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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 18 septembre 2025 5 minComplaisantActualité / polémiqueSantéTravail & emploiÉconomie & entreprises

Grève des pharmaciens : "Il y a une pharmacie qui ferme chaque jour en France" (Philippe Besset)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Les pharmaciens sont en grève aujourd'hui. Pouvez-vous expliquer les raisons de cette mobilisation ?

  • 0:30OuverteRéponse directe

    En quoi consiste exactement l'arrêté qui a déclenché votre colère ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Vous parlez de transferts financiers vers les laboratoires. Pouvez-vous préciser les montants ?

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Combien de pharmacies ferment chaque jour en France ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi les pharmacies rurales sont-elles les plus touchées ?

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Comment cette mesure va-t-elle aggraver la situation des petites pharmacies ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Philippe BessetFait
    « Les labos pouvaient vous faire jusqu'à - 40 % sur les livraisons de médicaments génériques. »
  • 3:30Philippe BessetChiffre
    « Plus de 90 % de grévistes. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les pharmaciens eux aussi sont en grève aujourd'hui pour cette journée de mobilisation. Alors, je précise pour ce qui concerne votre profession, c'est un hasard du calendrier, hein. Vous vous aviez prévu cette journée de mobilisation de longue date.

Vous ne portez pas tout à fait les mêmes revendications. Il se trouve que depuis le 1er septembre, les labos ne peuvent plus vous faire d'aciale qu'il ne le faisaient jusqu'ici sur les médicaments génériques. C'est bien ça.

C'est ce qui vous est insupportable. Oui, en fait c'est un texte réglementaire, un arrêté qui a été pris par le gouvernement Bérou en plein cœur du du mois d'août et qui vise donc à transférer de de des les possibilités d'avoir des des conditions commerciales par les pharmacies au laboratoire. C'est très complexe était un peu technique pour les pour pour nos auditeurs peut-être.

Mais euh l'effet c'est que ça va faire ça va transférer 20 à 40000 € d'une pharmacie qui est une toute petite entreprise vers les laboratoires et ça c'est la goutte d'eau qui fait des bords d'élevas puisque on a on est un secteur qui est en grave difficulté. Vous avez une pharmacie qui ferme par jour et notamment dans nos villages une pharmacie par jour hein sur sur à peu près 20000 pharmacies en France. C'est ça, c'est ça, c'est ça.

Donc au mois d'août, on a une trentaine de fermetures par exemple. On a deux communes, deux villages qui ont perdu leur dernière pharmacie au mois d'août et c'est comme ça tous les mois. Ce sont les pharmacies du monde rural qui sont en première ligne les plus fragilisées, hein.

C'est c'est ça parce qu'en fait dans ces pharmacies, vous comprenez, on a on a déjà du mal parce que les les médecins se font de plus en plus rares et donc l'activité est moindre et par ailleurs, il n'y a pas de de secteur comme on peut le trouver en ville comme la parapharmacie. Donc il n'y a on vit uniquement de de la délivrance du médicament et des services qu'on rend à la population. Alors vous vivez essentiellement parce que c'est c'est le cœur du sujet qui vous mobilise aujourd'hui.

Vous vivez essentiellement. Vous comptez sur les marges que vous pouvez vous dégager grâce à ces ristourn que vous octroyez jusqu'ici de l'ordre de de moins 40 % les labos pharmaceutiques. C'est comme ça que vous vous youillez financièrement les petites pharmacies en particulier.

Oui. Exactement. Et cette mesure est incompréhensible parce qu'elle ne fait pas gagner de l'argent l'assassurance maladie.

Bah oui parce que c'est ça. Si on se met un instant dans dans le dans la logique du gouvernement, quelle est l'idée ? C'est de réduire les dépenses de santé de cette façon.

Ah non, le le gouvernement Berou, enfin François Berou, il voulait répartir les efforts, il voulait que tout le monde vraiment fasse des efforts et donc et donc nous aussi, même si là en l'occurrence ça ne servait à rien pour pour l'assurance maladie. Donc on était enfin nous dès le dès le mois d'août, on a dit mais c'était insupportable. Donc on a choisi cette date du 18 pour interpeller la population et le mais de façon interpeller la population les élus.

Mais de façon plus générale, il faut quand même se dire que les services de santé de proximité, ils doivent être soutenus et on on ne doit pas les disparaître. On ce n'est pas possible de ne plus avoir de santé de proximité. Donc là, concrètement depuis le 1er septembre, avant le 1er septembre, les labos pouvaient vous faire jusqu'à - 40 % sur les livraisons de médicaments génériques.

Désormais, c'est moins 30 - 30 % maximum. C'est ça. C'est ça.

C'est - 30 et ce sera - 20 l'an prochain. Et ça va encore diminuer. Vous dites que pour un grand nombre de pharmaciistes, c'est l'arrêt de mort.

C'est la clé sous la porte. Et en fait c'est c'est c'est déjà le cas. Enfin, c'est déjà une une profession donc qui qui a beaucoup de de difficultés et en fait ça va accélérer les difficultés au lieu de les régler.

Et donc c'est c'est vraiment un mauvais texte. Donc il faut revenir dessus. Et vous pouvez pas vous rattraper sur tout ce qui est produit parapharmacie.

Bah, c'est pas possible dans les dans des dans des villes où où on on en vend pas en fait. Le les la parapharmacie c'est c'est dans des structures qui sont dans les zones urbaines, peut-être à côté des des grandes surfaces. C'est ce genre de pharmacie qui qui sont solidaires quand même hein.

Elles ferment aussi. Elles sont solidaires. Moi je je la la ce qui est très bien dans cette dans cette journée, c'est qu'elle est vraiment unitaire.

Il y a toute la profession qui qui est mobilisée, même les étudiants qui nous rejoignent. profession. Alors effectivement, vous annoncez plus de 90 % de grévistes.

On peut pas dire franchement que les pharmaciens sont une profession va en grève. Ça veut dire quoi ? Il y a autre chose.

Je veux dire le malaise est plus profond. Vous vous sentez trahi par le gouvernement Philippe Bessé ? On s'est senti trahi par le par le gouvernement de François Berou.

C'est clair. On a en fait depuis depuis l'époque Covid, on on s'est transformé en couteau suisse. Le gouvernement nous a demandé de faire les vaccins, de faire de nous occuper des proves de prévention. ensuite nous a demandé de nous occuper des des actes simples parce que il y a de il y avait on manquait de médecins.

Donc on s'occupe des engines, des cistites, de de nouveaux de nouveaux actes, on fait des tests de de d'orientation. Enfin, on on participe. Et donc l'idée euh l'idée du gouvernement était de dire "On va on va plus vous payer pour les médicaments de moins en moins, mais on va vous donner du travail en plus euh pour gagner moins en fait." Oui.

Et et et nous ces actes de de soins, nous ça nous intéresse parce que il rendent service à la population. Mais par contre, il faut quand même pouvoir euh assumer les coûts de l'entreprise et là actuellement, c'est plus

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