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interviewLe Média (sur YouTube)· 12 janvier 2026 21 min

MACRON ACCUSÉ : LA GRÈVE DES MÉDECINS ÉTAIT PRÉVISIBLE !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On est le pays record en terme d'accidents et et de de maladie professionnelle et de problèmes de santé mentale aussi. Exactement. Et de burnout et cetera et j'en passé des meilleurs.

Les vrais défauts sont là. Vous avez un problème et vous avez les moyens de payer. Donc vous allez vous prendre les super spécialistes et ça va très vite.

On le détecte que quand vous n'avez pas les moyens, vous devez attendre une place en hôpital public et ça prend plus de temps. Province, vous avez 6 mois à 1 an d'attente pour avoir un spécialiste, ça s'aggrave, vous allez aux urgences et c'est l'hôpital public qui récupère ça. Les politiques que nous avons ne veulent pas accepter ça.

Bonjour tout le monde, je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant Porsché. Toutes les semaines, on entend tout et son contraire sur l'économie et pas que. Alors, on est là avec Thomas pour détricoter tout ça.

Juste un petit mot important avant de commencer cet épisode. En 2025, beaucoup d'entre vous ont franchi le pas pour la première fois en soutenant le média. Grâce à vous, 215000 € ont été collectés.

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Bonjour Thomas. Salut Lisa. Alors avec toi aujourd'hui euh cette semaine les médecins libéraux sont en grève entre rémunération et système de santé à bout de souffle.

On va décortiquer tout ça. C'est parti. [musique] Cela fait une semaine que les médecins libéraux français sont en grève et ils ne décollèrent pas.

Un convoi est parti s'exiler à Bruxelles symboliquement en guise de contestation. Ils étaient 20000 à défiler dans les rues parisiennes ce samedi. Selon les organisateurs, les praticiens de santé dénoncent une dérive autoritaire de la loi de financement de la sécurité sociale 2026.

Les médecins fustigent notamment l'encadrement des dépassements d'honoraires ou leur taxation, la possibilité pour l'assurance maladie de fixer les tarifs ou encore divers projets gouvernementaux et parlementaires touchant aux conditions d'exercice de la médecine libérale, régulation de l'installation, encadrement de la prescription des arts et maladies. Thomas, tout d'abord, comment ça s'organise la médecine libérale et le système de santé français ? Les systèmes de santé sont différents en fonction des pays.

Nous, on a hérité d'un système de santé où nous avons en fait une médecine de ville qui est une médecine principalement libérale avec des médecins généralistes, des spécialistes et nous avons un hôpital qui est pour lui qui est public. Le problème c'est que la médecine libérale comme l'hôpital public dépend majoritairement de la CQ qui les paye, qui rembourse les consultations et qui et qui rembourse les médicaments. Pendant très longtemps, ce système a bien fonctionné.

Aujourd'hui, il fonctionne très mal. déjà parce qu'il y a un gros manque d'investissement dans l'hôpital public, il faut le dire, et que l'hôpital public récupère tous les dysfonctionnements de la médecine libérale. C'est-à-dire que si vous n'avez pas de médecin, vous attendez 1 mois, 2 mois, 3 mois, 4 mois et là vous allez aller aux urgences et aux urgences et ben vous allez être traité par l'hôpital public qui va faire l'ensemble euh des tests que vous auriez dû faire en ville.

Donc ça ça ne fonctionne plus comme avant. Néanmoins, aujourd'hui ce qui se passe a pas été très bien fait par le gouvernement. Pourquoi ?

Parce que le gouvernement, plutôt que de se dire encore une fois avec un peu de temps long, ça ne fonctionne pas très bien. Ça ne fonctionne pas très bien notamment parce que les plus pauvres n'arrive pas à avoir accès aux soins parce qu'il y a des inégalités géographiques. Qu'est-ce qu'on peut faire pour combler ça ?

Et ben, il a légiféré en agitant la sanction envers les médecins de ville. Et c'est vrai que c'est la première fois qu'on a quelque part un gouvernement qui plutôt que de mettre en place des des réformes agite ces réforme via des sanctions et donc ça crée une forme de défiance à l'égard des médecins libéraux et c'est pour ça qu'on je peux comprendre qu'il manifeste aujourd'hui en partie. Alors on a un journal des luttes tous les jours en semaine en direct à 13h et ce lundi, nous y avons reçu Sophie Boer présidente du syndicat des médecins libéraux.

Visiblement, ce texte qui avait été préparé sous le gouvernement Bairou a été malgré tout présenté aux assemblées sans grande modification avec surtout un au premier plan un budget de la sécurité sociale qui est absolument en dessa de ce qu'il faut pour pouvoir continuer à soigner de façon cohérente et normale notre population. Ça ça a été vraiment la le premier problème. Ce qu'on appelle l'ondame, c'est très technique.

En gros, c'est l'augmentation du des soins qu'on peut faire. Le problème c'est que nous avons une population qui vieillit. Nous avons des maladies environnementales qui explosent, des maladies chroniques qui explosent.

Et d'ailleurs, j'en profite pour vous dire que nous médecins sommes totalement opposés à ce mercur qui va nous faire rentrer dans le pays des pesticides, de la viande pleine d'antibiotiques et d'hormones. Alors que en France, nous sommes arrivés quand même avec nos agriculteurs à avoir des produits de grande qualité. Donc si on ne prend pas le virage de la prévention, on ne peut pas réduire les dépenses de santé.

Et c'est au premier chef effectivement pour nos patients que nous nous battons. Vous avez parlé de coercition et de et de mesures qui entraînent notre exercice. La première de ces mesures, c'est de réduire les durées des avis d'arrêt maladie que nous donnons.

Un avis d'arrêt maladie, ça fait partie du traitement d'un patient. Ce n'est pas à la haute administration de dire si le patient a besoin d'un mois, 2 mois, 3 mois. C'est au médecin qui l'a examiné, qui le connaît, qui a fait le diagnostic de sa maladie.

Ça veut dire que aujourd'hui vous êtes surveillé sur le nombre et la durée des arrêts maladies que vous délivrez. Alors, c'est le c'est la première marche, si on peut dire, mais on nous a mis un article dans une loi antifraude. Une loi antifraude.

Vous vous voyez déjà des médecins qui se retrouvent dans une loi antifraude au côté de gens qui font de la fraude fiscale, au côté de gens qui font du trafic de drogue. Déjà, nous n'avons rien à faire dans une loi antifraude. Et dans cette loi, l'assurance maladie peut nous mettre sous objectif, c'est-à-dire décréter à l'avance de combien de jours d'arrêt maladie le médecin a le droit de donner à sa patientelle.

Avant même qu'il ait pu voir des patients, qu'il sache qui va venir le consulter, c'est l'assurance maladie qui déciderait du volume d'arrêt de travail qu'un médecin aurait le droit de donner. C'est antiologique. Exactement.

C'est une médecine de quota. C'est quoi les les mesures qui coincent là pour les médecins libéraux dans le PLFSS 2026 ? Du coup, alors le la première c'était le durcissement des règles encadrant les arrêts maladies.

Euh les médecins ne peuvent donner qu'un arrêt maladie d'un mois. Ce qui ce qui pour le coup euh est assez stupide parce que c'est je veux dire, c'est au médecin à évaluer avec le patient euh quelle est la durée d'un arrêt maladie. Euh là quand on met ça, on dit qu'il y a une forme de défiance comme si les médecins faisaient des arrêts maladies de complaisance constamment envers les les les patients qui venaient les voir.

Ça c'est la prè par les arrêts maladies de complaisance. ou ou très peu. Enfin, une étude avait été, c'est bien que tu me dis ça, une étude avait été mise en place par un syndicat de médecin de manière parfaitement anonyme pour voir qui faisait ce qu'il appelait des arrêts maladies de complaisance.

En fait, il y a 8 % seulement des médecins, donc 8 % 92 % les font parce qu'ils estiment qu'il y a un vrai problème. 8 % l'ont fait et sur les 8 % 80 % l'ont fait sous la menace du patient qui leur demandait très clairement "Donne-moi ça, tu vois." Et donc, ils ont dit "Bon, allez, on on lâche prise, on va pas faire d'histoire." Mais il y en a que 8 % seulement qui ont dit qui pensaient le faire sous la enfin qui faisaient un arman de complaisance. 92 % de manière anonyme ont dit que non, il le faisaiit parce qu'ils estimaient qu'il y avait un vrai problème.

Donc dans la majorité des cas, les gens le font réellement parce qu'il y a un problème. Il y a ensuite la menace sur la liberté d'installation. Alors, on peut en discuter aussi, mais cette menace là euh alors c'est un principe de base parce que c'est de la médecine libère à l'extérieur, mais il y a pas que ça.

Il y a eu aussi des mesures qui ont été prises, par exemple le numéro ce claus qui ont été prises un moment par des gouvernements de droite qui ont asséché le nombre de médecins et notamment de spécialistes. Donc ça ça peut faire l'objet de débat. Et puis après, il y a la possibilité de modification des tarifs de remboursement, ce qui n'est pas un problème ça, mais qui se fait de manière unilatérale, sans dialogue avec les les euh les les praticiens.

Et ça aussi, c'est une première parce que normalement quand on change une tarification d'un acte, bah il faut faire une évaluation et discuter avec les les principaux concernés. C lutte, elle questionne beaucoup quand même. D'un côté, on a une profession quand même supérieure, extrêmement bien rémunérée, il faut le rappeler, libéral qui mène une fronte non pas pour le système de santé he qu'on le sait qui est en danger, mais pour protéger un peu leur outil libéral.

Un chirurgien de clinique privée, par exemple expliquait à France info que les patients n'étaient pas contre les honoraires mais qu'il fallait être mieux couvert. Donc est-ce que c'est au mutuel et donc au contribuable de payer tout cela ? Bah c'est une question.

Il y a Philippe Bâtifou qui est économiste et spécialisé dans la santé et la sécurité sociale qui était venu débattre il y a 3 ans maintenant sur notre plateau avec Sophie Berndicat des médecins libéraux et pointa du doigt une grève bourgeoise et il avançait que les médecins devaient devenir par exemple fonctionnaires comme les autres professions du service public. Qu'est-ce que tu penses toi de ce débat qui dit que c'est une grève de droite en gros ? Oui, il y a des vraies questions là-dessus.

C'est-à-dire que il y a des changements qui ont lieu déjà. Il faut le dire, c'est que les les jeunes médecins veulent être de moins en moins en profession libérale. Ils veulent être des salariés dans des maisons de soins.

C'estàdire, ils veulent plutôt travailler dans du collectif parce que la profession libérale, on est seul. Il y a aussi beaucoup de de paprasseries qui qui leur prennent un certain nombre de temps, c'est ce qu'ils disent. Et ils préfèrent aujourd'hui être salariés et collectiviser une partie des moyens de et des et des besoins d'un d'un cabinet.

Et ça, je veux dire aujourd'hui, ça monte parfois dans certaines études à 70 % des jeunes médecins qui préfèrent être en salarié. Donc on voit bien que les choses déjà sont sont en train de changer évoluent. Effectivement les médecins gagnent bien.

Alors pas tous les médecins, les médecins généralistes mais il gagne bien. C'est vrai que tous gagnent bien. Je crois qu'un médecin généraliste, on est autour de 7000 € et puis après ça peut monter très haut quand on est un radiologue.

On est d'accord là-dessus. Bon il faut quand même pas oublier que c'est des gens qui ont fait quand même 8 à 10 ans d'études. Nous l'oublions jamais.

Des études parfaitement financées par le système public hein, par l'université. Moi, je trouve c'est une bonne chose, mais c'est vrai que c'est pas des écoles privées, ils ont pas ils ont pas payé leurs études, he c'est des études, mais ils ont fait quand même beaucoup d'études. Ils commencent à travailler souvent après la trentaine.

Euh bon, ça c'est bien payé, oui, mais c'est pas aussi bien payé que d'autres métiers qui ne rapportent rien du tout, comme par exemple des métiers de trader où on se demande vraiment quel est l'impact en terme d'utilité ou des métiers d'influenceurs, des choses comme ça où on gagne des millions en faisant des choses où on ne comprend pas ou même d'acteurs, ou même de footballeur allons plus loin. Là, c'est du soin. C'est du soin et c'est utile.

Donc cette question là. Oui. Après sur la tarification des actes, je suis d'accord avec toi, il y a probablement des abuss.

Il y a probablement des gens qui qui font des actes, on le voit bien dans certains centres de soins, de santé où on fait des radios, des choses comme ça sur les dents. Alors que est-ce que c'est justifié, on ne sait pas. Et ensuite c'est la sécure qui rembourse.

Donc il y a des actes qui sont en trop. Il y a probablement des tarifications d'actes qui sont trop chers. Mais là pareil, c'est c'est l'assurance maladie de refaire une validation de l'ensemble du prix des actes, du coût des de la tarification des actes.

Or, ça a pas été fait depuis des années. Donc c'est ça en fait si vous si vous vous dites maintenant tous les 5 ans, on revoit quasiment tous les tous les actes par exemple de de quel est le coût d'amortissement d'une machine pour faire un scanner et combien devrait être l'acte pour permettre un bénéfice à la personne qui le fait mais aussi que ce soit pas exorbitant. On on pourrait le dire, voilà, maintenant sera tous les 5 ans réévaluation des actes, mais là c'est une façon de réévaluiser les actes sans dialogue social de manière unilatérale.

Ce qui ce qui donne l'impression en fait tout de suite que le médecin d'entrée de jeu est vu comme un voyou ou un profiteur. Et je pense que cette situation est un peu plus compliquée que ça et que on parle quand même de gens qui qui font qui font du soin. Alors ils font aussi il y a probablement des abus, je dis pas ça mais voilà c'est la première fois qu'il y a une telle défiance en tous les cas à travers ce concernant nos médecins.

Est-ce qu'on peut comprendre que parfois euh ça puisse indigner de voir une profession, donc on l'a dit privilégié même, tu l'as expliqué hein, les années d'études et cetera, se battre davantage pour leur rémunération que pour le système de santé en lui-même qui, tu l'as dit, montre plein d'imperfection et où les soignants multiplient les les alertes, les infirmières, les aides soignantes multiplient les alertes sur le système de santé en danger et on va on va crever et on voit les médecins se lever à chaque fois que quand ça concerne leur profession à eux quoi. C'est très corpo. C'est c'est très corpo.

On le voit dans beaucoup de professions quand les pilotes de ligne se révoltent et que se révoltent pas quand il s'agit du reste du personnel d'Air France. On l'a vu à plusieurs reprises et ça c'est c'est très condamnable. Nous sommes d'accord avec nous et là on est vraiment sur on va dire la partie de la médecine qui en profite le mieux et nous sommes d'accord avec ça.

On n'est pas sur des aides soignantes de l'hôpital public ou même des des médecins urgentistes qui font tenir l'hôpital public et qui bossent dans des horaires de dingue et qui peut-être gagnent moins que que d'autres. Mais nous avons hérité d'un d'un système mixte. On le dit souvent avec vraiment cette profession libérale qui est en train de disparaître avec un renouvellement de gens qui veulent être plus salariés mais quand même du privé hein et un hôpital public aujourd'hui c'est de voir comment les deux peuvent s'accommoder pour pas que l'hôpital public soit toujours le réceptacle de ce qui va mal dans dans les dans dans les cabinets libéraux.

C'estàd vous êtes comme je vous l'ai dit, vous êtes en province, vous avez 6 mois à 1 an d'attente pour avoir un spécialiste, ça s'aggrave, vous allez aux urgences et c'est l'hôpital public qui récupère ça et qui fait le reste. Ça c'est pas possible. où c'est pas possible que vous avez un problème et vous avez les moyens de payer.

Donc vous allez vous prendre les super spécialistes et ça va très vite. On le détecte que quand vous n'avez pas les moyens, vous devez attendre une place en hôpital public et ça prend plus de temps. Ça ça n'est pas possible.

Les gros défauts sont là, les vrais défauts sont là. Et aujourd'hui le le le principal problème, c'est de savoir comment on comble ces défauts-l mais quand on veut combler ces défauts-là, on devra passer à côté du fait qu'il va falloir mettre des moyens. Et le vrai problème de base au départ, c'est toujours la même chose, tu l'as dit, c'est que les dépenses de santé augmentent. elles ont augmenté fortement depuis 2019 et que euh les politiques que nous avons ne veulent pas accepter ça.

Il part du principe que ça a augmenté mais que le vrai problème c'est les médecins qui vont surfacturer probablement mais dans ce cas-là, il faut vérifier hein. Et de l'autre côté euh des patients qui seraient des malades imaginaires. Oui.

On s'attaque jamais aux vraies causes de pourquoi il y a ces conséquences là parce que on fustige sans cesse les dépenses de santé, ça coûte trop cher. Coût de la sécu et c on en parle tout le temps. Ça aussi on peut rappeler les divers travaux qui montrent qu'il y a pas vraiment de vrais trop de la SQ mais qu'on rembourse une dette.

Enfin bref, je vous invite à aller voir ça sur le médiia parce qu'on en a beaucoup parler. Comment ça va évoluer les les dépenses de santé là ? Du coup, tu disais un petit voilà elles vont être amenées à augmenter parce que la population vieillit, parce que les traitements sur des maladies chroniques ou des maladies graves sont de plus en plus chères et c'est une bonne chose qu'on a accès ces traitements chers.

Donc ça va augmenter. Ça va augmenter. Euh la vraie question c'est maintenant si ça augmente comment on fait en fait quand on regarde depuis toujours, pourquoi on parle soit-disant de faux trou de la sécumé de je crois que depuis que la sécu a été créée, on nous a parlé d'un trou.

En fait c'est parce que tout simplement les dépenses ont augmenté mais que les recettes ont augmenté moins vite. Elles ont c'est toujours la même chose, on touche pas aux recettes. Et pourquoi elles ont augmenté moins vite ?

Parce que il y a eu des baisses de cotisation sociale parce qu'il y a eu des heures supplémentaires défiscalisé tout le bazar et cetera. Et donc là, plutôt que de se dire bon euh il va falloir trouver des recettes parce que de toute façon les dépenses vont augmenter, et ben pour endiguer la hausse des dépenses, bah on s'attaque au aux médecins qui exagéreraient et probablement il y a des abus, on l'a pas dit, il y a du corporatisme, tu as raison de le dire. Et on s'attaque aux malades qui seraient des malades imaginaires ou au transport sanitaires, les taxis qui seraient des gens qui joueraient avec la sécrichir.

Bon, OK, très bien, il y a peut-être des abîmés, mais le constat est là, c'est que les dépenses vont augmenter et qu'il y a des forces inégalités. Il y a des endroits où il n'y a pas de médecin. Voilà, il y a des gens qui ne peuvent pas avoir accès à des médecins parce que probablement ça a coûté trop cher.

Donc la vraie réponse c'est comment on fait pour que les plus pauvres puissent avoir des parcours de soins aussi efficaces que quand on a ou au moins limiter les inégalités quand on quand on a quand on a de l'argent et faire en sorte que dans certains endroits où l'on vive, on ait accès à un médecin. Voilà, ce qui n'est plus le cas. Peut-être question bête, mais est-ce que le gouvernement, les gouvernements se sont déjà posés la question de pourquoi les dépenses de santé augmentent au-delà de des recettes euh où on ne fait pas de travail dessus ?

Ça questionne quand on dirige un pays et qu'on se dit les gens sont plus malades ? Non. Bien sûr, surtout les les arrêts maladiques ont augmenté.

Bah c'est c'est pour moi typiquement euh c'est aujourd'hui c'est le symptôme que le le le travail ne fonctionne pas bien, tu vois. On est on est un pays record en terme d'accident et de maladie professionnelle. Tu l'as tu l' tu l'as très bien dit.

Donc regarde, on est on est le pays record en terme d'accident et et de de maladie professionnelle et de problèmes de santé mentale aussi. Exactement. et de Burnout et cetera et j'en passé des meilleurs et et je pense que le cadre qui a été mis en place par Macron avec les lois travail qui permet de donner un rapport de force supplémentaire au patronat face au salariat dès dès qu'il y a un petit problème fait que voilà ça crée des burnout des conditions de travail complètement dégradé et donc ça augmenté et là on dit aux gens ah mais vous n'êtes pas un peu des malades imaginaires c'est ça la réponse qu'on leur donne.

Alors que c'est c'est pas du tout acceptable et et après on donne une autre réponse. dit maintenant quand quelqu'un vient te voir, je sais pas moi, une une caissière qui aura un tendon abîmé, et ben on va lu dire non, tu peux pas lui donner plus d'un mois d'arrêt de travail alors que un tendon va pas se réveiller. Enfin, une une puricultrice que qu' aura soulevé des enfants et qu'aura un problème qui ne pourra plus soulever les enfants, en un mois son bras sera pas réparé.

Donc avant, il donnait 3 mois 3 mois d'arrêt de travail. Maintenant, c'est un mois maximum. C'est quand même pas c'est pas possible.

Et je vais te raconter une histoire, c'est que avant il y avait des des euh des médecins de soins qui suivaient les arrêts maladies à la sécurité sociale qui était payé par la sécurité sociale. Donc il y avait le médecin de ville qui faisait son arrêt maladie puis après il y avait un médecin de la sécurité sociale qui suivait ça. Et donc c'était voilà et on a dit bah vous savez il faut pas trop de gens qui travaillent pour la sécule les argents publics et cetera.

On supprime les médecins de soins là, on les supprime tous et puis on laisse la médecine libérale décider elle-même. Puis là, on dit maintenant bah la médecine libérale décide mais elle fait trop de d'arrêt maladie. Donc donc tu vois c'est ce qu'on dit à chaque fois.

Tu as tu as tu as des mesures qui sont prises. Euh tu as tout le tout libéral qui est mis en avant et après on dit "Ah bah le tout libéral a trop de pouvoir donc il faut C'est Non mais c'est vrai les les médecins conseil qui qui assuraient le suivi de de ça ont disparu quasiment tous à la sécure." Qu'est-ce qu'il faut faire maintenant selon toi en terme de de trajectoire ?

Parce que c'est vrai qu'il y a des économistes qui cherchent dans le radical et qui disent bon bah là il faut que tout le monde soit fonctionnaire et cetera. Là il y a la défense du modèle libéral. Puis entre deux, il y a le gouvernement qui dit "Il y a trop de dépenses de santé, un PLFSS à peu près un peu austéritaire." Je dis un peu parce que sinon le PS va dire "Oh non, on a quand même réussi à à gratter des petits trucs." Donc je fais attention à ce que je dis.

Mais comment tu vois la suite ? Enfin, qu'est-ce qu'il faudrait faire toi ? Non, mais l'hôpital public a besoin de recruter.

Donc, on a besoin de recruter des médecins aujourd'hui qui sont des fonctionnaires hospitaliers. et et c'est une bonne chose et ça soulagerait une grosse partie du travail des médecins parce qu'ils travaillent comme comme des des bruts parce qu'il y a un manque d'effectif. Donc oui, il va falloir, je veux dire, il va falloir recruter et investir dans l'hôpital public.

Ce qui c'est l'inverse qui a été fait les dernières années. L'inverse qui a été fait même pour 2026. Voilà, la médecine libérale euh pour beaucoup de gens, il y a un changement.

Les gens préfèrent travailler dans des maisons de soins, être salarié, euh être dans des équipes et c'est une bonne chose. La génération change. Voilà, ça va évoluer dans son stade et je pense qu'il faut encourager ça également.

Euh maintenant euh pourquoi il y a des déserts médicaux ? Il y a des déserts médicaux parce qu'il y a des choix politiques qui ont été faits. C'est la droite qui a mis le numéro clausus.

Et le numéro clausus, c'est que vous aviez en fait sais la démographie c'est très simple. C'est-à-dire que la population augmente sur le long terme. On voit que ça augmente, on se dit bon si l'âge euh la durée si on si on meurt de plus en plus tard et que la population augmente, c'est sûr qu'on aura besoin de plus de médecins.

Et on l'a vu pendant une décennie ça. Et vous savez ce qu'on a fait pendant cette décennie là ? Ben on a diminué le nombre de formations de médecins.

C'est complètement idiot. Ce qui fait qu'aujourd'hui, y compris à Paris, vous mettez 1 an pour avoir un dermatologue et dans des endroits où vous avez euh des temps, vous n'avez pas tout simplement, vous devez aller sur Paris, vous soigner. Donc là, la première mesure c'est de lever ce truc.

C'est fini quoi. C'est fini. Et c'est la droite qui a mis ça parce que vous savez, elle a dit "En baissant finalement l'offre de soins, et ben il y aura moins de demande et donc il y aura des économies." Et c'est vrai que là-dessus, tu as raison, les médecins libéraux étaient contents parce qu'ils avaient plus de patients et patientell, ils étaient très contents.

Mais aujourd'hui, le résultat c'est que voilà, ça fonctionne mal. Donc c'est à l'État aussi, au gouvernant d'avoir une vision un peu de long terme. Et on a laissé passer, on a laissé le service public, l'hôpital public s'apauvrir et aujourd'hui on fait des mesures brutales de défiance avec un seul but.

Pas pas le but que les plus pauvres puissent avoir un parcours de soin bien, pas le but que le parcours de soin soit mieux pour en général et qu'il y a une meilleure articulation entre le libéral et l'hôpital public, juste pour faire des économies. Et merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de l'instant porché. J'attire une dernière fois votre attention avant de se quitter.

En 2025, beaucoup d'entre vous ont franchi le pas pour la première fois en soutenant le média et grâce à vous, plus de 215000 € ont été collectés, un soutien historique qui va nous permettre de terminer 2025 et investir tout au long de 2026. Merci à celles et ceux qui en font déjà partie. Pour les autres, il est encore temps de rejoindre l'aventure et de soutenir le média durablement via l'abonnement ou un don mensuel.

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Ah. Ah.