Bachar al-Assad "Nos relations diplomatiques avec la France" | Archive INA
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:01OuverteRéponse directe
Comment qualifieriez-vous les relations aujourd'hui entre la France et la Syrie ?
- 4:01OuverteRéponse directe
Cette visite a lieu parce que le contexte est particulier : y a-t-il urgence à relancer le processus de paix au Proche-Orient ?
- 6:01OuverteRéponse partielle
Êtes-vous déçu par la diplomatie d'Obama ?
- 8:01OuverteRéponse directe
Le programme nucléaire iranien est-il uniquement pacifique ?
- 10:01OuverteRéponse partielle
La jeune Française Clotilde Reiss pourra-t-elle regagner librement la France ?
- 12:01OuverteRéponse directe
Craignez-vous une escalade de la violence dans la région ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:01Bachar al-AssadFait
« nous avons voulu baser nos rapports sur la franchise et la transparence »
- 8:01Bachar al-AssadChiffre
« pour enrichir de l'uranium à des fins médicales il faut un taux de 20 % et à des fins militaires il faut plus de 90 % »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
dernier album mais avant cela je vous le disais en titre le président syrien Bachar al-Assad a donc été reçu aujourd'hui à l'Élysée par Nicolas Sarkozi une visite sur fond de crise du processus de paix au Proche Orient nous allons retrouver dans un instant le président syrien qui a répondu à nos questions mais tout d'abord dans quel contexte cette visite intervient-elle et bien c'est la situation tendue bloquée du processus de paix au proche- Orient qui retient particulièrement l'attention Rena Bernard c'est le président de la Syrie qui est reçu aujourd'hui à l' mais derrière la poignée de main il y a surtout un homme clé du Moyen-Orient la Syrie voisine d'Israël est incontournable d'abord pour résoudre le conflit israélo-arabe depuis l'offensive syrienne sur le plateau du Golan en 1973 les deux pays n'ont jamais signer la paix aujourd'hui après 36 ans de conflit ils se disent prêt à négocier en jeu le soutien de la Syrie au Hamas depuis Damas le mouvement palestinien dirige ses combattants à Gaza un accord de paix le priverait de sa base arrière même scénario avec un autre voisin le Liban en retirant ses troupes du pays en 2005 Damas a officiellement renoncé à placer le Liban sous tutelle symbole historique la Syrie a même ouvert une ambassade à Beyrouth il y a un an prochaine étape C d'approvisionner en armes les miliciens du Hezbollah mais c'est avec l'Iran que la Syrie prend tout son poids Damas allié indéfectible et influent du régime iranien en obtenant cet été lors d'un voyage à téran que clotil de Riss soit transféré de sa prison à l'ambassade de France pour y être placé en résidence surveillé Bachar al-Assad a montré qu'il était plus que jamais un interlocuteur incontournable pour faire passer des messages au maître de théran voilà pour ce contexte géopolitique alors nous retrouvons notre invité le président syrien Bachar elAssad bonsoir monsieur le Président merci d'avoir accepté notre invitation tout d'abord vous avez aujourd'hui rencontré le président Nicol SAR ce n'est pas une première le président français s'est également déjà rendu deux fois à Damas premier point comment qualifieriez-vous les relation aujourd'hui entre nos deux pays entre la France et la Syrie avec le Président sarzi nous avons voulu baser nos rapports sur la franchise et la transparence nous avons bâti un climat de confiance entre nous et par conséquent entre la France et la Syrie nous pouvons ensemble jouer un rle pour les question qui nous conc sur la scne internationale du moins au prochient alors monsieur le Président cette visite a lieu aujourd'hui parce que le contexte est particulier parce qu'à vos yeux il y a vraiment selon vous urgence à relancer le processus de paix au Proche Orient est-ce que vous êtes d'accord avec cette idée que le processus est tout simplement bloqué aujourd'hui ce processus est en effet bloqué au moins depuis l'attaque israélienne contre Gaza au début de l'année nous devons toujours penser à l'intérêt d'une stabilité pour penser à la paix et la paix évidemment conduit à la stabilité je suis plutôt enclin à l'optimisme même s'il n'y a pas pas de partenaire israélien et c'est ce dont nous avons discuté avec Monsieur Sarkozy si vous êtes aujourd'hui venu en France consulter voir le président de la République Nicolas Sarkozi cela veut dire que vous comptez sur la France justement et un rôle particulier dans ce processus de paix tout à fait la France peut jouer un rôle important elle devrait soutenir le rôle du médiateur turc et convaincre Israël de retourner à la table des négociations avec ce médiateur tur nous nous sommes entretenus de cela avec Nicolas SAR et je pense que la France en est capable dans le cadre de ses relations avec Israël Isra monsieur le Président cela fait maintenant 1 an désormais que Barack Obama est arrivé au pouvoir aux États-Unis en vous écoutant depuis quelques temps on a l'impression que vous êtes aujourd'hui déçu par sa diplomatie est-ce le cas ou pas nous sommes d'accord avec Obama sur les grandes ligne de ce qu'il disait avant qu'il devienne président et depuis qu'il est président mais quand on voit aujourd'hui les résultats les pays et les peuples demandent un plan d'action comment transformer ce discours positif que nous avons entendu en réalité sur le terrain je ne peux pas parler de déception cela fait moins d'un an que le président Obama est au pouvoir je crois donc qu'il faut donner davantage de temps à Obama mais je peux dire que les peuples du ProcheOrient commencent progressivement à perdre j'espère qu'ils ont t aujourd'hui monsieur le Président c'est une question importante vous êtes persuadé que le programme nucléaire iranien est uniquement pacifique et non militaire depuis des années on entend dire que l'Iran va obtenir la bombe atomique dans un an 2 ans 3 ans la crise a commencé en 2003 et 6 ans plus tard nous parlons encore d'un taux d'enrichissement de l'uranium de 5 %. pour enrichir de l'uranium à des fins médicales il faut un taux de 20 % et à des fins militaires il faut plus de 90 %. comment peut-on croire qu'il y ait un programme militaire ce n'est pas logique pas convaincant j'invite l'Europe à ne pas croire les affirmations formulées par les Américains qui remontent en réalité à l'administration Bush monur Bachar alAssad la France vous a remercié à deux reprises pour votre aide dans le dossier de la jeune française cl ainten dans l'ambassade de France à pourra-elle prochainement selon vous regagner librement la France est-ce que ce dossier avance ce que vous en avez parlé aujourd'hui même avec le président Nicolas SAR je peux pas dire avec précision si regagner la France ça dép de l'Iran et de la France nous avons transmis iraniens ce que nous avons entendu de la part du président SAR depuis quelques mois nous ne sommes pas intervenus depuis monsieur le Président une dernière question si vous souhaitez aujourd'hui que le processus de paix et en tout cas le dialogue reprenne face à ce blocage c'est parce que vous craignez toujours une escalade de la violence dans la région est-ce que c'est une situation encore aujourd'hui possible la région du Proche Orient et notamment lorsqu'on parle du conflit israélo-arabe est toujours qualifié de région qui vit à mi-chemin entre la paix la guerre cette situation ne peut pas durer elle ne peut prendre fin que par la paix ou la guerre tant que nous n'aurons pas établi la paix nous ne pouvons pas exclure qu'il y ait la guerre et si la guerre n'éclate pas l'autre alternative c'est l'extrémisme les deux hypothèses sont très mauvaises chaque jour nous souhaitons qu'il y ait des négociations puis des mesures pour aboutir à une paix et des relations normales entre t les pays de la région merci beaucoup monsieur le Président d'avoir accepté de répondre à nos questions aujourd'hui merci merci pour vous voilà pour cette
Nicolas Sarkozy