Censure du gouvernement : "Pour quoi faire ?", demande le ministre de la Justice
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bonjour Didier Migot bonjour Est-ce que quand vous avez accepté notre invitation pour venir sur France Info ce matin vous vous êtes dit peut-être que c'est ma dernière interview comme ministre de la Justice de Michel bar non non non je vous savez si si à chaque fois vous vous réfléchissez à l'p d'amocles qui est a-dessus de vous bon vous n'avancez pas donc il y a suffisamment de travail au ministère de la Justice pour que j'oublie un certain nombre de choses cette épé de damocla vous croyez que on parle du 493 bien sûr vous croyez qu'il va être déclenché demain par Michel Barnier ou est-ce que ça pourrait durer un petit peu encore en tout cas le 493 le le Premier ministre l'a l'a évoqué bien sûr après la motion de censure euh c'est de la responsabilité des des forces politiques à l'Assemblée nationale et et vous savez parfaitement que pour qu'une censure soit adoptée il faut qu'il y ait vote de l'extrême gauche de la gauche et de l'extrême droite Marine Le Pen dit chez nos confrères de la tribune dimanche matin que l'censure n'est pas inéluctable Didier MIGO mais que il faut négocier pourquoi avoir refusé finalement de de négocier sachant que c'est c'est le RN qui détient les les clés de la chute ou non du du gouvernement une fois de plus pas seulement une censure ne peut-être voté que s'il y a addition des voix contraires donc donc voilà il faut avoir aussi cela c parleit notamment peut-être du Parti socialiste mais le Parti socialiste n'avait pas l'intention de ne pas voter la censure de toute façon oui c'est ce que j'ai compris mais la censure pour quoi faire pour changer de de gouvernement l'équilibre au niveau de l'Assemblée nationale sera le même avec le même bloc central qui a une majorité relative plus forte que les deux autres donc vous retrouvez la même situation et et et s'il n'y a pas de de loi de financement de la sécurité sociale s'il n'y a pas de de de de budget pour 2025 les cons pour les Français et pour la France seront importantes je suis pas on va y revenir assombrer dans dans dans le catastrophisme mais je n'oublie pas que j'ai été Premier président de la Cour des comptes je sais les conséquences de tout cela ça veut dire des taux d'intérêts qui peuvent monter ça veut dire une charge de la tête qui va augmenter ça peut se traduire en milliards d'euros voir en dizaines de milliards d'euros vous savez sur an sur 10 ans à partir du moment où quand vous empruntez vous n'empruntez pas seulement sur 1 an sur 2 ans vous empruntez sur une plus longue période donc ça se traduit en milliard d'euros et puis ça veut dire aussi pour les Français qu'il y a des des Français qui rentreront dans l'impôt sur le revenu alors certains disent Didier Migot que ça ça peut être changé grâce à une loi spéciale la loi qui serait prise en cas de en cas de alors je je termine simplement qui serait prise en cas de de censure et donc pas de budget une loi spéciale donc qui serait voté en urgence et donc c'est ce que dit Éric cochrel c'est ce que dit le rassemblement national on pourrait ajuster ce barê sur sur c'est vous repartez sur la base 24 alors bien évidemment après vous pourrez toujours ajuster mais même si vous ajustez cela les conséquences sur notamment les budgets de la justice budget de la défense les budgets de l'Intérieur ne seront pas renforcé les mesures pour les agriculteurs ne seront pas prises vous avez des mesures de justice fiscale qui sont contenu dans ce budget notamment la contribution des plus hauts revenus et bien vous ne l'aurez pas mais ces mesures Didier Migot elles pourraient quand même être prise par un budget qui serait adopté 15 jours 3 semaines un mois 2 mois plus tard oui donc c'est pas une catastrophe non plus je je n'ai jamais dit que c'était une catastrophe mais je ne vois pas l'intérêt des Français et et du pays compte tenu des conséquences que cela peut avoir et pourquoi accepter demain ce que vous n'acceptez pas aujourd'hui Didier m je voudrais qu'on revienne quand même sur les revendications du rassemblement national jusqu'où Michel Barnier doit accepter de de de de céder à ces revendication rou à l'écoute il fait la balance bien évidemment entre ce ce ce que pourrait coûter au pays et au français une absence de de de lois de de financeces et puis les les les compromis auxquels on peut tout à fait accepter est-ce que par exemple de revaloriser les pensions de retraite de tous les retraités au 1ier janvier comme le demand de l'Assemblée nationale ça Michel Barnier doit l'accepter écoutez Michel Barnier est à l'écoute le ministre des comptes publiques aussi le ministre de l'économie des finances continuent de de de de travailler ils se sont exprimés là-dessus ils ont montré qu'ils étaient à à l'écoute maintenant chacun doit prendre ses responsabilités ça vous gêne pas vous qui venez de la gauche vous venez du du du du Parti socialiste toutes ces concessions qui sont faites en faveur du rassemblé nationale je pense notamment à l' l'aide médical d'État Michel Barnier je le cite a dit qu'il souhaitait sensiblement baisser les soins pris en charge par la me je rappelle que la me c'est l'aide médicale d'État à laquelle on droit les les sans papiers la la décision sur qui a prise le Premier ministre son arbitrage sur l'électricité c'est ça concerne tous les Français euh c'est pas c'est je parle de je vous parle de l'IM mais sur laame vous avez un rapport qui a été présenté à la fois par un socialiste Claudé vin et puis par quelqu'un proche de de de LR Patrick stéphanini qui font un certain nombre de propositions partons de là vous ça ne vous j pas arrêtons de arrêt-ons de de de radicaliser les les débats sur ces sujets je pense que le premier ministre l'a dit d'ailleurs il est pas question de revenir sur la me ce serait d'ailleurs un grave problème de santé publique si si on le faisait mais mais peut-être qu'il y a un certain nombre d'ajustements à faire donc parlons-en un mot sur ces envies de gouvernement technique hier à votre place sur dans ce studio Karim boamran le maire socialiste de sainttoouin appelé à la formation d'un gouvernement technique si le gouvernement Barnier venait d'être censuré est-ce que ça c'est une option que vous envisagez je je n'en sais rien c'est le président de la République qui désigneose le premier ministre tout dépend ce que vous appelez technique que bon les techniciens souvent qu'on met en avant ce sont des des personnes qui ont pu avoir quelques responsabilités dans dans dans l'état bon et puis il faut bien que ce gouvernement technique est une s'appuie sur une majorité relative donc et et le rapport de force une fois de plus sera le même puisque lorsque on fait souvent référence au précédent georgees Pompidou bon qui a été renommé par le général de Gaulle mais il y a une dissolution et et là elle n'est pas possible donc vous avez le même rapport de for alors ça veut é ça veut donc dire blocage ça veut donc dire comme le disent certains peut-être Jean-Luc Mélenchon comme l'évoque marine le penut qu'Emmanuel Macron doit se poser la question de sa démission ou pas non on peut se poser la question de de de trouver les compromis nécessaires dans l'intérêt général du pays et des Français est-ce qu'on peut penser avant tout à l'intérêt général et à l'intérêt des Français avant de voir l'intérêt de son de sa propre stratégie et de sa propre position politique ce n'est pas ce que fait le RN aujourd'hui ben je je je je pense qu'il faut avoir toujours dans l'esprit l'intérêt général et l'intérêt des Français un tout dernier mot sur les concessions faites au RN après on parlera de votre de votre ministère bien évidemment 10 milliards d'euros c'est assez on peut pas faire plus pour 10 milliards d'euros de concession c'est le chiffre donné par Laurent Saint-Martin ce matin c'est bien assez c'est déjà nous avons une situation budgétaire qui est particulièrement dégradé difficile donc il faut éviter de de de de l'aggraver donc voilà tout tout est une question d'équilibre mais je le dis une absence de loi de finance ça peut aussi avoir des effets qui qui ne sont pas favorables à notre pays le ministre de la Justice et ancien président premier président de la Cour des comptes on le voit ce matin est avec nous dans le 830 France Info vous restez avec nous Didier MIGO tout de suite le fil info Mathilde Romagnan le ton monte en Corée du Sud en pleine négociation sur un premier traité mondial de lutte contre la pollution plastique l'Union européenne et d'autres états d'Amérique latine et d'Afrique accuse les pays producteurs de pétrole d'obstruction dans les discussions en cours à buzane elles doivent prendre fin demain au plus tard Donald Trump nomme un de ses proches au poste d'ambassadeur des États-Unis de France Charles keschner le père du gendre du prochain président américain c'est un chef d'entreprise dans l'immobilier qui a passé un an dans une prison fédérale pour des malversations fiscales le principal suspect dans le meurtre d'un agent municipal à Grenoble a été mis en examen hier et écrou cet homme de 25 ans avait été interpellé il y a 10 jours au Portugal où il était en fuite il se dit épuisé Léon marchand déclare forfait pour les Mondiaux en petit bassin dans 10 jours à Budapest le quadruple champion olympique de natation dit vouloir prendre du recul pour préparer ses futurs défis France Info le 830 France Info Antoine conte Adrien be did je voudrais qu'on parle de votre ministère la la justice en cas de rejet avec grand plaisir en cas de rejet du du budget 2025 vous l'avez un petit peu dit les conséquences pour votre ministère seraient désastreuse les 358 millions d'euros de crédit supplémentaires que vous avez obtenu pourrait être en fait annulé hein selon selon Bery est-ce que ce matin vous avez envie de lancer un appel à la responsabilité des parlementaires de la de la classe politique oui le budget de de la justice ce sont les états généraux de la justice qui l'ont dit et et et et sinistré dans notre pays c'est le le résultat l'abandon je l'ai dit à plusieurs reprises pendant des dizaines d'années du ministère de de la justice nous avons un budget de la justice qui par rapport aux dépenses de de l'État est faible dans notre pays beaucoup plus faible que dans tous les autres pays qui nous sont comparables c'est de l'ordre de 10 milliards 10 milliards et demi c'est 2 % des dépenses de de l'État qui sont autour de 500 milliards d'euros c'est en en pourcentage de produit intérieur brut un faible proportion donc il faut à tout prix amplifier cet effort qu' qu'a souhaité le président de la République et et et qu'a obtenu mon mon prédécesseur et et il faut lui bien bien sûr l'en remercier mais mais il faut poursuivre cette et ça ne sera pas le en cas de censure he c'est bien ce que vous nous dites ce matin attention les créations de de de postes qui sont prévu vous avez de l'ordre de 1500 créations de poste de magistrat de personnel de Greff de de de de juristes assistants de personnel pénitentiaire bien évidemment ces postes ne ne seront plus là vous êtes Didier Migot à la tête d'un d'un ministère qui est aussi parfois en souffrance notamment dans les prisons vous étiez en déplacement hier au centre pénitentiaire de de Nanterre alors il y avait cette promesse d'Emmanuel Macron de construire 15000 nouvelles places d'ici 2027 on n'y sera pas et et vous l'avez dit notamment et vous l'avez dit vous vous aussi parce que des élus s'y opposent est-ce qu'il faut pouvoir imposer aux élus de construire des places de prison oui alors pas seulement pas seulement dis notamment s s'y oppose bon il y a aussi des obstacles vraement un cahier des charges trop exigeant de all oui je je je le pense parce que vous avez une population de détenus qui qui est diversifiée nous ne sommes pas obligés d'avoir un un modèle unique de de prison avec des des miradors avec plusieurs Intes de protection pas tant que ça pas tant que cela vous avez aussi des des courtes peine qui qui se situe dans les maisons d'arrêt ce qui explique la surpopulation carcérale donc il faut avoir je pense des solutions diversifié pour revenir sur les élus simplement est-ce qu'il faut être en capacité de dire oui je suis en train de travailler sur un projet de loi qui pourra nous permettre d'accélérer en certains cas les les les procédures je pense que c'est utile et puis il faut aussi envisager d'autres pistes vous savez par rapport aux 15000 places netes de prison sur lesquelles on s'est engagé en27 en 202 7 15000 nous serons à 6400 donc ça veut dire un déficit important donc il faut essayer de le combler d'ailleurs j'ai j'ai j'ai demandé à un inspecteur général de de la justice un ancien directeur de l'administration pénitentiaire monsieur Ridel de suivre tout particulièrement ce plan et de me faire des propositions d'urgence pour person qui missionné pour oui oui oui que je missionne poursivre tout particulièrement je veux comprendre d'ailleurs ce qui ce qui s'est passé pourquoi pourquoi les procédures sont sont si longues pourquoi dans un certain nombre d'établissements il y a eu aussi des malfaçons qui qui nous ont contraint de de refermer des des établissements tout cela je veulent comprendre et puis je veux aussi que sur l'exemple de ce qui se fait dans d'autres pays et bien on puisse regarder d'autres solutions pour comme quoi comme quelle solution par exemple vous avez des solutions modulaires vous avez des en fonction de la population de détenu vous pouvez avoir des solutions diversifiées c'est ce que font beaucoup de pays et et et je je crois beaucoup à cette à cette solution une fois de plus nous n'avons pas que des grands criminels les grands criminels d'ailleurs il faut pouvoir les isoler dans dans des quartiers d'isolement qui sont aujourd'hui en nombre insuffisant et et et mon objectif c'est de renforcer aussi ces quartiers d'isolement un dernier mot rapide sur ce je suis pour une réponse qui soit à la fois ferme bien évidemment il faut que la réponse pénale soit ferme et dans le même temps il faut assurer aussi je je dirais la réinsertion de de nos détenus ils sont pas tous condamnés sur des peines longue donc il faut s'assurer notamment qu'il ne récdif pas quand il sort un dernier mot très rapide sur ce plan 15000 places supplémentaires qui était donc une promesse d'Emmanuel Macron qui date de 2017 vous dites que il pourrait être atteint en 2029 si on fait un calcul rapide en moyenne il faut 7 ans pour con pass tout se passe bien oui on aura les 15000 places supplémentaires en 2029ut il faut non oui mais il faut qu' un certain nombre de conditions favorables so soi réunies pour le moment il ne le sont pas et c'est mon objectif c'est de com passant par nous dites-vous y compris en passant par y compris en passant par la loi vous savez vous av nous avons un effort à à faire pour les les prison nous avons un effort à faire pour pour la justice la justice aujourd'hui est engorgée et je peux comprendre les attentes des des citoyens vis-à-vis de la justice mais cette justice elle est engorgée par la multiplication contenux on va parler vous voulez d il faut il faut que nous puissions répondre aux attentes des des Français ils ont en plus le sentiment et et c'est une réalité que la justice est lente trop lente donc il faut que que nous puissions nous assurer de l'exécution des peines qui sont prononcées et qui sont souvent fermes de la part des des magistrats mais nous avons un problème parfois d'effectivité dans le temps donc tout cela il faut que nous puissions y apporter des des réponses c'est c'est c'est la raison pour laquelle j'ai j'ai mis en place des des des missions d'urgence notamment sur l'exécution des peines sur l'audiencement et puis sur aussi cette déjudiciation qui j'ai l'impression qu'on entend ça depuis des années et que les résultats pas forcément dans votre bouche effectivement mais qu'on nous dit voilà il faut désengorger les tribunaux il faut Mo fonctionne vous don vous donnez une date horiz oui je leur ai demandé j'ai créé trois missions d'urgence ça c'est au printemps le résultat non c'est au 15 février pardon 15 février au 15 février et et avec mais ils ont déjà travaillé déjà un certain nombre de propositions me sont faites parce que il y a des propositions qui sont dans dans dans les placards il faut les sortir et il faut surtout faire travailler les magistrats les avocats les les personnels pénitentiaes par rapport à un certain nombre de de de sujets et ils font des propositions moi moi j'aiété c'est pour ça que le dialogue avec les magistrats est extrêmement important ils vivent ces sujetslà au jour le jour d'ailleurs si si j'étais hier au au au tribunal judiciaire de de dter c'est aussi pour montrer que la justice elle travaille 7 jours sur 7 pour répondre aux attentes de nos concitoyens didig le temps file un peu je voudrais qu'on parle de ce délit domicide routier que vous souhaitez mettre mettre en place vous avez dit le plus rapidement possible quand Ben dès que nous aurons un un un un espace législatif je je vois la présidente de l'Assemblée nationale demain je je sais qu'elle y est extrêmement sensible le Premier ministre aussi donc il faut que nous puissions trouver C de bien évidemment je l'appuie je l'appuie je l'appuie je souhaite qu'elle soit votée le le plus rapidement possible j'ai j'ai reçu Monsieur Alleno cette cette semaine et j'appuie tout à fait ça dé c'est son fils rappelons-le le fils du chef Yannick Allen qui a été qui a été tué par un chauff d'un mot est-ce que les les peines qui sont proposées par cette proposition de loi C an d'emprisonnement 100000 € d'amende est-ce que il faut les durcir peut-être encore ce n'est pas ce que propose la proposition de loi et vous savez que le ministre de la justice ne peut pas commenter une décision qui intervient sur une affaire individuelle sur le quantum j'ai j'ai compris que que Monsieur Alen ne proposait pas d'augmenter le quantô ce qu'il veut c'est c'est qu'effectivement une personne qui commet cette cet homicide soit soit davantage sensibilisé au fait qu'il a commisç un meurtre oui oui en l'espèce merci beaucoup merci Didier migesère que nous arriverons à renforcer les moyens de de la JCE dans l'intérêt des Français merci beaucoup donc vous êtes effectivement ministre de la Justice je le rappelle Didier Migot merci d'avoir été l'invité du 830 franç
Michel Barnier