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Podcast / conversationPublic Sénat (sur YouTube)· 1 décembre 2025 24 minComplaisantActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Budget : quels espoirs pour un compromis ?

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Fait
    « La Constitution nous a donné des outils pour voter le budget quand on est dans une situation un peu exceptionnelle. Il y a deux outils, les ordonnances ou la loi spéciale. »
  • 2:30Chiffre
    « Sans projet de loi de finance de la sécurité sociale de voter, le déficit de la sécurité sociale atteindrait 30 milliards d'euros l'année prochaine. »
  • 3:30Fait
    « La secrétaire générale de la CFDT réclame elle aussi un compromis sur le budget et la perspective d'une potentielle dissolution de l'assemblée en cas d'échec. »
  • 6:30Fait
    « Il n'y aura jamais d'accord avec la France insoumise ou avec Jean-Luc Mélenchon. »
  • 7:00Fait
    « Je voterai contre l'extrême droite quoi qu'il arrive. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les jours passent et la question reste la même. Un compromis autour du budget est-il encore possible ? Possible, on ne sait pas, mais souhaiter, c'est de plus en plus évident.

Par exemple, du côté des Républicains, on insiste, il est primordial de parvenir à un accord. Moi, j'y crois totalement pour une simple et bonne raison, c'est que vous savez, la Constitution nous a donné des outils pour voter le budget quand on est dans une situation un peu exceptionnelle. Il y a deux outils, les ordonnances ou la loi spéciale.

Aujourd'hui, le premier ministre l'a dit, il ne veut pas d'ordonnance et il est plutôt sur une loi spéciale. Sauf que la loi spéciale, je le répète, on on je le répète, on l'a eu en 2025, c'était en fait 2 mois de discussion en janvier et en février. C'est très coûteux, c'est 12 milliards d'euros.

Et aujourd'hui, personne n'a intérêt en fait à ne pas voter le budget. Hier dans le journal Le Parisien, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale ne cachait pas ses inquiétudes. Tout est encore possible, mais tout peut dérailler.

Ça peut mal se terminer, il y a un risque. Des inquiétudes qu'on partage même dans les rangs de la majorité. Sans projet de loi de finance de la sécurité sociale de voter, le déficit de la sécurité sociale atteindrait 30 milliards d'euros l'année prochaine pour donner un deuxième chiffre.

Pardon. L'objectif du gouvernement c'était défit, c'était 17 milliards. Donc on aurait 30 milliards.

On aurait 30 milliards de déficit l'année prochaine. Rappelons-nous que les déficits étaient de 15 milliards en 2024. Qu'est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire que sans projet de loi de finance de la sécurité sociale de voter, le déficit de la SQ aurait doublé doublerait en 2 ans. C'est absolument colossal. Il n'y a pas de plan B.

La secrétaire générale de la CFDT réclame elle aussi un compromis sur le budget et la perspective d'une potentielle dissolution de l'assemblée en cas d'échec. Marlise Léon ne préfère pas l'envisager. Moi, je pense que aujourd'hui, il faut qu'il puisse y avoir un compromis.

Il faut que déjà l'étape du budget de la sécurité sociale passe puisque'après il y a le budget de l'État qui va devoir être discuté et que euh un nouveau chaos politique avec la perspective d'une nouvelle dissolution, je pense que c'est terrible. On a absolument pas besoin de ça dans la période. Prochaines échéances, le 9 décembre, l'Assemblée nationale votera à nouveau le budget de la sécurité sociale et le 15 décembre, ce sont les sénateurs qui se prononceront pour la première fois sur le projet de loi de finance.

Et on va en parler avec vous. Mathie Souier, bonjour. Merci d'être live très avec nous comme tous les lundis.

Merci également d'être avec nous, directeur adjoint de la rédaction du Figaro. On le voit, Sébastien Lecornu qui reprend donc son bâton de pèlerin cette semaine. Il reçoit notamment les socialistes aujourd'hui.

Il va recevoir également d'autres parlementaires, les partenaires sociaux. Demain, il sera à l'Assemblée encore une fois dans la discussion générale sur le budget de la sécurité sociale. Est-ce qu'il peut réussir son paris ou pas ?

Bah, on va pas insulter l'avenir. Donc on le souhaite. Enfin, en tous les cas, c'est je pense que c'est souhaitable parce que sinon on va au fil droit vers une nouvelle crise politique.

Je sais pas parce que nous sommes en crise politique depuis pas mal de temps. Euh donc on on va laisser ces négociations se faire. Mais sur quel budget ?

Pourquoi ? C'est ça l'intérêt aussi, c'est de savoir qu'est-ce que sur quel texte on débouche. Est-ce que c'est un texte qui et bien coûte cher ou c'est un texte qui fait faire des économies ?

C'est c'est tout le sujet et c'est il en va de même d'ailleurs pour le budget général, pour le budget de l'État. Donc on va on va voir. J'ai j'ai pas d'idée préconçue si vous voulez euh sur ce qui ce qui pourra euh ce qui pourra déboucher.

Moi, je pense que il peut évidemment arriver à un compromis mais à ce moment-là, il va être obligé de lâcher sur beaucoup de de de chapitres et à ce moment-là, ça sera un très mauvais budget. Ouais. Un budget qui ne satisfait personne.

Est-ce qu'il peut trouver un budget à tout au moins qui concilie les les volontés de la droite et de la gauche ? Ce qui est un peu lunaire, c'est qu'on a une majorité d'acteurs qui appellent au compromis au nom de la stabilité politique, donc à l'exception de la France insoumise et du Rassemblement national, ce qui est pas mal déjà certes, mais ça ne fait pas une majorité. Et donc on a apparemment, en tout cas si on croit ce qu'ils disent, toutes les autres forces politiques qui appellent à un compromis à une stabilité.

Et donc ce qui est lunaire, c'est le décalage entre l'appel au compromis et la réalité de ce compromis qui ne vient pas ou qui s'établit article par article, amendement par amendement au gré d'union, d'alliance totalement baroque, totalement contre nature et totalement incohérente. Et donc là effectivement on a un vrai sujet avec ça. Alors je sais pas s'il y a une voix de passage pour Sébastien Lecnu.

Je ne sais pas s'il y croit encore, si tout ce qu'on entend relève de la méthode Qué ou d'autres choses de de calcul voir même de discussions en coulisse qui se poursuivent et et qui sont censés aboutir. Sébastien le cornu s'était donné pour mission non pas de durer mais en tout état de cause de donner un budget à la France. Quit à chuté derrière.

On voit bien que ce qui pourrait se passer relèverait de l'inverse. En réalité, on trouve pas de majorité pour faire adopter un budget, mais on voit bien qu'il n'y aura pas a priori de majorité non plus pour faire chuter le gouvernement parce que la menace de la censure avec laquelle on a vécu pendant des mois et des mois et donc avec derrière la menace de la censure le risque ou la perspective d'une dissolution, d'une nouvelle dissolution, ça pour le coup notez qu'on en parle plus du tout depuis quelques semaines. Et si on réévoque même la possibilité du 493 que Sébastien Lecornu don dont Sébastien le Cornu avait mis la suppression en fait dans la balance pour concilier notamment avec le Parti socialiste, c'est le Parti socialiste désormais qui réévoque le le l'idée d'un 493, le 493 pouvant arranger tout le monde.

C'est il est pas question dans ces conditions de faire adopter un budget mais dans le même temps, il n'est pas question non plus de faire chuter le gouvernement. Donc on pourrait se retrouver avec une situation politique qui n'est pas qui n'était pas celle envisagée jusqu'à présent. C'estàd pas de budget voté mais pas de censure voté non plus.

Donc bah du coup effectivement un un état qui continue à fonctionner. Euh et le gouvernement qui multiplie je vous redonne tout de suite la parole juste le gouvernement qui multiplie les les appels au compromis pardon. C'est le cas encore ce matin du ministre de l'économie Roland l'escur.

Chacun doit prendre ses responsabilités et effectivement négocier de manière à trouver un compromis. Si vous dites 493, au fond vous déresponsabilisez tout le monde. Donc pas de 493, on est tous responsables.

On fait tous des pas les uns vers les autres qui permettent de faire du compromis. Ça se fait dans tous les pays du monde et moi je suis intimement persuadé aujourd'hui parce qu'il y a une majorité de députés qui le veulent que c'est possible. C'est possible.

C'est aussi ce que nous disait Jean-François Hon le rapporteur. Oui tout ça c'est du sauve qui peu. C'est chacun sauve sa peau là dans cette histoire parce que personne n'a intérêt à la dissolution en dehors de LFI et de du rassemblement national.

Donc d'accord mais parce qu'ils savent que de toute manière ils ont très ils ont beaucoup à perdre les uns les autres. Le gouvernement, il a à perdre évidemment puisqu'il chuterait euh le les parties du bloc central. Si jamais il y avait une dissolution, il partirait en charpie.

C'est pareil pour LR, c'est pareil pour le PS. Ce ne sont que des perdants parce que moi je veux bien que on arrive, ils arrivent à se mettre d'accord tous ensemble, mais ils se mettent d'accord à la mesure de de des intérêts de chacun. Donc de toute manière, ça va être très difficile pour pour eux de trouver un accord.

Et si euh d'aventure il s'expose à une censure, si cette censure est suivie des faits, parce que c'est pas sûr hein, euh et que cette censure se conclut par une dissolution, je vous raconte pas le le le coup de tonner qu'il y a dans la classe politique française où il y a on rebat les cartes complètement. Donc on est dans une situation qui est quand même assez particulière où je crois que de toute manière une chose qu'on oublie c'est que il peut très bien y avoir une loi spéciale une loi spéciale qui nous renvoie au début de l'année prochaine et puis début de l'année prochaine bah il y a les municipales donc [Musique] on essaie d'enjamber tout ça. Enfin bon, c'est l'avenir est très incertain et on observe enfin le spectacle auquel on assiste est à la fois inintéressant et incompréhensible.

C'estàd que on a donc un appel au compromis qui vient d'à peu près tout le monde. Euh et on a eu euh en tout cas pour ce qui était de la la première, on a eu un budget qui a été voté par un député, c'est-à-dire que qui a fait donc l'unanimité contre lui ou à peu près et y compris le socle commun ou l'exsocle commun qui est quand même censé être en appui du du premier ministre qui n'est pas au rendez-vous qui a quand même un spectacle d'immaturité politique voire d'irresponsabilité politique qui est relativement inédit. Et encore une fois, on observe des sondages à peu près tous les jours qui nous disent une chose : l'antiplementarisme progresse ou en tout cas l'image du parlement se dégrade comme jamais.

Comme jamais. Et qui tire les marrons du feu ? Jordan Bardella dont chaque l'extrême droite en général est Jordan Bardella en particulier qui est confirmé à chaque sondage comme le grand favori de tous les prochains scrutins.

Et que vont faire les républicains qui détiennent l'une des clés de ce compromis ? On va voir ce qu'on dit Valérie PCR à l'éta ce matin sur TF. Un compromis o de la compromission non budget oui mais pas un budget à tout prix un budget qui détricoterait toutes nos politiques sociales.

Un budget qui taxerait tout ce qui marche dans notre pays. Voilà un compromis. Oui.

Mais pas n'importe quel prix. Oui. Bah oui, c'est c'est à l'ône de des intérêts de chacun de toute manière.

Mais c'est vrai qu'il faut pas un compromis à n'importe quel prix. Est-ce que le plus dur pour Sébastien le Cornu finalement c'est de convaincre le bloc central l'excitle commun ? Bah c'est de convaincre tout le monde.

Euh s'il convainc euh les socialistes, il convainc plus le Bloc Central. S'il convainc le Bloc central, il convainc plus les socialistes. Enfin, c'est une histoire de fou si vous voulez.

C'est il y a pas de sincèrement de toute manière, ça sera un mauvais budget. Est-ce que il peut réutiliser le 493 hier dans le Parisien ? semblait pas complètement feridment il peut très bien revenir avec le 493 une fois qu'il l'aura décidé dans la coulisse avec le Parti socialiste et le Parti socialiste que comme l'a dit Mathieu n'a pas l'air complètement hostile à cette hypothèse là.

C'est ce qu'on comprend hier dans l'interview de de Boris Vallot et d'autres l'ont dit de façon plus mezzo par le passé. Je ne fais pas de politique, mais j'avoue que je ne comprends pas pourquoi un compromis ne se trouve pas sur la base du budget de l'année dernière qui avait été négocié par François Berou. Alors avec la promesse d'un conclave sur les retraites.

Là par définition, on a changé d'époque sur la question des retraites et donc le deal avec Sébastien Lecnu, c'était bien l'abrogation ou la suspension de la réforme. Mais j'avoue que je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi le budget 2025 a sorti de la suppression de la réforme des retraites n'est pas la base consensuelle sur laquelle pourrait tout le monde pourrait s'entendre. Donc effectivement, on a une classe politique qui va être tentée de revenir sur la la promesse entre guillemets faite par Sébastien Lecnu de ne pas recourir au 493 surdemande du Parti socialiste pour se franchir la haie et avoir un budget.

Mais encore une fois, on ne sait de toute façon pas quel budget sera adopté, ni avec quelle procédure malgré tout. On est aujourd'hui totalement perdu. Et on suivra donc les débats budgétaires qui se poursuivent au Sénat sur le budget de l'État qui reprennent demain à l'Assemblée nationale sur le budget de la sécurité sociale.

Autre thème euh de euh ce débat, on va reparler du Sénat qui a rendu un rapport sur la lutte contre l'entrisme islamiste parmi les propositions interdire le voile ainsi que le jeûne pour les moins de 16 ans. On va écouter ce qu'en pense le ministre de l'intérieur Laurent Nunes. C'était hier sur BFM.

Je viens sur le voile. Interdire le voile pour les mineurs dans l'espace public. Vous êtes pas favorable comme sur l'interdiction d'ailleurs du du du jeune, l'interdiction du Ramadan pour les moins de 16 ans.

Je viens sur ces deux mesures. Attention, ce qu'on vise, c'est des structures, ce sont des individus qui portent un discours d'entrisme islamiste qui vise à terme à faire en sorte que la loi religieuse s'impose aux lois de la République. C'est ça qu'on vise.

Mais il faut pas oublier que l'entrisme, je vous le redis, on n'est pas dans la radicalisation violente. On n'est pas dans des discours de haine, d'appel à la discrimination. Donc on est sur un sujet qui politiquement est bien plus sensible.

On se rapproche pas mal du délit d'opinion, hein. Si donc il faut qu'on soit extrêmement prudent. Que pensez-vous de la de la position du ministre de l'intérieur ?

Bah, il marche sur des œufs, évidemment. Oui, c'est ce qu'il vous dit. Euh non, faut savoir ce qui est euh réalisable ou pas.

Interdire le voile sur la voie publique pour les moins de 16 ans paraît compliqué si vous voulez. Le problème, c'est qu'on se réveille beaucoup trop tard. Il aurait fallu prendre le sujet il y a il y a 30 ans.

Le le sujet il y a 30 ans était sur la table avec l'affaire du voile de Crayille où la France a mis 15 ans à savoir ce qu'elle voulait à faire respecter la laïcité et elle a montré sa faiblesse. Et depuis que elle a montré sa faiblesse et bien ceux qui sont enfin les islamistes bon bah jouent avec ça et font de la provocation du militantisme. Et depuis ben on est on est perdu parce que en plus ils sont soutenus par des forces politiques qui s'en servent comme matériel électoral et font les idiots utiles.

Donc voilà, c'est c'est c'est il on en est là, on a on a on a on agit beaucoup trop tard. Je trouve que ceux qui sont un peu perdus, ce sont en l'occurrence les sénateurs. Alors c'est un vrai débat en fait politique de société, de fonds qui n'a rien de médiocre en fait. la place qu'on fait religion en général et par ailleurs la lutte contre un fondamentalisme religieux particulier.

Mais là, je trouve qu' confond totalement la volonté de combattre l'entrisme de l'islamisme radical et l'interdiction de l'islam. En fait, je dans les mesures qui sont tégrainées dont on discute. Je ne vois pas en quoi le fait d'interdire dans des familles aux enfants de pratiquer le Ramadan à des maires de famille qui accompagnent des sorties scolaires, de porter leur fou.

Je vois pas en quoi là on parle d'atteinte à la République et effectivement on a le sentiment queil y a une confusion, une volonté d'interdire à une partie de nos concitoyens. On parle encore une fois de de consens qui sont français en fait et qui euh selon les principes de laïcité peuvent pratiquer la religion qu'ils entendent comme ils l'entendent dès lors que ça ne se fait pas effectivement dans le domaine public. et et encore une fois le le le comment les prescriptions alimentaires, on va pas interdire aux jeunes câaux euh mineurs d'aller à la messe le dimanche ou de manger du poisson le vendredi.

Enfin, je je donc là je trouve qu'il y a une confusion totale et pardon mais il il y a il me semble une forme d'instrumentalisation politique du sujet où je crains que les sénateurs en question en fait et fait de cette question identitaire et musulmane en fait un enjeu de politique loin derrière la volonté de régler pour de vrai sur le fond le problème. Encore une fois, je vois pas en quoi le fait d'interdire à des femmes qui portent le foulard d'accompagner une sortie scolaire, ça va améliorer le vivre ensemble dans le dans le pays et surtout ça va permettre de combattre l'islamisme radical. Vraiment, je je je ne vois pas on on est loin du ballon là quand même.

On est loin du ballon tout ça en fait. Et et je pense que il y a une droitisation, une instrumentalisation de ces sujets et une droitation de la classe politique dans son approche qui ne fait pas écho fondamentalement à la façon dont la société civile en fait observe ces sujets-là. Dans les enquêtes d'opinion, la société civile, elle est plutôt tranquille et faite de tempérance.

Elle est évidemment inquiétée par les progressions d'une forme d'islam particulier. Mais sur le vivre ensemble, je j'ai ça fait partie des sujets qu'on devrait confier là encore, je trouve à une convention citoyenne. On devrait dire à 150 Français, réunissez-vous, réfléchissez, auditionnez, posez les bases de ce que vous jugez vous citoyens socialement, politiquement acceptable et je suis sûr qu'il y aurait un yatus, un delta, un écart avec la façon dont la moi, je suis radicalement en désaccord avec ça.

Il y a pas de droitisation du tout. Il y a un problème majeur qui n'est pas un problème de droite et de gauche qui est un problème de laïcité. Qu'on fasse le jeûne, qu'on qu'on observe le rythme de sa religion évidemment le Ramadan tout ça c'est ça ne regarde que ceux qui le font et les religions.

Non non non mais oui d'accord mais ça c'est sûr mais ça c'est pas une question de droitisation. Le problème de l'entrisme musulman, c'est ce que la gauche d'ailleurs ne veut pas comprendre. une partie de la gauche, pas toute la gauche.

C'est ce que euh une partie de la gauche nous nous envoie dans le mur à cause de ça parce que elle est elle est complètement dans le déniuglement euh total pour des raisons. Ah d'ailleurs, elle est pas aveugle du tout, elle le fait siamment. C'est un c'est c'est c'est cynique.

C'est odieux mais absolument odieux. Tout comme le procès qui est fait, le procès au sens littéral du terme qui est fait à l'institut de l'hop, mais c'est odieux. Mais il dieu au dieu au dieu.

Il y a pas de droitisation. Il y a une force militante qui cherche à vraiment à polluer le débat en France et surtout à s'en prendre à la laïcité. C'est là-dessus qu'il faut se battre.

C'est là-dessus qu'il faut se battre. Le problème c'est que c'est perdu ce combat et malheureusement aucun combat n'est jamais perdu mais c'est malheureusement et bien on s'y prend tard de peut-être deux choses. Je je lorsqu'elle était aux affaires en tout cas au cours des 20 dernières années, je ne vois pas que la gauche a été précisément enfin dans le manquement par une certaine partie de la gauche.

C'est pas c'est pas une question de gauchisation, c'est pas une question de droitisation de ce point. Arrêtez d'instrumentaliser. Vous êtes les êtes les en fait vous êtes les complices d'une opération d'entrisme qui est terrible.

Non non non non. Pardon. le fait que cette question cette question encore une fois de l'islam occupe une place tellement centrale dans le débat public il y a un décalage entre la place qu'on donne à ce sujet dans le débat public et la place que cette problématique a dans la société française il me semble et deuxème dimension vous semble mais vous il vous semble mal deè dimension encore deè dimension qui me semble traduire deè dimension qui me semble traduire la la droitisation de l'approche sur ce sujet la confusion encore une fois entre questions migratoire, questions identitaire, questions sécuritaire et là encore une fois de façon très révélatrice la façon dont ce rapport sénatorial mélange encore une fois la lutte légitime contre l'islamisme radical et la pratique quotidienne tranquille apaisée de l'islam pour nos concitoyens musulmans.

P vous pouvez vous pouvez mais d'accord mais ne vous fixez pas que là-dessus. Vous savez très bien a pas que ça. C'est de ça qu'on parle et c'est ça le la droitisation en fait.

Arrêtez avec cette droitation mais vous êtes vous êtes ridicule ridicule. On va passer au dernier attendez. C'est incroyable que la gauche aujourd'hui soit les complices d'une d'unisme religieux alors que c'est elle qui a c'est elle qui a rempli qui a rempli ce qui a rempli un combat essentiel un siècle qui aujourd'hui se fait le c'est c'est mais c'est gravissime.

Mal réveillé chérifah je vous en prie c'est vous qui êtes dans le plus rien vous mett d'accord je me navre de ce rapport par la présidentielle dans 18 mois les ambitions sont déjà plurielles à gauche comme à droite. Comment les deux camps vont départager leur candidat ? Une primaire est à l'inéluctable.

On va voir ce qu'en pense Raphaël Gluxman ainsi que Ania Sverrene. Pour les Républicains, j'ai été très clair, je peux le répéter un million de fois. Il n'y aura jamais d'accord avec la France insoumise ou avec Jean-Luc Mélenchon.

Non mais je vais vous le dire, je vois bien ce qu'il y a derrière votre question. C'est si jamais il est face à l'extrême droite bien voilà. Non mais donc je peux vous devancer.

Je voterai contre l'extrême droite quoi qu'il arrive. Mais maintenant moi je vais vous dire une chose, il ne sera pas face à l'extrême droite au deuxième tour. Je vais vous le dire déjà parce que de toute façon s'il est face à l'extrême droite au deuxème tour peu importe mon vote peu importe mon vote il perdra.

Vous aussi aujourd'hui vous perdez mais c'est ce que disent les sondages aussi perdent davantage que vous. Ouais. Écoutez, oui, je suis pour une primaire parce qu'aujourd'hui, vous savez, il y a un immense paradoxe qui fait qu'aujourd'hui la France penche à droite.

On le voit dans toutes les enquêtes et dans tous les sondages. Sauf que avec la multiplication des candidatures à droite, on risque tout simplement d'être absent du second tour. Moi, je ne me résout pas à l'idée d'un second tour entre LFI et le RN.

Mais une primaire quoi ? Une primaire pour choisir le candidat des républicains ou une primaire pour choisir le candidat de tout le bloc central et de la droite ? Et bien, c'est tout le sujet.

On va voir, c'est tout le sujet en fait du périmètre. C'est l'enjeu. L'enjeu, c'est le périmètre et les militants vont d'ailleurs trancher.

Est-ce qu'aussi bien à droite comme à gauche, on pourra se passer d'une primaire euh pour la présidentielle ? Alors, on peut totalement s'en passer à condition d'accepter l'idée de perdre parce que pour de vrai, ce qu'on observe quand même, c'est que à dû proportion de la défiance vis-à-vis de nos représentants politiques qui augmentent voire qui explose, il y a une explosion du nombre de prétendants à la fonction suprême. C'estàd que manifestement le discrédit qui frappe la classe politique ne dissuade aucune vocation.

Et donc, c'est vrai que si on les aligne tous à gauche comme à droite, il y a plusieurs dizaines de candidats potentiels. Donc, ils peuvent tous y aller en ordre dispersé. Ce sera formidable.

Ça ne fera que conforter la dynamique que je rappelais tout à l'heure et qu'on observe sondage après sondage qui est que l'extrême droite caracole en tête. Et donc évidemment, une droite divisée ou une gauche divisée, ça fait une prime. C'est c'est c'est du vent dans le dos pour euh pour l'extrême droite qui est loin devant toutes les toutes les forces politiques.

Ensuite, évidemment, il y a des choses à clarifier sur le périmètre de ces primaires. Ce qu'on observe à gauche, c'est une désunion de la gauche de plus en plus manifeste. C'est-à-dire que elle fille est cornéisé et tous les autres en face ne savent pas trop comment faire.

Mais l'union de la gauche devient pour le coup une forme d'utopie, là où l'union de la droite et l'union même des droites et de l'autre côté quelque chose qui est aujourd'hui sur la table ou en tout cas potentiellement envisageable. Et j'en veux pour preuve effectivement l'embarras d'Agnè Sverren autour de la la question de la primaire et de son périmètre. La question est de savoir jusqu'où on va et j'entendais Laurent Voquier donc le président de de son groupe parlementaire lui évoquer l'hypothèse d'une primaire qui va non pas du centre à la droite ou interne à la droite ou machin mais qui va du centre jusqu'à l'extrême droite et pas n'importe quelle extrême droite c'est pas le RM en réalité c'est l'héritière du parti reconquête qui en tout cas la dernière présidentielle derrière Éric Zemour incarnait non pas l'extrême droite dédiabolisée mais l'extrême droite rediabolisée ou radicalisée ou en tout cas multicondamné par la justice de ce pays.

Donc c'est pas rien. Si le renvoqué considère que en terme de valeur, en terme de programme, il peut avoir des convergences ou des choses en commun avec le parti reconquête, tout le monde perd sa boussole. En tout cas, on est loin de la droite chirakenne et bah il y a qu'une place de toute manière, il y a qu'une place face à à au rassemblement national.

Donc il faut qu'il voient les uns et les autres comment ils s'organisent. Est-ce que les socio-démocrates vont avec l'extrême gauche ? tu de savoir, ça paraît assez mal parti.

Donc de toute manière, si ils font pas l'union avec l'extrême gauche, bah c'est sûr qu'il y aura pas de il y aura difficilement euh enfin ils perdront beaucoup en force. Mais pareil à droite. Alors la droite ça ça ne veut rien dire de faire de Sarak Nafo ou alors à Gérald Armin.

Bah ça veut pas dire grand-chose parce que Sarah Knafo Gérald Armanin est-ce que il y a il y a une unité ? Il y a aucune unité. Le problème de la de la machine électorale d'une primaire, c'est que c'est une machine à radicalisation.

C'est celui qui est le plus à gauche et c'est celui qui est le plus à droite qui gagne. C'est une horreur. On verra ce qui se passe.

On va terminer sur ces mots. Merci Mathieu. Merci.

On va finir avec l'histoire du jour et c'est un ouf de soulagement pour le Rockfort parce qu'il y a pas que des enjeux politiques he dans le budget. Il y a aussi des enjeux pour les territoires et les produits régionaux. députés et sénateurs ont voté pour exempter les fromages sous appellations d'origine protégée ou indication géographique protégé du Nutriscore.

Il y avait donc un enjeu pour le Rockfort mais aussi pour le lagol classé en catégorie D et E raison de leur teneur naturel en selle et en matière grasse. Les parlementaires de l'Avyon ont bataillé pour que le Nutriscor ne dévalorise pas ce que la France fait de meilleur. C'est ce qu'ils disent.

Alors, la première bataille est remportée. Maintenant, il faut qu'il y ait un budget de la sécurité sociale qui soit adopté pour que ça rentre en vigueur. Merci beaucoup.

Merci à tous les deux. Merci à tous de nous avoir suivi. On se retrouve demain. [Musique]