, je vous je vous donne raison. Effectivement, Gilles Boyet he, les banques commerciales ne voient pas d'un très bon œil ce projet d'euros numérique. On on peut les comprendre.

Les banques françaises notamment ont fait part de leur réticence. Elles craignent de devoir investir effectivement dans un système qui ne leur est a priori d'aucun bénéfice. Vous comprenez ces critiques ?

Comment est-ce qu'on y répond ? En tout cas, j'écoute toutes les préoccupations des acteurs économiques et aussi des acteurs politiques parce que c'est un dossier complexe multidimensionnel et qui a pris d'ailleurs une tournure un peu passionnelle, il faut bien le dire. Euh et donc nous aurons à cœur au cours du travail législatif qui commence avec notre rapporteur de prendre en compte ses préoccupations.

Euh il s'agit pas, comme je l'ai dit, de faire ce projet contre les banques, il s'agit de le faire avec ell, en bonne intelligence pour éviter tout déséquilibre du système euh et puis pour créer encore une fois un nouvel outil à la disposition des Européens. Et je suis certain qu'on arrivera à la fin à un bon équip les banques qui ne sont pas plus transparentes que vous me disiez peut plus transparente que la BCE dans dans le cas des banques luxembourgeoises, le secret bancaire et cetera. l'opacité.

Il y a quand même un problème aussi de collègues de données et cetera au niveau des banques. C'est de ce ne sont pas des acteurs au-dessus de tout soupçon. Le secret bancaire n'est pas une question d'opacité.

Il faut savoir que le secret bancaire ne joue jamais lorsqu'un juge d'instruction demande des renseignements. Donc dès qu'il y a suspicion d'abus ou de crime ou je ne sais pas, il n'y a pas de secret bancaire. Le secret bancaire est quelque chose qui protège le consommateur devant un état peut-être trop curieux.

C'est vrai, mais dès qu'il y a suspicion de de crimes ou de d'un délit, il n'y a pas de secret bancaire. Donc ce n'est pas une question d'opacité mais de protection du citoyen qui n'est pas un citoyen transparent et je crois que c'est une bonne chose. Alors Gill Boyet, ce débat sur euh l'argent numérique ne concerne pas que l'Union européenne, il il concerne plusieurs pays dans le monde.

La Chine a fait le choix de créer une monnaie numérique, un UA numérique avec des risques de contrôle sur la population. À l'inverse, les États-Unis sous Trump ont fait le choix de ne pas prendre cette option et de développer plutôt des solutions de cryptomonnaie, ce qu'on appelle des stable coin qui sont des des équivalents du dollar émis par des entreprises privées. C'est un tout autre modèle.

Certains disent qu'il est meilleur que le modèle que choisit l'Europe. Et ben écoutez, l'avenir le dira parce que ce modèle américain ne ne n'apporte aucune garantie à ceux qui l'utilisent. C'est un outil de spéculation boursière que les investisseurs ont tout à fait le droit de d'utiliser, hein.

Simplement, ils prennent leur risques, ils prennent leur responsabilité. Un jour ça monte, un jour ça descend, un jour ça grimpe, l'autre le lendemain ça s'écroule. Euh l'euro est une monnaie forte, crédible, reconnue sur le plan mondial.

Nous devons, comme l'a dit mon collègue, faire en sorte que l'Union de l'épargner et l'investissement, que l'Union bancaire progresse, que les parts de marché de l'euro augmentent. un moment où le la confiance dans le dollar s'érode, l'euro a une opportunité extraordinaire à saisir et je crois que l'euron numérique peut être un outil au service de cette de cette nouvelle étape. Vous farboriseriez les cryptomonnaies, elles sont très peu développées. 250 milliards de dollars côté américain, 300 millions à peine d'euros de notre côté.

Est-ce que les stable coin ce ça vous ça vous paraît une autre piste plus intéressante ? Vous savez, il faut il faut garder quand même euh une idée des proportions. Les cryptoonnaies, les stable coins, tout cela représente une partie très très modeste des transactions financières.

Donc euh ce n'est pas vraiment le modèle sur lequel nous pouvons raisonner lorsque nous parlons des transactions au sein de l'Union européenne et cetera où tout le monde pourrait avoir un eurodigital ou un eurolquide. Nous parlons ici d'une d'une petite frange des consommateurs qui utilisent des cryptomonnaies 1 % 2 % mais cela ne dépasse pas cela. Euh ce cet ordre de grandeur, il est légèrement croissant, mais il n'est pas une alternative à l'eurodigital.

En plus, nous devons faire attention à ne pas encore créer plus de divisions dans la société entre ceux qui peuvent utiliser des moyens de paiement normaux, des moyens de paiement peut-être l'urodigital mais qui est encore accessible et cette cryptoonnaie qui est inaccessible pour beaucoup de consommateurs parce qu'ils n'y connaissent rien, parce qu'ils n'ont pas les moyens de s'en servir. Donc nous devons faire attention en tant qu'homme politique de créer des moyens financiers à la portée d'un chacun. Gill Boyet, le mot de la fin.

Vous confirmez que le Parlement européen va avoir son rôle à jouer pour fixer un cadre à cet euronumérique et puis il ne verrait pas le jour tout de suite, pas avant 202 ou 2028. Alors, je peux pas présumer de la date de fin des discussions, mais nous avons un nouveau rapporteur qui doit rendre un projet de rapport d'ici la rentrée de septembre pour répondre à la proposition de la Commission européenne. Ensuite, nous commencerons nos discussions avec tous les groupes politiques pour euh tenter de trouver le meilleur compromis possible euh et ensuite essayer de mettre en place l'outil dès lors que nous serons prêts.

C'est difficile de dire quand, mais peut-être pas dans quelques mois, voilà, disons dans quelques années. Merci à tous les deux d'avoir bien illustré le débat sur cette euro numérique. Merci à vous de nous avoir suivi.

Merci Caroline et bonne suite de programme sur nos chaînes. M. [Musique]