Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewC à vous (sur YouTube)· 1 septembre 2025 52 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & familleNumérique

Vote de confiance : pourquoi François Hollande votera contre - C à Vous l’intégrale 01/07/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi François Hollande votera-t-il contre le vote de confiance à F.Bayrou ?

  • 25:00RelanceRéponse directe

    Le PS a-t-il vraiment une alternative budgétaire crédible ?

  • 35:00OuverteRéponse partielle

    Qui pourrait succéder à F.Bayrou selon vous ?

  • 45:00RelanceRéponse directe

    Le PS propose 21,7 milliards d'économies contre 44 milliards pour Bayrou. Est-ce réaliste ?

  • 55:00OuverteRéponse directe

    Vous récusez la méthode et le contenu du plan Bayrou ?

  • 1:05:00RelanceRéponse directe

    La question de confiance est-elle la bonne réponse à la crise de l'endettement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 25:00F.HollandeFait
    « Je ne voterai pas la confiance à F.Bayrou et à son gouvernement. »
  • 45:00F.HollandeChiffre
    « Il y a eu 1000 milliards d'endettements publics supplémentaires depuis 2017. »
  • 1:05:00F.HollandeFait
    « Mettre en cause la stabilité du pays pour une question de principe, la question de confiance, c'est une faute. »
  • 1:35:00F.HollandeFait
    « La dissolution pourrait-elle permettre de sortir de la crise ? Si c'est pour avoir la même Assemblée, je ne vois pas l'intérêt. »
  • 1:45:00F.HollandeFait
    « Les générations doivent être solidaires. Les jeunes ont été solidaires des plus âgés pendant la crise sanitaire. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Très heureuse de vous retrouver. On est en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Pour l'actualité, un trou de souris devenu un trou de fourmi. - F.Bayrou: Je veux expliquer le trou de fourmi.

On a tout le temps. - C.Autain: Il prend ses rêves pour des réalités. - M.Le Pen: Le déni. - M.Panot: La tournée d'adieux s'éternise. - L.Jacobelli: Il a le syndrome Dalida, il veut mourir sur scène. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, F.Hollande.

Votre vote et celui du PS seront décisifs le 8 septembre pour voter la confiance à F.Bayrou. Le budget était présenté samedi. - P.Cohen: Le PS a voulu montrer qu'un autre budget était possible, mais l'est-il vraiment? - A.-E.Lemoine: Une question pour notre invité.

Une rave-party qui indigne. - C'est inqualifiable. Il y a des mecs qui ont tout perdu et ils viennent danser sur les cendres de ces gens. - L.Amar: Une rave-party sur des terres brûlées par l'incendie du siècle.

Indignation des habitants et détresse de ceux qui ont tout perdu. - A.-E.Lemoine: La météo provoque un faux départ de la rentrée. ... - L.Amar: Sentiment sans doute partagé par de nombreux parents Des Bouches-du-Rhône et du Var, où la rentrée est repoussée à demain à cause des intempéries. - A.-E.Lemoine: Des sujets qui vous font réagir. - E.Tran Nguyen: Oui, un nouveau dispositif: je vais devenir votre porte-parole.

Envoyez-moi vos questions et je les relais à l'antenne. - A.-E.Lemoine: Un nouveau dispositif et une première question de Patrick.

C'est quoi? - E.Tran Nguyen: Je n'arrive pas à la relire... - A.-E.Lemoine: Après 20h, F.Cluzet, K.Viard, C.Luciani et les actualités de Bertrand.

Il est aux côtés de Victor Blanchet, chef dans le 2e arrondissement de Paris. Sucrine, pastèque, pêche...

Vous vous chargez de l'acidité, Bertrand. - B.Chameroy: Comme chaque saison.

Je suis jaloux du pull du chef. Je suis très heureux que monsieur Hollande ait choisi notre plateau pour nous présenter la série événement dans laquelle vous tenez le premier rôle, le remake de "Walker, Texas Ranger". J'ai hâte de voir le premier épisode.

Bonne émission. - A.-E.Lemoine: Merci.

A tout à l'heure pour le dîner. L'édito de Patrick. A une semaine du vote de confiance, F.Bayrou entame des consultations. - P.Cohen: Celles qu'il aurait dû initier cet été, admettent les cadres du camp présidentiel, discuter avec ses opposants avant de remettre leur sort entre leurs mains eût été plus logique, disent-ils, sans garantie de succès, mais plus sûrement qu'avec cet effet de surprise façon dissolution.

Pour le Premier ministre, il reste une semaine pour se parler. Les communistes ont été reçus aujourd'hui à Matignon. Le RN ira demain et les socialistes jeudi.

On mesure, en écoutant le chef du PS et le chef du gouvernement, le gouffre qui les sépare. - O.Faure: Nous irons jeudi matin le voir par politesse républicaine, mais la décision que nous avons prise est irrévocable.

Il n'y a aucun suspense. - F.Bayrou: Je suis absolument persuadé que ça peut bouger.

Comment? Si les Français, dans la semaine qui vient, disent que tout ça est dingue. - P.Cohen: F.Bayrou est persuadé que ça peut bouger.

O.Faure persuadé que ça ne bougera pas. Mais comme le second tient les bulletins de vote de son groupe à l'Assemblée, on est plutôt enclin à le croire.

Le Premier ministre a esquissé des ouvertures hier dans son entretien, mais pour les opposants, c'est trop peu et trop tard. - A.-E.Lemoine: Qui pour succéder à F.Bayrou?

Le PS se dit volontaire. - P.Cohen: Des noms sont avancés comme B.Cazeneuve.

Les socialistes affirment que s'ils reviennent au pouvoir, ils ne gouverneront pas avec les insoumis et nous n'aurons pas de 49-3, ce qui les obligera à trouver des compromis avec le centre. En attendant, un autre budget est possible. Le PS représente une alternative au budget de F.Bayrou, avec moins d'économie.

Quand le Premier ministre parle de 44 milliards, le PS propose 21,7. Une pente beaucoup plus douce pour le déficit: 3 % en 2032. Et 2 chiffres massues. 19 milliards de dépenses nouvelles dès l'an prochain, notamment pour financer le retour de la retraite à 62 ans.

Côté recettes, 27 milliards, dont 15 de taxe Zucman sur les gros patrimoines, et une grosse réduction de ponction pour les entreprises. - J.Guedj: Nous voulons dire à monsieur Macron que le pognon de dingue dont il parle, il est là, dans les exonérations de cotisations sociales. - P.Cohen: Ce mouvement de baisse des exonérations de cotisations patronales est un mouvement vieux de plus de 30 ans.

Il a été élargi sous votre quinquennat, monsieur Hollande, avec le CICE sous forme de crédit d'impôt en 2013. Les suppressions de niches fiscales ne sont généralement pas considérées comme des économies, mais comme des impôts en plus. Bref, là encore, un gouffre entre le plan Bayrou et le plan Faure. - A.-E.Lemoine: Tout ça ne nous dit pas qui pourrait succéder à F.Bayrou. - P.Cohen: Je n'en sais rien.

C'est notable et étonnant, aujourd'hui, une ministre a décrit un profil. A.Panosyan-Bouvet, ministre du Travail, issue du PS, fait son portrait-robot de Matignon après Bayrou. - A.Panosyan-Bouvet: Il faut quelqu'un qui ait la crédibilité et l'aura pour pouvoir parler aux sociaux-démocrates et aux syndicats réformistes de notre pays.

Qui ait cette capacité d'être à la fois dans la lisibilité de l'urgence financière et capable de chercher des compromis. - A.-E.Lemoine: Parler aux sociaux-démocrates et aux syndicats réformistes.

Elle ne cite pas de nom, mais je vais le faire à sa place. - P.Cohen: B.Cazeneuve, J.-Y.Le Drian, F.Villeroy de Galhau. - A.-E.Lemoine: Les dés sont jetés? - F.Hollande: Il faut repartir de la décision même de F.Bayrou.

J'attendais pour la rentrée que le Premier ministre, qui avait exposé un plan que j'avais moi-même critiqué, parce qu'il me paraissait déséquilibré et injuste... - A.-E.Lemoine: C'était le 15 juillet. - F.Hollande: Oui.

Qu'il utilise l'été ou commence dès la rentrée à ouvrir des discussions, des négociations avec les partis politiques et les organisations syndicales, qui étaient elles-mêmes très remontées contre le plan. Au lieu de tout ça, il pose une question de confiance. - A.-E.Lemoine: Vous êtes littéralement tombé de votre chaise. - F.Hollande: Je n'étais pas assis, mais j'ai été très surpris.

Je pensais que ce n'était pas la bonne démarche. C'était à l'envers. On commence par discuter puis, quand on est arrivé à un point d'accord ou de désaccord, on le sanctionne par une question de confiance ou un vote de censure au bout du processus.

Ce n'est pas ce qui a été fait. Je crois qu'il a surpris pas simplement ceux qui sont dans l'opposition, mais aussi ceux de son gouvernement et sa majorité. A partir de là, la question de confiance ne peut pas être la bonne réponse.

Pour ce qui me concerne, je ne voterai pas la confiance à F.Bayrou et à son gouvernement. - A.-E.Lemoine: Sans trembler?

Sans vous dire que vous allez ajouter une crise à une autre? - F.Hollande: Non pas parce que je suis dans l'opposition, ce n'est pas un motif suffisant.

J'étais même partisan de la non-censure qui a permis à F.Bayrou de présenter un budget la dernière fois. - A.-E.Lemoine: Vous étiez parmi les socialistes les plus indulgents à son égard. - F.Hollande: J'avais pensé que c'était mieux de travailler pour trouver des compromis.

Ils n'ont pas forcément été exécutés comme il convenait. Ce n'est pas parce que je nie l'évidence de la crise de l'endettement. Il y a une crise. - P.Cohen: La question sera posée lundi prochain. - F.Hollande: Cette question n'a même pas été débattue.

Nous sommes tous conscients qu'il y a un problème de déficit. Il y a eu 1000 milliards d'endettements publics supplémentaires depuis 2017. Au-delà de la responsabilité... - A.-E.Lemoine: C'est lui que vous sanctionnez et sa méthode. - F.Hollande: La méthode, oui.

Je mets en cause qu'il n'ouvre pas de discussions permettant au pays d'être dans une forme de stabilité et de cohérence. Les choses auraient pu se faire au mois d'août... - A.-E.Lemoine: Vous n'étiez pas en vacances? - F.Hollande: Chacun peut être sur son lieu de vacances tout en participant à des réunions.

Mais il y avait tout septembre pour le faire. Ca n'a pas été fait. Maintenant, personne ne croit, même F.Bayrou, qu'il va pouvoir continuer à être Premier ministre au-delà du 8. - P.Cohen: Vous récusez à la fois la question qu'il pose et la méthode? - F.Hollande: Je récuse la méthode et le contenu du plan.

Le contenu du plan aurait dû être négocié, c'était la méthode. Dès lors qu'il n'y a pas de discussions et que le plan n'est pas acceptable en l'état, je ne vois pas comment... - P.Cohen: Vous ne répondez pas à la question qu'il pose. - F.Hollande: J'y ai déjà répondu.

Y a-t-il une crise de l'endettement? Oui. Je le dis depuis des mois. - P.Cohen: C'est grave et urgent? - F.Hollande: C'est grave.

Urgent...

Sans doute qu'il aurait fallu y procéder plus tôt. Mais le pire, quand on est devant cette crise de l'endettement, c'est l'instabilité. Ce que craignent les prêteurs, ce que redoutent les marchés, ce qui inquiète les citoyens, c'est le vide.

C'est le fait que les investisseurs n'investissent plus, que les consommateurs ne consomment plus et qu'il y ait un doute sur la signature de la France. Mettre en cause la stabilité du pays pour une question de principe, la question de confiance, c'est une faute. Comment en sortir?

Je vais rappeler les fonctions que j'ai pu exercer: président de la République. La première décision qu'a à prendre E.Macron si le vote est celui que l'on peut anticiper, c'est de nommer dans les heures qui viennent un Premier ministre, d'aller vite et de laisser faire. - A.-E.Lemoine: Dans les heures qui viennent, c'est-à-dire? - F.Hollande: Les heures après le vote.

Une fois que le gouvernement, s'il tombe...

Nommer vite un Premier ministre et le laisser faire le compromis. Quelle que soit la personnalité et sa sensibilité, venue de la gauche, de la droite... - A.-E.Lemoine: Vraiment? - F.Hollande: Oui.

Le laisser trouver un compromis. - P.Cohen: Quel serait le bon profil? - F.Hollande: Celui ou celle qui est capable de mener cette équation.

Quelle est l'ampleur de l'effort? Faut-il aller aussi loin que les 44 milliards? Je ne le crois pas.

Je pense que c'est trop. - P.Cohen: Plus vers les 21 milliards du PS? - F.Hollande: Je pense que nous pouvons avoir une trajectoire qui ne mette pas autant de risques de faire faiblir la croissance.

Ensuite, comment répartir l'effort entre les économies qu'il faut faire et les recettes qu'il faut trouver? Du côté des plus fortunés, du côté des entreprises? Les ménages vont déjà être soumis à un certain nombre de prélèvements.

Troisième négociation, c'est sur la justice. Est-ce qu'on corrige ce qui était inadmissible? Les 2 jours fériés qui doivent être rétablis, si tant est qu'ils sont supprimés... - A.-E.Lemoine: C'est le péché originel? - F.Hollande: Je pense que c'est vraiment ce qui a mobilisé.

Il y a l'indexation des toutes petites retraites, la valorisation du travail... - E.Tran Nguyen: Il s'est montré flexible, depuis hier.

Il a dit qu'il serait prêt à négocier et discuter après. Je me mets à la place des Français, on se dit que ce serait un retour à la case départ, de retrouver quelqu'un pour rediscuter des compromis...

F.Bayrou se dit prêt à discuter. - F.Hollande: Les conditions de la confiance ne sont plus réunies.

Imposer un vote, prendre conscience que ça ne passe pas puis discuter...

Mais discuter de quoi et dans quel délai? Ca n'a pas de sens. Je ne comprends d'ailleurs pas comment le président de la République a pu le laisser prendre une telle initiative. - A.-E.Lemoine: De soumettre un vote de confiance le 8 septembre...

Pourquoi a-t-il fait ça, F.Bayrou? - F.Hollande: Il faut lui poser la question.

Je pense qu'il était conscient qu'il aurait de grandes difficultés à établir son budget. Peut-être était-il dans une posture où il considérait qu'il avait été lucide sur une situation pour la dénoncer et pour avertir les Français, et qu'il voulait prendre à témoin l'opinion publique. Mais on ne prend pas à témoin l'opinion publique dans une situation aussi grave. - P.Cohen: Un mot sur les équilibres.

Vous avez défini les termes de la négociation budgétaire. Est-il raisonnable de faire porter autant d'efforts sur les entreprises et les plus fortunés, comme le propose le PS, avec plus de 20 milliards d'efforts? - F.Hollande: C'est le rôle du PS que de faire des propositions.

C'est un parti de gouvernement. S'il n'en avait pas fait, des propositions, à raison, on lui aurait dit: "Vous critiquez ce plan. Pourquoi n'avez-vous pas des formules nouvelles?" Il faut faire des contributions sur les plus grandes fortunes.

Est-ce que ça peut aller jusqu'aux sommes évoquées? Le PS lui-même dit qu'il n'impliquerait pas le 49-3 et qu'il est minoritaire. Il faut un compromis.

Comment peut-on demander à des petites retraites de faire un effort, à des salariés de rentrer dans les cases de l'impôt sur le revenu alors qu'ils ne sont pas inclus? Comment demander aux retraités de revenir sur des dispositions si on ne demande rien aux plus fortunés? - P.Cohen: Et sur les entreprises, qui sont encore les plus taxées d'Europe? - F.Hollande: Vous avez évoqué les exonérations de cotisations sociales.

J'y ai largement contribué. J'ai créé le crédit impôt compétitivité emploi, CICE. On est à 80 milliards de cotisations sociales.

Il y a eu une dérive de ce processus. Il est nécessaire de le corriger. Pas en prélevant énormément, en ôtant une partie des exonérations de cotisations sociales au-delà de 2,5 fois le Smic.

Ce n'est pas juste que sur les salaires élevés, il y ait des exonérations. - A.-E.Lemoine: Vous souhaitez que le président de la République nomme dans les heures qui suivront le vote un nouveau Premier ministre.

Pas de dissolution, donc? - F.Hollande: Le président de la République a déjà utilisé cette arme.

Qu'apporterait la dissolution? - A.-E.Lemoine: Pour E.Philippe, elle est inéluctable? - F.Hollande: Ce n'est pas la question.

Si un gouvernement était nommé et qu'il était censuré de nouveau? On serait dans une forme d'ingouvernabilité. La dissolution pourrait-elle permettre de sortir de la crise?

Si c'est pour avoir la même Assemblée, je ne vois pas l'intérêt. Si c'est pour avoir une majorité du RN, comme certains l'espèrent...

De grandes formations politiques sont pour une dissolution: LFI et le RN. Ca devrait faire réfléchir. Je ne suis pas favorable à ajouter de la crise à la crise. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas une question de personnalité, Matignon? - F.Hollande: Ca compte, mais c'est surtout l'orientation qui va compter.

Sur les éléments que j'ai indiqués, une contribution des plus fortunés, un geste pour les entreprises, ce qui a beaucoup manqué, des protections pour les retraites les plus faibles et les salariés les plus modestes et la fin de la suppression des jours fériés...

Il y a une possibilité. Après, qui mène la chose? Il faut que certains fassent tomber les tabous qui sont des empêchements.

Si c'est pour poursuivre la politique qui a échoué, celle d'E.Macron, je pense qu'on n'y arrivera pas. - A.-E.Lemoine: Donc un Premier ministre issu du bloc central, ça ne marchera pas? - F.Hollande: Un Premier ministre issu du RN ne marchera pas non plus. - P.Cohen: Vous prenez un virage à gauche, un virage social, quitte à perdre les LR. - F.Hollande: Les socialistes n'avaient pas censuré le gouvernement Bayrou.

Ils ont fait des efforts. Il y avait dans ce gouvernement monsieur Retailleau. A chacun de comprendre l'intérêt général.

Je suis pour que l'intérêt général soit préservé au-delà des sensibilités. Mais ça doit se faire sur une orientation. La personne nommée partagera-t-elle ces orientations?

Sera-t-elle capable d'imposer à sa famille politique cette ligne de conduite? Sera-t-elle capable de dire au président de la République "laissez-moi"? - P.Lescure: A propos du président de la République, votre successeur avait rappelé vendredi qu'il avait l'intention d'aller jusqu'au terme de son second mandat. - E.Macron: La démocratie consiste à ce que des gens votent pour un mandat donné.

Le mandat qui m'a été confié par les Français et par personne d'autre est un mandat qui sera exercé jusqu'à son terme, conformément à l'engagement que j'ai pris à l'égard des Français, n'en déplaise à ceux qui ont été défaits à plusieurs reprises lors de ces mêmes élections. - P.Lescure: Le RN, comme LFI, rappelle qu'il souhaite de nouveau le départ d'E.Macron.

Mais sauf crise de régime encore plus sérieuse et crispée, pour vous, l'essentiel est d'abord de respecter le temps fixé par les institutions? - F.Hollande: Oui.

Ce serait un précédent grave que d'appeler régulièrement à la démission du président de la République. Ca voudrait dire que chaque fois que l'impopularité gagne un chef de l'Etat, il faudrait aller dans cette direction. Néanmoins, le président de la République, conscient qu'il doit aller jusqu'au bout de son mandat, doit bien réfléchir aux décisions qu'il va prendre.

A un moment, si la décision n'était pas rapide et conforme à l'orientation que je viens de donner, si elle n'était pas une ouverture de discussions et de négociations, le risque de censure serait encore plus grand pour le gouvernement qu'il aura nommé. Le risque serait alors que ce soit sur lui que l'impopularité et l'illégitimité se reportent. - A.-E.Lemoine: Et si E.Macron vous appelle? - F.Hollande: Je ne pense pas que ce soit son intention. - E.Tran Nguyen: "C à vous de réagir", c'est le nouveau rendez-vous pour sonder ce qui se dit sur les réseaux sociaux et ce que l'on entend de notre invité.

Ca tombe sur vous. Vous faites partie d'une génération dont on parle beaucoup depuis une semaine. - L.Wauquiez: Ce ne sont pas les boomers qui ont mis les 35 heures.

Ce ne sont pas les boomers qui ont mis le RSA. - X.Bertrand: Les boomers assurent une grande partie de la solidarité entre les familles. - P.Moscovici: J'étais un jeune député socialiste encore très flambant. - E.Tran Nguyen: Le mot ressort sur les réseaux sociaux.

Beaucoup ont réagi. On nous dit par exemple ceci. F.Hollande, vous êtes vous-même un boomer, né en 1964.

En plein dans la génération visée par F.Bayrou. Le Premier ministre persiste et signe.

Peut-être que comme beaucoup de Français, vous avez été offensé. - C'est toujours la faute des autres. - Mettre la faute sur nous parce que le gouvernement et tout le reste ont dépensé des milliards, je ne suis pas d'accord du tout. - On travaillait 60 heures par semaine. - Ce qu'il dit est très grave.

Il fuit ses responsabilités. - Il n'est pas de notre génération! - E.Tran Nguyen: J'ai retenu une question.

Les jeunes ont raison d'en vouloir à votre génération? - F.Hollande: Les jeunes Vivent une situation lourde.

Il y a à la fois la précarité qui les touche, ce risque qu'ils auraient peut-être demain à honorer, et la dette climatique qui pèse davantage sur la génération la plus jeune que sur la nôtre. Peut-on considérer que tous ceux nés dans les années 50 et 60 sont des privilégiés? Certains le sont sûrement, mais non.

C'était une génération où lorsque l'on pouvait accéder à la propriété, c'était plus facile. La grande différence entre ma génération et celle qui arrive, c'est le logement. - P.Cohen: L'emploi aussi. - F.Hollande: Dans cette génération des boomers, on a aussi connu des taux de chômage très élevés. - P.Cohen: A partir de 80... - F.Hollande: Beaucoup en ont connu, avec des pertes d'emploi et des retraites faibles.

Sur le plan politique, il est grave de mettre les générations en lutte les unes contre les autres. Les générations doivent être solidaires. Les jeunes ont été solidaires des plus âgés pendant la crise sanitaire.

Ne l'oublions pas, jamais. Les plus âgés doivent aussi être solidaires... - E.Tran Nguyen: C'est un peu ce que dit F.Bayrou, que les boomers doivent être solidaires des jeunes. - F.Hollande: Ils le sont, mais comment?

Ceux qui ont des petites retraites, on leur dit: "Vous êtes boomer, ce n'est pas de chance pour vous. Vous allez participer." Et ceux qui ont du patrimoine immobilier, il y a beaucoup de boomers, mais d'autres qui ont fait fortune assez jeunes...

C'est par rapport à une situation économique et sociale que l'on doit se déterminer, pas en disant: "Vous êtes né dans les années 50 et 60, à vous de payer." Chacun doit faire un effort juste et équilibré plutôt que penser qu'il y aurait une cible à montrer. La preuve, dès que l'on montre une catégorie, elle se réveille.

Quand il y a eu les 2 jours fériés supprimés, c'était aberrant de dire à ceux qui travaillent qu'ils allaient travailler gratuitement et plus. "On travaille. Pourquoi nous demander à nous d'en faire davantage?" C'est toujours la même chose.

L'échec de ce plan, c'est qu'il n'a pas réussi à donner une vision. Que peut-on faire ensemble, pas seulement pour l'année qui vient, mais les 10 prochaines? - A.-E.Lemoine: Restez avec nous.

Voici la Story de L.Amar. - C'est la honte.

C'est inqualifiable. Il y a des mecs qui ont tout perdu et eux viennent danser sur le sang de ces gens? - Tu vas le virer, ton putain de camion? - Dites à vos collègues que s'ils reviennent, ça ne se passera pas bien. - L.Amar: L'histoire d'une rave-party en plein air.

Il y en a des milliers partout en France chaque année. Celle de ce week-end ne s'est pas tenue n'importe où. 2000 personnes rassemblées sur les terres calcinées du massif des Corbières, défiguré cet été par l'incendie du siècle.

La fête a démarré 24 heures après que la préfecture l'ait déclaré officiellement éteint, et tout cela à 15 km du point de départ du feu. Cette rave-party s'est poursuivie aujourd'hui, provoquant chez les riverains colère et sidération. Dans cette commune, le risque d'incendie est toujours élevé.

Nos reporters se sont rendus dans la région auprès d'un couple qui a quasiment tout perdu. Il lui reste une carcasse en guise de voiture et un champ de ruines à la place de la maison. - La pièce de vie, avec le côté cuisine et le côté salon.

C'était là que se passait toute notre vie. On ne reconnaît pas vraiment notre maison. - Chaque jour, on a un ressenti différent.

On est pire maintenant qu'au début. - On a traversé des flammes. J'ai pensé à ne pas courir trop vite pour ne pas tomber, et j'ai pensé aussi que j'allais perdre mes poils sur les jambes.

Je n'étais pas sur la peur, j'étais sur l'action, avec la pleine conscience que je n'étais pas loin de la faute définitive. - L.Amar: En quelques jours, le feu a ravagé 17 000 ha, détruit une trentaine de maisons et fait une victime, une femme de 65 ans prise au piège chez elle.

Enormément d'exploitations ont été touchées, près de 200 en tout. Baptiste est un viticulteur de 32 ans. Voilà à quoi ressemblent ses vignes aujourd'hui. - La vendange est foutue.

Cette odeur pesante de cendre, de brûlé...

La vigne fume depuis 10 jours. C'est impropre à la consommation. Il y a un risque énorme.

Aujourd'hui, ça va repousser un petit peu, les vignes qui ont brûlé. L'an prochain, il n'y aura pas de récolte là-dessus. Ca fait un manque à gagner énorme. - L.Amar: 150 000 euros de pertes.

De nombreux vignerons sont dans la même galère. - On se demande si c'est bon de continuer dans la vigne. Quasiment ne pas avoir de vacances pour être sur quelque chose comme ça et perdre tous les rendements, puiser dans les réserves...

A un moment, on n'a plus de sous. Est-ce qu'il ne faudrait pas trouver un autre métier, faire autre chose? - L.Amar: L'Etat a déjà débloqué 8 millions d'euros pour venir en aide aux exploitants de la région.

L'enjeu, maintenant, au-delà de la reconstruction, c'est d'empêcher un nouveau départ de feu et de faire changer les comportements des habitants. Ce maire a vu devant lui une automobiliste jeter son mégot par la fenêtre de sa voiture. - Ca l'a rendu fou. - Elle ouvre carrément la vitre et jette son mégot fumant, qui roule dans le fossé.

Cette journée-là, on a les fumées présentes au-dessus de chez nous. J'ai photographié l'arrière du véhicule. Je souhaiterais qu'il soit sanctionné à hauteur d'une amende de catégorie 5, qui est l'équivalent de 1500 euros.

Pour nous, maires, c'est l'amende maximale que l'on puisse infliger à une personne. - L.Amar: Ce maire travaille avec des sénateurs pour alourdir ces sanctions, pour qu'elles aillent jusqu'à 10 000 euros d'amende. - A.-E.Lemoine: Le 18 août dernier, un homme est mort en direct sur les réseaux sociaux au cours d'un live qui durait depuis plus de 12 jours.

Présentés par ses auteurs comme "humoristiques", mais qui consistaient à faire de la victime, R.Graven, Jean Pormanove, le souffre-douleur de ses partenaires. Des insultes, des maltraitances, des humiliations soi-disant consenties, dont la justice doit déterminer si elles sont à l'origine de sa mort.

Sa mère est bouleversée après avoir visionné les derniers instants de son fils. - Il a tourné sa tête du côté de la caméra et c'est fini, la respiration. J'aurais préféré ne pas le voir.

Maintenant, je ne peux pas l'enlever de mon téléphone. Je ne peux pas. Je pourrais l'effacer, mais je ne peux pas.

Si je l'enlève de mon téléphone, j'enlève mon fils. Il est parti, il a arrêté de respirer. - A.-E.Lemoine: M.Turcan, bonsoir.

Il y a 8 mois déjà, vous avez enquêté pour Mediapart et alerté sur les sévices que subissait Jean Pormanove sur la plateforme Kick. Qu'est-ce que vous avez vu qui pouvait laisser pressentir un drame? - M.Turcan: Si on avait pu pressentir ce qui allait se passer, on aurait fait encore plus.

On ne pouvait pas imaginer qu'un homme allait mourir en direct. Pour l'instant, il n'y a pas de cause à effet qui a été démontrée par la justice. Je suis journaliste à Mediapart sur les discriminations.

C'était ce qui nous a sauté aux yeux. Il y avait de la maltraitance de personnes vulnérables et handicapées, et surtout un homme, surnommé Coudoux, qui était le 2e souffre-douleur de cette équipe. On le voit à l'image.

Ce qu'on a remarqué à ce moment-là, c'était qu'au fur et à mesure du temps, ces streameurs ont développé une sorte de business de la maltraitance. Quand ils maltraitaient, ça générait des vues et de l'argent. Ca activait beaucoup de leviers qui, pour nous, semblaient évidents qu'on avait là une affaire d'intérêt général, qui méritait d'être alertée et d'avoir son enquête. - A.-E.Lemoine: Pour l'instant, les 2 partenaires de ce live n'ont pas été placés en garde à vue.

Ils se défendent de tout mauvais traitement. Pour eux, tout ça était du cinéma. *-On était d'accord, c'était consenti.

Jamais je ne me serais permis de faire du mal gratuitement à JP. On ne lui faisait pas vraiment mal. C'était plus dans le jeu.

Ce qu'on voulait, c'était que ce soit spectaculaire. Les réactions de JP étaient poussées pour que les gens reprennent les vidéos, parlent de nous. Il était le plus libre.

Il pouvait partir quand il voulait. Il pouvait ne pas venir. Il avait le droit de dire "non". - A.-E.Lemoine: Cette ligne de défense est crédible? - M.Turcan: C'est la ligne de défense depuis le début.

On les a contactés en décembre. Ils avaient déjà cette ligne de défense. Ils ont fait de la garde à vue, Naruto à gauche et Safine à droite.

Ils ont été libérés car au même moment, Jean Pormanove et Coudoux ont été entendus à titre de témoin, et se sont dits tous les deux consentants. Il y a des questions judiciaires dans cette affaire. Il y a plusieurs enquêtes, l'enquête préliminaire et l'enquête sur les causes de la mort.

Pour l'instant, pas de lien avéré. - A.-E.Lemoine: L'autopsie a révélé que le décès n'est pas dû à une violence directe.

Mais peut-être qu'il a été causé par l'épuisement, le manque de sommeil, la prise de substance. - M.Turcan: C'est ce que les analyses vont déterminer.

On pourrait avoir affaire à une crise cardiaque. Il sera complexe juridiquement parlant de qualifier ce qu'il s'est passé. A cette question du consentement, c'est intéressant.

Est-ce que la notion de consentement suffit, quand il y a autant d'argent en jeu...

Il y avait 15 000 euros par mois obtenus par des dons, mais c'était bien plus. Chacun pouvait toucher environ 5000 euros. Jean Pormanove disait 6000 euros.

Quand on touche 6000 euros par mois, à quel moment, quand on est vulnérable et qu'on n'a pas un grand cercle social...

Il y a la question du cercle social que ça lui créait. Je n'ai aucun doute que JP était apprécié de ses camarades. Par contre, cette question du consentement quand l'argent entre en jeu, c'est central.

C'est pour ça que je parle de discrimination des personnes vulnérables. - A.-E.Lemoine: Il y a la responsabilité de la plateforme Kick. - E.Tran Nguyen: Elle affirme n'avoir jamais reçu de demandes de suppression de contenus et de comptes.

Selon votre enquête, le ministre de l'Intérieur a reçu 80 signalements, dont 60 qui visaient cette chaîne de Jean Pormanove. Mediapart a révélé que les policiers sont passés 5 fois dans le local niçois, mais il ne s'est rien passé. Pourquoi la justice n'a pas agi? - M.Turcan: Il y a eu un agissement rapide, l'ouverture d'une enquête préliminaire en décembre. 3 jours après notre enquête, le procureur de la République de Nice ouvre une enquête.

Garde à vue quasiment immédiate, saisie du matériel de ces personnes dans le but de les faire cesser le plus rapidement possible. Ensuite, le temps de la justice est long, et les moyens alloués à la police et la police en ligne, notamment au niveau de Pharos, sont moindres. On est sur quelques centaines d'officiers.

Qu'est-ce qu'on fait sur un signalement? Qui est en capacité de le traiter? Qu'est-ce qu'on va faire ensuite?

Cette enquête de décembre est toujours en cours. Elle n'a pas été fermée. - E.Tran Nguyen: Il y a une question politique.

Quels moyens on alloue à cette austérité, à la sécurité en ligne... - F.Hollande: Il y a sûrement des renforcements de dispositif législatif.

Cette plateforme de Kick, on la connaît. Elle porte des valeurs masculinistes. Elle agit avec une dérive trumpiste tout à fait évidente.

Il y a un problème dans l'autorisation même de cette plateforme. C'est une affaire d'argent, deuxièmement. C'est lucratif, pas seulement pour ceux qui subissent ce type de traitement, mais pour ceux qui organisent des émissions.

Kick gagnait de l'argent sur cette démonstration de haine et de violence. Troisièmement, il y a 200 000 personnes qui regardaient ça, qui regardaient quelqu'un se faire tabasser, humilier. N'est-on pas tous...

Je ne faisais pas partie des 200 000...

Mais on laisse faire ce type de démonstration? 200 000...

Il faut leur dire, "vous avez regardé ça, ça ne vous coûtera rien sur le plan pénal...

Vous avez peut-être donné de l'argent pour que ça continue." Moralement, il faut leur dire qu'ils sont responsables. On est dans une forme de voyeurisme insupportable.

Il y a des sites qui montrent d'autres formes de violence. - E.Tran Nguyen: Il faut responsabiliser celui qui regarde... - F.Hollande: Il y a sûrement des dispositifs de renforcement, de punition et de sanctions pénales pour que ça ne se reproduise pas.

Un journal, vous commettez ce type d'images, vous êtes immédiatement condamné. Là, sont-ils condamnés, les responsables? Non... - M.Turcan: Pour l'instant, pas du tout.

Même la ministre du Numérique s'est dit démunie vis-à-vis de ces gens qui sont partis à l'étranger, qui sont allés très vite en cassant des choses...

Comme les start-up qui s'en fichent, des lois. Sur Mediapart, on a montré récemment que le public était un peu des messieurs Tout-le-Monde. Evidemment, il y avait des ados, mais aussi des pères de famille.

Le streameur en chef me l'avait dit lui-même pour se dédouaner. On peut s'interroger sur la question de la masculinité, sur ces communautés...

Il y avait également des footballeurs qui étaient des spectateurs occasionnels. Il y avait des personnes beaucoup plus lambda. Ce n'est pas juste des marginaux enfermés derrière leurs écrans.

C'est facile de diaboliser. Il y a quelque chose de l'ordre de la pédagogie pour qu'on ne se focalise pas uniquement pour interdire les écrans aux moins de 15 ans... - A.-E.Lemoine: C'est le discours de G.Attal... - M.Turcan: Que madame Chappaz reprend aussi... - A.-E.Lemoine: Merci.

C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal. L'administration Trump veut vider Gaza de ses habitants. - L.Sénéchal: C'est ce que dit le "Washington Post".

Un plan de 38 pages prévoit le déplacement de 2 millions de Gazaouis, la mise en place pour 10 ans d'une administration américaine sous l'acronyme "Great". Un Gaza fantasmé, une Riviera générée par l'IA. ... ... - L.Sénéchal: L'administration Trump, toujours d'après le "Washington Post", imagine que les Gazaouis voudront partir d'eux-même vers des camps à l'intérieur de l'enclave ou des pays tiers.

L'Egypte et la Jordanie ont été cités par D.Trump. Chaque volontaire toucherait 5000 dollars en cash, en plus d'une aide qui couvrirait 4 ans de loyer.

Les propriétaires des terrains de Gaza se verraient offrir un appartement dans une des villes nouvelles, "des villes intelligentes et alimentées par l'IA". C'est le plan de l'administration Trump. Mais aujourd'hui, Gaza ressemble à ça.

La guerre déclenchée au lendemain du pogrom du 7-Octobre dure depuis près de 2 ans. Elle a fait plus de 63 000 morts, d'après l'ONU. Les Gazaouis manquent de tout. ... - L.Sénéchal: Ces témoignages de Gazaouis sont précieux et de plus en plus difficiles à obtenir.

Les journalistes sont de plus en plus rares à l'intérieur de Gaza. 220 ont été tués depuis le début du conflit. Voici la une de "L'Humanité".

La catastrophe humanitaire de Gaza indigne le monde entier. La gauche humanitaire et européenne se mobilise aussi avec le départ ce soir d'une nouvelle flottille humanitaire de 25 navires. Le député insoumis, T.Portes, annonce qu'il en fera partie, comme R.Hassan avant l'été. ... - L.Sénéchal: Dans le contexte de la guerre à Gaza, les tensions sont exacerbées chez nous en France.

Cet été, quand 150 enfants israéliens se voient refuser l'entrée à un parc d'attraction des Pyrénées. L'enquête est toujours en cours. Ou quand un arbre est abattu, arbre planté en mémoire à I.Halimi, torturé jusqu'à la mort par le Gang des barbares en 2006. 2 jumeaux de 19 ans seront jugés pour cet acte le 22 octobre prochain.

Quelques jours après l'abattage de cet arbre, B.Nétanyahou a écrit au président Macron. Il ajoute: "Depuis vos déclarations attaquant Israël, et signalant la reconnaissance d'un Etat palestinien, l'antisémitisme a augmenté".

F.Hollande, cette reconnaissance est toujours prévue dans un peu plus de 3 semaines. Est-ce que la situation politique intérieure en fragilise la portée? - F.Hollande: Non.

Il y a aujourd'hui, au-delà du gouvernement et du président de la République, un relatif consensus pour que nous allions vers cette reconnaissance. Peut-être aurait-il fallu la faire plus tôt. Mais elle est là, elle est possible, elle peut se faire dans quelques jours.

Ca ne permettra pas de régler le conflit. Ne laissons pas croire que c'est une reconnaissance qui vient pour punir Israël. Elle ne vient pas pour punir Israël, même si la situation à Gaza justifierait des sanctions.

Elle vient pour aboutir à un processus qui conduira, le moment venu, à la solution à deux Etats. Je reviens sur le plan de D.Trump.

Il est indécent...

On sait que la famine s'est propagée. Il y a encore des bombardements, des morts civils, des journalistes sont tués. C'est indécent de parler d'un plan de Riviera au moment où il y a des femmes, des enfants, des êtres humains blessés ou tués.

Elle est irréaliste, cette solution! Les Gazaouis, c'est leur terre. Il y en a certains qui accepteront la prime de départ, mais non, c'est leur terre.

Si on voulait favoriser le Hamas, il n'y aurait pas d'autres manières de faire. C'est le Hamas qui peut récupérer cette situation. Il faut absolument que, d'une part, le processus de reconnaissance ait lieu, mais que l'Europe se montre à la hauteur.

Ce qui me frappe depuis plusieurs semaines, c'est qu'on a admis de D.Trump l'inadmissible. On a admis que Trump puisse recevoir Poutine en Alaska. - A.-E.Lemoine: Comment l'en empêcher, F.Hollande? - F.Hollande: Ne pas demander à D.Trump comment ça s'est passé. - A.-E.Lemoine: E.Macron n'aurait jamais dû aller à Washington? - P.Cohen: C'était à la demande de V.Zelensky... - F.Hollande: On ne se fait pas traiter comme on s'est fait traiter.

J'ai été dans le bureau Ovale. Le président ne recevait pas derrière son bureau. Ca ne se fait pas, dans une diplomatie.

Vous pouvez lever la voix. Vous pouvez parler. On ne vous empêche pas de parler, dans un bureau.

C'est inacceptable d'avoir le comportement de D.Trump. "Donnez des armes aux Ukrainiens, et achetez-les aux Américains." C'est inadmissible d'avoir le secrétaire général de l'Otan qui est à ce point flatteur.

Il y a un moment où les Européens doivent savoir...

Le rapport avec D.Trump, il y a un moment où il faut dire "D.Trump n'est plus notre allié".

Aujourd'hui, il joue avec l'adversaire. - P.Cohen: Un mot sur la gravité de la situation, sur le plan pour Gaza.

Le déplacement forcé de populations est l'un des critères constitutifs du crime de génocide. - A.-E.Lemoine: Retour en France.

C'était la rentrée des classes, normalement, mais elle n'a pas eu lieu dans le sud de la France. - L.Sénéchal: Ca fait plusieurs jours que la France est traversée par des orages un peu partout.

Il y a eu des tornades et des phénomènes dévastateurs localement. Ces dernières heures, les intempéries ont été concentrées dans le Sud et le Sud-Est. Par exemple, ces orages dans le Gard la nuit dernière.

Le Vaucluse a également été touché. Il y a eu quelques inondations dans le Vaucluse. 7 départements en vigilance orange. - Tout un pan de la toiture est arraché... - Pas mal de tuiles ont bougé. - Ca peut s'effondrer... - Ce matin, j'avais un peu les larmes aux yeux. - Un grand coup de vent.

Tous les volets se sont mis à taper. Les tuiles se sont envolées. - Des arbres de plus de 80 ans, ça les a couchés. - L.Sénéchal: Certains préfets ont pris les devants et repoussé la rentrée des classes à demain.

A Marseille, 650 foyers ont été privés de courant. C'est plutôt le nord du département qui a été touché. Les autorités mettent en avant le principe de précaution.

Des habitants à Marseille n'ont pas bien compris qu'on mette la charrue avant les boeufs. - Il est tombé 3 gouttes depuis ce matin...

Il pleut, doit-on fermer à chaque fois qu'il y a une vigilance orange? - Je trouve ça un peu exagéré. Ils savent ce qu'ils font... - Il y a un sacré soleil... - On a du mal à y croire.

Mais on va s'organiser, on a la chance d'avoir mon mari qui est à son compte. Ca fait 2 mois qu'on est avec eux 24 heures sur 24. C'est la mauvaise surprise. - L.Sénéchal: Des parents en ont marre.

On écoute cette humoriste... ... - L.Sénéchal: Il y a quand même des enfants qui n'ont pas de profs face à eux. 2500 postes non pourvus sur 852 000 postes dans l'Education nationale. - A.-E.Lemoine: C'est le documentaire événement de cette rentrée. - L.Sénéchal: Documentaire événement de M6, écrit par J.-J.Goldman: "La chanson française.

Un peu, beaucoup, passionnément..." Une anecdote sur leur première rencontre.

C.Dion rencontre J.-J.Goldman... - C.Dion: Je n'avais jamais vu ça.

Les fruits sont dans le fond...

Il faut faire monter les fruits. Lui met son yaourt en tube... "Qu'est-ce que c'est que ça?" - L.Sénéchal: On revient sur ce documentaire dans le bonus. - A.-E.Lemoine: Il n'y a pas que le bonus de Lorrain.

F.Cluzet et K.Viard sont à l'affiche d'un film.

Ils cherchent un Premier ministre! F.Cluzet est candidat.

Il y a la nouvelle série "HMC".