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InterviewRadio France (sur Site radio)· 4 août 2026 5 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationLogement

"Les terres agricoles pour les agriculteurs" : l'amendement du député Peio Dufau inscrit dans la loi d'urgence agricole

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:56OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ça va permettre, cet amendement que vous avez rajouté dans la loi ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Dans le sens inverse, les choses se seraient passées différemment à Arbonne avec cette mesure ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:34Invité politiqueFait
    « la possibilité d'autoriser l'acétamipride, un pesticide interdit depuis plusieurs années. »
  • 3:05PrésentateurChiffre
    « le prix des domaines était annoncé à 800 000 euros. C'était quatre fois le prix. »
  • 3:00PrésentateurChiffre
    « une maison et 15 hectares de terres agricoles qui étaient vendues 3,2 millions »

Temps de parole

  • Présentateur76 %
  • Peio Dufau17 %
  • Présentateur 27 %

2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Pays Basque, premier sur l'actu local au Pays Basque, ici matin. L'actualité, justement, à 7h44, Iban Carpentier, avec notre invité. Ce matin, on va parler de la loi du plomb, cette loi d'urgence agricole controversée, adoptée il y a deux semaines par l'Assemblée.

0:16
Peio Dufau

Oui, il a d'ailleurs voté contre cette loi, c'est le député de la sixième circonscription des Pyrénées-Atlantiques, le député Eachébaï Peyot-Dufault. Bonjour.

0:24
Présentateur

Egonan Daneli, bonjour.

0:25
Peio Dufau

Egonan. Cette loi d'urgence a créé beaucoup de remous à l'Assemblée, jusqu'au sein du gouvernement. Et avec vos alliés de la gauche parlementaire, vous avez voté contre. Un positionnement lié notamment à la possibilité d'autoriser l'acétamipride, un pesticide interdit depuis plusieurs années. Elle a finalement été adoptée définitivement le 21 juillet. Mais apparemment, pour vous, ce n'est pas non plus une totale déception.

0:46
Présentateur

Non, en effet, j'ai voté contre pour pas mal de raisons. Parce qu'aujourd'hui, globalement, dans cette loi, on en avait eu une autre, une loi d'orientation agricole au printemps 2025. Déjà, on nous avait dit qu'il fallait absolument voter pour, parce que ça sauverait l'agriculture. Et un an après, on a une loi d'urgence. Donc, ça montre bien qu'on est en train d'empiler des lois et qu'on ne trouve pas de solution. Aujourd'hui, on parlait beaucoup de gouvernance de l'eau. On parlait de sujets tels que ceux-là. d'acétamipride, vous l'avez dit. Et il y a des réponses qui sont apportées qui ne répondent pas aux problèmes des agriculteurs, notamment de ceux du Pays Basque.

Et donc, aujourd'hui, en plus, la réintroduction de l'acétamipride, ça reste un poison et ce n'est pas envisageable. Donc, voilà pourquoi, personnellement, j'ai voté contre. Mais il y avait, à l'intérieur de cette loi, en accord avec le gouvernement, inclus la loi que j'avais travaillée de mon côté, qui avait été initiée par Vincent Brue, mon prédécesseur, et qui faisait l'unanimité aux Pays Basques, et quasiment aussi sur l'hexagone, sur la préservation des terres agricoles. Et la loi globale ayant été adoptée, la loi sur le foncier agricole en fait partie également, et donc adoptée.

1:56
Peio Dufau

Et alors, qu'est-ce que ça va changer ? Qu'est-ce que ça va permettre, cet amendement que vous avez rajouté dans la loi ? Ça va lutter contre la spéculation, c'est ça ?

2:04
Présentateur

Oui, lutter contre la spéculation, et surtout garder les terres agricoles pour les agriculteurs. C'est ça l'enjeu. Aujourd'hui, au Pays Basque, depuis des années, on perd l'équivalent de trois exploitations agricoles en terres qui sont vendues avec des maisons qui ne sont pas des fermes, souvent des néo-ruraux, et qui ne veulent pas d'agriculteurs sur ces terres. Et ça, c'est un problème, parce qu'aujourd'hui, on parle de pouvoir se nourrir, on parle, les agriculteurs, le premier outil de travail, c'est la terre. Sans terre, ils ne pourront pas produire, et nous, on n'aura pas à manger. Donc, si on continue comme ça, c'est une catastrophe.

Et c'est pour ça que ça faisait consensus, il fallait trouver techniquement comment faire, et on l'a trouvé. Donc, la solution qui a été votée, qui est dans la loi maintenant, c'est qu'en cas de vente d'une maison qui n'est pas une ferme, avec des terres agricoles autour, toutes les terres qui sont séparées de la maison vont être vendues à part de la maison, et ne pourront pas faire l'objet de spéculations, comme ça avait pu être le cas à Arbonne, avec une maison et 15 hectares de terres agricoles qui étaient vendues 3,2 millions, alors que le prix des domaines était annoncé à 800 000 euros. C'était quatre fois le prix, et surtout, les terres étaient perdues pour l'agriculture.

Donc, il y avait une mobilisation, et dans ce sens-là, on va venir, je vais revenir vers les gens qui se sont mobilisés à Arbonne, il y a cinq ans de ça, pour leur dire, voilà, votre mobilisation, elle a permis de changer la loi, il n'y aura plus besoin de se mobiliser sur ce sujet-là, en tout cas, techniquement, on a trouvé la solution pour le cas d'Arbonne.

3:30
Peio Dufau

Dans le sens inverse, les choses se seraient passées différemment à Arbonne, avec cette mesure ?

3:35
Présentateur

Avec cette mesure à Arbonne, la maison aurait été vendue avec 2 hectares de terres, et le reste des terres agricoles auraient été vendues à part, donc il n'y aurait même pas eu besoin de quoi que ce soit de plus, en fait, les terres agricoles seraient restées pour les agriculteurs, et c'est très important, il faut bien expliquer aux néon-ruraux que des gens qui viennent à la campagne, ils ne viennent pas avec les règles de la ville, la campagne, c'est avec des agriculteurs, c'est avec des exploitants, avec des champs de maïs, des élevages de brebis ici, de vaches, de chèvres éventuellement, d'autres cultures, et que ce n'est pas une nuisance, c'est le besoin qu'on a tous de se nourrir, et surtout, c'est le besoin qu'ont les agriculteurs pour vivre, donc aujourd'hui, il faut arrêter d'opposer les gens, je crois, et il faut essayer de travailler tous ensemble pour faire avancer les choses, mais les mesures qui sont à prendre pour l'agriculture aujourd'hui, c'est faire trouver les solutions, aider les agriculteurs à trouver les solutions vis-à-vis du défi climatique qu'on est en train de rencontrer, parce que ce n'est pas en arrosant un peu les champs qu'on va réussir à trouver des solutions pour les 20 ou 30 prochaines années, ce n'est pas vrai, donc il va falloir tout réfléchir différemment, certainement.

4:47
Peio Dufau

Merci Peyot Dufou, on rappelle que cette victoire législative sera célébrée le 4 septembre prochain à Arbonne, avec les habitants et les agriculteurs qui s'étaient mobilisés il y a 5 ans.

4:56
Présentateur

Et cette entrevue avec le député de la circonscription des Pyrénées-Atlantiques est à retrouver en podcast sur l'application ICI et notre site internet ICI.fr.