"Ce n’est pas un plan de paix, c’est de la capitulation"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Nathalie l'Oiseau. Bonjour Adrien et merci d'être avec nous ce matin le futur service national. Qu'en pense-ton chez Édouard Philippe ?
Vous allez nous le dire dans quelques minutes. Vous qui êtes membre du parti de l'ancien premier ministre, on va aussi évoquer la question des ingérances, sujet que vous connaissez bien. Avant cela, l'Ukraine la semaine dernière à propos du plan américain qu'on a évoqué, vous disiez c'est un torchon, c'est une infamie, c'est un plan qui prévoit la capitulation de l'Ukraine.
Depuis ce plan, il a été un peu amendé. Est-ce que aujourd'hui vous dites la même chose ou est-ce que ça y est ce plan il est devenu un peu plus acceptable ? On sait pas à quoi il ressemble ce plan.
Ce qu'on sait maintenant c'est que euh l'envoyé spécial de Donald Trump euh a beaucoup préparé les choses avec la Russie. dans n'importe quel autre moment, dans n'importe quel autre pays, Steve Vitkov aurait été démis de ses fonctions, en tout cas détourné de travailler sur la question russo-rainienne. Il est émissaire, il peut parler aux russes, ça paraît logique.
Ah, il est pas obligé de dire ce que l'on sait qu'il a dit puisque ses conversations ont été écoutées. Ce qui prouve d'une part que il n'a pas de préoccupation de sécurité, prend pas de précaution. Et d'autre part, dans ces conversations, il explique à son homologue russe comment amadouer Donald Trump, comment faire passer le plus d'éléments prousses dans une proposition soumise à Donald Trump.
Honnêtement, euh que ça ne fasse pas d'avantage scandale aux États-Unis, que nous-mêmes européens ne disions pas nous ne voulons pas travailler avec ce monsieur parce que il a perdu notre confiance. Mais phas, c'est à nous de choisir nos interlocuteurs. Bien sûr, on n pas à tout accepter au motif que Donald Trump ne fait pas les choses comme tout le monde.
S'il fait les choses n'importe comment, comment se fait-il que nous soons même pas capable de le dire ? C'est une faiblesse européenne coupable à un moment où l'Ukraine a besoin de nous et nous nous avons besoin que l'Ukraine tienne. Parce que si on allait vers une paix baclée, qu'est-ce qu'on met derrière le mot paix ?
Est-ce que c'est pire que ce qu'on a fait en 2015 avec des accords que la Russie n'a pas respecté et qui c'est terminé par l'invasion de 2022 ? Si on va vers une paix baclée, soyons très clair, les Européens sont les prochains sur la liste de Vladimir Poutine. Justement, on va aller dans le détail de cet accord de paix, en tout cas de ce projet qui est sur la table, celui qui a été amendé par les Européens.
Vous qui suivez au quotidien les négociations, leurs avancées, vous vous avez espoir que cette nouvelle version plus favorable à l'Ukraine puisse être adopté. En tout cas, qu'un compromis puisse être trouvé. J'ai espoir qu'une paix durable, juste, digne arrive le plus vite possible.
Et les premiers qui le souhaitent, ce sont les Ukrainiens qui ont encore été bombardés sauvagement cette nuit à Kief. Cet espoir, je l'ai. Est-ce que j'ai confiance dans le fait que c'est la volonté de Vladimir Poutine ? il n'en donne aucun signe.
Il a dit qu'il ne signerait pas de paix avec Volodimir Zelenski parce qu'il était illégitime. Il a demandé aux États-Unis de lui remettre en quelque sorte des territoires que la Russie en presque 4 ans n'avait même pas réussi à conquérir militairement. Donc pour le moment, on est très très loin du compte.
Hélas. Alors ces déclarations, Vladimir Poutine les a dit dans une lors d'une conférence de presse, il a aussi ajouté ceci à destination des Européens. C'est une chose de dire que la Russie ne doit pas attaquer l'Europe.
Pour nous, ça semble ridicule. Nous n'avons jamais prévu cela. Mais s'ils veulent l'entendre, nous pouvons le mettre par écrit.
Pas de problème. Alors Poutine qui dit que c'est ridicule de lui prêter des intentions d'attaquer l'Europe. Il faut croire tout l'inverse.
Le problème c'est que Poutine il a une histoire. Il a dit qu'il n'attaquerait pas la Tetchenie, il a rasé Grossenni. Il a dit qu'il n'attaquerait pas la Geéorgie.
Il était arrivé à 16 km de Bilici. Il avait dit que il n'y avait pas de Russe au Dombas. Évidemment, il a occupé le Donbas et et la Crimé.
Mais tout ça, c'est son rêve de reconstruire une grande Russie, un empire. C'est pas c'est pas attaqué Paris et Berlin. Alors d'une part l'Ukraine c'est l'Europe, pardon de le rappeler, c'est un pays indépendant, souverain, qui n'a pas menacé la Russie.
D'autre part, si si parce que moi je ne suis pas dans la tête de Vladimir Poutine, si son rêve c'est l'empire russe. Les pays Baltes faisaient partie de l'Union Soviétique mais ils font aujourd'hui partie de l'Union européenne et de l'OTAN, excusez-les d'avoir choisi indépendamment. Et il y a un slogan que vous voyez en Russie, que vous voyez un peu partout sur des grands posters qui dit "La Russie n'a pas de frontière." Alors ceux qui nous disent euh les il y aura pas de char russes à Paris, mais ils ont raison.
Mais c'est pas la question, c'est pas des chars russes qui a en ce moment à Paris, c'est de l'ingérence russe tout le temps. Le deuxième pays le plus attaqué par la guerre hybride russe en Europe, c'est après l'Ukraine, c'est la France. On va y revenir mais restons si vous le voulez bien encore quelques instants sur ce plan.
Euh l'un des points d'achoppement évidemment c'était la question de ces de ce déploiement de troupe de de réassurance. Les Européens dont Emmanuel Macron veulent que ce soit en Ukraine. Euh Vladimir Poutine dit il n'en est pas question.
Est-ce que le compromis en tout cas euh évoqué par Donald Trump par le plan américain de mettre des troupes en Pologne, il est acceptable ? Il y a déjà des troupes en Pologne. Alors c'est vrai qu'il y a déjà des troupes, mais est-ce que au fond ça changerait vraiment quelque chose ?
La Pologne c'est frontalier de l'Ukraine. On pourrait dire bon après tout les troupes s'il y a un problème, elles ne sont pas si loin que ça. Il y a d'abord une question de principe.
Soit l'Ukraine est un pays indépendant et souverain, soit c'est un protectorat de Moscou. Et la Russie a quand même manque pas de prétention, incapable de d'aboutir au bout de presque 4 ans à ce qu'elle veut, c'est-à-dire la mise sous sa coupe de de l'Ukraine. Elle n'y arrive pas militairement et elle voudrait qu'en réalité euh les États-Unis lui offrent cette victoire qu'elle n'a pas réussi à avoir.
Ça n'est pas acceptable. Ça veut dire que demain n'importe quel pays va agresser son voisin, va violer le droit international, va commettre des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité et qu'à la fin c'est l'agresseur qui serait récompensé quand bien même il n'a pas gagné militairement. Vous imaginez ce que ça ouvre comme danger, comme risque de chaos pour le monde entier et en particulier pour l'Europe Mais sur le principe, on l'entend mais il va quand même falloir accorder des concessions, trouver quelque chose au à mi-chemin entre ce que voudrait les européens chemin.
Oui. Mais regardez par exemple dans la première version du plan qu'on dit américain, on dit que c'est un plan de paix américain, c'est pas américain, c'est russe. C'est pas la paix, c'est de la capitulation.
C'est pas un plan, c'est un business plan. Donald Trump veut faire du business. Steve Vkow veut faire du business avec les Russes comme ils l'ont toujours fait.
C'est donc une infamie et et je je le redis euh mais si vous dites à mi-chemin, il faut aussi que les Russes fassent des concessions. Pourquoi est-ce que le plan parle de limiter la taille de l'armée ukrainienne qui ne menace personne, pardon, qui est une armée de défense de son territoire ? russe pourrait vous dire, y compris dans le plan américain, il y a l'idée que l'Ukraine puisse adhérer à l'Union européenne.
On rappelle que l'Union européenne par un de ses articles d'assistance mutuelle en cas d'attaque d' n'avons besoin ni des États-Unis ni de la Russie pour décider qui adhère à l'Union européenne. Là encore, c'est un déniveraineté de l'Ukraine mais aussi des Européens. Audelà de ça, j'entends j'entends votre point sur Non mais j'ai j'ai pas j'ai pas pu terminer.
S'il y a une armée qui qui menace les autres, c'est pas l'armée ukrainienne. Elle défend son territoire. Elle n'en a jamais revendiqué d'autres.
C'est l'armée russe. Et vous avez un plan qui ne met aucune limite à la taille de l'armée russe, au nombre d'armes nucléaires que possède la Russie. Désolé mais c'est pas une base de négociation.
Vous dites les Américains veulent faire du business. Justement, ça touche une question stratégique dans ce plan américain, il y avait la question des avoir gelés russes. Alors, il y en a 190 milliards, presque 1 an de PIB ukrainien qui sont gelés en Europe.
Les États-Unis aimeraient s'en servir pour financer leur propre plan de reconstruction. C'était une tentative de holdup cette B. Écoutez, prêtez-moi votre montre et puis je vous donnerai l'heure.
Euh Bien sûr, c'est du raquette. Euh c'est c'est aberrant. et c'est inacceptable.
Ceci étant, ça fragilise beaucoup euh le discours de Vladimir Poutine qui dit que si on utilisait ces avoir russes euh qui sont aujourd'hui gelés, ce serait-il légal ? Mais il discute pendant ce temps-là dans le dos des Européens de l'utilisation au profit des entreprises américaines. Ces avoirs russes, ils sont en Europe, ils appartiennent à la Russie, mais nous pouvons les avancer à l'Ukraine.
Et je sais pas que nous pouvons, c'est que nous le devons puisque la Russie devra des dommages de guerre. Ça c'est un processus qui va prendre 5 ans 10 ans et rien ne dit que la Russie les perra. Avancer c'est des moches de guerre à l'Ukraine qui en a besoin.
Aujourd'hui, c'est ça qui doit être fait. C'est ça qui est discuté entre européens. Ça fait un an que je c'est ce qu'elle vaut.
La guerre en Ukraine, elle vaut 190 milliards. Faut beaucoup plus mais euh autant que la Russie paye pour euh les dégâts qu'elle a fait et pour la guerre qu'elle mène. Mais concrètement là, on parle de quelque chose de complètement hypothétique puisque Euroclir, l'institution financière belge qui gère la grande majorité de ses avoirgelés a mis en garde contre les conséquences d'une telle saisie.
On a aussi la Belgique qui s'est très fortement opposée en disant au risque de nous condamner et de nous et de et de nous demander des dommages intérêts, de rembourser et cetera. On veut pas on veut pas s'engager. Euh concrètement, les Européens sont incapables de se mettre d'accord sur une telle question.
Les Européens ne parlent que de ça depuis un mois. J'aurais aimé qu'ils en parlent il y a un an quand quelques-uns dont moi avonté notre campagne pour expliquer que c'était légal et financièrement solide. Ce que la Belgique réclame et c'est la seule chose qu'elle réclame, c'est des garanties que au cas hypothétique où elle serait poursuivie par la Russie et que la Russie gagnerait dans un procès, elle la Belgique serait pas seule face à la Russie.
C'est un cas extrêmement hypothétique sur lequel le Belgique pardon mais quand la Belgique a demandé ce principe de solidarité en disant si on me réclame de rembourser cette somme, je veux que tous les Européens le fassent aussi. personne ne s'est porté extrêmement volontaire avec un dynamisme incroyable si on entend les belges. C'est ça n'est pas exact et il y a de la part à la fois du premier ministre belge qui change de de d'argumentation à peu près tous les jours.
La son dernier discours, c'est de dire euh saisir ou utiliser plus exactement parce qu'il parle de confiscation mais il n'y a aucune confiscation. Utiliser les avoir rusgelés c'est contraire au plan de paix de Donald Trump. Alors certes, mais le plan de paix de Donald Trump, aucun européen n'a dit que c'était un plan de paix et qu'il était acceptable.
Euh je vois le le Premier ministre belge, il a fait beaucoup de politique intérieure parce que comme ça arrivé à d'autres, il avait du mal à faire passer son budget. Euh il vient de faire passer son budget. J'espère que on sera un peu moins dans la posture politicienne, un peu plus dans le sens de l'histoire, dans le sens de ce que nous devons faire aujourd'hui pour les Ukrainiens bien sûr, mais pour nous.
Notre meilleure assurance de sécurité à nous européens, c'est de s'assurer qu'une paix en Ukraine est plus équilibré que ce que veut forcer à faire Donald Trump aujourd'hui. Nathalie Loiseau, eurodéputé euh Renew, vous restez avec nous. On se retrouve juste après l'info en une minute.
Il est 9h le voici Dian Ferschit. Des vols annulés après qu'Airbus a demandé à ses clients d'arrêter immédiatement d'utiliser son avion à 320 en cause d'un logiciel de commande. Il doit être mis à jour d'urgence.
Il est trop vulnérable aux radiations solaires. L'avionneur évoque un dysfonctionnement survenu sur un appareil aux États-Unis il y a un mois. Au total, 6000 avions d'Airbus sont concernés dans le monde.
Les stocks de vaccin contre la gripe risque d'être épuisé d'ici quelques jours. C'est ce qu''estime l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine. Elle appelle sur France info l'État a débloqué son stock stratégique alors que la campagne de vaccination bas son plein.
Depuis son démarrage le 14 octobre dernier, 9 millions et demi de doses ont été injectées. Il ne reste plus qu'un million et demi de doses disponibles. 3 minutes de silence observé ce matin à Hong Kong par le gouvernement pour les victimes de l'incendie qui a touché h immeubles du centre-ville.
Le feu a fait au moins 128 morts. Plus d'une centaine de personnes sont toujours portées disparues. Le retour d'Antoine Dupont après presque 9 mois d'absence.
Ce soir, le capitaine du 15 de France de rugby et du stade toulousain sera remplaçant. Toulouse reçoit le Racine 92. Vous envoie de ce match.
Ce sera 21h France info le 830 France info Adrien Bec Camille Vigon Leat et nous sommes toujours avec Nathalie Loiseau députée européenne Horizon spécialiste des questions de défense et de sécurité ça tombe bien parce qu'on voulait avoir votre avis sur l'annonce du président de la République le retour d'une forme de service militaire appelé service national un dispositif volontaire pour les 18 19 ans. Est-ce que c'est une réponse adaptée selon vous à la menace dont on vient de parler ? D'une part, c'est une proposition que qu'avait fait Édouard Philippe il y a il y a un certain temps euh et qui correspond à la réalité de nos armées aujourd'hui.
Vous vous souvenez que euh c'est Jacques Chirac qui avait mis fin au service militaire obligatoire et que euh entre-temps Nicolas Sarkozi, François Hollande sont passés par là et ont diminué les effectifs de l'armée de métier. Aujourd'hui, l'armée de métier en France, c'est 200000 hommes. C'est pas beaucoup.
H il manque certaines compétences. Euh donc l'armée a besoin de plus de monde euh et un service militaire volontaire doit pouvoir d'abord rendre service à l'armée. Euh il faut aussi que l'armée participe à la prise de conscience par la nation de son besoin de d'être prêt à des éventualités qu'on ne souhaite pas.
Oui, personne en France ne veut déclarer une guerre, mais on sait qu'aujourd'hui le monde est infiniment plus instable et on sait que nos générations qui n'ont connu que la paix sont un peu loin de la réalité de la chose militaire. Alors lilloise, vous parliez d'effectif militaire justement, c'est aussi une des questions que pose ce service militaire. 3000 euh personnes 3000 jeunes pour la pour la première année.
Écoutez ce qu'on disait hier à votre place l'exgénéral Christophe Gomard qui est un de vos collègues au au Parlement européen. Je vois que ça vous fait déjà réagir. On va l'écouter tout d'abord et on en parle juste après.
Bon 3000 c'est peu. Regarde une classe d'âge c'est environ 800000 jeunes. 400000 garçons, 400000 filles.
Donc c'est très très peu. C'est 0,03 % je crois quelque chose comme ça. Donc c'est très peu.
Alors, je pense qu'il faudrait aller vers au moins 10 % de la population en mesure de faire un service militaire volontaire. Voilà, ça représente pas assez de jeunes. Il dit aussi que voilà, en plus ces jeunes ne pourront pas sortir du territoire.
Or, quand on est membre des forces armées, et ben on doit être en capacité de se projeter. Alors, j'aimerais expliquer à Christophe Gomard que si le service militaire est volontaire, on va pas fixer un chiffre puisque ce sont des volontaires et 3000, ça n'est qu'un début. Il se trouve que hier, je suis allé voir l'ancien chef d'étatmajor des armées, le général Le Cointre, euh pour parler d'un certain nombre de sujets, mais notamment celui-là.
Et il m'a dit ce que j'avais entendu de la bouche de beaucoup d'autres euh militaires responsables en responsabilité ou qu'il été récemment. C'est-à-dire que une classe d'âge 800000, c'est très difficile à absorber. Ce serait un service militaire obligatoire pour tous ceux qui arrivent à l'âge de 18 19 ans.
Ce serait très lourd pour les armées et tous ceux qui disent ce serait bien pour le brassage social, ce serait bien parce qu'ils apprendraient à se lever tôt. C'est ça. Pardon, j'allais dire c'est un peu de la foutaise ça ou écoutez pas le rôle de l'armée.
L'armée est pas une assistance. On a longtemps dit quand même pour les services militaires et on a longtemps menti. Regardez qui faisait vraiment son service.
Regardez qui y échappait. Le brassage social, il était très relatif. C'était ça fait partie des belles histoires qu'on aime bien se raconter surtout pour ceux comme moi d'ailleurs qui n'ont pas fait leur service militaire.
Donc je préfère écouter euh les gradés en en responsabilité euh ce qu'ils en disent et quels sont leurs besoins. Il y a des besoins dans les armées. Euh on manque de linguistes, on manque d'informaticiens, on a besoin de jeunes qui se forment au manimement des drones et c'est indispensable.
Ensuite, fort heureusement pour un service militaire volontaire, la question n'est pas d'envoyer des jeunes en service militaire volontaire en opération extérieure. Comment est-ce que quelqu'un qui a été militaire comme le général Gomar peut dire une chose ? Je suppose qu'il ne qu'il ne suggérait pas de les envoyer directement au front, peut-être un peu plus à l'arrière si sur des bases peut-être.
Bah, je ne sais pas ce qu'il raconte. Alors franchement et c'est pas la première fois malheureusement, c'est pas parce qu'il se vit dans l'opposition et parfois même très très loin des des des thèses habituelles du parti politique auquel il appartient qu'il faut qu'il soit contre tout systématiquement. Je note que 80 % droite que que la que la majorité qu'il est favorable au projet quand même de service national volontaire.
Précisons aussi que il est euh il a des attitudes très particulières sur l'Ukraine et la Russie. Il n pas là il n'est pas là pour répondre. Donc on va pas on va pas faire son procé.
Vous parliez d'armes et de drone. Non mais vous me parlez de lui donc je vous réponds. Je vous dis que c'est quelqu'un qui a un espèce de réflexe pavlovien.
Quand quelque chose est annoncé par le président de la République, il faut tout de suite qu'il trouve un défaut. Il y a 80 % des Français qui ont trouvé que c'était une bonne idée. Avançons si vous voulez bien le débat européen justement puisque vous ouvrez cette cette porte sur la question des armes, des drones, des munitions, du matériel militaire.
Aujourd'hui, il se cristallise autour d'un enjeu, une proposition de créer un marché unique de la défense en gros cristalise pas du tout. Bah c'est c'est un point de de débat en ce moment. Est-ce qu'on est pour ou pas ce marché unique de la défense ?
C'est la même personne qui vous en qui vous en a parlé. On parle pas du tout de ça. On parle de bien d'autres choses.
Ah ben on voit on parle aussi ça dans la presse française. Il y a des tribunes. Il y a les industriels de l'armement français qui sont contre ce dispositif.
Est-ce que vous pouvez nous dire pourquoi selon vous c'est une bonne idée ce marché unique de la défense pour améliorer la question est pas un marché unique de la défense puisque les utilisateurs finaux, les clients des industries de défense sont les États. Euh c'est la France qui achète du matériel pour ses armées. Euh c'est donc pas un marché comme un autre.
On n'est pas en train de parler de la circulation des fruits et légumes dans l'Union européenne. C'est pas la Commission qui régulerait ce marché. Mais non mais non.
Enfin euh moi je veux bien qu'on fasse plein d'émissions sur les bêtises qu'a raconté Christophe Gomé c'est une question c'est une question qui dé écoutez il se trouve que c'est mon sujet il se trouve que on a en ce moment énormément de règlements européens qui sont en train d'être soit déjà adoptés soit en train d'être négociés pour permettre quoi de lutter contre la fragmentation de nos industries de défense qui est un sujet important qui est un sujet important parce que dans un monde où tout le monde serarme, les États-Unis, la Chine, la Russie bien sûr, mais aussi des puissances moyennes comme la Turquie. Les Européens ont des industrie qui sont fragmentées, qui sont souvent trop petites. Ils passent des commandes qui ne sont pas toujours cohérentes et il payent trop cher par rapport à ce qu'il pourrait payer quand il commande ensemble ou quand il fabrique ensemble.
C'est ça qu'on est en train d'essayer d'améliorer. On a compris en gros comment allait fonctionner ce marché. Merci Nathalie Loiseau, député européenne Horizon.
Nathalie Loiseau