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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 16 mars 2026ContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Municipales 2026 à Paris: l'interview en intégralité de Sophia Chikirou (LFI)

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00FerméeRéponse directe

    Est-ce que votre téléphone a sonné aujourd'hui après votre proposition d'alliance à Emmanuel Grégoire ?

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Vous avez dit hier qu'il fallait un front antifasciste face à Rachida Dati. Ça veut dire quoi ?

  • 4:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce qu'on peut passer des mois à se taper dessus et ensuite faire alliance ?

  • 6:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que ça a été utile de s'invectiver comme vous l'avez fait ?

  • 8:00OuverteRéponse partielle

    Vous ne parliez pas il y a quelques semaines de façon affectueuse du Parti Socialiste. Pourquoi ce changement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Sophia ChikirouPromesse
    « Je suis prête à faire alliance avec vous, j'attends votre appel. »
  • 4:00Sophia ChikirouFait
    « Il faut un front antifasciste face à Rachida Dati. »
  • 6:00Sophia ChikirouChiffre
    « Dans plus de 175 communes importantes, nous sommes à plus de 10%. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir Sophia Chikirou, députée insoumise de Paris, candidate à la mairie de Paris. C'est votre première prise de parole depuis l'annonce des résultats hier soir. Bonsoir Alain Duamel.

Bonsoir. Vous interrogerez Sophia Chikirou dans quelques minutes sur la stratégie électorale et politique des insoumis. Vous êtes arrivée hier soir Sophia Chikirou en troisième position, très largement derrière Emmanuel Grégoire, le candidat de la gauche hors insoumis qui a fait 38% des voix.

Rachida Dati 25%, vous c'est un peu moins de 12%. Et hier soir, vous avez tendu la main à Emmanuel Grégoire en lui disant « Je suis prête à faire alliance avec vous, j'attends votre appel. » Est-ce que votre téléphone que vous avez laissé, je crois, dans votre poche a sonné aujourd'hui ?

Alors non, il n'a pas sonné et pourtant je l'ai gardé à mes côtés toute la journée. Non, il n'a pas sonné et je lui ai dit hier qu'il fallait qu'on s'unisse pour ce deuxième tour afin de barrer la route de l'hôtel de ville de Paris à Rachida Dati. Vraisemblablement, il s'y refuse puisqu'il l'a encore répété.

Il l'a redit aujourd'hui. Et donc j'ai tenu l'engagement que j'ai pris hier devant les caméras de télévision. J'avais annoncé que si je n'avais pas d'appel d'Emmanuel Grégoire, je déposerais ma liste à la préfecture.

C'est fait ? C'est fait. Voilà.

J'ai déposé la liste du nouveau Paris populaire pour le Conseil de Paris. Donc je vais mener cette liste pour le deuxième tour. Et nous avons déposé des listes dans plusieurs arrondissements que je peux vous citer.

Paris-Centre, 10e arrondissement, 11e arrondissement, 12e, 14e, 18e, 19e et 20e. Sachant que dans le 13e arrondissement où nous avions fait plus de 10% des voix, nous avons déjà trois élus au Conseil d'arrondissement. Donc vous vous maintenez.

La liste est déposée. C'est irrévocable. Même si Emmanuel Grégoire vous appelle maintenant, ce qui semble assez peu probable pour être honnête, vous ne changerez pas d'avis.

Il y aura des bulletins Sophia Chikirou dimanche prochain à Paris ? Oui, il y aura des bulletins Sophia Chikirou dimanche 22 mars pour que les électeurs qui se sont portés sur nous au premier tour, ils étaient plus de 95 000 électeurs à avoir choisi le bulletin de vote Nouveau Paris populaire, puissent confirmer ce vote ce dimanche. Et pourquoi pas, je pense, on peut amplifier nos voix, on peut monter encore, puisque moi je regarde le résultat de près et j'ai bien constaté qu'il y avait sur ma gauche, on va dire, un peu plus de 11 000 voix qui sont des voix qui ne se porteront pas sur la candidature d'Emmanuel Grégoire.

Et donc je les invite vivement à se porter sur ma candidature. On va parler de Pierre-Yves Bonazel dans un instant qui lui a décidé de se rallier à Rachida Dati de l'autre côté de l'échiquier politique parisien. Mais honnêtement Sophia Chikirou, est-ce qu'on peut passer des mois à se taper dessus et parfois avec des mots très durs ?

Ça a été votre cas contre Emmanuel Grégoire et d'un coup de maguette magique au soir du premier tour, dit appelez-moi, on va faire l'alliance, on peut se réconcilier. Je reprends simplement un de vos propos, d'ailleurs c'est un message que vous aviez publié sur les réseaux sociaux à la fin du mois de janvier. Visage d'Anne Hidalgo, visage d'Emmanuel Grégoire sur un message.

Leur bilan, je vous cite, un enfant mort, un enfant mort noyé, c'était dans un centre de loisirs, et 52 signalements pour violences sexuelles. Tout ça collé sur le visage d'Emmanuel Grégoire. Honnêtement, vous vous attendiez qu'après ça, il vous appelle ?

Ce qui justifiait la candidature de la France insoumise dans cette élection, c'est le bilan du Parti socialiste. Un mort, 52 signalements. Oui, c'est la vérité.

Vous voulez le nier ? C'est pourtant bien ce qui s'est passé. Emmanuel Grégoire n'est pas forcément responsable des morts dans l'épicine.

Il a été premier adjoint en charge des ressources humaines. Les raisons, ce qui amène le système du périscolaire et de l'extrascolaire à Paris à dysfonctionner, au point qu'il y ait des signalements en masse de violences, d'agressions sexuelles sur des enfants, c'est un système qui existe depuis des années. Vous reconnaissez que quand on veut faire alliance à la fin, partir comme ça...

Ce que je veux dire, j'ai critiqué...

Il y a eu d'autres propos, votre première interview de campagne, Sophie Chiquirou, c'est je ne veux pas qu'un socialiste soit maire de Paris. Oui, à ce moment-là, au mois de novembre, quand je donne cette interview dans le journal du Parisien, je suis en discussion avec Europe Écologie Les Verts, avec David Béliard, qui n'est pas encore rallié à Emmanuel Grégoire. Et à ce moment-là, j'espère aboutir à cette alliance avec David Béliard, et pourquoi pas avoir un écologiste soutenu par des insoumis...

Donc ce n'était pas une phrase anti-grégoire, c'était une phrase faux décrypter, honnêtement. Peut-être que vous avez lu l'interview...

Le titre et l'interview, j'essaie de faire les deux dans ces cas-là. Dans l'interview, la phrase n'était pas tronquée, elle était complète, et elle disait même « Je ne veux pas d'un socialiste, je veux d'une insoumise à la ville de Paris ». Donc il faut quand même être juste avec les choses, premièrement.

Deuxièmement, aujourd'hui, ce n'est pas une affaire de personne, enfin. On n'est pas en train de parler de personne, on est en train de parler de projet politique. Il est évident que les voix de gauche à Paris, la France insoumise représente sur l'ensemble des voix de gauche, un quart des voix de gauche.

Ce n'est pas rien. 25% des électeurs de gauche ont choisi la France insoumise pour cette élection. Il ne faut pas nous mépriser de cette façon-là, c'est que notre programme a son poids, a son importance, que nos électeurs ont le droit d'avoir des représentants au Conseil de Paris.

Pourquoi aurions-nous des électeurs qui seraient bons à quoi donc ? À ne pas choisir leurs représentants ? À ne pas pouvoir avoir des porte-voix pour des sujets aussi importants que l'écologie populaire, ou le logement social, ou justement l'éducation communale et le périscolaire ?

C'est nous qui portons cela depuis le début de ma campagne. Ce soir, Pierre-Yves Bournazel, qui était donc le candidat Horizon, annonce qu'il se rallie à Rachida Dati. Il y aura une liste commune dimanche prochain.

Arithmétiquement, cela pourrait permettre une élection. Arithmétiquement, dans certains cas, de Rachida Dati, vous assumerez jusqu'au bout d'être, peut-être, si c'était le cas, si Rachida Dati gagne la mairie de Paris, celle qui aura permis le retour de droite. Vous en serez fière de la droite à la mairie de Paris ?

C'est quand même incroyable. Il ne faut pas inverser les choses. C'est Emmanuel Grégoire qui refuse la main tendue.

Ce n'est pas moi. Je lui ai dit, faisons en sorte de nous unir. Parce que vous le dites depuis des mois aussi.

Mais lui, il m'a fait des cadeaux, peut-être. Il a été tendre avec moi. Ce n'est pas le sujet.

Le sujet, ce n'est pas Emmanuel Grégoire et moi qui sommes capables de nous saluer. Ce n'est pas le choix, c'est le visage de Rachida Dati qui s'affiche au sud de l'hôtel de ville. Ce que je sais avec certitude, c'est qu'Emmanuel Grégoire est convaincu que c'est en allant séduire d'une certaine façon ou en s'adressant à l'électorat de Bournazel qu'il peut l'emporter.

Moi, je dis très clairement les choses et je les assume pleinement. Il y aura des élus insoumis qui représenteront les voix, les gens qui croient en notre programme au Conseil de Paris. On ne peut pas renoncer à cela.

Renoncer à cela, ce serait un acte antidémocratique, d'une part, et d'autre part, un acte incohérent. Or, permettez-moi juste une chose. L'alliance Dati-Bournazel, elle est parfaitement cohérente.

C'est une alliance cohérente. Il n'y a aucune surprise à cette alliance. Madame Dati est arrivée en tête après une campagne qui n'a pas été tendre entre Bournazel et elle.

Elle lui a tendu la main. Ils se sont alliés sur un programme, sur des postes. Ils ont discuté.

Ils se comportent de façon, pardonnez-moi, mais ils se comportent de la façon que j'attendais, que j'espérais voir Grégoire se comporter. C'est bien dommage qu'il ait un comportement aussi sectaire. Mais en tout cas, cela ne nous empêchera pas d'être présents au nom du respect des électeurs.

On a compris. Vous avez donc déposé aujourd'hui votre liste. Il y aura des bulletins à votre nom dimanche prochain à Paris.

Hier, dans votre déclaration, après l'annonce des résultats, vous avez eu une phrase sur laquelle je voudrais vous entendre. Vous avez dit « Il faut un front antifasciste face à Rachida Dati ». Ça veut dire quoi, un front antifasciste face à Rachida Dati ?

Est-ce qu'il faut comprendre qu'à vos yeux, Rachida Dati a quelque chose de fasciste ? Non, je ne pense pas que Rachida Dati est quelque chose de fasciste. Mais ils ont la droite.

Mais du coup, un front antifasciste. Pardonnez-moi. Rachida Dati appartient à un parti politique qui est LR, dont le président est Bruno Rotaillot.

Moi, je reproche à LR aujourd'hui d'avoir un agenda politique d'extrême droite. Et je le dis d'ailleurs dans mon intervention hier, si vous voulez bien me rendre cela, je précise bien, c'est l'agenda politique de l'extrême droite de LR qui me pose problème. Mais pour lever toute ambiguïté, il n'y a rien à vos yeux, chez Rachida Dati, de fasciste.

Je ne prêche pas Rachida Dati de fasciste. Je dis que leur agenda politique à LR est le même, est un agenda politique d'extrême droite qui fait qu'aujourd'hui, Sarah Knafo n'a aucun scrupule à dire « On peut se retrouver parfaitement ensemble ». Donc, moi, ce que je refuse de voir au Conseil de Paris, c'est cet agenda politique d'extrême droite s'appliquer ou avoir trop d'importance.

Donc, je souhaite vraiment que nous fassions un score élevé. Je souhaite que la gauche gagne Paris. Je ne dis pas le contraire, loin de là.

Je ne souhaite pas la défaite de la gauche. Mais on ne peut pas nous demander d'éliminer et de ne pas représenter près de 100 000 électeurs à Paris, 25% des électeurs de gauche qui ne sont pas d'accord avec Emmanuel Grégoire. On a compris ce qui va se passer à Paris.

Alain de Vamel va vous interroger maintenant sur la situation nationale et la stratégie des insoumis. Alain. Bon, pendant des mois et des mois, il y a eu, entre d'un côté les insoumis et, de l'autre côté, pour l'essentiel, le Parti Socialiste, plus que des polémiques, il y a eu des exclusives.

C'est-à-dire qu'on a entendu des partis dire « mais on ne peut pas travailler avec ces gens-là ». Aujourd'hui, c'est l'inverse. Vous tendez, quand je dis vous, c'est pas vous personnellement, c'est vous, votre parti.

Vous tendez la main à d'autres candidats de gauche en leur proposant de former des listes communes et donc de diriger des villes ensemble. Alors, je ne suis pas tout à fait né de la dernière pluie, donc je sais bien que, selon les périodes, on peut s'invectiver et ensuite s'unir. Bien sûr, et que ça n'est pas propre à la gauche ni à cette période-là.

Mais il n'empêche que il y a eu pendant des mois une espèce de véhémence quelquefois presque incroyable, de part et d'autre, avec des accusations très graves lancées contre Jean-Luc Mélenchon, des invectives de Jean-Luc Mélenchon vis-à-vis de ceux qui l'invectivaient, etc. Et puis maintenant, on dirait des brebis prêtes à former un troupeau. C'est quand même...

J'ai vu beaucoup de métamorphoses politiques dans ma vie et j'ai vu beaucoup de changements de tactiques, mais c'est quand même, je dirais, peut-être un peu rustique. Écoutez, je ne suis pas d'accord avec vous parce que justement, quand on regarde le système politique français et le système électoral, fait que nous avons des élections à deux tours et non pas à un seul tour. Dès lors, on sait parfaitement qu'au premier tour, on se compte en quelque sorte, on défend son programme et on essaye de convaincre d'ailleurs sur la base de son programme.

C'est ce que nous avons fait dans de très nombreuses villes en France. Je ne veux pas citer le nombre de villes où nous sommes présents au deuxième tour, mais disons que dans plus de 175 communes importantes, nous sommes à plus de 10%. Pour la France insoumise, ces élections municipales avaient un enjeu, un objectif qui était de s'implanter localement.

Je crois que nous sommes en passe de transformer l'essai en quelque sorte, d'une part. Et d'autre part, nous avions pour objectif de défendre notre vision des choses. La cantine gratuite, par exemple, bio gratuite, nous l'avons portée.

Aujourd'hui, dans tous les accords que nous passons, y compris que ce soit le PS ou Europe Écologie Les Verts, partout, la cantine bio gratuite est inscrite dans les programmes. Nous nous battons pour faire avancer ces idées-là et pour les mettre en œuvre. Et c'est comme ça qu'on aborde chacune des élections municipales.

Maintenant, permettez-moi, M. Duhamel, mais concernant les invectives et les disputes, j'assistais tout à l'heure, je regardais à l'écran ce qui se passait sur votre plateau, c'est la vie politique. Les mots sont parfois très forts, très violents.

Je ne dis pas qu'on les pardonne tous. Moi, personnellement, il y a des paroles qui sont extrêmement blessantes. Nous accuser d'être antisémite, par exemple, c'est inadmissible.

Je ne m'y ferai jamais et je ne l'accepterai jamais. D'autant plus que quand on nous dit, et ça, c'est de la pure calomnie, qu'on tiendrait des propos antisémites, je tiens juste à rappeler que si un seul insoumis avait tenu le moindre propos antisémite, il serait déjà condamné par la justice. Nous avons zéro condamnation chez nous.

Des caricatures complotistes et des propos antisémites intolérables, c'est le bureau national du Parti Socialiste qui a dit ça après le Jean-Luc Mélenchon sur Glucksmann, Epstein, Epstein. Mais les disputes qu'il peut y avoir au sein du bureau national du Parti Socialiste, malheureusement, nous en sommes victimes à la France insoumise. Ils ont beaucoup de mal à régler leurs problèmes.

On le voit là aujourd'hui entre ceux qui sont prêts à perdre. Je me souviens d'Arielle Veil à Paris Centre qui disaient « Je préfère perdre Paris plutôt que de m'allier à la France insoumise ». C'est quand même eux qui disent ça.

Ce n'est pas nous qui parlons de cette façon-là. – Enfin, vous ne parlez pas… – Et notre stratégie est cohérente, pardonnez-moi. – Vous ne parliez pas, et encore il y a quelques semaines, de façon extrêmement affectueuse du Parti Socialiste et de ses candidats à Paris.

On ne peut pas dire que vous ayez fait une campagne molle et vous aviez des adversaires à droite. C'est tout à fait logique. Vous aviez aussi des adversaires, pas simplement des concurrents.

Moi, c'est ça qui me frappait. C'est qu'il y avait dans la rivalité, qui est normale, entre partis de gauche, non seulement une animosité, mais une violence verbale qui est d'abord, je crois, contre-productive et qui ensuite a l'air d'être artificielle quand vous en venez. Quand je dis vous, c'est des deux côtés.

Ce n'est pas simplement votre côté. Mais quand vous en venez à tenir des paroles, je ne dirais pas de réconciliation, mais en tout cas de coopération. Vous vous invectivez et deux semaines après, vous coopérez.

Bon, et alors, il y a en tout cas une question qu'on peut se poser. En tout cas, non, mais je vous ai bien écouté sagement. Je vous écoute.

En tout cas, il y a une question qu'on peut se poser. C'est, est-ce que ça a été vraiment utile il y a quelques semaines, il y a deux semaines, il y a trois semaines, il y a quatre semaines, est-ce que ça a été vraiment utile de s'invectiver comme vous l'avez fait ? Est-ce que vous n'avez pas peut-être perdu des deux côtés des voix ou perdu ou empêché un mouvement dynamique de naître et de se développer ?

Alors, je ne suis pas du tout d'accord avec ce que vous êtes en train de dire, M. Duhamel, parce que je n'ai à aucun moment invectivé. Moi, j'ai passé ma campagne à critiquer un bilan et à faire le bilan d'Emmanuel Grégoire.

J'aurais aimé qu'on ait des débats pour pouvoir confronter nos projets, nos programmes et le confronter à son bilan. Voilà ce que j'ai fait. Je n'ai jamais invectivé Emmanuel Grégoire.

Ensuite, vous dites, vous avez passé des semaines à changer de stratégie. C'est faux. La France Insoumise dit depuis des semaines qu'elle tendra la main pour une fusion de deuxième tour.

Et j'ai moi-même dit à plusieurs reprises, si je suis en tête à Paris, je tendrai la main à Emmanuel Grégoire. Et c'est ce que j'ai fait dimanche soir alors que je n'étais pas en tête. Et je pense, dernièrement, nous avons...

Emmanuel Grégoire a atteint les 38%. Je frôle les 12%. Je veux dire, la gauche à Paris est majoritaire.

Rendez-vous compte, Paris est à gauche. La gauche à Paris...

Oui, ce n'est pas un scoop non plus. Oui, c'est vrai. Ce n'est peut-être pas un scoop.

Elle est à gauche depuis un quart d'ancien siècle. Mais en tout cas, aujourd'hui encore, le premier tour démontre qu'il y a plus de voix pour la gauche que pour la droite. Non, mais Paris a souvent été à gauche.

Oui, ça fait 25 ans avant. Oui, non, non, non. Non, mais je veux dire, ce n'est pas une grande surprise.

Après, tout est relatif sur la gauche. Sophia Chikirou, pardon, je vous interromps un instant parce qu'il y a Paris et il y a beaucoup d'autres villes en France et il y a notamment une grande ville qui s'appelle Toulouse qui pourrait basculer dans votre camp, Sophia Chikirou, dans quelques jours. C'est l'une des surprises, d'ailleurs, du premier tour des municipales.

Face au maire sortant, Jean-Luc Moudin, qui est un maire d'hiver droite, les Insoumis et le reste de la gauche vont faire alliance derrière votre candidat, François Piquemal. On va retrouver Jean-Wilfrid Forquets qui est sur place à Toulouse pour BFM. Racontez-nous d'abord en quelques mots, Jean-Wilfrid, les coulisses de cet accord Insoumis-gauche.

Des heures et des heures de discussion la nuit dernière dans un café toulousain et à la fin, à la fin, la lumière a jailli avec cet accord, effectivement, de gouvernance. Cela veut dire que la tête de liste pour le Capitole, c'est pour François Piquemal, le candidat de la LFI, et la Métropole, l'eau de consolation, pour François Briançon, le candidat du Parti Socialiste. Alors, cette nouvelle liste qui a fusionné, elle est composée de colistiers de LFI, du Parti Socialiste, du Parti Communiste, des écologistes, mais certains, et ça c'est important, certains, la nuit dernière, ont caqué la porte.

Ils ont dit « Pas question de siéger éventuellement aux côtés de la LFI », notamment des candidats socialistes très proches de Carole Delga qui ont dit « Non, ça c'est pas possible, je peux pas dire le lundi, le mardi, le mercredi, ceci et le vendredi, siéger à côté d'un candidat pour la LFI ». Alors, ça c'est pour la forme sur la coulisse. Sur le fond, maintenant, on avance un petit peu, Marc, car il y a un texte d'engagement qui a été rendu public il y a un peu moins d'une heure, un texte, je cite, « Pour dépasser les divergences dans l'intérêt des Toulousains et des Toulousaines ».

Le texte précise que, sur certains sujets, il y a certes des divergences. Par exemple, la LGV, LFI est pour, les socialistes sont contre, en tout cas, la gauche unie est contre. Le texte précise que la laïcité sera aussi au centre de ces débats.

Rendez-vous dimanche. Merci, Jean-Wilfrid. Forkès, avec Laura Dubois du côté de Toulouse.

Alliance, donc, entre la France insoumise, derrière de voir candidat à Toulouse, et le Parti socialiste. Voici ce que disait, il y a quelques jours encore, ce candidat du PS, après la fameuse phrase de Jean-Luc Mélenchon sur Epstein, Epstein, Glucksmann, etc. Je le cite, il s'appelle François Briançon, il a été nommé par Jean-Wilfrid il y a quelques instants, quand Jean-Luc Mélenchon joue avec des sous-entendus qui réveillent les pires imaginaires antisémites.

C'est un choix et pas une maladresse. L'antisémitisme est un poison, je le combattrai toujours. Ceux qui approuvent nuances ne peuvent se revendiquer de la gauche.

Tout est pardonné. C'est parce que tout était faux. Parce qu'il a parlé de cette façon-là pour participer à la polémique du moment.

Il n'y avait pas aucune sincérité dans cette polémique. Tout le monde était très bien et les socialistes connaissent Jean-Luc Mélenchon à moi la métropole. Non, les socialistes connaissent Jean-Luc Mélenchon depuis des années.

Il a été membre du Parti socialiste. Ils savent très bien qu'il n'y a pas une once d'antisémitisme chez Jean-Luc Mélenchon et qu'il n'y a jamais eu la moindre intention de ce type-là. Je vous rappelle qu'on subit depuis trois semaines et un mois avec une ampleur particulière mais sinon ça dure depuis plusieurs années un bashing comme on dit pour dire le mot anglais c'est-à-dire des campagnes de dénigrement incessantes et que nous avons supporté tout cela.

La campagne de diabolisation de la France insoumise et de Jean-Luc Mélenchon s'est menée pendant toute cette campagne municipale. Vous êtes d'accord monsieur Luhamel ? Alors je suis d'accord qu'il y a une campagne anti-Mélenchon et anti-insoumis qui est en permanence développée mais elle n'est pas développée par hasard.

C'est parce que dans sa façon de s'exprimer et dans la façon de s'exprimer des insoumis y compris à l'Assemblée nationale en dehors des périodes de campagne et puis maintenant pendant les campagnes il y a des formes ça n'est pas vous qui me direz le contraire de véhémence d'esclandre inutile de provocation qui donne envie à d'autres branches de la gauche non seulement de prendre des distances mais de critiquer catégoriquement. Et ce sont des choses qui laissent des traces et je me demande si dans une période comme celle-ci c'est-à-dire quand on est vraiment entre les deux tours vous n'avez pas dans votre tête des moments où vous vous dites on l'a peut-être été si on avait été peut-être un peu moins fort il y a trois mois peut-être que ça serait plus facile maintenant. Non je ne dis pas du tout cela parce que moi je trouve que recevoir des leçons de bonne tenue de comment on doit parler comment on a le droit de s'exprimer ou pas s'exprimer vous savez nous nous avons nous représentons beaucoup les classes populaires nous avons un vote des jeunes des classes populaires et nous représentons aussi une certaine colère dans le pays il y a beaucoup de gens pour qui les politiques de Macron un million de pauvres supplémentaires la misère l'inflation on le voit encore aujourd'hui avec le refus du blocage des prix du litre d'essence toutes ces choses-là font que les gens sont vraiment pardonnez-moi l'expression mais dans la galère ils galèrent vraiment donc quand on exprime cela on nous demande de baisser d'un ton moi j'ai même un journaliste qui a dit baisser le son madame Chikirou mais non en fait non parce que si on baisse le son si on ne dit pas qui va le faire si on n'est pas présent dans les assemblées imaginez l'Assemblée Nationale sans la France Insoumise mais ils auraient passé absolument tout vous avez bien vu comment ils ont passé le budget de la Sécurité Sociale et pour le coup Emmanuel Grégoire l'a voté donc ces choses-là font que heureusement qu'il y a la France Insoumise d'une certaine façon pour s'opposer quand ils ont voté d'un mot puisque je vous ai souvent regardé à l'Assemblée Nationale la Sophia Chikirou de l'Assemblée Nationale et la Sophia Chikirou qui nous parle maintenant ont le même visage mais ne donnent pas l'impression d'avoir exactement le même cerveau et ce sera le mot de la fin je n'ai pas réagi tout à l'heure vous avez dit j'ai eu tort je souhaite la victoire de la gauche à Paris oui je ne peux pas vous souhaitez donc la victoire d'Emmanuel Grégoire écoutez c'est soit Emmanuel Grégoire soit Rachida Dati je dis aux gens vous souhaitez vous demandez aux électeurs de voter pour vous mais pas trop pour qu'Emmanuel Grégoire soit élu je vous demande aux électeurs au concert de me donner une vraie force et une vraie puissance pour avoir un maximum d'élus conseillers de Paris au conseil de Paris si on a un groupe de 15-17 conseillers de Paris rappelez-vous ce qu'on a fait à l'Assemblée Nationale en 2017 avec 17 députés merci beaucoup Sophia Chiquirouge