Mort de Quentin, LFI, remaniement...L'interview de Maud Bregeon en intégralité
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre réaction à la mort de Quentin ?
- 0:15OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'une université doit inviter Rima Hassan ?
- 3:30RelanceRéponse directe
Est-ce que LFI a une responsabilité morale dans ce climat de violence ?
- 5:30OuverteRéponse directe
Pourquoi le RN accuse-t-il le gouvernement d'avoir publié le plan énergie sans consultation ?
- 8:15FerméeRéponse directe
Est-ce que les factures des Français vont augmenter avec ce plan ?
- 11:15OuverteRéponse directe
Les patrons français expriment une fronde contre le budget. Vous l'imaginiez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Maud BregeonFait
« Ce qui s'est passé est évidemment effroyable, résulte en toute vraie semblance d'un affrontement entre l'ultra-gauche et l'ultra droite. »
- 1:00Maud BregeonFait
« Il s'agit de toute évidence d'un lynchage et les images que nous avons toutes et tous vues sont absolument insupportables. D'un lynchage politique. »
- 2:00Maud BregeonFait
« La France Insoumise a des liens avérés et assumés avec des groupes d'ultra-gauche extrêmement violents. Je pense par exemple à la Jeune Garde. »
- 6:00Maud BregeonChiffre
« 60 % de l'énergie qu'on consomme provient effectivement du gaz importé du gaz algérien hier du gaz russes, du GNL américain, du pétrole provenant du Moyen-Orient. Ça équivaut à 60 milliards d'euros d'import par an. »
- 10:00Maud BregeonFait
« Il y a un effort exceptionnel qui est demandé à 300 grandes entreprises. »
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star 100 % électrique – Sous 8h29 et vous êtes bien sûr RMC et BFM TV. Bonjour Maud Bréjon. – Bonjour. – Merci d'être à ce micro ce matin pour répondre à mes questions.
Vous êtes la porte-parole du gouvernement. Quentin est mort à Lyon. Ce jeune homme de 23 ans a été tabassé à mort en en marge de la venue de Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
Laurent Nunez parle d'un lynchage, Gérald Darmanin parle de discours politiques violents qui amènent à la violence physique. Quelle est votre réaction ce matin D'abord, permettez-moi d'avoir une pensée pour sa famille et pour ses proches. Ce qui s'est passé est évidemment effroyable, résulte en toute vraie semblance d'un affrontement entre l'ultra-gauche et l'ultra droite.
Et donc je reprends les mots de Laurent Nunez, employé ce matin chez vos confrères. Il s'agit de toute évidence d'un lynchage et les images que nous avons toutes et tous vues sont absolument insupportables. D'un lynchage politique.
Je laisserai le procureur, vous savez qu'il s'exprime cet après-midi sur le sujet et sur cette affaire spécifiquement. La question qui nous est posée à nous responsables politiques, c'est quels mots on peut employer ? Quels mots sont acceptables ?
Quels mots ne sont pas acceptables ? Et qu'est-ce qui dans nos paroles et dans nos actes, que ce soit à l'Assemblée nationale, lors des meetings, et de nature, à encourager cette violence ? Parce que le garde des Sceaux a raison.
Quand on emploie des mots d'une telle violence, on ne peut pas s'attendre à ce que cette violence-là ne rejaillisse pas potentiellement dans la rue. Le garde des Sceaux, Gérald Denarmanin qui a parlé de la France insoumise il dit qu'il y a une complaisance de la France insoumise pour la violence politique et au fond il estime qu'ils font semblant de ne pas voir que les mots tuent, dit-il. Faut appeler un chat un chat, la France Insoumise encourage depuis des années maintenant un climat de violence.
La France Insoumise a des liens avérés et assumés avec des groupes d'ultra-gauche extrêmement violents. Je pense par exemple à la Jeune Garde. Jean-Luc Mélenchon, il y a quelques mois, en meeting, expliquait que c'était un mouvement « lié » à la France insoumise et que les membres de la Jeune Garde étaient ses camarades.
C'est la France Insoumise qui, en 2024, lors des législatives de 2024, a investi et fait élire un membre de la Jeune Garde. Raphaël Arnaud. Fiché S.
C'est la la France Insoumise qui, la semaine dernière, le 11 février, dans un communiqué, demandait au gouvernement de revenir sur la dissolution de la jeune garde. Il y a donc, vis-à-vis du climat politique, du climat de Une responsabilité morale de la France insoumise dans ce climat de violence exacerbée. Il y a aussi la question de la responsabilité d'un individu qui aurait, d'après nos confrères de Média Parlent parlent de Jacques-Élie Favreau.
C'est l'assistant parlementaire de Raphaël Arnaud, le député du Vaucluse La France Insoumise dont vous parlez, lui-même cofondateur du mouvement La Jeune Garde. Jacques-Élie Favreau, donc assistant parlementaire de Raphaël Arnaud, dément être responsable de la mort de Quentin. Mais il dit se retirer de ses fonctions le temps de l'enquête.
Il y a donc au minimum une proximité entre les militants qui semblent-ils Encore une fois, tout cela devrait être confirmé ou non ce soir à partir de 15h par la conférence du procureur. Mais ils disent que les militants qui ont tabassé à mort Quentin, et ça ce sont notamment les amis de Quentin qui l affirme, seraient des membres de ce groupuscule de la jeune garde co-créée par un député LFI. Est-ce que dans ce cas il faudra des conséquences et lesquelles ?
Il y a des témoignages qui vont dans ce sens. Moi je laisserai le procureur encore une fois en parler cet après-midi. Mais je redis ce que je vous disais tout à l'heure.
Lorsque la France Insoumise investit un candidat et fait élire un député membre de la jeune garde de la jeune garde qui est un groupe d'ultra-gauche structuré, organisé autour de la violence qui dispensait avant qu'on prononce la dissolution des formations pour ce type d'organisation. Quel message on envoie ? Quel message on envoie ?
Et c'est en ça où je dis que la France insoumise a une responsabilité morale dans le climat ambiant. Rima Hassan a-t-elle sa place dans une salle de cours d'université C'est aux universités de le dire. Vous savez, moi, je crois que derrière la question qui se pose pour nous toutes et tous, citoyens, c'est le choix qu'on fait dans les urnes.
Parce que Rima Hassan, quoi qu'on en pense, je n'ai aucune complaisance envers cet eurodéputé de par ses propos, de par ce qu'elle véhicule en particulier sur l'antisémitisme. Je n'ai aucune complaisance vis-à-vis de la France insoumise et de ses députés. Mais il est elles ont été élus et donc nous avons nous une responsabilité politique c'est de les combattre dans les urnes et nos concitoyens ceux qui en tout cas ont été amenés à voter pour eux doivent regarder en fassent ce qu'ils sont réellement derrière les discours, derrière les insinuations la façon dont ils sont structurés les femmes et les hommes qu'ils ont mis en avant on a une responsabilité on a tous une responsabilité lorsqu'on glisse un bulletin « La France insoumise dans l'Urde ».
Il y a la question de l'élection, il y a la question aussi de l'invitation qui a été faite et de l'autorisation qui a été donnée. A l'inverse, le directeur de Sciences Po Paris avait refusé à deux reprises la venue de Rima Hassan à Sciences pour Paris, par crainte disait-il de troubles à l'ordre public il a dû batailler pour cela d'abord le tribunal administratif a refusé son interdiction avant que le conseil d'état finisse par dire qu'il avait effectivement raison de craindre des troubles à l'ordre publics et les faits, semble-t-il, lui ont donné raison. Je vous repose la question.
Est-ce qu'une université doit inviter ou accepter d'inviter Rima Hassan ? On va encore une fois laisser l'enquête se faire mais enfin, de toute évidence, on voit que lorsque Rima Hassan se déplace, lorsqu'elle s'exprime, notamment dans des universités, ça crée autour de cette expression un climat de violence avec des forces de l'ordre qui sont mobilisées. Tout ça n'est pas anodin, tout ça n'est pas normal, et donc il faut s'interroger sur les invitations qu'on accepte ou qu'on n'accepte pas.
Raphaël Glucksmann, chez nos confrères d'RTL ce matin, dit Mélenchon n'ignore rien du discours de guerre de Rima Hassan. Est-ce que vous considérez aussi aujourd'hui qu'il y a, autour de la personne de Raphaël Arnaud que vous avez mentionné, de la personne de Rima Hassan, un choix particulier comme une forme de provocation à la violence. Il y a un choix...
Le mot de guerre utilisé par Raphaël Luxman. Il y a un choix d d'encouragement à cette violence tout du moins dans les mots. On prend l'exemple de Rima Hassan, on prend l'exemple de Raphaël Arnaud, M.
Glucksmann a pris je crois l'exemple de Thomas Porte. Il y en a d'autres. Ce qui se passe avec la France insoumise n'est pas anodin.
Encore une fois, parlons de l'antisémitisme qui est véhiculé depuis notamment le 7 octobre. Enfin tout ça est extrêmement grave. Et ensuite j'entends Jean-Luc Mélenchon s'étonner d'être qualifié d extrême gauche mais enfin.
Donc pour vous la qualification d'extrême gauche puisqu'effectivement c'est concomitant avec le classement qui a été fait et officialisé la semaine dernière par le ministère de l'Intérieur de LFI désormais classé à l'extrême gauche. C'est un parti révolutionnaire, c'est un parti anti-système, c'est un parti qui encourage les groupes ultra violents et notamment de l'ultra gauche. C'est un parti qui s'en prend à l'autorité républicaine qui défile sous les slogans de la police tue.
Ce n'est pas la gauche social-démocrate, Apolline de Malherbe. Comment est-ce qu'on appelle ça si ce n'est pas l'extrême gauche ? Et pourtant, lors des législatives de 2024, Gabriel Attal, à l'époque Premier ministre, aujourd'hui patron du parti Renaissance, avait appelé à faire barrage au RN, même avec un bulletin LFI.
Est-ce que vous refuriez la même chose aujourd'hui ? D'abord, ma position personnelle a toujours été claire. Dès le lendemain du premier tour des élections législatives, je me suis exprimé avec une parole simple, ni LFI ni RN et Gabriel Attal a eu l'occasion de s'exprimer sur le choix qu'a été le sien mais je crois que encore une fois à postériori vous estimez que votre position était la bonne J'ai toujours estimé que ma position était la bonne.
On ne combat pas un extrême par un autre, on ne combat pas l'extrême droite en promouvant l'extrême gauche, tout simplement. Donc pour vous, malgré tout, quand on regarde lors des législatives de 2024, et il appelle à faire barrage au RN, est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui, Gabriel Attal dirait la même chose ? Il faudra lui poser la question.
Je le ferai. Il faudra lui poser la question. Je ne suis pas porte-parole.
Mais j'imagine que ces discussions, vous les avez entre vous. Je ne suis pas porte-parole de Gabriel Et Gabriel Attal n'a aucune complaisance avec les valeurs de la France insoumise. Il a toujours été extrêmement clair, encore une fois, sur son rapport à la violence, sur son rapport à l'antisémitisme.
Donc ne laissons pas dire n'importe Il a fait un choix dans un moment exceptionnel, je ne partageais pas ce choix mais il a eu l'occasion de s'en expliquer et je crois encore une fois que les valeurs portées par Renaissance, portées par Gabriel Attal sont extrêmement claires. Pour les municipales ? Pas de mauvais procès.
Pour les municipales qui viennent, vous diriez toujours la même chose. Vous n'appellerez pas si il y a des seconds tours avec d'un côté la France insoumise, de l'autre le RN, vous n'appellerez à voter pour ni l'un ni l'autre. Mais je ne peux pas combattre le RN en faisant la promotion ou en appelant à voter pour un parti avec des relents antisémites et communautaristes.
Ça ne peut pas fonctionner comme ça et puis ensuite les électeurs sont libres dans l'isoloir. Maude Bréjon, le plan sur l'énergie a enfin été dévoilé vendredi. Le RN vous accuse, vous accuse un de l'avoir publié sans avoir vraiment consulté l'assemblée mais surtout il dit et c'est Jean-Philippe Tanguy à ce même micro vendredi qu'il y aura des conséquences sur les factures des français il parle du prix du pétrole je cite le prix du pétrole du gaz va augmenter de 50 % alors c'est faux et les chiffres de monsieur Tanguy du rassemblement national sont bidons d'abord quand on veut maîtriser nos coûts quand on veut maîtriser les factures on produit chez nous et on maîtrise notre production à l 'inverse ce qui se passe aujourd'hui c'est que 60 % de l'énergie qu'on consomme provient effectivement du gaz importé du gaz algérien hier du gaz russes, du GNL américain, du pétrole provenant du Moyen-Orient.
Ça équivaut à 60 milliards d'euros d'import par an. Ce n'est pas comme ça qu'on protège le pouvoir d'achat des Français. Et ensuite, il y a quelque chose qui est assez curieux dans le discours de M.
Tanguy parce que quand on se prétend souverainiste, quand on prétend défendre la souveraineté de la France, on ne se range pas du côté des grandes puissances qui nous vendent le gaz, qui nous vendent le pétrole et qui en fixent le prix. Alors ce qu'il pointe du doigt, c'est aussi la question de l'éolien ou de l'alternative au nucléaire. Est-ce que là-dessus, vous estimez qu'il y aura des conséquences sur les factures ?
Nous disons une chose très simple. Le nucléaire ne peut pas couvrir l'ensemble de la demande en électricité. Les prochains réacteurs verront le jour d d'ici à 2038, donc il y a encore du temps et on a besoin de diversifier ce mix.
On s'appuie sur les énergies renouvelables et on s'appuie sur le nucléaire. Toutes les études, Apolline Demalerbe, scientifiques, je pense au GIEC, je pense à RTE, expliquent qu'on a besoin des deux. Encore une fois, le choix est assez simple.
Est-ce qu'on veut continuer à dépendre du GNL de M. Trump ou du gaz de M. Théboune ?
Ou est-ce qu'on veut produire chez nous et développer des filières françaises ? Est-ce que vous donnerez le chiffrage précis qui vous a conduit à un tel plan énergétique ? Bien sûr, et en fait ce chiffrage il est connu.
Vous avez dit que les chiffres du RN étaient bidouilles. Oui, et je vous explique pourquoi. Mais pourquoi vous ne donnez pas les votes ?
Monsieur Tanguy parlait de 300 milliards sur votre plateau, c'était je crois la semaine dernière. Dans ces 300 milliards, il y a 200 milliards qui sont de la rénovation, de l adaptation au changement climatique des réseaux. Il faudra de toute façon le faire, et ce n'est pas 200 milliards sur une année, c'est un investissement sur 20 à 30 ans.
Donc il faut voir de quoi on parle. Quant aux 100 milliards qu'il alloue aux énergies renouvelables, c'est beaucoup plus compliqué à chiffrer que ça, puisque ça dépend des structures de prix, ça dépend de l'évolution du prix du marché. Mais vous-même, vous avez bien fait des chiffrages.
Le gouvernement a bien fait des chiffrages pour en arriver à Je vous en donne par exemple un, dont M. Tanguy ne parle jamais, c'est le coût des futurs EPR2, des nouveaux réacteurs. Vous savez qu'on a pour projet d'en construire six.
Le premier, d'ailleurs la construction du premier à Penly a déjà démarré. EDF estime ce coût à 70 milliards. Mais c'est un investissement.
Est-ce que c'est crédible parce que les EPR ont quand même, jusqu'à présent, toujours débordé de leurs coûts ? C'est un coût qui a été mis à jour, pour réactualiser, si je puis dire, il y a encore quelques mois de ça, et donc ce n'est pas moi qui fais ce calcul. Ce que je veux dire, c'est qu'en fait, on est sur des investissements et il faut regarder la durée de ces investissements et la durée sur laquelle on étale ses coûts.
On parle de, encore une fois, 15, 20, 30 ans. Vous avez peut-être entendu les mots de Patrick Pouyannet, le patron de Total, emblématique patron français. Il dit qu'il y a une forme de ras-le-bol des patrons français, et je pense qu'on va l'exprimer.
Vous faites face de plus en plus à une fronde des patrons français. Vous l'imaginiez ça ? Vous, macroniste ?
Écoutez, aussi, M. Pouyanné fait référence au budget. Moi, je redis ce qu'est la réalité de ce budget.
La fiscalité pour les entreprises...
Il parle effectivement du budget. Il dit « ce n'est pas bien » – je voudrais reprendre ces mots exacts – il dit « ce n'est pas bien qu'à la fin, la variable d'ajustement du budget de la France s'assoit systématiquement à la taxation des grandes entreprises. » Il parle d'une surtaxe et d'une énorme erreur.
Alors, ce n'est pas une variable d'ajustement. Un budget, c'est faire des choix. Quels choix avons-nous fait ?
On a fait le choix d'une stabilité fiscale pour les entreprises entre 2026 et 2025. Les entreprises ne verront pas leurs impôts augmenter. Les commerçants qui nous écoutent, ceux qui sont à la tête de TPE, de PME, d'ETI, doivent savoir ce matin que leurs impôts n'augmenteront pas.
Et ensuite, un budget, c'est faire des choix. Est-ce qu'on doit ou pas investir pour le réarmement militaire quand on voit ce qui est aujourd'hui le contexte international ? Je pense que la réponse est oui.
Est-ce qu'il fallait ou pas abandonner la suppression de deux jours fériés qui n'étaient pas comprises par les Françaises et les Français ? Je pense que la réponse est oui. Et donc tout ça nous amène à faire des choix.
Et oui, il y a un effort exceptionnel qui est demandé à 300 grandes entreprises. Est-ce que c'est idéal ? Non.
Est-ce qu'on n'aurait aimé faire autrement si on avait eu une majorité absolue ? Probablement. Mais en tout état de cause, on a construit ce budget avec encore une fois des compromis.
C'est un budget qui appartient à l'Assemblée nationale avec laquelle le gouvernement a travaillé et qui a amené les uns et les autres à faire des choix. Moi, je peux aller aujourd'hui dans ma circonscription en disant aux commerçants que leurs impôts n'augmenteront pas et je peux regarder mes électeurs droits dans les yeux en leur disant que leurs impôts n'augmenteront pas non plus. Remaniement, cette semaine, vous vous restez.
Écoutez, si vous avez l'information, moi je ne l'ai pas. Au moment où on se parle, vous n'avez pas envie de partir en tout cas ? Écoutez, moi je dis une chose simple, il faut des femmes et des hommes au gouvernement mais aussi ailleurs, aussi dans les partis politiques, qui travaillent aux urgences des Français pour aujourd'hui et qui ne se concentrent pas uniquement sur la présidentielle dans 14 mois.
Voilà. Du reste, je n'ai pas d'informations à vous donner, vous savez que c'est la prérogative de deux personnes, le Président de la République et Amélie de Montchalin, en fait, partiront d'ici la fin de la semaine, semble-t-il. Vous confirmez au moins le timing ?
D'ici aux 22. D'ici aux 22 puisque ce sera le début de la période de réserve pour les élections municipales et donc ce serait important que ce soit fait avant pour que des expressions puissent être prises par ceux qui viennent notamment les remplacer. Philippe Juvin, au budget, ça vous paraît crédible ?
Écoutez, encore une fois, je n'ai pas d'informations. Qui est actuellement rapporteur du budget à l'Assemblée J'ai beaucoup de considérations pour M. Juvin, qui est par ailleurs un de mes collègues députés des Hauts-de-Seine.
Mais je n'ai pas plus d'informations à donner. Je ne vous fais pas de la langue de bois, je n'ai juste pas d'informations. C'est la prérogative du président et du Premier ministre.
Et sur la question, vous l'avez dit à l instant, des partis. Quand vous dites qu'il vaut mieux parfois qu'il y ait aussi au sein des partis ceux qui vont mener les batailles, toute la question, on sait quand Sébastien Lecornu est arrivé au pouvoir, il a dit qu'il ne voulait pas dans le gouvernement des gens qui est en gros la tête ailleurs c'est-à-dire notamment à la présidentielle quand vous entendez les mots de Gérald Darmanin qui ne se cache pas d'avoir de l'ambition pour 2027 quand vous voyez de plus en plus y compris autour du gouvernement quelqu'un comme Gabriel Attal qui commence à parler aussi de ses ambitions, Édouard Philippe, les primaires à droite. Ça commence à faire beaucoup de monde quand même qui pense à 2027.
Oui, alors les ambitions des uns et des autres sont légitimes. Moi, j'ai toujours tenu une position très C'est clair. Il faut que les uns et les autres se parlent et il faudra que les uns et les autres, candidats, déclarés, putatifs s'entendent.
On parlait de la dangerosité de la France insoumise tout à l'heure. On aurait pu parler de celle du Rassemblement national. Vous avez d'ailleurs dit que vous ne vouliez pas l'un ou l'autre.
Je refuse de laisser aux Français le choix d'un second tour entre la France insoumise et le Rassemblement national, entre M. Bardella ou Mme Le Pen et M. Et donc pour ça, il faut un candidat unique dès le premier tour de la droite et du centre.
C'est mon avis. Et donc il faut que de renaissance aux Républicains, de de renaissance à ceux qui refusent l'alliance avec le Rassemblement national, en passant bien sûr par le Modem, en bien sûr par Édouard Philippe. Les uns et les autres se mettent dans une même pièce.
Mais ça va jusqu'où ? Ça veut dire Bruno Retailleau, Edouard Philippe Sans quoi on laissera, on laissera aux Français le choix d'un second tour entre M. Mélenchon et M.
Bardella Je vous pose la question, ça va d'où à où ? Ça va de ce qui est pour moi aujourd'hui, en tout cas ce qu'on appelait hier, le socle commun qui est cet espace de la droite et du centre dans lequel on gouverne depuis 18 mois, depuis la dissolution avec Michel Barnier et avec celles et ceux qui ont été ou qui sont au gouvernement. Nous avons des ministres LR aujourd'hui au gouvernement.
C'est bien la preuve que, précisément pour protéger la France de la France insoumise et pour protéger la France demain du Rassemblement national, on arrive et on arrivera, en tout cas je l'espère, à s entendre. Merci beaucoup Maud Bréjon d'avoir répondu à mes questions ce matin. Porte-parole du gouvernement, il est 8h47 et vous êtes bien sur RMC BFM TV.
Merci Apolline, on vous retrouve dans quelques minutes.
Maud Bregeon