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interviewLegend (sur YouTube)· 18 février 2026 85 min

LAURENT NUÑEZ, MINISTRE DE L’INTÉRIEUR: LES SECRETS JAMAIS DÉVOILÉS (ATTENTATS AUX JO, BUNKER... )

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour tout le monde et bienvenue sur Légende. Aujourd'hui, notre invité c'est Laurent Nugè qui est ministre de l'intérieur. Est-ce que vous allez avoir [musique] peur ?

Est-ce que ça va être une révolution française à la 1789 ? Ça peut inquiéter. Oui, la crise des gilets jaunes notamment.

Il y a des attentats qui ont été déj Olympiques. Vous nous avez permis d'aller visiter quelque chose d'exceptionnel. Au ministère de l'intérieur.

C'est un bureau qui a été transformé en cellules à l'époque [musique] par la guestapo. On a pu filmer ce que les résistants avant de se faire exécuter graver des choses sur les murs. Regardez, je viens de lire un message qui est prenant.

Adieu [musique] ma femme chérie, ma mère et mes enfants. Je mourrais en français René 5 novembre 1943. [musique] Savait très bien en 1944 que la guestapo ne faisait pas de cadeaux.

Certains évidemment ne sont jamais revenus. C'est d'une tristesse. Oui.

Bonjour tout le monde et bienvenue sur Légende. Aujourd'hui, notre invité c'est Laurent Nugè qui est ministre de l'intérieur qui va nous raconter son parcours. Son parcours puisqu'il est très chargé, son parcours, vous allez voir très rempli.

Il est passé de la DGSI au service secret français intérieur. Ensuite, il a été aussi préfet de police de Paris, préfet de police à Marseille. Vous allez voir un peu tout ce qu'il a fait.

Il a eu un énorme parcours. Il va nous raconter tout ce qu'il a vu, comment ils ont déjoué des attentats aussi au dernier moment. On en avait déjà parlé avec d'autres ministres justement pour la cérémonie d'ouverture des JO puisqu'il était préfet de police de Paris aussi à ce moment-là.

Il va nous raconter tout ça. En tout cas, merci d'être si nombreux à nous suivre. Abonnez-vous juste avant de commencer l'interview si vous voulez bien à notre chaîne YouTube.

Vous êtes environ 150000 200000 en fonction des mois à vous rajouter et à vous abonner. Ça nous aide pour avoir des invités exceptionnels trois fois par semaine, le mercredi, le vendredi et le dimanche. Et vous pouvez nous suivre aussi en podcast audio sur Spotify, dieser Apple Podcast, Amazon Podcast.

N'hésitez pas en 2 secondes aussi à à vous pouvez mettre 5 étoiles sur les plateformes de podcast audio. Ça nous sert vraiment aussi beaucoup sur l'algorithme. Juste avant qu'on commence, je vous rappelle qu'on part en tournée.

On a pris six invités qui ont marqué la chaîne. On en a d'autres qui vont se rajouter en plus chaque soir en fonction des villes. On a réservé 18 zénites, 18 soirées.

On fait un peu partout en France. On vient même à Bruxelles à forêt nationale deux soirs d'affilé à Adidas Arena à Paris le 14 et 15 novembre 2026. Il y aura en fonction des dates des artistes qui se joindront à nous sur une scène centrale pour raconter à chaque fois trois anecdotes.

Donc ça va être un spectacle, il y aura beaucoup de surprises. Franck Dubos sera avec nous sur certaines dates qui vaadam sur d'autres. Il y aura Réy Gaillard qui sera avec nous à Montpellier par exemple à la date de Montpellier qui s'affiche.

Pourraz nous retrouver avec Maxime Gasteuil par exemple en plus qui sera là à Bordeaux à Toulouse notamment. Donc des invités qui vont se rajouter. Vous pouvez prendre vos places sur légende-tour.fr.

FR, il y aura pas de communication, pas de téléphone, vous pourrez pas filmer à l'intérieur. Donc tout ce qui va se passer en salle va rester en salle. Il y aura notamment Philippe Boxo, notre ami qui est médecin légiste, qui est venu plusieurs fois faire des émissions ici.

Il y aura Julien qui est pilote de tigre, un pilote d'hélicoptère de combat tigre. On aura aussi une thérapeute de coupe sexologue qui sera avec nous. D'autres artistes qui vont se rajouter en surprise.

Vous verrez, on va vous les annoncer au fur et à mesure. Il y a quasiment plus de place sur une grosse partie des dates. C'est pour ça qu'on a rajouté deux dates.

Donc prenez vos places si vous voulez. Vous pouvez venir avec des enfants, avec vos parents, avec des grands-parents, vous pouvez vraiment venir en famille. On va apprendre plein de trucs, on va se marrer, il y aura beaucoup de surprises.

Légende-tour.fr. Et c'est parti maintenant avec Laurent Uniè sur légende.

On y va. Je suis Laurent Nugèz, je suis ministre de l'intérieur et j'ai un parcours avant d'être ministre de l'intérieur très riche sur les questions de sécurité dans la haute fonction publique française. Et donc je suis heureux évidemment d'en faire profiter tous les auditeurs de légende.

Merci de venir prendre le temps. Je sais que vous avez un emploi du temps chargé. On avait eu Gérald Darmanin à l'époque nous avait raconté qu'en tant que ministre de l'intérieur on n pas beaucoup plus de 20 minutes sans être dérangé au téléphone.

Est-ce que c'est vraiment le cas ? Oui oui, c'est vrai. Non non, il y a des messages qui tombent en permanence.

Il y a une actualité soutenue qui est portée à la connaissance du ministre pour les pour les événements les plus graves en plus hein. Donc mais on reçoit beaucoup de SMS en permanence et puis il y a des coups de fil effectivement sur essentiellement en fait sur l'actualité les questions de sécurité, des des événements graves qui peuvent se passer ou moins graves mais dont le ministre a besoin de connaître. Puis ça tombe assez souvent.

Oui oui oui. Ça c'est rarement des choses légères quand même. Non c'est rarement des choses légères.

Oui oui, c'est quand même c'est quand même toujours des faits graves. On dit même plus fait d'hiver. Enfin, ce sont toujours des des ça peut être des homicides, des braquages, des et des voilà.

Donc le le ministre de l'intérieur reçoit énormément d'infos. On dit on dit à juste titre que c'est sans doute l'homme le mieux informé de France. C'est c'est c'est vrai.

C'est vrai, on reçoit énormément d'informations et c'est en continu, c'est toute finalement c'est impressionnant quand on n pas l'habitude, ça peut être c'est impressionnant parce que sont des faits toujours un peu graves. Euh bon, moi les ét fonctionnaires, j'ai un peu l'habitude de ces sujets-là. J'ai été notamment préfet de police, directeur général de la sécurité intérieure.

Voilà, j'ai l'habitude de on s'habitue jamais à ce qui est à ces choses-là, ces choses graves, à ces à ces meurtres, à ces tentatives d'attentat, à ces vols à ma armée, à ces violences. On s'habitue jamais mais voilà, on tombe de moins haut que quelqu'un qui est moins expérimenté, qui se retrouve dans ses fonctions quoi. Vous m'avez dit que je pouvais vous poser toutes les questions.

M dit vraiment j'ai j'ai pas préparé, on peut y aller, on discute. Le principe c'est de refaire votre parcours. Vous connaissez, vous avez déjà vu une interview d'ici ou regard j'ai j'ai regardé quelques interviews, oui, de de certaines personnalités et puis je je suis un peu rafraîchi la mémoire.

Hier soir, j'ai regardé. Oui. Pourquoi vous avez fait peu d'interviews d'ailleurs de vous ?

On vous entend rarement parler de vous. Euh ouis. Oui, parce que on m'attend plutôt sur les sur les thématiques missionnelles qui sont les miennes, hein.

À la fois quand j'étais au fonctionnaire, je parlais évidemment de de mes domaine d'activité et comme ministre de l'intérieur aussi, voilà, je parle de politique, de choses techniques, de sécurité, moins moins de moi. C'est ce qui est normal. Ce qui est normal, les gens pas ce qu'ils attendent de savoir qui je suis.

Ils attendent de savoir ce que je fais pour protéger nos nos concitoyens. ce que vous avez fait même pendant la cérémonie des JO, on en reparlera tout à l'heure. Il y a toute la partie qu'on a vu à la télé le 26 juillet et puis toute la partie que vous avez vécu vous, on a pas dû passer la même journée que vous.

Ah non, on n'a pas passé la même journée. Donc je vous assure mais j'ai pas regardé la cérémonie. Je vais regarder sur les écrans dans un poste de commandement à la préfecture de police en train d'éviter peut-être des trucs de radio.

Donc j'entendais je voyais on a évidemment plein d'écrans puis on avait fran France donc je on regardait que le cheminement se passait bien mais on voilà j'étais surtout sur les caméras, les ondes radio avec tous mes collaborateurs la préfure de police. Oui j'ai passé j'ai passé la cérémonie d'ouverture au poste de commandement et et la plupart des Jeux Olympiques en fait hein. Vous avez un profil assez typique c'est vous avez pas cherché à être ministre.

On dirait vous avez vous êtes plus quelqu'un de l'action euh vous étiez préfet de police, patron de la DGSI et puis vous êtes retrouvé là. C'est un peu du hasard, c'était une envie. C'est euh enfin toute ma carrière c'est un c'est un peu du hasard en fait.

J'ai j'ai pas choisi un seul de mes postes en fait hein. Moi j'étais au fonctionnaire du ministère de l'intérieur. En 2008 j'ai commencé à me spécialiser sur les questions de sécurité en scène Saint-Denis.

Puis après, je suis allé au Pays-Basque sous préfet de Bayonne. Et puis ensuite, j'ai enchaîné des postes de préfet. J'en ai fait j'étais six fois sur des postes de préfet qui ne sont qui n'ont étaient que des postes de sécurité mais ils sont allés créchendo.

On m'a d'abord nommé préfet directeur de cabinet du préfet de police à Paris et puis ensuite préfet de police des bouches du Rô. J'ai pas voilà on m'a proposé, j'ai dit OK, je continue. Puis ensuite directeur général de la sécurité intérieure.

Bon, j'ai continué. J'ai étais au gouvernement aussi une première fois comme secrétaire d'état ou à l'époque de Castaner ? Non, c'est ça qui était Christophe Castaner.

Oui, j'étais entendé Christophe Castaner et puis ensuite je suis devenu coordonateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme et puis préfet de police. Voilà donc j'ai on m'a toujours proposé des postes et que j'ai accepté. Je suis resté finalement dans la sécurité pendant tout au long de de ces postes et ça fait maintenant une petite vingtaine d'années Ouais que je fais ça.

Ouais. Ouais. Ouis.

On a reçu Alexandre Bombard qui est venu il y a quelques jours euh je sais pas quand on va diffuser les émissions mais c'était à quelques jours près. On a reçu donc Alexandre Bompar qui m'a dit qu'elle est jouer au foot avec vous. Ouais, absolument.

Et vous étiez arrière centrale. Ouais, ouais, ouais, ouais. J'étais libéro.

Libéro libéro à l'époque hein parce que j'ai j'ai joué plein d'années au football et à l'époque Alexandre BPG de Carrefour qu'on a reçu. Oui. Alexandre Bompard PG de Carrefour qui était avec moi à Lena.

J'ai fait Lena. J'ai fait Len j'ai fait Lena. Donc vous avez envie de faire de la politique quand même au tout départ.

Non, Lena c'est une école de haute administration surtout hein. J'ai d'abord été inspecteur des impôts et puis j'ai fait 5 ans mais 5 ans et j'ai passé ensuite LEN en interne par interne et j'ai j'ai rencontré Alexandre Bompard à Lena et nous étions ensemble dans l'équipe de foot parce que le foot c'est un peu le fil conducteur de ma vie et j'ai j'ai joué au football avec Alexandre Bompard effectivement jou encore un peu et non j'ai arrêté à 39 ans euh ce qui est pas mal déjà je non je vous raconterai non c'est pas sur une blessure c'est un j'étais dans j'étais dans un emploi préfectoral et le préfet souhaitait pas que je joue au football, j'avais trouvé qu' un sous-préfet en short, c'était pas terrible. C'est vrai.

Ouais, c'était en 2003 quoi. Je parle pas d'un truc il y a 40 ans, c'était en 2003. Alors que le président Macron, il a joué au foot.

On l'a vu déjà des images. Même François Hollande, on a vu jou au foot. Président Macron est quelqu'un de très moderne comme on le sait.

Para que vous étiez assez efficace et que vous y alliez ouais, j'étais quand même assé j'étais assez rugueux. J'étais assez rugueux comme défenseur central. Oui, j'étais assez rugueux mais technique aussi quand même.

J'ai joué à tous les postes au foot. Et en tant que ministre de l'intérieur, vous pouvez aller voir des matchs de foot. Vous pouvez continuer de suivre ou c'est quasiment impossible avec le l'emploi du temps ?

Alors, j'ai j'ai moins le temps, franchement, j'ai moins le temps. Ça me manque. Lorsque j'étais préfet de police, j'allais souvent sur des dispositifs de sécurité, hein, comme le fait mon successeur.

Et on va au poste de commandement et quand le match est calme, quand le match est calme ou une fois que les parce que vous savez les incidents une fois que le match a commencé, il y a plus d'incident. Généralement c'est avant et après après surtout après avoir pe avoir pendant peut y en avoir pendant on le voit peut avoir des incidents en tribune mais c'est plus rare. Donc en général depuis le poste de commandement on peut voir le match.

Donc voilà, j'allais voir le Pariss-Germain, le Paris FC quand j'étais préfet de police des Bouches du Rône parce que j'ai oublié de je sais pas si j'ai cité, j'ai aussi été préfet de police des Bouches du Rô et là euh pas raté, je pense que j'ai pas raté un match de l'Olympique de Marseille, ce qui voilà dans dans j'ai pas raté un match de En fait, c'est le moment dans votre vie où vous avez moins de temps là le le j'ai beaucoup moins de temps. Enfin, je Ouais oui oui, j'ai pas pu je crois pas être allé sur un match de football depuis que je je suis nommé. Vous allez travailler ensuite donc une première fois, on le disait donc au ministère de l'intérieur avant d'être muté comme sous-préfet à Vezou.

Oui. Ensuite, vous partirez comme directeur du cabinet du préfet de Bobini euh en 2008. Qu'est-ce que c'est qu'un préfet ?

Très simplement, parce qu' apparemment, on sait pas vraiment ce que c'est préfeté de police. Le préfet dans les départements, euh c'est le représentant du gouvernement. C'est lui qui a chef de C'est lui qui est chef de toutes les administrations de l'État dans un département et c'est lui qui conduit les politiques publiques.

Il coordonne toutes les politiques publique que ce soit bah la politique du ministère du travail de l'éducation nationale. Il y a aussi d'autres responsables mais le préfet c'est vraiment le chef d'orchestre et surtout évidemment pas sur il fait pas que ça mais il a aussi la sécurité évidemment [grognement] et dans les grands territoires vraiment à en jeu en plus du préfet il peut y avoir un préfet de police qui ça existe dans deux endroits enfin ça existe sur Paris Mir et Marseille voilà moi j'ai fait les deux j'ai vu petit j'ai fait les deux voilà mais [grognement] mais c'est ça veut dire que on dédit un préfet qui dépend directement du ministre hein et qui s'occupe des questions de sécurité sur le territoire dont il a la charge. À Marseille, c'était le département des bouches du Rô et pour le préfet de police de Paris, enfin préfet de police parce qu'il y en a qu'un, c'est le préfet de police, euh il a la charge de Paris et des trois départements de petite couronne.

Mais est-ce qu'il y a une histoire qui vous a marqué qui vous reste de cette époque-là ? Vous êtes dit "Waouh, ça c'est quand même Ouais, il y en a eu il y en a eu tellement. Il y en a eu tellement.

Il y a il y a eu des des dans tous les domaines hein, des homicides évidemment, des féminicides, des rix entre jeunes hein de avec des des des entre bandes de jeunes. Il y en a beaucoup moins qu'il y en avait à l'époque. Il y en a beaucoup moins qu'il y en avait à l'époque.

Et puis vous avez des incidents plus graves. Me j'ai souvenir de ce match d'un d'un match qui s'était déroulé au Stade de France où un [grognement] groupe de supporteurs lillois s'est perdu. Il y avait deux personnes qui étaient qui avaient été ha par un erreur.

Ils avaient emprunté une voix de parce que pensant que c'était un chemin ouvert à l'accès piéton et donc il s'était fait haer. Donc voilà, on on était arrivé quasiment les premiers sur les lieux euh avec mon préfet de l'époque, les policiers. Voilà, donc c'est c'est des moments vous êtes devant le corps de personnes qui sont décédées.

C'est toujours voilà, c'est des choses qui marquent qui marquent voilà qui marquent beaucoup. Après, vous êtes partial donc au au cabinet du du vous êtes devenu directeur du cabinet de de du préfet de police de Paris. Donc vous êtes remonté.

Oui. Euh en quelle année vous repartez là-bas ? B c'est un poste de préfet hein.

Donc j'accède à au GR au grade de préfet en 2012 octobre 2012. C'est au moment de l'alternance en fait he au moment où la gauche est et esté présidentielle à l'élection présidentielle. Voilà le le Dirkab, le directeur de cabinet du préfet de police qui est préfet donc quitte ses fonctions, a souhaité quitter ses fonctions et donc je suis appelé à le remplacer.

Voilà. C'est François Hollande qui vient d'être élu. C'est François Hollande qui a été élu un peu avant.

Oui, un peu avant. Voilà. Voilà.

Voilà. Vous allez avoir les les vous les premiers attentat euh qui va toucher Charlie le 7 janvier 2015. Oui, oui, oui, oui.

Euh, comment vous la prenez vous en tant que préfet de ? Euh, je la prends. Bon, c'est des moments enfin tous les haut fonctionnaires se rappellent forcément des moment où il y a eu un attentat, une annonce d'attentat.

En fait, je la prends euh on on fait une on est en réunion à la préfecture de police trois fois par semaine. Il y a des réunions avec tous les chefs, tous les patrons des services de police. Et ce jour-là, c'est moi qui la préside d'ailleurs puisque le préfet de police est au conseil de Paris et que le préfet de police est en même temps l'exécutif est en partie exécutif de la ville de Paris et donc participe au conseil de Paris.

Donc le préfet de police est au conseil de Paris. Moi comme numéro 2, je préside cette réunion et on apprend, on vient nous dire, un officier de police rentre et nous dit qu'on a euh entendu des coups de feu euh dans le 11e et qu'on a 11e arrondissement et qu'on a un policier qui est en arrêt cardio cardiaque, quoi. Bon euh donc on lève la réunion parce que un policier est blessé, c'est qui est c'est pas courant qui va mourir en fait.

Voilà. Donc en tout cas qui est très très gravement touché, c'est donc on arrête la réunion, chacun repart et puis ensuite on apprend très vite que il y a des que c'est dans le secteur de Charli Hebdo, qu'il y a des coups de feu et euh en fait ce qui se passe c'est que vous avez un certain nombre de de de personnes qui sont présentes dans les locaux de Charlie et qui vont prévenir les autorités politiques et notamment le président de la République directement. Et donc on sait très vite qu'il y a une attaque sur Charlie quoi.

Voilà. Et puis on a des policiers qui convergent sur les lieux qui d'ailleurs rentrent en sont impactés par les terroristes, hein. Il y a des échanges de de coup de feu dont tout le monde se souvient de ces images.

Donc voilà, moi je moi je la prends comme ça. Et puis évidemment là, on rentre dans une on rentre dans 3 jours qui ne vont 5 jours en fait parce que qui seront interminables. C'est jour et nuit à ce moment-là.

Donc mercredi à l'attaque euh de Charlie avec des terroristes qui sont en fuite he dont on ne sait pas où ils sont hein. Donc il y a un conseil de défense qui se tient à l'Élysée. On mobilise énormément de dispositifs de force de l'ordre pour craignant une réplique.

Bon on sait qu'ils ont quitté Paris mais où est-ce qu'ils sont ? Est-ce qu'ils veulent revenir ? Voilà.

Et puis ensuite il y a l'attaque sur Montrouge et puis le vendredi c'est l'Hyper Cacher. Donc ça a été 3 jours nonstop où [grognement] ça a été un engagement très fort. O est-ce qu'on s'imaginait qu'on allait avoir des attentats comme ça à l'époque aussi gros ?

Non non franchement non non on s'imaginait pas. Non non. Il y a eu un avant d'après dans les services de police.

Oui il y a eu un avant un après. Ça avait déjà commencé avec 2012 avec Mera. Voilà.

Donc oui, il y a eu un avant, il y a eu un après. C'est entre 2000 entre 2015 et maintenant en 10 ans, ça a changé. Tout a été révolutionné.

Enfin, la coopération entre les services, les moyens donnés aux services de renseignement, les techniques qui leur sont autorisées pour surveiller, détecter les terroristes ont été significativement augmentés. Bien sûr, bien sûr, le risque zéro existe pas, mais tout a été révolutionné. Le 11 janvier, il y a une manifestation, vous vous rappelez avec tous les présidents qui ont marché ensemble euh dans la rue, il y en avait beaucoup.

C'était un c-ête pour vous, les services de sécurité à l'époque ? Oui, c'était un vrai cass-ête. Ouais.

Oui oui oui oui. C'est une mani qu'on a préparé à l'époque avec l'Élysée, la préfecture de police et puis euh et puis quelques ministère mais c'était surtout en fait c'était surtout la préfecture de police. On a c'était sur dans Paris c'était une très grande manif euh million.

Je pense qu'il y avait il y avait au moins de il y avait 2 millions de personnes. C'est qu'il y a des gens qui n'ont jamais pu accéder sur le secteur de la de à la zone de départ. C'était des flux permanents de personnes qui défilaient [raclement de gorge] et et avec des chefs d'état.

Donc c'était évidemment très compliqué. Chef d'état, chef de gouvernement, il y en avait plus d'une centaine. Il y a des choses qu'on qui ont voulu défiler aussi qui ont voulu marcher sur une séquence, on avait organisé les choses pour éviter tenez cô à cô.

Ils ont ils ont cheminé non pas sur tout l'itinéraire mais sur une partie de l'itinéraire. Donc il fallait évidemment sécuriser cette cet itinéraire ce qui était très compliqué. tenir ce qu'on appelle les points hauts euh acheminer déjà au milieu d'une foule immense des chefs d'état et des gouvernements.

Donc prévoir des is c'était c'était voilà c'était un job qui a été je voilà je je c'est usant mais c'est c'est quand même on se dit on l'a fait quoi. Voilà. J'ai j'ai rencontré récemment là le parce que la déclaration, je la signe, je me souviens, je la signe au nom du préfet de police, la déclaration de manifestation avec je on l' on la je la signe comme préfet de police et le déclarant à l'époque c'est c'est monsieur Lami hein qui est maintenant conseiller je crois auprès du maire de de Marseille qui a été ministre et m'a dit qu'il l'avait encadré dans son bureau cette déclaration.

Voilà, il l'a il l'a encadré parce que non, c'était c'était une manife qui était magnifique. C'était triste parce que c'était on c'était une manifestation de protestation contre on voulait dire non évidemment les gens voulaient dire non aux terroristes et et et en même temps, il y avait cette ces scènes de liè vis-à-vis de la police, ces remerciements vis-à-vis de la police et voilà, c'était une bonne réponse au terrorisme. [grognement] Est-ce qu'il y a des présidents qui avaient des gilets par balle pour se protéger ?

Est-ce que vous avez conseillé vous au président d'en mêre caché ? Je je ça ça relève des forces de sécurité spécialisée mais je je pense qu' effectivement oui, je pense que certains en avaient. Euh au cas où quand vous az des points haut, ça veut dire des snipers, des mecs malintentionnés qui pourraient tirer de loin ou qui peuvent tirer de loin et neutraliser des assaillants.

Quelqu'un qui est sur une quelqu'un qui tire depuis une fenêtre, quelqu'un qui survoie publique même essaie de s'en prendre au cortège avec une arme. Oui, c'est le point haut. Ça sert directement à ça.

Oui. Il y a pas eu de tentative. Non, il y a pas eu de tentative.

Non non non. On a abordé le sujet de l'ingérence ici. Vous allez devenir patron de la DGSI, donc services secrets intérieur en gros 2017 à 2018 DGSI donc intérieur des GSE extérieur.

Vous étiez à la DGSI. Vous avez vu l'ingérence parce qu'on on en a pas mal parlé. Je crois qu'il y en a de plus en plus en plus avec les réseaux là le le fake maintenant l'IA.

Alors ça devient difficile de voir le vrai du faux. On peut faire dire au président un peu ce qu'on veut et le mettre sur les réseaux. Oui, vécu à l'époque.

Oui, enfin comme directeur général de la sécurité intérieure, on lutte contre les ingérences étrangères, hein. Donc euh sur ces sujets là euh vous savez, en matière d'espionnage, on n pas on n pas d'amis, hein. Euh en matière de lutte antiterroriste, on a beaucoup d'amis.

On coopère en matière de d'espionnage, de captation d'information, de captation de nos intérêts économiques, de nos brevets et autres, on n pas vraiment d'amis. Donc on travaille énormément sur ces sujets. Je l'ai même vu en au-delà de mes fonctions de DGSI quand j'étais membre du gouvernement, quand j'étais coordinateur du renseignement, j'ai j'ai préfet de police aussi.

J'ai vu évidemment ces sections d'ingérence monter en puissance sur le champ informationnel, c'est-à-dire on diffuse de fausses informations où on amplifie des informations qui sont réelles mais on les amplifie. regardz comment a été traité le récent mouvement agricole, comment on est traité ont été traité le mouvement sur les retraites avec des images dans certains pays qui sont diffusés en disant c'est le chaos en France, il y a une tentative de de c'est l'insurrection, le gouvernement va tomber. Donc il y a l'information, il y a l'ingérence physique hein, où on essaie de capter un certain nombre de données et puis vous avez une autre forme de déstabilisation qu'on a vu plus récemment avec ces histoires qui ont eu lieu à Paris avec ces ces ces personnes de ressortissants étrangers. payé par des puissances étrangères pour venir taguer dans toutes les rues de Paris.

Ici des mains rouges, là des slogans antifrançais ou des étoiles de David ou des cercueils déposés au pied de la tour Effel. Exactement. Voilà.

Et ça c'est sont des élections d'érance qu'on voit se développer et à l'approche des élections municipales, on est évidemment extrêmement préoccupé par tout ça. Oui oui oui évidemment. Oui.

J'ai vu monter les ingérances et on lutte contre ces ingérances. Vous le voyez toujours aujourd'hui là encore même plus qu'avant. toujours l'ingérance informationnelle et puis vous avez aussi mais ça c'est la direction générale de la sécurité intérieure effectivement qui travaille.

Vous avez toujours aussi une ingérence physique, un certain nombre d'agents qui sont présents sur le territoire national et j'en diraiis pas plus mais qui essaient effectivement d'obtenir des informations de de retourner aussi un certain nombre de ressortisses en français pour obtenir à travers eux des informations parce qu'ils travaillent dans des entreprises stratégiques de l'État et cetera et cetera. Et ça c'est le travail de la DGSI qui détecte ses ses opérations, ses actions et qui les entrave, c'està-dire qui les empêche en fait et il réalise un travail remarquable. C'est c'est on en a parlé déjà avec le maïs le fait de retourner quelqu'un monnaie idéologie chantage et ego.

Je crois que c'était euh un monsieur de la DGSE qui était venu nous expliquer comment fonctionnait le la manière pour retourner quelqu'un pour obtenir les informations. Donc si nous on le fait, on a parlé avec Sébastien Lecnu aussi, si on le fait à l'extérieur, j'imagine qu'il y en a qui le font aussi comme vous dites à l'intérieur sur des gens. Donc le but c'est de Qu'est-ce qu'on fait si on est tamponné par un service étranger ?

Qu'est-ce qu'on doit faire ? Ben, il faut le signaler. Il faut le il faut le signaler hein.

En général, les personnes qui travaillent dans des secteurs sensibles stratégiques de notre écarmement, voilà, dans tout ce qui est l'économie sensible, évidemment l'industrie de la défense, euh nucléaire, Orana, évidemment, évidemment tous ceux qui travaillent dans les services de renseignement euh ils sont généralement on sont sensibilisés à ça. Ils le savent, ils le savent et il faut évidemment en informer les services. Il faut en informer les services.

Déjà, évidemment pas tomber dans le piège, mais surtout en informer les services pour donner l'alerte et qu'on puisse que les services puissent lancer les investigations. On a déjà essayé de vous piéger comme de vous retourner ? Non, non, non, non, non, jamais, jamais.

Mais vous savez, on s'en prennent généralement pas souvent au au grand patron au ministre ou au grand patron des services. Non, non, non, mais il faut il faut quand même faire il faut quand même faire très attention. Il faut quand même faire très attention.

J'avais C'est c'est on peut pas savoir combien il y a de d'espion, d'agents étrangers. de chaque pays en France. Mais ça ça se compte en quoi ?

Milliers, dizaines de milliers ? Non, pas en di pas c'est pas en dizaines de milliers. Non non non.

Voilà parce qu'il y a tellement de pays. Je crois que c'est pas en dizaine de milliers. Non non, c'est pas en dizaine de milliers mais voilà, il y a une vigilance des services de renseignement français qui ont à l'œil toutes ces personnes.

Voilà et quand ils ne les ont pas à l'œil, ils travaillent pour les détecter. Il y en a que sur Paris ou peut y en avoir même dans des petits villages ? Il peut y en avoir partout dans les grandes villes.

Paris évidemment parce que c'est un lieu de pouvoir, il y a les capitales, il y a les il y a les ambassades, il y a les les institutions nationales, c'est la capitale. Mais ça peut être aussi des grandes villes. Vous savez, vous avez des inér des entreprises ou des intérêts stratégiques partout sur le territoire national.

Est-ce que vous avez vu un truc technologique incroyable quand vous étiez à DGSI ? dit ça vraiment on avait montré avec Sébastien Lecnu, on avait sur la base de en dessous de Ren une base un peu sur le sur les recherches confidentielles de l'armée. Il nous avit montré des antennes qui permettaient de balayer un immeuble et de voir les écrans des gens à l'intérieur.

On a pu voir des choses technologiques assez folles avec lui. Est-ce que vous avez vu vous quelque chose qui vous a impressionné à l'époque ? Vous az dites "On est on est bon Oui, tout le temps.

Tout le temps, enfin sur les techniques dont on dispose, tout le temps. Mais ce qu'il faut savoir, c'est que ces techniques, on les utilise en France après autorisation, hein. Donc, on a une autorisation du premier ministre qui est donné après avis d'une commission qui est indépendante, la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement. [grognement] Euh, et on doit les justifier.

Un service de renseignement peut pas utiliser une technique qui est par définition intrusive dans la vie privée des gens. Comme ça, il faut qu'il ait une autorisation. Et quand on est en judiciaire, quand vous êtes en enquête, euh là c'est c'est ce qu'on appelle les techniques spéciales d'enquête, hein.

Donc il utilise les mêmes techniques et c'est autorisé par un magistrat. Voilà. Mais effectivement en terme technologique, on sait faire des choses assez importantes.

Voilà, on sait se projeter, on sait voilà vous vous toutes ces techniques ont déjà été sont connues, hein, elles sont dans le code Elles sont dans le code de la sécurité intérieure. Voilà, des possibilités d'interception. on [grognement] a des possibilités euh de de de géolocalisation d'individus et mais tout ça ça se demande et il faut avoir l'autorisation non plus.

Non, c'est pas le Far Wouest non plus. Mais technologiquement, oui, j'ai toujours été bluffé moi par les capacités des services. Et évidemment, on travaille sans cesse à s'adapter à l'évolution technologique.

Maintenant, les communications, elles sont satellitaires. La plupart des communications, elles sont elles sont chiffrées, hein. Donc, elles sont cryptées.

D'où évidemment la demande forte des services un jour de pouvoir accéder à des contenus chiffrés. Mais voilà, ça c'est pour ça qu'on voudrait des chiffres télégram la la technologie de de nos services de renseignement. euh notamment la DGSI et bien sûr la DGSE.

Est-ce qu'il y a des choses que vous pourrez jamais raconter ? Vous avez vu la DGSI ? Bah à peu près tout puisqu'on [grognement] est couvert par le secret de la défense nationale.

Non mais à peu près tout et c'est à vie. C'estàd que les on peut raconter les missions de ce que on peut on peut pas parler de l'organisation du service. Les missions, elles sont dans le domaine public.

On peut dire que les missions, on peut évidemment en parler. Moi même comme comme directeur général de la sécurité intérieure, j'ai eu à m'exprimer publiquement, à communiquer. D'ailleurs, j'étais un le DGSI qui a lancé le le fait qu'on puisse mieux expliquer vis-à-vis des médias l'action du service, mais les missions.

Mais on peut jamais parler des affaires. C'est important comprendre pour le pour pour les Français de savoir. Parler, c'est comme ça.

On peut pas parler des affaires. C'est sûr qu'il y a des sujets qui se prêtent plus à la communication. Quand vous avez déjà un attentat terroriste, on peut en parler, expliquer.

OK. Mais tout ce qui est ingérence, euh les affaires d'espionnage, de contre-espionnage, on peut pas en parler s'il y a le secret de la défense nationale. Et c'est quelque chose qui nous qui nous court après toute la vie.

C'estàd que pendant toute notre vie, on ne peut jamais parler d'un de nos dossiers. Voilà, c'est comme ça. C'est frustrant.

Non, non, c'est pas frustrant parce que Mais non, mais c'est comme ça que le secret de la défense nationale. C'est comme ça que notre République tient. C'est parce que les gens ne parlent pas et ne racontent pas les affaires et les dossiers qu'ils ont eu à traiter.

Je rentre dans le perso, si je peux vous poser la question, mais c'est une femme, c'est des enfants ? Oui, des filles. Oui.

Euh est-ce que quand on est patron de la DG ou ministre de l'intérieur, on est obligé de faire vérifier euh le petit ami de son fils quand il arrive et qu'on le présente le dimanche midi. Est-ce qu'on est obligé de faire vérifier sa femme pour être sûr qu'elle ait pas été approchée ? Euh non, enfin moi je le fais pas mais là c'est c'est le film mon beau-père et moi.

Non mais à mes gendres, je leur fais peur en leur racontant l'histoire de ce film. Oui, si c'est dans mon beau-père et moi. Oui, c'est ça.

Oui, c'est un ancien des services le le beau-père Robert de Niro. C'est un ancien c'est un bon moyen de rentrer dans la famille, c'est toujours le problème quoi. Après, est-ce qu'on devient parano ?

Non, franchement non non non. Par contre, moi ma femme et mes filles sont formaté quand même sur les métiers que j'ai fait sont assez méfiantes. Donc par nature euh enfin non pas par nature pardon.

Elles son elles le sont devenu avec mes fonctions où elles ont bien vu qu'on fait attention à pas mal de choses, à laisser peu d'empreintes, peu de trac, enfin du moins quand j'étais dans les services hein. Euh et donc elles sont elles sont mes filles sont assez attentives et donc du coup mes deux gendres puisque maintenant elles ne visitent plus avec moi, avec nous, elles sont elles sont autonomes, elles ell elles sont assez attentives et du coup mes deux gendres ont ont vite pris le pli aussi. Voilà.

De faire attention de faire attention de faire attention à ce qu'on pas s'exposer sur les réseaux sociaux. Voilà. Et alors, monsieur le ministre, vous nous avez permis d'aller visiter quelque chose d'exceptionnel.

Comme vous êtes ministre de l'intérieur, au ministère de l'intérieur pendant la guerre, ça a été pris par la guestapu. Ils en sont ils s'en sont servis pour faire leur quartier général et pour prendre des bureaux là-bas. Et en fait, j'ai j'ai demandé s'il y avait des choses à visiter.

Et en fait, figurez-vous qu'il y a encore une pièce qui est restée dans son jus depuis 1945. C'est encore une grosse clé, une petite ampoule qui qui crépite avec vraiment le vieil interrupteur. Elle a été fermée en 1945.

C'est un bureau qui a été transformé en cellules à l'époque par la Guestapo [grognement] pour torturer les résistants français. Vous allez voir, il y a les chaises avec le logo avec le logo Nazi dessus. Il y a les vous allez voir des anneaux en fer qui sont fixés au mur pour attacher les résistants.

Mais c'est c'est pas forcément ça que je je voulais vous montrer. Vous allez voir, on a pu filmer ce que les résistants avant de se faire exécuter, avant de se faire, il y a le ploton d'exécution là-bas, graver des choses sur les murs et en fait ils ont mis les messages hyper poignants. Vous allez voir, je je je n'ai pas parlé, je je je vais mourir français, vive la France, embrasser ma Louisette et et Edmond et il signé.

En fait, c'est des messages magnifiques. Moi, ça m'a marqué quand j'ai pu aller la visiter rapidement. Donc, je suis très content qu'on ait l'autorisation de la filmer pour vous montrer ça.

Regardez. Alors, ça y est, on est au ministère de l'intérieur ici. Place Bovau, dans la cour centrale.

Il y a le bureau du ministre ici sur notre gauche, le rentas à son bureau là-bas. On va aller retrouver Marie-Caroline qui connaît l'histoire du bâtiment, qui a eu la gentillesse de nous ouvrir toutes les cellules qui ont été utilisées à l'époque pendant la guerre par la Guestapo pour torturer les résistants. Vous allez voir les mots au mur, vous allez voir à quel point c'était beau ce qu'ils ont marqué gravé au mur.

Alors qu'il venaient de se faire souvent torturer. Ils étaient bons pour le peloton d'exécution et il trouvaient quand même des mots très beaux. Vous allez voir, c'est assez émouvant ce qu'on va pouvoir voir.

On ira ensuite dans le sous-sol. On va pouvoir visiter un faux casino qui sert aux policiers à s'entraîner pour avoir la gestuelle pour pouvoir infiltrer les casinos [musique] pour essayer de débusquer les tricheurs du côté casino mais du côté client évidemment. On ira aussi voir le bunker qui est dans le sous-sol du ministère de l'intérieur.

Ça c'est vraiment exceptionnel aussi. Et on finira par le CIC, donc la cellule intermissale de crise qui sert en cas de crise au ministre et à tout le monde de se retrouver pour prendre des décisions. C'est parti.

Donc ça y est, on est dans le couloir. On a retrouvé Marie-Caroline. Merci à nous accueillir.

Marie-Caroline, c'est la personne qui connaît le mieux le bâtiment en gros hein au service com et merci he de nous de nous ouvrir. Celle qui a tout le savoir, qui va nous expliquer exactement ce que l'on va voir et pour pas que je dise de bêtises, je t'ai proposé de passer à l'antenne et tu as bien voulu. Donc merci beaucoup.

Merci beaucoup. Bienvenue à vous surtout. Il faut savoir que voilà, là il y a des bureaux.

Ici par exemple, on a fermé pour des soucis de confidentialité évidente, mais les gens travaillent ici et donc on est au beau milieu d'un couloir utilisé. La porte est fermée, normalement elle est peinte. On peut pas savoir ce qu'il y a dedans.

Non, c'est juste une porte de bureau a priori comme une autre. Alors ici, on est donc au ministère d'intérieur à la place Bovau. [musique] Pendant la guerre, c'est la guestapo.

Donc c'est c'est qui a pris en gros ce bâtiment pour en faire un de leur siège. Exactement. Exactement. en 1940, ce qu'on appelle la Zeride Polizide, donc c'était vraiment la police de sûreté allemande a pris ces lieux qui avaient été laissés les disponibles par la police française qui était partie à Bordeaux et ils se sont installés ici pour détenir et interroger des résistants pour connaître un petit peu leur réseau, leur activité avant de les déporter en compte concentration.

Juste je vous montre une photo que vous puissiez voir le bâtiment là. C'est donc tous les chefs et toute l'équipe à l'époque qui sont sur les marches que vous voyez avec deux gros poteaux. Donc ça c'était à l'époque.

Vous voyez le chef au milieu, il n'a pas de ceinture et il a une une épée avec un petit pompon Dumelburg. Et regardez maintenant aujourd'hui euh on est allé filmer. Voilà ça [musique] vous pouviez vous pouvez voir vraiment.

Ce sont les mêmes marches, c'est le même endroit. C'était la cour des saucisses et maintenant c'est la cour brossolette en hommage [musique] au résistant Pierre Brosselette qui s'est qui s'est pour ne pas parler quand il était Avenue Foche mais entre les mains de la guestapu. D'accord.

Voilà, regardez à l'intérieur. Donc il y a encore les les chaises d'origine. Vous allez voir les inscriptions, on va vous les on va vous les montrer.

On va les lire ensemble. Et ça c'est son donc c'est ça qui est important. Il y a les chaises ici d'origine vraiment de l'époque avec encore le logo Stein Police.

Voilà, vous pouvez voir avec l'aigle ici au milieu de la police allemande ici avec voilà Z police Z police ça veut dire quoi ? C'est des polices de sûreté. Polices de sûreté.

Et donc il y a les anneaux ici, les deux anneaux euh auxquels ils accrochent, j'imagine, avec lesquels ils accrochent, ceux qui étaient un peu agités, apparemment, ils étaient ils étaient [musique] comme ça maintenus. Ils étaient maintenus avec les deux. Et au-dessus, ça c'est fou, c'est le parquet qui était au sol qui a été mis au-dessus.

En fait, c'est les traces des bottes de N, on le voit. Et donc, on voyait que ils prenait leur élan et ça devait pas être ça devait être compliqué. Là, vous pouvez voir, c'est vraiment tout est dans son jus.

C'est c'est le vrai interrupteur de l'époque avec le câble vraiment extérieur, la vraie lumière tout en haut. On est encore sur toute l'installation d'origine. Ça n'a pas bougé.

C'est fou les les les messages qu'il y avait n'avouent jamais. France d'abord juste à [musique] côté la France France d'abord et puis il y a Popeille aussi qui voilà qui a écrit Courage les potes. Bah oui Popy c'est les années [musique] 30.

Courage les potes. Courage les potes. Je ne dors pas pour penser à mes parents et à ma louisette chérie. [musique] Raymond 1944 juin 44 surtout les messages sont de printemps été 44 avant que les naines n' abandonnent les lieux et donc on a gardé les messages et c'est vrai que c'est beaucoup des messages familiaux en fait he c'està-dire beaucoup de messages d'amour et beaucoup de messages à la famille parce que ce sont des testaments.

En fait les résistants pensaient qu'ils allaient mourir. [musique] la Guestapo, on savait bien en 44 que c'était certainement un passage très compliqué avant de de se faire fusiller. Voilà, avant de se faire fusiller ou d'être déporté en compte concentration parce qu'ils étaient pour la plupart [musique] des portés et donc il a fait une fleur pour sa Louisette.

Là, c'est encore Raymond et Louisette. Ma dernière pensée à mes parents et à ma loisette chérie Raymond. Souvent, il faisait de la résistance en famille, en couple notamment. [musique] Et imaginez, ils étaient séparés au moment de leur arrestation.

Ils étaient chacun menenés dans une prison, chacun incarcéré [musique] ici et ils savaient pas ce qui était devenu leur conjoint ou leur conjointes. Donc c'était une angoisse. Là là il y en a un là.

Julien 20 ans, bon pour le poteau, regret à ma mère que j'aime de tout mon cœur. Et c'était le 12 avril 44. 12 avril 12 avril 44. [musique] Il y a même des dessins.

Il il y a une croix là, une croix de Laoren. C'est quoi avec la fleur de lis ? C'est c'est la fleur de lis et la croix de Laoren.

C'est le mouvement gauliste avec les forces [musique] françaises combattantes FFC. Et auudess écrit vengeance CDL, c'est le comité de libération. C'est passionnant.

Et et alors il y a aussi des des [musique] pseudos. La plupart du temps, les les résistants mettaient pas leur prénom évidemment, mais mettez des pseudos. Donc il y en a qui s'appellent la biscotte et [musique] passer ici le 8 juin 44 pour la liberté euh et repasser le 10 juillet 44.

Il y en [musique] a qui sont même venus de fois qu' étaient souvent ramenés en prison, ramenés et cetera jusqu'à ce que on pense qu'ils avaient donné [musique] toutes les informations que les nazis recherchaient. Il y a un dessin qui est assez incroyable qui est ici qui a en fait un plan en fait c'est un plan des lieux avec les tireurs. C'est ça.

Avec les soldat. Imaginez que ce sont des vigis qui sont indiquées et on voit des escaliers aussi et comme des cages d'escalier. Donc on sait où c'est ça où on on imagine non on a pas retrouvé de témoignage qui nous le précise mais ça devait être un des lieux de détention puisqu'ils étaient amenés de prison tous les matins.

Donc il y avait la santé, il y avait freine, il y avait le cherche midi. Plusieurs prisons de la région parisienne d'où ils arrivaient pour être interrogés ici. On va passer dans la cellule d'à côté.

Il y en a plusieurs avec d'autres inscriptions. Vous allez [musique] voir c'est assez incroyable. Il a même un avion sur ce dessin là.

Là, c'est c'est la porte de la cellule, vous voyez ? Hop ! De l'extérieur, c'est les mêmes portes qu'à côté, c'est juste l'intérieur.

Là, ça a été rebouché. Avant, il y avait un [musique] petite une petite grille et il y a des inscriptions encore. Voilà, René 177 17 juillet 44 même des visages qui ont été donc tout ça, tout ça est d'origine.

C'est les vrais vrais, les vrais poigné de l'époque avec même la voilà la vraie [musique] clé de cette époque là. [musique] Roger, ton père, ton cousin et le père de Colette sont [musique] passés ici 1944. Alors là, on arrive dans un endroit un peu particulier qui est la passerelle des Allemands qui a été [musique] intégralement construite au-dessus du vide.

Là, on est dans le vide là. Oui, on est au-dessus du vide. Ça ne tient que par des poutrelles métalliques au mur qui est derrière, mais en dessous de nous, c'est le vide.

Et c'est l'endroit par lequel les Allemands, les nazis faisaient passer les prisonniers notamment, mais aussi eux-mêmes pour aller d'un bloc à l'autre puisque à l'époque toute la partie arrière n'appartenait pas au site. Et c'est encore utilisé. C'est encore utilisé aujourd'hui.

Ça a été refait ou pas ? Oui. Alors oui, parce que justement il y avait des failles terribles au sol, enfin en dessous et on avait un peu peur de l'emprunter et l'année dernière, ils ont complètement refait et reconstituer de manière à ce qu'on puisse l'emprunter sans sans risque.

Monsieur le ministre, on voit votre bureau d'ici là. D'ailleurs, vous [raclement de gorge] allez reconnaître cet endroit. Voilà, là on voit effectivement la partie hôtel du ministre.

Sachant que les premiers étages est occupé par les appartements privés du ministre puisqu'il vous l'a peut-être dit, il est tenu d'être toujours sur présent et sur place. Voilà, d'habiter ici. Donc là, on va voir les autres jaules.

C'était juste une des autres cellules. C'était juste une petite pause entre les deux parce qu'il y avait ce passager. On voulait tout vous montrer, vous puissiez voir tout ça.

Donc là, on est dans une deuxième cellule qui a une particularité qui est plus petite. Oui. [musique] Et c'est un ancien cabinet de toilette.

En fait, on voit bien que à l'origine devait y avoir un lavabo juste derrière et ils étaient incarcérés ici avant leurs interrogatoires de la même manière avec ici pas mal de d'inscriptions, toujours des inscriptions qui sont pas trop face à la porte pour qu'on puisse pas trop les voir en train d'écrire. Vive la France éternelle, nous serons libres pour Noël 44. [ __ ] c'est faux.

Vive la France, Jésus-Christ souffre avec nous. Ouais, c'était des messages un peu comme toujours pareil des testaments. Donc je crois en Dieu mon Dieu.

Parfois la religion est présente parce que il recommande un peu leur âme pour la suite. Vive la France ici. Alors, j'aime bien celle-là.

To hell with Germany. Ça veut dire qu'en fait ils envoient l'Allemagne enfer. Sachant que généralement c'est plutôt des messages d'amour quand même.

Les salots, on les aura les salots. Ouais, on les aura les salots. Oui.

Bah oui, quand même, ils étaient pas c'était des résistants. Non, c'est c'est impressionnant de voir. La France vaincra courage et espoir.

Il y a vraiment beaucoup de messages. Cornéus dit "Bon courage à tous les passagers. Une seule devise, n'avoue jamais.

Celui-là est très Celui-là est très intéressant parce que Cornélius est un nom codé évidemment. Donc il n'avaient jamais leur nom réel justement. C'était bien ce que recherchait la guestapo, leur vrai nom.

Donc il n'écrivaient sur les murs que leur nom codé. Et le n'avoue jamais évidemment, c'était d'actualité puisque [raclement de gorge] c'est c'est fou. Euh [musique] haut les cœurs les cœurs les gars.

On les aura malgré tout. On les aura malgré tout. Tu te rends compte ?

Ouais. Du cran. Et là il y a marqué Frankreich Uber.

Dire la France par-dessus tout en allemand. Oui, en allemand. Parce qu'il se doutait bien que ce serait lu par des Allemands.

Donc c'était un petit message pour leur Jolier. C'est c'est c'est impressionnant de voir ça quoi. Là c'est c'est du vrai.

Enfin c'est c'est ce sont des gens qui ont vraiment c'est pas une copie quoi. Ils ont ils nous ont laissé vraiment des un testament surtout qu'on sait on ne sait pas ce qu'ils sont devenus pour la plupart mais on sait qu'ils ont été déportés et donc on en a retrouvé certains qui sont rentrés des camps mais certains évidemment ne sont jamais revenus. Alors là, les textes sont assez incroyables.

Adieu ma femme chérie, ma mère et mes enfants. Je mourrai en français. René 5 novembre 1943.

Vous rendez compte ? Adieu ma mère, ma femme et les enfants chéries. C'est c'est [musique] d'une tristesse.

Oui, ce sont des adieux parce que ils étaient entre les mains de la guestapo et ils savaient très bien en 1944 que la guestapo ne faisait pas de cadeau et que il y avait une très forte chance pour qu'il ne s'en sorte pas. Ici, voyez, il y a des [musique] tâches de il y a malheureusement probablement des taches de sang peut-être des mauvais traitements, des Pour ce qui est des tortures, on sait qu'ils étaient potentiellement giflés. On leur faisait du chantage affectif.

Euh, on leur faisait des brûlures de cigarettes, on les empêchait de dormir, de manger. Tout est d'origine là, c'est vraiment rien été ou rien n'a été modifié. Ouais.

Donc la cellule dans laquelle on était à l'instant, il y a une porte normale mais il y avait quand même des gros barreaux comme ça en fer qui mettaient voilà et qui qui empêchait quelqu'un évidemment de sortir quoi. [musique] Voilà. Donc donc là on est dans la dernière cellule.

Ils ont mis des plexiglace pour protéger au maximum parce que sinon il y a des petits champignons malheureusement. Ben, c'est ça le risque, c'est quand même que ces messages s'effassent un jour et ce serait vraiment dommage. Surtout qu'ici, on a vraiment de très très belles inscriptions avec notamment le fameuse extrait de la mort du loup d'Alfred Devini.

Donc c'était Marie Jo Chambard de l'eau qui était une jeune résistante de 17 ans à l'époque qui avait été arrêtée. Elle était résistante en Bretagne, elle portait des messages à vélo et quand elle a été incarcérée, elle a écrit cet extrait d'un poème qu'elle avait appris à l'école. gémir et pleurer est également lâche.

Et quand on l' quand on l'a retrouvé, donc c'était vers les années 2000, elle est revenue ici donc elle avait plus de 90 ans déjà et on lui a montré le poème qu'elle avait écrit à 17 ans. [musique] Gémer est également lâche. Fais énergiquement ta longue et lourde tâche dans la voix où le sort a voulu t'appeler. [musique] Puis après, comme moi, souffre et meurt sans parler.

Et regardez, je viens de lire un message [musique] qui qui est qui est vraiment qui est prenant. À tous les Français, tenez bon encore un petit moment, on les aura bientôt. Bon courage de la part d'un petit Laurin condamné à mort pour désert.

Donc tu te rends compte [musique] de ce qu'ils sont en train de vivre. Il faut savoir être fort dans les bons et les mauvais moments. La liberté [musique] est la forme la plus complète du bonheur lorsqu'on l'a perdu.

C'est beau hein, il y a des textes sub. C'est une citation également je pense. Ils étaient très littéraires hein, ils connaissaient [musique] beaucoup de textes.

Mon Fernand chéri, je t'aime mais je souffre, je suis innocente. Oui, il y a des il y a des citations. Il parle beaucoup des autres aussi hein.

C'est parle pas d'eux-même en général. Maxia ma fiancée. Alors regarde ça c'est ça c'est exceptionnel.

Tu vas peut-être nous l'expliquer. Si jamais je crève ici, Maxia, ma fiancée habitant 119 rues de la convention sera responsable de ma mort. Oui, parce que souvent quand [musique] ils étaient arrêtés, c'est qu'ils étaient dénoncés euh par des voisins, par des personnes qui étaient plutôt d'obédience vichiste, qui qui comprenaiit qu'ils avaient des activités de résistance et qui les dénonçait à la guerapu.

Ça arrivait malheureusement. Et donc là, il parle de sa fiancée et après il parle des habitants. C'est deux choses différentes.

Oui, c'est il compte sur sa fiancée, je pense, pour savoir habitant 119 rue de la convention en fait l'ont balancé en fait avec ça. Ils pensent que c'est eux qui ont dénoncé. Merci Marie Caroline nous a montré.

Ah non mais c'est c'est moi qui vous remercie. Merci beaucoup de porter ces témoignages. C'est quelque part vous leur redonnez un peu vie à tous ces résistants.

Là, on est venu dans une dans une dans un sous-sol du du ministère de l'intérieur. Tu nous as emmené là. C'est le service donc central des courses et jeux s'appelle.

Qu'est-ce qu'on va voir ? C'est un endroit où les policiers s'entraînent en fait à repérer la triche dans les casinos. Et donc il y a toutes des tables que vous allez voir.

On est un petit peu comme dans un casino nous-même et ils observent, ils apprennent les techniques et comme ça ils repèrent dans les casinos ou les vrais casinos toutes les techniques qui sont utilisées pour tricher tricher au jeu. Alors il faut bien faire attention à la tête et ça monte en même temps. Regardez, c'est vraiment caché.

Et donc là et ben voilà, vous allez vous retrouver directement. C'est comme un casino avec des machines récentes, des machines ancienne, il y a de tout. Et donc c'est pour parer la triche par exemple, c'est pour apprendre à à aux policiers à à repérer.

Là là c'est une roulette m'expliquer par exemple avant il y en a qui vont avoir la technique de miser sur les couleurs et discrètement de faire ça au dernier moment et donc parfois les croupiers voient pas la caméra et cetera. Donc ça c'est pour repérer et apprendre en fait toutes les techniques de triche et la technique du blackjack. Donc là il y a des techniques de triche au blackjack qu'on va pas évidemment dévoiler ici mais vous puissiez comprendre c'est vraiment une vraie table d'un vrai croupier et donc voilà c'est pour apprendre aux policiers à voir ses croupiers à tricher parce que ça peut arriver des deux côtés la triche ça peut être les clients et les casinos.

C'est évidemment très rare mais faut être là. Là-bas, vous avez des vieilles machines à sous. Donc ça, c'est des plus anciennes avec les jetons.

Là, c'est pour apprendre aussi à voir si les machines fonctionne pas normalement. Là, vous avez des vraies tables de roulettes et donc c'est aussi pour apprendre à se mettre autour de la table et à jouer comme des joueurs, s'entraîner en fait finalement pour pas paraître trop policier quand ils vont s'asseoir à la table pour repérer les gens. comme ça, ils apprennent à avoir la technique euh les les la gestuelle qu'il faut quand on joue au casino et cetera pour être un comme un vrai joueur finalement.

Vous avez même des flippers, il y a plein de vieux jeux, regardez, vous c'est vraiment un bon dans le temps. Il y a des vieux jeux, ils ont gardé aussi les les vieilles machines. On montrera pas tout, on peut pas tout montrer évidemment mais là vous avez des vieilles machines et regardez ces vieux flippers vraiment très très anciens.

Et alors ce qui est énorme, c'est même ces machines à l'époque pour 10 francs, elles sont encore en franc. C'était des petits lots parce [musique] que c'est il y en avait qui pouvaient être aussi truqués. Donc c'est ça permettait de de tout décortiquer, de tout ouvrir pour apprendre à utiliser justement toutes ces machines.

On peut pas vous montrer évidemment tout ce qu'il y a mais comme ça vous voyez que ça existe [musique] et comment les policiers peuvent s'entraîner à à paraître et à avoir l'air d'être de vrais joueurs dans les casinos. Petite dédicace Oriental légende. Alors là, on arrive au bunker.

Absolument. C'est un endroit qui est vraiment euh fortifié entre guillemets, dans les années 30. C'est du béton de bunker.

C'est du béton un peu comme le mur de l'Atlantique, hein. C'est le même principe, c'est comme les blocos. Et c'était un abri antiaérien qui a été construit dans les années 30 par des Français mais qui a ensuite été utilisé bien sûr par les nazis quand ils sont arrivés ici.

C'est fou. Et voilà, ils y cachaient des armes, tout ce qui était précieux. Donc ça c'est vraiment le truc d'origine.

Ça c'est complètement d'origine. Il y a la porte, on va voir la porte blindée encore. Encore, elle est toujours là.

Ah oui, c'est c'est une vraie porte de bunker en fait. C'est c'est Ouais, c'est ça. C'est vraiment un Attend, c'est incroyable.

Un abri qui devait servir à empêcher en cas de bombardement. Attends, mais regarde, je mets tout mon point. [rires] Attends, mais fait combien ?

Elle fait elle fait combien de kilos ça ? tonnes non plusieurs tonnes. Et là tu as les Oh là là, ça marche encore.

Voilà tout tout est encore et là elle est beaucoup plus maniable parce qu'elle a été un peu repeinte, refaite mais elle devait protéger des bombardements et donc il marche encore en soit le bunker il est voilà c'est ça ou il est encore utilisé alors ah tu as trois portes donc tu en as une autre une autre ici. Voilà c'est un sas et là c'est la deuxième porte du sas. Ah ouais bon là c'est plus fin.

Là c'est plus fin. C'est plus maniable mais euh déjà c'est une porte de banque quoi. Incroyable.

Voilà. Voilà. Et là ensuite, il y avait toutes sortes de pièces dans lesquelles on pouvait ranger du matériel mais aussi se mettre potentiellement à l'abri en cas de bombardement.

Ah oui, il y a plus d'inscription de l'époque. Il y en a une là-bas, c'est le numéro 3, je crois. Ah oui, qui était euh voilà [musique] qui datait de cette époque.

Donc ça c'est des salles qui sont fermées [musique] aujourd'hui qui sont utilisées. Donc on va montrer évidemment l'intérêt et oui effectivement. Donc ça c'est le ce qui marque française marque française donc de de coffre fort.

C'est celui et c'est la la société qui a construit cet endroit et c'est comme ça qu'on a réalisé quand on a un peu rénové que c'était français et que ça avait bien été construit avant la guerre. Incroyable. Pendant la drôle de guerre pendant qu'on pensait qu'il pouvait y avoir encore des attaques.

C'était vraiment c'est c'est encore c'est des portes. Tu te rends compte du poids que ça fait. C'est fou.

Cool he de voir ça. C'est c'est le vrai bunker en dessous du ministère de l'intérieur. Donc on peut montrer évidemment ce qu'il y a dans les salles mais [musique] ça vous pouvez voir déjà l'entrée.

Et merci encore Marie-Caroline de nous avoir fait visiter tout ça. C'est un plaisir vraiment. Et c'est génial de pouvoir vivre ça de l'intérieur et montrer tout ça.

Donc pour terminer, on va donc dans la CIC. Donc c'est la cellule intermissale de crise. Euh voilà, merci pour l'autorisation.

Aujourd'hui, euh on va pouvoir la montrer. C'est une salle qui a été Bah, on rentre et tu nous tu nous décris ce qu'on voit. Ça te va ?

Absolument. Bienvenue. Merci hein.

Ah oui. Ah oui. Voilà.

Oui. C'est une salle une très belle salle de réunion qui est assez emblématique puisqu'on la voit souvent dans dans les flash info. C'est la cellule de décision.

Donc c'est là que se tiennent vraiment les ministres, tous les décideurs, parfois le président ou le premier ministre. Elle a été construite en 2010 et elle a notamment servi lors des attentats 2015 mais aussi lors de l'ensemble des crises qui touchent le pays et qui ont une portée de niveau national. C'est ça ça permet de de se retrouver avec qui par exemple le le président, le ministre de l'intérieur peut l'utiliser.

Le ministre de l'intérieur est celui qui l'utilise le plus fréquemment. Donc il est toujours là, voyez, devant les drapeaux là-bas au bout. Et puis ben François Hollande est venu en 2015 en personne pour présider la cellule décision au moment des attentats notamment de du Bataclan.

Euh et puis ça peut être le premier ministre aussi puisque c'est une cellule interministérielle. Donc ce sont les ministres qui représentent tous les ministères, le gouvernement qui se réunit ici en fonction de la nature de la crise. Bien pour ça qu'il y a marqué premier ministre.

Voilà. Voilà, c'est pour ça qu'il a marqué premier ministre. Tiens, on va on va tiens, viens viens situer avec la caméra Réy ça.

On va pouvoir vous montrer, on va on va se mettre à la place du du [musique] ministre de l'intérieur ici pour montrer à quoi ça ressemble. Et donc vous voyez en haut à droite, il y a l'heure de Mayotte encore puisque la dernière fois qu'elle a été utilisée, c'était donc pour [grognement] le cyclone [musique] euh à Mayotte. Donc voilà la salle.

La salle, comment elle a comment elle est rentrée cette table qui est euh énorme ? Marie-Caroline, est-ce que tu as est-ce que tu as Oui, la fameuse table, elle a été en fait rapportée par morceaux. Euh donc c'était des grands des grands éléments qui ont été ensuite sur place réunis les uns avec les autres moulés moulés pour créer cette impression de bouclier puisque la symbolique de cette table c'est le le bouclier qui symbolise la protection puisque ici on est dans une logique de protection des populations contre la crise.

Incroyable. Voilà. En tout cas on a pu voir ce lieu exceptionnel.

Merci beaucoup à vous. Autre question on parlait juste avant. Je vais continuer.

En octobre 2018 vous êtes nommé secrétaire d'état. Donc là, vous allez venir au ministère de l'intérieur. Vous allez découvrir une deuxième fois parce que vous y étiez passé rapidement.

Donc, cette fois-ci, ça va être avec Christophe Castaner. C'est ça. C'est quoi le rôle d'un secrétaire d'État par rapport à un ministre ?

Bah, c'est le c'est d'abord c'est aussi un ministre hein, donc c'est c'est ministre délégué, dis, c'est un peu un ministre délégué, c'est secrétaire d'État. Voilà, c'est un ministre placé auprès d'un autre ministre en général euh ou auprès du premier ministre ou auprès d'un ministre et qui a des attributions qui correspondent à celle de son ministre qui sont les attributions que le ministre lui confie. Voilà.

C'est elle elle est comment votre relation avec Christophe Castaner quand vous arrivez ? C'est une relation qui est très très forte. On a nos bureaux sont côte à côte contigus et puis on va on va avoir à gérer ensemble des crises très graves.

La crise des gilets jaunes notamment qui est quand même une crise extrêmement importante avec des manifestations qui sont des manifestations. Va y avoir une colère importante, des violences, des dégradations et donc ça va être pour nous effectivement ça ça lie les hommes des affaires comme ça. Il faut faut tenir.

Euh voilà, je je j'ai je je moi j'ai eu d'excellentes relations avec Christophe Casser. On n'est pas sur la même ligne à ce moment-là en terme de rapport à la police. Moi, je connais évidemment le fonctionnement du ministère, de la police, de conception de l'ordre assez affirmé.

Lui est un peu différent mais on avance ensemble tous les deux et ça s'est très bien passé. Moi, j'en garde des relations extrêmement amicales avec lui. Vous Est-ce que vous allez avoir peur ?

Je demandais à Édouard Philippe quand il est venu aussi parce qu'il était premier ministre à l'époque. Est-ce que vous avez eu peur vous ? Quand vous avez vu que ça partait et vous connaissez vraiment bien le le fonctionnement de la police, vous az dit là ça va être chaud.

Chaud c'estàd c'est-à-dire bah est-ce que ça va être une révolution française à la 1789 ? Est-ce qu'à un moment donné on envisage ce scénario catastrophe ? Non moi j'ai j'ai j'ai jamais envisagé ça à ce moment-là cette époque-là.

J'ai jamais envisagé ça. Par contre, on a on est quand même confronté à une [musique] des manif notamment le 1er décembre hein, je en fait le 1er décembre 2018, vous avez un épisode le 17 novembre 2018, vous avez des manifestants qui s'approchent de l'Élysée assez près. Bon, qui sont bloqués qui sont bloqués pas très loin.

Bon, il y a pas énormément de monde là, c'est le 24 et ensuite un mouvement spontané en partie sur les Champs-Élysées qui est assez violent 24 novembre. Et puis le 1er décembre, il y a cette grande manifestation qui devait se tenir dans sur les Champsélysées dans un périmètre sécurisé. Finalement, les gens ne sont pas venus.

Il y a eu beaucoup d'exaction autour. Là, on on on en terme de gestion de l'ordre public, on a été clairement débordé ce jour-là. Clairement débordé.

On a eu où on a eu des violences des violences un peu partout avec [gémissement] on s'attendait à ce que les gens viennent sur les Champsly élsée. Donc il y avait un gros dispo sur les chambres mais ils sont pas venus sur les Champsélysées et ils ont rayonné partout ailleurs à l'extérieur et on a eu beaucoup de dégradation de casse beaucoup de dégradation sur le toit je me rappelle. Oui sentiment d'inquiétude parce que on est on est débordé à ce moment-là on perd un peu le contrôle en sens maîtrise de l'ordre de maintien de l'ordre public.

On perd le contrôle à ce moment et peur d'une révolution. Non mais le week entre le 1er et le 8 décembre, on on organise avec Christophe Castaner avec tous les responsables de police et de gendarmerie plusieurs réunions pour changer totalement la doctrine, c'est-à-dire pour être plus mobile parce qu'on ce qu'on a constaté le 1er décembre, c'est que c'était des groupes autour de l'Arc de Triomphe et sur l'Arc de Triomphe. Bon, jusqu'à l'Arc de Trium, jusqu'à l'Arc de Triomphe, des groupes extrêmement mobiles qui commettent énormément de dégradation.

Et donc évidemment, on voit le président de la République à ce moment-là, il vient sur le terrain, vous en souvenez ? Donc c'était c'est voilà donc le président vient et on on on réarticule à sa demande l'ensemble de du du de la gestion de la vanf et on se on on on demande à nos effectifs d'être beaucoup plus mobiles et le 8 décembre la donne change. Vous avez une nouvelle manifestation et là vous avez beaucoup plus de forces de l'ordre qui interviennent beaucoup plus de mobilité et c'est ce qu'on a décidé en une semaine et tout le monde y a participé.

Ça a été un travail collectif autour de Christophe Castaner et de moi-même à l'époque secrétaire d'État moi et puis avec les le préfet de police, le directeur général de la gendarmerie, le directeur général de la police nationale, le le directeur central des CRS, tout le monde a participé à ce à ce à ce à ce ce changement de doctrine. C'est une inquiétude, je pense, la guerre civile en France. On a peur qu'un jour il y ait un truc là.

On est dans un pays un peu révolutionnaire qui ça une fois. Bien sû mais bien sûr, bien sûr. Ça c'est un truc que vous enfin qui peut inquiéter.

Est-ce qu'on a raison de de ou ça peut inquiéter ? Oui. Enfin cette séquence là entre le premier ces ces événements du début décembre.

Oui. Non, je parle plus aujourd'hui. Aujourd'hui non.

Enfin aujourd'hui non. Il faut il faut être attentif à la gestion de l'ordre public. qu'il faut toujours, vous savez moi mon métier et à forcer comme ministre de l'intérieur maintenant c'est de veiller à ce que les manifestations se passent bien.

Donc qui a à la fois la liberté d'expression que les gens puissent manifester si possible paisiblement et essayer de contenir les trois valeurs publics. Voilà c'est c'est essayer d'éviter les débordements. [grognement] mouvement des retraites euh il de ce point de vue-là, il s'est alors on nous accuse d'avoir réprimer mais il y a pas eu spéci enfin voilà les manifestations pu se dérouler elles sont toutes allé à leur terme en tout cas celles qui étaient organisées par les organisations syndicales.

Voilà bon et c'est moi ça c'est mon travail le dernier mouvement agricole qu'on a eu. Voilà, on l'a géré comme je on reprend souvent mes propos comme ministre de l'intérieur de dire on le fait avec souple et tacte mais oui c'est ce qu'on a fait voilà ça veut dire qu'il y a un certain nombre de choses qu'on tolère il y en a d'autres où on dit non ce sont des dégradations c'est trop violent non après le risque con aussi de l'autre côté le risque de débordement dans une insurrection plus généralisée non on le contient moi j'y crois pas et pour ça il faut qu' il faut que les gens adhèrent il faut qu'il y a une regardez l'appel au mouvement bloquont tout juste avant que juste avant que je rentre au gouvernement où j'avais d'ailleurs travaillé sur Paris avec Brunoillot sur ce mouvement sur ce le mouvement bloquant tout n'a pas eu l'ampleur qu'on pouvait attendre alors qu'on appelait à l'insurrection et cetera. Donc voilà, moi je moi je je suis très serein par rapport à tous ces mouvements.

Mais il faut être attentif. Il faut être attentif. Il ne faut pas contenir et réprimer l'expression euh populaire, il faut la laisser faut la laisser s'exprimer.

Mais il faut il ne faut pas tolérer de débordement. Voilà, c'est c'est une ligne de crète. C'est c'est compliqué.

C'est compliqué mais il faut pas tolérer de débordement. Alors évidemment, vous avez ceux qui dans les oppositions vous disent quand il y a des débordements qu'on est nul, qu'on sait pas gérer l'ordre public, que machin et puis vous avez l'autre opposition qui vous dit que quand vous intervenez, vous réprimez un mouvement empêche bon c'est une ligne de crête. Moi mon job c'est d'être toujours sur la ligne de crête et d'être d'essayer d'être le plus équilibré possible.

Puis non mais en plus vous devez être j'imagine d'accord parfois quand vous voyez les agriculteurs, on est tous d'accord avec leurs besoins, leurs envies aussi de mieux gagner d'accord. J' pas jusque là. On comprend un certain nombre de revendications.

On comprend un certain nombre de revendications. Bien sûr, on comprend des revendications. Mais après, moi mon job c'est évidemment c'est la sécurité.

C'est ça peut être même d'être dans l'empathie évidemment mais en même temps moi c'est la sécurité. Bon, on va me juger sur le fait qu'il y ait pas de trouble à leur public et le plus souvent c'est ce que les gens ont parfois du mal à comprendre dans l'intérêt même des manifestants. Dans l'intérêt même des manifestants pour qu'il y ait pas de blessés, il y ait pas de dégâts et pour l'image même du qu'il renvoie du mouvement.

Pour l'image qu'il renvoie de leur mouvement. Donc voilà. Donc moi voilà, moi je veille à ça, j'ai tout c'est c'est mon job comme ministre de l'intérieur parce que vous allez devenir préfet de police de Paris 2022 2025, c'est vous qui allez parler je crois au comité pour les Jeux Olympiques pour leur dire on peut faire la cérémonie d'ouverture.

Je crois que vous allez participer à vous allez voir la délégation pour leur dire on peut le faire. Ouais. Alors, c'est un peu plus En fait, c'est un peu plus compli que ça.

C'est-à-dire que en 2000 à l'été en 224 été 2022, moi je suis nommé préfet de police. Euh donc, c'est pour être le préfet des jeux, clairement. Bon là, les 85 % des jeux, c'est en région Île-de-Fance. [grognement] Euh avec une compétence euh qui m'est donné sur toute la région Île-de-France, hein, et pas seulement sur Paris et la petite couronne, donc compétence sur toute la région-de-Fance euh sous l'autorité de Gérald Armin évidemment euh avec lequel j'ai travaillé en grande confiance.

On est on est devenu évidemment, on l'était déjà mais on est devenu évidemment très proche et euh c'est vrai que le CO a des doutes à ce moment-là. Moi je suis en doué en juillet 2022. Le CO a des doutes parce qu'il y a eu la finale de la Ligue des Champions.

Bon finale de la Ligue des Champions, où il y a eu des débordements au Stade de France. C'est le match dont parlé Géral Armmanin. Absolument.

Voilà, c'est le match dont parlé Gérald Armanin. Il avait dit des supporters anglais puis il a dit qu'il s'est trompé, qu' il assumé d'ailleurs cette trompée ici. Oui, enfin bon après on a beaucoup exagéré de mon point de vue, on a beaucoup aussi exagéré ces événements.

Il pas dans ces cas-là, vous recevez des leçons de tous les pays du monde, de certains pays qui feraient mieux de balayer devant leur porte comme c supporters de Liverpool, je crois qui était qui avait eu du mal à rentrer parce qu'il y avait eu des trucs de billet. C'était c'est ça. Voilà.

Il y a eu des incidents. Euh et donc le CO euh avait un certain nombre de doutes et c'est vrai, c'est vrai que peu de temps après ma nomination, fin août 2022, je me rends euh à Lausanne euh rencontrer le président du CO et toutes ses équipes pour refaire un brief complet sur la sécurité des jeux. Voilà, je suis obligé de rentrer très vite dans le dossier, hein.

J'y vais d'ailleurs avec Michel Cadeau qui est le délégué interministériel au jeu et avec l'équipe du Cojo, hein, l'équipe du Cojot et notamment Étienne Tobois le DG et on présente tout notre dispositif de sécurité et on sent que on sent quelque part qu'il faut gagner la confiance. Voilà, on se dit il va falloir leur gagner la confiance. Parce que c'était pas dans un stade, c'était sur la scène ou ce qui inquiétait c'était la cérémonie d'ouverture d'une part en plein air.

Ça a jamais été fait. Enfin, c'est un paris c'est un paris euh dormir vous pendant quelques jours. Vous avez dû dormir assez peu pendant quelques jours.

Mais c'est c'est évidemment on a on a c'est c'est c'était pas simple mais c'est la grandeur de la France d'être capable de faire ça de de l'avoir organisé. Vous avez la cérémonie d'ouverture et puis vous avez les jeux. Vous avez des stades éphémères dans Paris, des problèmes de circulation, de sécurité.

Personne n'y croyait avant les jeux. C'est ça la réalité, c'est que dans la rue tout le monde disait ça va être la cata. Je peux vous dire avec Gérald Darmanin, avec le président de la République, avec bah mes collaborateurs, on y croyait.

On a passé des nuits. Bah j'ai c'est une période de ma vie où j'ai peu dormi, où j'ai été beaucoup en stress parce qu' il s'est passé des choses après hein pendant les jeux hein. On a eu les incidents, on a eu les problèmes en Nouvelle-Calédonie, on a on a eu la dissolution.

Voilà, on a on a bon on a on a fait les jeux ont été gérés par un gouvernement démissionnaire. Il faut aussi s'en souvenir hein. Bon c'était c'était compliqué mais on l'a fait.

Et je moi je je je je je envie souvent de de souvenez-vous ce que disait un certain nombre de politiques sur notre capacité à organiser les jeux que ça allait être catastrophique qu'on allait pas y arriver. Ouais bah quoi ? On l'a fait quoi ? on l'a fait, c'est parce qu'on est un grand pays, parce qu'on sait le faire.

Et ceux qui critiquaient à l'époque, d'ailleurs, beaucoup sont venus en disant sont revenus là-dessus, mais beaucoup nous ont nous ont critiqué de manière extrêmement dure en disant qu'on allait pas y arriver, que ça allait être le chaos et on savait que le moindre incident, un retard dans un ROR, un retard à l'entrée d'un stade, on savait qu'on allait avoir droit à une polémique. C'était le on pouvait avoir, on avait droit à zéro, on avait une marge d'erreur de zéro. On savait que le moindre incident allait être monté en épargne.

Le d'ailleurs ça a bien commencé puisque le premier match avant même la cérémonie d'ouverture parce que les jeux faut pas oublier avait commencé de jours avant. On avait un match au Parc des Princes, il y a des supporters qui ont attendu un quart d'heure. Les réseaux sociaux étaient plein de c'est le finalement ce sera le seul truc dont on aura parlé et en fait ils ont attendu un quart d'heure pour des des problèmes de de je m'en rappelle.

Bon en tout cas ce truclà on l'a fait. On a fait terre beaucoup de critiques et je veux dire comme je le je c'est c'est une grande leçon d'humilité pour tous ceux je parle en politique là tous ceux qui dans nos oppositions politiques nous critiquaient pensaient qu'on allait pas être capable que machin bah si on l'a fait on l'a fait on l'a fait voilà parce qu'il y a un vrai boulot derrière mais il y a un vrai boulot il y avait un pilotage politique il y avait un potage politique du président de Gérald Armanin qui était très fin au sens très serré on a eu beaucoup de réunions à l'Élysée. Moi, j'ai eu des réunions [raclement de gorge] très fréquentes avec Géraldin, pas tout au moins une par semaine.

Et puis il y a eu un engagement aussi des des haut fonctionnaires enfin de de l'administration de sécurité dans ce pays extrêmement forte et et nous à ce moment-là évidemment moi la préfiture de police évidemment moi je je suis en première ligne et en lien très étroit avec le ministre tout le temps. On on savait et lui et moi on se le disait souvent que on savait qu'on jouait gros dans cette affaire mais on a toujours été serein. On a toujours été serein parce qu'on on on se savait capable de le faire.

Voilà, on se savait capable de le faire. Après, une fois que vous l'avez fait, je vous regardais les autres un peu différemment quand même. [rires] Non, mais c'est d'autres mais moi comme ministre, quand je m'exprime au parlement maintenant, je je sais de quoi je parle quand même hein.

Je le savais avant mais je sais de quoi je parle et je pense que Gérald d'Armin peut avoir la même fierté. Le président de la République peut aussi avoir la même fierté. Et bien d'autres et bien d'autres he sur dans le domaine des transports, il y a voilà, ça a été une grande réussite les jeux et c'était pas gagné et on était très critiqué et on a démontré que on savait le faire.

J'ai demandé à Gérald Dramanin, il m'a il m'a répondu une anecdote et c'est Sébastien le Cornu aussi. De quoi vous êtes le plus fier pendant les JO ? Vous avez un truc précis, vous avez fait une action.

Vous êtes dit puttin là on a été bon. La cérémonie d'ouverture évidemment parce que c'était tellement non mais est-ce qu'il y a quelque chose qu'on savait pas ? Je sais que Sébastien Lec nous av raconté un truc à l'étranger qui avait été intercepté que Gérald Damin nous avait dit aussi qu'il y avait eu des choses qui avaient été arrêtées juste avant.

Ouais. Ben estce que Oui, mais c'est il y a eu plein de il y a eu plein de des choses qui sont jamais sues. C'est pas forcément des grosses menaces mais oui voilà, on était le le le le rythme de rentrée, le rythme d'arrivée, est-ce que les transports allaient fonctionner ?

Est-ce que Mais voilà, mais il y a eu plein de choses qui ont fait que nous on était en stress tout le temps. Évidemment, tout le temps. Euh on a eu connaissance, il y avait tel mouvement, à telle fenêtre, il fallait tout vérifier.

Mais il s'est passé plein de trucs mais rien [grognement] rien n'est sorti parce que tout a été géré, tout a été maîtrisé. Voilà. Il y a des attentats qui ont été déjats qui ont été déjoués avant.

Avant Gérald l'a dit à juste titre un 3, il a donné le chiffre donc je comme ministre de l'intérieur évidemment mais voilà mais tout était compliqué. Tout était compliqué. Tout était compliqué.

Euh on cétait beaucoup trois déjà c'est c'est il y en avait un seul qui est passait. C'était c'était beaucoup. Puis il fallait gérer des renforts exceptionnels.

On avait on est on était à plus de 40000 policiers personnel policiers gendarme de la France entière. Il y avait aussi des renforts étrangers. Il y avait des militaires sentinels aussi qui ont joué un gros rôle et c'est c'est compliqué hein d'avoir 45000 personnes à gérer.

Il faut savoir leur donner la bonne mission au bon endroit. Protéger-elle le bon stade le bon voilà c'est très compliqué. C'était quoi les attentats qui ont été déjoués ?

Ça a été officiel depuis ou pas ? Euh ça a été je enfin ça voilà c'était des des attaques euh qui étaient qui étaient faumentés contre euh les jeux, contre des stades, contre voilà. Donc je veux pas vous en dire plus, je d'abord parce qu'il y a des investigations judiciaires et voilà.

Ensuite je suis toujours astreint au secret. Vous allez devenir ministre de l'intérieur donc le 12 octobre 2025, vous avez succédé à à Bruno Rota. Vous vous y attendiez honnêtement à devenir ministre de l'intérieur où c'était pas forcément une volonté comme on voit votre carrière, vous avez fait plein de grandes choses.

Bah je franchement je je vais être très fr avec vous. Enfin je je je pensais que ça pouvait arriver. Ouis.

Bah c'està-dire que il y a quelques pour lors de quelques remanements mon nom avait circulé. Bon je me et puis quand je n'étais pas nommé c'était pas grave du tout. Je voilà ma vie fonctionnaire continuait normalement.

J'avais déjà été secrétaire d'état quand même hein. J'ai déjà été au gouvernement. Euh comment vous la prenez ?

Euh juste donc j'ai j'ai pas été nommé avant euh avec d'autres. Je certains disaient que j'allais devenir le pouli d'or de la de la mais bon je par le président je la prends par le président de la République. C'est lui qui vous appelle.

Oui oui oui oui oui oui bien sûr. Oui oui oui. Il vous demande votre avis ou il vous dit ben tiens, je vais te mettre à l'intérieur et c'est est-ce que est-ce que vous êtes partant ?

Ouais voilà. Ouais. Est-ce que vous êtes partant ?

Est-ce que partant voilà ouais bien sûr et puis oui. Moi je Oui, je l'étais. Oui oui oui je l'étais.

Alors après vous dire que j'y avais pas songé, ce serait mentir. Bien sûr, j'y avais pensé puis mon parcours, vu l'expérience que j'avais eu déjà comme secrétaire d'état, je pensais que ça arriverait ça pouvait arriver. Voilà, c'est tout.

Mais vous étiez pas à vide de ça. C'est marrant parce que quand on discutait je pas vous aviez envie vraiment de devenir forcément mini. C'était pas un but.

C'était non c'était pas c'était pas un but mais j'avais envie. Oui mais c'était pas un but en soi. Je vous dis franchement j'ai je j'ai bien vécu sans avoir été nommé et j'ai bien vécu dans les hautes les hautes charges que j'ai eu à occuper et notamment comme préfet de police.

C'est arrivé après un gouvernement qui avait été donc après la la la démission de l'un des gouvernements les plus courts de la 5e République. J'ai noté ces 5 jours 5 octobre 10 octobre. Quand vous nomme juste après, vous dites "Est-ce que ça va durer ?

Euh, vous y allez pour le temps que ça durera en vous disant vers quand le président me sollicite euh je je pas on sait pas ce qui va se passer hein. Ça peut être pour 24 ou 48 hein, mais à ce moment-là, je j'y vais parce que c'est dans l'intérêt du pays. Il faut assurer une forme de stabilité.

Euh voilà et donc j'y vais. Donc je Non, ça me ça m'effrait pas plus ça m'effrait pas plus. au contraire, il y a un cherland à relever, ce qui est donné beaucoup de stabilité à notre pays.

On en a besoin parce que on voit bien que dans le monde entier, c'est important aujourd'hui d'avoir une stabilité, d'avoir un état solide, un état efficace. Et c'est pour ça que j'y vais sans me poser de questions. Vous savez, moi j'ai toujours [grognement] sur toutes les fonctions que j'ai occupé de de de même avant l'élection du président, mais ma force depuis qu'il a été élu, moi j'ai toujours eu comme seul intérêt que de ser mon pays.

Voilà, donc c'est l'histoire un peu de ma vie. Donc je considère que c'est une charge de plus que je fais qui est différente qui est différente mais je la fais avec beaucoup de volonté sans comme à chaque fois sans sans me poser de questions. C'est c'est est-ce que votre métier pour terminer est-ce que ça change vos habitudes de vie ?

Est-ce que vous faites beaucoup plus attention que le monsieur Lambda qui travaille qui n'est pas ministre de l'intérieur ? Est-ce que vous laissez vos téléphones dehors quand vous dîner ? Est-ce que voyez est-ce que vous avez un changement de comportement pour ça ?

Non mais oui, j'ai pas le même mode de vie. Moi, j'essaie de rester connecté le plus possible à mes amis, ma famille, euh les gens de chez moi, quoi. Voilà.

Bon, je j'essaie mais c'est vrai que déjà il y a la disponibilité n'est pas là pour avoir le temps pour faire ça. Pour l'instant, j'ai eu quand même beaucoup de travail. Oui, voilà.

Le jour où tout ça s'arrêtera, je serai sans doute plus disponible. J'ai mais j'ai la chance d'avoir beaucoup de capteurs. Voilà, j'ai beaucoup de capteurs, j'ai beaucoup d'amis qui sont avec qui j'échange.

C'est des textaux, c'est des des des contacts quand on se voit. euh trop rarement, mais c'est des bons capteurs et puis j'ai eu beaucoup de capteurs dans mon passage en Saint-Senni. J'ai gardé beaucoup de contacts C, beaucoup de contacts à Marseille, beaucoup de contacts à Vezou, beaucoup de contacts au Pays-Basque.

Euh j'ai évidemment beaucoup de contact à Bourge à Bourge et et j'ai eu la chance d'avoir pas mal de capteurs qui me remontent et de sentir un peu l'ambiance, voilà, l'ambiance un peu. Mais après ma vie de tous les jours, c'est c'est c'est une vie totalement tournée vers le travail. Complètement tournée vers le travail, dédié au boulot là pour l'instant.

Dédié au boulot. Oui, bien sûr. Mais dans mes 4 heur par Ouais. 4h 4 5h 4 5h ça il y a un téléphone que vous éteignez jamais au cas où le président il y a une mais je laisse tout le temps allumer moi tout le temps la nuit je les laisse allumer parce qu'il peut se passer un truc il faut qu'on puisse m'appeler fo en a pas marre que ça sonne tout le temps parfois non mais ça sonne pas forcément tout le temps les nuit vous savez déjà quand vous dormez 4 5 he ça réduit le champ du possible donc et puis ensuite c'est vraiment quand il y a un gros truc hein qu'on est réveillé oui il vous appelle pas pour le non toutes les petites affaires sinon il y en a des milliers par jour j'imagin non vous avez pris des vacances depuis que vous êtes ministre d'intérieur J'ai j'ai j'ai oui, j'ai pris 3 jours à Noël.

Je 3 jours à Noël. Mais là où ça a été le plus dur, c'est quand j'étais préfet de police où on n pas eu de vacances à l'été 2024 évidemment et puis on avec les G. Ouais ouais ouais.

Et puis en 24, on n pas eu de vacances quasiment quoi. Donc on a on a il a eu 2 ans 2 ans sans vacances, ça fait quand même un peu beaucoup. Deux filles, on voit des photos de quand elles étaient petites avec vous là.

Et est-ce que vous avez raté quelque chose avec elle ? Est-ce que vous avez réussi à être disponible quand même ? Parce que parfois il y en a qui nous disent tiens, j'ai pas été assez présent sur certaines dates ou j'ai raté un anniversaire, j'en suis voulu.

Je pense pas parce que ma femme joue un rôle important. Bon, elle est elle est là, elle est présente, le père est important aussi. Ouais, mais ouais, mais bon voilà, on a on a on a évolué en famille.

Vous arrivez à garder du temps ? Oui. Et puis on a évolué en famille.

Voilà. Moi j'ai j'ai pris les fonctions que j'ai pris avec mes filles m'ont suivi, encouragé, soutenu, donc elles comprennent que je suis pas toujours disponible. Après, oui, on a du temps en famille.

Oui, il y a des moments sacrés. Généralement samedi soir, on se retrouve tous ensemble. Alors maintenant, il y a deux il y a deux mecs en plus là, mais bon voilà.

Sinon, on est au lieu d'être le le beau fils du ministre de l'intérieur. Non, je pense pas. Non, franchement non, je suis pas très Non, non, je suis quand même assez assez cool.

Ouais. Non, franchement avec eux, non, non, je suis pas Non, mais voilà. Donc on a j'ai toujours on a toujours pour un père quand même de faire bien sûr mais on a toujours gardé c'est c'est déjà ces moments du samedi soir on l'a fait sur tous les postes de de d'avoir le samedi soir généralement on va soit au resto, soit on mange à la maison, on d à la maison ensemble et puis après voilà on a on est on est très très famille donc il on est moins présent c'est sûr mais on on l'est quand même beaucoup.

Moi, j'échange beaucoup avec mes filles par texta dans la journée. Je voilà donc on reste quand même très proche. Et dernière question dans tous les post que vous avez eu, vous avez à prendre des décisions des des décisions difficiles, faciles, rigolotes, pas drôle.

J'imagine vous avez eu plein de choses à choisir. C'est c'est c'est la décision don c'est quoi la décision dont vous êtes le plus fier ? sans forcément être très précis he sur si c'est un truc secret, mais il y en a plusieurs.

Il y a il y a il y en a plusieurs, mais indiscutablement indiscutablement les Jeux Olympiques, c'est quand même voilà, c'est c'est une somme de décisions. C'est un travail collectif. C'est un travail collectif sous l'autorité d'un ministre qui a été courageux, qui a pris là nous il sait que il pouvait compter sur moi aussi le ministre.

Moi, je savais que je pouvais compter sur lui, mais indiscutablement l'organisation des jeux c'est un c'est pas une décision, c'est un marqueur. Après, si vous me demandez les décisions don je suis le plus fier, oui, c'est quand on a euh quand ponctuellement sur des voilà quand on déjoue les attentats. Voilà, ça c'est pour nous c'est vraiment le voilà pour nous l'attentat pour les les haut fonctionnaires et forcément [grognement] pour le ministre de l'intérieur.

Je je touche du bois. J'espère que j'aurai jamais à à vivre à vivre ça. Mais pour nous, c'est quand même ce qu'il y a de plus terrible parce qu'il y a un sentiment de culpabilité que les gens n'imagine même pas.

Voilà, les gens n'imaginent pas. C'est quand on est en charge de ces sujets, quand il y a un attentat, on on le prend pour nous. On le prend pour nous, mais vraiment dire vraiment personnellement parce qu'on se dit il y a un truc voilà c'est toujours un échec à l'attentat.

Et euh et d'ailleurs la plus grande thérapie c'est de rencontrer les familles de victimes. Les familles de victimes, pas toutes mais la plupart nous disent c'est c'est bon de votre faute. Enfin, c'est quand même voilà, vous avez quand même des types qui rentrent avec des calches et qui un jour tu déjeunes.

Mais on y pense tout le temps, tout le temps. Donc quand on déjoue un attentat, c'est c'est voilà, on est content. Vous avez déjà rencontré des familles ?

Souvent les familles de victimes d'attentat, oui, on a on est en lien très étroit très étroit tout le temps. Les familles du 13 novembre, les familles les deux associations, les familles des et c'est quelque part c'est une forme de thérapie pour nous. C'est une thérapie.

Moi, je suis resté je suis toujours très proche de certaines conjointes des caricaturistes qui ont été assassinés à Charlie, toujours très très proche de la famille du policier [grognement] qui a été assassiné dans les locaux de Charlie. Voilà, on parce une thérapie voilà parce qu'on a besoin aussi de ça. C'est pas facile c'est pas facile de de et je pense que les gens n'imaginent pas ça n'imagine même pas ça.

Et et c'est la même chose pour les ministres. C'est la même chose pour les ministres hein. Je moi je me souviens, je suis celui qui annonce à Bruno Rotaillot le le le viol et l'homicide terrible sur la petite Philippine.

He je voilà je je m'en souviendrai toujours toute ma vie. et je lui dis là c'est très grave et j'ai bien vu que voilà les ministres le prennent aussi comme nous on on le prend pour nous évidemment donc il y a toujours cette culpabilisation et en cas d'attentat notre job c'est d'éviter qu'il y ait des attentats. Donc quand il y en a un même quand on va dire effectivement cit pas détectable et cetera, on a toujours un sentiment de culpabilité toujours.

Ça ça nous habite. Qu'est-ce qu'on peut faire mieux aujourd'hui ? Qu'est-ce qu'on pourrait faire mieux ? sur quoi on pourrait être sur le je pense très honnêtement nous enfin moi comme ministre de l'intérieur nous ce que font mes services c'est c'est remarquable je pense qu'il y a [souffle coupé] on a besoin de au ministère de l'intérieur on a besoin d'être aidé quand vous savez quand certains élus disent il faut qu'il y ait un choc d'autorité je crois que c'est pas un mot galvodé franchement c'est pas un mot galvodé on a besoin de faire rentrer l'autorité à tous les étages à tous les étages dans les écoles dans les familles dans les associations de rappeler des règles assez basiques, il y a des règles à respecter.

Voilà éducation et oui et nous on se retrouve moi j'ai agéré avec les policiers les gendarmes des dérapages des débordements on fait on met le paquet hein on est tout le temps présent hein ça voir ce que disent certaines oppositions sur l'actuel ministre de l'intérieur on a l'impression que je suis un dictateur mais nous on fait on fait notre job on fait notre job voilà donc et on a besoin que maintenant à tous les étages on rappelle ce qu'est l'autorité voilà je crois qu'il faut il faut faut fautut faut faut plus tolérer le débordement voilà faut arrêter et je moi je vois évidemment avec euh je je je j'ai j'ai travaillé moi pendant euh maintenant c'est c'est je suis dans ma 9e année 9e année avec le président de la République. Voilà. Donc je je sais qu'il est très attaché au régalien, très attaché à l'autorité.

C'est extrêmement important. Et ce qu'il a annoncé, ce qu'il a souhaité mettre en place sur l'accès des mineurs aux réseaux sociaux et ça me semble une bonne chose parce qu'il y a aussi beaucoup de violences qui passent par les réseaux sociaux, des histoires de harcèlement des qui et qui génèrent des violences. On a des affrontements entre jeunes qui sont générés.

Est-ce que c'est pas l'anonymat qui faut enlever sur Est-ce que c'est pas ça ? Oui, bien sûr. C'est bien sûr mais ce qui le le le ce qui est terrible chez les réseaux sociaux dans les réseaux sociaux, c'est l'anonymat et c'est l'amplification des phénomène que ça donne.

Moi moi quand j'avais 17 18 ans, quand j'étais quand j'allais au bistro, pas pas pour boire mais pour attendre pour aller jouer au match de foot. Ça avant quand on allait jouer au foot quand on était jeune junior, les rendez-vous c'était au bistro, on attendait pour pas obligé de vous justifier pour le bist. une une bonne bière.

Vous aviez toujours des gars au bistro qui sortaient des trucs mais qui étaient surréalistes quoi, qui étaient du complotisme. Voilà. Bon mais toujours ça existe ça existe maintenant avec les réseaux sociaux ils se fédèrent entre eux ils échangent ils pensent qu'ils sont pas tous se par que Fabrice boué dans un spectacle et ça remonte et ça devient un truc c'est DD DD qui parlent aux autres DD c'est ça mais et du coup bon et ben avec les gamins c'est pareil avec les gamins c'est pareil et c'est un tel il a fait c un tel il a dit ça sur moi ma coupe de cheveux machin et ça monte voilà donc moi je crois que ce qui qu'on peut faire pour améliorer les choses c'est vraiment le choc d'autorité voilà c'est le choc d'autorité de rappeler ce qu'est l'ordre voilà ça se fait comment ça bah ça se fait chacun doit prendre ses responsabilités Chacun doit avoir un peu le courage de le faire et nous on est là pour les soutenir et les aider.

Voilà. C'est quoi la suite pour vous ? Si aucune idée, je vis moi je vis au jour le jour.

J'espère j'espère rester ministre le plus longtemps possible parce que ça voudrait dire que le gouvernement est stable et que le et que le le pays la par ailleurs. Mais après je je verrai voilà moi en en 2027 j'aurai 63 ans. Il me reste encore quelques années à faire et j'accompagnerai.

Moi je je souhaite qu'une chose évidemment, c'est que on ait un candidat à la présidentielle qui soit un candidat ce qu'on appelle le choc le commun. Voilà, on voit bien que il y a pas vous avez d'un côté une extrême gauche qui est qui est très forte, une une extrême droite et avec le soutien d'une partie de la droite, une partie seulement qui est très forte. Euh et au milieu, il y a pas beaucoup de place pour trois quatre candidats.

Si sils veulent si l'un d'entre eux veut vraiment être au 2è tour des élections présidentielles, je crois que ça va être le challenge. Férald Darmanin a laissé planer d'une interview quelques jours. Il a laissé planer mais il a raison de laisser planer.

Vous savez moi je suis très très proche de Gérald Darmin. Je suis très très proche de Gérald Darmanin. Mais il il il il le dit pas encore mais il a raison de laisser.

Voilà, il faudra qu'à un moment ce ce camp qui est au centre centre droit de la vie politique et qui peut englober aussi une partie du centre gauche, voilà, moi je je je voilà moi je j'espère que on trouvera un chemin en tout cas moi pour l'après, je sais pas puisquec nous sommes un gouvernement qui fait pas pas moins de politique, on n'est pas embarqué dans des enjeux électoraux mais après c'est sûr mais c'est plus personnellement si vous avez d'autres envies personnel personnel à titre personnel moi je soutiendrai celui qui s'engagera sur dans la voie que je viens de dire pour s'opposer aux extrêmes, j'y mettrai toute mon énergie, toutes mes convictions, c'est sûr. Non mais c'est sûr. Et puis après mon avenir personnel, moi est-ce que je gère un jour devant les électeurs après et tout ?

On verra bien. C'est vrai que ça me tente. Ça me tente évidemment ça me tente maintenant.

Est-ce que vous avez jamais été élu ? Vous étiez à des postes jamais été élu. J'ai jamais été élu.

Vous avez envie de voir ? Ouais, mais il faut en même temps, je suis fait d'une façon telle la question s'est posée en 2020 de savoir si dans un premier temps j'allais au municipal à Marseille puis à Bourge. La question s'est posée mais moi je suis fait j'ai une telle façon de fonctionner que je peux pas faire les choses à 50 %.

Moi je suis à 100 %, je suis investi à fond. Voilà, je fais partie de ceux qui pensent que dans la vie l'éternité c'est l'intensité de ce qu'on met dans les choses. L'intensité.

Voilà. Moi, je suis toujours à fond. Je calcule pas.

Si vous y allez, vous y allez à fond. Si j'y vais, c'est pour y aller à fond. C'est pour être disponible pour s'occuper d'une commune, de d'une région, d'un département.

Il faut que je sois disponible. Là, je ne le suis pas. Je ne l'étais pas en 2020.

Je ne le suis pas maintenant. Plus pour les municipales que pour une présidentielle. Je je le présidentiel, c'est pour s'engager auprès d'un candidat.

Pour les municipales, on verra dans quelques années, mais c'est pas En tout cas, il y a d'autres scrutins que les municipales. Il y a des régionals, il y a des scrutins départementaux, il y a des scrutins nationaux. Je ne conçois pas pour l'instant, je ne conçois pas de le faire autrement que en en en m'engageant totalement dans dans ces missions là.

Moi, j'ai voilà, j'ai jamais fait les choses à moitié. C'est compliqué pour ça serait compliqué pour moi. Mais je le dis, je ne vise que moi.

Je comprends que d'autres d'autres approches parce que ça fait longtemps que vous êtes à côté d'Emmanuel Macron, vous voyez comment il travaille, comment il a j'ai une proximité avec le président. Moi, je fais pas partie du ce qu'on appelle le premier cercle, mais je suis dans son cercle de confiance. Je pense qu'il a une grande confiance en moi.

Il a raison et je voilà, je je je suis un fidèle du président parce que sur mes sujets qui sont quand même les sujets régaliens, je trouve que ce qui se dit sur lui est particulièrement injuste. Particulièrement injuste. Je voudrais que certains viennent de temps en temps dans les conseils de défense qu'il président.

Il verrait si le président ne connaît rien au régalien. Et puis il y a tout ce qu'il a fait surtout, il y a ce bilan qu'il a mis en place depuis tout ce qu'il a fait depuis 2017. que ce soit sur le terrorisme, que ce soit sur la lutte contre le trafic de stupéfiant, on a on a commencé des réformes dès 2017.

Voilà, c'est un c'est un c'est un président qui est très bercé dans le régalier. En tout cas, moi, ce sont mes sujets de près d'éilection. Je m'en suis occupé depuis maintenant, je dis près de 20 ans.

Je ne me suis jamais senti mal à l'aise. Voilà, on a un président qui est très offensif sur ces sujets et qui nous demande beaucoup sur le régalien. Beaucoup qui vous qui suit les conseils de défense, c'est lui qui les préside.

Ah, il les préside personnellement. Bien sûr, c'est lui qui décide, c'est lui qui conclut, c'est lui qui oriente. Bien sûr.

Alors, éclairé évidemment par la vie de touche, mais il est Voilà. Bien sûr, bien sûr. Et c'est de quoi il parle sur ce il parle.

Bien sûr, bien sûr. Il suit tous ses sujets de de très près. C'est une attention permanente pour lui.

Voilà. Et les organisations qu'il a mis en place, que ce soit sur les sur le trafic, la lutte contre le trafic de stupéfiant, sur le terrorisme, les jeux aussi. Enfin, encore une fois, je reviens sur les jeux, mais vous avez quand même des personnes qui aspirent aux plus hautes fonctions dans ce pays qui pensaient que nous n'étions pas capables d'organiser les jeux.

Je veux dire c'est c'est un c'est voilà des candidats d'ailleurs qui étaient Ouais enfin je sais pas il c'est alors il suffit de revenir sur les déclarations qu'il y avait à l'époque ça allait être le chaos on éétait pas capable on était pas bon bah voilà euh voilà c'est une inquiétude. Merci en tout cas d'avoir répondu à nos questions. J'ai jamais fait d'interviews longue hein.

On a pris le temps mais c'est agréable de pouvoir prendre le temps. Ça permet de rentrer le temps passer. Alors c'est ça permet de rentrer.

Elle a dure un quart d'heure l'émission. Euh merci en tout cas à vous. Merci à vous.

C'est rare que vous laissiez fermer votre téléphone aussi longtemps. J'ai ou il faut que j'aille voir. Je vais avoir plein de messages.

Mais s'il y en avait eu un de grave, j'aurais été interrompu. Il aurait eu un petit cage à la porte. Absolument.

Merci à vous tous d'avoir regardé la la vidéo. On peut mettre vos réseaux sociaux. Où est-ce qu'on peut vous suivre ?

Est-ce que vous êtes sur un réseau social en particulier ? Qu'est-ce que vous voulez que je mette sous la vidéo ? Parfois, je mets un lien.

Ah ben il y a j'ai oui, je Oui, je suis sur je suis sur Je suis sur Instagram. Bon, je mettrai les liens. J'ai vu quelqu'un vous suivre des photos.

Donc le compte est alimenté. Le compte est alimenté régulièrement. Je mettrai donc du coup le lien si vous voulez suivre directement Laurent Nunes, voilà en cliquant dans la description et si vous nous suivez sur en podcast audio sur Spotify 10h Apple Podcast ou Amazon Podcast, merci de faire de légendes le premier podcast de France.

Vous avez plus qu'à cliquer dans la description dessous et vous aurez tous les liens aussi. Et merci d'être environ 150000 à 200000 à vous abonner chaque mois sur notre chaîne YouTube. Merci d'être si nombreux à nous suivre.

Merci à toute l'équipe d'avoir préparé l'émission avec moi. Je vous embrasse de toute façon puis on se retrouve très vite pour une prochaine vidéo tous les mercredis, vendredi et dimanche sur les gens. Ciao tout le monde. [musique] [musique] M.