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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 10 mars 2023 25 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesSantéInstitutions & électionsSolidarités & famille

Retraites : "On assiste à une opposition systématique, complètement stupide et des débats lunaires"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous auriez préféré que Macron reprenne la formulation "droit à l'IVG" plutôt que "liberté des femmes" ?

  • 2:05OuverteRéponse partielle

    Le dispositif carrière longue est-il compréhensible pour les Français ?

  • 5:05OuverteRéponse directe

    La surcote pour les mères est-elle une mesure suffisante pour compenser les inégalités ?

  • 9:05OuverteRéponse directe

    Pourquoi autant de tensions autour de la pénibilité ?

  • 14:05OuverteRéponse directe

    Le gouvernement a-t-il trop cédé sur l'équilibre financier ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Faut-il accélérer la suppression des régimes spéciaux ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20Emmanuel CapuFait
    « il semble reprendre les termes qui sont ceux qui ont été adoptés par le Sénat grâce à l'amendement du sénateur LR Philippe Bas que moi j'ai voté »
  • 0:30Emmanuel CapuFait
    « c'est à droit constant c'est à dire que c'est l'objectif qui avait été fixé constitutionnalisée à droit constant »
  • 2:30Emmanuel CapuFait
    « avec la loi Touraine c'est déjà il y a beaucoup de choses qui sont déjà le cas avant »
  • 5:20Emmanuel CapuChiffre
    « les femmes sont pénalisées par leur carrière qui sont hachées et par des rémunérations qui sont moins élevées que les hommes en moyenne de 35% »
  • 5:40Emmanuel CapuFait
    « la surcote me paraît un bon mécanisme même si ça n'empêche pas qu'il faut s'attaquer au fond du sujet qui n'est pas celui des retraites »
  • 9:20Emmanuel CapuChiffre
    « 70 amendements qui vont tomber ça aurait fait 70 prise de parole sur le sujet »
  • 14:20Emmanuel CapuChiffre
    « à l'horizon 2030 il allait manquer 300 ou 400 millions d'euros »
  • 17:20Emmanuel CapuFait
    « personne n'est affecté aucun des salariés actuels des industries gazières de l'ensemble des cinq régimes qui sont concernés ne sont affectés par la réforme »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

merci Emmanuel Capu de nous accompagner pendant cette première demi-heure et lui de Maine-et-Loire monte du groupe Les Indépendants République et territoires on va bien sur longuement revenir sur ce qui se passe au Sénat sur l'examen de cette réforme des retraites mais d'abord une autre question d'actualité Emmanuel Macron à annoncé un projet de loi dans les prochains mois qui vise à inscrire la liberté des femmes à recourir à l'IVG il a donc repris la formulation qui avait été votée par le cénos ou l'impulsion de célibat qui avait d'ailleurs divisé la majorité sénatoriale est-ce que vous auriez préféré qu'il reprenne la formulation droit à l'IVG qui était la formulation initiale qui avait d'ailleurs été votée à l'Assemblée ah bah pas du tout pour deux raisons la première c'est effectivement il semble reprendre les termes qui sont ceux qui ont été adoptés par le Sénat grâce à l'amendement du sénateur LR Philippe Bas que moi j'ai voté et qui consacre une liberté de la femme dans le cadre de la loi et pas le texte précédent qui est tombé et qui était qui présentait des risques en termes d'équilibre par rapport à l'équipe qui est compliqué à trouver sur ce sujet et donc le texte du Sénat c'est une bonne chose qui effectivement le président de la République envoie un signal fort en reprenant la façon dont c'est écrit c'est pas de moindre portée je dirais que c'est à droit constant c'est à dire que c'est l'objectif qui avait été fixé constitutionnalisée à droit constant on ne on modifie pas le droit constant actuel en revanche on l'inscrit dans la Constitution c'était ça qui était proposé et c'est ça qui est fait par l'amendement de Philippe Bas et qu'à entraîné description de de la loi votée par le Sénat le président de la République qui souhaite englober ça dans une réforme plus globale une réforme constitutionnelle plus globale est-ce qu'en faisant ça il prend pas le risque d'enterrer cet IVG dans la Constitution je ne sais pas alors si on dehors des sujets sur l'IVG effectivement j'entends parler de certains autres sujets moi je suis égalisation extrêmement sensible protection effectivement de la Constitution donc je suis comme beaucoup de ceux qui considèrent qu'on doit toucher la Constitution avec énormément de précautions donc évidemment si si c'est mis dans un package global ça multiplie nécessairement le risque que qu'il y ait des oppositions devant le Congrès tous les jours tous les 36 du mois non plus donc c'est sans doute la seule solution mais ça multiplie évidemment les oppositions possibles alors évidemment parler de ce qui se passe au Sénat le Sénat qui poursuit l'examen de la réforme des retraites dans une ambiance quelques peu électriques les débats se sont enlisés hier soir récits de ces dernières heures de séance avec Quentin calme et qui nous rejoint [Musique] bonjour Quentin de retour le matin après avoir suivi des séances jusqu'au bout de la nuit vous suivez les séances jour et nuit Quentin avant de parler de l'ambiance le point sur ce qui a été voté au Sénat hier d'abord les sénateurs qui ont adopté le dispositif carrière longue voilà on l'a vu dans le reportage le sujet de Jérôme Rabier effectivement par le cette mesure qui permet aux Français qui ont commencé à travailler tôt de partir à la retraite avant l'âge de 64 ans alors on va pas rentrer dans la mécanique complexe de ce dispositif est-ce que c'est très difficilement compréhensible la façon dont ça fonctionne exactement d'ailleurs hier René Paul Savary a essayé d'expliquer ce tableau là qu'on voit à l'antenne c'est à dire la prise en compte de multiples facteurs et facteurs d'âge les annuités etc simplement le principe que l'on retient c'est que et bien il va y avoir des dispositifs pour permettre de partir à la retraite quand vous avez cotisé 43 ou 44 ans si vous avez commencé à travailler avant 20 ans comme on le lit sur ce tableau dans la partie orange la porte de la réforme avec est-ce que les sénateurs sont en train d'adopter et bien les sénateurs ils ont même rajouté une nouvelle borne d'âge à ce tableau hier en séance les Français ayant commencé à travailler entre 20 et 21 ans elles vont pouvoir prendre leur retraite avec un départ anticipé à 63 ans alors Emmanuel Capu oui c'est ce que j'allais vous vous demander comme question il était important de lisser un peu plus ce tableau on a entendu Jean-Marie van lorenberg qui est pourtant centriste et qui est donc au modem plutôt avec la majorité et la majorité dire qu'on n'y comprenait pas grand chose et que ce serait difficilement compréhensible par les Françaises qui se jouent avec ces avec ces dispositifs carrière longue est-ce que certains c'est qu'effectivement c'est très très difficilement compréhensible déjà pour les parlementaires donc pour les Français même pour nous c'est compliqué donc pour les Français c'est sûr que c'est totalement incompréhensible donc ce qu'il faut retenir ce qui est intéressant est-ce que je pense les Français n'ont pas du tout compris c'est qu'avec le dispositif carrière longue tout le monde ne part pas à 62 ans si vous avez commencé tôt 64 ans pardon tout le monde ne part pas à 64 ans on peut partir beaucoup plus tôt c'est le tableau que vous avez sous les yeux donc oui moi je suis tout à fait favorable au fait d'améliorer le texte c'est notre rôle ici de lycée j'avais déposé un amendement qui allait dans ce sens qu'elle est un peu plus loin aussi qui est tombé du coup par l'adoption de des autres amendements mais c'est les débats que nous avons ici pour améliorer le texte pour le rendre un petit peu compréhensible puis pour rappeler qu'en fait avec la loi Touraine c'est déjà il y a beaucoup de choses qui sont déjà le cas avant et ça les Français je crois n'ont absolument pas compris que d'ores et déjà il risquait enfin il devait travailler 43 années dans les dispositifs avant la réforme est-ce qu'il faut aller encore plus loin est-ce qu'il faut 43 ans pour tous les Français qui sont dans un dispositif carrière long oui parce qu'on le voit excusez-moi mais on le voit il y a une alternance entre 43 44 ans en fonction de l'âge avec auquel vous commencez à travailler vous pouvez être mécaniquement perdant et c'est assez arbitraire sur le nombre d'annuités au total moi c'est ce que j'avais c'est le sens de l'amendement que j'avais déposé notamment avec mes c'était le même que les collègues horizons à l'Assemblée nationale après ça fait partie je pense des choses qui peuvent encore être améliorées dans le cadre de la navette aujourd'hui on a trouvé un accord hier sur le dispositif tel qu'il a été voté moi je suis je suis plutôt favorable à une amélioration encore dans son sens là donc ça peut être juste améliorer en CMP parce que horizon et pour les députés les républicains sont également pour la gauche et pour vous pensez qu'en CMP vous pouvez arriver à ce que tous les Français dans un dispositif carrière longue avec 43 ans peut-être pas tous puisque ça dépend vous l'avez vu il y a des il y a des Français qui commencent encore plus tôt donc ils vont cotiser forcément plus de 43 ans là où ce serait moi ce que je ce que je n'apprécie pas c'est le 10 c'est le dispositif reposé par Aurélien Pradier qui est démagogique il faut la question c'est le nombre de trimestres cotisés avant 20 ans en fait on peut pas on comprend bien que c'est pas parce que vous avez été étudiant et vous allez faire un job d'été avant 21 ans que ça peut valider une année de cotisation c'est là à mon avis où il y a une difficulté en revanche améliorer le texte pour qu'il y a un peu plus de monde qui qui partent après 43 années ça me paraît tout à fait juste autre mesure phare de la réforme des retraites votées dans la version des sénateurs cette fois content c'est cette surcote pour les mères de famille voilà la droite il tenait beaucoup effectivement pour compenser certains effets délétères de la réforme Bruno Retailleau en avait même fait une ligne rouge pour soutenir cette réforme des retraites au Sénat et donc la majorité sénatorielle hier en séance ajouter une surcote pour les femmes ayant eu au moins un enfant si elle travaille jusqu'à 64 ans leur dernière année entre 63 et 64 ans leur fait gagner un bonus sur leur pension jusqu'à 5% si elles ont toutes leurs annuités bien sûr pendant leur carrière fait important le Sénat à adopter cette mesure à 280 voix pour et aucune contre même si une partie de la gauche c'est abstenu sur ce scrutin et mais le Capu c'est la démonstration que cette réforme elle pénalisait les femmes et qu'il fallait la rééquilibrer et donc en l'occurrence pour les maires de famille c'est pas tout à fait ça en fait la réforme elle pénalise pas les femmes les femmes sont pénalisées par leur carrière qui sont hachées et par des rémunérations qui sont moins élevées que les hommes en moyenne de 35% moins bien payés que que les hommes de fait effectivement à partir du moment où vous rallongez la durée de cotisation et ou repousser l'âge de la retraite de fait forcément ça augmente cette pénalisation qui vient de la vie en fait de leur carrière donc moi j'étais très favorable à prendre en compte cette différence de rémunération cette différence de carrière et et la surcote me paraît un bon mécanisme même si ça n'empêche pas qu'il faut s'attaquer au fond du sujet qui n'est pas celui des retraites mais celui de des égalités d'égalité des rémunérations et des carrières-achées juste la gauche elle dénonce le fait que et bien on s'occupe des femmes qui ont eu un enfant et qu'effectivement on s'occupe pas de toutes les femmes avec cette mesure et donc du coup il y a comme ça euh un peu une politique nathaliste qui fait penser à une forme conservatrice de la vision de de la société qu'est-ce que vous en pensez vous là c'est pareil c'est la loi actuelle c'est ce sont les femmes qui ont arrêté de travailler pour s'occuper de leurs enfants qui étaient le qui était qui sont le plus pénalisés aujourd'hui pas par la réforme par le système par répartition actuelle donc faut en retenir compte en revanche et j'ai déjà en fait répondu à votre question en réalité c'est la politique vis-à-vis de l'égalité de la rémunération l'égalité homme-femme elle est beaucoup plus large c'est pas dans la loi sur les retraites qu'on va la régler et Quentin on va voir ce qui s'est passé dans la soirée puisque c'est reparti de plus belle sur la suite des articles et des nouvelles tensions d'électriser les missyclières exactement hier en séance comme on le voit depuis maintenant trois jours effectivement on est passé à l'article 9 donc après tous ces éléments qu'on vient d'évoquer c'est et bien la prise en compte de la pénibilité qui était débattue en transmets la droite a voulu accélérer les débats et faire tomber c'est à dire supprimer une myriade d'amendement venu de la gauche patatras cette gauche a refusé de se laisser faire écouter Claude Raynal en séance hier je vous signale simplement un seul mot il y a 70 amendements qui vont tomber ça aurait fait 70 prise de parole sur le sujet qui nous intéresse aujourd'hui on va le remplacer par 70 règles rappels du règlement c'est intelligent et c'est de droit alors c'est intelligent moi j'aimerais plutôt qu'on enlève ça et qu'on travaille au fond voilà on voit ce faux rythme qui s'installe au Sénat depuis trois jours des moments où on débat sur le fond et des moments où il y a des procédures des voilà l'utilisation du Règlement du Sénat pour contraindre les débats et dans ces cas-là c'est des vagues qui deviennent électriques écoutez René Paul Savary qui est donc le rapporteur de la branche vieillesse qui parle au nom de la droite dans l'hémicycle pour lui la gauche refuse d'avancer contrairement à ce qu'elle aurait promis initialement le Sénat devait attendre la mobilisation du 7 mars pour et bien passer à l'article 7 et ensuite avancer et la gauche ne respecte pas ce pacte selon lui écouter René Paul Savage moi dans la vie on m'a appris qu'on récoltait ce qu'on allait semer et vous avez récolté vous récoltez ce que vous avez semé la semaine dernière vous avez vous n'avez pas tenu vos engagements et quand on tient pas les engagements demandez à vos présidents de groupe ils savent bien de quoi je parle demandez-leur ne criez pas comme ça tenez-vous engagements il était bien question que l'on puisse débattre du texte pour aller jusqu'au bout du texte voilà finalement un amendement de la droite et du centre a bien été adopté en fin de séance c'était vers minuit et demi mais le débat autour de la pénibilité ne fait que commencer et il continue aujourd'hui et tout comme les tensions dans l'hémicycle Emmanuel Capu c'est un degré d'énervement rarement atteint autour de cette réforme qui se joue depuis trois jours en séance vous êtes d'accord ça devient extrêmement compliqué parce que hier soir on n'a pas pu avancer d'un iota d'un iota on devait parler de la pénibilité on devait parler de l'usure professionnelle on ne devait parler des gens qui travaillent dur qui travaillent la nuit qui travaillent dans le froid qui traque qui porte des charges c'était ça le sujet hier et on devait améliorer leur sort c'est quand même notre rôle essayez de trouver les solutions pour que le texte prenne mieux en compte la pénibilité l'usure professionnelle et l'article 9 c'est la création de nouveaux droits de nouveaux moyens pour lutter contre ça au lieu de ça qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on à quoi on fait face 70 amendements identiques ils étaient tous identiques moi je les ai on nous a distribués 70 amendements quasiment des copiés collés certains a été quelques virgule près différentes 70 amendements non seulement pour supprimer l'article 9 qui crée des droits pour les salariés ce qui est déjà un vrai problème et deux qui sont identiques qui font uniquement perdre du temps et quand la Commission fait ce qu'elle a à faire c'est à dire elle met la priorité pour éventuellement faire tomber les amendements suivants et pour faire avancer les débats conformément parce que ce qui est intéressant c'est que René Paul Savary a expliqué pourquoi est-ce qu'on était obligé d'accélérer parce que pendant 5 jours il y a visiblement eu un accord entre les présidents de groupe pour dire ok on avance tranquillement jusqu'au jour de la du 7 mars pour des raisons qui vous appartiennent les groupes d'oppositions vous avez envie de discuter de l'article 7 après le 7 mars après la manifestation tant mieux pour vous on le la majorité accepte très aimablement c'est un gentleman agrément et juste après qu'est-ce qu'on observe on observe en fait le gentleman agrément visiblement n'est absolument pas respecté aujourd'hui vous avez une opposition systématique complètement stupide enfin on a eu des débats lunaires Claude Reynal est un des plus modéré vous avez vu ensuite tous ces collègues faire des rappels au réglement totalement abscons sur l'article 44 bis sur l'article 46 bis surtout et n'importe quoi plutôt que de débattre mais vous verrez la pénibilité et de accepter cet accord du coup et de l'usure préférée minoritaire je ne suis pas sur soi en conférence des présidents que ce soit passé je pense que c'est ça c'est fait plutôt entre les présidents caner Gontard et directement effectivement avec d'autres qui est certain ce qui est certain c'est qu'aujourd'hui manifestement l'accord n'est pas du tout respecté par par les autres qui maintenant clairement un objectif qui était limpide hier et certains l'ont dit d'ailleurs à votre micro je vois Daniel broyer il a été très clair et très très sympathique il a pas dit il a dit nous notre objectif unique c'est que le vote n'est pas lieu d'être maintenant je crois que c'est très clair les groupes de l'opposition ne veulent pas que le vote et lui et donc ils font tout voilà pour faire durer les débats hier soir on s'est couché il y avait quasiment plus d'amendements que le matin quand on est arrivé oui puisque les sénateurs peuvent déposer déposer des sous amendements effectivement pendant la séance mais vous êtes d'accord pour dire que c'est une forme de guérilla parlementaire qui se joue elle a le droit de sénatoriale qui use du règlement article 38 pour contraindre le nombre de prises de parole ce dépôt de sous-amendement la commission qui fait voter en priorité ces amendements à elle pour faire tomber des sous amendements c'est une forme de on perd le fil avec le débat sur les retraites c'est un truc tout à fait nouveau au Sénat et c'est sûr sur quoi j'ai alerté hier mes collègues des groupes de position ça n'est pas du tout la tradition du Sénat c'est vrai la tradition du Sénat c'est même si on est contre un texte d'essayer de l'améliorer et en tout état de cause de le voter de voter contre si on est contre mais d'essayer de montrer que nous ne sommes pas à l'Assemblée nationale que nous nous écoutons et que nous votons les textes en ayant exprimé mais aussi la tradition au Sénat c'est le respect de l'opposition et là il est plus il est plus respecté l'opposition et extrêmement respectée ça fait je dis vendredi samedi dimanche lundi mardi mercredi jeudi on est vendredi qu'on écoute jour et nuit des soliloques totalement hors sujet parfois sur soit des rappels au règlement sans aucun rapport avec le sujet soit sur des amendements qui n'ont que pour but de faire tomber de faire perdre du temps quand vous avez 70 orateur différents qui répètent le même amendement rédigé de la même façon ça n'a aucun intérêt en fait faut leur expliquer on peut consigner les amendements si on veut bon et du coup en attendant l'horloge tourne pour arriver dimanche minuit est-ce que pour vous le gouvernement doit prolonger un peu les débats pour aller un peu au-delà de dimanche minute et la journée de lundi par exemple en fait on fait 5 ans et demi que je suis sénateur j'ai pas souvenir qu'on est passé autant de temps à part sur des PLF sur un texte c'est un texte extrêmement important qui concerne les Français les règles du jeu elles sont fixées depuis le début le président l'archet a ouvert comme jamais les séances on travaille longtemps deux jours de nuit le samedi le dimanche faut-il ouvrir du coup dimanche après dimanche pardon il faut ouvrir au maximum et puis lundi faut pas ouvrir après le planche dim les règles elles sont posées depuis le départ donc évidemment non un mot parce que après il y aura une CMP une commission mixparitaire donc il va chercher un accord entre députés moi ce que je veux dire parce que c'est extrêmement important c'est que le petit jeu des groupes d'opposition extrêmement dangereux pour la démocratie pourquoi parce que on perd l'image que nous avions jusqu'à maintenant très clairement d'une assemblée sérieuse qui travaille et qui propose on rentre dans une sorte comme vous l'avez dit de guérilla qui est pas du tout l'usage et qui donne une image détestable ce qui fait que les Français vont se dire que à l'Assemblée nationale comme au Sénat on a des gens qui sont pas responsables et qui ne prennent pas leur responsabilité moi je pense que le Sénat doit prendre ses responsabilités qu'il doit voter oui ou non et qu'ensuite effectivement de façon démocratique on arrive à une décision en CMP et qu'on soit pas eu obligé d'utiliser des instruments qui ne sont normalement pas utilisés et qui sont pas des bons enfin qui sont pas les meilleurs instruments un dernier mot sur l'équilibre financier de cette réforme parce que c'est important et ça ça fait partie des choses auxquelles vous tenez est-ce que là Olivier du soft dimanche dernier a déjà alerté sur le fait qu'à l'horizon 2030 il allait manquer 300 ou 400 millions d'euros est-ce que le gouvernement a trop cédé est-ce qu'il faut revoir l'équilibre financier de cette réforme ça c'est sûr que mon groupe Les Indépendants on est extrêmement sensible à l'équilibre parce que ça ça sera la pire des choses c'est que non seulement on arrive pas à voter mais qu'en plus par souci du consensus on est une réforme qui ne rapporte pas assez d'économies et c'est bien ça l'enjeu c'est pour ça que cette réforme elle est utile c'est pour qu'on préserve pour chacun une retraite à des niveaux corrects de pension et sans que en trouvant un équilibre donc c'est ça l'enjeu c'est pour ça qu'il faut donc il faut d'autres économies il faut pas d'autres économies il faut arrêter je pense faut trouver un équilibre il faut faire attention à l'équilibre général et il faut effectivement ne pas en rajouter systématiquement parce qu'on voit qu'en plus ça n'est pas payé de retour moi je trouve objectivement que jusqu'à maintenant l'attitude est très l'attitude est plutôt responsable il y a une position qui est assez claire et un accord qui est tout à fait correct entre les positions des LR et la maladie la majorité présidentielle merci Quentin merci on va reparler de ce débats électriques dans l'hémicycle ce sera à suivre dans le club on va continuer à parler de cette réforme avec nos partenaires de la presse régionale on va à Chartres où on trouve Sébastien Baez bonjour Sébastien merci beaucoup d'être avec nous rédacteur en chef de l'écho républicain Sébastien vous revenez dans vos pages sur l'impact du mouvement de contestation de cette réforme sur le quotidien de vos lecteurs oui dans les quotidiens du groupe Centre France nous en chantons ce matin sur la mobilisation des éboueurs et la mobilisation dans les industries électriques et gazières et donc ces impacts sur le quotidien l'enjeu pour ces grévistes c'est la défense de leur régime spéciaux une grève des éboueurs de la ville de Paris a commencé lundi depuis on l'a vu les poubelles s'accumulent dans la rue dans la moitié des arrondissements des éboueurs occupent aussi et l'usine d'incinération de la Porte d'Ivry environ 2000 tonnes de déchets ils sont traités tous les jours la grève des éboueurs ne touche pas seulement Paris c'est aussi le cas par exemple dans l'agglomération de Sophia antipo police dans les Alpes-Maritimes du côté des industries gazières et électriques en Île-de-France les usines d'incinération sont à l'arrêt à Saint-Ouen Ivry-sur-Seine et Issy-les-Moulineaux ce sont des usines qui brûlent les déchets pour les transformer en énergie alors selon Régis Bitche et lui le secrétaire général CGT et nettoiement éboueur la ville de Paris plus aucun déchet en Île-de-France ne serait actuellement traité conséquence il y a on l'a dit lamoncellement des ordures mais aussi selon un autre syndicaliste en cas de grand les usines d'incinération pourraient jusqu'à priver et les Parisiens de chauffage la mobilisation des éboueurs régissent vicelli affirme qu'elle se poursuivra jusqu'au retrait de la réforme pourquoi parce que pour lui cette réforme est un non-sens qui fait valoir l'espérance de vie des éboueurs d'où sortent de moins qu'un autre travailleur selon lui un éboueur peut être actuellement prétendant à la retraite à 57 ans personne ne part à cet âge-là addit-il donne l'exemple d'un collègue qu'il a récemment à rencontrer un collègue de 63 ans ça fait deux ans qu'il est à la retraite et il a toutes les maladies du monde assure le syndicaliste qui conclut la retraite à 64 ans en pour un grand nombre d'entre nous c'est la mort assuré au boulot bonjour Emmanuel Capu bonjour alors les syndicats avaient promis de mettre le pays à l'arrêt le 7 mars pensez-vous que le blocage de la France pourrait finalement se trouver devant nous j'espère pas j'espère pas je constate qu'il y a une forte mobilisation 7 mars mais qu'elle n'a pas été beaucoup plus forte que les fois d'avant je constate que les deux dans les grèves ont pas été pour le coup ont été beaucoup moins suivis dans la fonction publique notamment que précédemment donc moi j'espère un retour à la normale le plus rapidement possible j'espère d'abord un vote du texte vous l'avez compris et puis ensuite une fois que le texte sera voté qu'on retourne à la normale parce que notamment ce que ce que ce que vous avez dit je rappelle quand même qu'on a décidé de ne pas supprimer les régimes spéciaux on a décidé de fermer 5 régimes spéciaux avec la clause du grand-père c'est à dire sur 40 années donc en fait personne n'est affecté aucun des salariés actuels des industries gazières de l'ensemble des cinq régimes qui sont concernés ne sont affectés par la réforme parce que Bruno Retailleau veut accélérer cette suppression des bas à venir dans les prochaines heures et vous êtes pour ou pas faites l'accélération moi je suis plus mitigé dans l'absolu par principe évidemment les régimes spéciaux en vocation a disparaître et plutôt plus rapidement que ce que le texte propose dans tous les cas c'est la position de mon groupe régulièrement dans le contexte actuel dans le contexte que vient de rappeler votre collègue je pense que la position qui est proposée par le gouvernement qui est un compromis avec ce qu'on appelle la clause du grand-père c'est à dire une extinction assez longue me paraît raisonnable donc c'est pour ça et ça sera ma position dans l'examen de ce texte est-ce que vous pensez que le vote si votre il y a ça va accentuer ça va radicaliser la contestation ou au contraire ça va les tendre moi je pense que les Français ils ont compris que cette réforme elle était indispensable et qu'elle allait se faire et donc je j'espère que le vote va mettre un terme à la contestation non mais personne n'est pour vous comme moi quand on nous dit qu'il va falloir peut-être travailler deux ans de plus c'est pas agréable et on en a pas envie personne n'a envie de travailler sauf quelques exceptions mais la grande majorité des Français ils n'ont pas envie de cette réforme c'est pas ce que je dis je dis que beaucoup en leur fort intérieur savent qu'elle est indispensable et qu'elle permettra de garantir des retraites pour leurs enfants pour leurs petits-enfants merci beaucoup romain merci Sébastien merci Sébastien la Une de l'écho républicain pour une maison plus économe c'est à la Une de votre journal merci beaucoup Sébastien Besse et merci Emmanuel Capu d'être venu on va évidemment continuer à suivre sur l'antenne de Public Sénat vos débats dans l'hémicycle ça dure jusqu'à dimanche minuit merci beaucoup Emmanuel Capy d'avoir été avec nous et dans 20 minutes dans le club on va revenir sur l'examen de ce texte au Sénat on en parle d'ailleurs tout de suite avec notre chaîne invité c'est Erico