Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 20 juillet 2017 5 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiImmigration & asile

«L'ALGÉRIE N'EST PAS SEULEMENT UN MARCHÉ, C'EST UN PEUPLE ET UNE NATION» - Mélenchon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Christophe Di PompéoChiffre
    « 450 entreprises y sont installées, de toutes les tailles, des pme et des entreprises intermédiaires, mais surtout des grands groupes. 450 qui emploient aujourd'hui 40 000 salariés directement et 100 000 salariés indirectement. »
  • 1:30Christophe Di PompéoFait
    « Ces entreprises souhaitent employer des jeunes volontaires internationaux, qui est un processus franco-français et qui permet à des jeunes de partir quelques mois -- entre 6 et 24 mois -- en Algérie. »
  • 2:30Christophe Di PompéoChiffre
    « Le contingent de jeunes algériens et de jeunes français cumulé ne dépassera pas 200 personnes par an. »
  • 3:30Christophe Di PompéoChiffre
    « C'est un coût pour l'entreprise d'accueil d'environ 800 euros par mois et qui permet d'avoir un cadre, un futur cadre, en formation à l'export. »
  • 5:30Christophe Di PompéoChiffre
    « L'Algérie est un des tout premiers excédents commerciaux pour la France extrêmement important, mis à part, je dirais, le côté énergétique et le gaz, c'est un des premiers marchés pour les biens de consommation, pour les médicaments, pour l'agroalimentaire. »
  • 7:30MélenchonFait
    « L'Algérie n'est pas seulement un marché, mais une nation et un peuple très proches des nôtres, au point que sans doute, plusieurs ici comme moi, y ont encore des tombes. »
  • 8:30MélenchonFait
    « Il est normal que l'Algérie, qui a un taux de chômage extrêmement élevé notamment parmi ses élites intellectuelles, voit d'un oeil critique l'arrivée de jeunes cadres venant de France avec, eux aussi, un très très haut niveau de qualification. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On va commencer par le rapport de monsieur Christophe Di Pompéo, qui est un projet de loi adopté par le sénat autorisant l'approbation de l'accord entre la France et l'Algérie relatif aux échanges de jeunes actifs. Donc je vous le dis très rapide parce que c'est un projet de loi qui, à mon sens, n'appelle pas de difficultés particulières. Alors, l'Algérie est un marché porteur pour les entreprises françaises puisque aujourd'hui 450 entreprises y sont installées, de toutes les tailles, des pme et des entreprises intermédiaires, mais surtout des grands groupes. 450 qui emploient aujourd'hui 40 000 salariés directement et 100 000 salariés indirectement.

Donc 140 000 salariés travaillent pour les entreprises françaises en Algérie. Ces entreprises souhaitent employer des jeunes volontaires internationaux, qui est un processus franco-français et qui permet à des jeunes de partir quelques mois -- entre 6 et 24 mois -- en Algérie. Le problème, c'est que l'Algérie ne reconnaît pas, comme d'autres pays, le statut de V.I.E. qui est vraiment franco-français et donc, le projet de loi que nous avons là est pour compenser ce manque.

Alors jusqu'en 2013, pour des raisons ... avec des accords intuiti personae, les échanges ont pu se faire, mais depuis le... depuis 2013, le processus est bloqué.

Donc le projet de loi qui vous est proposé, c'est la signature d'une convention qui permet justement à ces jeunes actifs, de moins de 35 ans ou de moins de 28 ans selon les différents cas, d'aller en Algérie pendant 6 à 24 mois et à des jeunes Algériens, des cadres algériens, de venir se former en France pour pouvoir justement travailler avec les entreprises françaises. Voilà alors la durée maximum c'est donc à 24 mois je vous l'ai dit, et le contingent de jeunes algériens et de jeunes français cumulé ne dépassera pas 200 personnes par an. L'Algérie est un des tout premiers excédents commerciaux pour la France extrêmement important, mis à part, je dirais, le côté énergétique et le gaz, c'est un des premiers marchés pour les biens de consommation, pour les médicaments, pour l'agroalimentaire et je dirais que nous bénéficions encore dans ce pays d'une influence, d'une part de marché et d'une présence d'entreprises qui a très très peu d'autres équivalents et ce, malgré l'existence de V.I.E. depuis un certain nombre d'années, et ... l'absence de V.I.E. constitue effectivement un handicap pour nos entreprises... -- Il s'agit bien d'adapter à l'Algérie un extraordinaire système français qui est le système des V.I.E., qui est un système qui aide les entreprises -- c'est un cas particulier, l'Algérie est un cas particulier -- qui fait que les V.I.E. ne pouvaient pas être utilisés en Algérie alors qu'ils sont utilisés dans chaque pays pour soutenir de façon extrêmement... intéressante à la fois pour les entreprises -- je rappelle que c'est un coût pour l'entreprise d'accueil d'environ 800 euros par mois et qui permet d'avoir un cadre, un futur cadre, en formation à l'export.

En terme de nombre, je voudrais préciser pour l'intervention précédente : 200, c'est énorme. Le...

Il y a un ...

Depuis que Business France, il y a une dizaine d'années, a développé et a encouragé ces V.I.E., un pays qui arrive à 70, 80 V.I.E. embauchés, c'est un bon pays, c'est un bon résultat.

Je voudrais d'abord commencer par rappeler que l'Algérie n'est pas seulement un marché, mais une nation et un peuple très proches des nôtres, au point que sans doute, plusieurs ici comme moi, y ont encore des tombes. Dès lors, il est important de considérer que le jour viendra où, de nouveau, le bassin méditerranéen sera l'aire d'activité essentielle de la France et qu'il vienne vite : à ce moment-là, on sera bien content d'avoir organisé de manière systématique des échanges de cadres avec les pays de la façade maghrébine et du petit bassin méditerranéen qu'est l'enjeu essentiel pour nous. Pourquoi.

Parce que dans la durée, cela conduit à une homogénéisation des standards qui sont décidés et mis en oeuvre par des jeunes cadres -- c'est ce dont on parle à cet instant -- en même temps que l'usage en commun de la langue française ouvre les perspectives d'une intégration toujours plus grande de ses élites intellectuelles. Par conséquent, il faut faire bien attention au fait que les contingentements qui sont prévus dans cet accord ont une raison aussi. Il est normal que l'Algérie, qui a un taux de chômage extrêmement élevé notamment parmi ses élites intellectuelles, voit d'un oeil critique l'arrivée de jeunes cadres venant de France avec, eux aussi, un très très haut niveau de qualification, et pour une paie qui est, on va dire, assez symbolique compte tenu de leur niveau de qualification.

Donc, il faut pas s'en étonner et ce qu'il y a plutôt à craindre, c'est les restrictions plutôt que le cas inverse. Voilà. C'est un accord qui est assez classique et je trouverais dommage que la seule parole qui restât à cet instant fut une parole de méfiance à l'égard de l'Algérie alors que c'est l'inverse : nous n'avons pour elle que des pensées affectueuses.